Le suicide de bilan de personnes âgées

Je voudrais préciser que c’ est une cause pour laquelle certains de nous militent en Suisse . Pas tout le monde n’ est d’ accord sur ce qu’est un suicide de bilan . Ni à partir de quand on peut être considéré assez âgé pour faire ce bilan .

Je voudrais répondre à ces deux questions : l’ âge , en premier lieu . Si on divise la vie en quatre saisons , l’ hiver serait à partir de 75 ans ( si on imagine une vie de 100 ans ) et sachant que le printemps ne reviendra pas , on n’ a pas forcément envie de vivre l’ hiver de sa vie , avec son cortège de souffrances et de privations . Le bilan , on doit le faire pendant qu’on a encore sa lucidité et sa capacité de discernement . Plus on avance en hiver , plus les nuages viennent brouiller notre esprit . Donc , ce suicide de bilan , on ne peut le faire que si on a l’ esprit clair et qu’on a atteint l’ hiver de sa vie . C’ est un choix légitime et même si la plupart d’ entre nous en font un autre , je voudrais le défendre ce choix , qui est le mien : partir au bon moment après avoir vécu le printemps , l’ été , l’ automne et le début de l’ hiver . Je suis un arbre dépouillé de ses feuilles, qui ne repousseront pas . Que faut- il encore attendre ? Que je m’ effondre sous un vent glacial  ou que je puisse encore faire mes adieux , digne et debout ? Voilà l’ explication pour le suicide de bilan d’ une personne âgée . C’ est assez simple, au fond . La vie n’ est pas une obligation et si elle cesse d’ être active et multicolore , à quoi bon vouloir absolument la prolonger ? Un suicide violent est terrible pour les proches . Pourquoi leur infliger un tel spectacle ? Je ne fais pas de prosélytisme . Je parle pour moi et pour tous ceux qui pensent comme moi , mais n’ osent pas le dire car nous vivons dans une société qui préfère la vieillesse et la maladie à la mort . Pourquoi pas ? Nous sommes libres de nos choix . Je n’ aime pas être malade . Je n’ aime pas être vieille . Etre morte ? Je le serai quoi que je fasse . Autant sauter les étapes de la maladie et de l’ extrême vieillesse . Ma décision , mon choix , mon bilan .

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

178 réponses à “Le suicide de bilan de personnes âgées

  1. Bonjour madame. J’ai 54 ans et je sais que quand je serai vieux, le problème se posera aussi. Je partage donc entièrement votre avis. Salutations. Nicolas.

    1. Salutations,
      Si la maladie, la souffrance, la vieillesse rendent ”indignes” alors, la Vie est ”indigne”…Car tout cela fait partie de la Vie…..
      La dignité se retrouve dans le REGARD de l’autre….
      Se sentir un fardeau est un véritable ”manque d’amour”…de soi et des siens.
      Le courage, c’est de terminer la course…..car notre passage sur terre est ”court” par rapport à l’éternité. Qu’on y croit ou pas, ça ne l’empêche pas d’exister…..

      1. La vie à ses hauts et ses bas, elle peut rendre digne et indigne…
        La vie n’est pas une ligne droite où rien ne bouge. Tout se passe par périodes, circonstances et selon le tempérament et vécu de chacun.

        Vous dîtes « Se sentir un fardeau est un véritable ”manque d’amour”…de soi et des siens. »
        Pour vous !
        Pour une majorité de personnes, la souffrance, la vraie, est insupportable. En étant le miroir de l’autre, nous lui renvoyons l’image de la souffrance. Elle est donc insupportable pour l’autre, si l’autre est sensible.
        Le couple qui s’aime véritablement, il est 1 ! En général, l’un ne peut vivre sans l’autre. Cela existe, mais c’est rare.
        Les enfants et la famille proche ?
        S’ils sont sensibles avec une intelligence aiguisée, ils comprennent, intègrent, respectent le choix du parent qui veut finir libre.
        C’est tout de même mieux que s’il se suicidait sans ne rien dire à personne !

        On peut s’aimer et aimer comme la plupart des êtres, et être conscients…c’est à dire préférer partir avant de se haïr, avant de faire du mal…C’est LUCIDE. C’est le respect de soi et des autres !

        Le courage, c’est de terminer sa course… dîtes-vous.
        Il faut un COURAGE INOUÏE pour se préparer et mettre un terme à ce corps qui est là pour faire nos expériences terrestres…
        On peut aussi dire que terminer sa course comme vous l’entendez, « à l’aveuglette »… soit d’un arrêt cardiaque ou dans une longue souffrance, en se « débarrassant » de son corps dans les bras des autres, et ou dans une structure spécialisée, c’est être faible et inconscient.

        En écrivant, « Se sentir un fardeau est un véritable ”manque d’amour”…de soi et des siens. »…ET « Le courage, c’est de terminer la course… car notre passage sur terre est ”court” par rapport à l’éternité.» (court pour vous, et long pour d’autres), sur le blog d’une personne courageuse et honnête comme l’est Jacqueline, c’est vouloir blesser.

        Nous ne faisons pas tous les mêmes expériences.
        Certains, voire beaucoup, ont envie de terminer leur vie avant d’être complètement des estropiés, ou le cerveau hs par la morphine et comme un poireau. Si c’est ça la dignité…

        Jacqueline a décidé d’arrêter ses expériences pour les raisons qui lui appartiennent. Elle doit se préparer pour cela. C’est un destin plus consenti qu’un destin subi. Respect ! Elle écoute son ressenti plutôt que son mental construit avec et sur la pensée des autres…
        Maintenant, s’il y a un véritable destin, des forces inconnues (qui sait), et qui décident de la faire partir avant ou après, nous le saurons le moment venu.
        C’est ainsi que je pense, cela n’engage que moi.

        Dans sa motivation, sa volonté et son courage, elle a réalisé qu’une loi serait indispensable pour ceux qui souffrent psychologiquement et ou physiquement.
        Pour les séniors, également, à partir de 75 ans, et qui ont envie d’arrêter leurs expériences.
        C’est généreux de penser aux autres dans ce monde si individualiste.
        Pourquoi blesser ? Pourquoi vouloir casser ce que les autres font ?
        Vous aimez-vous vraiment ? Vos écrits ne donnent pas cette impression.
        Peut-être projetez-vous votre propre état ?
        On croit s’aimer et aimer, on se croit plus fort que les autres, courageux et indépendant, que l’on oublie qui on est véritablement.

        Que vous soyez d’accord ou pas sur l’IVV, c’est votre droit.
        Une loi ne vous obligera pas à faire un IVV.
        Cette LOI est INDISPENSABLE pour nous, humains !
        Après, chacun fait comme il l’entend.

        1. Merci Noëlle pour la réponse que vous avez apportée à Miche car ses propos m’ont stupéfaite et m’ont remplie d’indignation. Grâce à vous, je retrouve l’apaisement. Il est évident que cette personne ne connaît rien à la souffrance des condamnés qu’ils soient malades ou aimants et qu’il ne débite que de la morale à trois sous. Merci encore de tout coeur !

          1. Bonjour ,
            Je suis comme vous ** je remercie Noëlle pour la réponse à Miche **** je ne pensais pas que l’on pouvait venir sur ce blog pour polémiquer sur un sujet aussi sensible **on peut ne pas être d’accord sur la fin de vie de chacun et chacune mais en aucun cas venir écrire des choses aussi méchantes .pour ma part je viens chercher des réponses à ma propre situation et le courage de Jacqueline nous donne a réfléchir sur ce que nous attendons ici *** des informations , de l’aide à prendre la bonne décision *** pourquoi pas se remonter le moral entre nous qui sommes quand même lier par le même sujet .
            Alors évitons ce genre de propos Miche et ayez un peu de compassion .
            Bonne journée
            Courages à toutes et tous
            Danielle

          2. Personnellement je ferais comme les inuits. Je n’ai pas demandé à naître, et même si je suis contente de ma vie cela m’horripile de penser que les autres puissent m’empêcher de partir quand je déciderais que l’hiver devient trop fort. J’ai assumé jusqu’à maintenant les responsabilités de la vie, soins des autres, charge des enfants, aide financière, gestion du travail et des employés que j’ai eu. Ceci étant derrière l’âge venu je ne vois pas pourquoi on devrait m’empêcher de tirer ma révérence quand je le veux et pour les raisons qui me seront propres.
            Le tabou avec des racines judéo-chrétiennes est très ancré. On oublie que l’être humain avait une valeur marchande et qu’il fallait l’empêcher de se tuer, le suicide a été considéré comme un crime passible de prison jusqu’à la fin des années 50 en Europe. Et avant on mourait avant….maintenant on vous maintient parfois dans des états…. , et se sont les autres qui ne veulent pas vous laisser partir. Quand on est mort , on est mort et basta. Je me souviens d’un reportage fait en Suisse, avec des interviews de personnes souhaitant utiliser Exit. Une dame très âgée et qui avait déjà eu un avc se voyait dire par sa fille qu’elle était egoiste de souhaiter partir avant de risquer l’handicap total. Une autre dame, dont le mari n’avait pas pu agir à temps et qui se trouvait aphasique et impotent, disait qu’elle trouvait sympa de pouvoir occuper son temps a venir le visiter de temps en temps et que c’etait bien qu’il n’ait pas eu le temps d’agir!
            Non , je refuse cela, et je ne prendrais pas le risque d’en arriver là. Si le suicide assisté ne devient pas possible, ce sera la méthode inuit , je vous le dit.

          3. @Forcada
            Bravo Forcada pour votre commentaire
            plein de bon sens et nourri par
            l’expérience. C’est sûrement difficile
            de faire admettre qu’il serait bien
            plus humain à tous points de vue
            de laisser les gens âgés décider du
            moment où trop c’est trop ! Si on
            posait cette question à plein de
            gens âgés, malades ou non, on
            serait surpris du résultat ; en fait, il
            faudrait faire des sondages et des
            émissions télévisées comme en
            Suisse. Pour ma part, je ne sais pas
            quel âge j’aurai quand “trop sera
            trop” mais j’espère bien pouvoir
            avoir le choix un jour. Il faudrait
            que ce débat de société se fasse
            au grand jour, au même titre que
            la discussion sur les retraites ou sur
            la dépendance. Le sujet deviendra
            moins tabou quand tous y participerons.
            Cordialement

      2. Bonsoir Miche,
        Comment pouvez-vous être si cruel dans vos propos vis-à-vis des personnes en souffrance (malade et leurs aimants). J’ai vécu trente ans avec un homme formidable et dès la première rencontre nous nous étions promis de vivre centenaires tous les deux ensembles et malgré les mises au points que tout bon couple connaît, les choses n’avaient pas changé : nous devions partir ensembles à plus de 100 ans. La Vie (la vraie vie) en a décidé autrement et tout a basculé pour lui en janvier 2018 : fatigue intense, migraines, insomnies suivies d’un véritable épuisement puis fin mars une mauvaise radio suivie début avril d’une admission en hôpital avec examens traumatisants puis opération puis fin avril annonce d’une maladie en phase terminale avec évolution très rapide. La suite de cette histoire : des mois où il a vécu sous semi-coma à cause des traitements et des anti-douleurs puissants, où j’ai pu m’arranger pour quitter un emploi et liquider tous les congés possibles sur l’autre y compris les arrêts maladie pour prendre soin de lui, l’accompagner et guetter la moindre parcelle d’éveil , des mois où je suis allée tous les jours à l’hôpital lui parler même quand il dormait et lui faire des massages anti-escarres, des électrodes pour stimuler sa musculation, lui apporter les moyens d’écouter de la musique et lui faire lire les témoignages de soutien des amis, des mois où j’ai pris soin de lui à domicile lors des hospitalisation en soins palliatifs (repas – toilette – change – massages – soins) où à chaque instant j’ai cultivé espoir et optimisme qu’il s’en sorte. Je lui ai raconté nos meilleurs et nos pires souvenirs, je lui ai préparé tous les plats qu’il souhaitait alors même qu’il ne mangeait plus. Après 12 mois où nous avons vécu de brefs moments de bonheur, la situation s’est dégradée car en hospitalisation et suite à un incident grave il a été refusé en réanimation (pas de place pour les soins palliatifs) ce qui a laissé des séquelles très lourdes à gérer mais il est revenu chez nous. Les deux derniers mois sa vie a décliné mais sa dignité a été de ne pas vouloir vivre de façon indécente, de refuser l’incontinence et le fardeau que ça générait pour moi, l’alitement à vie et la nourriture par perfusion. Sa dignité a été de ne m’avouer qu’à son dernier jour de vie qu’il souffrait horriblement depuis longtemps et il aura tout fait pour me protéger de ses douleurs durant quatorze mois. Il est mort chez lui dans son environnement, juste près de moi et je suis heureuse qu’il en fût ainsi même si pour moi cette période a été un fardeau (déf. Petit Robert : une chose pénible qu’il faut supporter) car il s’agit bien d’une réalité que j’ai vécue avec lui liée à des causes extérieures et il n’a sûrement pas manqué d’amour et d’attentions ni de ma part, ni de ses amis, ni de nos enfants. J’ai porté le fardeau, oui mais n’en ai aucun regret car ce n’est pas lui qui me l’a mis sur le dos et il le savait bien, je l’ai fait parce que cela coulait de source en accord avec tout ce qui était ma vie de couple avec lui tout simplement.
        J’ajoute que si en France nous avions droit au suicide assisté, les choses se seraient passées bien différemment et bien mieux pour tout le monde. Nous aurions pu parler tous les deux d’une évasion possible ensembles (ou pas mais ça pouvait se discuter), l’expliquer à tous nos proches et en faire (pourquoi pas ?) un moment d’adieux festifs. Au lieu de ça, nous avons vécu plus d’un an de dépendance vis-à-vis d’un milieu médical pas toujours clair, déstabilisant, intrusif voire directif, à subir une situation que nous avions du mal à gérer émotionnellement ou de façon raisonnée. Avec un suicide commun discuté, tout aurait pu être vraiment DIGNE et vivre le PARTAGE DANS LE REGARD DE L’AUTRE.
        Dernier mot, je ne crois pas du tout à l’éternité qui laisser supposer l’existence d’un dieu après la mort qui elle est inéluctable. Tout ce qui existe appartient au monde vivant et l’énergie comme la matière reviennent dans le cycle.
        Et puis terminer une course ne me semble pas être une valeur de quoi que ce soit. Le courage est bien ailleurs.

        1. Bonsoir Marie-claire,
          Quel beau récit malgré tant de souffrances durant 14 mois ! Je peux imaginer…
          Votre histoire est celle de deux êtres qui se sont véritablement aimés.
          C’est remarquable et puissant.
          Votre promesse lors de LA rencontre est si tendre qu’elle a éclairé mon visage 🙂 , 😉 .
          Vos 30 années d’expériences, ensemble, doivent maintenant être porteuses de paix.
          Nous avons tellement appris à nous culpabiliser que nous pensons souvent, “j’aurais pu faire ceci”, “si j’avais fait cela, il ou elle serait peut-être encore là”, etc., etc. Mais non, nous ne sommes que des poussières d’étoiles devant les forces de la nature.
          Ne nous culpabilisons jamais…ce qui doit arriver, arrive !
          J’ai le sentiment et le ressenti que vous êtes restée pour l’aider à continuer son chemin.
          La mort du corps n’est pas une fin, selon ma vérité, uniquement la mienne.
          Je n’ai pas de religion, je ne crois pas à un dieu qui chapeaute 7,7 milliards de personnes. Pour moi, c’est d’un ridicule…
          Mais je sens Dieu en moi ! Je le dresse et redresse, et il me dresse et redresse.
          Cela me fait rire.

          Votre commentaire m’a fait penser au livre d’Arnaud Desjardins : ‘Pour une vie réussie, un amour réussi’.

          Merci à vous toutes et tous pour ces partages si précieux.
          Bon week-end.
          Noëlle

    2. Je suis pour le suicide assisté mais
      nous l’obtiendrons avec les cas de
      personnes souffrantes ou très âgées.
      Le fait d’être relativement jeune et
      relativement en bonne santé ne fait
      pas avancer la cause, au contraire…

  2. Je trouve votre démarche et votre réflexion très intéressante. Je suis à l’automne de ma vie une vie plutôt agréable et lumineuse et un automne ensoleillé avec un soleil qui commence a baisser mais bien présent.
    J’espère que quand viendra l’hiver la cause que vous défendez aura avancé et aura des traductions concrètes dans la législation. Merci de faire avancer cette réflexion et ce combat.
    Deux remarques me viennent:
    – il y a un phénomène générationnel , auparavant les personnes mouraient peu de temps après leur retraite ( c’est à dire le moment ou ils devenaient peu utiles socialement) maintenant les gens trainent sans grande pathologie ( je précise que je suis médecin) mais avec une dégradation lente. Et l’hiver dure encore plus longtemps et devient de plus en plus rude.
    – il me semble me souvenir que les vieux inuites quand ils ne se sentaient plus utiles se laissaient tomber du traineau dans la neige …

    1. Oui , c’ est vrai . Il fallait du courage pour être un Inuit !! Les vieux loups s’ éloignent de la meute pour mourir aussi .Nous prolongeons la vie , car les vieux sont une source de revenus pour les laboratoires pharmaceutiques et les Ehpads ( en France ) EMS en Suisse . La grande différence , c’ est qu’ un EMS suisse laisse entrer Exit si un patient le demande . En France , la mort reste un tabou et pourtant , tout le monde sait que personne ne sort vivant d’ un Ehpad .

      1. Madame, je suis en total accord avec vous vos mots nos choix notre liberté de décider j ai 53 ans et ma décision est prise je veux mourir dans la dignité mais je n ai aucune idée de la démarche à suivref

          1. Si je n’ai pas de cancer mais quelques pathologies (je ne veux pas être une charge) qu’elle est la marche à suivre pour partir quand je le déciderai sans que mes enfants aient le traumatisme de découvrir un suicidé. Je voudrais qu’ils ne soient prévenus qu’après la création

          2. Trois associations suisses aident les étrangers , sauf que ”
            ne pas vouloir être une charge ” n’est pas une raison acceptable . Il faut souffrir d’ une maladie incurable ou de polypathologies invalidantes liées à la grande vieillesse .

      2. Réaction de Mme Elke Baezner contre la plainte de la Commission de Bioéthique de la Conférence des Evêques Suisses CES

        A hurler !

        On peut décrire les pires crimes dans les moindres détails, on peut étaler des histoires et des images détaillées de sexe sans retenue, chaque soir à la TV, on nous sert du “sexe and crime” durant des heures à vomir, on ne punit pas les producteurs de films pornographiques et pire, de la pornographie avec des enfants, tout juste ceux qui les distribuent, sans jamais faire le rapport entre ces images et l’incitation à comettre ces crimes dans la réalité. Et on n’a encore jamais lu une seule phrase de protestation des églises, toutes religions confondues, et surtout pas des Catholiques, contre ces horreurs !!! Une disproportion éhontée.

        Mais les mêmes représentants de l’Eglise Catholique osent parler de “banalisation et incitation au suicide assisté”, du “risque d’imitation”, d’utiliser le terme d’ “euthanasie active” contre toute vérité. Ils prétendent que l’avis d’une personne saine d’esprit, capable de discernement et suffisamment âgée pour savoir de quoi elle parle, qui explique calmement ses raisons de raccourcir sa fin de vie pour des raisons qui lui sont propres, sans mettre en danger quiconque, ne compte moins que le leur. Nous ne sommes plus, aujourd’hui, des sujets des églises ! Il est scandaleux que la Conférence des Évêques Suisse, CES, ose prétendre que ces quelques lignes sérieuses dans un journal sérieux, sans images, que ce texte devrait être supprimé et le journal blâmé, en invoquant la déontologie journalistique.

        Luttant activement depuis plus de 30 ans pour le droit à l’autodétermination de toute personne capable de discernement et consciente de sa responsabilité, mais souffrant d’une maladie inguérissable et/ou de poli pathologies de plus en plus lourdes, correctement informé de son état et des options de traitement, j’exige, nous exigeons de décider seule de la fin de notre vie avec des méthodes qui ne mettent en danger personne d’autre. Je proteste de toutes mes forces contre cette inégalité de traitement de la part des Eglises et de certains politiciens. Heureusement que le Conseil de la Presse a remis les pendules à l’heure.

      3. Chère Madame,
        À quel âge pensez-vous devoir
        choisir votre fin de vie ? Vous
        semblez bien sur les photos…
        Je vous approuve mais j’attendrai
        pour ma part plus tard que 75ans
        sauf maladie et déchéance..
        Pouvez-vous me répondre
        sur mon mail ? Êtes vous
        Suisse ? Merci beaucoup.
        Lydie

        1. Je reprends mon commentaire. Je viens de
          lire beaucoup d’articles et
          vues des vidéos. Je pense
          que la cause du suicide
          assisté réussira davantage
          s’il s’agit de gens
          malades ou très
          âgés et souffrants.
          Des gens qu’on a
          envie de plaindre.
          À 90 ans mon père
          souhaitait mourir
          car il avait plusieures
          polypathologies.
          Il n’a pas pu, bien
          sûr, et il est mort
          en souffrant d’un
          œdème du poumon
          qui est comme une
          noyade. Ceci devrait
          être un argument
          pour le suicide
          assisté. C’est dans
          ce sens qu’on
          l’obtiendra…

        2. J’ai ma réponse maintenant
          et je pense que le suicide
          assisté ne sera pas accordé
          sur des idées de mort
          volontaire à un âge si jeune
          sans pathologie douloureuse et grave
          mais réservé pour les
          vieillards souffrants
          qui souhaitent abréger
          leurs douleurs et leur
          déchéance. C’est la
          lutte qu’il faut avoir
          en France. Mais vous
          êtes résidente Suisse
          donc vous avez la
          facilité pour le faire.
          Ne pas le médiatiser
          éviterait de faire
          changer l’opinion des
          Suisses sur le suicide
          assisté, ce n’est pas
          une loi mais une
          tolérance, rester dans
          une juste mesure
          ferait plus avancer
          la cause…
          Cordialement

      4. Bonsoir,
        Je pense qu’en France le suicide
        assisté sera accordé pour les
        gens souffrants et/ou très âgés.
        Les personnes qui veulent anticiper la vieillesse ne feront
        pas avancer les choses. Réclamer
        cela va plutôt aller à contre courant… Faisons évoluer les
        mentalités, bien sûr, mais par la
        compassion. Cordialement LD

          1. Bonsoir,
            Après avoir lu ou vu plein de documents de plusieurs pays je
            pense que vous avez raison de demander cette ultime liberté.
            Merci 🙂
            LD

      1. Bonsoir,
        La méthode Inuit me plaît bien. Elle m’offre le temps de tout ranger et arranger et choisir un bel endroit où m’allonger pour laisser le froid m’engourdir sur mes plus beaux souvenirs… Oui vraiment la méthode Inuit, loin des hôpitaux, me séduit beaucoup. Merci à Forcada pour me l’avoir rappelée et aussi à Reine Bourret pour m’en avoir convaincue. Merci à Jacqueline et tous ceux qui soutiennent le droit de mourir librement et dignement, je suis de tout cœur avec votre combat : à chacun de choisir sa dernière heure s’il le peut, sans souffrance et dignement et surtout sans le jugement des autres.

        1. Bonsoir,
          Il y a une députée d’un parti belge flamand qui milite pour le libre choix
          d’un suicide médicalement assisté après décision de l’intéressé(e) dans l’optique
          d’une « vie accomplie », cela semble correspondre… Pourquoi ne vit-on pas
          en Belgique ? Plus moderne que les Inuits…

          1. En Suisse et en Belgique on réfléchit sur de vrais sujets . En France , le sexe n‘ est plus un sujet tabou depuis le Sida . La contraception fait partie de la vie de tous les couples . La mort fait encore peur , plus peur que la vieillesse , la maladie et l‘ abandon . Nous ne réalisons pas que la mort est inévitable mais que la vieillesse , la maladie et l‘ abandon sont des options .

          2. Merci Jacqueline pour ce résumé très juste du chemin à parcourir en France !
            Tellement de gens seraient si heureux s’ils pouvaient gérer leur fin de vie !
            Cette fatalité qui semble être une loterie et qu’il faut subir !
            Mes parents ont chacun accompli leur chemin de vie aussi longtemps qu’ils
            le souhaitaient, 90 ans et 100 ans, mais, surtout mon père, auraient préféré
            s’en aller en dormant après nous avoir tous embrassés, dans la lucidité, car leur
            vie était vraiment accomplie. Peut-être les philosophes grecs ou autres voyaient-ils
            la vie de cette façon…

  3. C’est un grand réconfort de vous lire et d’entendre vos mots qui sont les miens.
    Je désirerai tellement ne pas affronter l’hiver mais je suis démunie de ne pas savoir comment m’en protéger et l’éviter.
    Je vous remercie de ce que vous faîtes et j’aimerai être avec vous.

    1. Moins nous nous tairons , plus les politiques seront obligés de nous écouter . Si je suis seule à dire ce que beaucoup d’ entre nous pensons , je passerai pour une folle décérébrée . Merci à vous de faire entendre votre voix !!!!

  4. Pourquoi pas, même si vous auriez sûrement encore de belles choses à vivre.
    J’aime bien le commentaire où l’Inuit saute du traîneau, les éléphants quittent bien le troupeau quand ils sentent leur fin proche 🙂

    Il est temps de revenir à une vraie liberté individuelle et non une pseudo liberté de conventions et familiale!
    bonne continuation, chère Jaqueline, jusqu’où vous voudrez.

    1. C’ est un médecin . Je suis une philosophe . Il peut pratiquer l’ aide médicalisée au suicide , car son pays l’ autorise . Moi , je ne peux que conseiller et accompagner aussi loin qu’ il
      me l’ est permis dans une France plus répressive que ne l’ est la Suisse .

  5. Entrés dans l’hiver depuis déjà quelque temps (78 et 80 ans) et membres d’EXIT-ADMD depuis trente ans nous ne pouvons que souscrire à votre philosophie et choix. espérons que notre souhait tout comme le votre sera exhaussé. Merci de toute façon pour votre expression réconfortante.

  6. Avant de vous lire par hasard il y a quelques temps, je me demandais moi aussi si j’étais une “folle décérébrée” pour oser être convaincue que ma vie m’appartient et je dois être seule à décider si et quand quand elle doit s’arrêter, même sans être atteinte d’une maladie incurable. Alors je suis heureuse de vous lire. J’ai accompagné ma mère pendant sa maladie de Parkinson, elle se dégradait lentement avec une démence sénile et malheureusement pour elle, de grands moments de conscience de sa déchéance.Dans les dernières semaines, elle me demandait de l’aider et je me sentais déchirée et bien impuissante.
    Je me suis dis, je n’accepterai jamais ça, et je n’imposerai jamais çà à mon fils.
    Je suis récemment retraitée, et j’espère sincèrement que la législation évoluera en France, avec entre autres l’aide de l’association ADMD dont je suis adhérente.
    Merci de votre lucidité, et de votre courage

    1. Plus nous ferons entendre nos voix , plus nous ferons bouger les choses alors un grand merci à vous pour avoir pris la peine de raconter votre histoire et nous faire part de votre désarroi face au manque de courage en France !

  7. bonsoir madame,
    mon père né aussi en 1943 a fait son bilan en France voilà déjà plusieurs années. Il voyait sa colonne quasi-figée à cause de plusieurs vertèbres soudées, sa motricité très réduite car ses orteils ne se relevaient plus, ses pieds ne désenflaient plus à cause de problème de circulation, ses dents se déchaussaient, il refusait d’engager des frais pour sa santé : plus de dentiste, de lunettes, de kiné… Il n’a réussi son suicide qu’à la 3ème tentative il y a 6 mois, par pendaison. Sur lui, les médicaments n’ont pas été efficaces car le corps était mithridatisé. Son médecin ne voulait pas l’entendre ni l’envoyer vers un collègue plus accompagnant : il a été en dessous de tout. 6 mois plus tôt, le psychiatre qui l’avait vu après sa seconde tentative lui avait dit que tant que la douleur physique était soulagée, le suicide était interdit … Je n’ai plus confiance dans ces “professionnels”.
    Pour ma part, j’ai lu intégralement 5 last acts de C Docker, le suicide de bilan ne me fait pas peur même si j’ai seulement 50 ans. Ma mère est décédée en EHPAD à 61 ans alors qu’elle nous avait demandé de ne pas la placer dans un tel établissement : cela m’a permis d’accepter la décision de mon père. Je ne laisserai pas la charge de mes vieux jours à mes enfants: c’est assez facile, je n’en ai pas. Ils ne décideront pas à ma place mais peut être que d’autres le feront contre mon gré. Aussi, je préfère être informé et me préparer à prendre seul en main ces choses là en cas de besoin. Je n’ai pas plus confiance dans nos politiques français. Le pseudo “nouveau monde” représenté par son chef, ses acolytes est aussi menteur et hypocrite que ses prédécesseurs. Il n’aura plus mes votes.

      1. J’ai 72 ans et j’adore la vie mais je souffre beaucoup, ce dont tout le monde se fiche car je suis toujours souriante avec un sens de l’humour à toute épreuve mais, de plus en plus handicapée et douloureuse, que l’on me laisse au moins cette dernière liberté de m’envoler “ailleurs”, quand je l’aurai décidé, et toujours avec le sourire.
        Message d’amour à tous ceux qui me liront.

      1. bonjour madame,
        hélas oui, ma mère a attrapé une maladie de type Parkinson, je crois Steele Richardson, et malgré son boulot de kiné elle est rapidement partie. Elle avait travaillé dans cette maison de retraite publique et savait donc ce qui l’attendait. Nous ses enfants habitions loin et étions dans l’incapacité de gérer sa fin de vie. Elle n’avait pas non plus formalisé ses directives anticipées malgré son intérêt pour cette période de la vie (adhérente JALMALV quelque temps, travail en maison de retraite, hôpital gériatrique). Voilà, mon expérience n’est pas extraordinaire mais cela me forge une philosophie pour quand mon temps viendra. Amitiés.

  8. J’ai reçu en rendez-vous aujourd’hui un nouvel adhérent de l’ADMD de 69 ans, qui souhaite finir sa vie à 75 et pas un de plus…
    C’est son choix et pourquoi pas s’il le désire encore à ce moment là, si c’est possible plus “facilement” mais d’une façon très courageuse comme ces mots écrits par Jacqueline.
    Chacun devrait pouvoir choisir sa fin de vie et celle-là est tout aussi légitime que les autres.

  9. Bonsoir Jacqueline, et vous, compagnons d’infortune, je compatis à vos vécus et je partage vos colères,
    ma mère, ancienne infirmière, s’est éteinte en EHPAD à 98 ans, après un calvaire anodin, et je traîne un vieux crabe discret depuis quinze ans… Combien mon automne de septante ans serait lumineux, coloré, vivant, si j’avais la tranquillité d’esprit, la certitude d’être LIBRE de ma fin:
    l’automne est-il paisible quand on sait qu’il n’y a plus de bois pour l’hiver…?

  10. Être morte ? Non Jacqueline vous ne le serez pas. Vous vous transformerez un jour comme nous tous, en SOUVENIR. Et certainement pour les vôtres EN BON SOUVENIR.

    1. Tout à fait d’accord Elsa ! Plus on approche de l’âge que l’on s’est fixé plus on se sent impuissant. Comment mourir dignement quand on sent qu’il ne faut pas dépasser certaines limites ?

  11. Coucou Jacqueline,
    Bien sûr je partage tes idées et ta philosophie de la vie. Qui peut, mieux que nous-mêmes, décider du moment le plus adéquat pour notre grand départ ? Pas de souffrances et de déchéance inutiles, pas de placement dans ces endroits cotés en bourse que l’on appelle EHPAD, pas de passage en unité de soins palliatifs où on attend que la mort lente arrive, pas de couches, pas de pendaison ou de défenestration, pas de risques de se rater en avalant une quantité impressionnante de médicaments qui risquent de nous condamner à vivre pire fin de vie que celle que nous voulions nous éviter… C’est pour cela que je partage ton point de vue et que j’encourage tous ceux qui nous lirons à nous rejoindre dans notre combat pour obtenir cette loi de liberté.
    Un jour… peut-être… enfin… l’homme politique courageux comprendra que nous avons raison et fera voter une nouvelle loi digne de ce nom ! Pour moi, la loi Léonetti est une loi “scélérate” qui veut faire croire que les malades ont le droit de décider alors qu’elle a renforcé un peu plus le pouvoir des médecins qui peuvent déclarer que nos directives anticipées sont “inappropriées” et donc qu’ils peuvent les balayer d’un revers de la main avec une très bonne conscience ! un comble !
    Bonne continuation dans ce combat qui est le tien, mais aussi le mien ! Entre femmes, on s’entraide et espère trouver très vite une nouvelle Simone Veil !

  12. Je pense exactement pareil
    à 73 ans et après un cancer du sein probablement guéri, mais avec 6 mois d’allers retours vers l’hôpital pour divers soins , analyses, opérations, examens … qui m’ont mis en colère sans cesse: une oncologue a refusé de s’occuper de moi parce que j’ai refusé la chimiothérapie (par ailleurs déconseillée dans mon cas par le journal “rose” de la ligue contre le cancer…) , j’ai du changer d’hôpital! les trajets en taxi de 2h par jour interrompus par 1/4h sur une planche en position “tordue” pour radiothérapie m’ont occasionné un lumbago dont j’ai du mal à me remettre… mais le protocole prévoit les soins en ambulatoire, le remboursement des frais de taxi mais pas du tout le remboursement d’un séjour proche de l’hôpital qui couterait moitié moins cher que les taxis ruineux pour la sécurité sociale… j’ai écrit à la mgen dont je fais partie, apparemment j’étais la première à signaler ce problème…
    alors le bilan: dans un premier temps je me débarrasse de ma maison pas encore payée, dont l’entretien est trop lourd, ensuite, je vais vivre près de deux de mes enfants en résidence sénior, mais bien sûr j’ai depuis toujours envisagé la mort volontaire comme la meilleure des morts pour moi et pour mes proches, à condition qu’elle se passe bien dans mon sommeil.
    je n’ai aucune envie d’être assistée d’un médecin pour ma mort, mourir seule me va très bien, par contre le regrette la difficulté que nous avons tous pour nous procurer les médicaments adéquats, certes interdits mais qui comme beaucoup de substance interdites devraient être accessibles plus facilement au sein de nos associations au moins
    je ne militerai plus jamais au sein de l’admd dont le président à vie me révulse par ses pratiques financières obscures, et ses mélanges entre différents problèmes de société, mais je milite désormais au sein du choix, association crée par des femmes pour les femmes (et les hommes) sachant que les problèmes de mauvaise fins de vie sont majoritairement ceux des femmes, devenues seules dans leur vieillesse, alors qu’elles s’occupent de leurs hommes auparavant, pères, maris et fils…
    les pétitions mises en ligne par marie godard et nathalie debernardi demandent encore environ 100000 signatures pour atteindre le chiffre fatidique de 500000 qui obligerait le parlement à revoir les lois de santé actuelles qui laissent toujours le dernier mot au médecin tout puissant, contre notre volonté même exprimée dument par écrit et réitérée depuis longtemps…
    allez vite sur internet pour les signer si vous ne l’avez pas encore fait
    quant à l’adhésion au choix, elle est gratuite, même si un don est toujours bienvenu.
    et bien évidemment pour ceux qui le souhaitent cumulable avec une adhésion à l’admd ou à “ultime liberté”…

      1. Bonjour Noëlle
        Je découvre le lien que vous mettez en ligne et je vais m’inscrire de ce pas.
        Il y a 6 ans j’ai perdu mon mari malade pendant 20 ans et ma mère en plus qui avait la maladie d’Alzheimer ils sont parti tous les deux a quelques mois d’intervalles . Aujourd’hui je me retrouve seule et sans famille et je suis diabétique avec depuis quelques mois une forte hausse de tension.
        Je ne pense pas que je vais aller très loin dans le temps non plus je refuse de rester entre les mains des médecins sans pouvoir dire ma volonté de partir mais voilà en vous lisant tous et toutes il serait bien que nous ayons les outils pour faire les démarches pour avoir enfin le droit de partir a une heure choisit . Aujourd’hui je me fais du souci car un de ces 4 matins on va me retrouver seule dans mon lit mais partie sans souffrance si possible mais !!!!! alors oui il y a des sites qui vous vende des produits mais et si vous vous louper !!! alors si un médecin digne de ce nom peut nous donner des renseignements sur les démarches a suivre pour éviter comme un Mr plus haut de voir son père se pendre par détresse et peur de souffrir il serait bien de le mettre ici .
        bon courage a tous et toutes

        1. Bonsoir Marie,
          Pour ce qui est de la solitude, je me retrouve dans le même cas que vous. Nombreuses sont les personnes dans notre cas… Je me faisais également du souci, mais cela ne sert qu’à nous rendre un peu plus malade.
          Cette forte hausse de tension ne viendrait-elle pas de vos grosses inquiétudes ?
          Nous devons nous protéger si nous ne voulons pas finir entre leurs mains…En même temps, si cela doit être ainsi…
          Enfin, reprenons du poil de la bête en organisant un grand voyage…à l’île de la Réunion (?) :-), pour toutes les personnes qui viennent sur le blog de Jacqueline, qui l’apprécient, et qui ont aussi un peu le vague à l’âme avec l’hiver qui pointe le nez.
          Ici, je connais une table et chambre d’hôtes bien sympathiques.
          Moi, je ferai la chasse aux pensées sombres, et le guide pour des soirées allumées au rhum arrangé ;-).
          Pour en revenir à cette loi, elle n’est pas pour demain…Il va donc falloir s’en occuper soi-même, dans le cas où ça irait trop mal. J’attends d’avoir la motivation pour mettre en stock du charbon de bois. Mais avec l’été qui est arrivé deux mois avant la saison, je ne vais point en trouver avant l’ “hiver” prochain. D’ici là, où serai-je ?
          Il m’arrive régulièrement de penser que c’est l’odeur qui alertera les voisins. Maintenant, j’en ris.
          Nous sommes impuissants ou presque devant nos fins de vie. Je peux être handicapée d’une minute à l’autre, sans rien faire. En même temps, je ne suis pas encore prête à partir.
          J’ai une connaissance qui vient de se suicider de son 2ème étage.
          Ce n’était pas très haut. Elle aurait vraiment pu finir ses jours sur un fauteuil, mais elle morte. Son moment était venu.
          Marie, si vous traversez des nuages, écrivez-moi, je vous répondrai.
          Courage également !

          1. Bonsoir Noëlle quel beau message vous me faites , c’est vrai je viens de tomber sur ce site au moment ou je me sens mal et puis vous allez rire la lune demain ne fait rien pour arranger mon moral sans compter cette foutue solitude . Merci pour ce joli message Noëlle et a bientôt pour nous remonter le moral et pour ceux qui voudront nous suivre
            Bonne soirée
            Danielle

          2. Bonsoir Danielle,
            C’est vrai, les changements lunaires reviennent toutes les semaines et certains sont plus pénibles que d’autres.
            De nombreuses personnes ne les ressentent pas, ou plutôt elles ne savent pas l’une des raisons de leur mal-être…L’avantage de le savoir permet de ne pas trop s’inquiéter puisqu’elle est seulement de passage.
            Pour la prochaine, me concernant, les effets risquent de se faire ressentir vers le 10 octobre. Gardons le moral si c’est possible. Toute belle soirée. Prenez soin de vous.

          3. Bonjour Noëlle
            Est ce que c’est bientôt noël que je reviens sur ce forum et vous faire ce petit message
            a vous lire toutes et tous je vois que rien n’avance
            chère Jacqueline donnez nous des nouvelles **** votre état d’esprit et nous rassurer sur votre volonté qui peut être rallongée pour notre propre soulagement
            Je pense aux personnes qui sont malades et seules comme moi qui vont voir les fêtes et se dire *** à quoi bon ***
            Chère Noëlle j’espère que malgré tout vous allez bien
            Amitié a tout le groupe
            Danielle

  13. Je partage tout ce que vous écrivez avec clarté et intelligence . J’espère que la loi en France évoluera et nous permettra de choisir notre fin de vie ; elle permet déjà des choix qui semblaient impossibles : le changement de sexe , la procréation sans le sexe , le mariage homosexuel etc … Alors , pourquoi cet interdit face à la mort et le respect du choix individuel ? pourquoi l’acharnement médical et la vie qui devient le prolongement des machines ?

    1. les patients vivants rapportent plus de fric que les patients morts . on leur vend de l’ espoir ” tant qu’ il y a de la vie , il y a de l’ espoir ” et les hiérarchies des trois religions monothéistes brandissent la mort comme un épouvantail et sacralisent la vie . En même temps , personne ne s’ insurge contre les armes que nous fabriquons et vendons à qui veut les acheter . Les armes sont- elles des jouets ? la vie ne semble être sacrée que pour des embryons et des vieillards dans les pays occidentaux . Il faudrait inciter à la réflexion et éduquer au lieu de faire croire tant de sottises à des foules grégaires et ignorantes . La France devrait donner l’ exemple !!

      1. Bonjour Jacqueline et tous les autres***Il y a longtemps que je ne lis plus vos messages ***auriez vous un mal être plus important ? je pense beaucoup a vous avec la date fatidique de 2020 !!
        toutes mes pensées amicales vont vers vous tous
        Danielle
        ne laissez pas tomber ce site a peut aider d’autres personnes

        1. Bonjour Danielle,
          Je n’oublie pas tous ceux et celles
          qui contribuent au site, et surtout
          Jacqueline notre messagère ! Avec
          le mauvais temps ici on soigne nos
          rhumes, ce qui n’est tout de même
          pas bien grave ! La vie va, malgré
          tout…
          Bonnes pensées à vous,
          Laure

    2. Les souffrances, surtout inapaisables, représentent un énorrrme marché pour les labos les spécialistes de toute sorte, les fabricants et vendeurs de prothèses etc… Et tous ces marchands de “soins” ne veulent pas que le pays légifère tant que la Sécurité Sociale rembourse encore à peu près leurs prestations. Nous avons en face, des lobbys trop puissants et sans des actions sérieusement emm pour le gouvernement, nous devrons attendre encore quelques années. Sinon la loi finira par venir, la sécu est plus qu’à bout de souffle, les ehpad débordent, la grande dépendance devient dure à gérer, tous les ingrédients sont là pour un remixe.

      1. Bonsoir Marie Joe,
        Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire (enfin je l’espère). Condamné par les médecins fin avril 2018 et après retour maison en soins palliatifs en HAD début juin 2018, mon mari avait sérieux troubles d’audition et de vue que l’hôpital ne voulait pas gérer puisque palliatif et nous avons dû nous battre pour que ses problèmes soient pris en compte… En août, grâce à son médecin traitant (et aussi ami, ce qui nous a aidés) nous avons fait lever HAD, pris RV avec ophtalmo et ORL,. Ophtalmo était réglé dès septembre et mon mari a pu lire un peu à nouveau, voir TV et même revenir vers ordi et contacts amis et c’était vrai confort de vie pour nous ! Côté ORL : le premier a dit (en gros) : RAF car palliatif ! et le deuxième a prescrit appareillage en indiquant bien que la surdité était liée à la chimiothérapie (ente les deux mon cœur balance…). L’appareillage ORL s’est fait début févier 2019 et mon mari était tout surpris d’entendre le chien aboyer et c’était un vrai bonheur car retour à la compréhension sans hurler entre nous ! l’appareillage ORL a été remboursé par CPAM et mutuelle à près de 100 % mais pas les 4 années de maintenance facturées par le prothésiste… Mon mari est décédé fin mai et par la suite je suis allée demander au prothésiste s’il me remboursait une partie de la prestation de maintenance sur quatre ans après juste deux mois car finalement il ne fait pas le travail payé : sa réponse était non mais il accepte de récupérer les appareils pour des œuvres humanitaires (?)… Ben non : les appareils resteront ici jusqu’à ce je trouve preneur (peut-être moi ?) car payés par la sécu et mutuelle et il suffit juste de les réadapter et il me semble bien avoir payé 4 ans de maintenance pour ça ! Alors oui manque de transparence à ce sujet et nécessité dé réglementer ça d’urgence !

  14. En réalité, personne ne peut juger jusqu’au jour ou la situation se présente. Tous ces gens qui ont des principes et s’opposent au choix de partir, peu importe la raison, n’ont rien à décider. L’être humain, même dans un état de perte de mémoire totale, manifestera tôt ou tard une intention de partir, un moment de lucidité et il faut respecter cela, point final. Le jour ou la question se posera, ces gens bien pensants, seront eux aussi face à leur destinée et les principes ne comptent plus à ce moment, c’est la liberté qui prime.

  15. Partir, partir sereinement, sans contraintes, sans souffrances inutiles …, quand chacun le décide, selon ses propres convictions. Descendre du traineau…, s’isoler de la meute… Oui, je trouve que la civilisation devrait laisser CE choix à chacun d’entre nous et ne pas s’acharner, oui, ne pas s’acharner contre cette décision propre à chacun. Bravo à vous Jacqueline pour votre engagement ! En espérant que votre pays progresse dans cette démarche. Bien à vous,

  16. Bonjour Jacqueline, je n’ai pas changé d’avis, je suis tout à fait d’accord avec toi ! J’en ai parlé à mon entourage proche qui ne peut que s’incliner devant ma détermination. Je ne veux absolument pas me voir et montrer un légume qui me remplacera petit à petit. J’espere Seulement ne pas me rater…… je ne crois plus à l’arrivee D’une nouvelle loi en France, il ne faut pas rêver. Je t’embrasse ?

    1. Fran, ne bricole pas dans ton coin . Si tu as besoin d’ aide , parlons . Rien de pire que les suicides qui ratent : 49 sur 50 . Tu ne veux pas atterrir aux urgences ni en soins intensifs .Je pense que les législateurs français ne sont pas plus idiots que les Américains ( le New Jersey est le 8 ème état américain à dépénaliser le suicide médicalement assisté )Nous faisons la leçon aux Chinois sur les droits de l’ homme . Il serait temps de les appliquer chez nous !

      1. Ne t’inquiète pas, pour l’instant je me sens en pleine forme mais me rends compte que les années passent et que je dois être vigilante sur ma fin de vie.
        En tous les cas, je te promets que si le besoin s’en faisait sentir dans un avenir proche, je te demanderai conseil. J’ai vraiment confiance en toi.

  17. je suis d’accord avec Jacqueline sur le problème des suicides qui ratent. Mon père a fait 2 essais ratés aux médicaments avant de réussir avec un autre moyen. A chaque fois, les pompiers ont réussi à le remettre suffisamment sur pied pour que le service de soins intensifs le prenne en charge. Dans mon expérience à l’hôpital de Mâcon (71) il y a moins d’un an, le médecin de ce service que j’ai vu a refusé de prendre en compte les directives anticipées signées de la main de mon père sur le formulaire ADMD et dans lequel j’étais désigné comme personne de confiance. Pour ce médecin, seul comptait un document notarié … un médecin est sensé connaître ce droit, pas imposer le sien. Aujourd’hui, ces services sont presque tous capables de te remettre sur pied, de te faire un sermon – peu de chances de passer à côté – mais pas forcément capables de t’éviter les maladies nosocomiales : mon père a gagné un Staphylocoque doré pendant cette période. Alors, si c’est ta décision d’aller dans cette voie, essaie d’abord de remuer députés et sénateurs pour qu’ils bougent et à défaut d’une évolution positive de notre loi, fais les bonnes lectures pour éviter des situations telles que celle que je narre ici. Amitiés

    1. En vous lisant , je vois que nous avons plus que raison de dénoncer une situation injuste , paternaliste et méprisante des droits des patients . Les lois Kouchner de 1999 et 2002 étaient humanistes . Depuis que Léonetti s’ est emparé du sujet en 2005 , nous retournons en arrière . Le patient n’ a plus aucun droit en France . Notre ministre dela Santé a la trouille . De qui ? Pourquoi ? Elle est médecin . Elle doit connaître la réalité du terrain . J’ ai encore l’ espoir qu’ elle écoutera sa conscience et s’ armera de courage !

    2. Bien sûr qu’il faut écrire aux politiques ! Bien sûr qu’il faut continuer à se battre, si ce n’est pour nous, ce sera pour nos enfants ! Je ne tiens pas non plus, à être enfermée en hôpital psychiatrique si je me manque…. c’est pourquoi il faut mettre toutes les chances de notre côté pour pouvoir mourir dignement, quitte à mourir à l’étranger… ça se prépare !

    3. Je suis moi meme adhérente de l’ADMD,et quelque chose m’interpelle dans votre temoignage
      Votre père l’était avez vous dit,et l’ADMD m’a toujours affirmé que si un adhèrent de l’ADMD avait écrit ses directives anticipees
      et désigné ses personnes de confiance, s’il se trouvait en fin de vie l’ADMD a la demande de la personne de confiance ou du malade lui meme pouvait sur demande intervenir auprès de l’équipe médicale pour qu’elle appliqué les directives anticipées dans le cadre de la loi
      L’avez vous fait pour votre père ? Et si oui pourquoi cela n’a t il pas fonctionné ?
      Merci pour votre repose car cela le paraît important de connaitre la réelle influence de l’ADMD dans ce contexte

      1. Mon père est tombé malade en 2004 , mort en 2006 à Avignon . A l’ époque , je vivais au Vénézuéla et je ne connaissais pas encore l’ ADMD . J’ ai adhéré après la mort ( horrible) de mon père . Il avait un cancer de la prostate en plus de la maladie d’ Alzheimer . On lui mettait des patchs de morphine contre la douleur . Trois mois avant sa mort, j’ ai demandé au médecin traitant d’ augmenter les doses de morphine . Il était en train de s’ endormir paisiblement, lorsque l’ infirmière s’ est exclamée “ Mais vous êtes en train de le tuer” Le médecin a eu peur et n’ a plus rien fait . Du coup mon père a mis trois mois à mourir au lieu de 3 heures ou 3 jours . Il ne reconnaissait plus personne , bavait et se chiait dessus . C’ est comme ça que je l’ ai trouvé un jour : recouvert de ses propres excréments . Il n’ aurait jamais voulu finir comme ça . Il avait 91 ans , travaillé jusqu’ à 73 ans comme trader . Un homme indépéndant et cosmopolite . Il n’ avait malheureusement pas rédigé de directives et moi, à l’ époque , je ne savais pas qu’ on pouvait le faire . Pour un adhérent de l’ ADMD aujourd’ hui, cette situation serait inimaginable .

        1. ON NE MEURT PAS D’UN COUP

          On ne meurt pas d’un coup
          On s’éteint peu à peu
          Les organes se taisent
          Il nous faut des prothèses
          Sur les oreilles, les yeux
          Puis on a mal partout.
          On ne meurt pas d’un coup
          Les désirs, les envies
          Disparaissent peu à peu
          Même l’envie d’être heureux
          A quitté notre vie
          On survit voilà tout.
          On ne meurt pas d’un coup
          La libido est ancienne
          La prostate fait des siennes
          L’utérus, le vagin
          Ne servent plus à rien
          On mange, on dort, c’est tout.
          On ne meurt pas d’un coup
          Bloqués dans le passé
          On vit en nostalgie
          Ce bon temps qui était
          Un temps d’espoir surtout
          Celui d’une belle vie.
          On ne meurt pas d’un coup
          Certains ne le voient pas
          Ne réalisent jamais,
          Comme ils n’avaient rien fait
          Ils continuent comme ça
          Pourquoi pas après tout.
          On ne meurt pas d’un coup…

          2019 Fontainebleau

          1. LE PROBLEME

            Le problème ce n’est pas
            La vieillesse, c’est certain.
            Le souci ce n’est pas
            De vieillir ici-bas.
            Le problème c’est la mémoire,
            Le souvenir d’une histoire
            Le remord, la nostalgie
            D’une si ancienne vie.
            Le problème c’est cet avant
            Que l’on revit à chaque instant.
            C’est de rêver, de revoir
            Notre passé, notre histoire,
            Les moments de bonheur.
            Mais aussi cette peur,
            Il faut toujours s’attendre
            A voir venir le pire,
            Pas se laisser surprendre
            Je ne cesse de le dire,
            Car le pire arrivera
            Soyons certain de ça.
            Le problème c’est de perdre
            Toutes ses capacités
            Toutes ses facultés,
            Comment donc s’y résoudre.
            Le problème c’est de ne pas accepter,
            Savoir se retirer
            Quand il est encore temps
            Et qu’il nous reste
            Encore un peu d’allant.
            Car quoi de plus funeste
            Que se laisser détruire,
            Moi je préfère m’enfuir.

            08/10/2019
            Foret de Fontainebleau

          2. Quel beau poème !!! Vous exprimez en vers ce que j‘essaie d‘ exprimer en prose . Mélancolie lucide et sereine à la fois . Merci 🙏

          3. Dans le même sens voici ma devise :
            N’attendez pas que la mort vienne vous chercher, partez avant !

          4. C‘ est bien ce que je compte faire . Cependant Thanatos peut apparaître n‘ importe quand , même sans rendez- vous . Il faut être serein et vivre chaque instant comme si c‘ était le dernier .

          5. Bien sûr, bravo, mais il faut trouver
            le bon timing, point trop n’en faut !
            Enfin, chacun le sien…
            Je vous conseille de lire le livre
            (traduit de l’anglais) “Nous sommes
            tous mortels” du Dr Atul Gawande
            édité chez Fayard. Ce n’est pas
            un livre sur le suicide assisté mais
            tout ce qu’il écrit est passionnant.
            Bonne soirée,
            Cordiales pensées,
            Laure

          6. Bonjour Jacques ,
            Très beau texte et si vrai mais ça ne change rien que nous devons reprendre le droit sur notre corps
            il nous appartient et n’appartient à la politique , a l’église , aux donneurs de leçons
            on devrait pouvoir faire comme Jacqueline se donner le temps et la date de notre prochaine promenade sans retour.
            Bonne journée Jacques

      2. bonjour madame,
        je n’ai pas dit que mon père était adhérent. Je l’étais et je lui ai donc fourni le document de référence pour les directives anticipées établi par l’ADMD pour qu’il le remplisse et l’utilise. Cependant, comme il refusait d’être adhérent, je n’ai pu actionner les services juridiques de l’ADMD et j’ai laissé tomber le respect de ces DA: “les médecins sont maîtres après Dieu”. Heureusement que le reste du personnel soignant est humain et attentif, cela fait une partie importante de la force de l’hôpital. Cela montre que dans noter cas, il aurait été nécessaire de forcer la main/la volonté des médecins du CH Mâcon pour obtenir ce que la loi reconnait. Je pense que ce cas n’est hélas pas rare.
        J’ai d’ailleurs demandé il y a près de 6 mois au comité idoine de cet hôpital comment il entendait corriger ce dysfonctionnement des médecins… j’attends toujours une réponse. Cordialement

      3. je suis moi aussi sur le rôle de ADMD serait ce là encore une histoire de “fric’ car s’ils ne peuvent pas nous aider au moment voulu a quoi ça sert de payer une adhésion
        merci de me répondre

        1. L‘ ADMD sert à garder vos directives anticipées et à les faire valoir auprès du corps médical . Elle sert aussi à vous écouter et à vous conseiller et éventuellement vous donner des contacts d‘ associations à l‘ étranger . L‘ aide au suicide et l‘euthanasie sont illégales en France , donc l‘ ADMD ne peut rien faire de plus . Mais c‘ est mieux que rien .

          1. Merci Jacqueline mais quand je lis tous ces témoignages ça me fait peur de ne pas être aider le moment venue
            Bon wee-kend
            Danielle

  18. Chère Jacqueline,
    je partage entièrement vos convictions et je lis avec gratitude vos articles qui expriment parfaitement ce que je ressens.
    Parvenue aux abords de la fin de l’automne, je suis bien décidée à tirer ma révérence avant qu’il soit trop tard, car il s’agit de garder assez d’énergie -et de moyens- pour aller mourir ailleurs quand on est français.
    J’avais espéré que le débat sur la bioéthique permettrait d’avancer sur la question, mais vu la synthèse qui en a été présentée, la situation semble bloquée.
    Oui, cent fois oui, ma vie m’appartient et si je ne souhaite pas la finir en souillant des couches (qu’on oubliera de changer par mesure d’économie), en n’étant plus capable de lire, de rire, de bouger, de penser…c’est mon affaire. J’aime la vie, je sais “bien vivre”. Mais je ne veux pas vivre à tout prix.
    Que ceux qui pensent autrement nous fichent la paix.
    Merci Jacqueline, bien cordialement à vous et à tous ceux qui partagent nos convictions
    Anne G

    1. Merci à vous de parler haut et fort . Plus nous serons à exprimer ce que beaucoup d’ entre nous pensent sans oser le dire .
      Je pense que pas tous les politiques français ne sont des décérébrés . Certains d’ entre eux réfléchissent et auront un jour le courage de changer cette loi hypocrite et médiévale pour une loi humaniste , respectueuse de tous .

  19. Merci Mme jencquel pour porter haut et fort ce noble combat qui nous concerne tous et toutes
    Hélas nos dirigeants en France font toujours partir de l’arrière garde malgré le souhait d’une grande partie de la population de légiférer sur la fin de vie..
    Bien sur nous pouvons partir en Suisse ou éventuellement en Belgique, mais en rencontrant un certain nombre d’obstacles et jusqu’a quand?
    Quand au suicide, ils sont violents la plupart du temps puisque nous n’avons pas a disposition les produits nécessaires..et les ratages sont nombreux..
    La vieillesse peut etre une lingue agonie
    Alors pourquoi n’aurions nous pas le droit de choisir de ne pas la supporter

  20. Et si vous essayiez d’intégrer, chère Jaqueline, que certes, vous n’êtes plus aussi belle que sur votre photo de blog, mais que vous avez acquis de plus belles qualités?

    Bon, je ne suis qu’un naze, mais je crois que vous êtes une belle personne

  21. J’ajoute a nouveau un.commentaire
    Ce que je vais vous dire vous paraîtra tres égoïste, : vous âvez bien dit que vous vouliez , pour des raisons qui.vous regardent et vous seule, que vous avez programmé de quitter ce monde en 2020, c’est a dire demain.., mais qu’allons nous devenir pauvres mortels sans vous, sans votre énergie, votre courage , sans votre pugnacité pour nous défendre en France dans ce pays dirigé par des obscurantistes..vous étés devenue notre porte drapeau !
    Je me sens déjà orpheline ..

      1. …. tant que je me sentirai utile et cohérente, lucide et énergique, je resterai. Voici la meilleure nouvelle de Jacqueline Jencquel ! Bravo et merci.

        1. Je suis une militante, donc je n’ abandonnerai pas ceux qui ne peuvent plus se faire entendre , car trop vieux ou trop
          malades . Mais restons lucides et réalistes : je suis vieille , moi aussi . Je dois partir avant de sombrer et de perdre mes facultés physiques et mentales .

          1. oui, oui, nous en reparlerons. Pas si vieille que ça …. moi j’ai 85 ans et vous savez que je partage vos convictions et soutiens votre combat.

          2. Je sais . Sauf que l’ âge chronologique n’ est pas forcément l’ âge biologique …je ne vais quand même pas raconter mes diverses pathologies !!!!

          3. Merci Mme jencquel pour votre bienveillante et ressurante réponse et je souhaiterais si possible connaitre les véritables démarches a suivre pour une fin de vie en suisse ou en Belgique
            Je connais les différentes associations suisses qui acceptent de prendre des étrangers comme LifeCircle, Dignitas, ExitInternational, mais a part les contacter par téléphone ou mail, doit t on se déplacer pour les rencontrer afin d’envisager sa fin ( sur dossier médical, et le mien est chargé , meme si je peux encore donner le change)
            Ne parlons meme pas de la Belgique qui ne prend apparemment que les frontaliers et qui demande d’avoir son médecin traitant en Belgique
            Bien sur il y a le coűt ( 10000€ environ pour la Suisse),mais auriez vous d’autres précisions a transmettre a ceux et celles qui projettent de mourir en Suisse car ces démarches me semblent quand meme assez compliquees,et tant que la loi ne sera pas en France votée sur la fin de vue, nous serons a la merci.du bon vouloir du corps médical qui peut s’opposer aux directives
            anticipées,meme si elles ont ete correctement rédigées et meme si les personnes de confiance ont ete désignées
            nomement

            Pour ex recemment a Ivry un homme atteint d’un.cancer tres douloureux s’est vu refuser que l’on abrége ses souffrances par l’équipe médicale qui le suivait car il souffrait trop: ce qui prouve que quand l’on dit qu’actuellement on jugule la douleur est complètement faux : un mensonge de plus
            Ce pauvre homme s’est donc suicide en se plantant un couteau dans le ventre!
            J’aurais donc aime votre reponse et les solutions a nous proposer avant d’être obligé a en arriver là
            Merci encore d’avance

          4. Adhérez à une des trois associations suisses qui aident les étrangers : Dignitas , Lifecircle ou Ex International .Espérons que la loi française change et que nous ayons un/ une ministre de la Santé humaniste .

        2. Chère jacqueline voulez vous toujours mourir en janvier 2020?
          Comme vous je l’ai déjà dit, je souhaite la possibilité de mourir sans souffrir et rapidement quand on le désire si on est atteint de maladie physiques ou psychiques ou de vieillesse qui est aussi une forme de maladie. .
          Je suis française donc dans l’impossibilité de faire ce choix actuellement dans mon pays, mais plus je réfléchis plus je dis que partir en Suisse ou en Belgique demande une grande force de caractère et de détermination car il fait prévoir : l’inscription a une association, rassembler des documents, administratifs,medicaux,plusieurs voyages, plusieurs consultations avec des medecins suisses ou belges,
          Tout cela peut prendre plusieurs mois ..
          Sans parler du coût
          J’ai en horreur la planification dans quelque domaine que ce soit,alors imaginez les efforts qu’il faudra que je fournisse si je décide d’en passer par la pour mourir !
          Quelque part je trouve ca sinistre
          J’aimerais tant pouvoir le faire instantanément,spontanement au moment voulu, avec un produit letal mis a disposition chez moi : et hop au revoir!
          En France ca n’est pas demain la veille !
          Et encore merci pour votre noble combat

          1. En vous lisant a retardement je suis bien de votre avis il y a de quoi vous décourager de plus il faut avoir les moyens de faire ces déplacements , les honoraires des médecins alors je pose la question que devons nous faire pour être traité humainement quand vous avez une petite retraite

            bonne journée

      2. Je ne reçois pas tous les commentaires.
        Ceux que je reçois vont régulièrement dans ma boite des indésirables.
        Il doit y avoir un problème avec MAC, mais comme je ne suis pas douée…

        En attendant, celui-ci, du 26 mars, m’apporte l’une des meilleures nouvelles de l’année !!!
        Merci Jacqueline 🙂

  22. Dans la petite ville où j’habite, un homme de 65 ans souffrant de problèmes de santé s’est défenestré cette nuit : il est mort…
    Voilà un exemple criant de ce à quoi on est réduit en France pour faire cesser les souffrances liées à la maladie. C’est violent, le risque de se rater est considérable, c’est horrible pour ceux qui restent.
    Quand donc serons-nous entendus?

    1. Continuer à témoigner ! Il faut gueuler pour être entendus . Trop vieux ou trop
      malades pour manifester comme les gilets jaunes, nous ne pouvons que faire entendre nos voix . Madame Buzyn , écoutez votre conscience et votre coeur . Vous aussi , ceux que nous avons élus pour nous représenter . Nous ne pouvons pas hurler dans la rue ni tout casser , mais nous sommes nombreux à vous supplier de nous écouter .

  23. A JACQUELINE JENCQUEL

    Ici tout près de Tahiti
    Ou je suis revenu
    Débuter l’hiver de ma vie,
    Je regarde l’océan
    Le lagon transparent
    Les cocotiers penchés
    Sur les belles Vahinés.
    Même si je ne peux plus
    Bien profiter de tout
    Je m’adapte sans courroux
    Et une certaine Joie
    Presque un Bonheur ma foi
    Emplit bien mon cerveau
    Ainsi que mes vieux os.
    Philosophe et contemplatif
    Me voilà réceptif
    A ce que j’ai raté
    Durant mes jeunes années.
    Tout cela pour vous dire
    Que je ne suis point prêt
    A vouloir en finir.
    Ainsi je patienterai
    Encore quelques années.
    Quand mes forces m’auront
    Vraiment abandonné,
    Mon Esprit et mon Corps
    Ensembles choisiront
    Et d’un commun accord
    Qu’il est temps de partir,
    D’arrêter, d’en finir.
    Savoir que l’Helvétie
    Sera là pour m’aider,
    Cela rassure ma vie
    Et m’aide à profiter.

    Fait à Moorea Le 29/03/2019
    (Premier jet sans retouche)

  24. Bonjour chère Jacqueline.
    Ça fait du bien de vous lire ici, ça faisait longtemps et durant ce longtemps je n’ai cessé, je ne cesse de penser à ce choix que j’ai fait, de me suicider à 75 ans. J’adhere à L’ADMD France depuis des années mais je n’y crois plus, non pas à l ADMD mais que nous obtenions un jour ces “feux verts” en France. J’adhère à Dignitas pour la première année, sans avoir la certitude de pouvoir bénéficier d’un “feu vert” et c’est vrai qu’il faut de l’énergie pour aller en Suisse, mais pas seulement car, ce dont vous parlez dans le titre de votre billet : LE SUICIDE DE BILAN DES PERSONNES ÂGEES n’est pas , pour le moment, d’actualité. Vous dites dans un commentaire “il faut souffrir d’ une maladie incurable ou de polypathologies invalidantes liées à la grande vieillesse .” LIEES A LA GRANDE VIEILLESSE”. 75 ans n’est pas considéré comme la grande vieillesse et je ne veux pas attendre la grande vieillesse. Mes multiples douleurs et vertiges ne suffisent pas. Mes adhésions soutiennent votre action (que j’aadmire) mais je vais peut-être? sans doute? me rater le jour où je déciderai moi-même de mon départ. J’ai 73 ans et 74 dans 8 mois. Car oui, je ne pense pas avoir le courage d’aller en Suisse. Moi aussi j’aime la vie – et ce printemps magnifique – et c’est parce que j’aime la vie que je veux pouvoir en profiter sans passer mon temps chez le médecin, chez les radiologues, chez le kiné comme ce que je fais depuis un mois. Bien sûr il y a de plus graves maladies que mes insignifiantes douleurs qui se soignent à la cortisone. Je suis encore “présentable” mais je n’attendrai pas de ne plus l’être, et je ne parle pas de beauté. On est lucide à notre âge, en principe; cependant la lucidité ça fait mal aussi.
    Oui, je ne cesse de cogiter depuis mon adhésion à Dignitas. Je suis persuadée que je n’aurai jamais un dossier médical assez fort pour être acceptée. Alors… CQFD… je fais des réserves de médicaments, je mettrai un sac de plastique sur la tête. En aurai-je la force ? le courage? Je pense que oui.
    Enfin, je continue à m’acheter des fringues, c’est un bon signe non? [RIRES] et vrai sourire.
    LE SUICIDE DE BILAN DES PERSONNES AGEES me redonnerait un peu de pêche s’il devenait une possibilité, en Suisse (en France n’en parlons pas).
    Vous êtes formidable. Merci, vraiment.
    Amitiés.

    1. Mais c’ est une possibilité . Il faut juste argumenter votre demande . Si vous dites que vous êtes en pleine forme , on ne vous acceptera pas . Si vous invoquez les polypathologies liées à votre âge ( qui est le début de l’ hiver , le quatrième âge ) Il n’ y aura pas de problème . La décision rationnelle et philosophique n’ est pas encore comprise par tout le monde . Il faut avoir l’ air de souffrir .l’ arthrose , l’ arthrite et l’ ostéoporose font souffrir et cela est lié à l’ âge , ne va pas s’ arranger.

  25. Nota Bene. – Oui, c’est une belle nouvelle que vous ne mettiez plus de date à votre projet. Pour vous d’abord, pour nous ensuite.

    1. 2020 sera mon année , je n’ ai pas fixé le mois . Si je suis encore utile , je prolongerai par solidarité avec mes compagnons d’ infortune ( les vieux qu’ on ne laisse pas mourir ) mais en ce qui me concerne , je suis prête .

  26. Bonjour Mme jencquel
    vous serait il possible de me donner votre opinion sur les différentes associations suisse pour la mort assistée
    Y en a t il meilleure que ‘une autre pour une française et dnaccedsibikute plus facile entre Life Circle, Ex International, Dignités?
    Je souhaiterais avoir éventuellement vitre réponse
    Bien a vous
    Catherine

  27. Votre “plaidoyer pour le suicide de bilan” est remarquable. J’ai à peu près votre âge et j’ai accompagné mon épouse dans une fin de vie contraire à son souhait. Je ne voudrais pas revivre cela, seul.
    La doxa dominante martèle que les progrès de la médecine ont entrainé l’allongement de la durée de vie, mais dans quel état. Personnellement je ne peux plus vivre la vie que je voudrais à cause de multiples pathologies ou altérations physiques et je dénie au sachant médecin le droit de décider pour moi du caractère de cette situation.
    Adhérer en Suisse, j’y ai songé et je m’y prépare; mais quid de la Belgique qui serait plus pratique pour moi?

  28. Je suis tout a fait d’accord avec vous Jacqueline , j’ai vue mon père, Italien et fière comme un bon vivant qu’il etait. Je l’ai vue reduit comme une plante, perdant tous les jours un peut plus de sa dignité qui était pour lui beaucoup plus douleureux que la maladie par elle même et je me suis promis de ne jamais arrivé a ce moment. Une raison pour laquelle je garde ma nationalité hollandaise , même vivant depuis plus de 20 ans en Espagne (Les Iles Canaries) car en hollande l’euthanasie est autorisé et ce n’est pas un suicide, c’est un depart dans une autre dimenssion en bonne forme et de son choix. Juste retraité en pleine forme, bonne santé et a charge de ma fille de 18 ans qui est aux courant de ma pensé pour plus tard, ne pas viellir comme une plante.

  29. “Est-ce Dieu, est-ce Diable où les deux à la fois qui, un jour s’unissant, on fait ce brasier-là “?
    Que Barbara me pardonne d’avoir remplacé quelques mots !
    Ce lundi 15 avril, j’ai réellement pris conscience d’où provenait nos blocages et nos souffrances.
    J’avais un peu compris lorsque Simone Veil défendait la loi pour l’avortement.
    Je savais que les chrétiens étaient nombreux à l’humilier, l’injurier et la menacer, mais maintenant, je n’ai plus aucun doute sur l’une des principales raisons, pour ne pas dire, la principale, qui attache l’humain et empêche sa liberté.
    Devant cette marée humaine française et européenne, prête à y laisser sa culotte pour reconstruire le trésor de la civilisation chrétienne, je comprends pourquoi nous aurons à nous battre, longtemps, très longtemps encore, pour que le suicide assisté soit autorisé.
    Armons-nous : Avoir la lucidité du pessimisme et l’enthousiasme de l’optimisme comme le disait Simone Veil.
    Depuis lundi, je lis cette peur de Dieu et du Diable sur les visages…cette peur incommensurable, marquée au fer rouge, dans l’inconscient collectif…Une réelle et immense plaie qui ne cicatrice pas !

    Chère Jacqueline, votre place est auprès du président. S’il vous plait, préparez 2022 !!!
    En attendant, souhaitons à l’humanité ce que les Sages, bien avant J.C., vivaient :
    “Un moment de lumière peut dissiper des millions d’années de ténèbres”.

    Courage et espoir ! Je voterai pour le parti que vous choisirez 😉

    1. Sauf que je vais mourir en 2020 ( si tout se passe comme je l’ espère )

      Peut- être qu’ on me brûlera avant , sur le bûcher des hérétiques ?

      1. Sourire vous avez de l’humour et ça n’a pas de prix
        mais si nous dansions toutes avec vous autours du bûcher rire
        je trouve l’idée plaisante mais ne partez pas sans nous donner les moyens de faire ce que vous allez faire vous .Merci

  30. Chère Jacqueline,
    L’obstination déraisonnable est aussi
    de perdre confiance dans la vie qui
    malgré quelques bobos reste passionnante, suivant l’intérêt qu’on y
    met, l’amour des siens, ou un combat
    comme le vôtre, pour nous tous.
    Vous ne serez pas toujours comprise
    parce que vous êtes d’apparence
    jeune, mais ceux qui souffrent et
    on vu autours d’eux des expériences
    traumatisantes vous soutiennent.
    Il faudrait dire à son député : je
    voterai pour vous si vous acceptez
    de faire une loi pour le suicide
    assisté ! Je ne déciderai pas de
    l’âge auquel je me retirerai du
    monde mais en temps voulu je
    refuserai l’epahd ! J’ai 72 ans
    et ne me plains pas encore. Je
    vais être grand-mère pour la
    première fois cette année!
    Je vous souhaite de bien vouloir
    continuer le combat pour nous
    tous, merci !

    1. Je voudrais rajouter, pour donner du
      courage à toutes, une phrase de ma
      mère qui était dans sa 75eme année :
      “Qu’est-ce que tu crois, la vie est une
      lutte !”, je ne réalisais pas qu’elle parlait
      de ses difficultés à marcher, car financièrement elle ne manquait
      de rien. Elle a si bien lutté qu’elle
      est décédée dans sa 102eme année,
      dans son lit, elle a eu droit à quelques
      patches de morphine.
      En un sens, elle me donne du courage.
      Mais je suis pour le suicide assisté
      pour une mort la plus douce possible
      quand la vie n’est plus supportable.
      Cordialement

  31. Bonsoir Jacqueline, j’ai souvent pensé à vous depuis le printemps métropolitain.
    J’espère que votre santé vous permet de profiter de toutes ces saisons qui sont une merveille.
    Mes plus beaux automnes étaient lorsque je résidais dans la montagne des P.O.
    Je garde en mémoire les couleurs des feuillages qui changeaient jour après jour.
    Que de beauté dans la nature !
    En attendant, je vous attends tous, ici, sur l’Ile 😉 !
    Amicalement.

    1. Bonsoir Noëlle,
      C’est plus agréable en effet de vivre sur cette Île au climat agréable que
      d’affronter l’hiver ici !
      Ma grande angoisse est que quelque chose arrive à mon mari qui est
      plus âgé que moi mais qui ne veut pas faire des directives anticipées,
      en fait il compte sur moi pour toutes les situations futures…
      Bonne soirée

      1. Bonjour Laure
        Je peux comprendre votre angoisse *** j’ai vu ma mère malade d’Alzheimer et mon mari lui aussi plus âgé et malade pendant 20 ans *** eux non plus ne voulait pas entendre parler de “directives” du coup ils sont parti il y a 6 ans à quelques mois d’intervalles et j’ai été toute seule pour subir ce cauchemar je ne le souhaite a personne *** je suis diabétique et j’ai 70 ans sans plus aucune famille et donc un jour je ferais comme Jacqueline **** je partirais avant de me voir entre les mains des “hospitaliers ” jamais ***jamais
        Bon courage Laure et un grand merci à ce site mis en place pour nous aider ****

        1. Merci Marie 🙂
          En fait je ne suis pas encore
          touchée par la maladie,
          ni moi ni mon mari, mais je sais qu’il fait parti des gens à risque pour les AVC à cause de son arythmie -traitée – mais il y a toujours le risque. Je vis le plus possible et le mieux possible au quotidien
          en restant prudente
          avec les grands voyages.
          La vie quotidienne prend
          beaucoup de valeur car
          c’est notre temps à nous !
          J’ai lu vos soucis et j’espère
          que vous surmontez
          mieux votre solitude, je
          compatis beaucoup à vos
          soucis de santé, je vous
          souhaite beaucoup de
          courage. Je vous embrasse,
          Laure

          1. Bonjour Danielle,
            J’aimerais vous suggérer quelque chose
            pour qu’ éventuellement vous puissiez
            échapper à la solitude : mes parents
            avaient fait le choix, après 70 ans,
            de quitter leur maison à étage et
            d’emménager dans une Résidence
            Service Sénior en centre ville.
            Ils étaient complètement libres
            mais pouvaient déjeuner ou dîner
            dans le restaurant, bavarder avec
            d’autres résidents au Salon pour
            le café, assister à de petites
            conférences, et pour mon père
            jouer au Bridge autant que ses
            autres partenaires le souhaitaient.
            Dans cette résidence ils ont été très
            heureux et jamais seuls.
            Il y a maintenant de nombreux
            choix de ce genre de résidences,
            à l’achat ou à la location. Il y a une
            hôtesse 24 h/24 mais ce n’est
            pas médicalisé. C’est une solution
            qui n’est pas une maison de retraite,
            qui pour moi-même me ferait
            horreur !
            Amitié, Laure

          2. Merci Laure j’ai été visiter une résidence Domitys mais vu le prix j’ai renoncé
            là ou je viens d’emménager c’est une petite résidence avec un bel appartement clair et dans mes moyens mais la solitude est quand même présente *** cette nuit une personne est décédée et nous n’avons pas entendu les pompiers , la semaine dernière c’est un monsieur qui a fait un avc et là encore personne n’ a rien entendu .Je pense que se sont les gens qui s’éloignent du monde par égoïsme , par le chacun pour soi
            mais bon je ne suis pas si malheureuse que ça il y a pire .
            Merci quand même Laure de vous souciez de mon bien être
            Bon dimanche a tous et toutes

          3. Bonjour Danielle,
            Votre Résidence est agréable m’avez
            vous dit, tant mieux, mais les gens
            s’ignorent.. Est-ce une Résidence pour
            personnes âgées ? Y a t’il une hôtesse
            de nuit pour prévenir s’il se passe
            quelque chose ? Domytis est une
            Résidence médicalisée, je crois, donc
            chère. Les résidences non médicalisées
            existent, genre Hespérides (qu’avaient
            choisi mes parents) ou Arcadie et
            d’autres noms que j’ai oubliés.
            Dans votre residence vous allez
            connaître du monde, petit à petit,
            je vous le souhaite.
            Amitiés
            Laure

      2. Bonjour Laure,
        Merci pour votre clin d’oeil.
        Vous l’avez bien compris, ma petite idée est pour ensoleiller l’hiver qui approche chez vous.
        Oui, un ciel toujours bleu est plus gai, surtout pour moi, avec le moral toujours en dents de scie…, mais la chaleur, à La Réunion, est de plus en plus forte, au fil des années, elle devient de moins en moins supportable. Rien n’est parfait !
        Et, le fait de se voir vieillir, sans pouvoir compter sur une loi qui autorise et facilite le “passage” humain, chaleureux, malgré la difficulté de partir de ce monde merveilleux, mais tellement pénible également, ne donne pas le moral.
        Je comprends votre situation, c’est une chance pour votre époux de pouvoir compter sur vous :-). Pour les personnes âgées, souvent fragiles, je déconseille ces longs et fatigants voyages.
        Pensées cordiales.

        1. Bonjour Noëlle,
          C’est exact, un voyage aussi long
          ne serait pas bon pour mon mari.
          Je souhaite donner aux lecteurs
          du blog les références d’un livre
          passionnant d’un médecin américain,
          best seller là-bas mais sans doute
          pas bien connu ici. Tout y est abordé
          au sujet de la vieillesse (gériatrie)
          la façon de traiter les gens âgés
          malades etc… C’est :
          “Nous sommes tous mortels” (ce
          qui compte vraiment en fin de vie)
          du Dr Atul Gawande aux éditions
          Fayard, paru en 2015, traduit
          récemment. Je le recommande !
          Bien cordialement, Laure

  32. Bonjour et bon dimanche ,
    C’est vrai Noëlle la lune joue un rôle sur les malades et les gens dépressif mais oui quand on le sait
    alors on peut agir et réagir un peu mieux
    *****
    NOËLLE
    5 octobre 2019 à 19 h 45 min
    Bonsoir Danielle,
    C’est vrai, les changements lunaires reviennent toutes les semaines et certains sont plus pénibles que d’autres.
    De nombreuses personnes ne les ressentent pas, ou plutôt elles ne savent pas l’une des raisons de leur mal-être…L’avantage de le savoir permet de ne pas trop s’inquiéter puisqu’elle est seulement de passage.
    Pour la prochaine, me concernant, les effets risquent de se faire ressentir vers le 10 octobre. Gardons le moral si c’est possible. Toute belle soirée. Prenez soin de vous.

  33. bonjour Jacqueline, j’ai appris le lendemain que vous êtes venue vous exprimer à proximité de chez moi. Quel dommage d’apprendre cela un peu tard. D’un autre côté, en dehors de l’occasion de voir et entendre les intervenants, les débats sont souvent frustrants : la parole est monopolisée par quelques personnes du 1er rang. Pour les quelques français qui ne passeront pas la frontière, avez vous un conseil pour obliger les médecins à respecter une demande de non-réanimation (voie légale par avocat ou autre) afin que les Directives Anticipées soient mieux respectées par certains réfractaires tels qu’on en rencontre trop souvent dans le corps médical français? Merci de vos conseils,
    Pierre

    1. Si vous avez écrit des directives anticipées et si vous avez deux personnes de confiance pour les faire respecter , elles sont opposables .

    2. Bonjour Jacqueline

      Je lis vos commentaires sur votre blog depuis le début et apparemment
      , vous etes tjrs décidée a mourir en 2020…
      Bien que je soutienne complément votre cause, celle de la légalisation du suicide assisté ou de l’euthanasie , votre personne m’interpelle
      Vous paraissez tellement ” bien “, c’est a dire en forme et belle, et vous semblez aussi vivre dans un certain confort matériel ( plus que le mien ), que votre décision m’est difficile a concevoir,pour l’instant
      Je me dis : mais pourquoi n’attend t elle pas encore un peu ?pourquoi anticiper si tôt ?je sais que l’instinct de vie est tres fort chez tout le monde sauf quand on est dépressif. .
      Je me dis que tout cela n’est certainement qu’une apparence , et que vous ne dites pas tout au public
      Sinon.cela me paraît bien étrange. ..que vous ne soyez plus,parmi nous en 2020
      Bien a vous

      1. Il ne faut pas se fier aux apparences . Vous voyez la façade , pas la plomberie .

        Je ne veux pas franchir la »ligne rouge «  lorsque je ne serai plus capable de décider .

  34. Je me rends compte que le suicide de bilan de personnes âgées semble beaucoup plus compliqué que je ne l’avais imaginé en visionnant vos videos sur youtube. Je viens d’adhérer à Dignitas mais les conditions pour obtenir le “feu vert provisoire” me paraissent draconniennes : être atteint d’une maladie incurable ou bien souffrir le martyre, etc…
    J’ai 79 ans et ne supporte plus la vie en ehpad de ma femme parkinsonienne que je vois tous les jours puisque je vis dans la même structure, mais dans la partie Foyer-Logement, puisque je suis encore valide et ne veux à aucun prix entrer dans l’ehpad où echouent tous ces malheureux et malheureuses sans plus aucun plaisir à vivre. Mes fenêtres donnent, de plus, sur 2 unités alzheimer, incluses séparément, mais dans la même structure.
    Ex International semble apparemment plus simple d’accès mais ce n’est pas sûr.
    Comment puis-je partir dignement à la date de mon choix, avant d’être handicapé et de me retrouver automatiquement dans cet ehpad-mouroir ?
    J’adhère à l’ADMD en France mais cela ne me donne pas la solution.
    Je ne vois pas comment obtenir un “suicide de bilan de personne âgée”.
    Merci de m’éclairer s’il vous plaît.
    Michel

    1. Le suicide de bilan des personnes âgées de plus de 75 ans est un sujet de débat en Suisse . Exit Suisse Alémanique organise un débat le 16 novembre à Zurich .

      Si l’ opinion publique est en faveur d’ une loi plus libérale , les médecins sont plus réticents .

      Petit à petit , on va dans la bonne direction .En attendant , je vous conseille d’ adhérer à Ex International .

      1. Bonjour Jacqueline,
        Dans un article du Figaro du 1-2/11/19
        intitulé : “Belgique : débat sur
        l’euthanasie pour “vie accomplie” –
        “Le parti libéral Open Vld veut élargir
        ce dispositif à ceux qui sont fatigués
        de vivre”. C’est un parti flamand
        dont la présidente est Gwendolyn
        Rutten. Bientôt va avoir lieu la
        12ème journée mondiale pour
        le droit de mourir dans la dignité.
        Cette flamande semble avoir le
        même objectif que vous Jacqueline ?
        Cordialement
        Laure

        1. „ fatigué de vivre „
          Ce n‘ est pas une raison pour demander une aide médicalisée à mourir . „
          Le suicide de bilan d‘ une personne âgée par contre , c‘ est tout à fait acceptable .

          1. Suis à 100 pourcent d’accord avec Jacqueline.
            J’ai 79 ans et ma vie fut une perpétuelle suite de souffrances bombardements à 3 ans puis exode
            Puis et puis……bref j’estime que mon corps m’appartient et que j’ai le droit de mourir quand je n’aurais plus aucun plaisir à vivre. !!
            Mourir dignement et sereinement. Voilà.

            Merci encore pour votre courage et votre franc parler.
            Je vous encouragerai toujours dans votre noble action. Si difficile à faire comprendre.
            Michel

          2. Oui , bien sûr ! Comment ne pas être d‘ accord ? Je suis seulement prudente . On m‘ accuse de vouloir faire accepter l‘ aide médicalisée à mourir pour des personnes déprimées . „
            Fatigué de vivre „ peut signifier „ déprimé „ donc je fais très attention ⚠️

          3. Je suis tout à fait d’accord avec vous
            ce n’est pas assez explicite et peut
            prêter à confusion… Il me semble
            que cette association parle de choix
            après “une vie accomplie”, c’est
            assez différent du bilan…mais dans
            la même zone de philosophie.
            Cordialement

          4. Suis d’accord avec toutes les militantes et militants qui refusent de vieillir en croupissant de douleurs au fond d’un lit.

          5. “Fatigué de vivre” est
            un raccourci pour
            le titre de l’article
            car les personnes
            concernées sont un
            peu âgées (75 ans)
            et tout de même
            pas en très bonne
            forme, ce qui
            reviendrait à peu
            près au même, les
            médecins n’accepteraient pas
            moins de toutes
            façons, mais la
            philosophie de l’idée
            est la même…

  35. J’essaie de dépasser ma honte pour vous préciser que je n’ai que 60 ans et que je suis en relative bonne santé physique ”à part l’arthrose qui me grignote de la tête au pieds depuis déjà plusieurs années.
    je vis dans une souffrance mentale qui ne me quitte plus depuis plus de 20 ans. J’ai accompagné plusieurs personnes jusqu’à leur dernier souffle depuis mon jeune âge. Mais je n’en peux plus de ma propre vie, et je suis bien décidée à partir. Je ne ferai de tort à personne, je n’ai pas de famille et je ne manquerai à personne. Pourquoi la souffrance mentale dévastatrice ne peut elle pas être prise en compte?

    1. Il faut l‘ avis d‘ un psychiatre . Aucun médecin dans aucun pays ne peut aider quelqu‘ un à mourir à cause d‘ une dépression . Si le psychiatre constate une dépression endogène , elle sera peut- être prise en compte .

  36. bonjour,
    je voudrai juste signaler que pas très loin de chez moi, à Fontainebleau, dans une residence pour personnes agées autonomes, un monsieur de 87 ans a tué sa femme très malade qui avait à peu près le même âge que lui. Ce monsieur s’est ensuite suicidé avec le même fusil.
    il faut un grand courage pour faire cela, et c’est affreux de devoir pratiquer de telles conditions.
    Voila encore un argument pour autoriser enfin en france, le suicide assisté.
    Continuons à militer en france pour arriver au stade d’evolution intellectuelle de la Suisse et de la Belgique.

    1. Bonsoir,
      En effet cet événement est affreux !
      Pour obtenir le suicide médicalement
      assisté que la plupart des Français
      souhaitent il faudrait un poids politique
      et/ou médical : faire savoir que notre
      prochain vote à la présidentielle
      se fera en fonction d’une vraie
      promesse, pas comme la promesse
      bidon de Hollande ! Qu’est-ce qu’un
      progressiste qui laisse des horreurs
      pareilles se passer en France !

      1. il a fallu une lutte acharnée pour obtenir le droit à la contraception . Les mêmes forces totalitaires et rétrogrades s’ y opposaient . Il a fallu une Simone Veil et un président courageux pour faire voter l’ IVG ..

          1. Il suffirait que le président et le premier ministre s’ emparent du sujet . Les députés de la REM y sont favorables . Les autres députés aussi – sauf les Républicains versaillais ou ultra – cathos . Il suffirait de passer au référendum et c’ est le peuple qui déciderait .

          2. Si on n’est pas dans la sphère
            politique, comment peut-on suggérer
            cela, réseaux sociaux ? (je suis sur
            aucun), s’inscrire comme militante
            dans un parti ?

  37. Une belle histoire…http://www.leparisien.fr/archives/bernard-et-georgette-voulaient-une-mort-douce-25-11-2013-3346917.php
    Oui, c’est vrai nous devons parler de la mort encore et toujours, et à tous les âges.
    Dès que je prononce ce mot auprès de mes connaissances, elles font des bons. Que d’ignorance !
    Finalement, plus les vieux seront nombreux à se suicider et plus le gouvernement prendra conscience.
    Ne pensez-vous pas ?

    Continuons à partager nos idées pour mieux nous préparer au cas où.
    Il nous faut faire le bon choix, ne pas laisser la place à l’illusion.
    La mort par le froid est-elle vraiment douce ?
    L’idée m’a bien plu, mais selon quelques lectures et avis médicaux, elle ne serait pas aussi douce et rapide que nous pourrions l’imaginer.
    En revanche, s’endormir doucement devant un bon petit feu inodore, me parait chaleureux…:-) et très rapide.
    Il est dit que la personne respire sans être vraiment consciente que quelque chose ne va pas.
    Ce lien ne parle pas de suicide, il explique seulement pourquoi c’est une mort douce. https://mercortecresa.com/fr/blog/la-mort-douce.

    A part cela, gardons tous le moral !
    Une importante conjonction astrale et mondiale se forme actuellement, avec des tendances violentes, elle risque de nous rendre dépressif durant plusieurs mois.
    Mais comme nous le savons, nous allons maintenir en éveil tous nos sens…et chasser tout ce qui pourrait venir assombrir notre quotidien. Un homme avertit en vaut deux 😉

  38. Bonjour , il y a quelques temps que je n’étais pas venue le moral était parti en ballade
    ce matin je tombe sur un article qui donne raison a notre combat .Partir oui avec une cheminée autour d’un verre et des amis quand vous en avez quelle belle fin .
    Je vous souhaite a tous et toutes un amical bisou et pour Jacqueline spécialement une pensée
    Danielle
    https://cavasesavoir.com/2019/11/06/mavis-eccleston-une-britannique-de-80-ans-ne-supportait-plus-de-voir-son-mari-souffrir/?fbclid=IwAR0RowGj1FKiLja7YKIn8wc9442ZoaCfZyQ2y2zAgI2kJFlJZCLzUy2wMN0

  39. AVANT DE PARTIR

    On vit pour une chose
    Je vous le dis, je l’ose
    Nous sommes sur cette terre
    Afin qu’on nous enterre.
    Pour ne pas y penser
    Il faut nous occuper
    Le travail, le loisir
    La violence, le plaisir
    L’alcool, la dépression
    L’amour, la passion.
    Tout cela nous emplit
    Le cerveau d’alibis
    Afin de ne penser
    Que nous devons passer.
    Certains, ils sont nombreux
    Sont tellement effrayés
    Qu’ils vont se refugier
    Dans les Dieux, dans les cieux.
    Ils espèrent pour leur âme
    Une belle éternité
    Qu’ils auraient mérité,
    Cette naïveté m’émeut.
    Après tout c’est tant mieux
    S’ils pensent que leur Dieu
    Se soucie de leur sort
    C’est un doux réconfort.
    Moi je préfère penser
    Que je suis éphémère
    Poussière de l’Univers
    Ou je vais retourner.
    Mais avant d’y aller
    Je vais encore tenter
    Un peu de m’éclater
    Toujours bien entouré.

    07/01/2019
    Moorea

  40. Bonsoir Danielle,
    Merci pour ce petit clin d’oeil.
    Pourquoi dîtes-vous que rien n’avance ?
    Avant de voir un petit résultat, il faut une immense patience.

    Pendant les fêtes, passons des films comiques…ça évite de penser à tous nos problèmes.
    Sur le net, découvrez la pertinence de la méthode Vittoz, médecin Suisse.
    Quelques exercices permettent de stopper la « rumination » mentale, la dispersion des idées.
    Il faut tout essayer pour aller mieux.
    C’est tellement horrible de vivre dans le découragement et la dépression.
    Autre exercice:
    Entendons notre petite voix qui intervient dès que les pensées négatives se bousculent…Elle demande si nous voulons souffrir davantage en écoutant ces pensées là qui plombent le moral. Elles partent, reviennent…à refaire, etc.

    Courage Danielle, tout est changement ;-).
    Bien cordialement.

    1. Bonjour Noëlle
      vous êtes une sage personne sourire et je vous rassure ma petite voix est en forme des fois j’aimerais bien lui mettre un bâillon
      je ne sais pas quel temps vous avez mais ici c’est de l’eau *** de l’eau
      Je vous souhaite une belle journée

      Amitié a tous

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