Repères sur l’histoire horlogère de l’Arc jurassien et sur quelques traits particuliers au Val-de-Travers

L’histoire de notre Val-de-Travers s’écrit en fonction des lieux comme des habitants, à l’aune de leurs particularités ; elle est orientée selon les opportunités saisies ou délaissées. Elle subit la Grande Histoire, celle des faits comme celle de l’économie. Nous allons donc essayer de voir et de dissocier dans l’histoire de l’horlogerie de l’Arc jurassien quels sont les faits particuliers au Val-de-Travers et les événements, les situations plus globales imposées ou partagées ici.

Pourquoi le nom Vaucher Manufacture Fleurier

Lors de la création de la société Parmigiani Mesure et Art du Temps, il a paru nécessaire d’ériger en marques plusieurs noms. Ainsi les actionnaires, la Fondation de Famille Sandoz, ont opté pour le nom Vaucher. Très fréquent à Fleurier, ce patronyme est porté par de nombreuses personnes. Plusieurs d’entre-elles se sont illustrées dans l’horlogerie, une activité importante de notre région. L’année 2003 a vu la séparation des activités de Parmigiani Mesure et Art du Temps en deux sociétés : une marque, Parmigiani Fleurier, érigée pour s’activer autour de la commercialisation des montres, et une autre, Vaucher Manufacture Fleurier, instituée comme manufacture de mouvements et de montres. Dans VMF, se retrouve le message fort de notre ancrage régional avec le nom de Vaucher associé à celui du village de Fleurier, le terme Manufacture soulignant, lui, notre activité de création de mécanismes horlogers. Créée depuis l’activité d’un horloger indépendant commencée en 1975, VMF n’est pas l’héritière directe des Vaucher horlogers actifs notamment pour la Chine. Néanmoins nous sommes profondément issus et ancrés dans ce terreau horloger régional que nous vous présentons.

Géologie et premiers habitants

L’Arc jurassien s’étend de Genève à Bâle. C’est une région de hautes vallées avec des montagnes s’élevant jusqu’à 1700 mètres d’altitude. La traversée de cette barrière naturelle n’est pas aisée car il s’agit de franchir plusieurs crêtes par des chemins hasardeux sinuant dans des zones très peu peuplées. Une entrave importante à l’installation d’un habitat stable est le manque de cours d’eau, tant pour les besoins des hommes et du bétail que pour la force qu’un cours d’eau peut fournir. Donc jusqu’à la fin du Moyen-Age, la quasi-totalité des monts et vallées jurassiens est une zone très peu habitée et bien écartée des voies de communication.

Quelques endroits font exception comme le Val-de-Travers. L’Areuse marque ici une vallée qui coupe l’Arc jurassien et le seul col à franchir est celui des Verrières. Peu pentu depuis l’ouest, le chemin ne monte qu’à 930 mètres avant de redescendre, côté est, dans la gorge de la rivière vers le Plateau suisse. Au milieu de ce vaste passage, nommé très vite « val transversal », l’Areuse prend ses aises et elle fournit eau et force motrice. La faible altitude permet une agriculture vivrière et les échanges entre la Bourgogne et le Plateau suisse génèrent travail et échanges pour la population.

 

Fin du Moyen-Age

La population des environs va augmenter de manière importante à la fin du Moyen-Age et les seigneurs du Plateau suisse comme ceux du pied ouest du jura vont encourager la colonisation des hauteurs jurassiennes. Une politique fiscale incitative octroyant aux nouveaux habitants des « Noires Joux », les forêts sombres car composées de résineux, des franchises et des exonérations va favoriser l’établissement de villages et de hameaux dans l’entier de l’Arc jurassien. Le sol poreux du jura, qui voit toujours l’eau disparaitre dans les emposieux, va obliger les paysans à construire des fermes avec des grands toits orientés sud-ouest/nord-est pour recueillir la pluie, la neige et à creuser des citernes pour abreuver le bétail. Les exploitants agricoles sont très autonomes, ils n’achètent presque que le sel, cette denrée indispensable pour bêtes et gens autant que pour la fabrication du fromage, l’un des rares produits à haute valeur ajoutée agricole transportable.

Le Val-de-Travers voit, lui aussi, sa population grandir et c’est sur les hauteurs avoisinantes que se construisent des fermes.

 

Arrivée de la Réforme au 16e siècle

La Réforme est arrivée très vite dans les montagnes jurassiennes, à l’exception des Franches-Montagnes relevant de l’évêché de Bâle (lui-même déplacé à Soleure). Les spécificités du protestantisme ont changé profondément les habitants. L’accès libre et demandé aux Ecritures saintes nécessite de savoir lire. Le salut divin n’accepte plus de compromissions, d’entregent avec les prêtres ou avec les saints, c’est désormais à chacun, directement et personnellement, de s’assurer de son salut. Ainsi l’insouciance et le laisser-aller comme la confiance dans des rémissions rapides ou ultimes sont bannies. Et le caractère des fidèles se rationnalise en chassant vite les distractions pour instituer des loisirs utiles comme la lecture ou la pratique de la musique pour glorifier le Créateur.

Ici, la Réforme voit le départ des moines de Môtiers vers l’abbaye de Montbenoît dans le Val de Morteau.

 

Terreau artisanal

Dans les hautes vallées jurassiennes, la rigueur du climat impose aux paysans une longue pause hivernale. A part les soins quotidiens donnés au bétail, la neige et la froidure invitent à rester chez soi. La rigueur du protestantisme comme les libertés octroyées par les seigneurs du pied du jura vont permettre à ces agriculteurs de s’affairer à réaliser des travaux d’artisanat et de pouvoir les commercialiser. Ainsi en hiver, il y aura des fabricants d’articles en bois tournés ou de boucles de chaussures, des armuriers, des constructeurs d’instruments aratoires.

Au Val-de-Travers, facilitée par les échanges et les passages dans la vallée, se développe l’activité de la dentelle, souvent féminine mais aussi pratiquée par des hommes en fonction des aléas économiques. La population s’accroît. Les sources d’informations des historiens augmentent avec les « livres de raison » (tenu par le chef de famille c’est une sorte de pense-bête, de recueil de pensées, de comptes et de faits marquants familiaux ou généraux). Les bibles sont souvent annotées des faits domestiques, comme nos actuels livrets de famille. Ainsi les noms de familles sont connus et leurs membres sont nombreux. Il s’agit alors de différencier les individus par des prénoms à rallonge et les familles homonymes par des ajouts de noms d’alliance, de surnom ou de lieux-dits. Par exemple au début du 18e siècle, les Vaucher représentent près du tiers de la population de Fleurier. L’afflux des réfugiés huguenots, chassés de France par Louis XIV en 1685, n’a que peu marqué la région. Bien que beaucoup d’entre eux soient artisans, ils ne sont que passés par ici en faisant grandir la défiance locale envers le royaume de France. Ainsi en 1707, lorsque les bourgeois de Neuchâtel recherchent un suzerain, proche ou lointain héritier de la famille régnante qui vient de s’éteindre ; c’est le roi de Prusse qui est choisi. Répondant à cet appel d’offre avant l’heure, ce prince puissant, protestant et éloigné, avait tous les atouts pour chapeauter la Principauté de Neuchâtel.

 

 Arrivée de l’horlogerie

Cette population industrieuse était avide d’opportunités commerciales et l’horlogerie a vite séduit. Soit en gros volume, la construction des horloges comme des pendules, soit en petit volume, la montre, cette occupation rentrait bien dans le domaine où les jurassiens excellaient : peu de matières premières, intervention de beaucoup de travail et de connaissances pour un résultat de haute valeur ajoutée et facilement transportable.

En 1732, c’est David-Jean-Jacques-Henri Vaucher qui est mentionné comme premier horloger en petit, alors qu’alentour se construisaient déjà des pendules vite nommées « Neuchâteloises ».

 

L’établissage

Très vite, l’horlogerie façonne l’habitat. Les façades des maisons existantes voient de nouvelles fenêtres s’ouvrir ; quant aux nouvelles constructions, elles intègrent d’emblée ces grandes baies qui alors pourront être ouvertes autrement que vers le sud-est, par trop ensoleillé.

Et derrière elles, à la lumière du jour, œuvrent plusieurs membres de la famille parfois aidés d’ouvriers. Le travail s’organise selon le principe de l’établissage, chaque atelier réalise une partie du long travail de réalisation de la montre. Et l’établisseur fait le maître d’œuvre en coordonnant le tout puis en le commercialisant.

Dans notre vallée, aidée par les réseaux commerciaux mis en place pour la dentelle, la fabrication des montres se développe et chaque village abrite vite des horlogers qui délaissent le travail de la terre pour celui bien plus fin de la montre. Comme autres spécificités régionales, il y a le maintien des activités de pendulerie dans les fermes, plus compatibles avec la rudesse des mains paysannes, et celle de la fabrication de l’outillage horloger autour de Couvet. Ici ce sont des familles entières qui construisent des outils pour les horlogers voisins ou plus lointains.

 

Des horlogers partent pour l’étranger

Les horlogers quittent les montagnes pour s’établir à Paris, à Londres ou d’autres grandes villes. En 1745, depuis Plancemont au-dessus de Couvet, Ferdinand Berthoud part pour Paris. Breguet, lui, quitte les Verrières aussi pour Paris. Sur place, ils retrouvent des compatriotes qui, regroupés, se soutiennent et restent en contact avec le Val-de-Travers pour, notamment, commander de l’outillage. A cette époque, un membre de la grande famille des Vaucher quitte, lui aussi Fleurier pour Paris. Actif comme horloger, il signe des montres « Vauchez en la Cité ». Ce z final, alors que l’orthographe des noms est encore un peu souple, évite la prononciation du patronyme en « veau chair », ou « vaut cher » ce qui n’est pas du meilleur effet pour un commerçant horloger….

Certains d’entre-eux, un peu trop proches de la noblesse, reviendront au calme par ici fuyant la Terreur, cette période de la Révolution française où chacun est un suspect pour chacun.

 

De l’horlogerie pour la Chine

Après la tourmente de la Révolution et les guerres napoléoniennes, le calme revient sur les hauteurs jurassiennes. Les aléas commerciaux sont calmés, les échanges reprennent comme le travail à l’établi entre Saint-Imier et la Vallée de Joux.

Montres chinoises / crédit MRVT

Alors commence la plus grande particularité horlogère du Val-de-Travers : la fabrication de la montre chinoise. L’instigateur c’est Edouard Bovet partant à Londres où se faisaient des montres d’un type particulier apprécié des chinois. En 1822, avec ses frères vallonniers, il prône cette industrie au Val-de-Travers. Vendues par paires, pour des raisons qui échappent à nos mentalités occidentales, ces montres sont très particulières avec leur grande aiguille de seconde et un mouvement apparent richement gravé. Très vite ce commerce, mené entre Fleurier et Londres avec la Chine, génère d’énormes bénéfices. Plusieurs vallonniers, dont des Vaucher, iront vivre qui à Londres, qui en Chine pour mieux contribuer à la marche des affaires fraternelles ou patronales. L’une de ces familles Vaucher a construit la maison de la Rue du Temple 11, beau témoin architectural d’une très grande fortune au 19e siècle.

 

Des horlogers progressistes

Le système d’imposition comme celui des lois, héritier de l’Ancien Régime, reste basé sur des impôts calculés en estimant la richesse agricole des personnes. Malgré cela, les horlogers déplorent l’allégeance à un souverain étranger. Ainsi des troubles ont lieu en 1831 pour s’affranchir du joug, même léger, du roi de Prusse. Réprimés sévèrement, ces événements voient l’exil d’Edouard Bovet à Besançon et l’emprisonnement de plusieurs vallonniers.

Ce n’est qu’en 1848 que la Principauté et canton de Neuchâtel peut s’affranchir et devenir une république, membre à part entière de la Confédération Helvétique. Cette révolution, toute faite de consensus, partira des Montagnes et du Val-de-Travers, les régions horlogères, pour bousculer les paysans des vallées, les bourgeois et l’aristocratie de la ville de Neuchâtel.

Industrialisation de l’horlogerie

Même si elle s’étire jusqu’au début du 20e, la fabrication des montres pour la Chine va diminuer au 2e tiers du 19e. Les horlogers de Fleurier, de Môtiers vont se diversifier et revenir partager l’histoire horlogère commune aux jurassiens. Quant aux fabricants d’outillage covassons, ils voient débuter une entreprise construisant des machines à tricoter qui grandit vite, la Dubied.

Face à la production industrielle de la montre aux Etats-Unis, le système de l’établissage suisse fait preuve de larges carences : coûts importants, fiabilité parfois aléatoire et manque d’adaptabilité. Les établisseurs cherchent à évoluer, des ateliers plus importants s’installent, des échanges entre fabricants commencent comme la mécanisation et la rationalisation qui arrivent avec des petites machines. Visiteur de l’exposition universelle de Philadelphie, en 1876, puis de certaines entreprises américaines, Jacques David rédige un rapport décrivant les méthodes et l’outillage utilisés outre-Atlantique. Largement divulgué, ce document va contribuer à la construction des fabriques horlogères dans nos montagnes.

 

Les fabriques d’horlogerie

L’érection de bâtiments industriels sonne lentement le glas de l’horloger paysan ou villageois. En quittant l’établi familial, les horlogers délaissent les hameaux, les petits villages pour se concentrer dans les villes ou les grands villages. Au Val-de-Travers, les hauteurs se dépeuplent, les paysans retournent à la terre pendant que leurs femmes et enfants descendent à la fabrique à Fleurier, Buttes ou Couvet. C’est encore un Vaucher, novateur expatrié à Mulhouse, qui va créer l’une des premières écoles d’horlogerie de la région en 1851. Dans tout l’Arc jurassien, c’est une aventure humaine étonnante avec des ouvriers payés à la tâche, aux nombres de pièces produites. Ce particularisme comme l’héritage du paysan protestant devenu horloger étonne les anarchistes de passage qui peinent à qualifier de prolétaires soumis au patronat ces ouvriers horlogers. Très conscients de leur haute valeur professionnelle et n’hésitant pas à s’octroyer des congés, ces horlogers s’autorisent à tancer leur employeur pour une organisation de la production qu’ils jugent inadéquate. Les bâtiments sont construits avec la résidence du patron souvent accolée aux bureaux et aux ateliers. Tout lui appartient à cet ouvrier qui a réussi. Il doit veiller à la bonne marche des affaires dans les bureaux comme dans les ateliers où il est connu de tous. Très souvent les villages et les villes bénéficient des largesses de ces chefs d’entreprises locaux. Théâtres, musées, sociétés d’émulation, et d’autres facilités d’accès à la culture comme à la santé sont mis en place.

 

Emplois horlogers et brassage de population

Les deux guerres mondiales passent, laissant intactes les immeubles, la capacité de production horlogère comme la population, dont les hommes qui ont veillé sur les frontières. La crise de l’entre-deux guerres a vu la création de consortiums horlogers. Les fabricants horlogers sont regroupés par branches de composants et les marques, restant indépendantes, sont souvent à la peine. Peu-après la 2e guerre, une grande demande pour des montres se fait sentir. Pour y répondre plusieurs entreprises embauchent et la main-d’œuvre est complétée par des enfants d’agriculteurs fribourgeois, valaisans et jurassiens puis un peu plus tard par des italiens et autres latins. Des églises catholiques sont construites et la confession de la population s’équilibre entre catholiques et protestants.

Ici intervient une autre rareté au Val-de-Travers, tel un télescopage spatio-temporel, c’est la rencontre en 1964 entre le dernier des derniers paysans-horlogers travaillant à ses pendules au-dessus de Travers, Albert Bernet et un garçon de 14 ans qui sera à la base du renouveau horloger vallonnier, Michel Parmigiani.

Atelier Bernet / Crédit MRVT

 

 

Crise de l’horlogerie mécanique

Entre 1975 et 1985, une crise sans précédent secoue l’industrie horlogère. Des ralentissements, des difficultés commerciales ou techniques, des guerres changeant les priorités des acheteurs, tout cela était connu et s’était déjà produit. Oui mais là, c’est une nouvelle technologie qui rend totalement obsolète toute cette industrie multiséculaire. Le monde n’a tout simplement plus besoin des montres mécaniques…

Dans tout l’Arc jurassien, c’est un désastre, les usines ferment, les nouveaux arrivés repartent. L’entier des commerces et activités est touché par l’incertitude du lendemain et les grandes villes comme les villages perdent des habitants. Quant au métier d’horloger, associé au mot chômeur, il ne s’apprend plus dans les écoles dont beaucoup finiront par fermer. Triste époque où peu après avoir découvert sa condition d’ouvrier comme un autre, l’horloger s’aperçoit de la caducité de son métier.

 

Renouveau de l’horlogerie

Cependant la Swatch, une montre suisse à quartz qui se monte à la machine sans horloger va sauver l’honneur helvétique. Oui, le monde peut toujours espérer de la Suisse pour l’horlogerie.

Vers 1985, des journalistes allemands et italiens s’intéressent aux rares entreprises horlogères survivantes. Dans leurs magazines, ils présentent une activité délicieusement désuète : porter au bras un objet d’art donnant l’heure. Cet engouement pour l’horlogerie mécanique, très vite soutenu par le Japon et l’entier du globe, va non pas relancer l’horlogerie mais la faire repartir autrement.

 

Invention de la belle horlogerie

Effectivement, n’en déplaise à l’image d’Epinal, les suisses n’ont pas inventés l’horlogerie. Ils n’ont pas plus développé l’industrie horlogère ni réussi la transition vers la montre électronique.

Cependant, ils ont inventé l’horlogerie de luxe, la montre qui ne donne que l’heure mais dont on a rêvé des heures, celle dont la finition, la qualité de sa réalisation l’inscrit dans une valeur de luxe.

Tous les emplois n’ont pas été sauvés ni les bâtiments qui restent vides ou sous-occupés. Car cette horlogerie n’a plus besoin de « petites mains » mais de spécialistes pointus dans leur domaine. Tous ne sont pas des techniciens auprès de machines de haute technologie. Le besoin est revenu d’avoir des femmes, des hommes de métier qui s’affairent à rendre les montres et leurs mouvements attrayants par leur construction et leur finition.

 

L’horlogerie au Val-de-Travers

Notre région a vécu cette dernière crise à l’unisson de l’entier de la région, une seule entreprise historique a survécu : Piaget. Et le début de la Crise Horlogère, les majuscules ne sont pas de trop, a vu commencer Michel Parmigiani à l’établi. Comme restaurateur, Michel P. a aussi très vite travaillé pour des marques en leur fournissant des mécanismes, des mouvements. De là les activités qui sont à la source de Vaucher Manufacture Fleurier.

 

Benoît Conrath, horloger chez Vaucher Manufacture Fleurier

Remerciements à Laurence Vaucher, historienne, pour sa relecture attentive

www.vauchermanufacture.ch

 

Vaucher Manufacture Fleurier

Vaucher Manufacture Fleurier

Vaucher Manufacture Fleurier (VMF) est une manufacture de mouvements mécaniques, de kits horlogers et montres haut de gamme. Elle a pour clients et partenaires des grands noms de l’horlogerie suisse. Pour eux, elle réalise des calibres offrant différents niveaux de personnalisation, ou développe des mécanismes exclusifs de haute horlogerie à partir d’une feuille blanche.

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