Chaque franc est un bulletin de vote!

La Suisse est le seul pays du monde ayant une démocratie directe. Les citoyens de notre pays sont appelés plusieurs fois dans l'année pour déterminer ensemble la direction du pays. Ainsi, nous pourrions penser que la Suisse est le seul pays vraiment démocratique du monde.

C'est du moins ce que je pensais avant d'en débattre avec une amie, fraîchement arrivée en Suisse, qui m'a convaincu du contraire.

Selon sa vision, chaque fois qu’elle sort son porte-monnaie pour acheter quelque chose (ça fonctionne aussi à chaque fois qu’elle décide de ne pas utiliser ce porte-monnaie), elle décide de soutenir un certain type de consommation. Cette décision qu’elle fait, multiplié par le nombre faramineux de consommateurs, peut alors s'apparenter alors à un vote permanent en faveur ou en défaveur d’une orientation de notre économie!

Par exemple, si je sors ma carte pour acheter un pot de Nutella, ce n'est pas uniquement un acte insignifiant comme d'autres millions de personnes le font chaque mois mais bien un soutien direct et financier à la société qui se trouve derrière et conçoit ce produit dans les conditions éthiques et de santé publique que nous connaissons. La même situation reste exacte lorsque je me rends dans une ferme proche de chez moi pour y acheter leur poulet où quand je choisis d'acheter du seconde main pour les outils de jardinage ou mes meubles. Chaque achat ou non achat est donc l'expression d'une volonté personnelle de soutenir un type d'économie et s'apparente donc à un vote continu de l'ensemble de la population. C’est donc une merveilleuse liberté ainsi qu’une grande responsabilité.

L'effet est d'autant plus significatif lorsque la base de votant n'est pas uniquement un pays, la Suisse par exemple, mais bien le village mondial et globalisé.

A travers mes achats ainsi que les vôtres et ceux de nos amis de tous les pays du globe, c'est bien la volonté populaire qui s'exprime et modifie la trajectoire de notre économie. Dans un tel cadre, pas besoin d’être appelés aux urnes pour exprimer notre opinion. Chaque franc dépensé ou conservé est un bulletin de vote !

D’ailleurs, je constate tous les jours l’importance de ce vote populaire continu. Pour prendre l’exemple du BIO, il y a dix ans ces produits n’étaient vu que comme un effet de mode pour les urbains (appelés aujourd’hui bobo). Hors aujourd’hui, le BIO est fortement demandé par les consommateurs. Ainsi, que je sois à Bex ou à Lausanne, je peux retrouver ces produits dans presque n’importe quel centre commercial ou épicerie alors qu’ils ni étaient pas dix ans plus tôt.

Attention pourtant, mon propos n’est pas de dire qu’il faut absolument que tout le monde achète BIO. Non, chacun est libre et responsable de son choix. Mon propos est plutôt de souligner que chacun à la possibilité, de part ses actes d’achat, d’infléchir la destinée de notre économie.

Usons donc de notre porte-monnaie comme nous usons de notre bulletin de vote et faisons de notre économie la plus grande démocratie du monde.

 

Que de vent pour des pétoires atomiques !

S’il y a bien un point sur lequel la majorité des classes politiques, scientifiques et économiques s’accorde, c’est que le nucléaire a fait son temps dans notre pays et qu’il faut maintenant tourner la page.

Certaines personnes ne veulent cependant pas évoluer et se prêtent même au jeu de la démagogie en tentant de passer des fausses vérités pour de vrais arguments contre la transition énergétique.

C’est notamment le cas de Paysage-Libre qui tentait, dans les colonnes de 24heures, de faire croire aux lecteurs que les politiques complotaient en ne communiquant que sur l’éolien comme solution unique à la fin du nucléaire.

Je rassure donc tous les lecteurs, il n’y a aucun complot et l’éolien n’est pas LA solution mais bien un des outils de la solution !

Pour s’en faire une idée soi-même, j’encourage chaque lecteur à tester l’outil web appelé EnergyScope développé par l’EPFL. Ce calculateur ludique permet à chacun de découvrir l’évolution de notre rapport à l’énergie prévue pour les décennies à venir.

Chacun découvrira donc que la transition énergétique prévue par la confédération et le Parlement repose sur trois axes forts: augmentation de l’efficacité énergétique, développement de la production d’énergie renouvelable, sortie du nucléaire.

Ces trois axes n’ont pas été choisi au hasard.

  • L’axe de l’efficacité énergétique est un des plus important contributeurs de la transition car il vise à réduire les gaspillages actuels. Les bâtiments nécessitant un assainissement énergétique urgent sont au nombre d’un million en Suisse.
  • L’axe de la production d’énergie renouvelable vise à promouvoir la production et consommation localisée d’énergie. Les pièces maitresses étant la production d’électricité hydraulique (actuellement 57% de notre production d’électricité) ainsi que le solaire, la géothermie puis finalement l’éolien (7% à 10% du total).
  • Concernant le dernier axe, la sortie du nucléaire, l’objectif est de pouvoir réduire au maximum les risques encourus par cette technologie pour notre population en s’assurant d’un approvisionnement sûr grâce aux deux autres axes stratégiques. 

Il est donc important de garder à l’esprit que la transition énergétique offre une vision combinant une multitude de solutions qui permettent de remplacer progressivement le nucléaire.

Finalement, en tant qu’entrepreneur, je me réjouis des perspectives offertes par la stratégie énergétique 2050.

Elle permettra de stimuler les secteurs de la construction pour l’assainissement du bâti, de l’installation pour le déploiement d’énergies renouvelables et augmentera nos compétences qui seront alors exportables aux pays qui suivront par la suite le modèle suisse en matière de transition énergétique.

“Economie verte” ou quand le conseil fédéral se contredit dans un même discours!

Ce jeudi 18 août, le Conseil Fédéral démarre sa campagne anti-initiative "Economie verte". Le ton est donné, ce sera une campagne jouant avec les peurs des votants!

 

Encadrée par deux conseillers nationaux PLR et PDC ainsi que par le Président de la société Lonza, la Conseillère Fédéral Doris Leuthard était certaine de ne pas commettre d'outrage à l'économie.

 

Ainsi, dans un discours d'une quarantaine de minutes, les quatre figurants ont su habilement jouer sur la crainte permanente des citoyens. A savoir : Une économie suisse qui risquerait de s'écrouler en cas d'acceptation d'un texte extrémiste tel que celui présent dans l'initiative «Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources (économie verte)».   

Dans le même discours, nous pouvons entendre tout et son contraire : 

Pour commencer, un GRAND avertissement qui fait bien peur à tout citoyen qui se respecte :  "l'initiative pour une économie verte «ne sera pas applicable et coûtera trop cher»

En tant que bon citoyen, je me suis demandé quels serait cette surcharge pour l'économie décriée par notre Conseillère Fédéral. Aussi, je me suis mis à lire le texte de l'initiative. 

Je vous l'avoue, je n'ai pas encore trouvé de quelle manière ce texte arriverait à clouer au lit notre économie.

 

Pour preuve, voici le passage le plus contraignant du texte en question : 

L’«empreinte écologique» de la Suisse est réduite d’ici à 2050 de manière à ce que, extrapolée à la population mondiale, elle ne dépasse pas un équivalent planète.

De prime abord, se fixer un objectif visant à ne pas consommer plus de ressources que ce que la planète peut nous fournir ne me semble pas si irresponsable que ça, bien au contraire!

 

Peut-être les initiants ont-ils eu les yeux plus grands que le ventre pour imaginer qu'il serait souhaitable d'arriver d'ici à 34ans à ne plus mettre autant en péril notre environnement que ce que nous faisons aujourd'hui?

 

A titre personnel, j'en doute fort et me dis que cet objectif est même le minimum syndical à atteindre pour pouvoir aspirer à un futur décent pour nos enfants. 

D'ailleurs, en parcourant le texte, je me rends compte que ce dernier propose des pistes qui, au lieu de mettre en péril notre économie, lui permet au contraire d'obtenir un soutien. Ou plutôt que les outils proposés par l'initiative permettront de soutenir les acteurs de l'économie qui daignent aujourd'hui s'intéresser au futur de notre planète et donc de notre économie. Ce n'est pas pour rien qu'un acteur comme Ikea soutient un tel texte! Il doit certainement receler un bon sens pratique favorable aux entreprises souhaitant évoluer!

J'en veux pour preuve le texte qui sera soumis aux suisses le 25 septembre prochain : 

Pour encourager une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources, la Confédération PEUT NOTAMMENT :  – encourager la recherche, l’innovation et la commercialisation de biens et de services, ainsi que les synergies entre activités économiques;  – édicter des prescriptions applicables aux processus de production, aux produits et aux déchets, ainsi qu’en matière de marchés publics;  – prendre des mesures de nature fiscale ou budgétaire; elle peut en particulier mettre en place des incitations fiscales positives et prélever sur la consommation des ressources naturelles une taxe d’incitation à affectation liée ou sans incidences sur le budget.

En résumé, la confédération POURRA (à contrario de DEVRA) soutenir les synergies entre sociétés pour éviter les gaspillages de ressources naturelles et entrer enfin dans une économie circulaire. Un des outils qui me semble des plus prometteur est notamment celui des incitations fiscales positives.

 

Pour revenir au soutien d'un géant comme Ikea pour l'initiative, je me dis qu'en effet, cette entreprise qui mise depuis longtemps sur le raccourcissement des circuits et la réduction de son emprunte environnementale se verrait donc récompenser fiscalement par cet effort si un tel texte était approuvé par les suisses.

 

Au contraire, une entreprise vivant depuis des décennies sur ses acquis et n'ayant ni l'intention ni la vision d'améliorer sa situation se verrait alors pénaliser dans le cas d'une surconsommation de ressources naturelles.

 

Il n'est donc pas si surprenant de voir le Président du Conseil d'Administration de Lonza comme fervent démolisseur de l'économie verte! Lonza étant tout aussi soucieuse de son impact sur l'environnement que sur la santé des personnes habitant en périphérie de son usine. 

 

Mais revenons plutôt au message du jour du Conseil Fédéral avec tout de même un message positif pour réconforter le votant et qui laisse penser que, finalement, tout va bien se passer Madame la Marquise d'ici à 2050 car : 

"Il faut continuer sur une approche volontaire et laisser aux entreprises le temps de s'adapter. La Suisse est sur le chemin de l'économie verte, mais il ne faut pas précipiter les choses, «c'est l'affaire d'une génération»

En conclusion, selon le Conseil Fédéral, le texte de l'initiative Economie verte est a rejeté car nous n'aurons jamais le temps en 34ans de réduire notre consommation en ressources naturelles MAIS que tout va bien car l'économie y arrivera de toute façon dans le courant d'une génération (soit 25-30ans). 

 

A la lecture d'une telle nouvelle, je suis presque tenté de me vautrer dans mon canapé en me disant "OUF, on est sauvé".

 

Malgré tout, une petit voix désagréable résonne en moi et se demande donc pourquoi le Conseil Fédéral ne souhaite pas voir cette initiative constitutionnelle aboutir alors même que nous arriverons aux buts recherchés par cette dernière en laissant les choses en l'état?

 

Après réflexion, je me dis qu'il doit tout de même y avoir filouterie pour que le Conseil Fédéral tente maladroitement de nous faire passer des arguments contradictoires dans le même discours!

OU ALORS, c'est pour nous démontrer qu'ils sont résolus à faire l'économie de leurs propres ressources naturelles personnelles!

Avec tant de mauvaise foi, je vous souhaite à tous une excellente campagne et que celui qui aura les meilleurs arguments l'emporte.. comme d'habitude! 

 

 

A lire pour les intéressés : 

Texte complet de l'initiative "Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources (économie verte)"

Art. 94a (nouveau) Economie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources

1 La Confédération, les cantons et les communes s’engagent à mettre en place une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources. Ils encouragent la fermeture des cycles de vie des matériaux et veillent à ce que l’activité économique n’épuise pas les ressources naturelles ni, dans toute la mesure du possible, ne menace l’environnement ou lui cause des dommages.

2 Pour mettre en œuvre les principes énoncés à l’al. 1, la Confédération fixe des objectifs à moyen et à long termes. Elle établit au début de chaque législature un rapport sur le degré de réalisation de ces objectifs. Si les objectifs ne sont pas atteints, la Confédération, les cantons et les communes prennent, dans les limites de leurs compétences respectives, des mesures supplémentaires ou renforcent les mesures déjà prises.

3 Pour encourager une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources, la Confédération peut notamment:

encourager la recherche, l’innovation et la commercialisation de biens et de services, ainsi que les synergies entre activités économiques;

édicter des prescriptions applicables aux processus de production, aux produits et aux déchets, ainsi qu’en matière de marchés publics;

 

prendre des mesures de nature fiscale ou budgétaire; elle peut en particulier mettre en place des incitations fiscales positives et prélever sur la consommation des ressources naturelles une taxe d’incitation à affectation liée ou sans incidences sur le budget.

Les dispositions transitoires de la Constitution sont modifiées comme suit:

Art. 197, ch. 8 (nouveau)2

8. Disposition transitoire ad art. 94a (Economie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources)

L’«empreinte écologique» de la Suisse est réduite d’ici à 2050 de manière à ce que, extrapolée à la population mondiale, elle ne dépasse pas un équivalent planète.

 

Les anti-éoliens vont-ils démanteler la Suisse ?

Produire de l'éolien - faits sur l'énergie éolienne 12 questions et réponses"

image : SuisseEnergie "Produire de l'éolien – faits sur l'énergie éolienne"

A l'heure où la Suisse est à la traine en matière de production d'énergie renouvelable, nous voyons fleurir nombre d'oppositions à la construction d'éoliennes.

Si les anti-éoliens se font passer pour des défenseurs de nos paysages, ils utilisent souvent des arguments facalcieux pour faire douter la population.  

En particulier, trois arguments sont régulièrement utilisés pour faire germer le doute dans l'esprit des gens concernant l'énergie éolienne :

  • Premier argument trompeur et incomplet : « les éoliennes provoquent des dégâts environnementaux ainsi qu’une pollution sonore ».

Certes, chaque construction humaine a un impact sur son environnement. Cela dit, les anti-éoliens veulent-ils interdire la construction de maisons? Après tout, elles ont un impact sur l’environnement et ses habitants génèrent une pollution sonore certaine (ah, le doux vrombissement de la tondeuse).

  • Deuxième argument falacieux ; "les entreprises veulent installer des éoliennes car elles sont grassement subventionnées et feront des profits énormes sur nôtre dos".

Alors oui, une société qui prend le risque de développer une activité comme la vente d’énergie renouvelable ne pourra pas le faire à perte.

Cependant, les opposants devraient se veiller d’user de tels arguments alors que notre pays subventionne indirectement la consommation d’énergie fossile y compris la filière du nucléaire (dites merci à vos enfants pour la prise en charge des coûts du démantèlement des centrales dans les décénies à venir).

  • Le troisième argument touche enfin le coeur du problème des anti-éoliens : "les éoliennes sont moches et font ombrage à la virginité de nos beaux paysages".

Si je peux comprendre que les opposants n’apprécient pas les belles silhouettes d’éoliennes, je me demande pourquoi ils ne se battent pas pour un démantèlement complet des lignes électriques ainsi que des centrales à gaz ou nucléaires. Toutes ces constructions ont tout de même un impact visuel bien plus négatif sur notre paysage. Habitant du Chablais, je vois tous les matins l'usine Tamoil ainsi que celle de Chavalon (ex-centrale à gaz), je suis persuadé que le paysage se porterait mieux avec des éoliennes à leur place! Pour finir, une éolienne est déconstruite en deux à trois semaines. Combien de temps faut-il pour démanteler une centrale à gaz ou nucléaire ?

Face à ces arguments trompeurs, il est sain de garder à l'esprit que les éoliennes ne pourront jamais être déployées sur des surfaces gigantesques en Suisse. Nous avons des lois extrêmement claires à respecter et chaque éolienne installée a fait face à une multitude d'exigences avant de se voir offrir le droit à la vie!    

La baggare entre pro et anti éolien fait rage depuis des années dans notre pays. Aujourd'hui, le sort de cette énergie dépend malheureusement de la justice et plus particulièrement d'une jurisprudence du tribunal fédral qui devrait nous permettre d'amorcer une des composantes nécessaire au virage énergétique, la production d'énergie basée sur notre vent! 

Espérons alors que nous pourrons tendre vers l'objectif raisonable d'une production d'énergie éolienne couvrant 10% des besoins de notre pays d'ici à 2050.

Le chemin s'annonce difficile tant nous sommes éloignés de cet objectif. En effet, la Suisse ne produit aujourd'hui que 0.2% de ses besoins électriques par le vent!

Alors longue vie à la Suisse et à son virage énergétique qui incluera, comme cela se doit, l'éolienne.

 

Pour plus d'informations : 

– http://www.suisse-eole.ch/fr/

– Brochure de la confédération "Produire de l'éolien – faits sur l'énergie éolienne 12 questions et réponses"

Votations : RIE III, un vote démocratique?

Image: Keystone

Ce dimanche 20 mars, nous apprenions que les vaudois plébiscitaient la réforme fiscale des entreprises (RIE III) proposée par le Conseil d’Etat.

Presque 90% des votants ont soutenu ce projet. Un « plébiscite historique » commentent certains journalistes.

Bien que je me réjouisse de voir ce projet soutenu par les votants vaudois, projet consensuel permettant la mise en place d’un taux unique pour toutes les entreprises ainsi que la mise en place d’avantages sociaux de grande importance, je m’interroge tout de même sur la portée démocratique d’un tel résultat.

En effet, seuls 35.31% des citoyens vaudois ont déposé leur bulletin de vote ce dimanche 20 mars.

Cela représente en fait 19.4% de la population résidente vaudois. Soit moins d’une personne sur cinq !

De plus, en regardant ces chiffres de plus près, nous pouvons nous rendre compte que le chiffre de 87.12% de votants favorables à RIE III n’est pas tout à fait juste puisque les bulletins blancs ou nuls sont retirés du décompte.

Cela fausse donc légèrement le résultat puisqu’il y a eu, dans ce cas, près de 1.5% des votants qui ont glissé un bulletin blanc signifiant un soutien ni pour le OUI, ni pour le NON, bien au contraire ! Concernant les bulletins nuls, il est difficile de dire si ces derniers exprimaient réellement un choix politique. Il est donc normal de ne pas les comptabiliser.

Du coup, si nous prenons en considération l’ensemble des bulletins valides, ce n’est donc pas 87.12% des votants qui sont favorables à RIE III mais 85.8%.

Je chipote ? Pas vraiment !

Car finalement, si nous retirons les 201 personnes qui ont déposé un bulletin considéré comme « nul » et les 2'145 personnes qui ont déposé un bulletin « blanc », ce n’est que 19% de la population qui choisit pour l’ensemble des vaudois !

Triste réalité pour un objet de votation qui touchera directement le 100% de la population !

Représentation de la participation au vote du 20 mars:

 Bleu : OUI (16.5%), Rouge : NON (2.5%), Blanc : blanc (0.3%), Gris : abstention (36.7%), Noir : pas le droit de vote (45%)

Même si je soutenais RIE III et que je suis heureux de voir ce projet passer la rampe du peuple, je ne peux me réjouir complètement au vu du manque de participation citoyenne à ce vote et m’interroge sur les moyens d’améliorer cet état de fait pour le bien de notre démocratie.

Cette problématique n’est pas nouvelle et mis à part quelques initiatives intéressantes comme celles d’Easyvote ou de l’association « T’es toi et vote », je constate qu’il n’y a pas grand intérêt de la classe politique à stimuler la participation aux enjeux électoraux ou aux votations.

A mon avis, il y a trois pistes à explorer pour améliorer la participation de la population aux votations et donc à enrichir notre démocratie :

  • – Soutenir, au niveau cantonal, les démarches citoyennes et associations prônant une plus grande participation aux votations. Cela peut aller de la mise à disposition de locaux au soutien financier de manifestations. Le canton peut aussi améliorer la vulgarisation des textes soumis au peuple. Les brochures restent compliquées à comprendre et, à l’heure du numérique, rien ne vaut des photos ou vidéos pour mieux expliciter les enjeux. La confédération travaille déjà en ce sens, pourquoi pas au niveau cantonal ?
  • – Tout comme pour le droit de vote communal, Ouvrir le droit de vote cantonal et fédéral aux ressortissants étrangers établis depuis 10ans en Suisse. Après 10ans sur notre territoire, nous pouvons considérer de manière raisonnable que les ressortissants étrangers sont autant concernés par les sujets cantonaux ou fédéraux que les suisses !
  • – Augmenter l’accès à la culture démocratique Suisse pour les jeunes en formation. Surtout pour les jeunes de 16 à 25ans lors de leur formation (apprentissage, gymnase, université). En provoquant le dialogue politique au sein des classes et en montrant comment voter aux jeunes, nous entrainerons ces derniers à remplir leur rôle de citoyen. Rien de tel que de proposer aux jeunes de rencontrer leurs élus ou de réaliser des débats internes sur des sujets proposés par les enseignant ou les associations pour augmenter l’enthousiasme des futurs citoyens à la chose publique.

Dans tous les cas, ce n’est pas demain la veille que le problème concernant le manque de participation sera résolu.

C’est pour cette raison qu’il nous faut travailler activement sur le sujet afin que (re)donner gout aux citoyens voter et d’ainsi, choisir ensemble le monde de demain.

 

Résumé des chiffres suite à la votation du 20 mars sur la réforme fiscale des entreprises (RIE III) dans le canton de Vaud :

     
Résidents vaudois 755'369 100    %
Votants inscrits 414'235   55    %
Bulletins entrés (1 par votant) 146'246   19.4 %
 – NB vote OUI à RIE III 125'362   16.6 %
 – NB vote NON à RIE III   18'538     2.5 %
 – NB vote blanc     2'145     0.3 %
 – NB bulletins nuls        201     0.0 %

 

Redonner ses lettres de noblesse à Bex

Demandez à un passant, au hasard, à quoi il associe le nom de Bex ! Vous-même, lecteurs, à quoi pensez-vous lorsque vous lisez le nom de ce village de l’Est Vaudois ? Dans de nombreux cas, la réponse est « drogue », « affaires de mœurs » ou « drames passionnels ». De quoi imprégner notre commune d’un arrière-goût sulfureux !

Ces dernières années, Bex est devenu pour beaucoup le village de la drogue, un lieu mal famé qui n’attirait que les touristes d’un genre douteux.

Même mes amis n’auraient pas l’idée de s’arrêter dans le village ou dans nos magnifiques hameaux après avoir visité nos célèbres Mines de Sel ! Non, ceux qui viennent à Bex le font en voiture ou en car et repartent dès que possible.

Malgré tout, nous voulons faire savoir aux Vaudois que notre commune est un lieu où il fait bon vivre.

 

Du 18ème siècle au début du 20ème siècle, Bex fut le haut-lieu du tourisme. De nombreux hôtels virent le jour et les étrangers du monde entier se donnaient rendez-vous dans notre localité. Les cartes postales de l’époque parlaient de Bex-les-Bains car nous avions des bains thermaux dont l’eau salée faisaient miracle pour soigner plusieurs maladies.

A l’heure actuelle, la commune de Bex est la 3ème en superficie du canton. Elle s’étend des plaines du Rhône jusqu’au glacier des Diablerets ! La région de Bex est même devenu le berceau du polar à succès « Le Dragon du Muveran » qui fera découvrir au lecteur la région allant de la commune voisine de Gryon à notre belle commune.

Bex accueille d’ailleurs plusieurs sites touristiques incroyables : les « Mines de sel » qui ont fait de Bex un centre économique d’importance nationale au 17ème siècle et qui se classe aujourd’hui dans les sites touristiques les plus visités de Suisse ; l’exposition « Bex & Arts » qui fait la part belle aux œuvres artistiques contemporaines, la marmite glaciaire des Caillettes qui témoigne du passage du glacier du Rhône sur notre territoire à cet endroit, il y a 17'000 ans, et tous ces paysages qui font la beauté de ce lieu à parcourir aussi bien à pied qu’à vélo !

Malheureusement, ces différents trésors ne sont pas assez connus du grand public. Parfois même, pas connus des citoyens eux-mêmes !

C’est pour cette raison qu’il faut que Bex travaille dès aujourd’hui à faire renaître l’envie de découvrir cette région et même, qui sait, à venir s’y établir !

Car oui, Bex grandit chaque jour un peu plus sous la pression démographique mais elle conserve et gardera ses joyaux et nous pensons qu’il est primordial de les partager avec vous, futurs Bellerins, Vaudois ou touristes.

En tant qu’élus, nous prendrons à cœur de faire rayonner notre commune et enfin lui permettre de retrouver ses lettres de noblesses perdues.

Michael Dupertuis et Circé Fuchs, candidats « Ouverture » à la municipalité de Bex

 

Expo "Bex et Arts"

Bex & Arts

Le bourg de Bex

Une maison du Hameau des Dévens

 

Et si nous profitions des taux d’intérêts négatifs?

Nous apprenons aujourd'hui que la BNS a perdu plus de 50 milliards de francs sur un semestre à cause du franc fort. 

 

Si la situation ne se rétablit pas très rapidement, ce sera une perte énorme qui plombera directement les finances des collectivités avides des dividendes de la BNS.

Par contre, une petite information semble passer inaperçue.

Dans le communiqué de la BNS nous pouvons en effet lire que notre banque nationale a généré plus de 500 millions de francs de bénéfice sur le franc grâce aux intérêts négatifs!

Ces intérêts sont actuellement prélevés sur les avoirs en comptes de virements. Donc sur l'argent que les banques déposent auprès de la BNS. 

Nous vivons une période de risques et de changements. La situation que nous vivons est à la fois un problème majeur pour notre économie exportatrice mais aussi une opportunité gigantesque pour le développement de notre marché intérieur.

La situation unique des taux d’intérêts négatifs devrait motiver nos cantons et même la confédération à emprunter de manière massive des capitaux étrangers pour réinvestir en Suisse ou alors soutenir le développement international de nos PME. Dans une telle situation, les Etats emprunteront de l'argent bon marché à un taux ridiculement bas tout en permettant aux sociétés qui manquent cruellement de liquidités de se développer et de saisir cette opportunité unique qui leur tend les mains.

Au vu des quelques débats qui ont eu lieu jusqu'à ce jour, la voie d'un emprunt massif sur les marchés n'est pas du tout envisagée par nos édiles. 

Après tout, pourquoi se mouiller en période électorale en prenant un chemin innovant que les autres semblent aussi vouloir ignorer.

Malgré tout, il reste encore une piste intéressante à parcourir. Cette piste s'appelle le cautionnement. C'est un outil parfait pour toute collectivité qui ne souhaite pas prendre de risque tout en soutenant l'économie directement.

Pour faire simple, une entreprise cautionnée emprunte avec la garantie de l'Etat. La partie qui prête l'argent, dans ce cas un fonds étranger souhaitant placer de l'argent en francs suisses, offre un taux ridiculement bas au vu de la garantie de remboursement donnée par l'Etat lui-même.

Dans un tel cas, le prêteur évalue la solvabilité de l'Etat et non de l'entreprise.

Continuons le cheminement, l'entreprise reçoit son prêt à un taux très faible et peut donc investir sur de nouveaux marchés ou alors développer un nouveau produit, service ou toute activité lui permettant d'assurer son futur. Par la suite, grâce au retour sur son emprunt, la société rembourse petit à petit et tout le monde est content.

Cette forme de cautionnement est déjà disponible auprès de quelques structures dont le CRC PME bien que les démarches soient compliquées et les possibilités de financement faibles.

Aussi, il existe maintenant le Fonds de Technologie qui propose un cautionnement aux sociétés cleantechs possédant une technologie permettant d'améliorer la préservation de notre environnement. Là aussi, le fonds est faiblement doté et les conditions trop strictes. Il ne permet par exemple pas de cautionner un projet de ferme solaire puisque la technologie des panneaux solaires n'appartient pas à la société suisse qui la déploierait.

Ces différents outils, aussi limités soient-ils, ont pourtant fait leur preuve. Nous pourrions donc envisager d'augmenter leur portée à une toute autre échelle et cela de manière temporaire.

Il est donc temps d'imaginer un grand partenariat Public-Privé pour la mise en place d'une structure de cautionnement nationale permettant à nos sociétés d'emprunter des liquidités à bon marché grâce à la situation du franc fort et particulièrement grâce à la mise ne place des taux d'intérêts négatifs mis en place par la BNS.

En tant que défenseur de la transition énergétique, je aussi par ce biais de voir nos sociétés emprunter à taux faible pour financer les opérations demandant beaucoup de liquidités mais rentables sur une dizaine d'années que sont l'assainissement énergétique et aussi réduire notre dépendance aux énergies fossiles en finançant des centrales d'énergies renouvelables.

La Suisse a sur être visionnaire sinon elle ne serait pas dans la situation de stabilité qu'elle connait aujourd'hui.

Ne nous reposons pas sur les efforts et le courage que nos ancêtres ont eu et prenons exemple sur eux en développant cette solution innovante.

Cette voie permettra de sortir notre économie de la période de morosité qu'elle connait actuellement.

 

 

(function(i,s,o,g,r,a,m){i[‘GoogleAnalyticsObject’]=r;i[r]=i[r]||function(){
(i[r].q=i[r].q||[]).push(arguments)},i[r].l=1*new Date();a=s.createElement(o),
m=s.getElementsByTagName(o)[0];a.async=1;a.src=g;m.parentNode.insertBefore(a,m)
})(window,document,’script’,’//www.google-analytics.com/analytics.js’,’ga’);

ga(‘create’, ‘UA-64828138-1’, ‘auto’);
ga(‘send’, ‘pageview’);

L’innovation ne peut être arrêtée!

Tenter de contrer l'innovation est contre-productif! Nous avons un exemple entre la ville de Lausanne et la société de taxis virtuels Uber. 

Les vieux monopoles tentent de rester en place en interdisant les nouveaux services mais ces services, eux, sont soutenus par la société elle-même; ils répondent à un besoin réel et sont donc voués à remplacer l'existant. 

Aujourd'hui, nous apprenons qu'Uber investit en masse dans les voitures automotrices. Cela signifie que la société pourra un jour se passer des conducteurs et servir directement les clients sans violer aucune loi. 

La question que je vous pose est: Qui les pousse dans cette direction au risque de voir l'ensemble des emplois dans le transport de privés se réduire comme peau de chagrin?

Ce sont les mêmes réfractaires au changement qui pensent sauver un métier, en l'occurence les taxis, en ajoutant des restrictions au marché. 

Ces réfractaires me font penser à des nageurs tombés dans une rivière torrentielle. Ils dépensent toute leur énergie pour remonter le courant sans imaginer que leur meilleure chance de survivre est plutôt de suivre le courant en s'adaptant. Quitte à rejoindre le rivage avant d'y laisser sa peau!

Comme le disait Victor Hugo, "Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue"

Il est donc l'heure pour Lausanne et tous les réfractaires au changement d'accompagner l'innovation plutôt que de se tuer à l'interdire.

 

(function(i,s,o,g,r,a,m){i[‘GoogleAnalyticsObject’]=r;i[r]=i[r]||function(){
(i[r].q=i[r].q||[]).push(arguments)},i[r].l=1*new Date();a=s.createElement(o),
m=s.getElementsByTagName(o)[0];a.async=1;a.src=g;m.parentNode.insertBefore(a,m)
})(window,document,’script’,’//www.google-analytics.com/analytics.js’,’ga’);

ga(‘create’, ‘UA-64828138-1’, ‘auto’);
ga(‘send’, ‘pageview’);