Narcissime et égoïsme

Depuis que j’ai commencé à tenir ce blog – idée d’un ami journaliste – j’y prends du plaisir malgré les critiques de certains lecteurs (surtout après l’interview parue dans Le Temps la semaine dernière).

On me reproche d‘être égoïste et de ne pas penser à la tristesse de mes proches. N‘est-ce pas plus égoïste d‘être à leur charge ? De les obliger à s‘occuper de moi alors qu‘ils ont des vies à eux ? Moi j’ai vécu. Maintenant, c‘est leur tour. Tant qu‘on est autonome et actif, on reste un interlocuteur intéressant pour ses proches. Lorsqu‘on ne fait plus rien et que l’on n‘est plus autonome, on devient un poids pour ses enfants – ou pour la société. Quand on a de l‘argent, on peut s‘offrir des infirmières et/ou des gens de compagnie. On peut entretenir des « escorts » ou des « gigolos ». 

Mais enfin, est-ce encore la vie ? Pour certains, oui. Pour d‘autres, non. Je ne porte aucun jugement. À chacun sa vie, à chacun sa vieillesse, à chacun sa mort.

En outre, être égoïste n‘est pas un défaut. Quand on sait se faire plaisir à soi, on est joyeux et on donne plus et mieux à son entourage.

Narcissique ? C‘est se mettre en scène pour impressionner les autres.

Je pense que nous le sommes tous un peu. De là à être amoureux de l‘image qu‘on projette, il y a un fossé immense. Je me trouve quelconque et mon histoire n‘a d‘intérêt que si d‘autres que moi s‘y reconnaissent. Si j‘incite les autres à réfléchir sur la vie, l‘ amour et la mort en leur proposant des résolutions qui sortent un peu des chemins battus, ce n‘est pas par narcissisme. Plutôt par solidarité. Si j‘ai trouvé une solution pour moi, je pourrais la garder secrète – comme me le suggèrent certains – ou la partager.

On m‘a aussi traitée d‘indécente. « Tu vieillis et tu meurs. Rien de plus normal. Pourquoi en parler ? »

Si j‘en ai parlé dans mon blog, je ne m‘attendais pas à une telle couverture médiatique.

Du coup, j‘en profite pour inciter tous ceux qui me lisent et sont plutôt d‘accord avec mes propos, à faire pression sur les législateurs français pour qu‘ils soient plus sensibles à la volonté des citoyens de France, ceux qui croupissent dans des hôpitaux ou des mouroirs. Pas tous ne veulent mourir – loin de là – mais simplement savoir qu‘ils le pourront lorsqu‘ils le voudront. Pourquoi est-ce possible en Suisse et en Belgique ? En France, on est encore obligé de s‘ exiler pour avoir accès à une mort rapide et douce. C‘est absurde. Les femmes peuvent mettre leurs enfants au monde sans souffrir, grâce à la péridurale. Ce n‘était pas prévu dans la Bible (tu enfanteras dans la douleur).

On est anesthésié avant une opération. On a le droit de choisir la date de l‘opération. On n‘a pas droit à l‘anesthésie avant de mourir. Pourquoi pas ? Car la date de la mort, on ne peut pas la choisir. Il y a quelques années, on ne savait pas si on allait mettre au monde un petit garçon ou une petite fille. Aujourd’hui, certains parents préfèrent ne pas le savoir. D’autres veulent peindre la chambre en bleu ou en rose. Ils préfèrent faire connaissance avec leur petit Nicolas ou leur petite Marie dès que possible. La mort est inévitable. Un moment qui peut être intense et beau. Ou bien la grande faucheuse au visage hideux qui vient nous arracher à la vie quand nous ne l’attendons pas et ne sommes pas prêts.

Mais nous pouvons choisir si nous voulons. Il suffit de décriminaliser les médecins prêts à nous aider. Aucun médecin n’y est obligé. Infliger à nos proches le spectacle d’un suicide violent est absurde et cruel pour tout le monde : celui qui meurt (ou qui se rate et se retrouve aux urgences) ainsi que pour ses proches.

J’écris dans un journal suisse mais francophone, en espérant que nos législateurs le liront depuis l’hexagone. Depuis 2005, on s’en remet à Jean Léonetti pour tout ce qui a trait à la fin de vie en France. C’est un opposant farouche au suicide assisté… pourquoi ne pas écouter la volonté populaire en passant au référendum, comme en Suisse ?

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

88 réponses à “Narcissime et égoïsme

  1. D’accord avec l’idée Mais Pourquoi programmer une fin de vie si tôt ? Partir lorsque l’on va bien ?
    Vous semblez bien loin d’un état qui nécessiterait une Prise en charge qui vous terrifie ? Votre vie est-elle si ennuyeuse ? Êtes vous si lasse ?
    Ou blasée ?
    Ou vous sentez-vous inutile ?
    J’avoue ne pas tout comprendre…
    A moins que votre souffrance ne soit psychologique…. au point que de vous voir vieillir davantage vous soit insupportable ?
    Peut-être que votre apparence aujourd’hui ne vous correspond plus ?
    N’agissez-vous pas sous la pression de l’image de la femme dans nos sociétés occidentales ?
    c’est votre conception et je la respecte.

      1. Bonjour Madame

        En tant qu’adhérente à l’ADMD, je partage complètement votre analyse; la vieillesse est un naufrage que nous avons le droit de ne pas vouloir nous infliger, ni infliger aux autres.
        Je vous souhaite de très belles années de bonheur et de vie pleine et entière.
        Amicalement

      2. Jacqueline, vous avez tout mon respect .
        La Vie n’a de sens que si on.peut en profiter pleinement et en toute autonomie.
        Et il y a un temps où le corps et l’esprit ne le permettent plus .
        Alors commence la triste et longue attente de la mort qui seule viendra mettre fin à cette souffrance que personne ne peut appaiser.
        Que de douleurs et que d’impuissance face à cette inexorable exclusion du monde vivant.
        Je veux croire que la foi peut etre une aide voire un soutien.
        Je ne l’ai pas et ceux qui m’entourent non plus.
        Il faut du courage et de la détermination pour aller jusqu’au bout de cette liberté que vous revendiquez.
        Pour ces raisons , vous avez tout mon respect.
        Profitez bien de votre vie
        Amicalement

      3. Chère Madame, j’apprécie votre franchise, votre détermination et votre choix et je suis en accord avec vous. Vous avec parfaitement raison.
        David Goodall ce Monsieur Australien de 94 ans venu exprès en Suisse pour mettre fin à sa vie a écrit « à partir de 60 ans tout le monde devrait pouvoir choisir sa mort ». Et pourtant cet un homme qui a été très actif et aimé la vie.
        Je pense que vous avez un sens affiné de la vie et des autres et votre démarche n’a rien d’égoïste. Bonne continuation. Bien à vous

        1. Non , je n’ ai pas une vocation de martyre . J’ écrivais simplement un blog dans le Temps . C’ est l’article : mourir encore belle à 75 ans qui a déclenché une tempête médiatique . Du coup je surfe sur la vague pour sensibliser les politiques en France sur un droit qui devrait exister pour les personnes en fin de vie – très malades ou vieilles – de mettre un terme à des vies devenues difficiles à vivre et avec un pronostic fatal . Mon histoire n’ a d’ intérêt que si elle fait avancer la cause . Dédramatiser la mort , qui est notre destin à tous .

          1. Je suis solidaire de votre démarche. J’estime que ce problème rappelle la situation des femmes avant le vote de la loi Veil sur l’IVG où celles qui en avaient les moyens arrivaient
            à la pratiquer (personnellement cela n’a pas été mon problème) et les autres si elles la pratiquaient en mouraient ou restaient mutilées…
            J’estime qu’une démocratie doit être égalitaire et donner à chacun les moyens de choisir et j’appelle tous les citoyens à s’unir pour obtenir une loi qui les accompagne en respectant leur volonté .

    1. L’auteure de l’article vous explique en deux phrases ce qu’elle estime être son droit.
      Ce n’est peut-être pas le rôle que je devrais tenir, mais je désire tout de même réagir aux questions que vous tendez à cette dame à la manière de perches qui visent bien à côté, à mon avis, de sa personnalité. « Vie ennuyeuse ?.. » Elle nous fait partager ce qu’elle a aimé et aime encore, bien loin de l’ennui ! « Lassitude ?.. » Vous voyez de la lassitude ? Chez une personne qui persévére à transmettre son expérience jusqu’au bout de son chemin dans la vie ? « Blasée ?.. » Cette femme aime la vie, et elle n’a pas eu besoin de déclarer « J’aime la vie ! » pour qu’on s’en rende compte en lisant ses récits inclus dans les articles qui traitent du sujet principal. Et encore « Inutile ?.. » A lire les commentaires qu’elle reçoit il faudrait être dépressif pour se sentir inutile… Comme vous le dites, vous ne comprenez pas, donc il serait sage de ne pas poser de multiples questions sous forme de réponses. Quant au sujet de l’image idéale de la femme occidentale, les lectrices de Fémina pourront mieux en débattre avec vous.

  2. J’ai beaucoup aimé l’article dans Le Temps. Je suis surprise, moi aussi, par les réactions outrées que le désir annoncé de mourir “parce qu’on a assez vécu” suscite. Comme si “mourir simplement” était interdit.
    La durée de vie moyenne s’est prolongée avec l’amélioration des conditions de vie, et c’est tant mieux. De nombreux traitements permettent aux gens atteints de maladies chroniques “liées à l’âge” de vivre une vie de qualité plus longtemps. Mais ne peut-on alors pas entendre, en tant que société, que ces personnes ont aussi le droit d’en avoir assez? Qu’il ne s’agit pas forcément d’un “appel au secours”?
    J’ai l’impression qu’on fait preuve d’une grande condescendance à l’égard des vieilles personnes fatiguées de la vie, en leur niant le droit de prendre cette ultime décision.

  3. Il me semble me reconnaître dans vos propos. Je suis totalement d’accord avec vous et j’admire vos prises de positions courageuses et énergiques. Nous, les seniors , encore en forme et actifs dans la vie sociale et parfois professionnelle, devont montrer par notre choix d’un suicide assisté que la société doit évoluer.

  4. Votre blog a le mérite de faire en sorte que la mort soit moins effrayante, même si elle ne se laisse jamais apprivoiser de manière rassurante !

    Le début de la vie et la fin de la vie ont au moins un point commun : c’est une histoire de passage. Par conséquent ne serait-ce pas sage de les traiter les deux, naissance et mort, sur un plan d’égalité ?

    La naissance est l’occasion de réjouissances, parce qu’en tant que vivants, nous sommes en mesure d’imaginer les années de vie. En revanche, face à la mort, en tant que vivants, nous ne pouvons pas imaginer les années d’éternité !

    On fête la naissance partout dans le monde et certains fêtent aussi la mort. Mais ce n’est pas vraiment le cas chez les gens qui se disent à la pointe d’une certaine civilisation, vaste sujet de débat.

    Personnellement, je suis étonné que Léo Ferré, par exemple, chante « Ne chantez pas la mort » sur un texte de Jean-Roger Caussimon.

  5. Une fois de plus votre lucidité et votre amour des proches m’enchantent.
    Oui, tout à fait d’accord, dans certaines circonstances l’egoisme est une qualité comme vous l’exprimez si bien.
    Vous taxer de narcissisme est un abus de langage qui ne démontre qu’une méconnaissance du sujet. Passons là-dessus sans s’y arrêter.
    Le seul événement de notre vie où nous n’avons aucun choix c’est la naissance alors gardons notre libre arbitre pour le moment de quitter ce monde.
    Mais, et vous le savez bien, la mort est un sujet tabou et vouloir en disposer à sa guise choque considérablement la morale judéo-chrétienne qui, qu’on le veuille ou non, continue à influencer notre société occidentale.
    Nous devons continuer à nous affirmer, nous qui voulons avoir le choix de notre départ, tout en sachant que cela heurte les croyances des gens de nos contrées. Ils feraient bien de s’informer des coutumes d’autres peuples hors du carcan de notre civilisation qui n’a pas le monopole de la vérité !
    Courage, Jacqueline, nous sommes nombreux.
    avec ma respectueuse amitié

  6. madame,

    je m’appel Sébastien BONNET, je suis aide soignant à l’hopital FOCH à côté de PARIS, notre service est spécialisé dans la neurochirugie et la transplantation pulmonaire, je travail également comme vataire a la résidence deretraite du marais dans le 3è arrondissement de Paris.
    J’ai beaucoup lu à votre sujet, sur ce que vous applez l’IVV, je tenez a vous félicité et à vous soutenir dans votre volonté de décidé quand mourir. Vos parole je l’es entends déjà depuis plusieurs années de la bouche de nos patients. Je voulais vous dire ” ne lâcher pas”, votre parole est écouté par beaucoups de monde et heureusement!
    il est triste que dans un pays tel que le notre les méthodes suisse ne sois pas encore adopté, cela eviterais tellement de souffrance inutiles ressentie t’en pars les familles et les soignant mais surtout par les patients ; pour qui l’attente est souvent très longue.
    féliciatation pour ce que vous faites, vous êtes un exemple.
    sincèrement merci

  7. Chère Madame,
    je ne comprends même pas que quiconque puisse vous faire des reproches ou des commentaires désobligeants.
    Décider de mettre fin à sa vie quand elle a été pleine et réfléchie, voire même triste et subie, c’est un cadeau fait aux autres.
    Décider de mettre fin à sa vie en pleine conscience, c’est permettre aux siens de savoir que, de la même façon qu’on a vécu libre et digne, on mourra de la même façon.
    Décider de mettre fin à sa vie, c’est éviter à ses proches de nous voir rétrécir, réduire, disparaître, parfois dans des souffrances du corps ou dans une perte de l’esprit qui leur fera tellement mal !
    Décider de mettre fin à sa vie, enfin, c’est être capable de dire une dernière fois aux siens combien on les a aimé, combien on les aime encore et combien on leur souhaite bon vent, une dernière fois !
    Merci, chère Madame, d’exprimer par vos mots ce que je ressens dans mon coeur !
    Frédérique

  8. Indécence ? Au contraire, je trouve que la vieillesse est un sujet dont on ne parle pas suffisamment ! Vous le faites d’une manière à la fois nouvelle et juste ! Ne les laissez pas vous faire taire…

    Merci pour votre blog très intéressant.

  9. Vous forcez un peu à savoir ce que beaucoup (?) ne veulent pas entendre. Mais il y a un progrès positif certain au cours du temps car je pense qu’il y a cinquante ans ou même moins vous n’auriez pas été publiée. On vous aurait répondu de la même manière que dans les quelques commentaires que vous citez : Égoïsme, narcissisme, indécence. Cela me rend triste d’entendre tomber ces rochers en vous lisant, mais bien heureusement ils ne vous arrêtent pas. Aujourd’hui vous avez une audition, vous partagez vos opinions sur un blog qui est instructifs et fait appel à des sentiments. Quant à ces notions mal comprises sur l’égoïsme, le narcissisme, et « l’indécence » collée comme une étiquette, c’est un jugement à caractère moral et je voudrais pouvoir en rire… L’égoïsme ? Il est plutôt présent chez les personnes qui privilégient leur santé personnelle et leur paix face à d’autres qui souffrent. Le narcissisme ? Le narcissisme des autres m’a eu fait beaucoup de bien à une époque où je ne me sentais pas le droit de m’aimer. Et aujourd’hui encore j’ai envie de rire de bonheur quand je vois une adolescente sur YouTube montrer à tout le monde sa coiffure, ses vêtements, ses bijoux qui la rendent heureuse : Trois minutes dans la vie pour prendre de l’élan et continuer à bien grandir, et même rire encore cinquante ans plus tard, si elle tombe sur cette vidéo, d’avoir été cette adolescente fofolle pleine de rêves. Maintenant « l’indécence » : « Tu vieillis et tu meurs. Rien de plus normal. Pourquoi en parler ? » La vieillesse et ses maladies associées, souffrance naturelle ? Quand je lis au bas de certains avis mortuaires « a combattu dans la dignité », je pense aussitôt : « a combattu sans se plaindre pour vous offrir la paix avant et après ». Je souhaiterais qu’un jour on cesse de faire la guerre aux opinions et aux sentiments qui déstabilisent les esprits « en paix ».

  10. Par hasard je viens de vous voir parlant de “l’IVV” sur France Info TV. Et dans la foulée, j’ai lu votre blog avec beaucoup d’attention.

    J’ai seulement 48 ans mais je me reconnais dans tout ce que vous avez écrit.

    Merci pour ce blog qui nous permet de prendre du recul sur la vie, l’amour, la mort …

  11. madame,
    comme je vous comprends et vous apporte mon soutien. j ai vécu un drame, une tragédie il y a 2 ans, plus de 15 ans de dépression avant, je n en peux plus de vivre avec cette douleur, qui plus est je suis insultée par un membre de ma famille, rejetée. j ai peur de me suicider de façon classique et je dis vive la suisse et la belgique, bien que celle ci n a rien pu faire pour moi, française et ne souffrant pas d une maladie grave classique.
    je voudrais vous parler, vraiment, ma psychiatre comprend mais me laisse faire toutes les démarches pour la suisse. mon cas est peu banal aussi, mais je ne peux pas l exposer ici. j espère vraiment que nous pourrons discuter
    cordialement

  12. Merci Madame,
    vous avez décrit exactement notre (mon épouse et moi) sentiment et volonté avouée par une appartenance de plus de trente ans à EXIT. Pour certains de vos critiques, toute idée de suicide ressort d’un état de maladie mentale, qu’il faut traiter. Bienvenue aux “zombies” au regard vide et gestes lents, mais qui ne font que vivre une certaine industrie, et qui ne peuvent plus manifester un désir d’en finir.
    Continuez ce combat, particulièrement en suggérant aux électeurs de questionner à ce sujet ceux à qui ils vont donner leur voix.
    Merci encore Madame. Respect.

  13. “Narcissisme”, “égoïsme”, disent-ils? Mais ce sont eux qui semblent incapables d’imaginer que l’univers puisse exister sans leurs précieuses personnes, comme il a existé des milliards d’années avant leur apparition et comme il existera des milliards d’années sans doute après leur disparition.

  14. La liberté de penser vaut bien celle de mourir et même si l’on peut regretter qu’une femme aussi belle et lucide veut les deux.

    Moi, un peu plus jeune, j’ai deux 9mm, mais on peut comprendre qu’une femme aime la douceur..:)!

    En revanche, je saurais gré à Jacqueline Jenckel de publier aussi les contre, et pas que les pour.
    ça c’est une vraie liberté de penser et de choisir:)

    Bonne vie à tous

    1. La réalité est parfois contre-intuive. Il n’y a rien d’égoïste à refuser la maternité. Ne pas faire d’enfant est même salutaire pour la planète. De même, il n’y a rien d’égoïste à vouloir mourir en bonne santé. À défaut de changer quelque-chose pour l’environnement (ce genre de choix se fait à un âge où on a déjà pollué plus que de raison), c’est rendre service à la société que de refuser de lui infliger le poids de sa viellesse.

        1. Je ne vois pas non plus de haine dans le message auquel répond Madame Jencquel, mais une dérive qui, si elle devait se développer dans un futur que je ne souhaite pas, pourrait favoriser le départ des personnes qui se posent la question de rester en vie ou non. Le sentiment de se sentir « en trop » ou « devenu inutile pour les autres » ne devrait en aucun cas peser sur la balance des décisions. Je m’effraie des considérations relatives à la pollution de l’environement. Du service rendu à la société en la soulageant du poids de sa vieillesse… Alors peut-être bien que le pas pourrait être franchi pour haïr celui ou celle qui veut rester contre ce qui serait devenu le « bon sens » de la collectivité. Fiction ? Non, l’histoire a déjà démontré à quel point, sous prétexte de supériorité face aux handicaps inventés ou réels de ses semblables, ces idéaux ont causé des ravages. On ne veut pas de cela une deuxième fois, sous une autre forme. Merci à Mme Jencquel si elle peut nous répondre sur ce qui lui apparaît comme de la haine, même si cette réponse devait être donnée dans le style clair, bref, et net du capitaine qui tient bien son cap !

  15. Je suis tombée sur une interview de vous et cela m’a beaucoup interloquée et interrogée. Je pense que votre volonté doit tous nous pousser à réfléchir sur nous mêmes et ce que l’on désire pour nous à un moment de notre vie. Avoir le choix jusque dans la mort c’est la plus grande liberté de l’humain.
    Mais une question me reste tout de même : N’avez vous pas peur ? Etes-vous pleinement consciente qu’il n’y a rien après avoir fermé ces yeux pour la dernière fois : la fin de toute conscience et de toute existence ?
    Je suis jeune mais j’avoue que cette perspective est et restera effrayante pour moi.

  16. Bravo Mme. Jencquel
    Je suis adhérente de l’ADMD et je suis en total accord avec votre démarche
    Dans notre société on peut donner son adhésion a ceux ou celles qui veulent bénéficier de l-euthanasie ( en Suisse ou Belgique ) a condition qu’ils soient atteints d’une grave maladie, mais on ne considere pas que la vieillesse en soit une
    Pourtant en France un certain nombre de personnes âgées se suicident , quand ils le peuvent encore, car ils ne supportent plus leur condition de ” vieux ” au risque parfois hélas de se rater…ou bien certains proches se voient obligés de mettre fin a la vie de leur époux ou épouse au risque de se voir condamnés par la justice pour crime..
    La vieillesse est bien
    une maladie incurable quand elle devient insupportable pour celui ou celle qui en souffre
    Chacun et chacune devrait pouvoir accéder a ce droit de mettre fin a ses -jours dans les meilleures conditions possible sans que cela soulève un tollé general!
    Merci encore pour votre militantisme et recevez tout mon soutien pour qu’un.jour en France , nous n-ayons plus a nous battre pour bénéficier du droit a l-euthanasie, malades ou vieux…

  17. Bonjour Madame,

    je viens de lire l’article de l’Obs vous concernant et voir l’interview d’Explicite (je crois). Franchement, quelle belle journée grâce à vous !!!! Enfin je lis, comprends et adhère complètement à votre vision de la vie…… car la mort n’en est que la fin. Quel soulagement de trouver enfin une personne qui vit ce que je ressens. Ce que vous dites sur la fin de vie de la plupart des gens, l’abandon du corps, de la dignité, des autres aussi, la déchéance, j’y pense très souvent et cela me rend “dingue” , jamais au grand jamais je ne veux vivre ça, tout comme vous. Quand j’aborde le sujet avec les 2 ou 3 personnes en qui j’ai pourtant confiance, en leur demandant de ne pas me laisser dans un tel état, je pense et crois être entendu mais j’ai de forts doutes quant à leurs aides.
    Je ne suis ni malade ni ultra vieille et c’est justement cela que je voudrais éviter, ayant connu cela dans mon entourage proche,et aussi étant passé très très près d’un lourd handicap qui ne m’aurait plus permis quelque décision que ce soit.

    Merci, vous m’avez confortée et réconfortée

  18. ACCEPTATION

    Je les regarde vieillir
    Je les regarde mourir
    Ils sont souvent éteints
    Ils sont souvent sereins
    Un certain fatalisme
    Un certain défaitisme
    Je me pose des questions
    Je me dis à quoi bon
    Ils ont pourtant vécu
    Ils en ont pourtant vu
    Dire qu’ils ont eu vingt ans
    Dire qu’ils n’ont plus le temps
    Ils dorment fréquemment
    Ils dorment en rêvant
    C’est comme s’ils savaient
    C’est comme s’ils avaient
    Accepté de partir
    Accepté de mourir.

    Octobre 2015 Paris

  19. Bien sûr, mourir avant d’être trop dépendant peut être un acte généreux. Envers ses proches et pas que.
    Le plus narcissique est celui qui par intérêt s’affiche contre le Droit à l’euthanasie mais qui fera appel à un médecin complaisant en douce le jour où il n’en pourra plus de sa vie de souffrant.
    Moi non plus je ne veux pas faire de vieux os sur cette Terre où l’on est menés par des gens qui abusent de notre confiance et nous mènent en bateau. De l’affaire la Terre est à la veille d’exploser, libre à vous moi je ne veux pas voir ça!

  20. Quel stress! quelle tristesse,amis p…. tout ce que j’aurais pu faire ou être avant de naître!
    Quelle haine, ou quel délire. J’aurais pu voir les rois, inventer le 19 eme siècle, politiser avec les militaristes du début du 20 eme siècle, lutter contre le nazisme, inventer la roue…mais je n’étais pas né!
    je n’étais pas là.( mes grands parents oui )Et je ne serai plus là quand on colonisera mars, vaincra le cancer, donneront à manger à tout le monde ( ok ok ok )
    Bref petite molécule dans un espace intersidéral. Donc, Madame, bravo, portez le libre arbitre, ils croient que dieu à créé un espace de 100000000 lmilliards de kilomètres et …vicieux à déposé des êtres sur une balle de pingpong pour qu’ils se battent pour lui…bref penser qu’il existe rassure les masses et comme tous le religieux interdisent le suicide, c’est tabou.
    Pas d’avant, pas d’après. Pas de dieu. Pas de mort car je ne serai plus là quand je serai mort.
    Donc bravo… pas besoin de trainer et d’emmerder le monde.
    Seul la mort doit emporter un mort, quelqu’un qui n’a plus rien à faire. Ni à donner.
    Demain soleil et petite pluie fraîche bienvenue en fin d’aprèm…

    1. Croyants ou pas, on peu être contre l’idée d’institutionnaliser une mort sur commande qui dégénérera vers une mort obligée à terme …. Pourquoi plutôt ne pas militer pour une société décente et vivante qui aime la vie de A à Z et qui ne laisse pas des humains vivre seuls et désespérés ? Que Mme JENCKEL se sente libre de son choix (c’est son impression) je le comprends, mais je sens que c’est surtout le résultat d’une société qui manque cruellement et profondément d’ AMOUR pour la vie, pour une belle vie. Je comprends le suicide comme décision individuelle, mais tout de même assez égoïste et prouvant seulement un échec personnel à aimer la vie et un échec de nos sociétés à fonctionner en harmonie. Mais il me semble très dangereux d’institutionnaliser la mort sur commande, d’intégrer cette idée comme “naturelle” et de formater l’idée d’obsolescence programmée pour l’humain dans l’ esprits des prochaines générations…Ce sera un commerce de plus , une fausse bonne solution au lieu de faire aimer la vie. Comme j’ai aimé les crêpes et les mantécaos de mes grand-mères…Les cartes sentant la rose et leur dessins tendres pour mes anniversaires..Comme j’ai regretté que mon grand-père meure d’un cancer à 85 ans. Comme leur douceur me manque encore. S’ils avaient décidé de mourir j’aurais ressenti une tristesse encore plus profonde et amère. Il faudrait mettre son énergie de vivant à refuser la société actuelle qui n’inspire que détresse. Et participer à la démoralisation générale avec des solutions artificielles et de nouveaux “”droits”” au lieu de militer pour le droit à une vie décente dans un monde décent me semble seulement un échec voulant se donner l’apparence d’une suprême dignité.

      1. Le titre de cet article dans le temps est à la fois provocateur et réducteur . Mourir encore belle à 75 ans ? Aucune femme n‘ est belle à cet âge -là . Je ne voulais pas parler de mes problèmes de santé car elles ne regardent que moi et mon médecin . A part l‘ ostéoporose qui ne va pas s‘arranger et qui est douloureuse , les signes avant – coureurs de la démence ( payer quelqu‘ un et 3 minutes après , oublier qu‘ on la fait ) ne trompent pas . J‘ ai l‘ habitude de voir la progression lente mais inexorable de la capacité de discernement . Une fois que je l‘ aurai perdue , cette faculté de discernement , aucun médecin ( même pas mon amie ) ne pourra m‘ aider en Suisse . En France , n‘ en parlons même pas .

        Je ne voulais pas en parler , mais je ne supporte plus cette description : belle et en parfaite santé , car elle ne correspond pas à la réalité .

        1. Madame JENCKEL, votre réponse n’en est pas une.
          Je comprends votre peur de perdre la raison, surtout si vous êtes persuadée d’en reconnaître déjà les signes, mais cela ne répond pas du tout à ma réflexion.
          Je ne critique pas une personne qui veut mettre un terme à sa vie pour ses raisons propres , et à sa façon , dans l’intimité, mais je suis contre toute institutionnalisation de cette pratique, pour d’évidentes raisons de déviance programmées. Et parler de la vieillesse en général comme vous le faites ne me semble pas non plus généreux envers tous les vieux qui aiment leur vie et envers les moins vieux qui aiment leurs vieux. Bonne journée et bonne réflexion.

          PS Si vous vous ennuyez ces jours ci regardez ou lisez “Soleil Vert”

  21. Bravo madame, être libre c’est aussi être maître de sa mort. Belle leçon de vie — même si je suis moins optimiste que vous sur l’amour que l’on doit à la vie…

  22. Madame,

    Tout en respectant vos idées, me permettez-vous de vous dire que je ne les partage absolument pas. Vous faites ce vous voulez de votre vie et de sa fin, c’est votre droit le plus strict, mais il me déplaît que vous vous arrogiez celui de vous poser en conseillère de la finitude.
    A l’automne de ma vie, à peine plus jeune que vous, j’ai encore envie de vivre, d’apprendre, de partager, de rencontrer, jusqu’au bout et davantage si entente. Quel que soit le destin qui m’attend. Dussé-je souffrir, la belle affaire, j’accepte que ce soit le prix à payer. Quelqu’un ci-dessus a très justement tiré un parallèle entre la naissance et la mort. Vous souvient-il de la brutalité et de la douleur de votre naissance? Moi pas, et je ne sais pas si ma mort sera plus douce, mais l’éventualité qu’elle ne le soit pas ne m’effraie pas. J’espère être assez conscient pour jouir du passage, en admettant qu’il s’agirait d’une dernière gourmandise. La vie nous donne d’avoir été, d’être et de devenir. Si le trajet est connu, fait de joies et de souffrances, la fin de parcours ne l’est pas et je comprends que cela puisse poser problème à certains d’entre vous.
    Mais enfin avons-nous le droit de nous plaindre à l’avance, comme de nombreux intervenants dans cette discussion, de notre soi-disant destinée tragique? Devant la réelle et avérée souffrance physique, voire la difficulté de certaines existences, je parle de celles qui sont brisées par les guerres, les famines et les crimes, n’avez-vous pas le sentiment de poser un nouveau problème de riches?
    A la lecture des commentaires précédents je constate que vous comptez un bon nombre de thuriféraires. Je suis sidéré de voir chez certains autant de noirceur, de tristesse et d’abandon moral. Je ne disconviens pas que la souffrance doive être soulagée, voire abrégée, et qu’on y mette tout le soin nécessaire. Mais de là à s’encourager à se supprimer, à se conseiller de ne plus procréer, à se vautrer dans le bannissement d’une société vile et polluante… quelle facilité et quelle tristesse!
    Désolé, donc, de ne pas abonder dans votre vision de la fin de vie, mais prêt à discuter de la mienne.
    Avec tout mon respect.

    1. « Dussé-je souffrir, la belle affaire, j’accepte que ce soit le prix à payer ». Ce manifeste qui brille de toute sa hauteur est-il destiné au cercle littéraire ?.. Ou aux oreilles attentives des grands Docteurs du Moyen Âge en symposium dans la grande salle du château ? Le prix à payer fût-il à la dimension de votre hardiesse, ne craigniez-vous point d’être trahi dans votre inébranlable confiance ?.. Suivez-moi au XXI ème siècle, et vous découvrirez peut-être que la réalité de la souffrance en fin de vie, ou même plus tôt, ne s’explique pas en maniant une plume d’oie, inspiré par la flamme d’une bougie… Quant au « nouveau problème de riches », je pense que parfois la trop grande richesse d’esprit n’incite pas à garder les pieds sur terre…

    2. …”Dussé- je souffrir…” dites-vous. Cela laisse entendre que vous ne souffrez pas, actuellement, ou si peu.
      D’autre part Mme Jencquel n’a jamais encouragé personne à faire comme elle. Juste un témoignage pour dire qu’elle n’a pas peur de mourir, ni d’en parler avant, et qu’elle souhaiterait même partir sans trop attendre vu ses souffrances. Vous êtes évidemment libre de ne pas penser comme elle et préférer aller jusqu’au bout. Vous savez peut-être moins que Mme Jencquel, à quoi peut ressembler ce bout, ce qui explique peut-être vos avis différents. Moi je sais à quoi peut ressembler la fin de vie ayant travaillé pendant 20 ans en Ehpad…

  23. Pourquoi ne pas plutôt faire en sorte de rester en forme ? On est pas obligé de ne plus être en mesure de se torcher.
    Vous faites plus jeune que votre âge.

    1. Suivre les conseils de santé peut contribuer à une meilleure vieillesse, mais n’est en aucun cas une garantie d’échapper à la diminution de ses facultés physiques et psychiques. L’incontinence et les problèmes de mobilité sont un exemple courant parmi d’autres. Faire plus jeune que son âge est évidemment agréable, mais vers la fin, si elle dure, on rejoint l’âge de son squelette. Excusez-moi de vous offrir mon pessimisme réaliste.

  24. Bonjour Jacqueline, le problème des blogs, c’est d’être ouvert à tous vents… Que le petit Jésus les punisse en leur faisant don d’un petit cancer, ou d’une grave hernie discale! J’ai vu s’étioler ma mère dans un mouroir, jusqu’à 98 ans, ce n’est que dépendances, souffrances, avilissement, quand elle avait consacré sa vie aux autres (infirmière à Cochin…)!

    Petit colibri, vous continuer d’apporter vos brindilles à l’édifice, et l’humanité vous en remercie! Combien notre passage sur cette pauvre planète serait plus conscient, riche, spontané, altruiste, si l’on pouvait tirer sa révérence simplement, quand la coupe est pleine, chez soi, entouré de ses proches, ou en haut de la colline, avec une pipe et du vin d’Arbois…

    A bientôt de vous lire.

    1. IVO “le prolbème des blogs c’est ‘d’être ouvert à tous vents….” AH AH AH ….Et le problème de la “””démocratie””” ce serait de donner (enfin de faire semblant ) la parole au peuple ?
      Si vous ne supportez que les avis allant dans votre sens et préférez l’entre soi , que votre vie doit être triste. Dans ce cas je conçois que l’on aime moins la vie…Mais n’en dégoutez pas les autres merci.

  25. Merci pour votre campagne. J’ai votre âge et plus ou moins le même plan mais ai décidé de laisser ma famille dans l’incertitude plutôt que de commettre un suicide trop évident.
    La vie est comme un bon repas, il faut savoir arrêter de manger avant l’indigestion !

  26. En vous écoutant parler il y a qq jours j’ai pu un instant imaginer et ressentir l’effet que pourrait procurer le passage à l’acte, en toute conscience et en toute liberté. L’excitation au moment du passage à l’acte ! Une peur comme celle que l’on peut vivre au moment de sauter dans le vide pour la première fois, de très haut, avec tout son courage. Ou bien peut-être autrement..
    Je crois sincèrement que votre courage et votre naturel sont communicatif et qu’ils font et feront du bien à beaucoup d’individus et à votre lignée.
    Cordialement, John

  27. Madame , Merci de continuer ce combat ! Je suis médecin et encore un peu ” jeune” même si je me sens au début du déclin. J’ai aussi vécu une vie très riche et continue a être joyeuse. Mais j’espère que dans 10 ans ( alors j’aurais atteint votre âge) grâce au débat que vous mettez sur la place publique la législation et la position de notre société ” latine” aura changé.
    Deux choses : une question ( sans aucune malice! ) auriez vous la même attitude si le père de vos enfants était a votre côté et n’avais pas ” contourné” la question du vieillissement en transférant la question a une femme plus jeune. Une affirmation a souligner : vous affirmez que vous auriez une attitude différente (c’est a dire ne pas donner de date butoir) si la législation en France était plus souple et donnait plus de garanties et de liberté. Je vous suis et vous soutiens , je me sens proche de vous.

    1. J‘ adore la copine de mon mari . C‘ est une femme mûre , chaleureuse , marrante . Elle le rend heureux et aime faire les mêmes choses que lui . Si j‘ étais encore avec lui , je serais déjà morte . Plus envie de vivre tout le temps avec quelqu‘ un .

      Si la loi devient plus juste en France , je n‘ aurais pas peur d‘ avoir un accident – quel qu‘ il soit – et de me retrouver dans un hôpital en France . J‘ ai encore de l‘ énergie . Je me bats pour les autres . Moi , j‘ ai bien vécu et chaque instant de plus est un cadeau .

      1. Mais dans 2 ans vous serez encore mûre, chaleureuse, marrante, sans aucun doute… Et capable de rendre heureux quelqu’un… Pourquoi fixer une date, pourquoi ne pas fixer plutôt un protocole ? : “Quand j’en aurai assez, j’irai à Bâle…”

          1. J’ai 45 ans et je me demande vraiment si j’aurai votre force dans 30 ans ! J’ai démarré une “Seconde Vie” (cf. F. Julliard), plus libre, avec plus de sens, mais je ne suis pas sûr non plus d’en vouloir une troisième quand mes bras ou mes jambes me lâcheront dans les vignes… Et j’espère qu’à ce moment là vos idées auront gagné la partie !

  28. Mon positionnement et mon soutien s’appuie sur deux choses. – Mon expérience de Médecin généraliste (MG) , donc en position d’observation des mutations sociales et des questions nouvelles qui en découlent ( la parole des MG, pourtant parmi les meilleurs observateurs des changements de société est malheureusement négligée) . Les EHPAD sont des mouroirs, lieux déshumanisants ou on nourrit/”prodigue des soins” aux personnes pour les faire durer et enrichir les actionnaires. La mort y est tabou , totalement niée car contraire au profit.-Mon expérience de fille d’un homme ( mon père, un homme qui n’était pas particulièrement sympathique ) dont la mort a été ” volée” , un grand intellectuel, a la vie tumultueuse qui a raté son suicide et qui trainé sa vie pendant deux ans avant d’avoir la possibilité de mourir en utilisant le seul droit qui lui restait : celui de ne plus s’alimenter. Je ne suis pas a l’orée de ma mort. Je suis une privilégiée a plein de points de vue, y compris a celui de pouvoir réfléchir et éventuellement décider de quand et comment “vivre” ma mort ( j’ai des amis MG en suisse) . Un grand respect a cette dame qui porte le débat sur la place publique française ( les vieux esquimaux se mettent a la fin du convoi et se laissent tomber du traineau dans la neige quand ils pensent que c’est fini)

  29. Je suis Québécoise, enseignante depuis 26 ans, sans enfant, heureuse, active… mais profondément angoissée à la perspective de terminer mes jours seule, dans un CHSLD (centre hospitalier soins de longue durée). Tout comme vous, je crois que c’est à chacun de décider de la façon de vivre la fin de sa vie. La semaine dernière, j’ai accompagné une tante qui a demandé «les soins de confort» au CHSLD où elle (sur)vivait depuis un an. Pour ma part, je ne peux absolument pas envisager vivre dans un tel endroit.

    C’est une amie qui m’a parlé de vous et je découvre en vous lisant qu’en Suisse, il est possible de choisir le moment de sa mort, avant d’être malade, dans un état de dépendance ou dans des souffrances atroces. Est-ce bien exact?

    J’ai beaucoup d’admiration pour votre démarche… est-il possible de connaître le cheminement précis à effectuer afin d’obtenir le suicide assisté? Si je ne tombe pas malade, j’ai encore de belles années devant moi, mais hier, j’avais besoin de poser un geste concret afin d’entreprendre une démarche analogue à la vôtre. J’ai ouvert un compte de banque pour couvrir les frais éventuels d’un voyage en Suisse…

    D’autre part, je me demande par quels chemins je pourrais m’impliquer ici afin de faire bouger les choses… depuis quelques temps, je cherchais à embrasser une cause humanitaire: en voilà une qui me touche profondément. Je serais prête à en faire une mission de vie!

    Je vais continuer de vous lire et je vous remercie de partager avec nous votre expérience. Pour ma part, votre témoignage a soulagé une grande inquiétude.

    1. Il y a trois associations en Suisse qui aident les étrangers : lifecircle à Bâle , Ex International à Berne et Dignitas à Zurich . Vous trouverez leurs coordonnées sur Internet

      1. Je vous remercie infiniment!
        J’ai découvert hier le site de Dignitas et je lis présentement leur protocole de fonctionnement.
        Encore une fois, merci. Je vais continuer de vous lire.

      2. J’ai imprimé et lu les informations…Mais je me pose toujours une question : est-il possible de demander le suicide assisté avant d’être très malade? Faire seule toutes les démarches législatives, puis quitter le Québec pour la Suisse demande une certaine énergie…

  30. Madame
    je salue votre élégance et votre grâce….
    Je viens de vous entendre parler de la joie que vous eprouveriez “à sucer des bites pour l’éternité…” (je vous cite) tout en expliquant que “ces bites” doivent être jeunes et vigoureuses et d’âge limite de 40 ans.

    Peut-être avez-vous perdu toute notion de décence qu’une dame de votre âge doit savoir garder surtout que vous portez la croix (!) autour du cou, voire tout simplement d’avoir du respect pour les hommes et soit dit en passant pour vos propres garçons qui ont plus de 40 ans (je vous cite encore) et que vous dites avoir “fait pour votre plaisir”.

    Vous êtes à vous toute seule, la synthèse de tout ce que nos sociétés ont engendrés de plus auto-centré, narcissique et égoïste.
    Il n’y pas de haine de mon côté quand je vous entends parler j’ai au contraire de la peine pour vos enfants et pour votre âme.

    Regardez vous dans le miroir car vous êtes non seulement terriblement Narcissique mais aussi Perverse ne vous en déplaise !
    assumé-le jusqu’au bout… la Perverse Narcissique que vous êtes !

    Vous effacerez certainement ce message mais les mots resteront en VOUS car ils vous auront – l’espace d’un instant – dévoilé à vous-même !

    Changez pendant qu’il en est encore temps…
    Vos contradicteurs ne souhaitent que votre mort moi je souhaite votre vie !
    La Vie est sacrée et à ce titre n’est pas un bien de consommation dont on peut disposer.

    1. Je n‘ efface
      pas car je souhaite vous répondre . Je plaisantais sur Kombini . J‘ ai
      passé l‘ âge de toutes ces pratiques sexuelles et depuis belle lurette . Je ne suis pas une vieille dégoûtante . C‘ est l‘ humour irréverent des Parisiens

    2. Cher Monsieur,
      Suis effaré de votre commentaire, qui parle “d’un âge de la décence, donc de l’indécence”, ce dont je déduis que vous devriez avoir un âge certain.

      D’autant plus que, et bien que jurant que non, vous intimiez cette dame à changer “pendant qu’il en est encore temps”, comme si les convictions que l’on vous avez injectées vous donnaient le droit de juger les autres. De quel temps parlez-vous?

      Cette dame a le courage de ses opinions et de ses convictions et je ne la connais pas, mais la traiter de perverse-narcissique me parait un raccourci plus qu’abusif.
      Et même si elle l’était, êtes-vous aussi intime pour le publier?
      Et quand bien même intime, vous sentez-vous le droit de le publier?

      Je laisse ces commentaires au choix de la bloggeuse, car il n’est pas dans mon but de polémiquer, mais, intéressé par la problématique, et aussi par son traitement médiatique, je lis un peu son traitement “médiatique”.

      Sans rancune et bien à vous cher Monsieur

      1. P.S. Ne suis pas psychiatre, mais à mon avis, un(e) pervers(e) narcissique (et j’en ai connu) ne prendra jamais le risque de se faire écharder sur les réseaux sociaux, comme sans doute doit en souffrir cette dame de courage.

        Mais suis d’accord avec vous pour “l’élégance et la grâce”
        😉

    3. Oui Monsieur, la haine n’est pas formulée ouvertement dans vos paroles, mais vous donne l’élan à ce discours moralisateur et condamnatoire. Ne vous faites cependant pas d’illusions, vos propos ne resterons pas gravés, ils appartiennent à la vieille garde qui se parfumait d’encens pour couvrir la mauvaise odeur. Ceux-là même qui souffraient et ont fait souffrir leurs semblables pour tenter de trouver une issue à leur tourment. Et c’est bien là le début de la perversion, pas celle que vous montrez du doigt, qui est inoffensive, mais la vôtre que vous voulez partager dans votre mal-être. Voyez combien l’auteure de l’article est à l’aise pour parler de l’humour irrévérent des Parisiens, prenez-en exemple pour vous sentir plus en paix vous aussi dans votre monde, agenouillez-vous à la maison afin de solliciter de l’aide…

  31. Chère Jacqueline,

    Je rends hommage à votre combat courageux que je partage.
    Quant aux forcenés de la vie, on aimerait les voir au seuil de leur existence.
    Peut-être changeraient-ils d’avis? 🙂

    Bien à vous,

    JLB
    https://rigaut.blogspot.com/

    “On attend la mort quand on ne peut plus rien attendre de la vie. Si les lois étaient faites par des hommes charitables, on faciliterait le suicide de celui qui veut s’en aller. Je n’ai jamais compris l’obstination avec laquelle les vivants retiennent dans leur agréable société le malheureux qui voudrait mettre une fin définitive à ses maux physiques ou à son désespoir. Le désespéré parvient parfois à s’évader. Mais dans bien des cas, la fuite est impossible : des philanthropes surveillent celui qu’ils ont condamné à vivre. Je voudrais que le plus pauvres des hommes fût au moins le propriétaire d’une chose : de sa peau. Les malheureux n’ont pas demandé à venir dans le monde de la lumière. Qu’ils aient au moins le droit de s’en aller.” (Henri Roorda)

  32. Bonjour,

    Je ne vous trouve pas narcissique, loin de là. C’est très bien que vous soyez face à la Mort et que vous choisissez la date de votremort. C’est une sacrée dose du courage car très peu de gens n’ont pas peur de la mort. C’est quelque chose vraiment très difficile car la Mort, c’est la fin de tout. Il n’y a pas l’au-délà ( mon opinion). Vous avez eu la vie qui vaille la peine d’être vécue. Donc vous vous estimez que vous avez assez vécu donc c’est logique de certaine façon.

    Mais il y a une chose qui me turlupine beaucoup mais il vaut mieux que les médécins eux-même donnent leur avis sur ce sujet difficile et houleux.
    Pour moi, le rôle des médécins est soigner, soulager les maux , les problèmes de la santé. Donc leur rôle n’est pas vraiment donner la mort aux humains vivants. Est-ce que ce serait mieux qu’il y ait un nouveau métier spécifique qui consiste d’accompagner les patients vers la mort ? Ce sera intéressant… Car il y a plusieurs médecins qui respectent le serment de hippocrate qui interdise de tuer ce que soit si je me souviens bien. Cela a posé des problémes de conscience chez les médécins. Qu’en pensez-vous ?

    1. Si le médecin a une véritable vocation , il sait qu’ il doit accompagner son patient jusqu’ au bout . Donc , tout faire pour le guérir . S’ il n’ y arrive pas , tout faire pour soulager ses souffrances ( soins palliatifs ) et si ce n’ est pas possible , le délivrer Ce n’ est pas “tuer” On ne “ tue “ pas son chien lorsqu’ on le fait endormir par un vétérinaire .

      1. Quoique tout à fait en faveur du suicide, je comprends mal votre insistance à vouloir user d’euphémisme.

        Évidemment que faire piquer son chien, c’est le tuer. Tuer c’est tout simplement mettre un terme à la vie. Et oui, c’est violent, comme l’est la vie.

        1. Tuer implique infliger la mort à quelqu‘ un sans son consentement. C‘ est violent , quoi que vous disiez . Aider quelqu‘ un à mourir en lui procurant une mort douce , c‘ est répondre à la demande d‘ un être en souffrance . Pas du tout pareil .

    2. Pour répondre à votre question pour le métier spécifique ce serait bien : “bourreau”
      Décider de contrôler à ce point c’est justement avoir peur de la mort (mon opinion)
      Lorsque l’on a eu la chance d’avoir une vie riche, il pourrait être généreux de faire profiter de son expérience et de ses connaissances ceux qui n’ont pas cette chance. Tant de jeunes aujourd’hui sont dans le désarroi, financier et moral…Mais leur dire que la solution c’est se tuer lorsque l’on vieillit … pas certain que cela va leur donner l’envie de se battre pour avoir une vie meilleure en attendant…Certain pourraient même se dire Bof à quoi bon lutter de toute façon la date de péremption est proche….

  33. Je connais le cas de médecins généralistes qui ont refusé d’être “référent” pour des membres d’Exit, sans pour autant désapprouver le choix de leur patient(e). Simplement parce qu’ils ne se sentaient pas prêts à assumer ce rôle. Ces personnes pouvaient alors évidemment choisir un autre médecin ou un second en parallèle. Le refus est honnête, et je pense au contraire que le bon médecin est celui qui connaît ses limites, sa vocation reste entière dans ce qu’il peut faire. Le médecin “idéal” adapté à chacun n’existe pas, parce que c’est un être humain aussi, à côté de ses connaissances et de l’exercice de son métier (comme tout le monde heureusement). En ce qui concerne le sens de “tuer”, je suis d’avis de laisser à ce mot sa définition, qui est “ôter la vie”. Justement pour en élargir la portée et s’en donner le droit. La définition de tuer ne s’oppose ainsi pas à “délivrer”, tout comme “tuer” en cas de légitime défense reste compréhensible dans sa formulation. Sinon il ne serait pas même possible de discuter des limites de “tu ne tueras point”, par exemple… Si je veux abréger les souffrances de mon chien, oui, je le tue. Et j’expliquerai pourquoi à ceux qui me hurleront “Vous l’avez tué !..”

    1. Tuer , c’ est un mot très violent qui ne correspond pas à l’ aide d’ un médecin ou d’ un vétérinaire . On tue lorsqu’ on assassine des gens qui n’ ont rien demandé . Les bombes qui sont tombées sur Rotterdam , Dresden ou Hiroshima ont tué des innocents . Les guerres de religion aussi . Le Vatican ne proteste jamais pour condamner les meurtres perpétrés en son nom . Cependant , délivrer un grand vieillard ou un malade incurable , c’ est encore suffisant pour rayer un médecin de cet ordre des médecins français qui rechigne à toutes les avancées sociétales au nom de la déontologie encore médiévale , qui ne sert qu’ à les protéger , eux .

      1. Je vous remercie d’avoir pris la peine de répondre à mon commentaire, parce que je m’écarte peut-être trop du sujet principal pour lequel vous militez. Et il est vrai qu’employer le mot “tuer” pour “délivrer” une personne qui souffre ne contribuerait pas à apaiser les esprits. La vision du médecin qui s’oppose à l’acte de délivrance a bien le sentiment de “tuer”, il défend un corps qui persiste à vivre envers et contre tout, et contre ce corps l’acte reste violent, une violence “contre la vie”. Et vous répondrez “ce n’est pas de la violence parce que…” Alors allons un peu plus loin, le corps humain agit pour se maintenir en vie, mais s’opose en même temps à une intervention médicale destinée à éviter un handicap, soit protéger la qualité de cette vie pour la personne, parce que de cela la nature ne s’en préoccupe pas. Tout comme de la souffrance vers la fin. Dans le cas de l’intervention précitée, le médecin est d’accord d’agir contre le corps : Une incision du tympan pour qu’il ne soit pas détruit par une infection mobilise un système de défense immédiat au niveau cellulaire. Il en est de même pour ce qui est du rejet des greffes, etc. Je considère ainsi qu’interrompre la vie est une violence totale mais salvatrice, il s’agit bien de “tuer”. Les mots qu’on emploie ne permettent que d’approcher le sens que l’on veut donner à nos paroles, leurs définitions restent attachées aux représentations anciennes et parfois évoluent, ce qui peut créer des malentendus. Le language sert à communiquer et se comprendre, et en même temps il peut être un carcan. Quoi qu’il en soit sur ces efforts que nous faisons pour tenter de mieux exister avec et parmi les autres, je salue bien votre action positive.

      2. Tuer est le mot qui convient lorsque l’on ôte la vie. Sans jugement de valeur. Assassiner, assassin, meurtrier apportent déjà un jugement de valeur avec des nuances.
        Les bombes ont assassiné et les commanditaires étaient des meurtriers.
        Les médecins sont des humains qui doivent agir en leur âme et conscience et beaucoup aident les cas désespérés à partir en douceur, au cas par cas dans l’intimité des échanges entre être humain. Vous mélangez les genres dans un gloubiboulga propre à notre époque.
        De quels meurtres perpétrés au nom du Vatican parlez – vous ? Pourquoi ne parlez vous parlez vous pas des meurtres d’aujourd’hui perpétrés par des états soit-disant “démocratiques” pour des intérêts financiers ? Les milliers d’enfants Irakiens sont morts grâce à une fiole agitée par un politique Américain qui voulait une guerre à tout prix….Un exemple parmi d’autres…
        Quelquefois il vaut mieux ne pas penser du tout que de ne pas penser assez.
        Sans aucune haine ni insulte mais dans un langage direct, j’espère que nous pourrons dialoguer.

        1. Monsieur Vialet est un être supérieurement intelligent que les petites misères du bas-monde n’effleure pas… Peu lui chaut qu’un intellectuel reconnu, mal-voyant et impotent, soit obligé de se défenestrer d’un hôpital public (Mai 2017)…. Ce Monsieur Vialet n’a sans doute pas de proches, souhaitons lui donc “le petit Jésus”…
          Nota= il va crier à la mythologie: “”comment peut-on avoir la force de se défenestrer quand on est impotent?”” Devine!

  34. Actuellement nous demandons l’aide d’un médecin, a travers une association ou pas, de nous aider a bien finir notre vie si nous jugeons celle ci insupportable
    Je peux comprendre que certains medecins s’y opposent car ils ont l’impression de tuer
    Notre société est de plus en plus liberticide
    Il y a un certain nombre d’années deux journalistes ont fait paraître un livre: suicide mode d’emploi
    A l’époque on disposait de barbituriques pour le faire et la méthode etait imparable
    Depuis presque tous les médicaments ” dangereux” ne sont plus vendus et ne sont plus produits pour les officines
    Le commun des mortels ne peux plus donc se procurer ces substances pour pouvoir se suicider sans se rater et ce sans l’aide de médecins
    Mais ce temps est révolu et seuls ceux qui ont des relations avec certains medecins peuvent peut être encore le faire …
    C’est pourquoi certaines associations etrangeres se proposent de le faire et c’est une solution pour tous ceux qui désirent terminer leur vie dans les meilleures conditions possible
    Hélas cette solution n’est pas accessible a tous
    c’est pourquoi espérer qu’une médecin aide ceux qui souffre a finir dignement leur vie n’est pas un crime puisqu’il apparaît que c’est la seule solution pour le faire sans se ” rater “

  35. Les référendums d’initiative populaire en Suisse sont effectivement fort utiles … En France, pour envisager un référendum, il faudrait que celui-ci soit soumis par le Président sur proposition du gouvernement (ne rêvons-pas) ..mais pas à l’initiative des citoyens et là ne rêvons (toujours) pas puisque – sauf erreur de ma part- les deux projets de loi s’y rapportant du temps de F. Hollande n’ont pas été votés.
    Dans l’Hexagone, il faut donc crier haut et fort ce que nous voulons pour espérer qu’un jour …

  36. Bonjour Madame, je suis bien contente de vous avoir entendu, par hasard sur You tube. Vous avez conforté ma pensée. Il n’est pas simple en France de parler de mort, et encore moins d’évoquer la sienne quand on est une femme en bonne santé. Choisir de mourir debout, j’aime cette phrase elle reflète la vision de mon départ sur terre. Je ne suis pas croyante. J’aimerais revenir sous la forme d’un animal, peut-être un chat ? Je m’interroge sur la réincarnation.
    Néanmoins, comment programmer le jour de sa mort si je n’ai aucune pathologie médicale, hormis la vieillesse ? Je vous remercie pour votre réponse.
    Bien cordialement
    Claudia

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