Biden lance un plan pour l’emploi et sécuriser les infrastructures contre le réchauffement. Le fera-t-il bien?

Biden face à la réalité climatique

Le président américain lance un grand plan pour l’emploi à hauteur de 2,3 billions de dollars. Ces investissements sont destinés au renforcement des infrastructures face au réchauffement. Ils déclarent que « chaque dollar dépensé pour la reconstruction des autoroutes, des aéroports, des systèmes d’eau etc sera utilisé ” prévenir, réduire et résister aux impacts de la crise climatique. “

Le nouveau président américain semble faire face à la réalité. Il serait très intéressant de savoir quelles mesures ont été prévues pour que les infrastructures résistent au changement climatique. Elles doivent être adaptées à l’urgence climatique.

Le changement climatique provoquera probablement des inondations croissantes, des ouragans plus forts  des glissements de terrain, des vagues de chaleur, des feux de forêt et la montée du niveau de la mer (GIEC).

Des vents plus forts, et des grands orages, s’étendant sur plusieurs pays semblent aussi se produire depuis quelques années. Ils pourraient apporter des grosses grêles, de tornades et des foudres très nombreuses ou intenses.

Inondations

De nombreux dégâts se produisent déjà: Le nombre et la gravité des inondations augmentent. Elles inondent les sous-sols, détruisent les possessions dans les appartements et les stocks dans les entrepôts. Le danger d’inondation est très répandu, un rapport américain estimait que la moitié des bâtiments des Etats -Unis sont en danger d’inondation.  La petite inondation de Lausanne, a déjà causé des dommages coûteux dans de nombreux sous-sols. En 2020, la Chine a été touchée par d’immenses inondations, qui ont couvert des villes entières.  Elles sapent et emportent des bâtiments entiers. Plus d’un million de personnes ont été évacuées, et un nombre comparable a été employé dans l’aide aux victimes.  Le danger d’inondation a été relativement bien annoncé par le GIEC, même si les précipitations sont parfois plus intenses que prévu. La fonte de la glace Arctique et le dérèglement du courant-jet pourraient  créer des perturbations atmosphériques supplémentaires, et amener des fortes précipitations dans l’hémisphère Nord. 

Glissements de terrain

Des glissements de terrain inhabituels se produisent suite au dégel du permafrost boréal et de montagne. Les chutes de pierre dans le Massif du Mont-Blanc se sont surtout produit depuis 1990, et augmentent ces dernières années, dues au réchauffement (Lien preventionweb).  Les pluies intenses en provoquent aussi, les feux de forêt déstabilisent les pentes de montagne. D’autres glissements de terrain se produisent en bord de mer à cause de la montée du niveau de la mer  et en bord de rivière en crue, après des fortes pluies. En Californie, le Highway 1 est très vulnérable et a déjà subi des nombreux glissements de terrain (lien) , notamment après une grande tempête

Parfois, les glissements affectent des grandes étendues, quand un éboulement bloque une rivière. Après des pluies intenses en 2019, un tiers de la Colombie avait été coupé du monde par des glissements de terrain sur les routes (lien). 

Des glissements de terrain importants se sont produits récemment en Nouvelle Zélande, au Canada, en Turquie, en Equateur,

au Pérou , en Chine au Séchouan, à Hubei, ou à Chongking. Ils augmenteront probablement de concert avec les précipitations intenses. 

Orages plus importants et destructeurs

Les orages semblent plus grands et plus forts, les nuages s’étendent plus haut , l’humidité atmosphérique augmente, les courants polaires humides se heurtent à de l’air très chaud et pourraient des intempéries plus violentes.

Des grêles avec des grêlons de près de 20 centimètres se sont produits récemment à plusieurs endroits des Etats -Unis (Oklahoma, Texas). Ces dernières années, les grêlons géants  ont tué en 2019 en Chalcidique, Grèce. Ils ont détruit des voitures et percé des toits en Italie, en Australie.  Un article rapportait que les fortes grêles avaient détruits quasiment tous les toits.  Un autre discute les événements de grêle géante en Europe.

Ces orages s’accompagnent parfois de tornades et de foudre. Des records du nombre d’éclairs ont été atteint ces dernières années, des foudres beaucoup plus fortes pourraient aussi se produire (blog, Reuters).  La Suisse est assez exposée à la foudre, et relativement moins au vent. 


Vent


Des vents étrangement forts se sont produits ces dernières années. Les statistiques sur la vitesse du vent semblent difficiles à faire. Cependant, jai l’impression que le nombre d’arbres cassés par les vents s’accroit.

Les jeux olympiques de Corée avaient été perturbés par des vents étonnants (lien).

En 2020, un vent fort a balayé  l’état de l’Iowa et a provoqué des dommages très étendu, a privé d’électricité et coupé du monde de nombreuses villes, qui ont été livrées à elles-mêmes dans une chaleur intense (mon blog). 

Le mois passé, en avril 2021 des vents violents ont ravagé au moins la Russie, le Brésil et la Chine. J’ai remarqué dans les vidéos que les toits des immeubles sont arrachés en entier, s’envolent en plaques immenses de dizaines de mètres. Les  arbres cassent, les tempêtes plient les grues de chantier , de nombreux poteaux sont arrachés, tout objet non fixé s’envole et peut causer des dommages, les trampolines en particulier volent très bien. 

L’article phys.org en lien cite plusieurs chercheurs en génie civil sur ce sujet. Ils confirment que l’infrastructure devra être adaptée à une gamme plus large de conditions climatiques.

Le professeur génie civil Baker de Stanford estime que les agences concernées devraient exiger que les projets d’infrastructure soient conçus en tenant compte des risques futurs liés au changement climatique. Le rétablissement de la norme fédérale de gestion des risques d’inondation de l’ère Obama serait un bon pas dans cette direction. Les entités privées devraient également être tenues d’évaluer et de déclarer leurs risques liés à l’exposition aux impacts du changement climatique – une transparence accrue sur ces risques profiterait à tous les décideurs.

Le professeur Billington de Stanford a déclaré que récemment des liens solides ont été trouvés entre les caractéristiques de conception de l’environnement bâti et les politiques de logement historiques qui peuvent être directement responsables de l’exposition disproportionnée des populations mal desservies aux événements de chaleur actuels. La lutte contre les effets des îlots de chaleur urbains en accordant une attention à la fois aux infrastructures bâties et naturelles dans les villes peut aider à remédier à ces inégalités.

 Une meilleure politique de construction pourrait limiter les vagues de chaleur en ville et dans les appartements. 

Solutions

Personnellement, au vu des événements catastrophique dont j’ai connaissance et que je tente de porter à la connaissance du public, j’estime que: 

– L’aggravation de tous ces phénomènes, inondations, vents, foudres, tornades, glissements de terrain ainsi que des vagues de chaleur devrait être bien calculée pour chaque degré de réchauffement. 

– Il faut des toits résistants, et peut-être des volets obligatoires pour protéger les fenêtres. Les panneaux publicitaires doivent disparaître, les feux de circulation et les poteaux de l’électricité sont aussi fragiles.  Des arbres cassent aussi, ils devraient parfois être taillés ou remplacés par d’autres espèces.

– Il faut aussi estimer la probabilité que la maison entière s’écroule en cas de glissement de terrain, de violente inondation ou de tornade pour tout bâtiment existant et prévu.  Ces bâtiments ne doivent pas être construits.

– Les bords de mer et les zones proches des embouchures des rivières sont très exposées, et les nouvelles données sur la fonte des glaciers Antarctiques signifient que la montée du niveau de la mer atteindra, lentement et progressivement plusieurs mètres. A d’autres endroits,  les risques d’inondation pourraient être réduits en creusant des grands canaux, des vrais lits de rivières, pour évacuer l’excès de pluie. 

– J’espère qu’ils mettront en place des mesures pour sauver les forêts, essentielles pour le climat et la biodiversité.   Les forêts protègent contre les petits glissements de terrain, et conduisent l’eau de pluie en profondeur.  Il faudrait voir si les pentes de montagne pourraient aussi être drainées ou si les précipitations pourraient être dirigées dans des canaux. 

Si l’estimation des dégâts climatiques futurs à l‘infrastructure est faite correctement, elle sera énorme, tous les bâtiments sont à risque. Il faut peut-être sécuriser surtout l’infrastructure essentielle, créer des abris et transformer les hôpitaux en bunkers amphibies.

Et si on prend en compte tous les coûts, il deviendra clair qu’il sera moins cher, de réduire fortement les activités économiques que de transformer les centres commerciaux en bunker d’autant plus que nous vivrions en bouleversement climatique perpétuel.  De plus, il existe de sérieux risques d’aggravation rapide du changement climatique,  par exemple quand les températures battront des nouveaux records lors de la prochaine année El Nino. 

 

 

L’extinction humaine est-elle proche? L’apocalypse selon Guy McPherson

Guy McPherson est un ancien professeur d’université d’écologie. Il a quitté le monde de la recherche universitaire, et la vie dans la société américaine pour exploiter, conformément à ses valeurs,  une ferme écologique, changement  qu’il a décrit dans un livre, ‘Walk away from the Empire‘ et dans son blog.  Le livre ‘Going dark’ expose ses inquiétudes pour la Planète. Aujourd’hui, il expérimente personnellement un mode de vie écologique. Il élève des chèvres et  cultive son jardin.

Ses recherches l’ont mené à prendre très au sérieux la vitesse à laquelle les espèces vivantes disparaissent aujourd’hui et le changement climatique. Dans une publication récente, qu’il présente dans cette vidéo, il déclare que l’espèce humaine risque l’extinction à court terme. Il cite plusieurs changements inquiétants qui surviennent actuellement sur la Terre, et qui constituent des graves risques pour l’Humanité. Je le trouve un peu réducteur à clamer constamment ‘la fin est proche’- Michael Mann, un climatologue, dont le travail récent suggère que les températures se stabiliseraient si nous diminuons les émissions,  a même dit récemment que Guy McPherson devait être payé par les industries fossiles pour saper l’action climatique, ce qui est certainement aussi exagéré. Guy McPherson fait allusion à des faits et des risques réels de son point de vue d’écologiste.

Selon lui, les conditions de vie nécessaires pour l’humain pourraient être détruites sur Terre, l’Humanité pourrait disparaître, comme l’immense majorité d’espèces s’est éteinte au cours de notre passé géologique. Il remarque que la plupart des vertébrés terrestres disparait à vue d’oeil, alors il pourrait en être de même pour l’Homme.  D’autres écologistes s’alarment aussi du rythme effréné de disparition d’espèces sur Terre, (Paul Ehrlich par exemple, lien), et estiment qu’elle signale un bouleversement majeur du système Terre et y voient un immense danger.

J’objecte que pour le moment, nous annexons tous les écosystèmes sauvages pour produire des aliments pour les humains. Mais il est vrai nous ne le faisons pas intelligemment ni de manière durable.

Méthane dans la mer Arctique et dans le permafrost

GuyMcPherson cite par exemple le méthane dans la mer Arctique ou dans le permafrost terrestre que le réchauffement pourrait libérer, et le gaz émis démultiplierait le réchauffement climatique, avec des très dangereux bouleversements météorologiques.  Cet événement hypothétique est généralement considéré comme possible pour le 22ième siècle, certains craignent une augmentation du réchauffement par le méthane vers 2050 déjà. D’autres, comme Peter Wadhams, pensent qu’elle pourrait se produire à tout moment. Le permafrost semble dégeler plus vite que prévu, les émissions de méthane ont augmenté (traduction d’un discours ONU) ces dernières années et c’est inquiétant.  Les quantités sont encore infimes, mais un processus redouté a commencé. Il pourrait mener à des événements d’une échelle réellement apocalyptique, mais ils devraient nous laisser encore au minimum quelques décennies.  Certains scientifiques pensent que la Nature, a par le passé, éliminé le méthane d’une manière ou d’une autre. Il faudrait cependant rechercher des solutions aux émissions de méthane (blog).

Le nouveau climat terrestre

Ensuite, il fait allusion au travail de Burke qui compare le réchauffement aux climats passés (lien), et calcule que  si nous restons à 2°C du réchauffement, le climat résultant des prochaines centaines d’années sera probablement celui du Pliocène, 2-3°C plus chaud qu’aujourd’hui, avec des hivers froids et des étés caniculaires sous nos latitudes.  Les conditions de culture agricole pourraient alors beaucoup changer.  Si par contre nous suivons la trajectoire de réchauffement rapide sans maîtrise des émissions humaines, jusqu’à 4°C de réchauffement, le climat de la Terre pourrait basculer vers celui de l’Eocène, 13°C plus chaud, au cours du 22ième siècle.  Une température de 4°C ferait probablement fondre les glaces et pourrait provoquer les émissions de méthane qui réchaufferaient la Terre de plusieurs degrés supplémentaires. Ces changements vers un nouvel équilibre climatique se produiraient à l’échelle d’un ou deux siècles.

Aérosols

Actuellement, la combustion du charbon libère des aérosols qui refroidissent l’atmosphère.  L’arrêt immédiat de toutes les industries diminuerait la quantité d’aérosols dans l’atmosphère et réchaufferait la Planète. Si tout s’arrêtait demain, il ferait un peu, peut-être 0,5°C plus chaud pendant quelques années. Une nouvelle étude au moins suggère que l’effet des aérosols est moins fort que prévu par les modèles climatiques (lien ), une autre estime même que les aérosols réchauffent la Planète (lien).   Et tant que le charbon est utilisé, l’effet de serre augmente. En 2020, la Chine a réduit l’activité de ses usines pendant le confinement. Il semble qu’il n’y a pas eu de réduction d’aérosols au niveau planétaire, car d’immenses feux de forêts en Australie et surtout en Amazonie en ont produit beaucoup.

Guy McPherson s’inquiète de l’effet de réchauffement que l’arrêt des usines et de leurs aérosols aurait sur la Planète, mais si les usines étaient mises hors service ou changeaient de source d’énergie progressivement, sur une dizaine d’année, ça devrait aller.  Cela semble la meilleure solution, proche de celle préconisée par le programme des Nations Unies pour l’Environnement (lien).

Approvisionnement alimentaire

Ensuite, il estime que notre approvisionnement alimentaire pourrait être rapidement désorganisé, soit à cause d’une perte de fertilité planétaire causée par la disparition des vers de terre, soit à cause de ruptures de la chaîne d’approvisionnement dans un système impliquant des nombreux transports intercontinentaux.

Les vers de terre dégradent des restes de plantes dans le sol et contribuent à les transformer en humus. Ils aèrent le sol et le rendent perméables à l’eau (brochure FIBL EN) . Le travail cité par Guy McPherson estime que 83% des vers de terre ont aujourd’hui disparu.  L’usage de pesticides chimiques et de lourdes machines agricoles rend leur survie dans les champs difficile, et leur absence aggrave le tassement des sols et la perte d’humus, et pourrait contribuer à l’épuisement des sols.  L’absence des vers de terre est aussi indicative des changements des terres. Celles-ci contiennent, dans la nature, un écosystème riche de milliers de bactéries, de petits animaux et de champignons nécessaires au fonctionnement du sol vivant.  En 2018, puis de 75% des sols étaient dégradés par l’exploitation humaine. Il y a de plus en plus d’humains à nourrir, et nous détruisons les champs dont nous avions besoin. Nous sapons vraiment la Terre sous nos pieds.  Ces problèmes surviennent progressivement, s’aggravent depuis des décennies. Des solutions, telles que la reforestation, l’agroforesterie, l’agriculture biologique, les couverts végétaux, l’agriculture sans labour,  sont aussi développées, par exemple par le FIBL. L’association Terre et Humanisme travaille beaucoup avec les vers de terre et le lombricompostage.

La pandémie nous a donné l’exemple de la fragilité de notre système économique. Les engrais, les céréales qui nourrissent souvent des animaux et la viande sont produits sur des continents différents, et dépendent du commerce et du transport mondial.  Ce système est à bout de course, des perturbations sont prévues et se produisent. L’engrais chimique a provoqué une énorme explosion au Liban cette année, et cette semaine des moutons étaient bloqués dans le canal de Suez. Il faut le simplifier, le remplacer par des circuits locaux  et le rendre plus résiliant.

Fonte de la glace Arctique

Guy McPherson mentionne que la glace sur la mer Arctique fond plus vite que prévu. La surface blanche de la glace agit comme un couvercle et une surface réfléchissante.  L’absence de glace causera un réchauffement supplémentaire immédiat, et plusieurs scientifiques alertent sur les perturbations météorologiques qu’elle pourrait provoquer, des tempêtes, des vagues de froid et de chaleur. Une étude géologique suggère que l’absence de glace et l’arrivée d’eau plus chaude au contact de la surface a provoqué un réchauffement rapide de plusieurs degrés par le passé, mais ce danger n’est généralement pas pris en compte dans les modèles climatiques. L’océan pourrait aussi se réchauffer en profondeur et favoriser les émissions de méthane.  La fonte complète de la glace arctique en été ce produira certainement au cours de ce siècle, peut-être dans quelques années, nous en avons déjà perdu la moitié. Avant,  la mer Arctique était continuellement couverte de glace épaisse d’environ un mètre et âgée de quelques années, maintenant elle est plus fine, fragmentée et semble bien compromise.

Les avions

Ensuite, il cite un travail de Gunther Pauli qui propose que les tourbillons formés par le passage des avions changent la circulation de l’atmosphère. Je n’ai jamais entendu ça avant. Je ne dispose pas de calculs prouvant que c’est faux, je ne peux pas vraiment invalider ses dires, mais ça me paraît douteux. Si c’était vrai,  on pourrait peut-être faire voler des avions dans l’autre sens pour changer la circulation atmosphérique.

El Nino

Ce phénomène se produit tous les 3 à 7 ans, des eaux chaudes affleurent à la surface du Pacifique et réchauffement l’atmosphère (lien). La dernière année El Nino, 2016, a battu les records de chaleur, et causé des graves sécheresses, particulièrement en Afrique, qui ont touché 60 millions de personnes (lien).  Les années El Nino extrêmes deviennent plus probables d’après le GIEC:. La Planète se réchauffe, et El Nino apportera probablement  une année de vagues de chaleur plus élevées.  Les habitants des pays chauds, par exemple d’Afrique de l’Est, pourraient en souffrir sérieusement, vivre des famines ou des vagues de chaleur mortelles.  La production alimentaire sur Terre serait réduite, et nous pourrions vivre en Suisse des vagues de chaleur de quelques degrés plus élevées que la précédente.

Si je reprends les dangers énumérés par Guy McPherson,   le prochain événement  sera probablement une année El Nino,  qui se produira  dans un an, dans deux ans ou au plus dans cinq ans. Ce sera une année plus chaude que toutes celles que l’Humanité a vécu, qui pourrait être accompagnée d’événements météo nouveaux ou plus intenses.

Pourrait-elle mettre en branle un processus de fonte de glace Arctique, de sécheresses, de réchauffement rapide, de  fonte du permafrost, et de réchauffement abrupt apocalyptique?  Ces changements dangereux pour la survie de l’Humanité ne sont généralement pas prévus pour le 21ème siècle, mais le climat pourrait nous surprendre.

L’Humanité compromet de plusieurs façons ses conditions de vie sur Terre et doit immédiatement modifier son mode de vie pour sa sécurité.

 

 

Blog: créons des réserves alimentaires planétaires

J’estime à plus de 160 milliards les dommages climatiques de 2020

Dégâts climatiques record

En 2020 la Terre a subi de nombreuses catastrophes climatiques.  Plusieurs ont atteint une ampleur inégalée, et ont causé des dommages record. Il s’agit surtout de destructions provoquées par des fortes tempêtes,  les vents, les tornades et la grêle.

Aux Etats-Unis, un vent exceptionnellement fort a dévasté le Midwest (blog). Il a endommagé de nombreuses maisons, a déraciné des milliers d’arbres qui ont rendu les routes impraticables  et a détruit une grande partie des cultures.

En Chine des inondations d’une ampleur inégalée ont submergé des villes, et ont affecté deux millions de personnes. En Inde, les inondations ont fait près de deux mille morts, de nombreuses victimes ont perdu le peu qu’ils possédaient, mais cela reste peu visible dans l’analyse financière.

L’analyse des assureurs AON citée par Yale Climate Connections inclut aussi  les feux de forêt de Californie, du Brésil et du Paraguay,  et les dégâts du nombre record d’ouragans Atlantiques cette année. 2020 a aussi apporté le supertyphon Goni, le plus fort à avoir jamais touché terre, ainsi que les sécheresses qui ont réduit les récoltes du Brésil et d’Argentine (Yale climate estimations).

Feux de forêt en Australie

Cependant, toutes les catastrophes climatiques ne semblent pas être inclues dans cette analyse. Les feux de forêt d’Australie de janvier 2020  sont un des événements les plus dramatiques de l’année. Après un printemps exceptionnellement chaud, les feux ont touché des grandes étendues et le nombre d’animaux perdus est estimé à un demi-milliard. Des dizaines de milliers de personnes ont été évacués, et les feux ont dévasté environ deux cent millions d’acres. Sydney, Melbourne et Brisbane étaient menacés, et ont heureusement évité l’embrasement.  Ces incendies ont suivi des records de chaleur survenus tôt dans la saison, au cours d’une des années les plus chaudes de l’histoire. La sécheresse était telle que les rivières ont séché et que les Australiens évacuaient les poissons pour les sauver.

Il y a peut-être un débat sur l’attribution de ces feux au changement climatique. Il est indéniable que les températures y étaient torrides et que ces conditions ont favorisé les feux. De plus, ces cinq dernières années chaudes se sont accompagnées de records de chaleur en Australie,  il doit être possible de montrer le lien entre en la température globale et celle en Australie, et le lien entre la canicule et les feux est assez évident.  D’autre part, les scientifiques estiment qu’il ne faut plus prouver qu’un événement particulier est dû au réchauffement, car toute la météo est changée par les conditions climatiques. Je ne suis pas sûre si le gouvernement Australien reconnaît l’existence du changement climatique ou s’il persiste à l’ignorer, il n’a peut-être pas déclaré les feux. Il serait intéressant de vérifier quels autres événements manquent.

Calculs de coûts de catastrophes

Accuweather estime le coût des feux en Australie de janvier 2020 à 110 milliards de dollars, selon une analyse de Myers (Accuweather).  Leur calcul est peut-être un peu différent, ils incluent les maisons qui ont brûlé, les voitures, les marchandises,  les pertes de gains, les dommages à l’infrastructure et les pertes des entreprises causés par les coupures de courant. Les routes bloquées, les évacuations et les augmentations de primes d’assurances sont aussi considérées dans cette analyse, ainsi que la perte de valeur des bâtiments dans la région,  l’extinction des feux, et les vols perturbés. L’analyse prend aussi en compte les frais médicaux supplémentaires que les personnes exposées à l’air pollué occasionneront à l’avenir.

Je crois que si l’analyse d’AON prenait en compte tous ces facteurs, l’appauvrissement des personnes dont la prime d’assurance augmente et la valeur de la maison diminue, le prix des autres catastrophes serait plus élevé aussi.  Ces coûts seront rapidement démultipliés.

 

La fonte de la glace Arctique pourrait causer un réchauffement d’un degré par décennie

La perte de la glace marine provoque un réchauffement rapide

L’histoire récente de la Terre inclut une série de rapides changements climatiques, appelés événements de Dansgaard-Oeschger (DO, Oeschger) au cours desquels la température de la Planète,  montait de plusieurs degrés en un siècle. Les traces dans les glaces du Groenland permettent de retrouver des phases de réchauffement de 8°C en 40 ans, de 2 degrés en une dizaine d’années, de 10 degrés en un siècle… Après cette phase de réchauffement rapide, la Terre refroidissait graduellement pendant un millier d’années et demi, puis un événement de réchauffement brusque se répétait.

Ces événements de réchauffement dans un climat froid ont provoqué un changement de climat et de la végétation en Europe, tels que l’apparition de grandes forêts en Europe de l’Ouest. S’ils se produisaient aujourd’hui, le désert pourrait remplacer la végétation tempérée.

Les scientifiques se sont interrogés sur la cause de ces périodes de réchauffement brusque.  Une nouvelle étude (Sadatzki, PNAS) indique que ces événements coïncident avec la disparition de la glace sur la mer du Nord. La perte de cette glace a pu causer un fort réchauffement planétaire.

Quand la mer du Nord a perdu sa couche de glace et que sa surface est entrée en contact avec l’atmosphère, l’énergie de l’océan plus chaud a été relâchée dans l’atmosphère froide,   à des dizaines de degrés en dessous de zéro, ce qui a pu provoquer un soudain réchauffement climatique.

Cela semble terriblement actuel.

 

L’Arctique en réchauffement rapide

En ce moment, comme au printemps passé, l’Arctique est à 20°C au-dessus des normales saisonnières (Moscow Times).

Le changement climatique en Arctique est au moins deux fois plus rapide que sur l’ensemble de la Planète, des vagues de chaleur atteignent 20 degrés Celsius au dessus de la normale, et les  moyennes en Arctique en 2020 étaient de 5°C trop élevées. La glace fond plus vite, sa surface en été est de plus en plus petite, ce qui permet un réchauffement plus rapide.  Il y a moins de neige sur la Sibérie et d’immenses feux de forêts se déclenchent, et contribuent au dégel du permafrost  (arctic card OMM  state of the climate) .

Les températures planétaires montent vite, et certains scientifiques, comme James Hansen, détectent une accélération imprévue.

L’eau tempérée de l’océan Atlantique se déverse depuis quelques années dans l’océan Arctique, amenant des températures de plusieurs degrés trop élevées.   Des vagues d’air chaud parviennent au-dessus du Groenland et du pôle Nord. Tout cela précipite le réchauffement de l’Arctique, la fonte de l’Arctique, et pourrait être le début d’une escalade des températures qui aurait des conséquences dramatiques sur la vie sur Terre.

Travaillez à notre survie 

Addendum le 14 décembre: Je ne suis absolument pas sûre si un de ces événements de réchauffement rapide se produit maintenant. C’est un immense risque pour l’Humanité, et il doit être vérifié. Il faut des modèles de réchauffement abrupt auxquels les événements météo seront confrontés pour surveiller ce risque.

J’aimerais savoir que des scientifiques compétents travaillent sur ce risque.  Nous avons besoin d’études sur les changements atmosphériques lors d’un réchauffement aussi abrupt, pour savoir si les toits seuls ou les bâtiments entiers seraient arrachés par les intempéries, ainsi qu’une estimation des précipitations, des inondations et des vagues de chaleur à venir. 

Il faut prévoir les effets dévastateurs d’un réchauffement abrupt sur la végétation et sur les cultures alimentaires.  Finirai-je ma vie dans des bunkers sous des collines désertiques et brûlantes? Les creuserez-vous assez vite?

La perte rapide de notre végétation et la libération du méthane du permafrost pourraient faire monter les températures très haut, au delà de la survie humaine.

Cependant, la fonte des glaces provoquée par le réchauffement pourrait, dans un deuxième temps, les tempérer.

Il serait utile d’étudier les technologies qui permettent de reformer la glace Arctique pour éviter ce changement abrupt. Elles devraient probablement être faisables au cours de prochaines années.

Il vaudrait la peine d’arrêter la majorité des usines et des avions qui seraient de toute façon détruites rapidement, et d’appliquer les techniques de reforestation et d’agro-écologie partout où c’est possible dès maintenant.

Je joins deux liens sur l’excellent magasine Futura- Sciences qui vous donne plus de détails:

Futura Glace DO

Futura Arctique

Et l’article Phys.org  sur le même sujet.

Les femmes ont le droit d’avoir moins d’enfants qui seront mieux traités

La population mondiale augmente

Le vingtième siècle a apporté une explosion de la population mondiale. Une des premières causes est la diminution de la mortalité infantile, due aux progrès de la médecine,  aux antibiotiques et aux vaccins. Au 18ième siècle, une femme européenne avait en moyenne 8 enfants, dont 3 ou 4 mourraient dans l’enfance.  Les adultes vivaient aussi bien moins longtemps.  Depuis 1950, la mortalité infantile a été divisée par quatre ou cinq (Worldindata). Les guerres, les famines et les épidémies apportaient aussi des nombreux décès.   La population mondiale a augmenté rapidement dès le 19ième siècle. Elle a été limitée par l’imposition de la politique de l’enfant unique en Chine. Un autre facteur qui réduit la croissance de la population est l’éducation et le travail des femmes. Dès qu’elles ont un emploi à l’extérieur de la maison, elles préfèrent limiter le nombre d’enfants, une famille nombreuse et le travail semblent difficilement conciliables.

La place sur Terre est limitée, nous sommes déjà trop nombreux et nous imposons des changements insupportables à la Biosphère. Le réchauffement climatique, la perte de biodiversité et la pollution ont déjà des conséquences dangereuses.  Actuellement, on pourrait imaginer qu’une femme ait 5, et  même 10 filles et, si elles en ont autant trente ans plus tard, en 3 générations nous aboutirions à 125 ou 1000 arrière-petites-filles sur le même territoire, sur le même champ, après un siècle.  Même si une alimentation végétalienne permet de nourrir bien plus de personnes, il y a des limites, et il n’est pas possible de rassasier un nombre infini de descendants. Devons -nous vraiment mettre au monde des enfants qui mourront de faim ou s’entretueront pour la maigre nourriture restante?

Dans quelles conditions naissent les enfants

En Europe, nous attendons souvent l’âge de trente ans, et un bon travail stable pour avoir des enfants, pour pouvoir les élever et les entretenir jusqu’à l’âge adulte.  L’éducation est considérée comme une tâche sérieuse  et conséquente. Les exigences de sécurité et de santé sont aujourd’hui telles  qu’une mère peut difficilement les remplir pour plus de cinq enfants,  dans la situation traditionnelle où elle fait tout le travail ménager et la garde d’enfant.  Nous choisissons souvent de ne pas procréer si les conditions ne sont pas optimales.

J’aime beaucoup les enfants, je les trouve tous mignons et je me sens très bien avec un bébé dans les bras. Je crois tout à fait que de nombreuses femmes veulent réellement des rejetons, mais d’autres n’ont pas le choix.   Les nouveaux-nés viennent au monde dans des conditions très différentes. Dans certaines sociétés, les filles sont mariées très jeunes, avant leur majorité, à 14 ou 15 ans ou même parfois plus tôt et enfantent très souvent.   Elles sont mariées contre leur volonté.  Il arrive que les jeunes filles tombent enceintes tôt, sans l’avoir voulu. En Inde, les jeunes femmes pauvres n’osent pas s’aventurer hors de leur maison jusqu’aux latrines, parce qu’elles courent un sérieux risque de viol (lien).  Leur vie peut-être extrêmement dure, elles subissent la famine, la violence, un travail pénible.  Elles ne choisissent pas toujours librement d’avoir plus d’enfants alors qu’elles ont déjà faim ou sont déjà épuisées.  Certaines mères sont, techniquement, devenues folles à cause de l’horreur de leur vie. Enfin, la femme meurt du dernier accouchement, laissant une bande d’orphelins…

J’ai lu que les femmes dans les campagnes traditionnelles tuent parfois leurs derniers gosses, lorsqu’elles en ont une dizaine, tellement une autre maternité leur est insupportable et tellement leur existence est dure.  Elles préféreraient clairement limiter leur progéniture.  Une étude a montré que si la femme peut disposer de contraception sans en parler à son mari, elle l’applique pour éviter des grossesses supplémentaires (Poor Economics, Duflo et Banerjee , lien sur leur Poverty Action Lab). Nous devons limiter la population de la Planète, alors nous pourrions au moins offrir la contraception gratuite à toutes les femmes du monde.

Les enfants doivent être bien traités

Personnellement, je m’applique à  bien traiter mon enfant. Je ne le battais pas car cela aurait pu provoquer des traumatismes ou le pousser à la violence. Je lui laissais le temps de faire ses activités correctement.  J’essayais de lui fournir tous les aliments nécessaires à son bon développement. En effet, la sous-alimentation crée des problèmes de développement physiques et mentaux. J’ai pu éviter des maladies graves dans l’enfance. Je ne la laissais pas seule  et la surveillais pour éviter les accidents.  J’organisais de nombreux jeux conseillés pour son âge, et je lui présentais des activités éducatives.  Je ne lui montrais pas de choses traumatisantes telles que le journal à la télévision et je ne parlais même pas de violence. Je ne l’exposais pas à un travail pénible.  Dans des situations graves, de famine, de guerre ou de catastrophe naturelle,  les enfants sont affamés, battus, livrés à eux-mêmes. Il manquent totalement de soins et d’attention. Ils subissent de nombreux traumatismes qui en Suisse sont totalement interdits, tout ce que nous devons éviter pendant les années de maternité.  Ces situations de crise pourraient les handicaper à vie.  Le travail des enfants, aussi, est une conséquence des familles nombreuses. Celles-ci ne peuvent souvent pas assurer la subsistance de toute la fratrie, et dans une maison avec trois bébés, on est vite traité comme un adulte.

Droits de la femme et limitation des naissances

Une femme devrait pouvoir se poser tranquillement la question si elle est prête à élever un enfant, et disposer de la contraception gratuite jusqu’à là.  Celle-ci pourrait être disponible dans des dispensaires médicaux de chaque quartier.  Bien sûr, les droits de la femme devraient être assurés, pas de mariage de petites filles, pas de mariages forcés, une surveillance accrue contre le viols. On pourrait imaginer que le mariage légal inclue dans tous les pays une discussion et l’acceptation clairement exprimée du mariage et d’une série de règles qui assureraient des conditions de vie minimales: les mariés s’engageraient ainsi à ne pas battre l’épouse, à cuisiner, à fournir la nourriture.  En Chine le mariage a été autorisé à 25 ans, ce qui permet aux deux époux de finir une formation professionnelle et de travailler avant de fonder une famille.   Nous pourrions aussi inclure une limitation des naissances dans les périodes d’urgence climatique, et demander, avec l’aide d’une contraception gratuite, aux familles de ne pas avoir d’enfants pendant les périodes d’urgence et de catastrophes. Un pays d’Amérique du Sud a récemment demandé à sa population de ne pas procréer à cause de l’épidémie de Zika. Le climat, et un avenir d’évacuations, d’abris et de camps de réfugiés, pourrait aussi le justifier.  Des dons d’aliments pour bébés aux enfants sous-alimentés pourraient être accompagnés de dons de contraception.

 

 

 

 

 

Un orage détruit une centaine d’arbres à Genève en août 2020

Le 13 août, un violent orage a touché Genève et Vaud. Il a provoqué des nombreux dégâts dans les parcs Genevois. Cette tempête a arraché ou gravement endommagé de nombreux arbres.

Une centaine de géants des parcs Genevois a été déracinée ou cassée.  Les vents semblaient provenir de tous les côtés. Selon M. Brunet, du service des parcs de Genève, les parcs présentaient un spectacle apocalyptique, des arbres étaient complètement déplantés, dévissés.

Photo de Jean Estoppex (ainsi que la photo de couverture)

Le vent semble être venu de tous les côtés, les dégâts donnent un sentiment de mini – tornade. Ces arbres étaient parfaitement sains, sans fragilité particulière.

Selon le service des parcs de la ville de Genève, les dégâts causés par cette tempête sont sans précédent depuis l’ouragan Lothar. Les spécialistes des parcs remarquent d’ailleurs que le changement climatique nuit aux arbres de Genève. Les érables et les pruniers vieillissent vite, on pourrait aujourd’hui planter des oliviers, ils ne geleraient probablement plus. Les arbres mourants sont actuellement remplacés par des espèces qui supportent la chaleur, la sécheresse et le vent fort. 

Faut-il anticiper le déracinement des arbres?

De nombreux endroits dans le monde ont été balayés par des bourrasques extrêmement fortes ces dernières années. Des vieux plants étaient extirpés du sol et des toits s’envolaient. La nuit du 19 au 20 septembre 2020,  quatre tornades ont touché le Var en France, et ont brisé des vieux arbres, qui sont tombés sur des terrasses remplies de clients. 

Je n’ai pas encore trouvé d’étude qui prouve que le réchauffement cause des vents plus forts, car le vent est très variable.  Il faut bien formuler cette question, la réponse est sûrement dans les données. J’ai pourtant vu plusieurs relations récentes de nombreuses tempêtes qui emportent des voitures ou qui brisent des arbres centenaires.   Plusieurs chercheurs ont montré qu’il y a plus d’ouragans très forts, destructeurs, ces dernières années (lien).  Des petits ouragans, appelés Médicans, se forment en Méditerranée, d’autres se condensent dans l’Atlantique et tournent parfois vers l’Europe. La tempête Alex formait une belle spirale au-dessus de la France.  Il faut compter avec le risque que les tempêtes grossissent. L’Etat d’Iowa aux Etats-Unis a été dévasté par un vent très fort. Le front tempêtueux qui a balayé l’Iowa a été provoqué par de l’air inhabituellement chaud (Iowa). Il faudrait des chercheurs dans ce domaine qui prévoient le renforcement des vents dû à un réchauffement planétaire, et qui étudient sérieusement cette hypothèse pour voir quels dangers elle nous réserve. Aurons-nous des tornades et des ouragans en Suisse dans 10 ans?  Les tempêtes menaceront-elles les toits de tôle ondulée et les grues, ou raseront-elles des bâtiments entiers comme le font les tornades aux Etats-Unis?  Il faudrait avoir une idée, une estimation du niveau de destruction auquel nous nous exposons,  et concevoir des plans de gestion de ce risque, adapter les constructions pour un monde d’ouragans.  

Nous entrons dans une époque très dangereuse. Nous n’avons pas tout prévu. Même si la relation entre vents et réchauffement n’est pas claire, il faut considérer dans l’urbanisme le risque d’une aggravation. Si nous en voyons maintenant les premiers indices, elle sera terrible.

 

Des arbres horizontaux? En tout cas des arbres

Nous avons absolument besoin d’arbres en ville. Ils apportent la fraîcheur et l’humidité, et améliorent l’air.  Ils pourraient limiter le réchauffement, et si nous les perdons, il deviendra insupportable. A certains endroits, il serait peut-être plus prudent de tailler des arbres pas trop haut, pour qu’ils résistent mieux au vent et ne s’écroulent pas sur les bâtiments.  Mais cela n’évitera pas les toits arrachés, les voitures volantes, et de nombreux autres problèmes.  Par contre, si nous prenons le problème dans l’autre sens, si nous arrêtons les émissions de CO2 et plantons de grandes forêts, nous pourrons éviter le déchaînement des éléments.

Laissez nous parler du climat! Nous devons assurer notre avenir!

J’ai découvert avec grande surprise un email d’Amnesty International concernant les droits de l’Homme en Suisse. Apparemment, parler du climat dans ce pays pourrait être qualifié de terrorisme.

Amnesty International répertorie les atteintes aux droits de l’Homme partout dans le monde, tente de défendre les prisonniers d’opinion, les victimes de torture et d’assassinat politique. Cette organisation est extrêmement fiable. Je signe parfois des lettres pour la défense de personnes enlevées, torturées, intimidées à des nombreuses reprises pour leurs opinions politiques ou pour avoir dénoncé des faits se produisant dans leur pays. De nombreux militants écologistes alertant sur la pollution sont menacés, certains assassinés. En Russie, des candidats politiques de l’opposition ont été assassinés, ainsi que les journalistes qui ont rapporté ces meurtres. En Chine, toute opposition politique est généralement étouffée par la prison (site d’Amnesty International).

J’ai donc eu un choc à découvrir un courrier d’Amnesty International qui alerte sur les droits de l’Homme des activistes du climat en Suisse. Aujourd’hui, moi, ici, je pourrais être menacée ? Parler du danger que représente le climat pour la vie humaine pourrait être qualifié de terrorisme en Suisse? Le droit d’expression disparaîtrait-il dans ce pays? Je crois au contraire qu’il  est trèst utile de parler du climat, que l’activisme a une place réelle dans la société.

Le changement climatique est extrêmement grave, il constitue le plus grand danger pour l’Humanité selon l’ONU. De milliers d’événements liés au changement climatique se produisent chaque année. Qui en rend compte? Je tente de les suivre à titre bénévole. L’ Organisation Météorologique Mondiale dispose probablement d’un scientifique, d’une formation et d’une capacité de travail similaire à la mienne,  pour la tenir à jour des catastrophes de l’année liées au climat, alors que des milliers d’événements arrivent chaque année.

Les journaux rapportent des faits liés au climat s’ils en ont connaissance. Cependant, ils dépendent fortement de leurs propriétaires, des contrats de publicité et des envies des lecteurs. Nous devrions récompenser une information de qualité, et nous abonner aux journaux informatifs.

Les chercheurs universitaires sont extrêmement spécialisés, et aussi très occupés. Leur travail inclut l’enseignement, les examens, la supervision des recherches menées par des doctorants, d’autres tâches bureaucratiques. Face au danger du climat, ils ont tenté d’alerter les autorités pendant des décennies. Ils se sont rendus compte que personne ne les écoutait, soit parce que leur discours était trop compliqué, trop orienté sur les détails, soit parce qu’il faut des professionnels de la communication pour faire passer un message et pour faire changer les habitudes. J’accuserai aussi une certaine incrédulité, avec laquelle je me réveillais certains matins, ne me croyant pas moi-même. Elle est désormais révolue car le climat dans lequel je vis aujourd’hui diffère vraiment de celui de ma jeunesse. Aujourd’hui, les gouvernements disposent de synthèses du travail détaillé de milliers de scientifiques.

 

Nous n’avons pas tout prévu. Les maladies actuelles des forêts n’ont pas été suffisamment anticipées, peut-être parce que les prévisions ont été basées sur un réchauffement plus modéré, sans vagues de chaleur au printemps.  Les conséquences du climat se produisent plus vite que prévu, certains événements seuil se déclenchent plus vite. Nous sommes à l’aube d’événements très graves.  Il faudrait une sérieuse surveillance du changement de la météo partout dans le monde, et des changements observés dans la Nature, l’agriculture, et la santé humaine.

Il a assez peu de chercheurs en climatologie, météorologie ou mitigation du changement climatique en Suisse.  A plusieurs reprises, des institutions officielles que je tentais d’interroger m’ont répondu qu’ils ne travaillent pas sur les sujets qui me paraissaient essentiels. Certains champs de connaissance restent ignorés car il n’y a personne à l’Université capable d’attirer l’attention sur l’importance de cette discipline.  Les professeurs sont d’ailleurs très spécialisés et ne sont ni formés ni engagés pour communiquer l’urgence du changement climatique. Pour cela, il faudrait peut-être un organe officiel de surveillance du climat d’au moins dix scientifiques qui surveilleraient le climat actuel et les risques annoncés. la moitié surveillerait la météo du présent, l’autre moitié se documenterait sur les diverses prévisions des climatologues.  Ils pourraient ainsi recouper les événements et les modèles.

Personnellement, ayant une formation de chercheuse en sciences et une expérience de recherche universitaire, je vois la nécessité d’au moins dix groupes de recherche différents qui étudieraient des aspects négligés du climat et des solutions naturelles aux réchauffement, d’enrichissement du sol en carbone (en plus de l’organe de surveillance).

Dans de nombreux pays, les recherches dont les conclusions déplaisent au gouvernement ne sont simplement pas financées, elles ne sont donc pas commencées.  A tout poste, il vaut mieux dire ce qui est approuvé par le supérieur, et cela occupe l’essentiel du temps de travail.

Une des conséquences est que les armées sont peu informées sur les risques climatiques,  l’armée chinoise par exemple semble les ignorer. Aux Etats-Unis, où, les responsables des agences spécialisées sont actuellement remplacés par des ‘climate deniers’, des professionnels de la désinformation climatique, l’ignorance pourrait se répandre rapidement (Desmog), et mener à des projets irréalisables.

D’immenses sommes ont été investies dans le déni climatique par les entreprises pétrolières. La compréhension du climat par le public est biaisée par cette propagande. Les personnes conscientes des risques doivent parler du climat pour permettre au public de réaliser à quel point notre avenir est menacé.  De nombreux scientifiques honnêtes et conscients s’engagent d’ailleurs pour le climat et pour faire comprendre l’urgence et la gravité du problème.

Les organisations écologiques fonctionnent parfois à l’échelle internationale, elles incluent des analystes et des professionnels de la communication qui leur permettent de comprendre l’importance et les implications du problème et de le transmettre au public.  Elles sont parfois mieux informées de l’ensemble du problème que le professeur qui étudie en détail le permafrost de haute montagne ou celui qui suit le lynx du Jura. Le travail très spécialisé des chercheurs gagne à être replacé dans le contexte général.

Dans une ambiance d’honnêteté et d’ouverture, notre société peut identifier les problèmes et mettre en place les solutions.  Les conséquences du changement climatique de produisent plus vite que prévu (Michael Mann).  Les alarmistes pourraient bien avoir raison sur le climat et leur contribution à la sécurité des populations pourrait se révéler essentielle.

 Image de couverture par Pawel Grzegorz de Pixabay

En août, un vent violent a causé d’énormes dégâts en Iowa, Etats-Unis

L’Iowa devasté

L’état de Iowa aux Etats-Unis a été balayé par un vent très fort les 10 et 11 août 2020. Sa vitesse dépassait les 100 km/h, parfois les 200 km/h

Plus d’un million de foyers a subi des coupures d’électricité. La tempête a cassé et déraciné des arbres, les projetant sur la route et sur des bâtiments, et arraché des pylônes et des toits de bâtiments.  Le vent a fait voler des camions, les routes étaient encombrées de débris divers et impraticables pour les secours.

Enseigne de fast-food tordue par le vent

Des milliers de personnes se sont retrouvés sans abri, à cause de la destruction de leurs maisons, et campaient au mieux de décombres, sans qu’aucune aide ne puisse leur parvenir par les routes bloquées par les débris. L’Iowa a vécu quelques jours dans le monde d’après l’effondrement: pas d’électricité, pas de transports, pas d’approvisionnement et pas de secours de l’Etat.

Les récoltes ont subi d’importants dommages, 66% des cultures ont été perdues. La tempête a généré 17 petites tornades. Il ne s’agissait pas d’un ouragan, mais d’un souffle très fort, qui a traversé l’Etat en ligne droite, appelé ‘Derecho’.

Centre Commercial

Centre commercial

 

Le réchauffement favorise ces phénomènes

Cette très large ligne d’orages balaye une région étendue. Dans ce cas,  l’air arctique frais a rencontré de l’air subtropical venu du golfe du Mexique (exceptionnellement chaud cet année lien) ce qui a entraîné la formation de nuages épais et de très forts orages. Ces phénomènes deviennent plus fréquents, apparaissent par exemple à la suite d’une vague de chaleur. Les fronts chauds et humides responsables de cet événement surviennent  de plus en plus souvent (Michael Mann).

Arbres cassés et déracinés

Le réchauffement apporte des vents destructeurs

L’augmentation des températures forme les masses d’air extrêmement chaud et humide qui ont provoqué ce phénomène atmosphérique.  A mesure que les températures montent,  des courants brûlants, plus chargés de vapeur d’eau pourraient provoquer la formation de nuages plus épais et de tempêtes plus importantes. Cela arrivera-t-il souvent? Le vent va-t-il arracher nos arbres, nos bâtiments, et jusqu’au souvenir de notre existence de la surface de la Terre?

Nous avons absolument besoin d’arbres pour lutter contre la chaleur et pour éviter l’aggravation du changement mais à certains endroits, il vaudrait peut-être mieux les tailler pour éviter qu’ils ne tombent sur les bâtiments.

Il faudrait  établir un modèle basé sur les événements graves comme celui-ci, explorer l’hypothèse que ces vents se multiplieront avec le réchauffement, et prévoir les dégâts qu’ils pourraient occasionner.  Un tel modèle pourrait être rapidement vérifié si des tempêtes semblables se produisent par la suite. Nous devons mieux connaître les risques auxquels le changement climatique nous expose. Combien d’arbres pourrait-il casser, combien de toits ou de pylônes seraient arrachés, combien de bâtiments seraient détruits?  Alors seulement, nous commencerons à réaliser ce que nous avons provoqué.

Images Jessika Steen, Facebook

Autres images et détails dans Wikipédia

Les semaines passées ont apporté des records de chaleur et des feux dans l’Ouest des Etats-Unis, des pluies torrentielles en Afrique, des vagues de chaleur étranges en Arctiques. ‘ Certains événements étaient quasiment impossibles sans réchauffement causé par l’Homme’ Sonia Seneviratne ETHZ. Le changement climatique a causé de nombreuses vagues de chaleur, des ouragans et des cyclones, et des pluies torrentielles cette année (article Reuters).

Plus d’une centaine de tornades aux Etats-Unis le dimanche de Pâques 2020

Immense défi pour les écologistes français

Des grandes villes écologistes

En France les écologistes ont emporté les élections dans plusieurs grandes villes. Ils arrivent au pouvoir au moment même où nous apprenons que le PIB mondial diminue de 5 % cette année. Toute la Terre fait face à une crise sans précédent. Plusieurs  économistes annonçaient déjà cette crise l’année passée, ou déclaraient que l’économie était maintenue artificiellement en vie depuis 2008. Les catastrophes climatiques ont commencé, il est minuit moins trois pour sauver l’Humanite de la spirale accélérante du changement climatique. Nous avons perdu plus de la moitié d’oiseaux et d’insectes d’Europe, les forêts vierges sont malades partout dans le monde.

L’élection des écologistes réduira probablement le nombre de futurs cancers qui menacent actuellement un Européen sur deux, et qui augmentent. Ils proposent en général de surveiller efficacement la pollution et les additifs toxiques dans l’alimentation. Ils pourraient même promouvoir des comportements sains.

Améliorer l’accès aux aliments locaux

Le confinement pourrait recommencer. Les maires écologistes pourraient s’équiper de camions, acheter la nourriture locale et la ramener en ville, ou créer des bus d’auto-récolte, pour que les aliments produits en France ne soient pas gaspillés, et pour que les Français aient à manger, comme  le conseillait René Pelisson récemment. C’est essentiel.

Emplois utiles ou revenu minimum garanti

Face a la crise mondiale sans précédent il faut créer un grand nombre d’emplois écologiques, sociaux, des emplois dans  le bien-être, des cours de musique, des cours de sport offerts par les villes à leurs habitants qui amélioreraient leur bien-être et leur santé. Il faudrait aussi s’occuper plus du bien-être des enfants, les traiter avec gentillesse, leur permettre une enfance sans stress, remplie de jeux et d’amour. Un revenu minimum garanti serait aussi une bonne solution pour éviter la panique, le désespoir, et les emplois absurdes.

Réutilisation plus écologique des biens

Une diminution du PIB de 5% signifie-t-elle que 5% d’objets en moins sont produits ou vendus cette année? En réalité, il y en a déjà  trop. Du reste, la valeur réelle de nombreuses maisons sur Terre a augmenté, car elles ne seront pas détruites par les ouragans climatiques, où le seront plus tard. Cela dit,  les maires écologistes  pourraient améliorer la recyclage, la réutilisation et la réparation de nombreux objets déjà présents dans la ville. Il faudrait interdire la publicité et favoriser la location (blog précédent selon l’UNPE) .

Production massive d’aliments végétariens

Nous devons limiter la production industrielle de viande. Il faudrait lancer la construction de grandes usines d’aliments végétariens de galettes de lentilles, de nuggets de soja, de saucisses de pois, qui les produiraient très bon marché. En général, il faudrait arrêter les constructions, sauf celles en bois (UNPE, prof. Schellnhuber), résistantes aux ouragans et aux inondations, et utiles à la population.

Je suis sûre qu’ils ont des idées magnifiques.
Les villes françaises deviendront-elles bientôt des jardins d’Eden, remplies d’arbres fruitiers et de fleurs?

Les forêts suisses meurent-elles cette année? Si elles vivent encore, sauvons-les maintenant!

Les arbres de nos forêts meurent

Au printemps passé, des pins ont bruni par-ci par-là dans le Chablais. En été, ces arbres ont pris une teinte rousse et leur mort est devenue apparente.

Ils ont apparemment succombé aux bostryches, mais ceux -ci attaquent en priorité les individus tombés ou affaiblis, par exemple par la sécheresse.

Cette année les pins sur les collines environnantes semblent trop bruns contre le vert frais des jeunes feuilles autour d’eux. Là, ce n’est pas un pin sur dix, mais une grande partie, la moitié de la forêt peut-être. J’ai peur qu’ils ne meurent, que la moitié de la forêt ne dépérisse cette année.

Cubly-Belvédère, Vaud, le 10 mai 2020

Et les arbres meurent partout autour de nous. En France, dans l’Est de la France, un dépérissement important des sapins pectinés a été observé l’année passée. Affaiblis par les changements climatiques, les végétaux succombent aux insectes. Dès qu’ils rougissent, ils sont condamnés. Les sapins blancs du Jura ont aussi été touchés, ainsi que des forêts de hêtres. Les arbres meurent du réchauffement climatique en Afrique, en Amérique du Sud, les séquoias en Californie, les genévriers au Moyen-Orient, les chênes en Espagne et en Grèce. De nombreuses forêts pourraient disparaître ces prochaines années (lien).

Les arbres sont essentiels à notre biosphère

Les bois modèrent le climat, attirent la pluie, purifient l’air, abritent les animaux. La mort des arbres est un signe de plus de la mort de la Nature, de la fin de notre monde. Elle survient après la disparition de la majorité d’insectes, d’oiseaux, de hérissons de notre environnement. Tout meurt autour de nous, remarquons-le.  L’ampleur des changements dépasse les prévisions. Serons-nous épargnés?

Actuellement, certains essayent de mettre un prix sur les services que la Nature rend à l’Humain. Mais quel est le prix réel de l’air, de l’eau, du climat modéré dont nous avons absolument besoin pour vivre? Combien serons-nous prêts à payer pour respirer ou pour ne pas être exposés à 60°C? Réaliserons-nous assez tôt que ces éléments absolument nécessaires à notre survie sont menacés? Nous avons besoin de la Nature de maintes autres façons, nous ne comprenons que partiellement la façon dont les différents éléments de la biosphère interagissent entre eux. Bien de fois par le passé, la disparition d’un animal ou d’un insecte a permis de constater une perturbation de l’environnement dangereuse pour l’Homme aussi.

La mort des arbres ajoutera à l’effet de serre. Ces végétaux maintiennent en place le sol de la forêt, grâce à l’arbre, tout l’écosystème forestier existe et prolifère, animaux, insectes, mycorhizes millénaires. Le sol n’est pas du sable, mais un enchevêtrement de racines, de feuilles mortes et d’insectes et de micro-organismes vivants.

SI les forêts de montagne disparaissent, bien de rochers ne tiendront plus, des coulées de boue encore plus importantes se produiront, s’ajoutant aux effets des les précipitations de plus en plus intenses.

Les modèles climatiques prévoient que le réchauffement causera la disparition totale de l’épicéa , du hêtre, et des problèmes climatiques pour le sapin et pour le chêne dans les collines et les montagnes où ces arbres subsistent encore (lien).  Actuellement, la Nature change plus vite que prévu.

Arbres menacés dans les zones montagneuses où les forêts subsistent encore. Pour l’épicéa le risque est encore plus important.

Il est probablement inutile de planter des hêtres et des chênes, mais que faut-il prévoir? Des bambous? Des eucalyptus? Des palmiers? S’ils survivent aux températures de 50°C, y arriverons-nous? Le pays sera-t-il alors balayé de tornades et d’ouragans?

Il faut un plan d’urgence pour les arbres

J’aimerais que les forêts actuelles soient sauvées, qu’elles survivent le plus longtemps possible, dix ou vingt ans, jusqu’à ce que nous ayons repris nos esprits et remis le climat sur la bonne voie. Il faudrait aussi planter le plus des arbres possible, au-dessus des trottoirs, au-dessus ou à la place des parkings, partout où un mètre carré est disponible. Nous serons bientôt heureux d’avoir de l’ombre.

Les pins sont apparemment attaqués par des insectes, des bostryches, quand ils sont affaiblis par la sécheresse. D’autres arbres succombent directement au manque d’eau.

Il faut former un organisme chargé du sauvetage des forêts, déclarer le pays en état de catastrophe naturelle, et déployer des moyens suffisants pour sauver les forêts. Des chômeurs, il y en a,  et je veux bien aller creuser bénévolement pour sauver les forêts.

Combien de forêts pourraient être sauvées avec un réseau de réservoirs et de bisses qui éviteront la sécheresse au printemps? A bien d’endroits, la fonte des neiges fournirait suffisamment d’eau.  Un arrosage artificiel modéré pourrait être considéré aussi. Pouvons-nous préparer des canaux d’arrosage pour le printemps prochain pour des forêts qui montrent des signes de sécheresse cette année mais où les arbres survivent encore?

La forêt est un écosystème ancien et très diversifié, elle abrite des milliers d’insectes et elle fonctionne ainsi, dans l’équilibre de nombreux êtres vivants. Un arrosage d’insecticide décimerait la vie de la forêt.

  Naïvement, pourrions -nous tenter un élevage à grande échelle de pics qui seraient libérés dans la forêt? Le WSL a la liste des ennemis des scolytes (lien). Pouvons-nous organiser des lâchers d’insectes protecteurs?

Nous devons nous mobiliser pour sauver les bois, créer un organisme d’action et investir des moyens suffisants. Ce sera vite rentabilisé par l’évitement de glissements de terrain, sans parler d’un climat supportable.  Signalez aussi tous les arbres jaunis qui apparaîtront de plus en plus clairement ce mois-ci.

Le mois d’avril a été exceptionnellement sec, l’hiver très doux: https://www.meteosuisse.admin.ch/home/actualite/infos.subpage.html/fr/data/news/2020/5/bulletin-climatologique-un-mois-davril-extremement-chaud-ensoleille-et-sec.html

La mort des grands arbres condamne les forêts tempérées