Climat, la croissance ou la vie?

La croissance, encore?

La Chine été récemment félicitée de ses efforts pour réduire ses émissions de carbone.

Actuellement, ce pays est confronté à un ralentissement de la croissance et il chercherait à la maintenir en lançant des nouveaux investissements et des nouvelles constructions. Cela provoquera malheureusement des émissions accrues de CO2.  Les incitations à la croissance se traduiront par un effet de serre plus dangereux.

C’est un très mauvais calcul. La construction de nouveaux entrepôts, des transports additionnels nous rapprochera dangereusement de catastrophes qui détruiront ces mêmes usines, entrepôts et routes. Lles nouvelles usines, aéroports, ports et routes accéléreront l’effet de serre et précipiteront leur propre destruction par les ouragans, les tornades ou les inondations.

Cela ne fonctionnera même pas à court terme. La politique de la croissance vise à nous faire acheter toujours plus,  et les pays développés sont  déjà inondés d’objets bon marché pour lesquels nous n’avons ni le temps ni l’envie.  Les pays en développement, eux, sont déjà touchés par des catastrophes climatiques qui s’aggraveront vite.

De nombreux experts, dont Pablo Servigne, estiment que nous nous trouvons dans une voie sans issue qui mène à l’effondrement.  Les signes de ralentissement économique sont soigneusement masqués. Depuis des années, l’Europe imprime de l’argent et l’injecte dans l’économie pour créer une illusion d’opulence, des emplois et nous pousser à acheter plus. Cet automne, les Etats -Unis ont aussi injecté de l’argent dans le système économique pour pallier au ralentissement de la production dans leur pays et aux demandes pressantes de leurs banques.

A se demander pourquoi les Chinois ne s’impriment pas de l’argent eux-mêmes, sans empoisonner leur air et leur sol, au lieu de vendre leurs produits aux américains pour les sommes que ceux viennent d’injecter dans le marché.

La Chine a déjà réalisé récemment des constructions pharaoniques telles qu’une aéroport inutile qui n’accueille que cinq vols par jour, et a déjà trop présumé de la croissance. De nombreux pays sont assez développés, ont assez construit, et pourraient bien s’en satisfaire.

 

Une économie écologique, des objets durables

Finalement de nombreux économistes sont conscients que nous devons résoudre le problème du climat pour survivre.  Plus de 630 investisseurs, dont Michael Bloomberg, qui gèrent ensemble 37 trillions ont appelé à des solutions hier à la COP25,

Le mieux serait de réduire la production d’objets plastiques à bas prix et à courte durée de vie.   Cela vaudrait mieux que de réduire la consommation d’énergie d’usines d’objets jetables, qui génèrent des nombreux transports et la constructions d’entrepôts et finissent vite à la poubelle, ou que d’en construire plus.

Je me demande ce qu’il adviendrait des émissions des Etats-Unis si l’Asie de produisait que des objets durables, écologiques, et  à longue durée de vie. Les émissions de carbone des pays producteurs, mais aussi des pays consommateurs seraient réduites. Les transports et la construction d’entrepôts, ainsi que les déchets du pays diminueraient beaucoup.

Maintenant que l’addiction au shopping est créée, les consommateurs achèteraient peut-être même toujours des T-shirts à cent dollars au lieu d’un dollar pièce.

A l’épreuve des ouragans

Nous vivrons bientôt des événements impressionnants, pour certains totalement inconnus de l’Homme. De nombreuses usines, routes ou entrepôts seront détruits par les tornades, les inondations, les glissements de terrain, la grêle, la foudre ou les ouragans.

Les nouvelles constructions ne dureront peut-être pas très longtemps. Avant tout investissement, il faudrait vérifier la viabilité climatique du projet, et ne construire plus que des  bâtiments à l’épreuve des ouragans.

Identifier les régions sûres

C’est certainement le moment aussi d’établir quelles zones sont en danger de catastrophe climatique. On pourrait réaliser par exemple une carte des zones exposées en rouge et en jaune.  Les zones le plus en danger apparaîtraient en rouge, les zones moyennes exposées en jaune. Il est trop risqué et trop coûteux de lancer des nouveaux projets dans les régions rouges, et les évacuations doivent déjà être prévues.   L’expérience de ces dernières années suggère que les destructions pourraient rapidement s’étendre aux régions moyennement exposées.

La Chine doit, d’urgence, protéger sa population des catastrophes climatiques et de la pollution.

Il serait prudent de destiner les usines les moins exposées au destructions climatiques  à la production de bien utiles de qualité, de façon écologique et les autres seraient peut-être graduellement abandonnées. Cela éviterait des pénuries graves à l’avenir.

Une production écologique, et des emplois utiles

L’Europe vient de déclarer l’état d’urgence climatique. Elle pourrait donner une impulsion en exigeant la durabilité des produits, en limitant le coût CO2 d’un produit par année d’utilisation. La location -vente où le consommateur payerait un aspirateur 10 ou 20 frs (euros) par année devrait être généralisée. Elle pourrait rapidement attirer les consommateurs à budget serré, et le vendeur mis face à l’obligation de remplacer un produit défectueux s’orienterait rapidement vers la qualité.  Le consommateur ne peut pas forcément se documenter sur la qualité de tous les produits avant de les acheter.  En Suisse, un objet défectueux est généralement immédiatement ramené au vendeur et remboursé. Des journaux et émissions d’information de consommateurs permettent parfois un choix éclairé. Le vendeur choisit la qualité pour éviter des problèmes incessants.

L’Europe ne devrait pas injecter de l’argent dans la publicité d’entreprises qui auront des conséquences nocives pour la population, mais créer des emplois utiles, dans la santé, l’éducation, l’agriculture écologique, la récupération, le recyclage. L’aide aux banques pourrait-elle être assortie d’une condition  de non-nocivité pour la population, par émissions de CO2 ou la pollution occasionné, des crédits offerts par ces banques? Nous devrions tout simplement interdire les activités et produits dangereux pour la vie sur Terre.

J’espère que les investisseurs, informés et de plus en plus conscients de la gravité de la situation climatique,  privilégieront aussi les objets et les modes de production durables et écologiques.

La Banque Mondiale qui publie des rapports éclairés sur le danger du climat devrait aussi abandonner le dogme de la croissance, impossible sur une Planète finie, et proposer une autre économie durable et assurant la survie de l’Humanité.

 

Les incendies des forêts tropicales sont criminels. Nous pouvons encore les sauver.

Une lettre ouverte de plusieurs chercheurs publiée dans le journal Science cette semaine attire l’attention sur la disparition rapide de la  forêt de Chiquitano en Bolivie. Celle-ci s’étend vers l’Est de Santa Cruz, jouit d’un climat assez sec, et abrite une flore et un faune variées.

Elle est consumée par des incendies qui embrasent essentiellement sa lisière, mitée par la déforestation. De nombreuses preuves indiquent que ces incendies sont causés par l’Homme.  Le gouvernement bolivien actuel de Morales désire étendre la surface consacrée à l’agriculture, et la production des biofuels et légalise la déforestation. A ce rythme, la Bolivie pourrait perdre ses forêts vers la moitié du siècle, ce qui compromettrait le climat, le cycle hydrique, et l’agriculture du pays. Des chercheurs de plusieurs universités appellent à protéger la forêt et les écosystèmes et à privilégier l’agriculture durable.

Ailleurs aussi, les feux de forêts sont le fait de l’Homme. En Indonésie, d’immenses incendies sont provoqués par la déforestation pour la création de plantations d’huile de palme, en Amazonie ils coïncident avec la prise du pouvoir par Jaïr Bolsonaro, qui veut clairement privilégier le développement économique au dépens de la forêt. Les brasiers se multiplient, le fonctionnaire chargé de la protection des Indiens a été assassiné, l’Amazonie et ses habitants semblent très menacés.

La jeune Vanessa Nakate qui manifeste pour la sauvegarde de la forêt du Congo en Afrique, une des plus grandes du monde, communique que celle-ci est aussi la proie d’incendies d’origine humaine. En RDC, la déforestation a doublé au cours des cinq dernières années (Climate Focus, rapporté par le Guardian). Ce pays est déjà frappé par le réchauffement climatique et subit justement de graves et mortelles inondations.

 Si les feux de forêt sont allumés par l’Homme, ils ne sont pas une fatalité. Nous pouvons cesser demain.  Ils pourraient être arrêtés par une politique efficace, par des lois adéquates ou des encouragements financiers. Les forêts pourraient même être étendues par la reforestation des zones défrichées récemment et succombant ainsi rapidement à l’aridité.

Les forêts captent le gaz carbonique, adoucissent le climat local, abritent une incomparable biodiversité, attirent les pluies, et protègent les sols. Sans elles, le sol s’appauvrit rapidement, le dégagement de CO2 et le réchauffement pourraient s’accroître. Aujourd’hui, nous en avons besoin pour sauver l’Humanité. Nous pouvons le faire.

Quelques conséquences du climat en 2018 du rapport Lancet Countdown 2019

Le journal Lancet a publié son rapport annuel sur la santé et le climat, intitulé le ‘Lancet Countdown’. Il inclut des statistiques mondiales sur les événements de 2018, dont je vais citer quelques points:

Vagues de chaleur

Les vagues de chaleur ont touché un nombre record de personnes,  220 millions de jours de canicule par personne ont été enregistré sur la Planète (Une personne qui subit une vague de chaleur d’une semaine est donc comptée sept fois). Le Japon, l’Inde et le Nord de l’Europe ont été fortement touchés. 

Le nombre d’unités d’air conditionné dans le monde a plus que doublé.  L’air conditionné  diminue la mortalité de 23%, mais augmente le réchauffement climatique et la chaleur urbaine, qui frappe d’abord les travailleurs physiques à l’extérieur. L’usage intensif lors des canicules comporte un risque de coupures d’électricité le jour où il fera 50°C dehors. Je me demande si des abris sous-terrains seraient une solution. 

Le Lancet déclare que les populations plus âgées que 65 deviennent vulnérables dans toutes les parties du monde.  Jusqu’à présent, l’augmentation de ce risque s’est surtout produite en Asie et en Afrique, mais l’Europe demeure la plus exposée aux changements futurs. Les maladies cardiovasculaires et le diabète augmentent le risque pour les européens.

Sécheresse

Les sécheresses ont significativement augmenté dans toutes les régions du monde (les 6  régions OMS) .  Une augmentation réelle a donc eu lieu. Le Brésil a subi  une année (12 mois) de sécheresse. 

Feux

La population de la plupart des pays du monde (152 pays sur 196) est plus exposée aux incendies. C’est surtout le cas en Inde, en Chine, au Congo, en Irak et au Mexique.  

Agriculture

Le rendement potentiel du soja, du maïs et du blé d’hiver a baissé au niveau mondial en 2018., ce qui aura des conséquences sur la faim dans le monde.

Pluies intenses

Les pluies intenses augmentent le plus en Amérique du Sud et l’Asie du Sud -Ouest. 

Mon commentaire

L’article mentionne ensuite de nombreux risques auxquels les enfants pourraient être  exposés à 4°C de réchauffement, des risques d’allergie et de malnutrition. Je suis surprise de ces prévisions. Il faut savoir que cela signifie 8°C en moyenne de plus en Europe et sur des nombreux continents, avec des vagues de chaleur qui monteraient plus haut, jusqu’à 50°C. La production alimentaire diminue déjà, et serait très perturbée par ces températures. A mon avis, nous risquons tout simplement la mort de faim. Les catastrophes climatiques pourraient aussi être extrêmement graves et nombreuses. De nombreux spécialistes estiment que 4° de réchauffement auraient des conséquences dévastatrices sur la Planète.  Voir mes blogs précédents:

 4°C pourraient causer la mort de 6 milliards de personnes 

Le non-respect de la COP21 serait plus grave qu’un génocide

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(19)32596-6/fulltext

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(19)32596-6/fulltext

L’importance de six milliards de vies humaines

Un réchauffement de 4°C aurait des conséquences dévastatrices

Dans mon blog précédent j’ai discuté l’effet d’un réchauffement de 4°C. Il serait apocalyptique, et certains scientifiques ont calculé qu’il pourrait tuer environ six milliards d’humains, et que seule une petite minorité pourrait y survivre.

Les commentaires m’ont alors accusé de considérations purement émotionnelles. Je ne comprends pas très bien, je crois que je suis restée technique et factuelle.  Estiment-ils que mentionner la mort de six milliards d’humains appartient au domaine de l’émotionnel? Au nom de quelles considérations supérieures? Le cours de l’action des compagnies pétrolières?

Ou considèrent-ils ce chiffre comme exagéré? Je dois insister qu’un réchauffement de 4°C serait d’une gravité extrême, des vagues de chaleur avoisinant les 50°C en Bourgogne et en Suisse, les conséquences seraient très graves partout sur la Planète et que déjà maintenant, le climat cause des nombreuses catastrophes.

Il y a plus d’inondations, plus de vagues de chaleur et de sécheresses, d’ouragans forts,  les coraux meurent déjà, et de nouveaux dangers causés par la foudre, la grêle, les tornades semblent émerger maintenant.  A +2°C plusieurs pays vont subir de graves désastres, et de nombreux écosystèmes s’effondreront.

Pourquoi n’avons nous pas agi plus tôt?

Il y a quelques dizaines d’années, nos autorités ont décidé de ne pas éviter totalement le réchauffement et de privilégier la croissance économique. Maintenant, nous en subirons les conséquences.

Ont -ils pensé que cela n’arrivera qu’aux autres, très loin ou très tard?

Ont -ils alors délibérément décidé la mort de populations entières des pays tropicaux? A +2°C, certains pays courent de très grands risques,  il fera en moyenne 4°C de plus sur la plupart des continents (selon le rapport du GIEC 1,5°C), mais les vagues de chaleur culmineront plus haut.

L’extrême-droite nie-t-elle sciemment le problème du climat en espérant éliminer les populations des pays chauds de la surface de la Terre?

Certains estiment qu’il vaut mieux laisser la Nature se débarrasser du cancer humain et se reconstituer elle-même.  Là, je ne suis pas d’accord, pour moi l’important est de sauver les vies humaines.  D’autre part la bêtise portée à l’extrême pourrait mener à d’immenses bunkers climatisés et des avions privés par lesquels une minorité continuerait à polluer une Planète brûlante et déjà déserte.

Permettre un réchauffement de plus de 2°C, ou plus probablement de plus de 1,5°C,  équivaut à permettre un génocide.  Il deviendrait difficile de tenir le compte des morts dans le chaos généralisé, des pays entiers seraient rayés de la carte.

Nous avons tout intérêt à contenir le réchauffement

La décision de privilégier la croissance se révèle aujourd’hui néfaste, et lourde de conséquences. Le réchauffement climatique touche tous les pays. La Suisse, qui semblait tout d’abord peu exposée, sera frappée par de fortes vagues de chaleur, des glissements de terrain, des foudres et des grêles inconnues jusqu’à peu. Les conséquences s’aggraveront, ce que décris est encore en dessous de la réalité. Des petits ouragans se sont récemment aventurés au-dessus de l’Espagne, de la Grèce, et ou de l’Angleterre, mais si, à des températures supérieures, ils atteignent la taille de l’immense typhon Hagibis qui a frappé le Japon, ils couvriront toute l’Europe.

Un réchauffement de 4°C causerait d’immenses tempêtes. Chaque ville subirait des destructions et compterait des morts et des blessés.  La survie à cette hécatombe tiendrait de la chance, la civilisation succomberait vite, et nos enfants ou nos petits-enfants se battraient pour l’existence entre l’effondrement économique et le déchaînement de la Nature, se cacheraient des vagues de chaleur dans les décombres, défendraient leur potager cultivé sur les décombres de l’école actuelle, fuiraient les inondations.

C’est une mauvaise décision pour l’économie mondiale car le degré et demi ou deux degrés acceptés pour entretenir la croissance économique signifient déjà que les petites mains de cette croissance, les travailleurs du Bangladesh ou d’Inde mourront ou devront se réfugier ailleurs et ne pourront plus être les rouages de cette machine mondiale.

Les transports seront perturbés, les entrepôts inondés ou emportés par les flots et les vents et l’économie en ressentira de nombreux effets. Nous n’aurons pas les moyens de reconstruire notre civilisation de plus en plus souvent. Il coûtera toujours moins cher d’éviter l’aggravation (Lord Stern).

Nous n’avons pas le droit de détruire les conditions de vie de peuples entiers, leur Histoire, leurs cultures. Dans des nombreux pays, la température atteindra ou dépassera cinquante degrés, le sol s’effritera, l’agriculture et le travail physique seront souvent impossibles. Dans plusieurs pays d’Asie, il sera dangereux de sortir une grande partie de l’année. Le climat de plusieurs pays ne permettrait plus de cultiver des aliments. Nous en sommes responsables. Les émissions de carbone mettent en danger de nombreux pays, et les citoyens des pays émetteurs mêmes.

Nos autorités doivent absolument éviter la dégradation des conditions de vie des Humains, de tous les Humains, sur Terre. Le réchauffement climatique a déjà causé les famines du Sahel des années 1980 et ainsi que des nombreuses autres, et les pays émetteurs ou les entreprises responsables doivent en prendre la responsabilité. Au final, cela nous sauvera aussi, car le Futur climatique sera dangereux pour tout le monde.

Les bases du débat climatique: Le climat pourrait causer la mort de 6 milliards de personnes

Un jeune homme a récemment exprimé dans les colonnes du Temps l‘opinion que dans le domaine du climat, l’émotionnel a pris le pas sur le rationnel. Il appelle à l’esprit critique et au débat rationnel, mais simultanément, il ignore lui-même les informations scientifiques qui devraient former les bases du débat.

Le fondateur d’Extinction Rebellion a récemment déclaré que si nous ne prenons pas de mesures strictes, le climat pourrait causer la mort de six milliards d’humains. Cette déclaration repose justement sur des bases scientifiques.

Nous savons depuis longtemps que les bombes nucléaires pourraient effacer l’Humanité de la Planète. Le changement climatique comporte les mêmes risques, nous devons le désamorcer.
Un degré de réchauffement nous a déjà apporté plus de vagues de chaleur, plus d’inondations, plus d’ouragans forts et de feux de forêt. En 2019, la production agricole intensive du Midwest américain a été fortement perturbée par les inondations, celle de l’Iran anéantie quand 90% (la quasi-totalité) de la surface du pays ont été inondés. Le delta du Mékong, le plus grand producteur de riz de la Planète a subi des sécheresses et des chaleurs record, inédites au printemps, et sa production de riz en a souffert. L’Australie est frappée par des chaleurs record chaque année depuis quatre ans et sa production alimentaire a aussi diminué. Le Nord de l’Europe a également subi des sécheresses. Cette année déjà, les catastrophes climatiques diminuent les ressources alimentaires de la Planète. L’Index Mondial de faim relève déjà des niveaux alarmants de famine causés par le réchauffement climatique dans plusieurs pays africains (selon the Guardian).


Les vagues de chaleur et les sécheresses provoquent également des catastrophes écologiques: des feux de forêts, récemment des hécatombes de kangourous en Australie, d’hippopotames au Botswana, la mort de la Grande Barrière de corail australienne.

Cela va empirer, des vagues de chaleur plus fortes causeront des sécheresses importantes, les inondations s’aggraveront beaucoup, elles deviendront plusieurs fois plus grandes, des ouragans plus forts, des tornades et des grêles immenses frapperont les terres.

Selon le rapport du GIEC 2018, la production alimentaire de la Planète courra des risques sérieux à environ 2 degrés et demi de réchauffement.

Plusieurs scientifiques estiment que si nous laissons le réchauffement continuer jusqu’à 4°C, moins d’un milliard de personnes survivraient et donc six milliards disparaîtraient. D’autres parlent de 10% de survivants, d’autres d’un demi-milliard. The Tyee, un journal canadien, a trouvé des déclarations de nombreux scientifiques qui vont dans ce sens. Les profs Shellnhuber, Rockström, Anderson, Spratt, Dunlop ont fourni ces estimations. Le professeur d’écologie Guy McPherson prévoit des événements très dangereux avant même 2050. Imaginez qu’à +4°C, il fera en moyenne +8°C au milieu des continents, et les vagues de chaleur monteront plus haut, plus de dix degrés au dessus des maxima actuels. Une étude a spécifiquement établi que dans notre région, les vagues de chaleur pourraient atteindre 50°C et seraient directement mortelles, mais elles anéantiraient aussi  notre production agricole. Les vaches y succomberont vite.

Ces faits scientifiques doivent constituer les bases du débat sur le climat, et ils ont provoqué l’accord de la COP21 en 2015.

Le danger est immense. Les solutions existent, et nous devons maintenant ouvrir les yeux et les appliquer de façon responsable.

Nous pouvons sûrement survivre au méthane qui bouillonne dans la mer de Sibérie

Des bulles inquiétantes

Une expédition sur la mer de Sibérie a récemment découvert des bulles de méthane à la surface de l’eau.  Cette mer recouvre une immense plateforme, à une centaine de mètres de profondeur.  Celle-ci est constituée de terre gelée depuis des millénaires, qui a été submergée lorsque le niveau des mers est monté.  Dès qu’elle dégèle, elle émet du méthane. Ce gaz produit un effet de serre très important. Les scientifiques se sont demandés si le gaz est géologique, provenant des profondeurs de la terre, ou produit par la fermentation de restes végétaux gelés dans le sol. Certaines études ont montré qu’il est organique, ie provient des plantes ou d’animaux préhistoriques.  D’autres suggèrent que le permafrost pourrait contenir d’énormes quantités de méthane, et qu’il dégèle plus vite et plus profondément que prévu (travaux de Natalia Shakova). Une scientifique estime que ce gaz va diffuser à travers le fond marin si la température monte.  A d’autres endroits des poches de méthane d’origine géologique ont été trouvés .

Le permafrost contient d’énormes quantités de carbone.  Lorsque la mer de Sibérie était recouverte de glace, les faibles quantités de gaz se dissolvaient dans l’eau, restaient piégées sous la glace et se dégradaient lentement, spontanément ou consommées par des bactéries méthanotrophes.  Maintenant, la surface est souvent libre de glace, la température de l’eau augmente, des courants chauds de l’Atlantique atteignent l’océan Arctique. Des champs de bulles de méthane ont été observés dans le fond marin par l’expédition Swerus-C3). Cette année, le méthane jaillit du fond en geysers de bulles qui atteignent la surface et passent dans l’atmosphère.  L’académie Russe des Sciences a communiqué il y a quelques mois que ce gaz augmente déjà l’effet de serre. Le méthane s’échappe maintenant en grandes quantités, les zones effervescentes bouillonnantes atteignent un kilomètre de diamètre (Igor Semiletov, cité par the Independent). Paul Beckwith a relevé que l’eau était alors particulièrement chaude à cet endroit, le dégagement de gaz pourrait être directement provoqué par l’arrivée d’un courant chaud.

Comment contenir le méthane?

Le phénomène est à ses débuts. S’il s’aggrave, il pourrait rayer l’Humanité de la surface de la Planète.   Je crois que sans compter le permafrost, le réchauffement climatique menace nos villes et nos vies et qu’il faut le maîtriser au plus vite.   Le méthane semble encore plus dangereux.  Il est aussi très inflammable, cela dit s’il prenait feu il serait transformé en gaz carbonique et causerait vingt fois moins d’effet de serre.

 

Pour éviter les émissions de méthane, il faudrait réduire les températures de la Planète à un niveau où la mer Arctique reste gelée en été.  Il se dégraderait probablement lentement sous la glace.  Si les températures de l’eau des océans montent trop, le gaz pourrait s’échapper en gigantesques explosions dans le cercle Arctique, aux conséquences fatales pour toute la Terre.

Eliminer le méthane grâce à des bactéries

Les bactéries méthanotrophes pourraient le consommer.  Elles seraient produites en bioréacteur et ajoutées à l’eau de mer, ou directement cultivées dans les fonds marins, mais cela porterait atteinte à l’écosystème naturel de l’océan.  Pour éviter ceci,  l’eau pourrait passer dans un circuit capteur de méthane qui d’ailleurs pourrait aussi utiliser des méthodes chimiques.   Idéalement le gaz serait capté et utilisé comme carburant, ce qui réduirait déjà son effet de serre de vingt fois.

Le protéger d’un couvercle de glace

Si la glace ne se reforme pas naturellement, certains suggèrent de la produire artificiellement et de recouvrir la mer Arctique d’un couvercle de glace bien épais (voir vidéo What if We Could Refreeze the Arctic ci-dessous). Cela abaisserait immédiatement la température de la Terre et garderait le méthane sous couvercle, tant  que le fond des océans ne deviendrait pas trop chaud.  Nous avons probablement au moins dix ans avant les catastrophes du méthane, un temps suffisant pour que les ingénieurs trouvent des solutions.  Qu’ils les cherchent maintenant! Entre-temps, nous devons freiner au maximum les émissions de carbone et planter des arbres qui l’absorberont.

Modifié le 11 octobre 2019

Débranchons le système, ou mettons-le sur des bons rails

Injections de réanimation

Le 17 septembre, le gouvernement américain a injecté des sommes importantes dans le système financier. Les gouvernements européens le font depuis des années. Selon certains, c’est une tentative de masquer la crise qui perdure depuis 2008. Si je comprends bien, de nombreuses entreprises prennent des crédits, se lancent dans la production ou dans la vente du millionième gadget, et ne vendent pas assez de leurs produits.

Dans l’industrie américaine, la production et l’utilisation des capacités sont en baisse depuis fin 2018 (the Economist).  Une très grande partie d’objets acquis aux Etats-Unis sont fabriqués en Chine. Ce pays prête de grandes sommes aux Etats-Unis pour que les Américains leur achètent leurs produits et creusent leur dette. Ce système étonnant existe depuis des années, et ils sont maintenant très endettés.

Surproduction d’objets inutiles

La production et le transport de ces objets provoquent des émissions de CO2 qui augmentent les inondations, les ouragans, les vagues de chaleur, les grêles, la foudre, les glissements de terrain…  Ainsi, ils mènent à la destruction de nos villes et de nos récoltes et mettent nos vies en danger.

Les Etats-Unis ne semblent pas du tout favoriser une production nationale ces dernières années.  Mais le problème climatique est la surproduction au niveau planétaire.

Il serait plus écologique et plus intelligent de donner un revenu minimum aux employés des usines inutiles que d’investir pour maintenir une production inutile. Un salaire pour services écologiques, plantation d’arbres ou isolation de bâtiments, tel que proposé par le Green New Deal ou le Pacte Finance-Climat, est aussi une excellente idée.

En réalité l’Etat d’urgence planétaire devrait inclure la fermeture de la plupart d’usines et de magasins, du 90% qui produisent des biens autres que l’alimentation. Les magasins pourraient être ouverts en alternance un jour par semaine, le lundi dans un quartier, le mardi dans un autre, cela suffirait encore à satisfaire presque toutes nos envies et les stocks actuels d’objets existant sur Terre suffiraient pour des années. Les constructions, très polluantes, devraient être très fortement limitées. 

Nous pourrions aussi interdire l’importation de biens causant une émission de CO2 lors de leur production ou de leur transport.

Plus délicatement, les gouvernements pourraient cesser d’injecter de l’argent dans un système basé sur l’objectif de croissance, de produire et d’acheter toujours plus d’objets polluants, qui ne fonctionne plus.

Ils pourraient aussi maintenir à flot les banques et les entreprises à condition expresse qu’ils participent au développement des produits non polluants et ne nuisant pas à nos conditions de vie. Actuellement, ils financent activement la destruction de la Planète et mettent la vie de leur citoyens en danger pour garder la façade.

Il est minuit moins cinq et il nous reste peu de temps pour sauver le Monde.  Cela doit devenir la priorité absolue de nos gouvernements.

 

Qu’est-ce qui était urgent il y a six mois? Le climat! Et il l’est encore plus aujourd’hui!

Le climat doit être maîtrisé au plus vite. Nous devons réduire les émissions de carbone rapidement, avant que les glaciers suisses ne fondent, que les forêts tropicales ne meurent, que la fonte des glaces polaires n’inonde la moitié des terres cultivables.

Le réchauffement provoque déjà des inondations, des tempêtes plus fortes, des vagues de chaleur sans précédent, partout sur Terre et ces catastrophes vont s’aggraver. La Suisse sera aussi touchée par des nombreux glissements de terrain ou coulées de boue dans les montagnes.

Le canton de Vaud a déclaré l’état d’urgence climatique il y a six mois, en mars 2019.  Mais rien n’a changé.

De nombreuses mesures d’urgence devraient suivre rapidement cette déclaration et assurer notre sécurité. J’en propose trois, enfin quatre qui sont immédiatement réalisables et devraient être déjà en place.

Voitures

Les villes pourraient limiter fortement les voitures. La circulation automobile individuelle devrait être réservée aux personnes qui ne peuvent se déplacer autrement.  Le transport devrait être essentiellement assumé par les tram, les vélos et les taxis, et plusieurs rues pourraient être libérées du trafic.  La vie en ville se passe en priorité dans les rues piétonnes, et y est beaucoup plus agréable.  Sans voitures, il n’y a pas de bruit, de danger ni de pollution. Le stress diminue, et nous prenons le temps de vivre.  L’achat par correspondance réduit actuellement le besoin d’un véhicule pour le transport des achats, et leur nombre pourrait diminuer. Il faudrait peut-être assurer plus de transports publics.

De nombreuses excursions nature ou ski en transports publics pourraient partir de chaque quartier. Elles limiteraient l’usage de la voiture pour retrouver la Nature. Les changements pourraient être facilement rendus attractifs ou amusants, avec des petits trains touristiques en ville, des animations dans le bus, des fêtes, des activités sportives, etc.  Une ville sans voitures aurait un effet immédiat sur la santé de la population, limitant la pollution, le stress, et augmentant un peu l’activité physique. Elle serait aussi bénéfique pour la survie de la population aux inondations et catastrophes climatiques qui seront bientôt une menace très réelle pour nos vies.

Plastique

Le plastique à usage unique pourrait être rapidement interdit, avec préavis de quelques mois. Le plastique est à base de pétrole, il émet du gaz carbonique lors de la production et du transport, et crée une grave pollution. Surtout, il me semble qu’il se multiplie de façon incontrôlable, et rien, même pas des pailles, ne peut croître à l’infini.  Les objets et gadgets quasiment jetables en plastique devraient aussi être interdits ou fortement régulés.  Les emballages pourraient aussi être limités ou repris par le vendeur.

Construction

Enfin, les constructions devraient être devraient être suspendues pour la période d’urgence climatique. Les projets en cours pourraient éventuellement être menés à terme, même si cela n’a pas forcément de sens. La construction, y compris les matériaux et leur transport, pourrait être globalement le secteur économique le plus polluant (Prof Schellnhuber, PIK). Il faudrait prévoir sa contribution à la destruction future de la ville par les catastrophes climatiques, ou de combien chaque projet augmente ce risque.

Il faudrait aussi vérifier la sécurité de ces bâtiments face aux catastrophes que nous avons déjà provoquées pour 2030 ou 2040. Le risque d’inondation et de glissement de terrain augmentera tellement que les normes de constructions devraient être complètement modifiées, les tempêtes semblent plus fortes, peut-être plus fortes que les prévisions existantes. Nous ne nous rendons pas compte de ce qui nous arrivera bientôt. Dans ce cas, il faut vite améliorer les prévisions et y confronter les projets, ou se donner une grande marge de sécurité. Nous devrions par contre isoler et sécuriser les bâtiments existants, poser des volets qui protégeront les vitres, des toits solides, etc.

Finalement, dans un monde balayé par les catastrophes, de nombreux aménagements prévus n’ont simplement plus lieu d’être et il vaut mieux y renoncer rapidement.  Le commerce deviendra plus local à mesure que les transports et l’approvisionnement seront perturbés.

 

Plat végétarien

Un plat végétarien ou même végan devrait être exigé de tout lieu public. Logiquement, il devrait être moins cher, car les lentilles et le soja sont bon marché. La vente à grande échelle pourrait faire baisser les prix.  Et cela pourrait être très simple, une salade, des pâtes sauce tomate, des falafels ou des lentilles. Dans son rapport sur le sol publié en septembre 2019, le GIEC recommande de limiter la consommation de viande et de fromage.  L’élevage intensif des bovins, nourri au soja provenant de la déforestation de l’Amazonie, a un effet négatif, dangereux sur le climat terrestre et l’excès de ces aliments nuit à la santé, augmentant le risque de maladies cardiaques et de cancers. Le consommateur devrait avoir un vrai choix, idéalement de plusieurs plats végétariens pour en trouver un à son goût.  Et c’est urgent!

Mis à jour le 25.09 à 11h42

Les glaces fondent plus vite que prévu, et le réchauffement pourrait devancer les prévisions du GIEC

Le climat évolue-t-il comme le GIEC l’a prévu? L’année 2016 a battu des records de chaleur, et depuis, la température reste élevée, et les catastrophes climatiques foisonnent.

L’ancien conseiller scientifique principal du gouvernement anglais, prof David King, se déclare effrayé par la vitesse à laquelle le climat change: dans une interview donnée à BBC, il estime que la Terre change plus vite que prévu dans le cinquième rapport du GIEC publié en 2014. En particulier les glaciers et la glace marine fondent plus vite,  et des  événements météorologiques extrêmes se produisent aussi rapidement.

Par exemple, le glacier Malaspina en Alaska existe depuis la période glaciaire. La glace s’écoule sur un plateau. Ce  grand glacier fond, son épaisseur diminue tellement qu’il fait monter le niveau de la mer.

Malaspina Glacier 2016 copyright ESA

Le Gangotri, en Inde, est un des plus grands glaciers de l’Himalaya. Il constitue la principale source d’eau du Gange,  grand fleuve Indien.  Ce glacier recule d’au moins dix mètres par an. Il fond aussi en surface, et s’affine graduellement. Le Gange est la plus sacrée des rivières d’Inde. Il irrigue un tiers du territoire Indien et 450 millions de personnes.  La disparition de glacier aura des conséquences pour 40% de la population indienne.

Gangotri, India, 2019, copyright ESA

Un autre scientifique anglais, Andrew Shepherd, trouve aussi que les glaces fondent à une vitesse surprenante.

La mer Arctique était totalement gelée en été il y a cent ans. La banquise se réduit, à des nombreux endroits la glace épaisse de plusieurs hivers fond progressivement, se fracture, des courants chauds arrivent de l’Atlantique, et début septembre les 60-65% de la surface originellement gelée étaient libres de glace. Cela augmente immédiatement le réchauffement de la Planète.

Suite à cette interview, BBC a contacté les principaux auteurs du rapport du GIEC qui pour la plupart estiment que le réchauffement se produit en accord avec les prévisions.  Il semble que le GIEC suive la politique d’une opinion unique, unanime pour tous ses membres.  A ma connaissance, leurs derniers calculs s’arrêtent en 2015, sans inclure ces dernières années très chaudes.  Elles pourraient un jour prouver que le réchauffement accélère.

Certains événements récents n’ont pas été prévus par les modèles climatiques. Les scientifiques ont relevé la fonte sévère de glace aux pôles, car les glaces Antarctiques fondent aussi plus vite qu’anticipé, les feux de forêts en Arctique,  le changement climatique en Tasmanie, et les deux grands cyclones survenus au Mozambique cet été.  Ces deux ouragans constituent un événement sans précédent,  qui a provoqué l’inondation d’une grande partie du pays, la destruction des habitations et des routes, et la rupture de l’approvisionnement électrique.

John Church, un des principaux climatologues Australiens, déclare que le réchauffement est à peu près au niveau des prévisions les plus pessimistes, alors que selon son collègue King, il les dépasse même (d’après Harrabin, BBC). David King estime que la fonte de la glace du Groenland et Antarctique n’a pas été prévue correctement. La perte de la banquise accélère le réchauffement de la Planète, et la disparition des glaciers du Groenland et Antarctique provoque la montée du niveau de la mer.

Les glaciers suisses, comme partout ailleurs, s’amenuisent plus vite que prévu.

Cela signifie que les événements prévus par le GIEC, tels la mort des coraux, des poissons tropicaux, les inondations généralisées, les catastrophes touchant des pays entiers se produiraient à la date prévue, ou même plus tôt.

Le prof King suggère donc à l’Angleterre de réduire les émissions de carbone dix ans plus tôt que prévu.  C’est valable pour toute la Terre, nous devons réduire les émissions de carbone au plus vite pour éviter de graves dangers.

Modifié le 21 septembre 2019

 

 

Nous ne nous adapterons pas au réchauffement. Arrêtons – le!

Graves menaces pour les Etats insulaires

J’ai assisté à une conférence de l’ONU sur le climat,  le ‘UN Trade forum’ axé sur les objectifs de développement durable et au changement climatique.

Les représentants de nombreux états insulaires ont affirmé les dangers du climat.

Le weekend précédent, l’ouragan Dorian a dévasté les Bahamas, et deux typhons ont touché le Japon et la Chine.
Le représentant de Wuanatu a déclaré que la Planète est en danger et a demandé un secrétaire spécial et un rapporteur spécial sur le changement climatique, ce qui semble une très bonne idée de nos jours.
Les représentants de Sainte-Lucie, des Maldives, des Bahamas ont évoqué les catastrophes actuelles et les dangers qui les menacent. Ils sont exposés à des ouragans, à la sécheresse et à la montée du niveau de la mer, les transports pourraient être interrompus et selon les diplomates concernées, les scénarios prédictifs sont terribles.

Image parWikiImages de Pixabay

Les représentants des Bahamas ont évoqué la possibilité que les ouragans actuels constituent leur nouvelle réalité. De nombreux Etats insulaires demandent des moyens financiers pour s’adapter au changement climatique.

Je ne suis pas d’accord avec cette analyse de la situation climatique. Je crois que n’est pas la nouvelle norme, ce n’est qu’un début.

Tout le monde sous-estime le climat. Selon un nouveau rapport de la Commission Globale pour l’Adaptation (Ban Ki-Moon, Bill Gates, Banque Mondiale, divisions climat et environnement de l’ONU), la préparation aux catastrophes climatiques est gravement insuffisante.  Les actions les plus urgentes recommandées par cette commission incluent des systèmes d’avertissement rapides, et le développement de cultures alimentaires qui peuvent supporter les sécheresses (d’après Carrington, The Guardian).

Ouragans cent fois plus destructeurs

Les catastrophes augmentent quasiment chaque année, et elles pourraient s’aggraver au même rythme.

Le rapport du GIEC sur les océans qui sera publié le 25 septembre estime que les dégâts causés les ouragans augmenteront au centuple.

L’OMM a qualifié d’avertissement les ouragans terribles qui ont frappé le Mozambique. Les tempêtes destructrices sont de plus en plus nombreuses et des plus terribles pourraient survenir. Nous n’avons, de loin, pas tout prévu.

Actuellement, les tempêtes sont plus fortes, il semble y avoir plus de pluies intenses, d’inondations, de grêle, de tornades, de foudre, même en Europe. Ces phénomènes doivent déjà être surveillés, car si l’augmentation continue, la météo deviendra dangereuse partout.

Menaces pour la Terre entière

Les fortes tempêtes pourraient bien être la réalité avec laquelle nous devrons vivre en Europe et à laquelle nous devrons nous adapter. Je doute que nous puissions sauver les états insulaires de catastrophes répétées et croissantes. Les ouragans enflent, la fonte du Groenland atteint déjà des seuils attendus pour 2100, les vagues deviennent de plus en plus grandes.
Ils pourraient être frappés par des tempêtes plus fortes, puis par la montée du niveau de la mer.
Ces états ont maintenant besoin d’abris anti-catastrophe, de bateaux d’évacuation, et de lieux d’accueil.

C’est ici, en Europe, que nous devons nous concentrer sur l’adaptation aux graves catastrophes. Nous devons préparer des canaux pour évacuer les inondations,  rendre nos maisons résistantes aux tempêtes, vents, grêles et vagues de chaleur, isoler les bâtiments et passer aux énergies renouvelables. Nous pouvons encore nous calfeutrer pendant que d’autres pays seront rayés de la carte.

Mais nous ne devons pas faire cela! Nous devons arrêter les émissions de carbone immédiatement, et éviter ce Futur de destruction de la Terre, et de vie dans des abris pour les plus chanceux.
Nous devons arrêter le réchauffement climatique au plus vite, avant qu’il n’inflige de dégâts irrémédiables.
Nous entrevoyons maintenant quels risques nous prenons en chauffant la Planète, ils pourraient bien nous heurter de plein fouet, sous forme de tornades, de grêles, de foudres ou de vents destructeurs.

Nous devons déclarer un Etat d’urgence planétaire, où seule la production et le transport de biens indispensables seront permis. Nous devons arrêter les usines sur la Planète Terre et employer une grande partie de la population à capter du carbone dans des forêts et les sols. Nous devons le faire vite,  pendant qu’il est encore temps de sauver nos villes et notre civilisation.