Clause guillotine : la grande oubliée du débat sur les pesticides

Alors qu’approchent à grands pas les votations du 13 juin sur les initiatives agricoles, les électrices et électeurs ont encore en mémoire la campagne qu’ils ont vécue l’année dernière au sujet de l’initiative de limitation. Il y a moins d’un an, l’espace politico-médiatique était rempli d’affiches, d’annonces et d’encarts appelant à sauver la voie bilatérale, indispensable à la Suisse et vouée à la destruction en cas de verdict favorable dans les urnes.

Mais, dira-t-on, quel rapport peut-il y avoir entre l’initiative contre les pesticides de synthèse et l’initiative de limitation ? Ce rapport a un nom bien connu du corps électoral helvétique : la clause guillotine.

En effet, l’accord agricole entre la Suisse et l’Union européenne et la libre circulation des personnes ont pour point commun d’appartenir à la famille des Bilatérales I, conclues en 1999, et de comporter une clause de résiliation. En d’autres termes, si l’accord agricole venait à être dénoncé ou résilié, tout le paquet bilatéral serait entraîné dans sa chute, sous réserve d’un sauvetage par le comité mixte dans un délai de six mois (on se rappelle toutes et tous des débats à ce sujet).

L’initiative contre les pesticides de synthèse est contraire au droit international

Sur ce point, le Conseil fédéral est clair. L’initiative ne serait « guère compatible avec le droit de l’OMC ». En cause, l’interdiction des importations de denrées alimentaires contenant des pesticides, prévue à l’al. 2bis de l’initiative. La Suisse s’exposerait ainsi à des sanctions.

Plus central encore, elle est incompatible avec l’accord de libre-échange conclu avec l’UE et, surtout, avec le fameux accord agricole mentionné plus haut. Ce dernier contient à son article 17 une clause identique à la clause guillotine de la libre circulation des personnes, liant le destin des 7 accords du paquet Bilatéral I.

Théoriquement, cela signifie qu’en cas de OUI, l’Union européenne pourra décider de faire s’écrouler la voie bilatérale, selon les projections de l’ensemble de la classe politique et médiatique, répétées inlassablement l’année dernière.

Une réalité bien plus sournoise

Il découle des paragraphes précédents un constat simple : soit le comité d’initiative s’accommoderait sans sourciller d’une résiliation des Bilatérales I. Etant composé d’élus verts et socialistes, il devrait alors expliquer à sa base comment un tel revirement est possible. Soit il sait pertinemment que l’interdiction d’importer des aliments produits avec des pesticides ne sera pas appliquée. Dans ce cas, il trompe son électorat et la population pour de simples visées électoralistes.

C’est naturellement la deuxième option qui prévaut. Tout comme cela s’est passé pour l’initiative contre l’immigration de masse en 2014, le parlement n’osera pas appliquer une décision qui menace le sacro-saint accès au marché européen.

Il en découle que si l’initiative contre les pesticides de synthèse venait à être acceptée par le peuple, elle ne s’appliquerait qu’aux produits locaux. Les paysans suisses seraient soumis à des normes strictes et verraient leur capacité de production chuter d’un tiers. Le tout serait compensé par des importations d’aliments remplis de pesticides – y compris ceux que l’on a d’ores et déjà interdits dans notre pays.

S’attaquer aux paysans suisses et favoriser les multinationales ?

Vous l’aurez compris, nous ne votons en réalité que sur les denrées alimentaires produites sur sol helvétique. Cette réalité du débat implique trois conséquences majeures.

Premièrement, nous ne consommerons pas moins de pesticides. En effet, avec une chute d’un tiers de la production autochtone, la part des denrées alimentaires importées dépassera les 60%. Il ne sera pas possible d’interdire les produits sans pesticides. Or, la Suisse connaît aujourd’hui déjà des normes plus strictes que nombre de pays. Ce sont donc souvent des produits moins bien contrôlés qui arriveront sur le marché et une majorité de citoyens devra consommer des produits moins sains qu’actuellement.

Deuxièmement, nous favoriserons les géants de l’agroalimentaires qui seront tout heureux de voir la Suisse limiter les capacités de son agriculture de proximité. Avec une augmentation des volumes issus des multinationales étrangères, la pression sur les prix augmentera d’autant plus, au grand désarroi des familles paysannes.

Troisièmement, alors que l’on sait que le plus grand danger des pesticides résulte de leur mauvaise manipulation, la Suisse exporterait l’usage de pesticides à l’étranger, dans des pays où nous ne pourrons pas contrôler qu’ils sont employés correctement. Il n’en découlerait pas une diminution, mais plutôt une augmentation des dommages environnementaux et sanitaires. Pour ma part, je suis convaincu qu’on ne règle pas un problème et le déplaçant dans un pays moins regardant…

Refuser les projets politiciens et idéologiques

Derrière un titre accrocheur et des promesses vendeuses, l’initiative contre les pesticides de synthèse n’est rien de plus qu’un projet bâclé et néfaste. Il ciblera les mauvaises personnes. Il mettra encore plus de pression sur les agriculteurs de notre pays alors que ces derniers œuvrent sans relâche pour proposer des aliments sains, de qualité et respectueux de l’environnement.

Tout cela pour gagner quoi ? Rien ou presque. La part des produits importés et contenant des pesticides augmentera, conduisant les Suissesses et les Suisses à consommer des aliments produits dans des conditions aujourd’hui interdites dans notre pays. Le gaspillage alimentaire montera lui aussi en flèche, faute de moyens de conservation. Ne pouvant plus obtenir d’aliments suisses en suffisance, les citoyens feront la queue dans les centres commerciaux étrangers. Les géants de l’agroalimentaire riront bien.

Pour ma part, je prie les partisans de revoir leur copie – je refuserai avec conviction ce texte raté, tout comme son cousin “pour une eau potable propre“.

Yohan Ziehli

Né à Lausanne en 1993, Yohan Ziehli a grandi entre les vignes de Lavaux et de la Riviera. Amateur de produits du terroir, lecteur compulsif et pianiste à ses heures perdues, il travaille pour le groupe de son parti au parlement fédéral en tant que juriste, spécialisé dans les questions de politique extérieure, institutionnelle et démographique. Il est conseiller communal et vice-président de l’UDC Vaud.

110 réponses à “Clause guillotine : la grande oubliée du débat sur les pesticides

  1. Merci de nous apprendre ces choses.

    J’avais l’intention de voter non à cette initiative qui me paraissait inspirée d’un jusqu’auboutisme écolo, excessif et irréaliste, et qui ne peut que nuire aux intérêts de nos agriculteurs. Je me sens proche du point de vue des paysans et donc mon opinion sur cette initiative est identique à la vôtre.

    Mais vous m’avez fait changer d’avis. Maintenant, après vous avoir lu, je crois que je vais voter oui pour une raison tactique, exprès pour déclencher la clause guillotine.

    En effet, tout ce qui peut bloquer le processus de rapprochement entre la Suisse et l’Union Européenne doit être fait sans hésiter.

    J’espère maintenant que cette initiative va passer, car dans tous les cas le résultat sera bon à prendre: si l’initiative est appliquée, cela constituera un obstacle majeur sur le chemin de l’asservissement de notre pays par l’empire de Bruxelles, un peu comme les troncs d’arbres et les rochers qui ont brisé l’armée des Habsbourg à Morgarten, alors que cette armée venait pour soumettre la Suisse.

    Ou, si le parlement viole à nouveau la constitution et fouler au pied à nouveau la volonté populaire, comme ils l’ont fait pour l’article 121a de la constitution, alors on aura la preuve que nous sommes dirigés par des traitres et cela donnera aux patriotes beaucoup d’arguments pour dénoncer ceux qui veulent vendre notre patrie à un pouvoir étranger.

    Donc merci, cher monsieur Ziehli. Ce n’était surement pas votre intention, mais vous m’avez convaincu. Je voterai oui à ce mauvais projet de loi, et vous de toute façon, vous n’avez pas à vous inquiéter en tant que paysan. De toute façon vous pouvez compter sur les traîtres qui siègent sous la coupole fédérale pour que jamais ce texte ne soit appliqué. Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

    Et vivent les paysans!

    1. Bonjour. Je comprends le ton volontairement piquant de votre commentaire mais j’aimerais mettre l’accent sur l’une de mes phrases: “C’est naturellement la deuxième option qui prévaut”. Nulle chance de s’opposer à l’ensemble européen par ce biais – bien au contraire.

      S’agissant du non respect de la volonté populaire par le parlement, il n’y aura aucune confirmation, preuve ou autre que l’on n’ait pas déjà. Le parlement a déjà refusé d’appliquer l’initiative des Alpes, issue des milieux écologistes, au nom des accords bilatéraux. Et il en ira prochainement de même de l’initiative contre l’élevage intensif, si elle devait être acceptée.

      Un vote positif ne saurait être justifié par l’argument européen. En revanche, cet argument nous démontre une fois de plus la nature profondément populiste et hypocrite de ces propositions qui n’ont pour objectif que d’occuper le terrain. C’est de bonne guerre, me dira-t-on.

      Quant à votre dernier paragraphe, je n’ai pas une vision si négative du parlement. Si l’initiative venait à être acceptée, il appliquerait tristement le versant suisse de la loi. Ce n’est que le versant international, vis-à-vis de l’étranger, qui ne sera jamais mis en oeuvre.
      Je vous enjoins à ne pas vous tromper de combat ce dimanche 13 juin.
      En vous souhaitant une excellente fin de soirée.

      1. Les accords internationaux vont inclure le mieux disant environnemental, incluant le bilan carbone. Voir le virage environnemental aux États-Unis avec l’administration Biden et les objectifs climatiques de l’Union Européenne. Les pesticides ont une empreinte carbone sévère. Stop à la désinformation et aux campagnes de peur et d’intimidation. Que le peuple souverain suisse vote 2 FOIS OUI et donne l’exemple à l’Europe en matière environnementale en tant qu’innovateur. Nous avons 10 ans pour faire la transition, donc, pour reprendre une expression bien de chez nous… il n’y a pas le feu au lac. Les producteurs Bio, IP et Demeter vont dans le bon sens et sont freinés par les pollueurs. Nous sommes au 21ème et non plus dans les lobbys agro-militaire de 1946 destinés à écouler les produits de synthèse et détruire notre biodiversité.

        1. Vous ne semblez pas avoir compris le propos de mon article. J’établis, sources à l’appui, que l’initiative n’est pas compatible avec les obligations internationales de la Suisse. Vous pouvez en pensez ce que vous voulez, c’est ainsi.

          Et l’objet de cet article est de mettre en avant l’hypocrisie du comité d’initiative (y compris plusieurs élus fédéraux romands…) qui font croire qu’ils s’attaquent également aux importations de produits contenant des pesticides alors qu’il n’en sera rien.

          Quelle que soit votre opinion sur les intentions de M. Biden et des objectifs de l’UE. En effet, ce sont bel et bien les accords conclus avec cette même UE qui empêcheront l’application de l’initiative, tout comme ils ont empêché l’application de l’initiative des Alpes en son temps.

          1. “En effet, ce sont bel et bien les accords conclus avec cette même UE qui empêcheront l’application de l’initiative, tout comme ils ont empêché l’application de l’initiative des Alpes en son temps.”
            Je vous remercie pour toutes ces précisions. Elles ne font que confirmer que ce sont les accord à signer ou qui sont déjà signés avec l’Union Européenne qui restreignent la population Suisse d’exercer sa pleine liberté dans les domaines de son choix. Et je suis particulièrement attaché à ma liberté, quitte à ne pas l’exercer (mais ça sera alors mon propre choix).

      2. Monsieur, vous distillez la peur de l’avenir pour les agriculteurs, les consommateurs, mais vous ne parlez JAMAIS de leur santé ?
        Dans ma famille, 7 personnes sont décédés de cancers car ils exploitaient soit des vignes soit des vergers !
        De plus foncièrement, vous ne faites pas confiance aux agriculteurs et à leur faculté d’adaptation et d’innovation pour devenir les maitres du jeux.
        Je ne parle pas des gros viticulteurs, des grosses exploitations aux hectares à perte de vue que vous défendez, ou des familles d’agriculteurs industriels comme Parmelin, mais des 80 % de « petits » agriculteurs.
        Ceux qui innovent déjà depuis des siècles pour faire vivre leur famille et contenté les populations avec des produits sains !
        Je pense que vous devez défendre Syngenta et autres Monsanto ou Bayer pour dire de tels sornettes.
        Mes aïeux aussi agriculteurs s’en retourneraient dans leur tombe !
        Vous parlez du respect extraordinaire de nos agriculteurs Suisses avec l’usage des pesticides et autres herbicides ? mais vous n’avez jamais été dans les « réserves sous clés » dans les exploitations pour traiter les vignes ? ou les vergers ?
        De plus vous sortez bien opportunément la menace de l’Europe et des bilatérales maintenant ? mais si vous aviez suivi le dossier cela fait longtemps que ces bilatérales sont compromises !
        C’est pour nous mettre le couperet au-dessus de l’urne ?
        Vous osez mettre en priorité absolue votre allégeance béate à l’europe et ignorez la santé des citoyens !
        Nul doute que vos amis vignerons penseront aussi du bien de l’Europe quand ils ne pourront plus vendre une goutte de vin Suisse car le marché devra donner priorité aux vin étranger pour ne pas actionner la clause couperet !

        1. Bravo ! L’UDC est totalement contradictoire et soi-disant pro-europénne quand cela l’arrange. Nul membre de l’Union Européenne n’est intervenue dans la campagne contre les pesticides pour soutenir les fantasmes de l’UDC qui sont contre les multinationales responsables, et donc à la traîne de l’union Européenne par rapport à la future directive du Reporting Environmental et Social OBLIGATOIRE pour les multinationales. L’UDC, bouche en cœur, ne peut plus jouer sur les deux tableaux à l’ère de l’information instantanée. La Suisse n’est d’ailleurs pas le meilleur pays en Europe et dans le Monde pour l’utilisation raisonnée des pesticides. https://www.swissinfo.ch/fre/economie/les-initiatives-anti-pesticides-suisses-applaudies-%C3%A0-l-onu/46575264

        2. @Rolle et @Donneur

          Vous faites encore une fois une lecture du titre plutôt que de l’article. Prétendre que je suis pro européen par cet argumentation, c’est une mécompréhension du fond de l’article. Il s’agit de dire que, comme on ne pourra pas appliquer les initiatives, elles ne s’appliqueront qu’aux produits suisses et que, partant, nous consommerons toujours des produits remplis de pesticides, à savoir la part de 60% qu’il faudra importer pour nourrir notre population.

          Je ne joue en aucun cas sur deux tableaux, merci d’éviter de tout mélanger.

          Si vous voulez vous voiler la face quant au fait que cette initiative est contraire aux accords que les socialistes et les verts ont défendu bec et ongles, même contre l’avis du peuple, c’est votre droit le plus strict et je n’y peux rien.

          1. Vous oubliez d’ecrire que beaucoup de pays de l’Union Européenne utilisent MOINS de pesticides par hectare que la Suisse… La peur du méchant produit étranger empoisonné de l’union européenne me rappelle la fable du grand méchant loup. Quant à la perte de rendement en Suisse par le bio et la lutte biologique aucunes études agronomiques sérieuses ne le prouve. En Sicile, un agricultureur a remplacé le blé pourri depuis 1946 par les pesticides et les engrais chimiques par le vieux blé, plus fort et plus hzut avec l’agriculture biologique et il a AUGMENTÉ ses rendements. A Neuchâtel, par exemple on produit de vin naturel dans produits chimiques avec un rendement comparable à ceux des concurrents et moins de travail par vigne. Arrêtons de nous voiler la face avec des mythes et regardons les résultats.

      3. Ben comme propriétaire de vigne vous venez de me convaincre de voter oui aussi car sinon on va devoir encore baisser les prix des vins Suisse car l’Europe pourra nous inonder de vins espagnols bon marché!
        Savez vous combien est payé le kilo de raisin en Valais ? (pour autant qu’il le soit)
        Je ne pense pas que vous le sachiez car vous défendez à fond l’Europe et ses dérives.
        Donc un gros OUI car nous petits paysans sauront nous battre pour faire de l’innovation!
        Sinon contre l’Europe on ne sera rien !
        Pour info, en Valais on a arrété la Simazine ultra toxique depuis des dizaines d’années, celà ne nous a pas empêcher de rebondir pour sortir de bons petits vins !
        Je pense à la santé de nos enfants !

        1. Je pense que vous avez mécompris mon propos.
          L’initiative étant contraire au droit européen, elle ne sera pas appliquée aux productions européens, mais qu’aux suisses. Le vin européen bon marché pourra continuer d’affluer. Seuls les Suisses seront, encore une fois, laissés pour comptes et devront faire des efforts pour tout le monde.
          Voilà la réalité en votant oui…

          1. He ben maintenant on est bien avancé !
            On peut donc voter pour supprimer ces pesticides puisque nous avons envoyé balader l’europe !

          2. Ce serait une erreur de jugement. En effet, il ne faut pas mélanger accord cadre, accord de libre échange et accords bilatéraux I. Ce sont trois choses différentes. Si l’on a (fort heureusement) réussi à liquider le premier, les deux autres sont en vigueur et empêchent aujourd’hui comme hier l’application de l’initiative.

            Si elle est acceptée, ce seront malgré tout les pauvres paysans suisse qui payeront l’addition pour tous alors que les importations – en augmentation de 30% – ne seront pas concernées.

      4. Vous faites de la propagande mensongère. Dommage que vous utilisez le slogan du SOCIALISTE George Orwell comme titre de votre CHRONIQUE, socialiste qui dans “1984” dénonçait le double-language et le totalitarisme. Je vois que l’UDC est en bonne voie dans ces deux tableaux. En ce 22 mai, jour mondial de la protection de la biodiversité selon l’ONU, je vous salue bien. J’ai plus confiance en une ex-conseillère d’état de 15 ans de mandats, professeure de droit Environmental et droit Européen et ancienne secrétaire générale du département de l’environnement et sécurité du canton de Vaud, jeune homme. Comme disait de Gaulle, tout ce qui magouille et scribouille n’est pas digne de la Nation.

        1. Et comme je vous l’ai dit en réponse à un commentaire plus bas, les propos que vous prêtez à Mme Lyon concernent le GATT mais pas les accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne. Elle ne contredit donc pas du tout mon article et le principe, rappelé noir sur blanc par le Conseil fédéral, selon lequel l’initiative est contraire à nos engagements internationaux.

          Vous pouvez parler de propagande et de mensonge, tous les éléments que j’ai exprimés demeurent factuellement exacts.

      5. Le droit du commerce international est le pire argument. Si j’étais dans le camp du non, je soulignerais les places de travail dans l’industrie phytosanitaire de synthèse suisse, leurs recherches, comment elles changent pour aller à la lutte biologique… Ce sont des arguments plus constructifs et intéressants liés à la place économique suissecet à son innovation …

    2. Le 22 mai est la journée de la biodiversité à l’échelle mondiale. Nous sommes les solutions. Au niveau des accords avec l’Union Européenne, l’UDC n’a aucune leçon à donner en termes d’expertises et de solutions environnementales. Les Verts Libéraux ont la meilleure analyse de la situation sur ces deux votations et des instruments de marché à la clé. En parlant d’instrument de marché, je n’achète que du vin naturel suisse, c’est à dire PLUS que bio : sans AUCUNS produits chimiques. Le PRINCIPAL producteur de vin à Neuchâtel ne produit que du vin naturel donc cela est possible. Je boycotte aussi tout produit qui ne soit pas Bio, ou IP suisse ou Demeter ou qui justifie d’une empreinte carbone réduite. Face à la protection de la biodiversité et aux changements climatiques, soyons cohérents : voyons DEUX fois OUI contre les pesticides de synthèse (oui à la lutte biologique), OUI pour le CO2, OUI contre le Covid19 et NON à la loi sur le terrorisme, privative de libertés, notamment les environnementalistes qui ne rentrent pas dans l’état policier de l’UDC. De plus, en Vaud et en Valais, je me suis fait menacer par des partisans des NON (pour les pesticides), preuve que l’UDC et l’USP sombrent dans un discours totalitaire qui rappelle les années 30s. Oui aux petits paysans at aux multinationales responsables. Non aux vieux schémas agro-militaristes. Selon Spinoza la Nature est le réel et la science est l’observation de la Nature.

      1. Bon, vous semblez mélanger à peu près tout et n’importe quoi, entre “agro-militarisme”, années 1930, analyses UDC etc. Je peux cependant vous répondre sur quelques points:

        – pourquoi parlez vous de “leçons” de l’UDC ? Je donne ici une analyse juridique claire. L’initiative anti pesticides ne pourra être appliquée qu’en Suisse. Conséquence: le 60% de l’alimentation continuera de contenir des pesticides. Et cela, peut importe l’avis de l’UDC ou d’un autre parti. Il est évident que les électeurs sont trompés sur les implications de ce vote.

        – vous achetez bio, c’est très bien. Je vous félicite. Mais en cas de OUI, avec une production ne représentant que 40% des besoins suisses, même les gens qui veulent acheter du bio ne pourront plus forcément en trouver. 60% de ce que l’on mangera sera importé, sans possibilité de contrôle de notre part.

        – je déplore les menaces dont vous avez été victime. Etant moi-même la cible de menaces, parfois sur ma vie, de manière répétée et cela depuis le début de mon engagement politique, je sais à quel point il s’agit de comportements inacceptables et incompatibles avec la démocratie.

        – vous dites que les Vert’libéraux ont la meilleure analyse. Alors soyons cohérents, puisque ce parti n’appelle pas à voter OUI à l’initiative contre les pesticides de synthèse, mais laisse la liberté de vote, estimant que ce texte représente “des interdictions et du protectionnisme”.

        1. Deux points :

          1) Je suis content que nous partagions tous deux le débat démocratique de manière civile, libre de menaces des deux côtés. Je dénonce AUSSI ABSOLUMENT et fermement le ou les incendies des pancartes et autres objets du NON. Ce vandalisme doit être châtié.
          2) Effectivement, la liberté de vote est laissée pour les pesticides de synthèse (suite à un débat fortement démocratique au sein des Verts’Liberaux) car des instruments de marché pourraient mieux y être introduit.
          L’USP est fautive de ne pas avoir convaincu le Conseil Fédéral d’un contre-projet suite à son deal CONTRE les multinationales responsables. Cela dit, je vote Oui et pour l’Eau, les Verts’Liberzux votent Oui selon le consigne de vote car cet initiative est dans un esprit d’instruments économiques libéraux. Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre car sur un autre BLOG du Temps, la responsable du climat ne prend pas le TEMPS d’argumenter face à mes objections.
          3) Nous nous entendons sur deux points qui sera la base de plus amples discussions : produire local et protéger l’environnement. Merci de votre lien pour les abeilles.

          1. En effet, il est toujours bon de voir les points communs.

            Je vous remercie pour le partage de vos opinions et vos remarques. Je dois retourner “à la mine” et profite donc de vous souhaiter un bon après-midi.

          2. Et bien sûr toute menace contre toute personne est inacceptable et vu votre profession vous devez mieux connaître que moi quels sont les instruments juridiques contre les délinquants qui menacent de mort. J’ai eu un responsable vaudois de l’UDC dans un des mes séminaires en environnement et j’ai bien aimé son implication concrète sur ces sujets sérieux.

        2. “Conséquence: le 60% de l’alimentation continuera de contenir des pesticides. !”
          Désolé de vous re-écrire mais je n’avais pas vu cette idiotie!
          Quand on a abrogé l’utilisation de la Simazine , on a pu en quelques années augmenter extraordinairement notre production!
          et en plus on est moins malade en traitant en BIO !!!
          Donc nous ne sommes pas des nuls nous savons rebondir cher monsieur de la ville.

          1. L’argument d’autorité “monsieur de la ville” serait valable si l’immense majorité du monde agricole ne votait pas un double NON.

            Pour ce qui est de mon argument de 60%, plutôt que de parler d’idiotie, vous pourriez peut-être me dire en quoi il est faux ? C’est pourtant la simple conséquence logique de l’adoption de l’initiative, partant qu’elle ne pourra pas être appliquée aux produits étrangers.

      2. Les verts libéraux sont des verts qui n’osent pas faire le coming out à gauche. Leur raison d’être est d’affaiblir la droite et cela leur réussit bien. Tout le monde a envie de consommer à 100% Bio mais tout le monde ne peut pas, car le budget nourriture des familles exploserait de 30 à 50% additionnel. Remerciez l’UDC chaque fois que le soleil se lève (leur logo) d’avoir fait barrage à l’adhésion, et ne crachons pas dans la soupe. Votre commentaire est d’une violence inouïe, pourtant votre choix est le même que celui de l’auteur ! Très bon article.

        1. Faux. Le bio n’est pas de 30 à 50% plus cher pour les produits locaux. On voit que vous ne faites pas vos courses vous même. De plus, le prix du bio va diminuer est les économies de pesticides, de travail et d’échelle, par la lutte biologique. Enfin, le bio suisse n’aura plus à retrancher une partie de ses champs pour éviter la contamination avec ses voisins non bios.

          1. Je reviendrai vers vous dimanche avec une liste comparative des prix de la Migros. C’est moi qui fait les courses chez nous ! Il ne faut pas biaiser le sujet avec le terme “produits locaux” car il seront inexistants si pas bio. Bon w e. Si vous mettez de l’eau dans votre vin, il restera bio !

          2. Ridicule, vos arguments. Le vin “naturel” à Neuchâtel (encore mieux sur bio) ou le vin bio de Genève est le même prix que des vins courants en Valais ou Vaud. J’achète du jus de pomme bio à la Migros qui est le même prix que le jus de pomme des grandes marques non bio, les chips bio de marque suisse connue n’ont pas un surcout important, et s’il y a un léger surcoût, on peut manger moins et plus sainement. Bien sûr on peut toujours acheter des cochonneries dans un discounter allemand bien connu qui respecte peu les normes sociales et environnementales mais si son autre concurrent allemand fait des efforts … J’achète des produits bios du Valais le plus possible car je suis en Valais et je dénonce l’omerta des grands producteurs paysans valaisans qui empêchent les producteurs contre les pesticides d’exprimer leur opinion. Certains ici veulent imposer une dictature de la pensée unique au nom d’accords internationaux qui ne nous empêche nullement d’être MAITRE CHEZ NOUS, nom de dieu.

          3. Ridicules, vos arguments. Le vin “naturel” à Neuchâtel (encore mieux que le bio) ou le vin bio de Genève est le même prix que des vins courants en Valais ou Vaud. J’achète du jus de pomme bio à la Migros qui est le même prix que le jus de pomme des grandes marques non bio, les chips bio de marque suisse connue n’ont pas un surcout important, et s’il y a un léger surcoût, on peut manger moins et plus sainement. Bien sûr on peut toujours acheter des cochonneries dans un discounter allemand bien connu qui respecte peu les normes sociales et environnementales alors que son autre concurrent allemand fait des efforts … J’achète des produits bios du Valais le plus possible car je suis en Valais et je dénonce l’omerta des grands producteurs paysans valaisans qui empêchent les petits producteurs contre les pesticides d’exprimer leur opinion. Certains ici veulent imposer une dictature de la pensée unique au nom d’accords internationaux qui ne nous empêche nullement d’être MAITRE CHEZ NOUS, nom de dieu. L’Union Europe va nous rattraper dans l’utilisation minimisée des pesticides et nous ne pourrons plus exporter quoi que ce soit dans l’agro-alimentaire si l’on continue sur cette pente de béate complaisance.

    3. Un conseil de vieux sage à M. Ziehli. S’il vous plaît montrez votre cou et vos épaules sur votre photo et sur Linkedin. Vous semblez avoir été passé à la guillotine et cela induit une réaction immédiate de rejet.

      1. Je vois avec plaisir que votre photo du Temps est meilleure. Ce serait une belle photo pour LinkedIn. Merci.

    4. Pour clôturer sur un mode humoristique de mon côté ce débat sans queue ni tête de l’U DC, je suis issu d’une commune viticole de Genève qui produit du vin bio depuis longtemps et qui n’a pas besoin de traiter sa vigne en habits de cosmonautes. Bref, je vais aller boire mon verre de vin du Mandement avec modération, tout en mangeant des produits étiquetés coccinelles et bourgeons (notez la rime avec modération). Je vous souhaite bien du courage avec votre poulet aux antibiotiques et aux hormones.

      1. Mais faites seulement, et c’est en pleine sincérité que je vous dis “santé”.

        Rappelez-vous seulement que le privilège de manger et boire bio n’est pas garanti pour tous. Les initiatives pousseront une majorité de la population à consommer des produits sur lesquels il n’existe pas de contrôle.

        Les plus fortunés pourront toujours choisir. Les autres n’auront guère le choix que de prendre ce que l’industrie et les importateurs auront présélectionné pour eux. C’est ainsi, quel dommage.

    5. La famille Blocher est à la tête d’une multinationale et vous attaquez les multinationales dans votre chronique.

      Le conseil fédéral écrit sur son site que les produits phytosanitaires sont homologués pour être SANS RISQUES pour la santé et l’environnement. En avril 2021, Guy Parmelin, President de la Condération, membre du MÊME conseil fédéral et UDC, a écrit qu’il va lancer une action (laquelle… on ne sait pas, car pas de contre-projet…) pour diminuer LES RISQUES DE MOITIÉ liés aux produits phytosanitaires de synthèse. DEUX ET DEUX font QUATRE et je vous mets ainsi qu’au conseil fédéral présidé par l’UDC Parmelin un GROS ZERO DE LOGIQUE.

      1. Il ne faut pas prendre nos chers citoyens suisses pour des veaux et leur faire avaler n’importe quoi dans l’illogisme et le mensonge, comme certains l’on fait en Union Européenne (voir vache folle et scandale du cheval).

  2. C’est cocasse.
    C’est cocasse de vous lire diaboliser les multinationales de l’agroalimentaire alors que la faîtière des paysans suisse (USP) a activement participé au sabordage de l’initiative visant à rendre ces mêmes multinationales un peu plus fréquentables.
    Venant de la part d’un membre du parti qui prétend vouloir redonner aux citoyens leur pouvoir de décision c’est tout aussi cocasse de vous voir monter aux barricades sur ces initiatives, alors que la même USP a fait capoter le projet de politique agricole PA22 privant ainsi de toute autre alternative crédible ce même citoyen tant porté aux gémonies par votre parti.
    Au vu de ce qui précède, c’est tout aussi cocasse de vous entendre parler d’une éventuelle hypocrisie de la part d’un comité d’initiative largement plus citoyen que les opaques USP et leurs alliés de circonstance, EconomieSuisse pour ne nommer qu’eux.
    Dès lors, en tant que citoyen attaché a un exercice de la démocratie transparent, juste et équitable je soutiendrai de mon mieux et au plus près de ma conscience ces deux initiatives.

    1. Si je respecte vos raisonnements, je trouve votre conclusion surprenante : est-ce vraiment en raison de mes opinions “cocasses” que vous souhaitez voter OUI, comme le laisse supposer la locution “dès lors”? Je pense que chacun doit baser sa décision sur les faits et les conséquences en droit, plus que sur l’opinion de telle faîtière ou, plus encore, de tel modeste blogueur.

      Je ne souhaite pas m’étendre sur l’initiative des multinationales responsables – le débat a déjà été mené et nous pourrions passer des heures à discuter de l'(in)efficacité du texte et des raisons de l’accepter ou non.

      Quant au projet de PA22+, il n’a pas été enterré, mais bien renvoyé pour corrections. Il pourrait entrer en vigueur déjà pour 2025, soit 5 ans avant les initiatives phytos. Par ailleurs, il est faux de prétendre qu’il n’y a “aucune alternative crédible”, quand on sait que le parlement a adopté en 2019 une motion visant la diminution effective des pesticides.

      Dans votre troisième paragraphe, vous excusez l’hypocrisie du comité d’initiative par accusation d’autres instances. Je ne trouve pas cette manière de faire constructive. J’aimerais que l’on m’explique en quoi le comité n’est pas malhonnête (ou naïf à l’extrême?) lorsqu’il prétend que les importations seront concernées et que, partant, les paysans suisses ne seront pas trop impactés et que les pesticides disparaîtront réellement de nos assiettes.

      Car c’est bien sur cela – et non sur la PA22 ou le comportement d’Economiesuisse – que nous devons voter pour le 13 juin.

      1. 1/ Je ne parle pas d’EconomieSuisse mais de l’USP.
        2/ Le lobbyisme parlementaire effréné tue petit à petit la démocratie et prive le citoyen de choix raisonnable mis à mal par de sombre manœuvres stratégico-politiques ourdies par des acteurs échappant à tout contrôle démocratique
        3/ La PA22+ est bel et bien enterrée et n’offre de fait plus une alternative aux citoyens de ce pays

        Alors, pour moi, je donne le coup de sifflet de la fin de ce jeu des plus désagréable et nauséabond. Il est grand temps que l’on cesse de prendre les citoyens de ce pays pour des lanternes. Comme je l’ai précédemment écrit je soutiendra ces initiatives du mieux que je pourrai en restant fidèle à ma position de citoyen libre refusant les manipulation des groupes d’intérêts dictant trop souvent et trop facilement les décisions parlementaire. Ce sera donc un vote contestataire

  3. Cher Monsieur,

    Vous soulevez un problème capital qui ne peut, en aucun cas, être balayé d’un revers de la main. Toutefois, la position du CF ne me semble pas si claire que vous le suggérez. Il est bien question d’un “risque” :

    “Des mesures telles qu’une interdiction d’importation afin de protéger la santé des humains et des animaux ou des végétaux seraient autorisées dans des cas exceptionnels, mais les conditions pour de telles exceptions sont extrêmement strictes. En cas d’interdiction générale d’importation, il existe un risque que les autres membres de l’OMC jugent qu’il s’agit d’une violation du droit commercial international” (https://www.blw.admin.ch/blw/fr/home/politik/agrarpolitik/aktuelleabstimmungen/schweizohnepestizide.html#1783006481).

    Il semble donc qu’il y ait une marge de manœuvre à condition de pouvoir démontrer que l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse constituent un danger pour la santé humaine, animale ou l’environnement. Les initiants basent leur texte sur la conviction que ce fait est scientifiquement établi, mais que les risques sont sous-estimés dans la législation actuelle. Ils pensent donc disposer des éléments qui permettrait de défendre la position suisse en cas de litige.

    Je vous l’accorde, il y a là une forme de pari, mais ils existent des précédents où des états-membres ont introduit des interdictions d’importation nationale et ont obtenu gain de cause. C’est, à mon avis, allez un peu vite que d’imaginer que les initiants avancent sans aucun plan et cherchent à tromper leurs électeurs. Je laisse à la disposition un argumentaire sur la question : https://pesticides-en-question.ch/contraire-aux-accords-omc/.

    – Autre question : si l’initiative devait, malgré tout, violer nos accords internationaux, pourquoi partir du principe que les parlementaires et le CF décideraient d’en appliquer le volet national sans appliquer le volet international ? Après tout, le Parlement comme le CF sont opposés à ce texte : pourquoi se priveraient-ils d’une voie qui leur permettrait de le rejeter en bloc ?

    1. Bonjour,

      Merci pour ce commentaire. Sur la première partie, à savoir de la possibilité que l’initiative respecte le droit international, je peux concéder que le Conseil fédéral laisse la porte (très légèrement) ouverte à une compatibilité avec les engagements OMC – votre lien est par ailleurs intéressant. J’ai retranscrit cette possibilité dans mon article avec le mot “guère”, tiré du message du Conseil fédéral. Il n’est donc pas exclu – quoi que hautement improbable – qu’un arrangement puisse être trouvé avec l’OMC (mais cela, seulement une fois le litige débuté. Si on perd, on est sanctionné… c’est un pari coûteux).

      De toutes manières, il ne vaut pas la peine d’aller trop loin à ce sujet, puisque quelques lignes plus loin, le CF est catégorique quant à l’incompatibilité entre l’initiative et les engagements de la Suisse vis-à-vis de l’UE. Et c’est bien cela l’objet central de mon article. La clause guillotine ne dépend pas de l’OMC, mais de l’UE. Et là, le doute n’est pas permis.

      Ne reste donc que votre dernière question. Et à ce sujet, la réponse est simple: il serait scandaleux que le Parlement n’applique pas une disposition constitutionnelle compatible au droit international. En l’occurrence, toute la partie concernant la Suisse est conforme au droit. Imaginer un Parlement qui ignore sciemment un vote pour des simples questions d’opportunité, ce serait franchir une nouvelle ligne rouge.
      Il s’agirait par ailleurs d’une tromperie encore plus grande de la part du comité d’initiative, puisque cela impliquerait qu’ils proposent un sujet dont les chances d’application sont négligeables, et ce dans sa totalité.

  4. Au contraire, si la Suisse accepte les deux initiatives, elle sera une pionnière au même titre que le Bouthan, pays pourtant beaucoup moins développé que la Suisse. De plus, deux experts de l’ONU soulignent l’impact positif qu’aura la Suisse sur les autres pays européens. Il est clair qu’il y a en Suisse des lobbys d’associations de paysans ont un intérêt direct de la, distribution de pesticides … De plus, dans le cadre de l’Union Européenne et de l’OMC, le fait qu’un pays appliqué des normes environnementale plus strictes n’est pas un entrave. En matière d’environnement, la souveraineté des États priment. Nous avons en Suisse des normes plus strictes pour les rayons non-ionisants ce qui influence l’intensité des antennes téléphoniques. Ni la France, ni aucun autres ne nous changera nos lois environnementales plus strictes qu’en Union Européenne et je m’étonne que l’UDC, ici par son hypocrisie défende les bilatérales sur un sujet fallacieux.
    D’autres paysans, plus au fait des nouvelles méthodes d’agroécologie, sont contre les pesticides et ont meilleures connaissances des réelles possibilités. Plus on produira bio, moins cher cela nous coûtera par les économies d’échelle et le moindre risques de contamination par les champs voisins.

    Bref, consommons local ET protégeons l’environnement en votant deux fois OUI.
    Arrêtons d’avoir peur et croyons au succès environmental :l’agroécologie aura dix ans de transition.

    https://www.swissinfo.ch/fre/economie/les-initiatives-anti-pesticides-suisses-applaudies-%C3%A0-l-onu/46575264

    1. “De plus, dans le cadre de l’Union Européenne et de l’OMC, le fait qu’un pays appliqué des normes environnementale plus strictes n’est pas un entrave. En matière d’environnement, la souveraineté des États priment. ”

      Vous affirmez cela avec une telle assurance que l’on croirait presque que votre parole est plus forte que les accords bilatéraux.
      Si nous avions voté pour la primauté du droit suisse il y a deux ans, vous auriez raison. Il se trouve que ce n’est pas le cas – l’initiative ne pourra pas être appliquée, il faut s’y faire.

      Il faut bien vous dire qu’aux yeux de l’Europe, il ne s’agit pas ici de politique environnementale, mais d’accès au marché. Et ça, c’est un sujet sur lequel ils ne lâcheront jamais un pouce.

    2. Comme répété plusieurs fois, je ne défends pas ici les bilatérales. Il suffit de lire mon article, rédigé en français, pour le comprendre, en particulier les deux phrases suivantes:

      “C’est naturellement la deuxième option qui prévaut. Tout comme cela s’est passé pour l’initiative contre l’immigration de masse en 2014, le parlement n’osera pas appliquer une décision qui menace le sacro-saint accès au marché européen.”

      Le fond de cet article, et encore une fois, je me répète, est d’expliquer que l’initiative ne s’appliquera qu’aux producteurs suisses et que, par voie de conséquence, la majorité des produits agricoles échappera à cette réglementation.

      Nous mangerons donc des produits issus de pays ne connaissant pas les mêmes normes écologiques et sanitaires que les nôtres dans lesquels nous n’aurons aucune forme de contrôle.

      Libre à vous d’en rester – après des heures de discussion – au fait que je suis membre de l’UDC et que je ne devrais pas parler de droit européen. Mais, ce faisant, vous passez à côté de tout le fond du débat. C’est tout à fait regrettable.

  5. Vous avez tout faux : article XX du GATT de 1994. Le droit national en environnement et santé prime sur le commerce international en autant que les critères soient transparents. Révisez vos classiques. Même en tant que Manager Environmental, je l’avais appris à l’EPFL en 1997 par quelqu’un qui est devenue conseillère d’état vaudois. Vous manquez sérieusement d’expérience en ce domaine. J’en ai plus de 30 ans… Un peu de respect, jeune homme.

    1. Pour être 100% transparent, allez prendre des cours de droit Environmental et Européen chez Mme. Anne-Catherine Lyon, une vraie spécialiste, elle.

    2. Vous pourriez prendre un ton moins présomptueux lors que vous racontez des choses (encore !) hors sujet. Avant de me demander de “réviser mes classiques”, vous pourriez essayer de vous demander quel pourrait bien être le rapport entre le GATT et nos accords bilatéraux avec l’UE, en particulier l’ALE de 1972 et l’accord agricole de 1999.

      Je peux vous aider – avant que vous ne sortiez à nouveau du sujet: aucun.
      Voter oui, c’est aller contre les engagements suisses vis-à-vis de l’Union européenne. Et comme l’initiative pour la primauté du droit suisse a été refusée (à cause des verts et des socialistes notamment), on ne pourra pas appliquer l’initiative anti-pesticides. C’est ainsi, et les cours de droit environnemental et européen de Mme Lyon n’y changeront rien.

      1. Si vous ne voyez pas le lien entre l’OMC, le GATT, les accord bilatéraux et les objectifs de protection de la biodiversité et sanitaires de l’Union Européenne et de ses états membres, en ce 22 mai, jour mondial de la protection de la biodiversité de l’ONU qui déclenche la décennie de la restoration des écosystèmes à l’échelle mondiale 2021 à 2030, je ne peux plus rien pour vous. Restez dans votre ignorance. Nous sommes des acteurs pour l’environnement locaux, nationaux, continentaux et globaux.

        1. “Nous sommes des acteurs pour l’environnement locaux, nationaux, continentaux, globaux”.

          Eh bien plaidez cela devant les instances OMC et européennes. De leur côté, elles s’en tiendront aux accords que nous avons signés. Et cela, personne ne le nie. Le Conseil fédéral est très clair.

          “L’interdiction d’importer des marchandises qui ne sont pas produites selon des méthodes de production nationales (c’est-à-dire sans utilisation de pesticides) n’est pas compatible avec l’accord du 22 juillet 1972 entre la Confédération suisse et la Communauté économique européenne”

          “Une interdiction générale d’importation enfreint en outre l’accord parce qu’elle met en péril les objectifs de ce dernier (art. 14, al. 2, accord agricole).”

          Mais vous pouvez vous fier à vos sentiments. C’est la journée de la biodiversité, après tout.

  6. Monsieur,
    Que pensez-vous de cette tirade de l’extrême gauche genevoise ?

    (Parlant de la presse)
    “… le financement public pourrait même se révéler plus exigeant”

    https://www.20min.ch/fr/story/les-deputes-veulent-un-soutien-financier-a-la-presse-ecrite-917139673892

    L’extrême-gauche indique, à mon avis clairement (“exigeant”), qu’elle veut limiter la liberté de la presse et dicter le contenu de certains articles. Or je ne lis aucun journaliste qui dénonce cette attaque contre un pilier de notre démocratie! Pourquoi ??

    1. Je suis effectivement opposé clairement à toutes ces mesures de “soutien” et je pense que vous mettez le doigt sur quelque chose de juste avec “l’exigence”.

      Le problème de ces financement vient surtout de la marge de manœuvre qui est donnée aux décideurs et aux critères retenus. Qu’est-ce qu’un journal de qualité – quelles sont les exigences pour obtenir un financement ?

      J’aborderai brièvement le sujet dans un article à venir sur le Pacte mondial sur les migrations. Mais peut être qu’à l’avenir un article complet pourrait être le bienvenu.

      (Si vous voulez des exemples criant de sélection partiale des bénéficiaires de subventions, je vous encourage à lire la liste des organisations soutenues par la LEEJ fédérale… C’est à pleurer)

      1. “je vous encourage à lire la liste des organisations soutenues par la LEEJ fédérale… C’est à pleurer”

        C’est quoi la LEEJ? Et je trouve où cette liste ?

        Vous parlez de la loterie romande?
        https://www.loro.ch/fr/utilite-publique/projets-soutenus

        Le pacte des migrations est dépassé. Maintenant, c’est les comités de l’ONU des droits de l’enfants ou contre les discriminations des personnes handicapées qui jugent en dernière instance des décisions suisses en matière de migration..

        https://asile.ch/2021/03/22/humanrights-ch-renvois-la-pratique-suisse-menace-les-droits-humains/

        1. C’est la loi sur l’encouragement des activités extrascolaires des enfants et des jeunes. Les listes des bénéficiaires sont accessibles ici : https://www.politiqueenfancejeunesse.ch/aides-financieres/aides-financieres-de-la-confederation

          Pour ne donner qu’un exemple, les activités chrétiennes, telles que camps d’été POUR JEUNES, ont été supprimées car “pas impartiales”, alors que les syndicats et mouvements idéologiques tels que Travail.Suisse, young european swiss ou foraus touchent des dizaines de milliers de francs.

          Le pacte des migrations n’est pas dépassé. Il sera débattu dans quelques jours au parlement fédéral (ce que vous dites sur les comités ONU est tout a fait correct, mais le pacte ne fera que rajouter des normes plus strictes encore)

          1. Le pacte est du soft law. Il ne contient pas des normes, mais des recommandations non contraignantes.

            Et ce sont les comités de l’ONU qui transforment ces recommandations en normes. C’est cet aveuglement qui fait que la Suisse s’est soumises depuis 2017 à de plus en plus de juges étrangers.

            Les avocats ne vont même plus à la CEDH, jugée trop à droite, mais dans ces comités de l’ONU … qui bloquent des renvois vers… l’Italie ! L’UDC n’a rien compris à la réelle menace des juges étrangers. Ils ne sont pas que à Strasbourg ou au Luxembourg, mais à Genève, dans les comités feutrés de l’ONU… Et l’expert suisse qui a juré à la Suisse qu’il y aurait moins de 10 cas par année (quelle naïveté), a été promu comme juge suisse à la CEDH.

            #naïveté !

          2. Cette menace est tout à fait comprise et prise en compte par l’UDC, je vous rassure. Mais vos propos sont légèrement imprécis (les comités ne peuvent pas faire de normes contraignantes, mais des “recommandations”. Ce sont ensuite nos parlementaires qui les transforment béatement en normes).

            Quant au pacte migratoire, vous verrez dans mon article à venir en quoi ce soft law est plus problématique qu’il n’y paraît. Son contenu sera bien plus contraignant que l’on ne pourrait l’imaginer et pourra être directement utilisé par les tribunaux, en particulier par la CEDH, lors des jugements concernant les migrants économiques. Ca promet.

            Je partage toutefois une partie de votre affirmation, notamment sur la naïveté de la Suisse et sur la place terrible et disproportionnée (et antidémocratique!) que prennent les comités ONU. En particulier les comités relatifs aux Pactes ONU I et II.

          3. Je crois que vous êtes mal informé:

            “ordonné” pas proposé, et encore moins invité les parlementaires à…

            ” L’ONU vient d’ordonner la suspension de l’expulsion vers la Grèce d’une famille syrienne résidant au Tessin. Leur demande d’asile avait été rejetée par le Tribunal administratif fédéral, mais le Comité de l’ONU des droits de l’enfant demande au Secrétariat d’État aux migrations de répondre aux reproches de violation de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant”

            https://www.amnesty.ch/fr/pays/europe-asie-centrale/suisse/docs/2018/l-onu-suspend-l-expulsion-d-une-famille-de-refugies-syriens

            résultat?
            En février 2019, le SEM a annulé sa décision de NEM et de renvoi vers la Grèce, rouvrant la procédure d’asile de cette famille qui verra sa demande d’asile traitée par la Suisse.

            https://odae-romand.ch/breve/une-famille-de-refugies-syriens-obtient-la-suspension-de-son-expulsion-par-un-comite-onusien/

            Et je ne parle même pas des tribunaux qui font directement référence aux “décisions” de ces comités de l’ONU.

            Nous avons bradé notre souveraineté au profit d’obscurs comités gangrenés par la pensée woke, progressiste, …

            Ce sont de vrais juges étrangers, mais ils ne sont même pas juristes…

          4. Je suis bien informé et, je le répète, il n’y a eu ici création d’aucune norme par le comité ONU. Il s’agit d’une décision fondée sur une norme malheureusement acceptée par les autorités suisses. Je suis, comme je l’ai dit, globalement d’accord avec vous, mais il faut être précis. Cela ne signifie pas que je nie l’effet néfaste de ces comités, au contraire. J’en ai bien conscience et l’UDC aussi. Nous nous opposons par exemple à l’adoption du protocole facultatif n°3 de la convention sur les droits de l’enfant, car ce genre de cas serait démultiplié et les tribunaux suisses perdraient en autonomie, ainsi qu’à l’adoption d’un tel protocole en relation avec le Pacte ONU sur les droits économiques, sociaux et culturels.

            Quant aux tribunaux qui font directement références aux recommandations des comités et aux principes des conventions, je suis pleinement d’accord avec vous. Je l’ai d’ailleurs écrit dans mon dernier commentaire. Et c’est également pour cela qu’il faut se méfier du pacte migratoire, car les tribunaux pourront directement l’utiliser dans leur interprétation des droits fondamentaux des migrants économiques.

            Je ne vois donc pas en quoi je serais “mal informé”.

          5. un peu de lecture?

            https://juris.ohchr.org/Search/Details/2762

            Renvoi annulé vers l’Italie car un transfert de Kreuzlingen vers le Tessin n’est pas traumatisant pour les enfants, mais du Tessin vers Milan un traitement inhumain…

            mais sérieux, ils vivent dans quel monde ?? Il nous faudrait un Pascal Praud en Suisse pour lire cet arrêt au téléjournal et leur dire leurs 4 vérités !

          6. A la fois suisse par mon père et français par ma mère et admirateur des Généraux et Résistants de Gaulle et Guisan, je n’admets pas les fachos factieux comme Pascal Praud. Les totalitarismes d’extrême gauche et d’extrême droite, alliés à la fin des années 30, ne passeront pas. Nous connaissons l’histoire des populos démagogues et des trolls anonymes. Ils finissent leur vie mal en général, ne connaissant rien de la Nation.

          7. “(les comités ne peuvent pas faire de normes contraignantes, mais des “recommandations”. Ce sont ensuite nos parlementaires qui les transforment béatement en normes)”

            Vous n’avez qu’à lire la décision figurant dans mon lien.

            Le comité s’est substitué aux tribunaux suisses et a dit comment comprendre une norme.

            Certes, cette norme a été accepté par le parlement pour entrer dans le droit suisse. Mais l’interprétation donnée par ce comité excède de loin ce que le législateur pendait au moment de la ratification de la CDE.

            Et regarder le dispositif de la décision de ce comité. Ce n’est pas recommande, invite, enjoint… c’est impératif. Comme un bailli s’exprimant à son vassal.

          8. Effectivement, il a été ratifié (le site du DFAE n’est donc pas à jour, d’où mon imprécision – https://www.eda.admin.ch/eda/fr/dfae/politique-exterieure/droit-international-public/conventions-protection-droits-homme/pacte-international-relatif-droits-economiques-sociaux-culturels.html )

            Cela ne change rien au fond: le comité ne peut pas édicter de normes. Il ne peut qu’exercer les compétences que l’assemblée fédérale lui a données. Et malheureusement, notre parlement a pris la décision de donner cette compétence le 16 décembre 2016 (seule l’UDC s’y est opposée – tous les autres élus ont accepté cela en connaissance de cause).

            Vous comprendrez bien que je suis opposé à cette façon de faire et à la multiplication des recommandations et de la marge de décision de ces comités. Mais il ne faut pas pervertir la réalité et affirmer que ces comités peuvent établir des normes : c’est l’obstination de notre assemblée fédérale qui en est responsable.

          9. @ Donneur

            Avec les gens comme vous, c’est le bon sens qui est d’extrême droite … Ne vous étonnez pas si vous perdez le combat des idées. Il y a l’absurdie, et ceux qui défendent le bon sens.

      2. ARTE est soutenue par les pouvoirs publics, avec un contenu culturel, environnemental et d’information de qualité. Cela nous change des émissions de télé-réalité idiotes sur les chaînes privées. L’état a un devoir ESSENTIEL de subventionner la culture et nous sortir de l’acculturation des films nunuches ou chroniques futiles , indépendamment de nos appartenances politiques. Au Canada, un pays dirigé par les Libéraux, les journaux ont été sauvés par l’état. Heureusement, car il ne faut pas s’attendre aux trolls anonymes d’extrême droite pour nous donner une information fiable… Voyez le 6 janvier 2021 et l’attaque contre la démocratie américaine comme exemple.

  7. Un mec avec un faux-nez et un pseudo comme vous qui êtes trop lâche pour vous nommer a déjà perdu, corbeau d’extrême droite. J’ai trop combatu l’extrême gauche pour voir la même tactique de lâche chez vous.

  8. Je n’ai rien à plaider : le GATT, article XX, est le clause qui régie la primauté environnementale NATIONALE sur le commerce INTERNATIONAL. J’ai déjà souligné l’exemple de l’ORNI qui fait qu’en Suisse nous avons des antennes-relais avec des radiations moins élevées qu’en Union Européenne. Si on peut contrôler nos ondes, on peut contrôler aussi notre alimentation. Je vois que je suis ainsi plus proche du terroir, du pays et de l’environnement en général que l’UDC… Dommage pour un ancien parti agrarien…

    1. Et je vais vous épargner toute la jurisprudence liée à l’article XX du GATT dont le réchapage des pneus pour le Brésil, le pétrole pour les États-Unis ou les crevettes (tiens, de L’ALIMENTATION avec santé et environnement …) pour d’autres pays. Lisez vous même ces jurisprudences pour parfaire vos connaissances et nous vous fiez pas aux doctrinaires…Je préfère les Vert’Liberaux car la liberté de pensée et l’attachement à la démocratie participative y est plus forte qu’ailleurs et moins soumis aux gros lobbys… Même le Conseil Fédéral indique que l’initiative pourrait aller contre et non pourra aller contre… En plus, la Suisse est au MILIEU de l’Union Européenne pour l’utilisation des pesticides par hectare, ce qui n’est pas un exploit, quand on voit nos autres lois suisses innovatrices avec instrumentd économisues comme la loi sur le CO2. En plus, avec la protection de la biodiversité (durant 2021 à 2030) et ses objectifs climatiques, l’Union Européenne va aussi serrer la vis pour les pesticides. Anticipons au lieu de nous complaire dans le statut quo. Bien sûr, il y aura toujours une résistance au changement et la plupart des êtres humains n’aiment pas les mutations. Et pourtant, nous sommes ACTUELLEMENT en mutation, vers la transition écologique planétaire, car nous n’avons plus le choix…

      1. Même si vous faites la sourde oreille sur ce point déjà répété maintes fois, le Conseil fédéral ne dit pas que l’initiative “pourrait” être contraire aux obligations suisses, mais qu’elle “est” contraire. Je vous ai même recopié les citations dans mon précédent commentaire. Vous confondez les obligations OMC et les obligations envers l’UE.

        J’ai déjà répondu sur tous les autres éléments, aussi je me limiterai à deux phrases : vous mélangez malheureusement les vœux pieux et les nobles engagements de l’UE avec les textes légaux en vigueur. Devant les tribunaux, les premiers ne font pas le poids, quoi qu’on en veuille.

        1. Je n’ai pas de leçon de recevoir de la part de l’UDC en matière de gestion de négociations bilatérales avec l’Union Européenne. Il n’y a aucun Vert’Libéral et Vert au Conseil Fédéral, ce qui est un scandale vu les poids respectifs suite aux dernières votations pour les Chambres. L’UDC, le Centre, le PLR et les Socialistes sont donc sur- présentés au Conseil Fédéral par rapport aux écologistes élus par la population aux chambres, ce qui évidemment fausse toutes les recommandations en matière environnementale. Par exemple, le Conseil fédéral ne dit rien pour l’initiative de la protection de l’eau contre les pesticides mais je vote OUI. Au niveau du droit international pour le commerce et l’environnement , le GATT prime avant tout. Voulez-vous accepter n’importe quelle denrée alimentaire produite en Chine n’importe comment si je suis votre raisonnement ?

          1. Je ne vous donne pas de leçon en matière de négociations. J’explique de quelle manière s’appliquent nos accords.

            La répartition au CF etc. est hors-sujet, car ce n’est pas le CF qui va juger lorsque l’UE dénoncera un litige commercial. Je ne veux donc pas entrer dans le débat ici (je vous invite à participer à la discussion d’un article à venir sur le nombre de Conseillers fédéraux et la représentation).

            Votre dernière question est intéressante. Vous demandez si je veux tout accepter à cause de mon interprétation…. mais avez-vous réellement lu mes commentaires ? Je n’ai jamais dit que je soutenais la situation juridique actuelle. Au contraire, j’ai maintes fois répété que j’aimerais qu’il n’y ait point de clause guillotine et que le droit suisse prime le droit international – nous avons même voté là-dessus il y a peu.

            Il faut savoir différencier l’opinion personnelle et l’interprétation objective des lois.
            Vous êtes un scientifique, j’ai beaucoup de respect pour votre activité. Je vous encourage à aborder ces questions juridiques d’une manière scientifique: exempte de préjugés et de biais subjectifs, on se fondant sur l’état des lois et des traités.
            C’est très malheureux, je vous le concède, mais c’est ainsi. (C’est pour cette même raison que nous ne pourrons pas appliquer l’initiative contre l’élevage intensif si elle venait à être acceptée prochainement.)

  9. Vous n’êtes certainement pas plus proche du terroir que l’UDC, puisque vous soutenez cette attaque frontale faite aux paysannes et paysans, qui impliquera une chute de la production locale et une augmentation des importations.

    Ce qu’il y a, c’est que vous refusez l’application de nos obligations internationales lorsque cela vous arrange. Si vous pensez que votre avis transcende celui d’à peu près tous les juristes, y compris ceux du Conseil fédéral, je ne peux pas faire grand chose de plus pour vous convaincre. (la question des ondes n’a strictement rien à voir avec notre débat, tant sur le fond que la forme).

    1. Un UDC qui me donne des conseils en négociations de bilatérales est comme faire affaire à un pyromane pour éteindre un incendie. Et comme par hazard, nous sommes capables d’importer du bio ou produits naturels dans l’alimentation de partout en Union Européenne pour tous produits. On voit bien que vous êtes d’une caste qui n’est pas habituée à sortir de sa zone de comfort…

      1. Quel dommage de ne pas pouvoir dissocier mon appartenance partisane et l’interprétation de traités internationaux.

        Le fait que l’on puisse importer du bio n’a rien à voir avec les dispositions dont nous parlons. Il y a une forte différence juridique entre la possibilité d’importer un produit et l’interdiction d’en importer un autre. Cela d’autant plus lorsque l’interdiction est générale.

        1. La famille Blocher est la plus riche de Suisse. Près de 20 milliards. Cet argent a été gagné en appliquant les préceptes de l’UDC ? Pas vraiment…

          Et Blocher a même le culot de réclamer le rétroactif de sa rente à vie d’ancien conseiller fédéral.

          UDC = Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

          1. Quel rapport avec la votation sur les pesticides ?

            Par ailleurs, quoi qu’il ait fait avec le rétroactif (n’oublions pas que tous les élus y ont droit, on ne fait pas de scandale pour les autres), il demeure à ma connaissance le seul Conseiller fédéral à n’avoir pas reçu de salaire lorsqu’il était en fonction. Et ça, sans le redemander plus tard.

          2. En restant dans le domaine des idées, il est intéressant de remarquer que M. Blocher, l’homme d’affaires astucieux et génial qui commerce avec l’Union Européenne n’est pas le même qui fut un politicien protectionniste. J’aime l’homme comme charactère bien trempévet homme de famille, mais non ses idées qui ne suivent pas forcément ses actes d’entrepreneur, indépendamment de son rôle dans la chimie …

          3. Vous avez été voir la pollution générée par EMS Chemie ? vous comprendrez le rapport…

            Et je n’ai jamais entendu ni lu qu’il avait renoncé à son salaire. Vous avez une source ?

          4. C’est la fille de Christoph Blocher qui dirige EMS Chemie. Vous n’avez rien prouvé, sauf que le père a bien élevé sa fille…

        2. Bien sûr pour l’importation : je voulais simplement faire remarquer que les alternatives de produits naturels existent pour tout DANS l’Union Européenne, ce qui est un outil de discussion AVEC l’Union Européenne dans le cadre du commerce et d’objectifs qui se rejoindront à l’horizon 2030… Comme en Suisse, nous refusons les produits alimentaires étrangers qui ne répondent pas à nos normes (comme des moutons noirs gavés de pétrole…), nous ferons juste augmenter le niveau de nos normes. Rien de sorcier et nos vaches avec lait suisse seront bien gardées. Nous refusons les importations massives de lait étranger, foncé je ne vois pas le problème.

        3. Trois points où je pense que nous sommes tous les deux d’accord, avec d’autres ici (et je vais en terminer là sur ce Post pour rester sur un mode positif consensuel suisse) :
          1) Utilisons la science pour prendre nos décisions, y compris environmentales .
          2) En Suisse, nous devons être maître de notre destinée et les demandes locales et nationales doivent primer sur le moins-disant extérieur. En Suisse, préservons notre plus value.
          3) Le peuple décide par référendum sur les sujets importants, ce qui est participatif et entièrement démocratique. Après le 13 juin, sur les 5 acceptons TOUS les résultats du peuple, sur cela nous plaise ou non.

          Personnellement :
          Pour moi, l’eau vient en priorité car plus urgente et dans la ne vraie démarche libérale liée au marché et je vote aussi oui aux pesticides pour donner un avertissement au sujet de la biodiversité car ni les Chambres, ni le Conseil Fédéral n’ont présenté de contre-projets et se contredisent eux-mêmes par rapport aux risques…

  10. Bizare en effet vous ne parlez jamais de la santé des gens:
    Dans le LAVAUX, des centaines de personnes souffrent gravement de l’épandage sauvage des hélicoptère, à moins de 15 m des maisons, des écoles, des chemins, directement sur des gens et même sur des zones de foret ou des rivières !
    Pourquoi le lobby des vignerons continuent de dire que ce n’est que du BIO qui est épandu ? C’est Faux, du sulfate de cuivre, des phosphonate de potasium de bicarbonate de potassium, de souffre et encore plein d’autre produits sont déversé en énorme quantité!
    Les service de l’environnement du canton de Vaud, l’OFAG sont parfaitement au courant mais ne font rien ! Pourquoi ?
    Leu+Gygax, Omya Suisse Agro Syngenta travaillent avec les politiciens lors de chaque vote du parlement ! et ils participent activement à la campagne de votation!
    Et comme tout travail mérite salaire … Sur “parlement.ch vous pourrez facilement voir quels sont les politiciens qui participent à ce scandale sanitaire et écologique.
    Sur le Lavaux c’est un écocide à grande échelle !
    Donc un grand OUI à cette votation!

    1. Merci. oui. Les politiciens doivent sortir des conseils d’administration d’entreprises. Trop de conflits d’intérêts. Au Canada, cette pratique est interdite et les lobbystes fouv n’y être enregistrés avec un calendrier public de leurs visites. En Suisse, il y a UNE SEULE entreprise qui achète les produits phytosanitaires à travers une coopérative d’agriculteurs, qui sont donc intéressés à garder le maximum d’achats de phytosanitaires de synthèse pour les profits , etc… Cette situation monopolistique chez les paysans est inacceptable et contraire à la libre concurrence… Et si en plus, vous avez des conseillers UDC dans les conseils d’administration liés à la branche, vous pouvez tenir tout ce qui vient de l’UDC avec un gros grain de sel des mines de Bex… He défend les revendications des 7500 agricultureurs indépendants. L’USP représente mal ses membres.

  11. Vous allez trop loin dans le mensonge. Non seulement l’initiative des Alpes est bien sûr acceptée mais en plus :
    1) Elle est inscrite dans la CONSTITUTION SUISSE
    2) Elle contribue à privilégier le transport par rail à travers les Alpes au lieu d’un deuxième tunnel routier à travers le Gothard…
    De plus, vous avez un commentaire hors-sujet sur la subvention aux associations par le département de la jeunesse…
    Sur le lien sur vous avez envoyer la plupart dont des associations qui luttent contre la pédophilie et je me fiche de leur appartenance politique quand la sécurité de nos enfants sont en jeu.

    Je vais écrire au Temps pour signaler mon profond mécontentement.

    1. Faites ce que bon vous semble.

      Il est cependant vrai que l’initiative des Alpes n’est pas pleinement appliquée, et cela en raison des bilatérales 1.

      Vous pouvez être fâché par mes écrits. Je le suis aussi : je suis le plus grand partisan d’un état qui accepte la démocratie et la volonté du peuple.

      Vous continuez de confondre mon constat juridique sur la situation actuelle et ma volonté politique. Mais je ne vous en veux pas pour cela.

      1. Nous sommes passés de 1.5 million de camions par année à travers les Alpes à environ 0.9, et l’objectif final est 0.6. On va dans la bonne direction et avec le ferroutage plus la RPLP, la Suisse est maintenant un exemple pour l’Europe.
        La vision zéro de l’initiative contre les pesticides de synthèse en 2031 se verra à l’usage si elle est acceptée par le peuple et permettra de faire le point en 2031, comme le fait régulièrement le directeur de l’association qui suit l’application de l’initiative des Alpes et qui se satisfait des progrès obtenus.

        Il y aura des grincheux qui diront que nous n’allons pas assez vite mais le plus important est le voyage dans la bonne direction et de corriger au besoin si l’on n’a pas atteints les objectifs. Actuellement, en Suisse, 13 objectifs environnementaux liés à l’eau et les pesticides dans l’agriculture et décidés par les Chambres ne sont pas atteints. Les deux initiatives, si acceptées, vont forcer à atteindre de vrais objectifs en utilisant principalement des outils économiques libéraux. Comme la loi actuelle sur le CO2 et en modification par la votation, elles anticipent. Tout le monde parle en 2021 de neutralité carbone et grâce à la loi sur le CO2, j’y ait travaillé avec mes entreprises depuis 2003… Il y a un avantage d’être un pays pionnier en agrobiologie… Et les produits bio ne sont pas beaucoup plus cher si les distributeurs ne font pas l’inflation des marges et M. Prix sera sûrement appelé à surveiller. Le prix ne doit pas avoir un sur coût de plus de 20% au grand maximum. D’ailleurs, beaucoup de producteurs économisent en coûts d’application de phytosanitaires chimiques et cela se répercute chez les consommateurs. Quant à l’autosuffisance alimentaire, si elle peut sembler utopique aujourd’hui, belle le sera moins demain. Le Covid19 a démontré la fragilité de nos chaînes d’approvisionnement et de risques de contaminations. Comme nous gaspillonsvrn Suisse de 30 à 35% de notre nourriture, nous pourrions en diminuer presque d’autant l’importation. Nous produisons des kiwis en Suisse et comme en Hollande, nous pouvons ajouter de la production alimentaire en villes ou en périphérie dans des bâtiments désaffectés ou sous-loués par des plantes hors-sol, de l’hydroponie et des UV filtrés.
        La lutte chimique sera interdite mais la lutte biologique, la permaculture, la biodiversité, les moyens thermiques et autres élimineront les parasites et nos sols si précieux s’arrêteront de s’appauvrir, vde se contaminer et de perdre du rendement…

        1. Là n’est pas la question, vous vous égarez. L’initiative des Alpes, acceptée par le peuple, avait interdit aux camions européens de traverser les Alpes autrement que par le rail. Elle n’a pas été appliquée, car contraire aux accords bilatéraux.

          Il en sera de même avec l’initiative antipesticides. L’application ne vaudra que pour les paysans suisses qui seront encore les dindons de la farce.

          Le reste est plus ou moins hors de propos. Je suis effectivement un grand partisan de l’autosuffisance alimentaire. C’est précisément à cause des initiatives et lois comme celles du 13 juin que l’on s’en éloigne toujours plus.

          https://www.rts.ch/info/suisse/5628507-acceptee-il-y-a-20-ans-linitiative-des-alpes-est-a-la-peine.html

          1. En ce lundi de Pentecôte, nous nous entendons sur l’autosuffisance alimentaire. J’ai vu d’ailleurs une initiative excellente de l’EPFL et d’une entreprise alimentaire de distribuer uniquement des snacks suisses et si possible vaudois dans leurs distributeurs alimentaires.

            En cette fête religieuse chrétienne consensuelle du Lundi de Pentecôte m, j’en reste là (sans rien retirer des mes arguments précédents) et vous souhaite bonne fête ainsi qu’à vos lecteurs, car le spirituel et le sens de la vie doit dominer avant tout.

          2. En espérant que vous avez pu la célébrer dûment hier et pourrez profiter de ce lundi de repos, je vous souhaite également une excellente fête de Pentecôte. Merci.

          3. Indépendamment des résultats des votations du 13 juin, il devrait se créer un task force suisse regroupant tous les partis représentés dans les Chambres fédérales : comment atteindre une autosuffisance dans des domaines stratégiques, tels l’alimentaire, l’énergie et les médicaments / vaccins/équipements médicaux essentiels, en encourageant le secteur privé et les coopératives. Le Covid19 est un exemple de notre trop forte dépendance extérieure. Merci.

      1. Ce ne sont pas leurs avocats. Il s’agit d’une ligne issue d’un argumentaire politique. S’il vous plait, en tant que scientifique, vous pourriez être un poil plus objectif et chercher de véritables arguments plutôt que des déclarations politiques.

  12. Merci. Indépendamment des différents et résultats par rapport aux votations du 13 juin, je pense que TOUS les partis doivent s’entendre et encourager l’autosuffisance alimentaire, en raison des impacts économiques, sociaux et environnementaix. Beaucoup d’initiatives d’entreprises, petits et grands distributeurs, marchés communaux , vente directe à la ferme, vont dans le bon sens et je les félicitent. J’espère que l’on aurez retenu la leçon du Covid19 de produire local et consommer local, ce qui sera vrai aussi pot nos énergies…

    1. Sans vouloir ouvrir un nouveau front à notre discussion, je pense que s’il y a bien un domaine où mon parti est largement engagé depuis longtemps (et parfois très seul), c’est la favorisation de la consommation locale et de la production autochtone.

      Plutôt que de partir dans la discussion, je la terminerai avec un petit clin d’oeil sur la thématique, à savoir ma première intervention au conseil communal, à l’âge de 18 ans: https://www.24heures.ch/vaud-regions/riviera-chablais/mets-locaux-assiettes-ecoliers/story/12443132

      1. Bravo pour votre intervention à 18 ans sur un sujet très important. A cette âge, je me battais contre l’apartheid et ses fonds d’investissement en Afrique du Sud, comme quoi aucund combats sincère n’est vaint car à la fin nous vaincrons.

      2. Le danger en Suisse n’est ni Blocher, ni Bodenmann (d’ailleurs j’ai une admiration pour le courage et l’humour des deux bonhommes) . Le danger en Suisse est la “Cancel Culture” d’extrême gauche ET d’extrême droite qui toutes deux refusent de débattre des idées de Centre, de Droite ou de Gauche. J’espère que l’on se rappelle tous que nous sommes tous créatures de Dieu, terriens et suisses (pour ceux qui y vivent vraiment).

      3. L’accord cadre avec l ‘Union Européenne est enterré. Les arguments pour faire peur de l’ UDC ne tiennent plus. Votons 2 fois pour protéger notre eau et nos sols des pesticides de synthèse.

        1. Rien à voir. L’ALE 1972 et les Bilatérales I 1999 tiennent toujours, et ce sont elles qui comptent ici. L’accord cadre n’y change rien.

          1. La compagnie Shell vient de se faire imposer par l’Union Européenne des objectifs de réduction de 45% de ses émissions de CO2 en 2030 vs 2019. Soyons proactifs en environnement et votons TROIS FOIS OUI au CO2, pour l’eau et contre les pesticides de synthèse avant que l’Union Européenne ne nous impose ses normes. Deux autres entreprises viennent d’avoir une révolte des actionnaires et les écologistes Libéraux ont gagné. Et on se rappelle que l ‘UDC à voulu couper les budgets de l’ environnement en Suisse, UDC est toujours en réaction face à ce sujet et continuera à perdre des plumes face aux écologistes de toute tendance.

          2. Ce n’est pas en répétant une chose fausse qu’elle devient vraie. Vous persistez à faire semblant que l’UE ne veut pas appliquer les accords existants. C’est incroyable, ça fait plusieurs jours que vous n’avez pas de réponse à apporter à cela, que le constat juridique est clair, et que vous persistez à affirmer benoîtement la même chose.

            Je ne souhaite plus répondre à cet argument que vous avez répété au moins dix fois dans cette zone commentaires : personne ne nie que l’initiative antipesticides est incompatible avec l’ALE et l’accord agricole. Point. C’est ainsi. Vos déclarations d’intention et autres n’y changent rien.

  13. Finalement et sans polémiquer, après le 13 juin, je suis persuadé que des mesures d’accompagnement écologiques seront adoptées en agriculture, sans satisfaire les éco-fondamentalistes du Parti Vert de gauche ni satisfaire l’éco-scepticisme présent à l’UDC mais qui finalement aboutiront à un compromis, bien helvétique…

  14. J’aimerais bien que vous ouvriez un post pour débattre de la loi sur le CO2, qui pour moi est le premier enjeu Environmental des votations du 13 juin et je pourrais y contribuer en tant que praticien. A unevde vos collègues du blog Climat sur le Temps qui disait que le loi CO2 n’allait pas assez loin, je lui ai rétorqué ce que les entreprises et les États font depuis 30 ans pour protéger le climat et que les objectifs actuels sont réalistes.

  15. J’espère que l’on trouvera des solutions démocratiques pour répondre aux besoins angoisses environnementales, santé et sécurité en Suisse (les 5 objets). J’ai trop combattus politiquement les Maoistes et les Fascistes sur mes campus de Collège et Université, pour reconnaître l’importance que tous les partis démocratiques suisses s’unissent pour résoudre pragmatiquement ces problèmes, contre les extrémistes des deux côtés. Si on commence par reconnaître les bonnes intentions initiatives locales, nous faisons un bon pas dans la compréhension et les solutions adaptées au terroir suisse.

  16. Si le bouillant Napoléon avait écouté le modéré Talleyrand, il n’aurait pas eu la chute finale.

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