Le suicide de bilan de personnes âgées

Je voudrais préciser que c’ est une cause pour laquelle certains de nous militent en Suisse . Pas tout le monde n’ est d’ accord sur ce qu’est un suicide de bilan . Ni à partir de quand on peut être considéré assez âgé pour faire ce bilan .

Je voudrais répondre à ces deux questions : l’ âge , en premier lieu . Si on divise la vie en quatre saisons , l’ hiver serait à partir de 75 ans ( si on imagine une vie de 100 ans ) et sachant que le printemps ne reviendra pas , on n’ a pas forcément envie de vivre l’ hiver de sa vie , avec son cortège de souffrances et de privations . Le bilan , on doit le faire pendant qu’on a encore sa lucidité et sa capacité de discernement . Plus on avance en hiver , plus les nuages viennent brouiller notre esprit . Donc , ce suicide de bilan , on ne peut le faire que si on a l’ esprit clair et qu’on a atteint l’ hiver de sa vie . C’ est un choix légitime et même si la plupart d’ entre nous en font un autre , je voudrais le défendre ce choix , qui est le mien : partir au bon moment après avoir vécu le printemps , l’ été , l’ automne et le début de l’ hiver . Je suis un arbre dépouillé de ses feuilles, qui ne repousseront pas . Que faut- il encore attendre ? Que je m’ effondre sous un vent glacial  ou que je puisse encore faire mes adieux , digne et debout ? Voilà l’ explication pour le suicide de bilan d’ une personne âgée . C’ est assez simple, au fond . La vie n’ est pas une obligation et si elle cesse d’ être active et multicolore , à quoi bon vouloir absolument la prolonger ? Un suicide violent est terrible pour les proches . Pourquoi leur infliger un tel spectacle ? Je ne fais pas de prosélytisme . Je parle pour moi et pour tous ceux qui pensent comme moi , mais n’ osent pas le dire car nous vivons dans une société qui préfère la vieillesse et la maladie à la mort . Pourquoi pas ? Nous sommes libres de nos choix . Je n’ aime pas être malade . Je n’ aime pas être vieille . Etre morte ? Je le serai quoi que je fasse . Autant sauter les étapes de la maladie et de l’ extrême vieillesse . Ma décision , mon choix , mon bilan .

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

79 réponses à “Le suicide de bilan de personnes âgées

  1. Bonjour madame. J’ai 54 ans et je sais que quand je serai vieux, le problème se posera aussi. Je partage donc entièrement votre avis. Salutations. Nicolas.

    1. Salutations,
      Si la maladie, la souffrance, la vieillesse rendent ”indignes” alors, la Vie est ”indigne”…Car tout cela fait partie de la Vie…..
      La dignité se retrouve dans le REGARD de l’autre….
      Se sentir un fardeau est un véritable ”manque d’amour”…de soi et des siens.
      Le courage, c’est de terminer la course…..car notre passage sur terre est ”court” par rapport à l’éternité. Qu’on y croit ou pas, ça ne l’empêche pas d’exister…..

  2. Je trouve votre démarche et votre réflexion très intéressante. Je suis à l’automne de ma vie une vie plutôt agréable et lumineuse et un automne ensoleillé avec un soleil qui commence a baisser mais bien présent.
    J’espère que quand viendra l’hiver la cause que vous défendez aura avancé et aura des traductions concrètes dans la législation. Merci de faire avancer cette réflexion et ce combat.
    Deux remarques me viennent:
    – il y a un phénomène générationnel , auparavant les personnes mouraient peu de temps après leur retraite ( c’est à dire le moment ou ils devenaient peu utiles socialement) maintenant les gens trainent sans grande pathologie ( je précise que je suis médecin) mais avec une dégradation lente. Et l’hiver dure encore plus longtemps et devient de plus en plus rude.
    – il me semble me souvenir que les vieux inuites quand ils ne se sentaient plus utiles se laissaient tomber du traineau dans la neige …

    1. Oui , c’ est vrai . Il fallait du courage pour être un Inuit !! Les vieux loups s’ éloignent de la meute pour mourir aussi .Nous prolongeons la vie , car les vieux sont une source de revenus pour les laboratoires pharmaceutiques et les Ehpads ( en France ) EMS en Suisse . La grande différence , c’ est qu’ un EMS suisse laisse entrer Exit si un patient le demande . En France , la mort reste un tabou et pourtant , tout le monde sait que personne ne sort vivant d’ un Ehpad .

      1. Madame, je suis en total accord avec vous vos mots nos choix notre liberté de décider j ai 53 ans et ma décision est prise je veux mourir dans la dignité mais je n ai aucune idée de la démarche à suivref

          1. Si je n’ai pas de cancer mais quelques pathologies (je ne veux pas être une charge) qu’elle est la marche à suivre pour partir quand je le déciderai sans que mes enfants aient le traumatisme de découvrir un suicidé. Je voudrais qu’ils ne soient prévenus qu’après la création

          2. Trois associations suisses aident les étrangers , sauf que ”
            ne pas vouloir être une charge ” n’est pas une raison acceptable . Il faut souffrir d’ une maladie incurable ou de polypathologies invalidantes liées à la grande vieillesse .

      2. Réaction de Mme Elke Baezner contre la plainte de la Commission de Bioéthique de la Conférence des Evêques Suisses CES

        A hurler !

        On peut décrire les pires crimes dans les moindres détails, on peut étaler des histoires et des images détaillées de sexe sans retenue, chaque soir à la TV, on nous sert du “sexe and crime” durant des heures à vomir, on ne punit pas les producteurs de films pornographiques et pire, de la pornographie avec des enfants, tout juste ceux qui les distribuent, sans jamais faire le rapport entre ces images et l’incitation à comettre ces crimes dans la réalité. Et on n’a encore jamais lu une seule phrase de protestation des églises, toutes religions confondues, et surtout pas des Catholiques, contre ces horreurs !!! Une disproportion éhontée.

        Mais les mêmes représentants de l’Eglise Catholique osent parler de “banalisation et incitation au suicide assisté”, du “risque d’imitation”, d’utiliser le terme d’ “euthanasie active” contre toute vérité. Ils prétendent que l’avis d’une personne saine d’esprit, capable de discernement et suffisamment âgée pour savoir de quoi elle parle, qui explique calmement ses raisons de raccourcir sa fin de vie pour des raisons qui lui sont propres, sans mettre en danger quiconque, ne compte moins que le leur. Nous ne sommes plus, aujourd’hui, des sujets des églises ! Il est scandaleux que la Conférence des Évêques Suisse, CES, ose prétendre que ces quelques lignes sérieuses dans un journal sérieux, sans images, que ce texte devrait être supprimé et le journal blâmé, en invoquant la déontologie journalistique.

        Luttant activement depuis plus de 30 ans pour le droit à l’autodétermination de toute personne capable de discernement et consciente de sa responsabilité, mais souffrant d’une maladie inguérissable et/ou de poli pathologies de plus en plus lourdes, correctement informé de son état et des options de traitement, j’exige, nous exigeons de décider seule de la fin de notre vie avec des méthodes qui ne mettent en danger personne d’autre. Je proteste de toutes mes forces contre cette inégalité de traitement de la part des Eglises et de certains politiciens. Heureusement que le Conseil de la Presse a remis les pendules à l’heure.

  3. C’est un grand réconfort de vous lire et d’entendre vos mots qui sont les miens.
    Je désirerai tellement ne pas affronter l’hiver mais je suis démunie de ne pas savoir comment m’en protéger et l’éviter.
    Je vous remercie de ce que vous faîtes et j’aimerai être avec vous.

    1. Moins nous nous tairons , plus les politiques seront obligés de nous écouter . Si je suis seule à dire ce que beaucoup d’ entre nous pensons , je passerai pour une folle décérébrée . Merci à vous de faire entendre votre voix !!!!

  4. Pourquoi pas, même si vous auriez sûrement encore de belles choses à vivre.
    J’aime bien le commentaire où l’Inuit saute du traîneau, les éléphants quittent bien le troupeau quand ils sentent leur fin proche 🙂

    Il est temps de revenir à une vraie liberté individuelle et non une pseudo liberté de conventions et familiale!
    bonne continuation, chère Jaqueline, jusqu’où vous voudrez.

    1. C’ est un médecin . Je suis une philosophe . Il peut pratiquer l’ aide médicalisée au suicide , car son pays l’ autorise . Moi , je ne peux que conseiller et accompagner aussi loin qu’ il
      me l’ est permis dans une France plus répressive que ne l’ est la Suisse .

  5. Entrés dans l’hiver depuis déjà quelque temps (78 et 80 ans) et membres d’EXIT-ADMD depuis trente ans nous ne pouvons que souscrire à votre philosophie et choix. espérons que notre souhait tout comme le votre sera exhaussé. Merci de toute façon pour votre expression réconfortante.

  6. Avant de vous lire par hasard il y a quelques temps, je me demandais moi aussi si j’étais une “folle décérébrée” pour oser être convaincue que ma vie m’appartient et je dois être seule à décider si et quand quand elle doit s’arrêter, même sans être atteinte d’une maladie incurable. Alors je suis heureuse de vous lire. J’ai accompagné ma mère pendant sa maladie de Parkinson, elle se dégradait lentement avec une démence sénile et malheureusement pour elle, de grands moments de conscience de sa déchéance.Dans les dernières semaines, elle me demandait de l’aider et je me sentais déchirée et bien impuissante.
    Je me suis dis, je n’accepterai jamais ça, et je n’imposerai jamais çà à mon fils.
    Je suis récemment retraitée, et j’espère sincèrement que la législation évoluera en France, avec entre autres l’aide de l’association ADMD dont je suis adhérente.
    Merci de votre lucidité, et de votre courage

    1. Plus nous ferons entendre nos voix , plus nous ferons bouger les choses alors un grand merci à vous pour avoir pris la peine de raconter votre histoire et nous faire part de votre désarroi face au manque de courage en France !

  7. bonsoir madame,
    mon père né aussi en 1943 a fait son bilan en France voilà déjà plusieurs années. Il voyait sa colonne quasi-figée à cause de plusieurs vertèbres soudées, sa motricité très réduite car ses orteils ne se relevaient plus, ses pieds ne désenflaient plus à cause de problème de circulation, ses dents se déchaussaient, il refusait d’engager des frais pour sa santé : plus de dentiste, de lunettes, de kiné… Il n’a réussi son suicide qu’à la 3ème tentative il y a 6 mois, par pendaison. Sur lui, les médicaments n’ont pas été efficaces car le corps était mithridatisé. Son médecin ne voulait pas l’entendre ni l’envoyer vers un collègue plus accompagnant : il a été en dessous de tout. 6 mois plus tôt, le psychiatre qui l’avait vu après sa seconde tentative lui avait dit que tant que la douleur physique était soulagée, le suicide était interdit … Je n’ai plus confiance dans ces “professionnels”.
    Pour ma part, j’ai lu intégralement 5 last acts de C Docker, le suicide de bilan ne me fait pas peur même si j’ai seulement 50 ans. Ma mère est décédée en EHPAD à 61 ans alors qu’elle nous avait demandé de ne pas la placer dans un tel établissement : cela m’a permis d’accepter la décision de mon père. Je ne laisserai pas la charge de mes vieux jours à mes enfants: c’est assez facile, je n’en ai pas. Ils ne décideront pas à ma place mais peut être que d’autres le feront contre mon gré. Aussi, je préfère être informé et me préparer à prendre seul en main ces choses là en cas de besoin. Je n’ai pas plus confiance dans nos politiques français. Le pseudo “nouveau monde” représenté par son chef, ses acolytes est aussi menteur et hypocrite que ses prédécesseurs. Il n’aura plus mes votes.

      1. J’ai 72 ans et j’adore la vie mais je souffre beaucoup, ce dont tout le monde se fiche car je suis toujours souriante avec un sens de l’humour à toute épreuve mais, de plus en plus handicapée et douloureuse, que l’on me laisse au moins cette dernière liberté de m’envoler “ailleurs”, quand je l’aurai décidé, et toujours avec le sourire.
        Message d’amour à tous ceux qui me liront.

      1. bonjour madame,
        hélas oui, ma mère a attrapé une maladie de type Parkinson, je crois Steele Richardson, et malgré son boulot de kiné elle est rapidement partie. Elle avait travaillé dans cette maison de retraite publique et savait donc ce qui l’attendait. Nous ses enfants habitions loin et étions dans l’incapacité de gérer sa fin de vie. Elle n’avait pas non plus formalisé ses directives anticipées malgré son intérêt pour cette période de la vie (adhérente JALMALV quelque temps, travail en maison de retraite, hôpital gériatrique). Voilà, mon expérience n’est pas extraordinaire mais cela me forge une philosophie pour quand mon temps viendra. Amitiés.

  8. J’ai reçu en rendez-vous aujourd’hui un nouvel adhérent de l’ADMD de 69 ans, qui souhaite finir sa vie à 75 et pas un de plus…
    C’est son choix et pourquoi pas s’il le désire encore à ce moment là, si c’est possible plus “facilement” mais d’une façon très courageuse comme ces mots écrits par Jacqueline.
    Chacun devrait pouvoir choisir sa fin de vie et celle-là est tout aussi légitime que les autres.

  9. Bonsoir Jacqueline, et vous, compagnons d’infortune, je compatis à vos vécus et je partage vos colères,
    ma mère, ancienne infirmière, s’est éteinte en EHPAD à 98 ans, après un calvaire anodin, et je traîne un vieux crabe discret depuis quinze ans… Combien mon automne de septante ans serait lumineux, coloré, vivant, si j’avais la tranquillité d’esprit, la certitude d’être LIBRE de ma fin:
    l’automne est-il paisible quand on sait qu’il n’y a plus de bois pour l’hiver…?

  10. Être morte ? Non Jacqueline vous ne le serez pas. Vous vous transformerez un jour comme nous tous, en SOUVENIR. Et certainement pour les vôtres EN BON SOUVENIR.

  11. Coucou Jacqueline,
    Bien sûr je partage tes idées et ta philosophie de la vie. Qui peut, mieux que nous-mêmes, décider du moment le plus adéquat pour notre grand départ ? Pas de souffrances et de déchéance inutiles, pas de placement dans ces endroits cotés en bourse que l’on appelle EHPAD, pas de passage en unité de soins palliatifs où on attend que la mort lente arrive, pas de couches, pas de pendaison ou de défenestration, pas de risques de se rater en avalant une quantité impressionnante de médicaments qui risquent de nous condamner à vivre pire fin de vie que celle que nous voulions nous éviter… C’est pour cela que je partage ton point de vue et que j’encourage tous ceux qui nous lirons à nous rejoindre dans notre combat pour obtenir cette loi de liberté.
    Un jour… peut-être… enfin… l’homme politique courageux comprendra que nous avons raison et fera voter une nouvelle loi digne de ce nom ! Pour moi, la loi Léonetti est une loi “scélérate” qui veut faire croire que les malades ont le droit de décider alors qu’elle a renforcé un peu plus le pouvoir des médecins qui peuvent déclarer que nos directives anticipées sont “inappropriées” et donc qu’ils peuvent les balayer d’un revers de la main avec une très bonne conscience ! un comble !
    Bonne continuation dans ce combat qui est le tien, mais aussi le mien ! Entre femmes, on s’entraide et espère trouver très vite une nouvelle Simone Veil !

  12. Je pense exactement pareil
    à 73 ans et après un cancer du sein probablement guéri, mais avec 6 mois d’allers retours vers l’hôpital pour divers soins , analyses, opérations, examens … qui m’ont mis en colère sans cesse: une oncologue a refusé de s’occuper de moi parce que j’ai refusé la chimiothérapie (par ailleurs déconseillée dans mon cas par le journal “rose” de la ligue contre le cancer…) , j’ai du changer d’hôpital! les trajets en taxi de 2h par jour interrompus par 1/4h sur une planche en position “tordue” pour radiothérapie m’ont occasionné un lumbago dont j’ai du mal à me remettre… mais le protocole prévoit les soins en ambulatoire, le remboursement des frais de taxi mais pas du tout le remboursement d’un séjour proche de l’hôpital qui couterait moitié moins cher que les taxis ruineux pour la sécurité sociale… j’ai écrit à la mgen dont je fais partie, apparemment j’étais la première à signaler ce problème…
    alors le bilan: dans un premier temps je me débarrasse de ma maison pas encore payée, dont l’entretien est trop lourd, ensuite, je vais vivre près de deux de mes enfants en résidence sénior, mais bien sûr j’ai depuis toujours envisagé la mort volontaire comme la meilleure des morts pour moi et pour mes proches, à condition qu’elle se passe bien dans mon sommeil.
    je n’ai aucune envie d’être assistée d’un médecin pour ma mort, mourir seule me va très bien, par contre le regrette la difficulté que nous avons tous pour nous procurer les médicaments adéquats, certes interdits mais qui comme beaucoup de substance interdites devraient être accessibles plus facilement au sein de nos associations au moins
    je ne militerai plus jamais au sein de l’admd dont le président à vie me révulse par ses pratiques financières obscures, et ses mélanges entre différents problèmes de société, mais je milite désormais au sein du choix, association crée par des femmes pour les femmes (et les hommes) sachant que les problèmes de mauvaise fins de vie sont majoritairement ceux des femmes, devenues seules dans leur vieillesse, alors qu’elles s’occupent de leurs hommes auparavant, pères, maris et fils…
    les pétitions mises en ligne par marie godard et nathalie debernardi demandent encore environ 100000 signatures pour atteindre le chiffre fatidique de 500000 qui obligerait le parlement à revoir les lois de santé actuelles qui laissent toujours le dernier mot au médecin tout puissant, contre notre volonté même exprimée dument par écrit et réitérée depuis longtemps…
    allez vite sur internet pour les signer si vous ne l’avez pas encore fait
    quant à l’adhésion au choix, elle est gratuite, même si un don est toujours bienvenu.
    et bien évidemment pour ceux qui le souhaitent cumulable avec une adhésion à l’admd ou à “ultime liberté”…

  13. Je partage tout ce que vous écrivez avec clarté et intelligence . J’espère que la loi en France évoluera et nous permettra de choisir notre fin de vie ; elle permet déjà des choix qui semblaient impossibles : le changement de sexe , la procréation sans le sexe , le mariage homosexuel etc … Alors , pourquoi cet interdit face à la mort et le respect du choix individuel ? pourquoi l’acharnement médical et la vie qui devient le prolongement des machines ?

    1. les patients vivants rapportent plus de fric que les patients morts . on leur vend de l’ espoir ” tant qu’ il y a de la vie , il y a de l’ espoir ” et les hiérarchies des trois religions monothéistes brandissent la mort comme un épouvantail et sacralisent la vie . En même temps , personne ne s’ insurge contre les armes que nous fabriquons et vendons à qui veut les acheter . Les armes sont- elles des jouets ? la vie ne semble être sacrée que pour des embryons et des vieillards dans les pays occidentaux . Il faudrait inciter à la réflexion et éduquer au lieu de faire croire tant de sottises à des foules grégaires et ignorantes . La France devrait donner l’ exemple !!

    2. Les souffrances, surtout inapaisables, représentent un énorrrme marché pour les labos les spécialistes de toute sorte, les fabricants et vendeurs de prothèses etc… Et tous ces marchands de “soins” ne veulent pas que le pays légifère tant que la Sécurité Sociale rembourse encore à peu près leurs prestations. Nous avons en face, des lobbys trop puissants et sans des actions sérieusement emm pour le gouvernement, nous devrons attendre encore quelques années. Sinon la loi finira par venir, la sécu est plus qu’à bout de souffle, les ehpad débordent, la grande dépendance devient dure à gérer, tous les ingrédients sont là pour un remixe.

  14. En réalité, personne ne peut juger jusqu’au jour ou la situation se présente. Tous ces gens qui ont des principes et s’opposent au choix de partir, peu importe la raison, n’ont rien à décider. L’être humain, même dans un état de perte de mémoire totale, manifestera tôt ou tard une intention de partir, un moment de lucidité et il faut respecter cela, point final. Le jour ou la question se posera, ces gens bien pensants, seront eux aussi face à leur destinée et les principes ne comptent plus à ce moment, c’est la liberté qui prime.

  15. Partir, partir sereinement, sans contraintes, sans souffrances inutiles …, quand chacun le décide, selon ses propres convictions. Descendre du traineau…, s’isoler de la meute… Oui, je trouve que la civilisation devrait laisser CE choix à chacun d’entre nous et ne pas s’acharner, oui, ne pas s’acharner contre cette décision propre à chacun. Bravo à vous Jacqueline pour votre engagement ! En espérant que votre pays progresse dans cette démarche. Bien à vous,

  16. Bonjour Jacqueline, je n’ai pas changé d’avis, je suis tout à fait d’accord avec toi ! J’en ai parlé à mon entourage proche qui ne peut que s’incliner devant ma détermination. Je ne veux absolument pas me voir et montrer un légume qui me remplacera petit à petit. J’espere Seulement ne pas me rater…… je ne crois plus à l’arrivee D’une nouvelle loi en France, il ne faut pas rêver. Je t’embrasse 🌷

    1. Fran, ne bricole pas dans ton coin . Si tu as besoin d’ aide , parlons . Rien de pire que les suicides qui ratent : 49 sur 50 . Tu ne veux pas atterrir aux urgences ni en soins intensifs .Je pense que les législateurs français ne sont pas plus idiots que les Américains ( le New Jersey est le 8 ème état américain à dépénaliser le suicide médicalement assisté )Nous faisons la leçon aux Chinois sur les droits de l’ homme . Il serait temps de les appliquer chez nous !

      1. Ne t’inquiète pas, pour l’instant je me sens en pleine forme mais me rends compte que les années passent et que je dois être vigilante sur ma fin de vie.
        En tous les cas, je te promets que si le besoin s’en faisait sentir dans un avenir proche, je te demanderai conseil. J’ai vraiment confiance en toi.

  17. je suis d’accord avec Jacqueline sur le problème des suicides qui ratent. Mon père a fait 2 essais ratés aux médicaments avant de réussir avec un autre moyen. A chaque fois, les pompiers ont réussi à le remettre suffisamment sur pied pour que le service de soins intensifs le prenne en charge. Dans mon expérience à l’hôpital de Mâcon (71) il y a moins d’un an, le médecin de ce service que j’ai vu a refusé de prendre en compte les directives anticipées signées de la main de mon père sur le formulaire ADMD et dans lequel j’étais désigné comme personne de confiance. Pour ce médecin, seul comptait un document notarié … un médecin est sensé connaître ce droit, pas imposer le sien. Aujourd’hui, ces services sont presque tous capables de te remettre sur pied, de te faire un sermon – peu de chances de passer à côté – mais pas forcément capables de t’éviter les maladies nosocomiales : mon père a gagné un Staphylocoque doré pendant cette période. Alors, si c’est ta décision d’aller dans cette voie, essaie d’abord de remuer députés et sénateurs pour qu’ils bougent et à défaut d’une évolution positive de notre loi, fais les bonnes lectures pour éviter des situations telles que celle que je narre ici. Amitiés

    1. En vous lisant , je vois que nous avons plus que raison de dénoncer une situation injuste , paternaliste et méprisante des droits des patients . Les lois Kouchner de 1999 et 2002 étaient humanistes . Depuis que Léonetti s’ est emparé du sujet en 2005 , nous retournons en arrière . Le patient n’ a plus aucun droit en France . Notre ministre dela Santé a la trouille . De qui ? Pourquoi ? Elle est médecin . Elle doit connaître la réalité du terrain . J’ ai encore l’ espoir qu’ elle écoutera sa conscience et s’ armera de courage !

    2. Bien sûr qu’il faut écrire aux politiques ! Bien sûr qu’il faut continuer à se battre, si ce n’est pour nous, ce sera pour nos enfants ! Je ne tiens pas non plus, à être enfermée en hôpital psychiatrique si je me manque…. c’est pourquoi il faut mettre toutes les chances de notre côté pour pouvoir mourir dignement, quitte à mourir à l’étranger… ça se prépare !

    3. Je suis moi meme adhérente de l’ADMD,et quelque chose m’interpelle dans votre temoignage
      Votre père l’était avez vous dit,et l’ADMD m’a toujours affirmé que si un adhèrent de l’ADMD avait écrit ses directives anticipees
      et désigné ses personnes de confiance, s’il se trouvait en fin de vie l’ADMD a la demande de la personne de confiance ou du malade lui meme pouvait sur demande intervenir auprès de l’équipe médicale pour qu’elle appliqué les directives anticipées dans le cadre de la loi
      L’avez vous fait pour votre père ? Et si oui pourquoi cela n’a t il pas fonctionné ?
      Merci pour votre repose car cela le paraît important de connaitre la réelle influence de l’ADMD dans ce contexte

      1. Mon père est tombé malade en 2004 , mort en 2006 à Avignon . A l’ époque , je vivais au Vénézuéla et je ne connaissais pas encore l’ ADMD . J’ ai adhéré après la mort ( horrible) de mon père . Il avait un cancer de la prostate en plus de la maladie d’ Alzheimer . On lui mettait des patchs de morphine contre la douleur . Trois mois avant sa mort, j’ ai demandé au médecin traitant d’ augmenter les doses de morphine . Il était en train de s’ endormir paisiblement, lorsque l’ infirmière s’ est exclamée “ Mais vous êtes en train de le tuer” Le médecin a eu peur et n’ a plus rien fait . Du coup mon père a mis trois mois à mourir au lieu de 3 heures ou 3 jours . Il ne reconnaissait plus personne , bavait et se chiait dessus . C’ est comme ça que je l’ ai trouvé un jour : recouvert de ses propres excréments . Il n’ aurait jamais voulu finir comme ça . Il avait 91 ans , travaillé jusqu’ à 73 ans comme trader . Un homme indépéndant et cosmopolite . Il n’ avait malheureusement pas rédigé de directives et moi, à l’ époque , je ne savais pas qu’ on pouvait le faire . Pour un adhérent de l’ ADMD aujourd’ hui, cette situation serait inimaginable .

      2. bonjour madame,
        je n’ai pas dit que mon père était adhérent. Je l’étais et je lui ai donc fourni le document de référence pour les directives anticipées établi par l’ADMD pour qu’il le remplisse et l’utilise. Cependant, comme il refusait d’être adhérent, je n’ai pu actionner les services juridiques de l’ADMD et j’ai laissé tomber le respect de ces DA: “les médecins sont maîtres après Dieu”. Heureusement que le reste du personnel soignant est humain et attentif, cela fait une partie importante de la force de l’hôpital. Cela montre que dans noter cas, il aurait été nécessaire de forcer la main/la volonté des médecins du CH Mâcon pour obtenir ce que la loi reconnait. Je pense que ce cas n’est hélas pas rare.
        J’ai d’ailleurs demandé il y a près de 6 mois au comité idoine de cet hôpital comment il entendait corriger ce dysfonctionnement des médecins… j’attends toujours une réponse. Cordialement

  18. Chère Jacqueline,
    je partage entièrement vos convictions et je lis avec gratitude vos articles qui expriment parfaitement ce que je ressens.
    Parvenue aux abords de la fin de l’automne, je suis bien décidée à tirer ma révérence avant qu’il soit trop tard, car il s’agit de garder assez d’énergie -et de moyens- pour aller mourir ailleurs quand on est français.
    J’avais espéré que le débat sur la bioéthique permettrait d’avancer sur la question, mais vu la synthèse qui en a été présentée, la situation semble bloquée.
    Oui, cent fois oui, ma vie m’appartient et si je ne souhaite pas la finir en souillant des couches (qu’on oubliera de changer par mesure d’économie), en n’étant plus capable de lire, de rire, de bouger, de penser…c’est mon affaire. J’aime la vie, je sais “bien vivre”. Mais je ne veux pas vivre à tout prix.
    Que ceux qui pensent autrement nous fichent la paix.
    Merci Jacqueline, bien cordialement à vous et à tous ceux qui partagent nos convictions
    Anne G

    1. Merci à vous de parler haut et fort . Plus nous serons à exprimer ce que beaucoup d’ entre nous pensent sans oser le dire .
      Je pense que pas tous les politiques français ne sont des décérébrés . Certains d’ entre eux réfléchissent et auront un jour le courage de changer cette loi hypocrite et médiévale pour une loi humaniste , respectueuse de tous .

  19. Merci Mme jencquel pour porter haut et fort ce noble combat qui nous concerne tous et toutes
    Hélas nos dirigeants en France font toujours partir de l’arrière garde malgré le souhait d’une grande partie de la population de légiférer sur la fin de vie..
    Bien sur nous pouvons partir en Suisse ou éventuellement en Belgique, mais en rencontrant un certain nombre d’obstacles et jusqu’a quand?
    Quand au suicide, ils sont violents la plupart du temps puisque nous n’avons pas a disposition les produits nécessaires..et les ratages sont nombreux..
    La vieillesse peut etre une lingue agonie
    Alors pourquoi n’aurions nous pas le droit de choisir de ne pas la supporter

  20. Et si vous essayiez d’intégrer, chère Jaqueline, que certes, vous n’êtes plus aussi belle que sur votre photo de blog, mais que vous avez acquis de plus belles qualités?

    Bon, je ne suis qu’un naze, mais je crois que vous êtes une belle personne

  21. J’ajoute a nouveau un.commentaire
    Ce que je vais vous dire vous paraîtra tres égoïste, : vous âvez bien dit que vous vouliez , pour des raisons qui.vous regardent et vous seule, que vous avez programmé de quitter ce monde en 2020, c’est a dire demain.., mais qu’allons nous devenir pauvres mortels sans vous, sans votre énergie, votre courage , sans votre pugnacité pour nous défendre en France dans ce pays dirigé par des obscurantistes..vous étés devenue notre porte drapeau !
    Je me sens déjà orpheline ..

      1. …. tant que je me sentirai utile et cohérente, lucide et énergique, je resterai. Voici la meilleure nouvelle de Jacqueline Jencquel ! Bravo et merci.

        1. Je suis une militante, donc je n’ abandonnerai pas ceux qui ne peuvent plus se faire entendre , car trop vieux ou trop
          malades . Mais restons lucides et réalistes : je suis vieille , moi aussi . Je dois partir avant de sombrer et de perdre mes facultés physiques et mentales .

          1. oui, oui, nous en reparlerons. Pas si vieille que ça …. moi j’ai 85 ans et vous savez que je partage vos convictions et soutiens votre combat.

          2. Je sais . Sauf que l’ âge chronologique n’ est pas forcément l’ âge biologique …je ne vais quand même pas raconter mes diverses pathologies !!!!

          3. Merci Mme jencquel pour votre bienveillante et ressurante réponse et je souhaiterais si possible connaitre les véritables démarches a suivre pour une fin de vie en suisse ou en Belgique
            Je connais les différentes associations suisses qui acceptent de prendre des étrangers comme LifeCircle, Dignitas, ExitInternational, mais a part les contacter par téléphone ou mail, doit t on se déplacer pour les rencontrer afin d’envisager sa fin ( sur dossier médical, et le mien est chargé , meme si je peux encore donner le change)
            Ne parlons meme pas de la Belgique qui ne prend apparemment que les frontaliers et qui demande d’avoir son médecin traitant en Belgique
            Bien sur il y a le coűt ( 10000€ environ pour la Suisse),mais auriez vous d’autres précisions a transmettre a ceux et celles qui projettent de mourir en Suisse car ces démarches me semblent quand meme assez compliquees,et tant que la loi ne sera pas en France votée sur la fin de vue, nous serons a la merci.du bon vouloir du corps médical qui peut s’opposer aux directives
            anticipées,meme si elles ont ete correctement rédigées et meme si les personnes de confiance ont ete désignées
            nomement

            Pour ex recemment a Ivry un homme atteint d’un.cancer tres douloureux s’est vu refuser que l’on abrége ses souffrances par l’équipe médicale qui le suivait car il souffrait trop: ce qui prouve que quand l’on dit qu’actuellement on jugule la douleur est complètement faux : un mensonge de plus
            Ce pauvre homme s’est donc suicide en se plantant un couteau dans le ventre!
            J’aurais donc aime votre reponse et les solutions a nous proposer avant d’être obligé a en arriver là
            Merci encore d’avance

          4. Adhérez à une des trois associations suisses qui aident les étrangers : Dignitas , Lifecircle ou Ex International .Espérons que la loi française change et que nous ayons un/ une ministre de la Santé humaniste .

  22. Dans la petite ville où j’habite, un homme de 65 ans souffrant de problèmes de santé s’est défenestré cette nuit : il est mort…
    Voilà un exemple criant de ce à quoi on est réduit en France pour faire cesser les souffrances liées à la maladie. C’est violent, le risque de se rater est considérable, c’est horrible pour ceux qui restent.
    Quand donc serons-nous entendus?

    1. Continuer à témoigner ! Il faut gueuler pour être entendus . Trop vieux ou trop
      malades pour manifester comme les gilets jaunes, nous ne pouvons que faire entendre nos voix . Madame Buzyn , écoutez votre conscience et votre coeur . Vous aussi , ceux que nous avons élus pour nous représenter . Nous ne pouvons pas hurler dans la rue ni tout casser , mais nous sommes nombreux à vous supplier de nous écouter .

  23. A JACQUELINE JENCQUEL

    Ici tout près de Tahiti
    Ou je suis revenu
    Débuter l’hiver de ma vie,
    Je regarde l’océan
    Le lagon transparent
    Les cocotiers penchés
    Sur les belles Vahinés.
    Même si je ne peux plus
    Bien profiter de tout
    Je m’adapte sans courroux
    Et une certaine Joie
    Presque un Bonheur ma foi
    Emplit bien mon cerveau
    Ainsi que mes vieux os.
    Philosophe et contemplatif
    Me voilà réceptif
    A ce que j’ai raté
    Durant mes jeunes années.
    Tout cela pour vous dire
    Que je ne suis point prêt
    A vouloir en finir.
    Ainsi je patienterai
    Encore quelques années.
    Quand mes forces m’auront
    Vraiment abandonné,
    Mon Esprit et mon Corps
    Ensembles choisiront
    Et d’un commun accord
    Qu’il est temps de partir,
    D’arrêter, d’en finir.
    Savoir que l’Helvétie
    Sera là pour m’aider,
    Cela rassure ma vie
    Et m’aide à profiter.

    Fait à Moorea Le 29/03/2019
    (Premier jet sans retouche)

  24. Bonjour chère Jacqueline.
    Ça fait du bien de vous lire ici, ça faisait longtemps et durant ce longtemps je n’ai cessé, je ne cesse de penser à ce choix que j’ai fait, de me suicider à 75 ans. J’adhere à L’ADMD France depuis des années mais je n’y crois plus, non pas à l ADMD mais que nous obtenions un jour ces “feux verts” en France. J’adhère à Dignitas pour la première année, sans avoir la certitude de pouvoir bénéficier d’un “feu vert” et c’est vrai qu’il faut de l’énergie pour aller en Suisse, mais pas seulement car, ce dont vous parlez dans le titre de votre billet : LE SUICIDE DE BILAN DES PERSONNES ÂGEES n’est pas , pour le moment, d’actualité. Vous dites dans un commentaire “il faut souffrir d’ une maladie incurable ou de polypathologies invalidantes liées à la grande vieillesse .” LIEES A LA GRANDE VIEILLESSE”. 75 ans n’est pas considéré comme la grande vieillesse et je ne veux pas attendre la grande vieillesse. Mes multiples douleurs et vertiges ne suffisent pas. Mes adhésions soutiennent votre action (que j’aadmire) mais je vais peut-être? sans doute? me rater le jour où je déciderai moi-même de mon départ. J’ai 73 ans et 74 dans 8 mois. Car oui, je ne pense pas avoir le courage d’aller en Suisse. Moi aussi j’aime la vie – et ce printemps magnifique – et c’est parce que j’aime la vie que je veux pouvoir en profiter sans passer mon temps chez le médecin, chez les radiologues, chez le kiné comme ce que je fais depuis un mois. Bien sûr il y a de plus graves maladies que mes insignifiantes douleurs qui se soignent à la cortisone. Je suis encore “présentable” mais je n’attendrai pas de ne plus l’être, et je ne parle pas de beauté. On est lucide à notre âge, en principe; cependant la lucidité ça fait mal aussi.
    Oui, je ne cesse de cogiter depuis mon adhésion à Dignitas. Je suis persuadée que je n’aurai jamais un dossier médical assez fort pour être acceptée. Alors… CQFD… je fais des réserves de médicaments, je mettrai un sac de plastique sur la tête. En aurai-je la force ? le courage? Je pense que oui.
    Enfin, je continue à m’acheter des fringues, c’est un bon signe non? [RIRES] et vrai sourire.
    LE SUICIDE DE BILAN DES PERSONNES AGEES me redonnerait un peu de pêche s’il devenait une possibilité, en Suisse (en France n’en parlons pas).
    Vous êtes formidable. Merci, vraiment.
    Amitiés.

    1. Mais c’ est une possibilité . Il faut juste argumenter votre demande . Si vous dites que vous êtes en pleine forme , on ne vous acceptera pas . Si vous invoquez les polypathologies liées à votre âge ( qui est le début de l’ hiver , le quatrième âge ) Il n’ y aura pas de problème . La décision rationnelle et philosophique n’ est pas encore comprise par tout le monde . Il faut avoir l’ air de souffrir .l’ arthrose , l’ arthrite et l’ ostéoporose font souffrir et cela est lié à l’ âge , ne va pas s’ arranger.

  25. Nota Bene. – Oui, c’est une belle nouvelle que vous ne mettiez plus de date à votre projet. Pour vous d’abord, pour nous ensuite.

    1. 2020 sera mon année , je n’ ai pas fixé le mois . Si je suis encore utile , je prolongerai par solidarité avec mes compagnons d’ infortune ( les vieux qu’ on ne laisse pas mourir ) mais en ce qui me concerne , je suis prête .

  26. Bonjour Mme jencquel
    vous serait il possible de me donner votre opinion sur les différentes associations suisse pour la mort assistée
    Y en a t il meilleure que ‘une autre pour une française et dnaccedsibikute plus facile entre Life Circle, Ex International, Dignités?
    Je souhaiterais avoir éventuellement vitre réponse
    Bien a vous
    Catherine

  27. Votre “plaidoyer pour le suicide de bilan” est remarquable. J’ai à peu près votre âge et j’ai accompagné mon épouse dans une fin de vie contraire à son souhait. Je ne voudrais pas revivre cela, seul.
    La doxa dominante martèle que les progrès de la médecine ont entrainé l’allongement de la durée de vie, mais dans quel état. Personnellement je ne peux plus vivre la vie que je voudrais à cause de multiples pathologies ou altérations physiques et je dénie au sachant médecin le droit de décider pour moi du caractère de cette situation.
    Adhérer en Suisse, j’y ai songé et je m’y prépare; mais quid de la Belgique qui serait plus pratique pour moi?

  28. Je suis tout a fait d’accord avec vous Jacqueline , j’ai vue mon père, Italien et fière comme un bon vivant qu’il etait. Je l’ai vue reduit comme une plante, perdant tous les jours un peut plus de sa dignité qui était pour lui beaucoup plus douleureux que la maladie par elle même et je me suis promis de ne jamais arrivé a ce moment. Une raison pour laquelle je garde ma nationalité hollandaise , même vivant depuis plus de 20 ans en Espagne (Les Iles Canaries) car en hollande l’euthanasie est autorisé et ce n’est pas un suicide, c’est un depart dans une autre dimenssion en bonne forme et de son choix. Juste retraité en pleine forme, bonne santé et a charge de ma fille de 18 ans qui est aux courant de ma pensé pour plus tard, ne pas viellir comme une plante.

  29. “Est-ce Dieu, est-ce Diable où les deux à la fois qui, un jour s’unissant, on fait ce brasier-là “?
    Que Barbara me pardonne d’avoir remplacé quelques mots !
    Ce lundi 15 avril, j’ai réellement pris conscience d’où provenait nos blocages et nos souffrances.
    J’avais un peu compris lorsque Simone Veil défendait la loi pour l’avortement.
    Je savais que les chrétiens étaient nombreux à l’humilier, l’injurier et la menacer, mais maintenant, je n’ai plus aucun doute sur l’une des principales raisons, pour ne pas dire, la principale, qui attache l’humain et empêche sa liberté.
    Devant cette marée humaine française et européenne, prête à y laisser sa culotte pour reconstruire le trésor de la civilisation chrétienne, je comprends pourquoi nous aurons à nous battre, longtemps, très longtemps encore, pour que le suicide assisté soit autorisé.
    Armons-nous : Avoir la lucidité du pessimisme et l’enthousiasme de l’optimisme comme le disait Simone Veil.
    Depuis lundi, je lis cette peur de Dieu et du Diable sur les visages…cette peur incommensurable, marquée au fer rouge, dans l’inconscient collectif…Une réelle et immense plaie qui ne cicatrice pas !

    Chère Jacqueline, votre place est auprès du président. S’il vous plait, préparez 2022 !!!
    En attendant, souhaitons à l’humanité ce que les Sages, bien avant J.C., vivaient :
    “Un moment de lumière peut dissiper des millions d’années de ténèbres”.

    Courage et espoir ! Je voterai pour le parti que vous choisirez 😉

    1. Sauf que je vais mourir en 2020 ( si tout se passe comme je l’ espère )

      Peut- être qu’ on me brûlera avant , sur le bûcher des hérétiques 🙄

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