Cent idées pour un futur qui n’arrivera pas

 

Nicolas Hulot, éphémère ministre de l’environnement en France, a publié dans Le Monde du 7 mai une liste impressionnante de cent idées pour le changement dès la fin de la pandémie. Celle-ci est considérée comme une sérieux avertissement de ce qui pourrait nous arriver si nous revenions au comportement du début du siècle.

 

Le thème le plus important, incarné par plusieurs idées, est le soin de la planète : il est temps de réparer la planète, de nous réconcilier avec la nature, de nous adapter aux limites planétaires, d’éduquer nos enfants à habiter la Terre. Pour atteindre ce but, il faut renoncer à la société de gaspillage : il est temps d’apprendre à vivre plus simplement, de ralentir, de voyager près de chez nous, de distinguer l’essentiel du superflu. Pour cela la vie dans toutes ses formes doit être respectée : il est temps d’applaudir la vie, de laisser de l’espace au monde sauvage, de traiter les animaux en respectant leurs intérêts propres, de reconnaître l’humanité plurielle, de déclarer le racisme comme la pire des pollutions mentales. Enfin, cela suppose une révolution des mœurs : il est temps d’établir l’égalité absolue entre les hommes et les femmes, de tendre la main aux humbles, de créer un travail qui épanouit, de croire en l’autre, de ne plus se mentir.

 

On aurait envie de citer ces cent pensées pour l’avenir car chacune représente une facette d’une lente révolution des mentalités. Ce sont pensées de la gauche éternelle, des révolutionnaires, des rebelles, des révoltés. C’est une très vieille inspiration puisqu’elle remonte à plus de deux millénaires et qu’elle a réussi à engranger des réformes depuis deux siècles. La santé pour tous, le droit à une pension, le soutien des chômeurs, le suffrage universel, la paix plutôt que la guerre, la répression des violences domestiques, la préservation de l’intégrité corporelle des enfants. Un long chemin a été parcouru dans la direction esquissée par ces cent pensées.

 

Qu’en sera-t-il dans une décennie ? Cela dépendra de l’action politique, de la prise de pouvoir par des partis sensibles à ce programme, par l’ajustement d’une législation fondée sur un compromis acceptable pour le plus grand nombre. En prenons-nous le chemin dans l’immédiat ? On peut en douter. Dès qu’il fut rassemblé le parlement fédéral a gratifié les crèches de 65 millions et Swiss et autres compagnies aériennes de 1.5milliards. Telles sont les importances respectives des familles et des avions, du bien-être des citoyens suisses et des intérêts de compagnies étrangères, car Swiss est en fin de compte allemande, les services aéroportuaires et la restauration sont chinoises.

 

Arguments invoqués : «Le secteur de l’aviation revêt une importance systémique pour la Suisse. L’industrie aérienne génère environ 5% du produit intérieur brut, ce qui équivaut à la valeur du secteur bancaire», a rappelé le ministre des Finances Ueli Maurer lors du débat à la Chambre du peuple. Environ 40% des marchandises exportées et 20% des marchandises importées sont transportées par voie aérienne. En outre, plus de la moitié des touristes étrangers viennent en Suisse par avion. »

 

Fort bien. Mais ce transport aérien engendre un cinquième de l’empreinte CO2 de la Suisse. Allons-nous continuer à voyager de la sorte ou, pire, transporter des marchandises qui pourraient voyager par train ou bateau ? Si la réponse est positive, cela signifie que l’on n’est pas prêt à changer de consommation. Cela signifie que l’on est prêt à subir la transition climatique de plein fouet.  Décidément la pandémie n’a rien appris à la majorité du parlement. Les cent idées de Nicolas Hulot sont déjà à la poubelle.

 

 

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

24 réponses à “Cent idées pour un futur qui n’arrivera pas

  1. Le problème de Nicolas Hulot est qu’il a “réussi”.
    Je n’ai pas son compte en banque, mais il doit être confortable et réalisé avec éthique et talent.

    Et ça, c’est insupportable à une majorité de français, autant bureaucrates, que volant la caisse publique avec Louis le Macaron premier, non en durée et autres phantasmes Sarkoparasites et l’autre bouffon Levallois impériste et sa douce qui fait semblant de se suicider.

    C’est fort dommage, même dans la cuisine, ils en sont encore à Excoffier et à la douce vanille des colonies 🙂

    Bon, la France est le dernier exemple à suivre dans ce qui reste de l’Europe.
    Enfin, il faut mettre un peu d’ordre en Suisse, pas si mal, mais le mauvais pli est déjà pris, au ministère public, autres lobbyistes, troisième pouvoir pourri et bla.

    1. Le problème de Nicolas Hulot est surtout qu’il se positionne en insupportable donneur de leçons alors qu’il vit l’exact opposé de ce qu’il prèche…
      Même en lui pardonnant son empreinte carbone passée ou ses revenus liés à vendre du gel douche en plastique, rappelons qu’il possède 9 voitures, un hors-bord et 3 résidences qui font un peu désordre quand on parle de se limiter et de faire sa part…

      Partir d’un poste où on a le pouvoir de faire des choses pour venir simplement faire le père-la-Morale dans les medias avec une liste insupportablement démago (du genre “la guerre c’est mal”, “la nature c’est bien”…) est pour ma part une preuve de médiocrité.
      L’environnement, la planète et notre futur méritent de bien meilleurs hérauts, pragmatiques et vivant en accord avec leurs convictions.

      1. Bonne remarque qui porte sur l’auteur de ces idées. Sont-elles pour autant dénuées de pertinence? Si on les rejette pour ce qu’elles sont, peut-on les récuser en se référant à la vie personnelle de l’auteur. Cette question est vieille comme le monde.
        Rousseau a écrit l'”Emile” qui apporte des idées neuves dans l’éducation, bien nécessaires à l’époque, mais il abandonne ses cinq enfants, sans doute parce qu’il n’a pas les moyens pour les élever. Est-ce que cela diminue la portée de l'”Emile”?
        Voltaire investit dans la traite : est-ce que “Candide” en vaut moins?
        Beaumarchais est un spéculateur ce qui n’enlève rien à la force révolutionnaire du “Mariage de Figaro”.
        Toutes les bonnes idées valent la peine d’être publiées, mais les bons écrivains ne doivent pas nécessairement les pratiquer.

        1. Vous posez-là une excellente question: doit-on découpler la cause de ceux qui la porte?
          L’hypocrisie produit-elle de bons fruits?
          Voltaire et Beaumarchais ont été les portes drapeaux d’une cause qui dès le départ était hypocrite. Sous des vernis d’égalité et de liberté, ils étaient motivés par la lutte des classes, soit le remplacement de la classe dominante par la leur qui n’était que plus cruelle vis-à-vis des démunis. Le mal français pourrait se résumer à cette trahison. Le bas peuple ne cessa de nourrir la méfiance vis-à-vis d’un pouvoir perçu forcément comme hypocrite et dominateur.
          L’impôt du sang reste la plaie jamais refermées de chaque famille française.

      2. “Partir d’un poste où on a le pouvoir de faire des choses…”

        A ma connaissance, il est parti car il servait d’alibi et on lui mettait en permanence le bâton dans le ballon (lobbies pétroliers, nucléaires, etc.)!

        1. Nicolas Hulot incarne la démonstration par l’absurde que : malheureusement dans certains pays la démocratie a disparu depuis fort longtemps
          et que les politiques ne servent plus qu’à une chose : faire passer et accepter par la population les idées de certains cercles de pouvoir

          dit autrement c’est une grosse mascarade

          hormis que ce donneur de leçon m’est insupportable par ces “faites ce que je dis pas ce que je fais” … il avait une énorme “fans base” qui lui apportait : un support immédiat de nombreux médias (vu l’audience potentielle) et un fort % de la population “derrière” lui pour le soutenir

          aucun défenseur de la nature n’avait donc plus de chance en occident de réussir à réellement changer quelque chose

          son BILAN concret: est proche du NÉANT !!!!

          ce qui me fait dire:
          hypothèse :
          il est possible de changer quelque chose au niveau environnement par la politique, si il y a assez de population qui soutient un élu

          constat:
          la personne ayant le plus de “pouvoir” pour changer quelque chose, mis à la plus haute fonction d’un état, dans ce domaine : n’a RIEN pu (*) faire

          Conclusion:
          hypothèse fausse : on ne peut plus rien changer par la politique … elle est devenu le laquais de certaines industries piégées par elles memes

          il n’y a donc qu’en changeant nos modes de consommation, productions de nourriture, ….. etc. qu’on aura peut être un espoir de sauver la race humaine (Et je vous en supplie arreter avec cette annerie de : sauvon la planète !!!! … la planète sera là des millions d’années après la disparition du dernier humain !!!! les végétaux aussi .. les microbes aussi … les vertébrés très certainement (peut etre pas les espèces actuelles … )
          mais l’humain : ????? !!! ;o)
          —————————————–
          En Suisse je croyais encore en nos élus.
          vu le nombre de MENSONGES constatés depuis le début de cette crise … malheureusement la confiance a été rompue ! …
          et on sait qu’une fois la confiance perdues: il est extrêmement difficile de la recréer !
          Cette perte de confiance d’un grand nombre de citoyens suisses, envers son gouvernement, est très certainement bien plus dommageable que le covid lui même !

          (* : le voulait-il vraiment ? .. c’est une autre question …. mais je fais le pari que oui .. sinon il n’aurait pas démissionné …
          et vu son profil psychologique: il aurait adoré pouvoir aller présenter ses résultats sur les plateaux TV… et faire monter les ventes de ses produits ushuaia, tout sauf environnemental friendly ! 😉 …

  2. Cher Jacques Neirynck,
    Mille fois d’accord avec vous sur les incohérences des politiques, qui nous vendent un futur “green” (oui, cela fait plus progressiste en anglais), mais qui avec constance écoutent les lobbies économiques. Magnifique exemple : les hydrocarbures sont lourdement taxés pour les citoyens lambda, à présent dans le but vertueux de protéger notre planète, ne parlons plus de recettes fiscales pour l’Etat, c’est devenu hors de propos. En revanche, détaxe totale pour le transport passager et fret aérien ?
    Sur les propositions de M. Hulot, j’ai en mémoire cet Empire dit du milieu, où un empereur avait un jour décidé que le tour du savoir et des échanges avec l’extérieur avait été fait, et avait replié le pays sur lui-même. Cela s’est terminé par les guerres de l’opium et les traités inégaux, car le monde autour avait évolué. Espérons que l’utopie volontiers brutale, “de gré ou de force” dirait M. Hulot, ne nous entraîne pas dans une destinée tragique comme celle connue par la Chine du 19ème au début du 20ème siècle.

  3. Nicolas Hulot a certainement des idées intéressantes à prendre en considération (pas lu).
    Cependant, comme il a fait fortune au détriment de la planète, qu’il rende maintenant l’intégralité de cet argent “à la planète” pour mettre en oeuvre ses préceptes.

  4. Les idées, les slogans, les campagnes en faveur du consumérisme ambiant, avec l’aide d’une publicité permanente, jusqu’à la nausée, aura ruiné de façon méthodique et dévergondée de notre environnement et de notre biodiversité. Le mérite de NH et de ses équipes, depuis des années, aura modestement listé les dégâts et proposé les solutions souhaitables et possibles.

  5. Bien sûr que ces cent idées sont bonnes. Mais elles ne sont pas de Hulot qui n’est qu’un bouffon nombriliste et sans formation qui vise déjà une place à prendre en pensant que la gestion de la crise par Macron compromet sérieusement sa réélection.

    Ces cent idées, il suffit de relire les articles parus dans Le Temps ou le NY Times depuis de nombreux mois pour les y trouver, et répétées de nombreuses fois.
    Mais ne nous faisons pas d’illusion, ceux qui nous dirigent se préparent déjà à tout rétblir comme avant.

    Si nous voulons vraiment influencer ces gangsters qui dirigent la planète, alors conseillons à tous ceux qu’ils briment de lire un ouvrage chinois paru il y a cinq cents ans et dont une remarquable traduction en Français s’appelle “Au Bord de l’Eau”. La solution s’y trouve.

  6. Lorsqu’on peut mentionner 100 idées pour la planète, c’est qu’on a pas trouvé les plus essentielles .
    En fait la surpopulation humaine est le mal le plus significatif qui implique tous les autres:
    – la surexploitation des ressources
    A Madagascar, sans que les gens fassent le tour du monde en avion, n’ayant même pas les moyens d’acheter du pétrole, ils rasent les forêts comme énergie primaire et élargir leurs terres agricoles .
    Si on plante des palmiers pour l’huile à Borneo, c’est pour nourrir la planète de 8 milliards d’habitants , au détriment des espèces locales …
    De même , en Amazonie, c’est pour l’exportation de biens que l’agro business coupe les arbres …
    Croyez-vous qu’il reste un mètre carré à Singapour pour planter des légumes ? bien sur que non, toutes les denrées sont importées et on retrouve ce cas dans bon nombre de mégalopoles à travers la planète .
    Même la Suisse compte maintenant trop d’habitants pour une auto suffisance alimentaire !
    Quand on fait son marché , on ne fait plus attention d’où viennent les marchandises pourvu que les rayons soient remplis !!!
    Même constat en ce concerne la surpêche qui prive les oiseaux marins de tous les poissons nécessaires à leur survie .
    (…)
    – La protection d’ écosystèmes suffira peut-être à sauver une bonne partie de la biodiversité, mais cela n’a rien à voir avec l’effet de serre ou la montée des eaux . Les espèces vivaient dans des climats bien plus chauds autrefois !

    Les beaux discours des touristes écolos, qui ne maitrisent pas la physique, passent à côté des enjeux fondamentaux , ils se contentent de nous matraquer de propagande alarmiste !
    Hulot n’est de loin pas une référence pour ce problème , s’il n’a pas réussi en France, il n’a aucune chance partout ailleurs !

    1. @Hubert Giot
      Entièrement d’accord avec vous. La surpopulation est LE problème à résoudre. Une fois celui-là résolu, les autres le seront en même temps. Mais allez faire comprendre ça aux religieux! Eux-mêmes assujettis au grand capital pour qui seule compte la croissance donc de plus en plus de Terriens à gaver d’imbécilités inutiles pour la plupart.

    2. @Hubert Giot
      100 % d’accord
      c’est la cause racine N° 1
      la 2ème étant qu’à tous les niveaux nous avons mis en place des systèmes basés sur “la CROISSANCE”
      quoi que l’on fasse, si on ne corrige pas ce “moteur” obsolète : il faudra constamment tout recommencer !

      pour mieux comprendre le fond de ma pensée: relire le concept de LIGNE de PARTAGE parfaitement décrit dans le 8ème jour de la création par Monsieur Neirynck !

      la solution scindé le cercle thermodynamique : n’est plus applicable depuis longtemps (la planète étant un système fermé .. et n’ayant plus de “terra incognita”)

      et la 2ème solution: créer une “illusoire” innovation technique (ne faisant que déplacer le problème) : on voit où cela nous à mener

      je ne vois donc pas trop d’autre solution que de revenir à la racine du problème : décroitre .. à tous les niveaux
      et imaginer des modèles basé sur la continuité et non sur la croissance !

    3. Cher Hub, il me semble déjà vous avoir posé la question, mais je n’ai pas souvenir que vous y ayez répondu, mais c’est vrai que vous ne répondez jamais.
      La surpopulation ne pourrait être contestée par personne, mais quelle serait votre solution?

      Vous répandez un virus malicieux et diabolique dans la nature;
      Vous polluez l’eau qui devient de moins en moins potable;
      Autre extermination shoastique?

      On se plairait à vous entendre donner des solutions, et non nous faire croire que vous ayiez tout compris, enfin,… ce ne sont que les blogs d’un quotidien qui se veut de “référence”, il n’y a plus beaucoup à boire et bientôt plus rien à manger, avec toutes ces bouches inutiles 🙂

  7. Je pensais m’instruire avec ces 100 principes, quelle triste désillusion…

    Je me suis cru un instant dans un concours de Miss, lorsqu’on demande à une concurrente quels sont ses rêves et qu’elle répond de l’air le plus sincère possible, pour faire bien devant le jury : “Euh, la paix dans le monde!”

    Ce serait original, ca passerait encore… Vous parlez d’une inspiration millénaire, je n’y vois qu’un vulgaire plagiat : Bouddha parlait d’empathie il y a 2’500 ans.
    Et il a meme piqué des idées à Bob Marley et Fela Kuti (engagement, unité…) !!

    Pour un peu, il nous placait encore deux ou trois Commandements, tant qu’à faire…!

    S’il s’était intéressé un tant soit peu à ce qui se passe chez les gens, il aurait vu “l’empathie, la bienveillance, l’humilité, l’engagement” qui règnent en ces périodes difficiles…
    Il aurait vu les petites gens “combler le vide entre leurs mots et leurs actes et agir en conséquence” et faire ce qu’ils peuvent pour s’en sortir, pendant que ceux qui dirigent ou s’estiment des maitres à penser distillent leurs fabuleux principes comme si c’était des trouvailles géniales…

    Il aurait peut-être alors eu plus de “discernement”, et aussi “lié son je au nous”, “distingué l’essentiel du superflu”…

    Il aurait ainsi fait des propositions intelligentes, dignes d’être relayées par les gens, qui auraient poussés pour les mettre en place car bénéfiques pour tous et pour la planète.

    Donc ce manifeste n’est ni Emile ni Candide, et est en plus dénué de pertinence, à part enfoncer des portes ouvertes, et ca n’a rien à voir avec le passif de l’auteur… Mais on ne peut le rejeter puisque, justement, on est tous assez d’accord avec la” paix dans le monde”, et depuis longtemps…

    Eh oui, ca fait des millénaires qu’on nous rabâche ces mêmes principes… On en a vu quelques résultats (vous en avez cités), obtenus à force d’insister, de résister, de se révolter,….
    La question est : pourquoi on est toujours infoutu, depuis le temps, d’avoir des dirigeants qui adhèrent, ne serait-ce qu’un peu, à ces principes?

    PS : tout ce qui est entre guillemets est tiré du manifeste de N. Hulot. Ou presque.

    1. “La question est : pourquoi on est toujours infoutu, depuis le temps, d’avoir des dirigeants qui adhèrent, ne serait-ce qu’un peu, à ces principes?”

      Peut-être parce que c’est nous qui les élisons? (pour ceux d’entre nous qui ont le privilège – oui, oui – de vivre en démocratie).

      Finalement, ces le niveau des “idées” (paix dans le monde, etc…) est le seul niveau où les gens puissent être d’accord les uns avec les autres (et encore…)?. Une sorte de Plus Petit Dénominateur Commun?

      1. Alis
        sujet fort délicat !!!! la démocratie serait-elle une grosse mascarade …. permettant de mieux asservir !? … plus je vieilli, plus j’y réfléchi : plus j’y adhère

        mais alors ??

        ne sais plus où j’ai lu cette phrase il y a fort longtemps:
        “demande à tes milliards de cellules de voter : tu ne fera plus un pas ! .. la fonction de ta tête est de décider ! c’est elle et elle seule qui donne l’ordre
        mais si ta tête (mental) n’est pas relié à ton esprit et à ton âme: alors les décisions de ta tête ne seront qu’échecs assurés …

        quand on voit qu’on ne sait même plus ce qu’est une Âme, ni l’Esprit … oups … on est mal barré

        après on a renié les 4 castes basiques qui existaient dans toutes les cultures : la mains d’œuvre (production), les marchands (échange – fructification) , les guerriers-dirigeants (protection – direction) – les moines (vision à long termes, connexion avec le reste du Vivant)

        donc je ne vois pas très bien comment corriger le tir !?

        note
        ai trouvé tellement pleine de bon sens cette méthode si simple appliquée par les “sauvages” amérindiens pour choisir leurs chefs

        c’est les sages … les “vieux” qui n’ont plus rien à prouver, qui surveillent et éduquent les gosses du clan …
        Ce faisant ils les observent
        et découvre dans quelles “castes” doit être dirigé tel ou tel enfant
        ils peuvent alors “préparer” les chefs naturels (ceux qui fédèrent les autres gosses autour d’eux en orientant leur jeux…)

        chez nous ces “sages” on les caches dans des asiles de vieux
        et à la place pour éduquer nos gosses, on prend de jeunes universitaires, n’ayant souvent jamais rien vécu d’autre que des cours … et de la théorie …. ….

        quel gâchi !

  8. Regardé dimanche soir sur RTS2 un documentaire sur la pollution (17%) engendrée par le transport maritime.
    Voilà un vrai sujet auquel s’attaquer.
    Sincères voeux de succès aux courageux qui s’y colleront !

  9. Permettez-moi un commentaire un peu décalé sur le respect de la vie et les mesures politiques relatives.
    On constate que les politiques de tous les pays, même capitalistes, peuvent mettre à genou leur propre économie pour parer à la pandémie actuelle !
    On constate que la pire pandémie qu’affronte ce siècle n’est pas le coronavirus mais l’obésité.
    L’OBÉSITÉ touche 13% de la population mondiale, soit 650.000.000 – oui, millions – d’adultes et pourrait atteindre 20% d’ici… 2025 ! L’OMS estime à 1,3 milliards le nombre d’adultes en surpoids, en plus des obèses…
    D’après linternaute.com mis à jour de 11 mai, depuis le début de la pandémie près de 4,2 millions de personnes furent testées positives avec seulement 283.000 décès.
    650 versus 4,2… j’ose espérer que “ça vous parle” ! Mais on ne meurt pas de l’obésité… tout de suite ! Non, c’est vrai, elle est tellement moins spectaculaire mais on en meurt vraiment.
    “En moyenne, les gens en surpoids perdent un an d’espérance de vie, ceux modérément obèses trois ans et ceux atteints d’obésité sévère perdent environ dix ans” (étude université de Cambridge rapportée par Le Temps).
    En plus des milliards d’années de vie perdues – n’est-ce pas surréaliste et incommensurable ? – je vous laisse imaginer les coûts de santé entraînés par la morbidité due à l’obésité.
    On constate que cette subite obésité est essentiellement due à l’alimentation actuelle, trop souvent industrielle et beaucoup trop riche en sucre avec les sodas en tête de pont.

    Je vous laisse souffler avant de constater que la solution simple – pardon, “simple” – consiste à bannir la malbouffe et autres sodas malgré les pseudo études scientifiques qu’ils financent pour démontrer qu’ils sont blancs comme neige / sucre / linceul (biffez à votre guise).
    Le Chili est un bon exemple d’action déjà efficace avec l’interdiction de toute publicité et étiquette sur l’emballage indiquant sa nocivité.

    Il y a peu nos autorités auraient rejeté vigoureusement pareilles idées sous couvert de préservation de l’emploi. Grâce à Madame Corona… elles ne pourront plus le faire sans perdre la face ! Comment justifier de ne pas sauver beaucoup plus d’années de vie à un coût économique bien moindre que ce qui se passe maintenant ?

    Évidemment lutter contre l’obésité est “ouachement moins sexy” que de sauver la planète…
    À propos… selon The Shift Project, internet représente aujourd’hui 4% des émissions mondiales de CO2 contre… 2,8% pour le transport aérien civil !
    Mince alors, le pendulaire pollue mais s’il reste chez lui en télétravail… il pollue…
    Cela m’évoque, je ne sais pourquoi, un autre paradoxe dit par ces mots: “La religion est l’opium du peuple et la doctrine communiste son héroïne”.

    1. Comme les maladies cardio-vasculaires, l’obésité peut être corrigée par une hygiène de vie et une activité physique appropriées. Un virus répandu par l’activité humaine est par nature incorrigible.

      Quant à la pollution due à Internet, il existe des techniques et méthodes pour la contrôler. Des mesures sont actuellement prises pour réduire l’impact environnemental des centres de calcul :

      “les alimenter à 100 % par des énergies renouvelables, comme commencent à le faire Facebook, Google et Apple.

      les localiser dans les pays nordiques, afin de profiter de l’air frais pour refroidir les ordinateurs et ainsi minimiser l’utilisation de la climatisation, qui représente 40% de leur consommation énergétique.

      réutiliser la chaleur émise en redirigeant les flux d’air ou les circuits d’eau. En Seine-et-Marne par exemple, un centre nautique et une pépinière d’entreprises du Val d’Europe l’expérimentent avec le data center voisin.”

      Référence: https://www.fournisseur-energie.com/internet-plus-gros-pollueur-de-planete/.

    2. Bonjour,
      le trafic aerien c’est beaucoup plus proche de 5%, si l’on compte l’energie grise, le raffinage et transport du kérosène, l’effet de serre des trainées de condensation etc .
      mais CHUT , il ne faut pas montrer du doigt ce secteur.
      Internet pollue aussi , oui, mais est quand meme utile et reduit d’autres sources (courrier, deplacement de rendez vous etc ..) par contre, personne n’a parlé du Bitcoin et le minage !!! ça , c’est une horreur. il faudrait interdire le bitcoin, il y a d’autres monnaies (Ether, etc ) qui sont beaucoup moins energivores que lui !!!!

  10. Cher Monsieur Hulot,
    Je souhaite contribuer à vos «100 principes » et j’ai retenu celui évoqué ci-dessous :
    « Le temps est venu : Ensemble de poser les premières pierres pour un nouveau monde »
    J’habite au pied du jura et j’ai dans mon jardin de belles « Pierres du Jura » précisément.
    Je souhaite vous en offrir pour construire ce nouveau monde mais, excusez ma question :
    Où dois-je les déposer ?

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