Un nouveau challenge se profile: l’UTMB!

“BONJOUR ALEXANDER, NOUS VOUS CONFIRMONS L’ATTRIBUTION DE VOTRE DOSSARD POUR L’UTMB”. Les yeux écarquillés, j’ai lu et relu plusieurs fois la première ligne du mail validant ma demande d’accréditation pour l’une des courses les plus mythiques du monde, en août 2019: l’Ultra Trail du Mont-Blanc.

En hibernation sportive depuis la fin du Tor des Géants, je savais que tôt ou tard l’envie de courir reviendrait. Mais là, en l’espace de quelques secondes, je suis passé du mode veille à full power. Comment aurait-il pu en être autrement avec un tel objectif soudainement en ligne de mire? Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce monument de la course de montagne, l’UTMB c’est une boucle de 171 km autour du Mont-Blanc, à cheval sur trois pays. Elle fait rêver autant les amateurs que les professionnels, qui se livrent chaque année des batailles épiques pour remporter la victoire et entrer dans la légende.

 

 

Le tracé est évident et parfait. Au départ de Chamonix, on file sur les Houches, Saint-Gervais, Les Contamines-Montjoie, Les Chapieux puis, via le col de la Seigne, on passe la frontière italienne. Après la descente intégrale du grandiose Val Veny, qui offre des vues à couper le souffle sur le versant italien du massif, on entre dans Courmayeur. De là, on remonte le Val Ferret, somptueux aussi, jusqu’au Grand Col Ferret qui marque la frontière avec la Suisse. Côté valaisan, on passe par la Fouly, Champex-Lac, puis Trient. Après une dernière montée au Catogne, on entre en France pour la dernière ligne droite. Temps limite: 46 h 30, quand il faut à des randonneurs normalement entraînés 7 jours pour parcourir cet itinéraire.

Mais si la course est ardue, l’obtention d’un dossard l’est tout autant. Tout d’abord, il faut avoir glané 15 points ITRA au cours des deux années précédant l’épreuve. Cela équivaut à devoir terminer avec succès 3 trails de plus de 100 km. Ayant fait une bonne saison 2018 et emmagasiné assez de points, je me suis donc inscrit fin 2018 au tirage au sort officiel. L’affluence a été exceptionnelle sur cette édition 2019 et sur 7861 prétendants, seuls 2300 coureurs ont été retenus. N’en faisant pas partie, j’ai décidé de tenter ma chance par la voie presse, en proposant une série de reportages à paraître dans différents titres ainsi qu’un compte rendu régulier de la préparation sur ce blog. Oui, je sais, les journalistes sont des privilégiés…

Je vais donc partager avec vous les grands moments de cette préparation qui débute tout juste et je m’en réjouis. La course est dans 5 mois, largement de quoi se remettre en forme. Ayant moins de temps à consacrer à l’entraînement cette année pour des raisons aussi bien familiales que professionnelles, je vais devoir être efficace et miser sur la qualité de l’entraînement plus que sur la quantité. Ce sera l’occasion de tester de nouvelles approches, dont le vélo de route, et peut-être que pour la première fois de ma vie, je ferai sérieusement du gainage, mon cauchemar… mais c’est une autre histoire!

 

 

 

Alexander Zelenka

Alexander Zelenka

La nuit, Alexander Zelenka enfile ses baskets et allume sa lampe frontale pour voir autrement les montagnes suisses ou plus lointaines. L'obscurité amène le coureur dans un univers onirique où le paysage est transformé, propice aux plus belles aventures. Le jour, Alexander Zelenka est rédacteur en chef du magazine Terre&Nature.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *