A quoi peut servir un réfugié ?

 

Le doute n’est plus permis : après la Syrie, l’Afrique a vocation de se déverser dans l’Europe. Ce n’est pas la première fois. Voici trente ou quarante mille ans les premiers Homo Sapiens, venant d’Afrique, ont utilisé le Moyen-Orient pour accéder à l’Europe et se mélanger aux Neandertal résidents dont nous avons hérité le génome à dose homéopathique. Le résultat a été brillant : les langues, la science, l’art, la politique de notre continent ont envahi toute la planète. Un réfugié constitue donc un apport plutôt qu’une charge. Nous sommes tous des descendants de réfugiés, surtout les Homo Sapiens.
Angela Merkel l’a compris la première, elle accueillit en Allemagne au moins dix fois plus de réfugiés syriens qu’en France et elle en perdit aussitôt le pouvoir. En tenant compte de la population, le Liban en héberge 250 fois plus que toute l’Europe ensemble. Ce sont des dimensions auxquelles nous n’échapperons pas. L’ère des invasions recommence. Nous ne l’arrêterons pas avec des barbelés ou de la paperasse. Au moment des grandes invasions germaniques du sixième siècle des sénateurs s’en indignaient à Rome sans aucun effet sur le Rhin. Cette impuissance des légions a permis l’installation en Suisse des Burgondes et des Alamans dont nous sommes les fiers descendants.
Puisque nous serons envahis de toute façon, comment en tirer le meilleur parti, pour éviter de dire le moins mauvais ? La première solution est purement humanitaire, carrément idéaliste et politiquement incorrecte. Comme tout réfugié est protégé par les conventions internationales, nous devons l’accepter a priori en attendant d’examiner sa demande, sans chercher de fausses excuses pour ne même pas entrer en matière. Et donc accepter de délivrer à nouveau des visas dans nos représentations diplomatiques pour éviter le mortel parcours du combattant, en radeau pneumatique et en jogging. Bien entendu, si la Suisse était seule à faire son devoir, elle créerait un appel d’air considérable et serait submergée. Le respect de la tradition humanitaire suppose une entente avec nos voisins européens. Cette entente suppose que nous soyons conscients de notre relation au continent. Un bon tiers de nos concitoyens croient au contraire que nous sommes une île au milieu du Pacifique.
Si nous ne parvenions pas à considérer tous les réfugiés comme des êtres humains à part entière, il reste la ressource de filtrer les arrivants, mais comment ? La Hongrie songe à la religion, comme si le christianisme, dont elle se réclame, prescrivait ce genre de discrimination d’inspiration tribale. La Suisse penche pour les cas les plus urgents : malades, handicapés, femmes seules avec enfants. Tôt ou tard, quelqu’un imaginera de sélectionner sur base de la compétence professionnelle et de favoriser ingénieurs et médecins, plombiers et maçons.
Bref un réfugié, bien utilisé, peut servir de multiples projets plus ou moins cohérents : donner une bonne conscience inoxydable à des Allemands en manque historique ; compenser le déficit démographique de tous les pays surtout ceux de l’Est vidés par la migration interne à l’Europe ; pallier la pénurie de main d’œuvre qualifiée ; obliger la Suisse à s’entendre avec le reste de l’Europe ; voire recruter des chrétiens intégristes pour la Hongrie. Le réfugié, tout bien considéré, est un homme ou une femme à tout faire. C’est une ressource de notre époque qui est trop négligée.

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

49 réponses à “A quoi peut servir un réfugié ?

  1. Vous employez le terme “réfugiés” mais ne le définissez pas. A partir de là, il est impossible de vous apporter la contradiction.

    C’est intellectuellement petit de nous forcer à défendre une politique migratoire stricte et d’y répondre avec “votre” notion non définie de réfugiés. Je n’ai rien contre le respect de la convention des réfugiés mais serait prêt à voter le renforcement des pouvours de notre armée pour repousser des “hordes d’envahisseurs barbares” à la frontière, par la force. Vous voyez, si je ne définis pas cette expression, c’est un dialogue de sourd…

    Et pour les incultes, les Burgondes ont été massacrés par les romains, puis les quelques survivants ont été déplacés de force du Nord de l’Europe (Belgiques, etc) vers Genève pour servir de tampon aux invasions barbares (chaires à canon, avant leur invention).

    1. Votre résumé des Burgondes constitue une contribution tout à fait originale à l’Histoire, mais elle ne coïncide guère avec l’œuvre documentée de nombreux historiens. Je vous recommande la lecture de l’excellent livre de Justin Favrod dans la collection Le Savoir Suisse.

      1. Nous partons du même auteur pour en tirer deux visions différentes de l’Histoire ?
        https://www.rts.ch/decouverte/monde-et-societe/histoire/l-histoire-suisse/10269324-les-burgondes-a-genava.html#chap02

        Je cite: “Mis en danger par ces nouveaux arrivants, les Romains proposent aux Burgondes de s’installer sur le territoire des Worms pour les aider à protéger le royaume. Tout se passe pour le mieux jusqu’au jour où les Burgondes tentent de conquérir la Gaule Belgique, s’attirant ainsi les foudre de l’Empire romain et essuyant une défaite cuisante.
        Le général romain Aetius déplace alors les survivants burgondes sur les rives du lac Léman… Et c’est ainsi que le royaume burgonde est né!”

        Ne trouverons-nous dès lors jamais un point commun ?
        ou prenez-vous simplement avec mépris tout ce que j’écris ? 🙂

        1. Ce que j’ai retenu du livre de Favrod c’est l’établissement en Suisse des Burgondes dans un contexte apaisé. Chacun lit avec d’autres lunettes sans pour autant mépriser ce qu’un autre lecteur en retient.
          Je ne méprise pas mes commentateurs, bien au contraire et je ne manque jamais de publier leurs textes car le rôle d’un blog est de confronter les points de vue. Ma mention des Burgondes et des Alamans visait à faire prendre conscience que les Suisses, dits de souche, descendent d’immigration et qu’ils doivent donc considérer toute immigration comme un phénomène naturel. Cela veut dire qu’il faut l’organiser plutôt que de l’ignorer ou de la combattre. Je crois que c’est Michel Rocard qui a dit que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde, mais qu’elle pouvait tout de même faire plus qu’elle ne faisait. Cette réflexion s’applique à la Suisse. Matériellement nous aurions pu accueillir davantage de Syriens, mais politiquement c’était impossible parce que cela aurait ouvert une avenue pour la prise de pouvoir par l’UDC.

          1. Pourriez-vous me citer une région du monde qui aurait volontairement et paisiblement accueilli un plus grand pourcentage d’étrangers que Genève (48 % de la population totale) ??
            https://webspecial.tdg.ch/longform/combien-y-a-t-il-detrangers-dans-votre-commune/main/?openincontroller

            S’agissant des programmes sociaux, je vous invite à réfléchir à ces paroles de St Exupéry : “Force-les à bâtir ensemble une tour, et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu’ils se haïssent, jette-leur du grain”. 🙂

            Pareil pour vos exemples:
            – la migration est un moyen facile d’éviter le coût (financier) d’un programme nataliste (les Suisses aimeraient, je le crois, avoir plusieurs enfants mais ne peuvent pas se le permettre en raison des coûts indus par un système social qui ne leur profite pas) mais ce n’est pas irréversible;

            – le système des retraites ne doit pas nécessairement reposer sur l’équation 3 travailleurs pour 1 rentier, et on peut donc trouver d’autres sources de financement (le temps qu’une politique nataliste donne ses effets);

            – le moratoire sur la formation des médecins/personnel infirmier est réversible (c’est une aberration de Mme Dreifuss). Comment peut-on d’ailleurs justifier l’accueil de médecins européens formés à prix élevé dans leur pays et qui ne comprennent pas la langue de leurs patients en Suisse ? Et c’est ridicule: la Suisse ne paie pas pour former ses médecins, donc des Allemands viennent, qui sont eux-même remplacés par des Polonais, qui sont remplacés par des Ukrainiens, qui sont remplacés par des Moldaves, qui sont remplacés par des Pakistanais, qui sont remplacés par des Philipins, etc etc et, au final, quelque part en Afrique, Ebola tue des enfants par milliers faute de personnel infirmier pour vacciner… (et se répandra en pandémie très bientôt) 🙁

            … votre génération a joué les cigales mais, heureusement, tout n’est pas irréversible. Nous pouvons nous battre pour instaurer un peu de bon sens; à commencer par “produire localement” ce dont nous avons besoin pour notre futur (à commencer donc par des bébés qui deviendront des médecins, des ingénieurs, etc. et même des éboueurs; pas la peine de décimer/déraciner une région d’Afrique pour cela).

            NB: merci d’avoir publié mes messages, même si nous ne sommes jamais d’accord.
            Sur les Burgondes, je vous conseille cette vidéo:

    1. M. « Pas d’accord ! »

      Lorsque je tape Allemagne + asile, je ne tombe pas sur cette vidéo, mais sur des pages qui ne rejoignent pas du tout vos orientations d’opinions. Vous avez donc raison de laisser Google choisir ce qui vous conforte, et vous préserve de ce qui vous contrarie. Mais en réalité le moteur de recherche ne devine rien, il vous offre ce que vous êtes allé trouver dans vos recherches précédentes de manière plus ciblée. Vous savez donc maintenant pourquoi vous êtes tombé comme par hasard sur ce que vous vouliez.

      Votre ordinateur présente encore d’autres mystères, en rapport de votre deuxième recherche. Lorsque je saisis dans mon navigateur Aide sociale + réfugiés + Suisse, la troisième proposition est : « Suisse : 80 % des demandeurs d’asile et des réfugiés reçoivent une… » Reconnaissez qu’on peut quand même bien se fier à une machine, elle ne peut pas être de mauvaise foi !

      1. Amusant. A vous lire, google m’inspire de la haine, car je serais haineux, mais vous renvoie, vous, sur le site des observateurs (extrême droite) et, moi, vers celui de la rts (stats sur l’aide sociale).

        Et si vous arrêtiez plutôt d’attaquer les gens d’une autre opinion que la vôtre pour ce vous croyez qu’elles pensent pour expliquer/développer concrètement votre pensée, à vous?

        Vous pensez comme m. Neirynck que sa théorie de l’invasion migratoire, et le remplacement des populations qu’il implique, est une bonne chose??? Mouillez-vous, exprimez-vous 🙂

        1. Google saura mieux vous satisfaire, ce moteur qui vous écoute connaît mieux vos besoins que moi. Que demander de plus ?..

  2. confondre l’émigration de l’Homo Sapiens sortant d’Afrique il y a 100’000 ans au rythme de quelques familles par génération et quelques km par année d’un côté et de l’autre la migration potentielle de millions de personnes arrivant par avions ou bateaux correspond à la marque de fabrique de l’auteur et son manque de logique .
    Il a bien fallu attendre 100’000 ans pour que les descendants de l’Homo Sapiens venu d’Afrique atteignent le niveau de culture et de connaissances de l’Européen moderne .
    Devra-t-on attendre la même durée pour que ces nouveaux immigrés puissent s’intégrer à nos sociétés ?
    Hahaha ! la politique de Merkel est un fiasco dont elle a fait les frais en négligeant de consulter Les Länder autant que ses collègues européens et en favorisant les extrêmes droites en Allemagne, en Autriche, en Europe de l’Est , en Italie, en Grèce … une véritable Béréniza de la politique européenne qui prend l’eau de toute part !
    La seule méthode pour contenir la population en Afrique est de rendre les richesses minières locales aux indigènes et non les laisser exploiter par des multinationales sans scrupules qui ne laissent que des miettes aux Africains , de même que les pays arabes ont réussi à nationaliser leurs ressources pétrolières !
    Il faut obliger les multinationales à redistribuer les bénéfices de manière plus égale ou bien soutenir des projets locaux d’éducation, de santé publique, d’infrastructures , …
    En maintenant un tissu social solide sur le terrain , les gens n’auront plus à chercher la survie par l’évasion , mais en travaillant sur place , en développant leur propre activité .
    C’est un ” deal win-win” qui aurait le mérite de favoriser les affaires dans les deux sens puisqu’une Afrique développée deviendrait cliente des sociétés européennes tout en diminuant la pression migratrice .
    Il faut penser sur le long terme et miser sur les avantages d’un continent au sud de la Méditerranée sécurisé et industrialisé au lieu d’être assisté !
    Rien n’empêcherait un échange culturel entre nos deux continents mais d’égal à égal et non comme colonisateurs et colonisés , à l’image du Congo belge !!!!

    1. Mais peut-être que Monsieur Neirynck qui a connu le Congo belge, ou ex-belge, pense que c’est un modèle de société tout à fait valable pour l’Europe de demain…

      Je ne comprends pas comment un homme de science comme lui peut aligner des noix sur un bâton de cette manière. Il est bien évident qu’il y aura une pression migratoire accrue, mais ça ne veut pas dire que les peuples européens l’accepteront passivement. Ce qu’on oublie c’est que jamais les peuples européens de race blanche n’ont donné leur consentement aux politiques d’immigration massive qui leur ont été imposées par des gouvernements cyniques, irresponsables et traîtres. Jean-Marie Le Pen a été bon prophète quand il a dit à ses collegues du parlement européen dans son dernier discours: “la postérité vous maudira”. La masse européenne a montré beaucoup de patience mais maintenant sa patience est à bout. Ces peuples sont désormais saisis de l’angoisse du grand remplacement et ce fait va avoir des conséquences politiques incalculables. Les peuples européens ont déjà commencé à se soulever. Le “populisme” hongrois, tchèque, polonais, AfD, la Legha en Italie, les gilets jaunes en France, le Brexit en Angleterre ne sont que les prémisses d’un soulèvement populaire qui deviendra bientôt massif et irrésistible. Les gouvernements, en démocratie, seront incapables de s’opposer à ces mouvements populaires. S’ils tentent de s’y opposer en se transformant en dictatures, ils seront balayés. Le “populisme” le plus “xénophobe” sera au pouvoir bientôt dans une majorité de pays européens (l’angoisse de la submersion migratoire est en effet plus forte que celle du changement climatique) et les boat people potentiels qui jusqu’ici étaient encouragés par le lobby immigrationiste international comprendront qu’ils n’ont plus aucune chance d’être accueillis dans une Europe, qui d’ailleurs ne sera plus un pays de Cocagne. Donc ils se le tiendront pour dit. Ils ne viendront plus. Peut-être que beaucoup de gens mourront de faim en Afrique, mais en Europe aussi, bientôt, on mourra de faim, alors.. quitte à mourir de faim, inutile de se déplacer pour ça. Y aura-t-il quelques tentatives de forcer le passage et le sang coulera-t-il? C’est très vraisemblable. Mais on verra aussi que les Africains finiront par trouver des moyens de se développer chez eux. Par exemple aujourd’hui déjà il y a des Portugais qui vont s’installer en Angola et au Mozambique parce qu’on y trouve plus facilement du travail qu’au Portugal. On aura beaucoup de surprises, les choses ne se passeront pas comme on nous le dit. Je suis certain que l’Europe restera très majoritairement blanche et même que les peuples européens de souche finiront par expulser les intrus comme cela s’est déjà produit plusieurs fois dans l’histoire. Par exemple la décolonisation a été l’expulsion d’européens indésirables par les peuples des anciennes colonies. Et il y a eu beaucoup d’autres cas, l’expulsion des morisques d’Espagne est un autre exemple.

      1. Autrement dit, le pire peut arriver, nous serons envahis, mourrons peut-être de faim, le sang coulera, mais l’histoire se terminera bien avec une Europe majoritairement de souche et blanche qui aura réussi à finaliser son programme d’assainissement. Les vieux rêves d’une humanité idéale avaient donc un avenir, après s’être écroulés ils se réaliseront enfin… Et vous désirez positivement nous faire peur afin que nous ne tardions pas à appliquer les remèdes de la dernière chance…

        1. Je pense en effet qu’à cause des gouvernants irresponsable et cyniques, criminels pour tout dire, qui depuis 40 ans, au lieu de mener une politique d’immigration prudente, c’est à dire très restrictive, ont travaillé avec acharnent à l’utopie d’une société multiculturelle et multiraciale, l’Europe traversera immanquablement des crises épouvantables avec beaucoup d’effusions de sang.

          Même des auteurs totalement en faveur du multiculturalisme commencent, comme Yasha Mounk, à prendre conscience du fait que le projet d’une société diversitaire dans des nations européennes qui ont été fondées sur l’homogénéité ethno culturelle est une utopie dangereuse. Désormais Yasha Mounk prône un “nationalisme inclusif” ce qui est un retour en arrière très important par rapport au projet multiculturel. Mais cette prise de consciençe tardive ne servira à rien. C’est trop tard. Il y a deja plusieurs peuples sur le même territoire qui “pour le moment vivent côte à côte et demain vivront face a face”. Comme l’a dit le ministre français Gérard Collomb, pourtant un homme de gauche. Je pense également qu’il y aura des luttes sanglantes à cause de la nourriture, car les excès de la mondialisation, qui vont avec le brassage des populations risquent de causer une crise économique très grave dans quelques années, qui pourrait aller jusqu’à la famine. A ce moment là ce seront des affrontements au couteau entre les de souche et les peuplades allogènes mal intégrées. Pour le moment il n’y a pas de violence car l’état a encore les moyens d’acheter la paix par des aides sociales. Bientôt il ne pourra plus le faire, notamment en France, en Angleterre. A ce moment là ce sera la guerre. Cela ne sera pas beau à voir.

          Mais à la fin, je le pense aussi, une nouvelle homogènéité se recréera, en incluant certains éléments allogènes intégrés, mais en en rejetant beaucoup d’autres, brutalement sans doute, et la race blanche restera majoritaire en Europe.

          C’est mon pronostic, oui. Il y aura énormément de souffrances, dont les coupables seront les utopistes irresponsables qui ont tenté une ‘expérience sans préceédent” (Yasha Mounk) et c’est pourquoi ces criminels seront maudits par la postérité, comme l’a prophétisé Jean-Marie Le Pen.

          Tout celà est inévitable. Toujours dans l’histoire, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

          1. @ M. Populiste et xénophobe

            Pour Jean-Marie Le Pen, je vous donne raison, il est bien un prophète, et il faut espérer pour la France qu’il parviendra à rassembler autant de forces que Mohamet.

  3. Voici un article assez court mais très riche en idées. Celles-ci m’inspirent des réflexions ainsi que des interrogations.
    En effet, malheureusement, le rapport de l’Homme au territoire ne change guère : Je suis né dans ce pays, donc il m’appartient et je lui appartiens. J’ai le droit d’en interdire l’entrée aux autres. Et pour ceux que j’autoriserai à entrer, j’ai le droit d’exiger d’eux qu’ils me soient utiles.
    Pourtant… Quel mérite avons-nous? Qu’avons-nous fait pour tant de biens? Nous nous sommes donné la peine de naître, et rien de plus.
    Cette demande de réfugiés “utiles” est illégitime.
    Par ailleurs, n’oublions pas d’aimer ce qui est inutile – ou d’une utilité moins terre à terre : arts, philosophie, autres langues, autres regards, rencontres…

  4. Le dernier “Temps présent” de la RTS décrie la difficulté des jeunes résidents en Suisse à trouver un premier emploi ou un premier stage, même sans salaire. L’émission a fait le tour du sujet en cachant toutefois la vérité en comptant sur sa notoriété, désormais patriarcale, (deuxième plus ancienne émission de télévision en Europe). On m’a rapporté qu’une grand-mère de 85 ans a pleuré en regardant l’émission, morte d’inquiétude pour ses petit-enfants. Les personnalités publiques et les journalistes mentent car la vérité n’est pas “politiquement correcte”. Quand pour chaque emploi à Genève il y un réservoir humain de plusieurs millions d’individus prêts à l’occuper, nos jeunes deviennent LES défavorisés, car les entreprises sont heureuses de payer moins et d’apporter des bouts stupides de différences par rapport à nos jeunes d’ici. L’humanité proverbiale de la Suisse a pris le dessus sur le devoir “tout autant humain” du Conseil fédéral d’assurer la continuité notre Etat. L’angoisse grandissante des jeunes et de seniors (de perdre leurs emplois), auront la peau de cette maudite “libre circulation” l’année prochaine dans les urnes. Alors que la votation de février 2012 “contre immigration de masse” avait donné une chance à Berne d’adapter la “libre circulation” et de protéger les zones limitrophes, devenues terrains d’invasion planétaires. Dans la loi de mise en oeuvre de ladite votation, le Parlement a adopté la solution d’un plâtrier de profession, M. Philipp Mueller (Chef du PLR à l’époque) expert des couches fines. Son idée est de contraindre les entreprises dans certains secteurs d’annoncer aux ORP (offices de l’emploi) les places vacantes 5 jours avant d’offrir ces mêmes postes au reste du monde. Résultat; l’engagement de plusieurs centaines de fonctionnaires pour répertorier et gérer ces informations. Sur le terrain rien n’a changé. Je vais voter contre la libre circulation pourtant je suis plus proche des idées du PDC que de celles de l’UDC.

    1. Si les Européens ne peuvent plus librement s’établir en Suisse, les Suisses ne pourront plus s’établir librement en UE. Si l’immigration n’apporte pas 40 000 personnes chaque année en Suisse, la population diminuera d’un tiers en une génération et les pensions ne seront plus assurées. Si les médecins européens en peuvent s’établir en Suisse, il manquera bientôt un quart du corps médical. Est-ce vraiment cela que vous souhaitez?

      1. Je ne vais pas parler à la place de Kaffa, dont je ne partage pas les idées.
        Et j’ai déjà répondu sur les médecins, etc dans un autre message.

        Mais il faut bien comprendre:
        – J’ai des amis qui doivent prendre l’avion pour Londres pour y travailler au noir car leur employeur ne peut pas leur payer la totalité de leur salaire avec les contrats locaux (il détache dès lors une partie du personnel, mais leur demande de dire qu’ils sont des touristes pour éviter les cotisations sociales…) en raison de la concurrence d’entreprises détachées luxembourgeoises ou allemandes ici…;
        – lors de mon CFC, on m’a recommandé d’apprendre le portugais car les contre-maîtres sont aujourd’hui majoritairement portugais (ou albanophone) sur les chantiers et privilégient donc leurs frères/cousins/voisins du village (même à la 2 ou 3e génération), puis ceux qui comprennent leur langue (ils n’ont aucun complexe dans la priorisation de leurs compatriotes; avez-vous p. ex. déjà vu un employé européen dans un restaurant asiatique ? ce n’est pas différent sur les chantiers…);
        – A Genève, visiblement, les ressources humaines emploient de plus en plus de français qui n’hésitent même pas à publier des offres d’emplois “bac + 5”, salaire “au SMIC”, etc.
        – …
        L’accord sur la libre-circulation des personnes est une bonne chose, à condition d’ouvrir les yeux sur tout ce qui ne va pas (à commencer par le nombre et le fait qu’elle sert les intérêts de la pression des salaires à la baisse) et de chercher une solution de bonne foi et dans l’intérêt de nos futur.

        Vous n’en êtes peut-être pas conscient … Mais les saisonniers concurrencaient les nationaux sur les emplois non-qualifiés à votre époque (ce qui a été traité avec mépris), mais les Européens concurrencent avec la libre circulation directement les nationaux les mieux formés en 2019…

        Aujourd’hui, n’importe lequel de nos/vos (petits-)enfants, qu’il a un CFC ou un master universitaire, doit se battre contre une dizaine/centaine d’européens mieux formés que lui… même dans le village le plus perdu de Suisse (merci à la numérisation des offres d’emploi)… Ouvrez les yeux sur les effets réels de la libre circulation… please.

      2. Merci pour votre réponse. Le fait que vous n’avez pas critiqué mes observations sur l’application de la votation contre l’immigration de masse me fait grandement plaisir. Les résidents en Suisse ont augmenté d’environ 1’100’000.- personnes depuis 2002 (entrée en vigueur de la libre circulation). Il est normal que les infrastructures ne suffisent plus et il est normal d’avoir des carences à combler. Les études de médecines sont quasiment gratuites à 4 heures d’avions autour de nous et en Afrique. Est-ce qu’il est raisonnable de priver des pays moins développer de leurs médecins pour que ceux-là viennent s’enrichir chez nous? en même temps une seule note inférieure à 3,5/6 dans une matière principale, à la fin du cycle d’études à Genève, empêche nos jeunes de continuer leurs études au collège et à l’université (les autres cantons romands sont moins cruels envers leurs jeunes que Genève). De point de vue strictement mathématique, pour les emplois ne nécessitant pas une spécificité suisse il n’est plus logique de garder des employés suisses qui gagnent plus que 100’000.- francs par an. Si Bernard Tapie était ministre chez nous il aurait déclaré le chômage interdit en Suisse. Si le Conseil fédéral veut mettre chaque résident suisse en compétition avec le bassin de plusieurs centaines de millions d’individus il n’a qu’à subventionner massivement le logement pour ramener la cherté de vie à un niveau comparable de celui de l’Europe et qu’il libère le marché des médicaments, des soins et de la nourriture. Notre système actuel ne tiendra pas face à la misère sociale qui frappe. Sur un budget de 8 milliards par an, Genève consacre 1,5 milliard à l’aide des personnes physiques. Probablement la moitié de ce chiffre est lié au chômage massif. Les européens seront toujours les bienvenus tant qu’ils ne causent pas du chômage chez nous. (suis immigré libanais d’origine je n’ai rien contre les étrangers qui sont comme moi – ma rage est contre la politique du Conseil fédéral)

        1. @ M. Kaffa

          Les « étrangers qui sont comme vous » ne méritent donc pas d’être aussi bien accueillis que vous l’avez été. Vous n’avez « rien contre eux » mais tout pour vous, et craignez d’avoir moins… Mais je devine que vous ne désiriez pas vous établir en Suisse pour vous enrichir, mais pour des raisons que vous estimez plus honorables. Comme de vivre dans un pays en paix. Profitez-en, ne cédez pas à votre rage explosive pour des questions politiques.

          1. @ DOMINIC. Merci pour votre commentaire. Quand je suis arrivé en Suisse il n’y avait que 0,50% de chômage. Je n’ai pris la place de personne (à mon compte). Je suis venu pour des raisons économiques, je ne me cache pas. Un pays qui provoque la discontinuité vitale (chômage) de ses résidents (je ne parle pas des suisses mais de tous les résidents), est un pays qui est voué à perdre son indépendance. Un îlot de cherté artificielle qui met chaque résident sous le stresse de perdre son emploi, juste pour enrichir encore plus ceux qui sont déjà riches parmi les entrepreneurs. C’est une politique indécente. Accueillir des immigrés juste pour leur offrir les emplois existants n’a aucun sens. La richesse que les étrangers, comme moi, apportent est dissoute par la misère de ceux qui seront privés d’une vie normale. Je ne mets pas la faute aux personnes physiques, chacun doit tout faire pour essayer de vivre bien et mieux. Ne me comprenez pas mal. Les résidents suisses sont aussi des être humains et eux aussi ont le droit de vivre tranquillement chez eux. Puisque l’auteur nous parle des premiers humains qui ont immigrés, j’aimerais rappeler que l’idée des ancêtres lointains d’avoir des enfants était de leur passer le peu de choses qu’ils avaient possédés. Si les occidentaux ne font plus d’enfants c’est aussi parce que les perspectives sont mauvaises. A la fin de leurs vies la majorité des citoyens n’ont plus beaucoup de chose à transmettre. M. Mélanchon à dit à Darius Rochebin “on va vous faire les poches” il ferait mieux de trouver les moyens de faire prospérer ses concitoyens chez eux. La politique européenne a coulé un continent tout entier qui a été le berceau du savoir. Leur “punching ball” est devenu la Suisse. Y-en-a-marre !!!

  5. Enfin un blog, un article qui a une approche rationnelle, sans parti pris ou arrière-pensée idéologique. Tout ce que vous dites, je le dis depuis des mois dans les forums internet. Effectivement, le temps des migrations a repris. Les États-nations, créations récentes, nous ont donné l’impression trompeuse que les peuples étaient figés une bonne fois pour toutes. Mais c’était sans compter sur l’évolution historique: les États-nations sont le fruit des guerres entre nations, mais aujourd’hui, les guerres entre nations n’existent quasiment plus. Et l’économie est mondialisée. Du coup, l’Etat-nation perd ses 2 raisons d’être fondamentales. L’Etat-nation est le fruit du passé, mais nous nous réfugions sous sa protection pour éviter l’avenir, qui surviendra de toutes façons. De plus, le réchauffement climatique va provoquer des migrations énormes du Sud vers le Nord. Donc oui, il faut que nos enfants se préparent à ce futur qui va tout bouleverser. Mais ils y sont prêts, en fait. Ils n’ont pas cette esprit fermé qui caractérise les plus de 40 ans.

    1. Quand je suis en discussions avec des personnes à l’âge de la retraite comme moi, et que nos opinions se rejoignent trop bien en opposition avec celles des « moins de quarante ans », je tiens chaque fois à relever que l’avenir ne nous appartient pas, ce sera le monde des plus jeunes qui veulent le construire pour eux dès maintenant, avec des réussites et des échecs, et qu’il faudrait cesser de croire que nous sommes éternels. Je n’ai jamais de réponse, ces paroles semblent malvenues dans la discussion, et le plus souvent celle-ci reprend avec un « Oui mais… » Un « Oui mais » qui n’a rien du « Oui », et qui se traduirait mieux par « Non, pas du tout, si nous sommes tous d’accord c’est que nous avons raison ». Que répondre encore ? Rien de plus mais en plus ferme : « Il nous reste dix ou quinze ans environ avant d’emporter nos idées sous terre ! Le monde de demain ne vivra pas au cimetière ! »

      Les plus de 40 ans sont tous d’accord, les moins de 40 aussi, et dans tous les domaines il est de plus difficile de se réunir à la même table pour échanger des idées constructives, déjà pour le présent. Cette cassure est-elle un phénomène naturel peu réjouissant de notre évolution, ou actionné regrettablement par l’homme ?

      1. Bonjour
        Je n’ai pas la même expérience que vous: j’ai 60 ans, et je suis plus souvent en accord avec les jeunes qu’avec les gens de mon âge. Les premiers sont beaucoup plus conscients, lucides que les derniers, qui vivent encore avec les schémas mentaux du passé. Comme quoi…

        1. Je désire tout de même apporter une nuance, en rapport avec votre réponse. S’asseoir à la même table que « les jeunes » serait positif, à mon avis, sans pour autant être en accord parfait avec leurs opinions, c’est bien là ce qui anime un débat constructif… Mais je constate, et cela ne date pas d’aujourd’hui, que l’on tend rarement la chaise aux « trop âgés » qui ne font pas mieux en sens contraire : Pour échanger des opinions et des visions, mais aussi pour simplement vivre un peu plus ensemble ! Vous-même estimez, à 60 ans, avoir un esprit plus souple… parce que vos idées rejoignent celles des jeunes ? La souplesse d’esprit permet en premier lieu d’être ouvert aux idées différentes, elle ne se manifeste pas particulièrement quand des personnes en discussion sont plutôt toutes d’accord entre elles, jeunes ou vieilles !..

          Je dirais que c’est le style de vie et la manière de communiquer qui a cassé les rencontres intergénérationnelles, un cloisonnement qui a débuté il y a cinquante ans, et qui a abouti à une certaine paix dans la vie, mais vraiment pauvre car c’est un abandon sans souhait de s’entendre, et même déjà vouloir s’écouter mutuellement. Votre conclusion « Comme quoi… » est une illustration de cet abandon si raisonnable et confortable… 

          Vous n’avez pas « d’expérience différente de la mienne », mais des opinions qui vous rajeunissent quand vous allez trouver les jeunes à leur table. Comme quoi…

      2. @DOMINIC

        En d’autres termes, vous nous dites: “après moi le déluge”.

        Vous avez probablement vécu en antiraciste niais, du genre touche pas à mon pote, favorable à l’immigration au métissage et au multiculturalisme. Du moins vous n’avez pas voulu vous opposer à tout cela. Peut-être que vous mourrez avant que les conséquences de ces politiques (guerres raciales, conflits, violences) ne se fassent sentir. Vous aurez de la chance, car au fond, par votre irresponsabilité politique vous portez une part de responsabilité dans les tragédies à venir.

        1. @ M. Populiste et xénophobe

          Je ne possède malheureusement pas la richesse d’esprit que vous ont insufflé les héros des opéras de Wagner.

  6. La politique dite anti migratoire est bien évidemment un leurre politique agité par toutes sortes « d’églises », puisque la migration est génétiquement programmée. Homo sapiens, comme d’autres humanoïdes contemporains a l’époque, ne peut pas faire autrement et réagit ainsi à des situations défavorables pour lui, puis s’adapte à son nouvel environnement (épi génétique) et peut en cas de besoin migrer plus loin.
    Maintenant on peut aussi discuter la nature du mobile migratoire: menaces politiques diverses sur sa vie, recherche de meilleures conditions socio-économiques, menaces climatiques.
    L’occident lui-même a une large part de responsabilité dans cette situation migratoire, comme les pays d’origine des migrants ont aussi leur part de responsabilité en raison de la corruption locale. Tout cela se tient. Il n’y a pas de fumée sans feu.
    Pratiquement, la majorité des migrants sont des personnes respectables et désireuses d’acquérir une formation, de faire ou refaire leur vie, de fonder une famille si les conditions sont rassurantes. Il revient aux autorités de vérifier, selon nos lois, les raisons de la migration entreprise.
    Alors pratiquement, et pour diverses raisons, ces migrants sont certainement utiles. L’ideal serait d’arriver à favoriser les conditions économiques d’un maintien dans le pays d’origine, mais cela suppose aussi d’arriver à juguler les corruptions locales (et parfois aussi internationales).

  7. Permettez-moi de poser une question politiquement incorrecte: pensez-vous qui si l’effondrement de notre civilisation se produit et que, de ce fait, réorganiser la société afin de satisfaire les besoins vitaux des populations en place sera un véritable challenge, nous serons en mesure d’accueillir des hordes de réfugiés climatiques ? Cette courte vidéo, plutôt positive, donne une idée du contexte qui nous attend: https://youtu.be/eqCzjepAMvc

  8. @ Populiste et xénophobe: “… les peuples européens de RACE blanche”? Et moi qui croyais qu’il n’y avait (de nos jours) qu’une seule et unique race humaine! D’ailleurs, en cas de transfusion ou de greffe, les caractéristiques de groupe sanguin et de typage HLA similaires sont déterminants, alors que la couleur de la peau ne joue strictement aucun rôle. Un noir et un blanc ayant ces même caractéristique sont beaucoup plus proches “biologiquement” que deux blancs de groupes sanguins différents par exemple.

    1. @Pierre-André Haldi
      Vous vous êtes trompé, voilà tout.
      Même Ramuz a écrit un beau roman qui s’appelle “La séparation des races”. Dans son livre “Raison d’être”, qui concerne essentiellement le peuple vaudois, on peut lire le mot race à chaque page. Pour lui la race n’est pas une question de couleur de peau, mais de mentalité et d’héritage, qui crée des séparations insurmontable. Quand en plus la couleur de peau est différente, cela n’arrange rien.
      L’utopie antiraciste de l’unique race humaine doit être abandonnée dans le domaine politique. Biologiquement c’est vrai que des caucasiens et des negroïdes peuvent s’accoupler, et donner un progéniture capable de se reproduire, contrairement aux chevaux et aux ânes qui donnent des mulets stériles. Mais cela n’est pas la question.

      1. Pour accepter le concept de race, il faudrait négliger ce que nous apprend l’analyse génétique des restes de nos ancêtres et que Ramuz ignorait forcément. Les Homo Sapiens sont apparu voici deux trois cents mille ans en Afrique. Ils ont éliminé les autres humains existants en Afrique, puis ont migré à la fois vers l’Europe et l’Asie. Ils se sont alors mélangés respectivement avec les Neanderthal et les Denisovaï, groupes beaucoup plus anciennement émigrés de l’Afrique. Les seuls Homo Sapiens purs de croisement vivent en Afrique au Sud du Sahara. Les Européens sont des métis de Sapiens et de Neanderthal. Est-ce cela qui en fait une race à part, supérieure aux autres selon le concept délirant des nazis? En réalité, il n’y a qu’une seule espèce humaine avec de minimes variations résultant de l’histoire des migrations. La nôtre voici trente ou quarante mille ans n’a pas mal réussi. Ne serait-ce pas une bonne idée de réinjecter un peu de Sapiens pur dans notre “race” dégénérée?

        1. D’accord avec votre analyse. Ceci dit, Sapiens a-t-il vraiment “réussi”? À chacun d’apprécier.

        2. Le Roman de Ramuz “La séparation des races” raconte une sorte de vendetta entre deux villages de montagnes à l’occasion du rapt d’une femme: un village valaisan catholique et pauvre, un village bernois protestant riche. Ramuz montre le fossé insurmontable entre ces deux populations qui au point de vue racial biologique sont exactement de la même “race”. Ce sont tous des Burgondes vivant à quelques kilomètres les uns de autres, séparés seulement par un col de montage. Mais le poète nous montre le conflit qui naît de la différence des mentalités.

          La leçon à en tirer est que les conflits ethniques qui nous attendent, et ils seront sanglants, n’auront pas pour cause la biologie mais bien la culture et les mentalités.

          On a senti ce que veut dire la séparation des races, au sens de Ramuz, quand des centaines de femmes allemandes ont été violées à Cologne par des migrants. Ils se croyaient autorisés à le faire par leur mépris de la femme occidentale, car, à leurs yeux ces femmes libérées modernes sont toutes de traînées.

      2. @ M. Vaudois de souche

        Vous trouverez un meilleur terrain d’entente dans les caves où les crânes rasés au chômage tiennent d’une main une chope de bière et font le salut nazi de l’autre.

  9. Et, s’agissant de la politique nataliste, j’aimerais insister sur ce chiffre.
    Il y a seulement 87’000 naissances en Suisse chaque année:
    https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population.assetdetail.6706402.html

    Or, chaque année, il y a 170’000 étrangers qui s’installent en Suisse.
    Pour 1 bébé né en Suisse, il y a donc deux (anciens) bébés nés à l’étranger.
    Aucun autre pays au monde ne connaît un tel pourcentage… et la pression sur les infrastractures/les emplois que cela occasionne.

  10. Je ne la souhaite pas. Mais si elle doit avoir lieu, force est de constater qui en portera la responsabilité: ceux qui n’ont pas voulu avoir la prudence d’une politique d’immigration restrictive, ceux qui ont écarté Enoch Powell du parti conservateur britannique, ceux qui ont fait le regroupement familial en France. Il est évident que si Enoch Powell était devenu premier ministre et avait stoppé l’immigration et si Giscard n’avait pas fait le regroupement familial, aujourd’hui ce danger de guerre ethnique n’existerait pas.

    1. Les travailleurs maghrébins (kabyles, pour la plupart) ont fait leur vie ici. C’était normal qu’ils fassent venir leur femme, qu’ils fassent des enfants.

  11. Monsieur,
    Le titre “A quoi sert un réfugié” me choque profondément même si je comprends le sens de votre message bien maladroit.

    Je ne vois pas pourquoi “L’Afrique a vocation à se déverser en Europe” ? Les récentes statistiques sur les 20-10 dernières années (UNHCR, Eurostat, OIM, SEM) ne le démontrent pas. Vous parler encore de grandes invasions germaniques et faites le parallèle entre ces invasions et le déversement des africains.

    Vous dites que “nous serons envahis”… Voilà des propos totalement infondés et choquants qui ressemblent à un discours populiste pragmatique “on sera envahis donc mieux vaut en tirer parti”.

    Etudiez les chiffres de plus près et faites attention de ne pas utiliser de vocabulaire inapproprié. Les termes invasions, déversement font peurs inutilement et éloignent de la vérité.

    Je vous recommande cette lecture qui explique où vont et où sont les réfugiés et les migrants climatiques ou économiques: dans les pays voisins afin de pouvoir rejoindre leurs terres, villages, villes et familles dès que possible.

    A ce sujet: https://www.unhcr.org/mt/wp-content/uploads/sites/54/2019/05/UNHCR-Know-the-Facts-2019-.pdf

    Dernièrement Filippo Grandi (UNHCR) a précisé que 85% des réfugiés dans le monde vivent dans des pays pauvres ou à revenu intermédiaire et c’est là que se trouve la crise et sur près de 70 millions de personnes déplacées ou réfugiées, la plupart fuient un conflit et non la misère. Ainsi vous comprendrez que lorsque les conflits s’éteignent la plupart des flux de réfugiés disparaissent.

    1. Commentaire très juste, qu’on n’entend jamais, les xénophobes (qui sont parfois eux-mêmes des immigrés relativement récents) ayant phagocyté le débat. J’ajoute que, selon Fr. Héran (spécialiste des migrations), c’est paradoxalement (et contrairement à ce qu’on entend partout) quand les pays pauvres d’Afrique s’enrichiront que la nouvelle classe moyenne de ces pays émigrera alors véritablement en masse vers l’Europe (l’immigration actuelle étant très loin d’être une immigration de masse; 3 ou 4 millions sur 500 millions d’habitants, c’est peanuts).

    2. En quoi ce titre peut-il vous choquer “profondément”. Un réfugié doit non seulement être accueilli selon les règles du droit international, mais il peut aussi nous être bien utile, nous apprendre qu’il y a d’autres cultures que la nôtre, nous rappeler que nous sommes solidaires de tous les êtres humains.
      Vous pouvez vous imaginer que les réfugiés ne sont pas attirés par l’Europe mais c’est faux. Ils sont bloqués au Liban, en Turquie, en Lybie, au Maroc parce que les Européens ont réussi à établir des barrières.

      1. Parce que les Européens ont fait un deal avec ces pays, pour qu’ils retiennent les migrants. Dans des conditions atroces. De plus, des entreprises françaises et allemandes font fortune, en ce moment, en vendant à ces pays du matériel de surveillance électronique.
        Et c’est pour défendre les valeurs européennes millénaires que nous faisons cela. Le cynisme puissance mille.

      2. Mais bien sûr qu’un réfugié peut servir, c’est pour ça que votre titre choque. Ne comprenez-vous pas? Vous tombez dans le piège. Un réfugié peut servir comme vous pouvez servir, comme je peux servir. C’est choquant que vous deviez l’écrire. Depuis des siècles les réfugiés enrichissent les lieux où ils s’établissent. Depuis des siècles le mélange des cultures est bénéfique pour tous.

        Et puis je vous assure, tous les réfugiés ne sont pas attirés par l’Europe. Cette affirmation est naïve et fausse. Beaucoup de réfugiés cherche à rejoindre de la famille en Europe ou un avenir meilleur mais certainement pas tous, contrairement à ce que vous dites.

    3. @ Madame Jasmine Cay

      Le titre « A quoi sert un réfugié » m’a surpris aussi à premier abord. Mais je ne le trouve ni maladroit ni sans utilité, et donne ma perception qui n’est que la mienne.

      Nous nous heurtons couramment aux préjugés populaires ou aux nombreux commentaires qui catégorisent les réfugiés comme ne pouvant rien nous apporter : inutiles. Et entretenus par nos impôts : Les fameux 80 % de migrants qui chez nous touchent l’aide sociale, cités de haute voix dans ce blog et ailleurs. Contre les antagonistes de l’action humanitaire, et ceux qu’ils regroupent, l’argument « d’utilité » est exprimé de la manière la plus simple et claire, en opposition avec « l’inutilité ». Rien d’autre ! (Je pense que M. Neirynck a un esprit plus scientifique que littéraire, il veut voir les choses comme elles sont, il n’écrit pas des romans).

      Et « l’envahissement », dont la réalité des chiffres ne calme pas les alarmistes, visionnaires de catastrophe ? Même s’ils devaient avoir raison sur un nombre futur élevé, on ne leur donne pas raison pour autant sur les scénarios qu’ils projettent, M. Neirynck en premier (et là on pourrait en faire un roman, dans leur exaltation ces guerriers qui veulent sauver l’Europe savent bien écrire pour susciter la peur avec adresse).

      Ma conclusion : Il ne faudrait pas exclusivement se fixer sur les images générées dans notre esprit sur les termes employés, mais aussi s’attacher à déterminer le sens que le rédacteur ou le commentateur lui donne. Les mots ne sont que des outils assez rudimentaires de communication, on s’en sert, ils ne sont pas à l’origine de nos idées, ils tentent de traduire celles-ci.

      Merci enfin de vous exprimer dans ce bog, je souhaiterais que plus d’auteurs donnent leur avis dans les blogs autres que les leurs, qui traitent du même domaine sous des angles différents.

      1. Hélas oui! J’ai commis des romans et même trop dont voici la liste pour les amateurs:

        • Le Manuscrit du Saint-Sépulcre (Cerf, Paris, 1994). Traduction en allemand (Rowohlt, Reinbeck), espagnol (PPC, Madrid), portugais (Noticias, Lisbonne), italien (Piemme, Monferrato Casale). Adaptation au théâtre par Jean Cholet pour la Compagnie de la Marelle en 2006.
        • L’Ange dans le placard (Desclée de Brouwer, Paris, 1999).
        • La prophétie du Vatican (Presses de la Renaissance, Paris, 2003)
        • L’édition révisée de cette trilogie est parue sous le titre Un pape suisse (Pocket, Paris, 2006)
        • Le siège de Bruxelles (Desclée de Brouwer, Paris, 1996).
        • Les cendres de Superphénix (Desclée de Brouwer, Paris, 1997).
        • L’attaque du palais fédéral (Favre, Lausanne 2004) Adaptation au théâtre pour la compagnie Théâtre aux Chandeliers d’Yverdon en 2006.
        • Le crime du prince de Galles (10/18, Paris, 2007)
        • La mort de Pierre Curie (10/18, Paris, 2007)
        La faute du président Loubet (10/18, Paris, 2

        Néanmoins lorsque j’interviens dans un débat scientifique ou politique, il va de soi que je n’invente rien mais que j’essaie de transmettre les faits au mieux de mon information. En revanche j’ai découvert en politique beaucoup de personnages qui sont à la fois des personnages de roman et qui n’arrêtent pas d’inventer des faits inexistants. Exemple dans l’actualité : Oskar Freysinger introduisit une motion pour protéger les abeilles et prétend maintenant que les Verts ont refusé de la voter. C’est une fausse nouvelle : les Verts l’ont voté et l’UDC l’a refusé.

        1. Merci d’introduire votre réponse avec une pointe d’humour, je me sens ainsi un peu soulagé d’avoir transmis une représentation personnelle qui s’écartait de la réalité, soit celle d’un scientifique très rationnel dans ses articles, à qui l’on ne devrait pas demander de posséder en plus le don littéraire ! Ma réaction est finalement un bon exemple des erreurs que l’on peut faire quand il s’agit de donner du poids à ses idées, et là j’ai mal manœuvré !

          Un jour, dans l’un de vos blogs, un intervenant fort de caractère et assez contrarié vous a invité à réserver votre article « pour l’un de vos prochains romans » ( ! ) J’ai entendu tant de fois des paroles du genre « Tout ce que vous dites c’est de la philosophie !.. » Ou « Quelle belle musique vous nous offrez !.. », que je j’ai cru à de faux romans !

          Je me réjouis de lire le vrai roman « La mort de Pierre Curie ».

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