Les psychologues vaudois ne soignent pas par des méthodes conseillées par l’OMS. Ils sont étrangement agressifs et destructeurs.

La dépression

J’ai vécu un cauchemar de psychologues. Il faut absolument reformer l’enseignement des psychologues et les exigences pour la pratique de cette profession. 

Mon enfant était déprimé. C’est malheureusement aujourd’hui le cas d’environ un tiers des ados. Il est connu que la psychanalyse est peu efficace pour ces problèmes mais presque tous les psychologues du canton de Vaud sont de formation psychanalytique. Ils ignorent complètement les causes physiques de maladie: (covid, grippe, stress (1), alimentation, etc)  et les idées transmises dans la société, entre jeunes, par les réseaux sociaux (1, 2, 3, 4, 5) .  Je sais déjà plus sur la dépression en tant que biologiste, à savoir que c’est un déséqulibre de la sérotonine ou de la dopamine et qu’elle est souvent accompagnée par un amincissement de certaines zones du cerveau (1, 2, 3), et la perte de connections synaptiques entre les neurones.  Le même effet est parfois causé par des variations génétiques.  Les anti-dépresseurs, tels que la kétamine rétablissent ces connections neuronales.  L’OMS recommande les antidépresseurs (ref), des thérapies cognitives Problem Management Plus (ref) ou anti-stress (1, 2). Le sport (1, 2), la méditation (1, 2) et la Nature (1, 2) ont aussi des effets positifs avérés. L’alimentation peut jouer un rôle, en partie des bactéries digestives, le manque de fer peut-être être une cause. La méditation (1) et le yoga (1) permettent la guérison physique du cerveau, des zones neurones se développent.  La depression pourrait être mesurée  par prise de sang, par une imagerie du cerveau,  le côté physique de la maladie doit être pris en compte et soigné.  L’anxiété est probablement liée à la dépression,  et peut être traitée par des anti-dépresseurs (lien).  

Les psychologues

Les deux psychologues suisses ont déclaré, eux, que ma fille manquait de limites pour la première et avait une mère trop autoritaire pour le second.  Je crois qu’elle a été soignée pour excès d’obéissance par le deuxième et  après son intervention pour rejet  de l’obéissance par le troisième. Cela me paraît diamétralement opposé. Les assurances paient ces traitements contradictoires et sans effet sur la maladie, et la santé mentale du jeune est fragilisée, son pronostic médical et ses chances de travailler sont compromises par ces initiatives qui n’ont aucune efficacité. Ils sont vraiment allés loin dans la détection du conflit. « Promenons-nous une heure » a été considéré dans notre cas comme un conflit insupportable pour l’enfant.

Est-ce que quelqu’un pourrait dire aux psychologues que leur traitement est efficace dans 10% des cas, essentiellement à cause de la faible fiabilité du diagnostic?   Ils devraient adapter leur discours à cette réalité, faire preuve d’humilité, et les tribunaux ne devraient pas en tenir compte. Le décalage entre la réalité et leur vision est incroyable.  Le diagnostic de maladie est déjà peu fiable,  quant aux causes, c’est encore plus hasardeux. J’avais entendu les histoires d’horreur sur les enfants autistes. Il y a longtemps, l’autisme était considéré comme une maladie causée par une mère trop aimante ou alors assez aimante. Ou l’autisme serait la résultante d’un inceste maternel.  Je suppose que le psychologue Bettelheim a dû voir des personnes dans un état semblable dans les camps nazis, mais nous savons aujourd’hui que l’autisme est généralement causé par des deletions ou de mutations de gènes, parfois de plusieurs gènes (NIH medgen, SPARK). Il manque donc plusieurs rouages du mécanisme cellulaire. Les connections entre les neurones ne fonctionnent pas correctement. Des bactéries ont aussi été impliquées dans l’autisme. Nous aurions besoin de certaines bactéries lors de la formation du cerveau les premières années et leur absence provoque des différences dans la structure du cerveau.  Des handicapés incapables de parler ont donc été traités pour méchanceté de la mère et séparés de celle-ci, surtout s’il y avait un fort lien.  Le traitement était faux et la guérison impossible. Je suis stupéfaite de constater que ces pratiques barbares ont encore cours pour la dépression en Suisse. C’est toujours la faute du parent. Les parents ont été aussi été accusés pour l’homosexualité (la faute d’une mère trop aimante je crois). Il me semble que Freud a souvent accusé des mères trop aimantes qui, selon lui, se seraient livrées à l’inceste si le père,  ne l’avait pas interdit. A cette époque, la femme était considérée comme un enfant ou comme la bête de somme du mari. Les psychologues sont encore formés d’après ces théories. Ceux que j’ai rencontré étaient de plus de très mauvaise foi, on aurait dit que j’étais attaquée par une secte.   Ils ont décrété que le parent a sûrement eu des comportements qui se trouvaient dans leurs cours de Freud, et la réalité n’entrait pas en ligne de compte. Simultanément, les psychologues successifs font chacun un autre diagnostic. Le seul point commun est qu’ils sont très affirmatifs et autoritaires.  

Education

Au sujet de l’éducation et le développement de l’enfant, je considère que nous ne sommes pas si différents des grands singes. Chez ceux-ci, et dans les familles de paysans d’une dizaine d’enfants, les petits s’accrochent à la mère quelques années, puis partent jouer plus loin, librement, dans les arbres. Ils explorent à la mesure de leurs capacités. Les mères singes s’occupent constamment de leurs petits, elles passent vingt ans assises avec les bébés successifs dans les bras, ce qui leur ne nuit pas du tout.  Au contraire, chez les animaux la séparation de la mère a des effets négatifs, rend les petits nerveux et trop dépendants de l’affection à l’âge adulte. Les petits singes acquièrent l’indépendance spontanément.

En me basant sur la théorie de l’évolution, je suppose que nous avons peur des serpents car cette crainte a favorisé la survie de nos ancêtres.

Personnellement, j’ai suivi les lois suisses et des règles d’éducation au point que chaque phrase que j’ai dit à mon enfant sortait d’un manuel de psychanalyste. Chaque phrase était correcte et bienveillante. J’ai tout fait pour éviter des traumatismes.  J’étais toute à fait prête à discuter de mon éducation et à modifier certaines règles.

Le cauchemar

La première psychologue a demandé à huis-clos le placement  parce que je semblais avoir de la peine à donner des limites alimentaires. En fait, celles-ci étaient basées sur un manuel de psychologue – psychanalyste et sur les recommandations de la diététicienne.  Le deuxième a demandé un placement en foyer parce que j’étais trop autoritaire, idée  totalement opposée à la première.  Ils se sont par contre accordé sur le placement. Or le foyer justement n’a aucun effet thérapeutique.  En plus, ils ont proféré des mensonges sur les faits, faux diagnostic, insultes, calomnies et inventions avec un véritable fanatisme pour précipiter un enfant très bien traité dans un foyer. C’est véridique, je suis encore stupéfaite après plusieurs mois.  Pour les prochains, notez que la plainte pour faux témoignage doit être déposée en l’espace de trois mois après les faits, et faites-le. Je vous tiens les pouces.  Il doit y avoir aussi une formulation légale pour empêcher les psychologues d’élucubrer des conclusions arbitraires.

La conséquence de ces actes est que l’enfant est arraché à ses parents ce qui n’améliore pas forcément son moral, c’est une rupture similaire au décès des parents. 

On commence avec un enfant en crise de larmes puis ils  accumulent cette tristesse de départ, laissent les causes, l’absence de soins efficaces, la rupture avec les parents, le placement dans des foyers déprimants. Ils suppriment par là le sport, des loisirs, des sorties nature, les médicaments naturels… Certains jeunes vivent un deuil de quelques mois, pleurant l’horreur du fait que leur parent était toxiquement trop bon pour eux. La ville de Lausanne est remplie d’adolescentes furieuses contre leurs parents et qui, privées de relations humaines,  formeront la nouvelle scène de la drogue de la ville. A la sortie du foyer le moral s’est immédiatement amélioré. 

Soigner les dépressions

 Une personne en dépression échoue dans les tâches normales ou les trouve difficiles. Les petites choses semblent graves justement parce que la personne est déprimée, dans cet état de maladie dans lequel elle ne peut pas accomplir les tâches normales. Etre déprimé ressemble à une grippe.  Il faut d’abord soigner la maladie.    Il me semble qu’un des psys au moins essayait de provoquer des situations traumatisantes pour l’enfant pour en discuter, d’augmenter le nombre de problèmes dans sa vie.  Il faut au contraire guérir d’abord pour pouvoir gérer des situations normales, et les événements devraient être évités.

La photo en lien (Figure 1 de l’article, image du bas fond noir) représente les neurones moins connectés aux autres d’une souris déprimée par un stress chronique ou par une anomalie génétique.  C’est une différence de la structure du cerveau, de naissance ou causée par des événements pénibles,  qui provoque un fonctionnement différent.    Les punitions et les interdictions ne soignent absolument pas cette maladie, au contraire, quelqu’un de déprimé a besoin de meilleures conditions, pour récupérer. De longues vacances marchent assez bien. Le placement en foyer provoque une accumulation de frustrations et d’échecs qui empêche l’enfant de guérir, prolonge sa maladie, lui fait accumuler des échecs, perdre confiance en soi et pousse nos adolescents vers l’handicap chronique.  Un des psys a recommandé une thérapie familiale quand l’enfant, placé dans le foyer, irait bien ce qui équivalait à dire jamais.  Est-il sensé guérir dans un foyer déprimant,  sans aucun soin de la dépression ni affection?

La dépression peut avoir une composante héréditaire. Le stress ordinaire, le stress du travail par exemple, joue aussi un rôle. Cette maladie provoque des changements de structures cérébrales qui peuvent repousser lentement, en mois ou années. L’amincissement de structures cérébrales consécutif à un stress subsiste deux ans, et c’est peut-être le temps de convalescence.  Je crois qu’il faut d’abord soigner les changements physiques jusqu’à rétablir un fonctionnement normal. Cela peut souvent se faire vite par les anti-dépresseurs, plus lentement par le sport, la méditation, les promenades dans la Nature, quelques mois d’école dans la forêt, la musicothérapie, la luminothérapie, éventuellement des plantes médicinales ou une cure de chocolat, et devrait vraiment être personnalisé et adapté à la santé physique.  Les thérapies cognitives sont utiles chez une personne dont le cerveau fonctionne correctement, elles devraient intervenir ou se poursuivre après un traitement physique.  Si quelqu’un va très mal, il voit des problèmes énormes et les déclenche lui-même par son état pathologique.  Un psychiatre connu, Stutz déclarait que les changements rapides sont dues à un changement de style de vie.  Le mode de vie optimal peut différer selon les personnes, certains auront besoin de sport, de promenades dans la Nature ou de méditation deux ans, ou toute leur vie.

Des thérapies efficaces devraient être développées en Suisse.  Les thérapies psychanalytiques ne le sont pas.  Je me souviens d’une statistique montrant que la thérapie a amélioré l’état d’un tiers de patients, l’a laissé inchangé pour un tiers et l’a aggravé pour un tiers. Ca donne une moyenne de zéro amélioration.  Une autre mesure de l’efficacité provient d’un journaliste qui avait consulté trois psychiatres avec les mêmes symptômes et était sorti avec trois diagnostics différents.   Les thérapies conseillées actuellement combinent les anti-dépresseurs et les thérapies cognitives. Il faudrait aussi adapter le mode de vie, essayer les probiotiques, les vitamines, des compléments alimentaires. Il faudrait comprendre comment notre mode de vie influe sur notre cerveau,  des études neurologiques et biochimiques du mode de vie, étudier le plus le développement du cerveau bourré de sucreries et de produits chimiques devant la télé comparé à un paysan, un menuisier, un sportif, un informaticien.

Les conditions de vie

Il me semble que des règles sur les besoins des enfants, repas, sommeil, repos, sport, art, socialisation, pour être en bonne santé ont été définies, mais quand j’ai demandé au département d’instruction publique vaudois en 2020 combien d’heures de travail le soir étaient conseillées pour les élèves, il n’y avait pas règle, pas de limite claire, et des vrais excès. Cela va de pair avec la dégradation des conditions de travail des adultes ces dernières années.  Il faut d’abord s’assurer que les conditions de vie ne provoquent pas la maladie, elles sont un facteur important.

Si mon enfant déprime à l’idée de devoir travailler plusieurs heures de la nuit et d’être très fatigué, il ne manque pas de limites mais au contraire connaît ses limites. 

L’OMS ne parle pas de limites dans le traitement de la dépression.  Elle conseille les anti-dépresseurs, les thérapies cognitives behaviouristes et les thérapies anti- stress.  Chez moi, les antidépresseurs très légers avaient bien fonctionné, et l’effet a perduré après l’arrêt du traitement. 

Ma fille respectait  la loi et n’allait qu’aux endroits que je lui autorisais. Placer pour des limites alimentaires? Mon alimentation était plus proche des conseils de la diététicienne et de l’OMS.  Soigner la dépression par l’imposition de limites en foyer relève simplement  du fascisme, c’est une barbarie.

Le décalage entre faible fiabilité de diagnostic, l’absence de thérapies efficaces  et l’agressivité  fanatique des psychologues est énorme. Ils doivent être plus honnêtes et réalistes,  il faut modifier la leur formation et rembourser seulement les thérapies efficaces.  La formation doit inclure la neurologie, la chimie du cerveau, avec des courbes mettant en correspondance les symptômes et les neurotransmetteurs,  l’effet des médicaments, l’éthologie animale et l’ethnologie, plusieurs techniques de soin et les théories sous-jacentes.  Les thérapies peuvent éventuellement être cognitives, mais aussi basées sur le sport et le bien-être, sur des techniques de compensation de problèmes existants. Le diagnostic sera génétique et chimique. 

Légèrement complété le 5 janvier

Addendum le 6 janvier: L’article de journal scientifique ci-dessous rapporte que la dépression est causée par  une combinaison de changements biologiques dans le niveau de neurotransmetteurs, des facteurs environnementaux, génétiques, psychologiques et sociaux. Je suppose que les facteurs environnementaux incluent  le bruit, le manque de sommeil et d’activité physique, les drogues et  l’alimentation, le covid,  la grippe…

Une étude de l’université d’Edimbourg a montré que les gènes sont un facteur majeur de dépression. Ils ont identifié au moins 80 gènes, ou 259 gènes associés à la dépression.  Ces facteurs influencent la formation de connections entre les nerfs dans la partie du cerveau qui régit la personnalité et la prise de décision.

Les gènes impliqués dont associés à la transmission de la sérotonine, de noradrénaline,  et de dopamine, d’autre régissent l’axe HPA  qui est activé par le stress, d’autres sont impliqués dans le développement du système nerveux dont les variants limitent la formation de neurones,  dans l’inflammation du cerveau, et dans le rythme circadien (jour-nuit). 

Il s’agit vraiment d’éléments fonctionnels du cerveau qui sont plus fragiles chez certains.

De toute façon, que ce soit génétique ou environnemental, je suis absolument convaincue que le changement lors de la maladie est un changement physique, et il devrait probablement être compensé tout d’abord au niveau physique. Je dois dire que j’ai des connaissances qui, jeunes,  ont choisi de travailler dans les champs pour leur santé psychique. Cela semble l’améliorer pour certains, c’est bien sûr un choix de vie personnel.

La prochaine étape que la recherche devra accomplir  porte sur le mode de vie protecteur  chez les personnes prédisposées.     Les études pourraient séparer les participants par gène impliqué ou mécanisme impliqué, et vérifier si le sport, l’absence de stress, le chocolat, la vie dans la nature, des bactéries  ou des médications spécifiques  protègent ces personnes de la maladie. Mais nous savons déjà que certains modes de vie sont plus sains que d’autres, il faut  s’assurer que nous et nos enfants puissent pratiquer un mode de vie sains,  que les déclencheurs de ces maladies soient réduits dans la société.

https://www.news-medical.net/health/Genes-and-Depression.aspx

Addendum le 9 janvier: il semble même que le syndrome de stress post-traumatique ait une composante génétique. Je suppose que certaines personnes n’en souffrent jamais.  Publication : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35153661/ 

Les psychologues devraient disposer d’une table claire résumant les causes de différents symptômes. Il faudrait des outils de diagnostic, peut-être des programmes informatiques, qui proposent la liste des causes possibles avec leur fréquence.

Ensuite, le diagnostic devrait être assorti d’une valeur de fiabilité: diagnostic sûr à 10%, à 20%, à 30%. Un formulaire officiel de diagnostic devrait être produit sur lequel cette valeur devrait être indiquée.

 

Dorota Retelska

Dorota Retelska, décrypte les nouvelles du climat. Docteure ès Sciences de l’UNIL, auteure d’Antarctique-Ouest dans le Vide, elle alerte sur les dangers du climat depuis plusieurs années. Elle est active dans plusieurs organisations de défense du climat, entre autres l’Association Climat Genève, Greenpeace, TACA, et le Collectif Climat 2020.

41 réponses à “Les psychologues vaudois ne soignent pas par des méthodes conseillées par l’OMS. Ils sont étrangement agressifs et destructeurs.

  1. Bonjour.
    Nous au Québec (Canada), les psychologues sont formés par différentes écoles de pensées. Les causes bio-Psy-sociales nous sont enseignées dès le début des études.
    Je suis désolée pour votre situation.
    Ne pas faire de tort devrait être la prémisse.

    1. En Suisse aussi. Ce billet de blog est rempli d’informations fausses et dangereuses. La causalité biologique de la dépression n’est de loin pas prouvée scientifiquement. Les psychologues suisses sont formés à prendre en compte la situation dans son ensemble. Et, pour parler de psychopathologie il faut avant tout faire un petit détour par l’épistémologie, ce que Madame Retelska n’a visiblement pas fait. La psychothérapie psychanalytique a démontré son efficacité, scientifiquement, dans de nombreuses études (c.f. l’ouvrage L’efficacité de la psychanalyse par Guénael Visentini pour un recueil presque exhaustif de ces études). Il y aurait tant de choses à dire sur ce billet de blog qu’il faudrait des heures pour le contre-argumenter (et je n’en ai pas le temps). Mais attention à ces assertions définitives (souvent non sourcées) qui jettent l’opprobre sur un corps de métier tout entier sans la moindre nuance.

      1. Il est prouvé que la dépression est plus fréquente dans certains familles, des variants génétiques ont été détectés. Les expériences sur les souris montrent qu’on peut la produire chimiquement, par génie génétique, ou par des mauvais traitements, et les antidépresseurs suppriment ces effets. Le lien dans l’article montre une variante génétique chez la souris qui réduit les connections neuronales et provoque la dépression. Dans ma compréhension, la psychanalyse a eu des réussites, des cas de réussite bien décrits, mais l’efficacité au niveau de l’ensemble des malades ne semble pas bonne. J’ajoute que il y a 25 ans, j’avais rencontré des psychologues très gentilles, bienveillantes, mais l’année passée j’ai eu deux très mauvaises expériences, qui ne devraient jamais se produire. Je vais essayer de consulter l’ouvrage que vous recommandez, personnellement j’ai commandé “le livre noir de la psychanalyse” de Catherine Meyer. 2 courts articles sur les gènes de la dépression: https://www.e-sante.fr/genes-depression/actualite/774 https://www.news-medical.net/health/Genes-and-Depression.aspx

        1. Vous ne m’avez pas bien lu. Il est évident qu’il existe une composante génétique dans les troubles mentaux, mais il est faux de ne considérer que cet aspect. La communauté scientifique s’entend pour dire que la psychopathologie est le résultat d’une combinaison de facteurs génétiques, psychologiques, sociaux, environnementaux, etc. En ce qui concerne le livre noir de la psychanalyse, c’est un ouvrage qui a été discrédité par la communauté scientifique. Si vous voulez un vrai débat autour de la question de la scientificité et de l’efficacité de la psychanalye, je vous recommande également le livre de Pierre-Henri Castel intitulé À quoi résiste la psychanalyse. Je ne nie pas que vous ayez eu des mauvaises expériences auprès de psychologues douteux (car il y en a, comme dans tous les métiers), mais de là à dire que tous les psychologues romands sont “étrangement agressifs et destructeurs”, il y a un fossé que je suis surpris de vous voir franchir d’autant plus que vous êtes vous-même scientifique (et donc rompue à l’exercice des inférences, etc.) Enfin, les études que vous cités ont été réalisées sur des souris et il semble osé de tirer les mêmes conclusions pour les humains comme vous le faites.

        2. Voici encore une sélection de ressources pour aller plus loin en ce qui concerne l’évaluation de la psychothérapie :

          Évaluation des psychothérapies selon les principes de l’Evidence-based Medicine. Enjeux et scientificité du rapport de l’Inserm. G. Fischman. 2005

          L’évaluation des psychothérapies et de la psychanalyse. Fondements et enjeux. G. Fischmann. 2009

          Evaluations de la clinique, Evaluations fondées sur la clinique. https://www.youtube.com/watch?v=sMBwbfdrvnA. Plus spécifiquement l’intervention de G. Visentini sur le rapport INSERM de 2004.

          Méta-analyse et efficacité des psychothérapies : faits et fictions. G. Zimmermann et V. Pomini. 2013. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0033298413000022

          Voici des références fiables qui émanent du champ académique auquel vous appartenez (MM. Zimmermann et Pomini sont professeurs à l’Unil). Fiez-vous à ces publications et pas aux élucubrations du Livre noir.

        3. Bonjour Madame, deux psychologues ne représentant pas une profession de plus de 3000 membres, votre article est plutôt le récit de deux mauvaises expériences. Dans toutes les professions vous trouverez des praticiens médiocres voire mauvais.
          La qualité humaine du praticien explique en grande partie de l’efficacité d’une psychothérapie, qu’elle que soit la méthode. Si un professionnel ne convient pas, il faut tenter d’en parler avec l’intéressé et/ou d’en changer. Bien entendu, il peut être difficile pour un patient de se positionner. Et votre expérience peut nous aider à avoir un regard sur notre pratique; on ne peut donc pas balayer votre récit sous prétexte qu’il ne représente pas la profession.
          Notamment, à être plus attentifs aux progrès des neurosciences et de la neuro diversité mise en lumière clairement par les recherches.
          Je regrette vraiment que vous ayez vécu de si mauvaises expériences, qui peuvent mettre en lumière un grand malentendu entre vous et le psychothérapeute, sa méthode et/ou son incapacité. Mais ne généralisez pas à partir de votre vécu.
          La Fédération suisse des psychologues peut vous orienter vers un praticien formé à la méthode de votre choix.
          Mais la personnalité du praticien est difficile à cerner à travers ce seul critère.

        4. Je ne sais pas à quelle université vaudoise vous vous référez en parlant de “courant psychanalytique” soi-disant privilégié dans l’enseignement de la psychologie. Ayant fait mes études à Lausanne et Genève il y a 20 ans, le seul cours en lien avec la psychanalyse a duré 6 mois, à raison de 4h hebdomadaires. Ce sont les neurosciences, la systémique et l’approche cognitivo-comportementale qui avaient (ont certainement encore) le vent en poupe.

  2. Les psychologues n’ont que peu de prise sur une mère qui engloutit ses enfants dans ses visions d’un monde prêt à s’écrouler. Vous offrez une fois par semaine des raz de marée, la foudre, la sécheresse et tous les maux possibles qui vous hantent obsessionnellement. Les lecteurs sont de personnes adultes qui ont compris qu’ils doivent prendre le large, et les psychologues ont compris que vos enfants ont besoin de respirer un air plus sain, en institution où les éducateurs ne hurlent pas tous les jours que les oiseaux vont cesser de chanter. Vos enfants pourront continuer à grandir plutôt que de boire à la coupe de jus sombre que vous leur servez. Contrairement à ce que vous voulez croire, les psychologues connaissent ces malheureux dérèglements de climat dans certaines familles, ils essayent d’agir au mieux en se heurtant au scepticisme des parents qui les rendent responsables : « Vous n’avez rien compris !.. »

    1. Que vous avez raison. Un enfant sensible qui vit dans un environnement familiale fait de pessimisme où un petit bonheur est vite balayé par la crainte que ça ne peut continuer, le détruit petit à petit. La psychothérapie devrait être donc appliqué au parent malade pour pouvoir guérir l’enfant. Mais accepter d’être le malade pour un parent est une autre histoire.
      Dans cet environnement, l’enfant ne perçoit plus d’espoir, il se trouve coincé, ne voit plus d’issue. Le seul espoir est de fuir ce milieu, mais impossible pour un enfant.

      Je parle d’un exemple particulier.

    2. @ Motus

      Madame Retelska parle d’elle-même et ses enfants en tentant de démontrer que la psychologie fait fausse route : « Être déprimé ressemble à une grippe… » C’est une façon de ne pas s’impliquer relativement à ce qu’elle vit dans sa famille, les causes du mal-être sont extérieures, l’enfant placé temporairement dans un foyer ne se portera que plus mal, et la thérapie de famille envisagée sera inutile. Celle-ci sera effectivement sans espoir si le parent ne veut pas se sentir concerné en fermant la porte du dialogue. Madame Retelska a-t-elle demandé leur avis à ses enfants ? Ont-ils été consultés avant qu’elle rédige un article où elle les expose ? Tout tourne autour de sa personne qui s’impose dans un combat où les psys dont « agressifs et destructeurs », mais elle accorde à ceux-ci des circonstances atténuantes : l’incompétence par manque d’intérêt pour la science, l’enseignement de la psychologie devra être reconsidéré dans ses buts et exigences, comme si celle-ci s’était trompée dans son évolution depuis cent ans. La psychologie de l’enfant, dans ses débuts, s’est efforcée justement de prendre en considération la personnalité propre de l’enfant au cours de son développement, afin que l’éducation ne soit plus une technique bien rodée apportant ses preuves le jour où le grand garçon déclaré adulte est fier de se voir offrir un élégant chapeau gris. Et maintenant notre psychologie devenue meilleure, pas celle du psychologue diplômé mais simplement celle assimilée au cours du temps, devrait être défaite pour que des familles sûres de leur affaire puissent se reconstituer. Vous mentionnez qu’accepter d’être le malade pour un parent n’est pas une histoire facile, j’ajouterais que l’altruisme à l’égard de son propre enfant peut être plus fort que la sauvegarde d’une image de « bon parent », les sentiments de culpabilité devraient pouvoir être mis de côté, ce ne sont en tout cas pas les psys qui les attisent ! Par contre je ne juge pas négatives les réactions du genre, auxquelles j’ai assisté, de psys exaspérés : « Vous voulez qu’on vous aide, pour votre enfant, oui ou non !.. »

  3. … j’ai connu la même révolte que vous, Madame, mais elle était “inversée” : je n’en pouvais plus d’entendre des médecins parler de dopamine avec suffisance en pensant qu’un peu de chimie allait suffire. La personne souffrante n’est pas qu’un amas de cellules. A mon sens, ils faisaient l’impasse sur la dimension quasi spirituelle de la maladie et de la guérison (on a une peur bleue du spirituel dans les amphithéâtres d’université et c’est bien dommage…). Bref, je pense qu’il y a un peu à prendre de chaque côté, avec de l’écoute, du respect, l’essentiel étant de constituer une alliance entre tous, parents compris, autour d’un jeune qui va mal. La “guerre des tranchées” ne résout rien. Mon pari est que la science progresse gentiment mais qu’il n’est pas exclu que l’Amour soit meilleur médecin… Courage.

  4. Les besoins des enfants, repas, sommeil, repos, sport, art. Vous trouvez que les psychologues sont peu fiables, vrai. Mais les parents? Il y a une nature splendide en Suisse. Quel que soit le problème faites des randonnées pédestres régulières et nombreuses avec votre enfant: sport, nature, fruits sauvages, esthétisme, fleurs, conversation approfondie, complicité… Evidemment si le parent sombre.

  5. Bonjour Dorota,
    Je pense qu’il serait plus que bienvenu d’adapter le titre de votre billet pour ne pas inclure tous les psychologues vaudois alors qu’il ne s’agit “que” de 3 mauvaises expériences que vous avez eu personnellement.
    Si vous n’êtes pas convaincue par l’approche psychanalytique, pourquoi ne pas avoir sélectionné un,e psychologue ou un,e psychiatre suivant plutôt une approche TCC et/ou systémique ? Ils sont nombreux.

    1. C’est juste, certains psychologues serait plus correct. Je cherchais désespérément des traitements cognitifs mais il y en a très peu.

  6. Je souhaitais répondre directement sous votre commentaire plus haut mais cela ne semble pas possible. J’ouvre donc un nouveau fil avec votre commentaire initial :

    DOROTA RETELSKA
    6 janvier 2023 à 14 h 29 min
    “Je note que l’article intitulé méta-analyse explique ce terme, et rapporte comme seule donnée l’étude de 1952 que les psychothérapies sont dénuées d’efficacité. Il me semble établi maintenant que des changements chimiques du cerveau ont lieu, qui devraient être soignés au niveau physique. Je dois dire que j’ai des connaissances qui ont choisi de travailler dans les champs pour leur santé psychique. Ca semble l’améliorer.
    Je suis maintenant dans la vidéo: minute 30: les thérapies analytiques sont moins efficaces que les cognitives, une autre étude minute 32: pas de différence entre thérapies cognitives et analytiques, mais les deux sont des thérapies par discussion et réflexion…”

    En ce qui concerne votre remarque sur l’article qui parle de la méta-analyse, si ce que vous retenez c’est que l’article dit que les psychothérapies sont dénuées d’efficacité c’est que vous n’avez pas lu l’article puisqu’on y trouve cette citation : “Dans le champ de la psychothérapie, les résultats des premières études méta-analytiques mettent en évidence des tailles de l’effet de l’ordre de 0,80, alors que les travaux récents méthodologiquement plus rigoureux estiment que la taille de l’effet de la psychothérapie est plutôt de l’ordre de 0,65” (Lambert & Ogles, 2004 ; Grissom, 1996).

    Concernant les changements chimiques : oui, vous avez raison. Ce que j’ai dit dans mon premier commentaire c’est que l’on ne peut pas considérer que l’aspect biologique et chimique des maladies mentales. Il faut également prendre en compte les facteurs psychologiques, sociaux, etc. pour avoir une vue globale et proposer un soin adapté. Et c’est sans compter sur les patient·e·s qui refusent de prendre des médicaments ou encore sur les nombreux effets secondaires des médications psychiatriques (prise de poids, dysfonctionnements sexuels, symptômes digestifs, etc.) Donc, oui, il faut tenir compte de la dimension chimique et biologique mais certainement pas s’y limiter. En proposant de se focaliser simplement sur cette partie, vous niez toute la subjectivité de celle ou celui qui souffre d’un trouble mental. Il y a d’ailleurs un commentaire ici qui va dans ce sens.

    En ce qui concerne vos connaissances qui ont décidé de travailler dans les champs, je ne sais pas bien quoi vous répondre car je ne vois pas le rapport avec le sujet. Toujours est-il que, dans un cadre scientifique, ce genre d’anecdote ne compte pour rien.

    Finalement, pour la vidéo, quand M. Visentini dit que les thérapies analytiques sont moins efficaces que les thérapies cognitives, il cite le rapport INSERM de 2004 qui a été vivement critiqué pour sa méthodologie douteuse. L’intervention de M. Visentini consiste précisément à montrer que le rapport tire des conclusions qui ne sont pas basées sur les données contenues dans ce même rapport.

    À partir de là, vous avez deux options : (1) continuer à faire du cherry picking et ainsi ne retenir que les informations (sorties de leur contexte) qui viennent confirmer vos idées préconçues et discréditer une profession dans son entier (2) faire preuve d’humilité et vous documenter attentivement sur un sujet extrêmement complexe que, visiblement, vous ne maitrisez pas et vous faire une opinion éclairée une fois ces informations dans vos mains. Je ne saurais que vous recommander la seconde qui vous permettrait d’éviter de pondre des billets de blogs comme celui-ci : truffé d’approximations, d’informations sans source et de sociologie de comptoir.

    Je termine enfin par ce conseil : si vous cherchez des psychologues cognitivo-comportementalistes, vous pouvez en trouver grâce au PsyFinder de la FSP sur le site : https://www.psychologie.ch/fr

    1. Je n’ai pas vu cette partie de l’article sur la méta-analyse, il m’a semble bizarrement court, je le regarderai encore une fois, désolée.

      Dans mon expérience personnelle la dépression est un changement chimique du corps. Ni la psychothérapie cognitive ni psychanalytique ne fonctionnent. Il y a 25 ans, je suis sortie de chez la psychologue cognitive les larmes aux yeux parce que j’étais nulle d’être déprimée alors que tout allait bien dans ma vie. Les antidépresseurs chimiques marchent très bien et le sport, par extension le travail des champs améliore les choses. J’imagine qu’il change la chimie du corps et pourrait rétablir son état naturel. La méditation et la nature aident aussi. Remarquez que nos enfants sont de mieux en mieux traités et que les dépressions doublent à chaque génération.

      1. Ce commentaire sera mon dernier car cette discussion ne mène nulle part. Vous persistez à dire que la psychothérapie est inefficace contre la dépression ce malgré des centaines d’études scientifiques affirmant le contraire. Pire, vous faites des généralités à partir de votre cas personnel et mélangez tout. Pour la scientifique que vous êtes, je trouve ça un peu triste mais surtout grave : refuser le consensus scientifique relève d’une attitude proche du complotisme.

        J’espère simplement que les personnes qui liront cet article feront un détour par la section des commentaires pour y voir mes messages et ma tentative de ramener un peu de rationalité scientifique, preuves à l’appui, pour se faire une idée moins négative et moins étriquée de ce que devrait être le soin psychique. Non, les psychothérapeutes ne sont pas tous des incapables. Non, on ne peut pas soigner les gens uniquement en leur donnant des médicaments. Non, on ne peut pas produire un discours scientifique en parlant seulement de son expérience personnelle.

        1. Bonjour,
          Comment Paul, allez-vous pouvoir dédouaner les PSY du Pays de Vaud qui sont incapables de répondre correctement aux victimes d’erreurs médico-diagnostico-thérapeutiques et qui se contentent de ce type de message thérapeutique « c’est comme cela, démerdez-vous avec vos effets secondaires indélébiles » au lieu de chercher des « pistes » et/ou des « solutions viables » (sans médicament évidemment).

          Car dans le cadre de ces expérimentations bien vaudoises, après le massacre médicamenteux programmé sans respect pour la vie future du cobaye humain mineur, on vous relâche dans la nature et on vous impose un(e) PSY pour tenter de vous faire accepter-entériner l’innommable. L’erreur innommable mais bien concrète, bien réelle, qui se lit sur vous et à l’intérieur de vous.

          Parler à un(e) psy, c’est donc un ordre, pas une suggestion. C’est un ordre donné à des mineur(e)s considéré(e)s comme quantités négligeables sur l’autel de la science. C’est une quasi obligation, même si nous ne sommes pas du tout déprimé(e)s mais enragé(e)s parce que nous savons TOUT de l’erreur de base via des spécialistes sidérés par tant de bêtise.

          Dans la réalité du terrain, on passe juste du status de cobaye de chair et d’os à cobaye PSY chez un(e) PSY qui continuera à dédouaner ses chers confrères (croisé(e)s sur les bancs des mêmes Facultés) CONTRE les petit(e)s patient(e)s pourtant lésé(e)s à vie.

          Durant des décennies, en néphrologie spécialisée, nous avons plaisanté de ces très spéciales méthodes PSY à la mode de chez moi, le Pays de Vaud, pour résoudre des situations complexes, puis forcément en néphrologie adulte ailleurs et ailleurs le diagnostic est encore plus sévère envers l’approche PSY qui a pignon sur rue au sein de ce Canton.

          Je confirme à l’auteure du texte que rien n’a changé malgré les années, malgré les progrès. Je reprends ses termes, soit « agressif et destructeur » et « aucune adaptation de leurs discours à la réalité, aucune espèce d’humilité ». Aucune évolution sensible hormis le dénigrement systématique. Pour l’humilité, pourtant un ingrédient indispensable en médecine humaine, autant en rire, cette notion est totalement inexistante sur Vaud !

          Nous n’avons pas fini d’en rire de ces méthodes PSY très spéciales et de leurs « suggestions fantaisistes » si typiques de la mentalité locale « à tout prix protectrice » de certaines élites qui ne se trompent jamais, n’est-ce pas !

          La complicité peut devenir criminelle, elle est endémique, voire pandémique chez moi en Pays de Vaud. eab

  7. Il y a de tout dans votre blog du jour , surtout une grande souffrance …que les divers bien pensants commentateurs n’ont même pas perçue ….Et c’est certainement ce qui vous conduit à un peu tout mélanger .
    Je ne pensais pas que la psychanalyse, dont on connaît depuis longtemps les limites, et surtout les graves erreurs ( autisme, homosexualité, troubles alimentaires , etc ) était encore en vogue. On sait que Dolto ne trouvait rien à redire à la pedophilie, entre autres aussi . Help
    La psychanalyse doit être un mode thérapeutique choisi, par un adulte, qui en comprend les modalités et les tenants et aboutissants. Elle n’a rien à faire dans le traitement d’une jeune fille ni dans une thérapie familiale, et n’a aucun pouvoir pour décider du placement d’une enfant .
    Si votre fille a des problèmes alimentaires, adressez vous à ABA( association boulimie anorexie ) qui ont une excellente psychologue capable de vous aiguiller et vous donner les références nécessaires.
    Ne restez pas seule, ne vous battez pas seule . Contactez une association ,qui saura vous trouver le thérapeute et la thérapie adéquate .
    Courage à vous et à votre fille .

    1. Ma fille n’a pas de problèmes alimentaires, et un poids normal. Je ne lui ai pas imposé le régime poids mannequin car le manuel d’éducation de psychanalyste conseillait de manger à sa faim. D’autre part le DGEJ a retiré de nombreux enfants pour sous-alimentation. Je vous remercie de votre message.

    2. Madame, vous ne devriez pas confondre psychologues, médecins, médecins psychothérapeutes et/ou psychanalystes. Ni répandre vos doutes et critiques à l’endroit de la profession en général dans un canton en particulier. Qui plus est sur un blog – où votre enfant ne peut présenter sa propre évaluation des choses, objet qu’elle devient de commentaires en ligne sans pouvoir se défendre. D’ailleurs l’espace qui rapproche l’analyste et l’analysant reste privé, à moins que le ou la parente y soit invité.e dans des modalités définies ensemble à l’avance. Non, la dépression n’est pas un état biologique. Je crois que votre formation scientifique vous entraîne vers un déni de toute puissance. Rassurez-vous, cette souffrance ne dépend pas d’un code génétique et se soigne… par l’analyse. Pourquoi ne parleriez-vous pas à votre médecin généraliste de ce que vous trouvez à redire quant à votre expérience et de cette impasse que je vous souhaite la plus brève possible?

      1. Ce commentaire est un déni des connaissances du 21ième siècle. Pourquoi n’en parleriez-vous pas à votre médecin généraliste vous-même? Trouvez-vous une telle suggestion polie?

        1. Bonjour Madame, j’essaie juste de vous suggérer, de manière courtoise, d’observer que la dépression a existé de tout temps. On la trouve déjà dans Homère et chez des chroniqueurs de la Rome antique. Que cette affection du psychisme peut se soigner sans chimie (ou avec un minimum de chimie en soutien ponctuel). Freud tout comme d’autres médecins psychanalystes au XXe s. ont apporté des connaissances en la matière tout aussi valables que les découvertes des deux dernières décennies. Pour répondre à votre question, les deux expériences personnelles que j’ai vécues, l’une au XXe et l’autre au XXIe ont été concluantes. Et ce n’est pas mon médecin généraliste qui dira le contraire. (Heureusement, toute l’âme d’une personne ne se trouve pas dans son cerveau.)

  8. “Ce commentaire est un déni des connaissances du 21ième siècle.”

    Vraiment?

    “A force de vouloir être à la page, on arrive très vite à la page blanche.”

    – Etiemble

  9. Chère Madame,
    Je ne puis qu’exprimer ma profonde compassion à votre égare ainsi qu’un certain dégoût pour les psychologues qui interviennent ici sans ménagement, ayant pour seul soucis de défendre leur gagne pain. Parfois, c’est dans sa propre sensibilité qu’il faut chercher les voies. Pardonnez-moi d’oser apporter une petite lumière dans l’espoir, sans doute naïf, qu’elle puisse vous être utile. J’ai observé que l’on peut identifier chaque espèce et chaque individu par ses passions qui sont la voix de l’espèce. Ainsi chez les humains on peut les classer en trois groupes: la reproduction (sexualité, maternité/paternité, fraternité), le status social (curiosité, honneur, richesse), identité (patriotisme, religion). Le troisième groupe est plus spécifiquement humain, il influe autant que les autres sur le bien-être ou la névrose. Un déséquilibre à ce niveau est généralement la raison du mal être des jeunes. Un jour, mon fils était affligé de ne pas parvenir à entretenir des relations de qualité avec des personnes de son âge. J’étais obligé de lui répondre: tu es hélas comme ton père, tu en attends trop… et d’exposer de nombreux exemples. Je crois que cela l’a aidé à accepter sa frustration. Parfois, il faut juste apprendre à accepter sa frustration, à la considérer comme normale pour éviter de tomber dans la névrose.
    Veuillez excuser la naïveté avec laquelle je me permets de m’exprimer.

  10. Bonjour, votre article est tout à fait scandaleux et proche de la diffamation. De quel droit pouvez vous affirmer ce que vous affirmer en ayant uniquement 2 expériences avec 2 thérapeutes différents ? Si vous n’avez pas apprécié la première expérience avec un thérapeute formé en psychanalyse, pourvoir n’avez-vous pas cherché quelqu’un formé dans une autre orientation ensuite ?

    Par ailleurs, vous semblez bien mal informée sur le fonctionnement de la formation des psychologues et de la psychothérapie en Suisse. En effet, ce ne sont pas les universités qui forment les psychologues à la psychanalyse et donc ce n’est pas l’enseignement qui est à remettre en cause. L’orientation psychanalytique est choisie en cursus post-gradué ce qui fait qu’il n’y a qu’une petite partie des psychologues qui sont formés à cette orientation. Je suis moi-même psychologue mais pas psychothérapeute (j’espère que vous saisissez la différence) et les personnes ayant fait leurs études avec moi et actuellement psychothérapeutes sont bien peu nombreux à être formés dans cette orientation. Je connais bien plus de personnes formées en thérapie systémique ou cognitivo-comportementale et ils travaillent tous en Suisse.

    Par ailleurs, la formation à l’orientation psychanalytique à proprement parler n’existe plus puisqu’on parle aujourd’hui d’orientation psychodynamique. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une approche dynamique qui a fortement évolué au vu des connaissances actuelles en psychologie et n’a plus beaucoup à voir avec les théories freudiennes.

    De plus, vous souhaitez une médication pour votre enfant, dans ce cas c’est un psychiatre que vous devez aller voir. En effet, un psychologue n’est pas médecin et ne peut donc pas prescrire de médicament.

    Finalement, les études dont vous faites mention quand on traitement de la dépression sont majoritairement faites chez l’adulte. Vous êtes-vous renseignée sur ce qui est préconisé pour l’enfant et l’adolescent dont le cerveau est en pleine évolution et en cours de maturation et donc le fonctionnement est, pour certains aspects, bien différent de celui de l’adulte.

    Je ne remets pas en question votre souffrance ou celle de votre enfant mais vous devriez modérer vos propos et mieux vous renseigner avant de faire des articles virulents et de la désinformation.

    1. C’est un récit véridique de faits scandaleux que j’ai vécu l’année passée. J’espère que c’est un dysfonctionnement isolé, il ne doit pas se reproduire.

      1. Effectivement, mais cela ne vous donne pas le droit d’avoir des propos de la sorte à l’encontre d’une profession entière alors que votre expérience se limite à 2 psychothérapeutes. Une modification de votre article pour en retirer les propos diffamatoires (le titre notamment) serait la bienvenue.

          1. Je crois que ce serait un bon moyen d’établir les faits. Au fait, vous pouvez peut-être me renseigner, faut-il avoir suivi une analyse pour être psychothérapeute FSP?

          2. Être psychothérapeute FSP veut juste dire qu’on a un Master en psychologie et qu’on est affilié à la fédération suisse des psychologue (FSP). Un psychothérapeute qui a terminé son cursus post-grade s’intitule “psychologue psychothérapeute reconnu au niveau fédéral” et dans ce cas, la majorité des cursus nécessitent effectivement d’avoir fait soi-même un certain nombre d’heure de thérapie personnelle.

  11. Bonjour,

    Pour compléter l’ébauche de bibliographie proposée ci-dessus, voici un article paru dans la revue Nature – excusez du peu – qui fait l’état des lieux de la théorie sérotoninergique de la dépression et dont les conclusions viennent contredire les affirmation tenues dans ce blog :

    “The two largest and highest quality studies of the SERT gene, one genetic association study (n = 115,257) and one collaborative meta-analysis (n = 43,165), revealed no evidence of an association with depression, or of an interaction between genotype, stress and depression. The main areas of serotonin research provide no consistent evidence of there being an association between serotonin and depression, and no support for the hypothesis that depression is caused by lowered serotonin activity or concentrations.”

    Moncrieff, J., Cooper, R.E., Stockmann, T. et al. The serotonin theory of depression: a systematic umbrella review of the evidence. Mol Psychiatry (2022). https://doi.org/10.1038/s41380-022-01661-0

    1. L’article n’est pas publié dans Nature mais dans la moins prestigieuse Molecular Psychiatry, appartenant au groupe Nature. L’abstract dit vraiment qu’il n’y a pas de différence dans le niveau de la sérotonine. Il y a de nombreux articles qui trouvent le résultat contraire. Le mécanisme n’est peut-être pas tout à fait compris.Il a aussi exclu les 50% des déprimés souffrant de maladie physique telle que le cancer, + quelques types de dépression. S’il exclut trop de patients, cela revient à choisir ceux qui mènent à sa conclusion (cherry-picking). En 5 minutes:
      – changes of synaptic serotonin levels and receptor levels are coupled with altered synaptic plasticity and neurogenesis. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28342763/
      – here we propose that stress-induced perturbation of the 5-HT system disrupts circadian processes and increases susceptibility to depression… we provide evidence that 5-HT is a critical factor linking dysregulation of the circadian system and mood. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31002895/
      – selective serotonin reuptake inhibitors (SSRIs) are the first-line treatment for depression in children and adolescents https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25200567/
      – Postmortem studies have shown an association between lowered hindbrain serotonin levels and suicide among depressed persons. The decreased serotonin levels in blood platelets during depression mirrored the neuronal changes.https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3045111/
      – . Recent data suggest that ultradian rhythms in serotonin (5HT) function also change in depression….These data support a hypothesis that qualities of ultradian oscillations in 5HT function may critically influence moods and behaviors. Dysfunctional 5HT rhythms in depression may be a common endpoint and biomarker for depression, linking dysfunction of slow brain network oscillators to 5HT mechanisms affected by commonly available treatments https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23592367/
      – Evidence from the past decades suggests that the brain neurotransmitter serotonin (5-HT) is incriminated in MDD, and that a dysfunction of 5-HT receptors may play a role in the genesis of this disease. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25823514/

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