Toni Servillo, entre les planches et le grand écran

Portrait. Il est l’un des meilleurs acteurs au monde de ce début de siècle, selon The New York Times. Les Italiens le voient sourire, pleurer et mourir depuis la fin de l’été. Protagoniste de trois films sortis dans les salles italiennes entre septembre et novembre, Toni Servillo est le plus talentueux des acteurs de la péninsule et le plus en vue du moment. (suite…)

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Marlon Joubert, touché par la main de Dieu

Portrait. « Tu as un visage conventionnel, tu ressembles à un serveur d’Anacapri. » Marchino est démoralisé. Il n’a pas obtenu le rôle. Il le répète à qui veut l’entendre. La scène est issue de La main de Dieu. Paolo Sorrentino met en abîme Marlon Joubert, qui a, lui, passé avec succès le casting du film du cinéaste oscarisé. L’acteur napolitain de 33 ans débute sa carrière sur grand écran. (suite…)

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« Les liens » du cinéma de Daniele Luchetti

Interview. « Les liens » ouvraient la mostra du cinéma de Venise l’an dernier. Daniele Luchetti présentait son dernier film dans un climat serein, lorsque le coronavirus ne semblait, en Italie, qu’un mauvais souvenir. Mais les contagions repartaient à la hausse et, durant l’automne, les salles fermaient à nouveau. Ses « Lacci » sortent ce mercredi dans les cinémas de Suisse romandes, quelques jours après la réouverture des salles transalpines et alors que les Français peuvent pénétrer eux-aussi à nouveau dans ces lieux de culture. (suite…)

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Salvatore Esposito, entre Gomorra et Fargo, un père fragile

Interview. Il incarne l’un des mafieux désormais les plus célèbres au monde. Mais le temps d’un film d’auteur intime, Salvatore Esposito a délaissé son impitoyable Genny Savastano. Dans Una promessa, sorti dans les salles francophones en octobre dernier, l’acteur napolitain de 34 ans est Giuseppe, un homme réduit en esclave moderne pour surmonter avec son fils un deuil familial. (suite…)

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Malik, le premier policier noir de la télévision italienne

Interview. « À Rome, un policier à l’ancienne se trouve face à ses préjugés et aux fantômes du passé quand arrive son nouveau partenaire, une étoile montante de la criminelle ». À la lecture du résumé de Carlo et Malik, sur Netflix, la série italienne semble n’avoir rien d’original. Pourtant, elle propose un récit jamais vu en Italie : l’histoire d’un inspecteur de police de couleur. (suite…)

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Sole, une ode au cinéma comme premier film

Sortie. Un « drame néoréaliste » pour raconter l’histoire d’un jeune homme un peu paumé, voyou sur les bords, et d’une mère porteuse. Le cinéaste italien Carlo Sironi raconte dans son premier film, Sole, débarqué dans les salles françaises le 9 septembre dernier, une Italie sans avenir, un couple désireux de devenir parents, leur neveu devant se faire passer pour le futur père pour des raisons administratives, et cette jeune polonaise arrivée enceinte dans la péninsule. Le film affronte des thèmes comme la GPA et la paternité sans parti pris, sans jugement, mettant toujours le cinéma à la première place. (suite…)

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Au cinéma, des « citoyens du monde » romains

Interview. « Citoyens du monde  était le titre que j’avais choisi », se réjouit Gianni Di Gregorio. Assis à une terrasse d’un café de son quartier Trastevere, dans le centre de Rome, masque et cigarettes glissés dans la poche de sa chemise, le réalisateur revient sur son film Lontano lontano, sorti dans les salles italiennes fin février et en France et en Suisse fin août. « En Italie, la distribution a eu le dernier mot sur le titre, poursuit le cinéaste. Lontano lontano [lointain lointain, en français] nous a semblé une bonne solution pour évoquer le rêve de s’en aller, de bouger ». Mais il préfère tout de même cittadini del mondo. Gianni Di Gregorio raconte l’histoire de trois retraités sans le sou rêvant de s’en aller à l’étranger. Il prête aussi ses traits à l’un des trois hommes. (suite…)

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« La mostra de Venise est un laboratoire pour les festivals à venir »

Interview. La 77èmemostra internationale d’art cinématographique de Venise s’ouvre ce mercredi pour dix jours. Après des mois d’hésitations, le directeur artistique et les autres dirigeants du festival ont décidé de défier le coronavirus en l’organisant physiquement. Les artistes et festivaliers devront respecter des mesures très rigides. Alberto Barbera, à la tête de plus d’une dizaine de biennales du cinéma, a répondu à quelques questions à la veille de l’ouverture de cette édition particulière. (suite…)

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