Je voudrais préciser que c’ est une cause pour laquelle certains de nous militent en Suisse . Pas tout le monde n’ est d’ accord sur ce qu’est un suicide de bilan . Ni à partir de quand on peut être considéré assez âgé pour faire ce bilan .
Je voudrais répondre à ces deux questions : l’ âge , en premier lieu . Si on divise la vie en quatre saisons , l’ hiver serait à partir de 75 ans ( si on imagine une vie de 100 ans ) et sachant que le printemps ne reviendra pas , on n’ a pas forcément envie de vivre l’ hiver de sa vie , avec son cortège de souffrances et de privations . Le bilan , on doit le faire pendant qu’on a encore sa lucidité et sa capacité de discernement . Plus on avance en hiver , plus les nuages viennent brouiller notre esprit . Donc , ce suicide de bilan , on ne peut le faire que si on a l’ esprit clair et qu’on a atteint l’ hiver de sa vie . C’ est un choix légitime et même si la plupart d’ entre nous en font un autre , je voudrais le défendre ce choix , qui est le mien : partir au bon moment après avoir vécu le printemps , l’ été , l’ automne et le début de l’ hiver . Je suis un arbre dépouillé de ses feuilles, qui ne repousseront pas . Que faut- il encore attendre ? Que je m’ effondre sous un vent glacial ou que je puisse encore faire mes adieux , digne et debout ? Voilà l’ explication pour le suicide de bilan d’ une personne âgée . C’ est assez simple, au fond . La vie n’ est pas une obligation et si elle cesse d’ être active et multicolore , à quoi bon vouloir absolument la prolonger ? Un suicide violent est terrible pour les proches . Pourquoi leur infliger un tel spectacle ? Je ne fais pas de prosélytisme . Je parle pour moi et pour tous ceux qui pensent comme moi , mais n’ osent pas le dire car nous vivons dans une société qui préfère la vieillesse et la maladie à la mort . Pourquoi pas ? Nous sommes libres de nos choix . Je n’ aime pas être malade . Je n’ aime pas être vieille . Etre morte ? Je le serai quoi que je fasse . Autant sauter les étapes de la maladie et de l’ extrême vieillesse . Ma décision , mon choix , mon bilan .
Bravo Jacqueline,
Toujours les mots justes, la pensée construite, et cette imparable réflexion. Merci !
Bravo oui !
Mais pourquoi mes deux commentaires signés L.D. et Sylvie
(prénom usuel) ne sont pas publiés ?
Cordialement,
L.D.
qui gère le blog de jacqueline jencquel maintenant qu’elle est décédée?
merci
Bonjour,
Ses fils nous ont mis un petit mot de
remerciements et je pense que ceux qui ont aimé Jacqueline et son
blog ont à cœur de laisser son blog
ouvert, pour le relire et ne pas oublier
Jacqueline (je suis encore triste mais
elle avait tellement raison !)
Son amie Nathalie Andrews de
l’Association Le Choix garde un œil
Je crois sur le blog.
Cordialement
Bonjour, sans certitude, je crois que c’est son fils…
Bonjour madame. J’ai 54 ans et je sais que quand je serai vieux, le problème se posera aussi. Je partage donc entièrement votre avis. Salutations. Nicolas.
Salutations,
Si la maladie, la souffrance, la vieillesse rendent ”indignes” alors, la Vie est ”indigne”…Car tout cela fait partie de la Vie…..
La dignité se retrouve dans le REGARD de l’autre….
Se sentir un fardeau est un véritable ”manque d’amour”…de soi et des siens.
Le courage, c’est de terminer la course…..car notre passage sur terre est ”court” par rapport à l’éternité. Qu’on y croit ou pas, ça ne l’empêche pas d’exister…..
Tout a fait
La vie à ses hauts et ses bas, elle peut rendre digne et indigne…
La vie n’est pas une ligne droite où rien ne bouge. Tout se passe par périodes, circonstances et selon le tempérament et vécu de chacun.
Vous dîtes « Se sentir un fardeau est un véritable ”manque d’amour”…de soi et des siens. »
Pour vous !
Pour une majorité de personnes, la souffrance, la vraie, est insupportable. En étant le miroir de l’autre, nous lui renvoyons l’image de la souffrance. Elle est donc insupportable pour l’autre, si l’autre est sensible.
Le couple qui s’aime véritablement, il est 1 ! En général, l’un ne peut vivre sans l’autre. Cela existe, mais c’est rare.
Les enfants et la famille proche ?
S’ils sont sensibles avec une intelligence aiguisée, ils comprennent, intègrent, respectent le choix du parent qui veut finir libre.
C’est tout de même mieux que s’il se suicidait sans ne rien dire à personne !
On peut s’aimer et aimer comme la plupart des êtres, et être conscients…c’est à dire préférer partir avant de se haïr, avant de faire du mal…C’est LUCIDE. C’est le respect de soi et des autres !
Le courage, c’est de terminer sa course… dîtes-vous.
Il faut un COURAGE INOUÏE pour se préparer et mettre un terme à ce corps qui est là pour faire nos expériences terrestres…
On peut aussi dire que terminer sa course comme vous l’entendez, « à l’aveuglette »… soit d’un arrêt cardiaque ou dans une longue souffrance, en se « débarrassant » de son corps dans les bras des autres, et ou dans une structure spécialisée, c’est être faible et inconscient.
En écrivant, « Se sentir un fardeau est un véritable ”manque d’amour”…de soi et des siens. »…ET « Le courage, c’est de terminer la course… car notre passage sur terre est ”court” par rapport à l’éternité.» (court pour vous, et long pour d’autres), sur le blog d’une personne courageuse et honnête comme l’est Jacqueline, c’est vouloir blesser.
Nous ne faisons pas tous les mêmes expériences.
Certains, voire beaucoup, ont envie de terminer leur vie avant d’être complètement des estropiés, ou le cerveau hs par la morphine et comme un poireau. Si c’est ça la dignité…
Jacqueline a décidé d’arrêter ses expériences pour les raisons qui lui appartiennent. Elle doit se préparer pour cela. C’est un destin plus consenti qu’un destin subi. Respect ! Elle écoute son ressenti plutôt que son mental construit avec et sur la pensée des autres…
Maintenant, s’il y a un véritable destin, des forces inconnues (qui sait), et qui décident de la faire partir avant ou après, nous le saurons le moment venu.
C’est ainsi que je pense, cela n’engage que moi.
Dans sa motivation, sa volonté et son courage, elle a réalisé qu’une loi serait indispensable pour ceux qui souffrent psychologiquement et ou physiquement.
Pour les séniors, également, à partir de 75 ans, et qui ont envie d’arrêter leurs expériences.
C’est généreux de penser aux autres dans ce monde si individualiste.
Pourquoi blesser ? Pourquoi vouloir casser ce que les autres font ?
Vous aimez-vous vraiment ? Vos écrits ne donnent pas cette impression.
Peut-être projetez-vous votre propre état ?
On croit s’aimer et aimer, on se croit plus fort que les autres, courageux et indépendant, que l’on oublie qui on est véritablement.
Que vous soyez d’accord ou pas sur l’IVV, c’est votre droit.
Une loi ne vous obligera pas à faire un IVV.
Cette LOI est INDISPENSABLE pour nous, humains !
Après, chacun fait comme il l’entend.
Merci Noëlle pour la réponse que vous avez apportée à Miche car ses propos m’ont stupéfaite et m’ont remplie d’indignation. Grâce à vous, je retrouve l’apaisement. Il est évident que cette personne ne connaît rien à la souffrance des condamnés qu’ils soient malades ou aimants et qu’il ne débite que de la morale à trois sous. Merci encore de tout coeur !
Bonjour ,
Je suis comme vous ** je remercie Noëlle pour la réponse à Miche **** je ne pensais pas que l’on pouvait venir sur ce blog pour polémiquer sur un sujet aussi sensible **on peut ne pas être d’accord sur la fin de vie de chacun et chacune mais en aucun cas venir écrire des choses aussi méchantes .pour ma part je viens chercher des réponses à ma propre situation et le courage de Jacqueline nous donne a réfléchir sur ce que nous attendons ici *** des informations , de l’aide à prendre la bonne décision *** pourquoi pas se remonter le moral entre nous qui sommes quand même lier par le même sujet .
Alors évitons ce genre de propos Miche et ayez un peu de compassion .
Bonne journée
Courages à toutes et tous
Danielle
Personnellement je ferais comme les inuits. Je n’ai pas demandé à naître, et même si je suis contente de ma vie cela m’horripile de penser que les autres puissent m’empêcher de partir quand je déciderais que l’hiver devient trop fort. J’ai assumé jusqu’à maintenant les responsabilités de la vie, soins des autres, charge des enfants, aide financière, gestion du travail et des employés que j’ai eu. Ceci étant derrière l’âge venu je ne vois pas pourquoi on devrait m’empêcher de tirer ma révérence quand je le veux et pour les raisons qui me seront propres.
Le tabou avec des racines judéo-chrétiennes est très ancré. On oublie que l’être humain avait une valeur marchande et qu’il fallait l’empêcher de se tuer, le suicide a été considéré comme un crime passible de prison jusqu’à la fin des années 50 en Europe. Et avant on mourait avant….maintenant on vous maintient parfois dans des états…. , et se sont les autres qui ne veulent pas vous laisser partir. Quand on est mort , on est mort et basta. Je me souviens d’un reportage fait en Suisse, avec des interviews de personnes souhaitant utiliser Exit. Une dame très âgée et qui avait déjà eu un avc se voyait dire par sa fille qu’elle était egoiste de souhaiter partir avant de risquer l’handicap total. Une autre dame, dont le mari n’avait pas pu agir à temps et qui se trouvait aphasique et impotent, disait qu’elle trouvait sympa de pouvoir occuper son temps a venir le visiter de temps en temps et que c’etait bien qu’il n’ait pas eu le temps d’agir!
Non , je refuse cela, et je ne prendrais pas le risque d’en arriver là. Si le suicide assisté ne devient pas possible, ce sera la méthode inuit , je vous le dit.
@Forcada
Bravo Forcada pour votre commentaire
plein de bon sens et nourri par
l’expérience. C’est sûrement difficile
de faire admettre qu’il serait bien
plus humain à tous points de vue
de laisser les gens âgés décider du
moment où trop c’est trop ! Si on
posait cette question à plein de
gens âgés, malades ou non, on
serait surpris du résultat ; en fait, il
faudrait faire des sondages et des
émissions télévisées comme en
Suisse. Pour ma part, je ne sais pas
quel âge j’aurai quand “trop sera
trop” mais j’espère bien pouvoir
avoir le choix un jour. Il faudrait
que ce débat de société se fasse
au grand jour, au même titre que
la discussion sur les retraites ou sur
la dépendance. Le sujet deviendra
moins tabou quand tous y participerons.
Cordialement
Bonsoir Miche,
Comment pouvez-vous être si cruel dans vos propos vis-à-vis des personnes en souffrance (malade et leurs aimants). J’ai vécu trente ans avec un homme formidable et dès la première rencontre nous nous étions promis de vivre centenaires tous les deux ensembles et malgré les mises au points que tout bon couple connaît, les choses n’avaient pas changé : nous devions partir ensembles à plus de 100 ans. La Vie (la vraie vie) en a décidé autrement et tout a basculé pour lui en janvier 2018 : fatigue intense, migraines, insomnies suivies d’un véritable épuisement puis fin mars une mauvaise radio suivie début avril d’une admission en hôpital avec examens traumatisants puis opération puis fin avril annonce d’une maladie en phase terminale avec évolution très rapide. La suite de cette histoire : des mois où il a vécu sous semi-coma à cause des traitements et des anti-douleurs puissants, où j’ai pu m’arranger pour quitter un emploi et liquider tous les congés possibles sur l’autre y compris les arrêts maladie pour prendre soin de lui, l’accompagner et guetter la moindre parcelle d’éveil , des mois où je suis allée tous les jours à l’hôpital lui parler même quand il dormait et lui faire des massages anti-escarres, des électrodes pour stimuler sa musculation, lui apporter les moyens d’écouter de la musique et lui faire lire les témoignages de soutien des amis, des mois où j’ai pris soin de lui à domicile lors des hospitalisation en soins palliatifs (repas – toilette – change – massages – soins) où à chaque instant j’ai cultivé espoir et optimisme qu’il s’en sorte. Je lui ai raconté nos meilleurs et nos pires souvenirs, je lui ai préparé tous les plats qu’il souhaitait alors même qu’il ne mangeait plus. Après 12 mois où nous avons vécu de brefs moments de bonheur, la situation s’est dégradée car en hospitalisation et suite à un incident grave il a été refusé en réanimation (pas de place pour les soins palliatifs) ce qui a laissé des séquelles très lourdes à gérer mais il est revenu chez nous. Les deux derniers mois sa vie a décliné mais sa dignité a été de ne pas vouloir vivre de façon indécente, de refuser l’incontinence et le fardeau que ça générait pour moi, l’alitement à vie et la nourriture par perfusion. Sa dignité a été de ne m’avouer qu’à son dernier jour de vie qu’il souffrait horriblement depuis longtemps et il aura tout fait pour me protéger de ses douleurs durant quatorze mois. Il est mort chez lui dans son environnement, juste près de moi et je suis heureuse qu’il en fût ainsi même si pour moi cette période a été un fardeau (déf. Petit Robert : une chose pénible qu’il faut supporter) car il s’agit bien d’une réalité que j’ai vécue avec lui liée à des causes extérieures et il n’a sûrement pas manqué d’amour et d’attentions ni de ma part, ni de ses amis, ni de nos enfants. J’ai porté le fardeau, oui mais n’en ai aucun regret car ce n’est pas lui qui me l’a mis sur le dos et il le savait bien, je l’ai fait parce que cela coulait de source en accord avec tout ce qui était ma vie de couple avec lui tout simplement.
J’ajoute que si en France nous avions droit au suicide assisté, les choses se seraient passées bien différemment et bien mieux pour tout le monde. Nous aurions pu parler tous les deux d’une évasion possible ensembles (ou pas mais ça pouvait se discuter), l’expliquer à tous nos proches et en faire (pourquoi pas ?) un moment d’adieux festifs. Au lieu de ça, nous avons vécu plus d’un an de dépendance vis-à-vis d’un milieu médical pas toujours clair, déstabilisant, intrusif voire directif, à subir une situation que nous avions du mal à gérer émotionnellement ou de façon raisonnée. Avec un suicide commun discuté, tout aurait pu être vraiment DIGNE et vivre le PARTAGE DANS LE REGARD DE L’AUTRE.
Dernier mot, je ne crois pas du tout à l’éternité qui laisser supposer l’existence d’un dieu après la mort qui elle est inéluctable. Tout ce qui existe appartient au monde vivant et l’énergie comme la matière reviennent dans le cycle.
Et puis terminer une course ne me semble pas être une valeur de quoi que ce soit. Le courage est bien ailleurs.
Bonsoir Marie-claire,
,
.
Quel beau récit malgré tant de souffrances durant 14 mois ! Je peux imaginer…
Votre histoire est celle de deux êtres qui se sont véritablement aimés.
C’est remarquable et puissant.
Votre promesse lors de LA rencontre est si tendre qu’elle a éclairé mon visage
Vos 30 années d’expériences, ensemble, doivent maintenant être porteuses de paix.
Nous avons tellement appris à nous culpabiliser que nous pensons souvent, “j’aurais pu faire ceci”, “si j’avais fait cela, il ou elle serait peut-être encore là”, etc., etc. Mais non, nous ne sommes que des poussières d’étoiles devant les forces de la nature.
Ne nous culpabilisons jamais…ce qui doit arriver, arrive !
J’ai le sentiment et le ressenti que vous êtes restée pour l’aider à continuer son chemin.
La mort du corps n’est pas une fin, selon ma vérité, uniquement la mienne.
Je n’ai pas de religion, je ne crois pas à un dieu qui chapeaute 7,7 milliards de personnes. Pour moi, c’est d’un ridicule…
Mais je sens Dieu en moi ! Je le dresse et redresse, et il me dresse et redresse.
Cela me fait rire.
Votre commentaire m’a fait penser au livre d’Arnaud Desjardins : ‘Pour une vie réussie, un amour réussi’.
Merci à vous toutes et tous pour ces partages si précieux.
Bon week-end.
Noëlle
Je suis pour le suicide assisté mais
nous l’obtiendrons avec les cas de
personnes souffrantes ou très âgées.
Le fait d’être relativement jeune et
relativement en bonne santé ne fait
pas avancer la cause, au contraire…
Bonsour et MERCI effectivement pour ces mots dont( Ma décision, Mons choix, Mon bilan ) sans les maux***Cordialement
Je trouve votre démarche et votre réflexion très intéressante. Je suis à l’automne de ma vie une vie plutôt agréable et lumineuse et un automne ensoleillé avec un soleil qui commence a baisser mais bien présent.
J’espère que quand viendra l’hiver la cause que vous défendez aura avancé et aura des traductions concrètes dans la législation. Merci de faire avancer cette réflexion et ce combat.
Deux remarques me viennent:
– il y a un phénomène générationnel , auparavant les personnes mouraient peu de temps après leur retraite ( c’est à dire le moment ou ils devenaient peu utiles socialement) maintenant les gens trainent sans grande pathologie ( je précise que je suis médecin) mais avec une dégradation lente. Et l’hiver dure encore plus longtemps et devient de plus en plus rude.
– il me semble me souvenir que les vieux inuites quand ils ne se sentaient plus utiles se laissaient tomber du traineau dans la neige …
Oui , c’ est vrai . Il fallait du courage pour être un Inuit !! Les vieux loups s’ éloignent de la meute pour mourir aussi .Nous prolongeons la vie , car les vieux sont une source de revenus pour les laboratoires pharmaceutiques et les Ehpads ( en France ) EMS en Suisse . La grande différence , c’ est qu’ un EMS suisse laisse entrer Exit si un patient le demande . En France , la mort reste un tabou et pourtant , tout le monde sait que personne ne sort vivant d’ un Ehpad .
Madame, je suis en total accord avec vous vos mots nos choix notre liberté de décider j ai 53 ans et ma décision est prise je veux mourir dans la dignité mais je n ai aucune idée de la démarche à suivref
je vous répondrai par mail
Si je n’ai pas de cancer mais quelques pathologies (je ne veux pas être une charge) qu’elle est la marche à suivre pour partir quand je le déciderai sans que mes enfants aient le traumatisme de découvrir un suicidé. Je voudrais qu’ils ne soient prévenus qu’après la création
Trois associations suisses aident les étrangers , sauf que ”
ne pas vouloir être une charge ” n’est pas une raison acceptable . Il faut souffrir d’ une maladie incurable ou de polypathologies invalidantes liées à la grande vieillesse .
Réaction de Mme Elke Baezner contre la plainte de la Commission de Bioéthique de la Conférence des Evêques Suisses CES
A hurler !
On peut décrire les pires crimes dans les moindres détails, on peut étaler des histoires et des images détaillées de sexe sans retenue, chaque soir à la TV, on nous sert du “sexe and crime” durant des heures à vomir, on ne punit pas les producteurs de films pornographiques et pire, de la pornographie avec des enfants, tout juste ceux qui les distribuent, sans jamais faire le rapport entre ces images et l’incitation à comettre ces crimes dans la réalité. Et on n’a encore jamais lu une seule phrase de protestation des églises, toutes religions confondues, et surtout pas des Catholiques, contre ces horreurs !!! Une disproportion éhontée.
Mais les mêmes représentants de l’Eglise Catholique osent parler de “banalisation et incitation au suicide assisté”, du “risque d’imitation”, d’utiliser le terme d’ “euthanasie active” contre toute vérité. Ils prétendent que l’avis d’une personne saine d’esprit, capable de discernement et suffisamment âgée pour savoir de quoi elle parle, qui explique calmement ses raisons de raccourcir sa fin de vie pour des raisons qui lui sont propres, sans mettre en danger quiconque, ne compte moins que le leur. Nous ne sommes plus, aujourd’hui, des sujets des églises ! Il est scandaleux que la Conférence des Évêques Suisse, CES, ose prétendre que ces quelques lignes sérieuses dans un journal sérieux, sans images, que ce texte devrait être supprimé et le journal blâmé, en invoquant la déontologie journalistique.
Luttant activement depuis plus de 30 ans pour le droit à l’autodétermination de toute personne capable de discernement et consciente de sa responsabilité, mais souffrant d’une maladie inguérissable et/ou de poli pathologies de plus en plus lourdes, correctement informé de son état et des options de traitement, j’exige, nous exigeons de décider seule de la fin de notre vie avec des méthodes qui ne mettent en danger personne d’autre. Je proteste de toutes mes forces contre cette inégalité de traitement de la part des Eglises et de certains politiciens. Heureusement que le Conseil de la Presse a remis les pendules à l’heure.
Chère Madame,
À quel âge pensez-vous devoir
choisir votre fin de vie ? Vous
semblez bien sur les photos…
Je vous approuve mais j’attendrai
pour ma part plus tard que 75ans
sauf maladie et déchéance..
Pouvez-vous me répondre
sur mon mail ? Êtes vous
Suisse ? Merci beaucoup.
Lydie
Je reprends mon commentaire. Je viens de
lire beaucoup d’articles et
vues des vidéos. Je pense
que la cause du suicide
assisté réussira davantage
s’il s’agit de gens
malades ou très
âgés et souffrants.
Des gens qu’on a
envie de plaindre.
À 90 ans mon père
souhaitait mourir
car il avait plusieures
polypathologies.
Il n’a pas pu, bien
sûr, et il est mort
en souffrant d’un
œdème du poumon
qui est comme une
noyade. Ceci devrait
être un argument
pour le suicide
assisté. C’est dans
ce sens qu’on
l’obtiendra…
J’ai ma réponse maintenant
et je pense que le suicide
assisté ne sera pas accordé
sur des idées de mort
volontaire à un âge si jeune
sans pathologie douloureuse et grave
mais réservé pour les
vieillards souffrants
qui souhaitent abréger
leurs douleurs et leur
déchéance. C’est la
lutte qu’il faut avoir
en France. Mais vous
êtes résidente Suisse
donc vous avez la
facilité pour le faire.
Ne pas le médiatiser
éviterait de faire
changer l’opinion des
Suisses sur le suicide
assisté, ce n’est pas
une loi mais une
tolérance, rester dans
une juste mesure
ferait plus avancer
la cause…
Cordialement
Bonsoir,
Je pense qu’en France le suicide
assisté sera accordé pour les
gens souffrants et/ou très âgés.
Les personnes qui veulent anticiper la vieillesse ne feront
pas avancer les choses. Réclamer
cela va plutôt aller à contre courant… Faisons évoluer les
mentalités, bien sûr, mais par la
compassion. Cordialement LD
Je ne veux pas inspirer la compassion . Je veux inciter à la réflexion .
Bonsoir,
Après avoir lu ou vu plein de documents de plusieurs pays je
pense que vous avez raison de demander cette ultime liberté.
Merci
LD
Exact pour les Inuits. La mort par le froid est douce.
Bonsoir,
La méthode Inuit me plaît bien. Elle m’offre le temps de tout ranger et arranger et choisir un bel endroit où m’allonger pour laisser le froid m’engourdir sur mes plus beaux souvenirs… Oui vraiment la méthode Inuit, loin des hôpitaux, me séduit beaucoup. Merci à Forcada pour me l’avoir rappelée et aussi à Reine Bourret pour m’en avoir convaincue. Merci à Jacqueline et tous ceux qui soutiennent le droit de mourir librement et dignement, je suis de tout cœur avec votre combat : à chacun de choisir sa dernière heure s’il le peut, sans souffrance et dignement et surtout sans le jugement des autres.
Bonsoir,
Il y a une députée d’un parti belge flamand qui milite pour le libre choix
d’un suicide médicalement assisté après décision de l’intéressé(e) dans l’optique
d’une « vie accomplie », cela semble correspondre… Pourquoi ne vit-on pas
en Belgique ? Plus moderne que les Inuits…
En Suisse et en Belgique on réfléchit sur de vrais sujets . En France , le sexe n‘ est plus un sujet tabou depuis le Sida . La contraception fait partie de la vie de tous les couples . La mort fait encore peur , plus peur que la vieillesse , la maladie et l‘ abandon . Nous ne réalisons pas que la mort est inévitable mais que la vieillesse , la maladie et l‘ abandon sont des options .
Merci Jacqueline pour ce résumé très juste du chemin à parcourir en France !
Tellement de gens seraient si heureux s’ils pouvaient gérer leur fin de vie !
Cette fatalité qui semble être une loterie et qu’il faut subir !
Mes parents ont chacun accompli leur chemin de vie aussi longtemps qu’ils
le souhaitaient, 90 ans et 100 ans, mais, surtout mon père, auraient préféré
s’en aller en dormant après nous avoir tous embrassés, dans la lucidité, car leur
vie était vraiment accomplie. Peut-être les philosophes grecs ou autres voyaient-ils
la vie de cette façon…
Bonjour
Je ne connais pas de methode douce pour le suicide,même le froid c’est terrible a supporter sans quelques somnifères avant.et comment fait on dans le sud quand il fait toujours chaud.
Le déshydratation mais ça peut durer longtemps.
Si non l’image de l’Inuit qui meurt paisiblement est très romantique,
Cdlt
Très jolie conclusion Docteur. Bravo.
C’est un grand réconfort de vous lire et d’entendre vos mots qui sont les miens.
Je désirerai tellement ne pas affronter l’hiver mais je suis démunie de ne pas savoir comment m’en protéger et l’éviter.
Je vous remercie de ce que vous faîtes et j’aimerai être avec vous.
Moins nous nous tairons , plus les politiques seront obligés de nous écouter . Si je suis seule à dire ce que beaucoup d’ entre nous pensons , je passerai pour une folle décérébrée . Merci à vous de faire entendre votre voix !!!!
Pourquoi pas, même si vous auriez sûrement encore de belles choses à vivre.
J’aime bien le commentaire où l’Inuit saute du traîneau, les éléphants quittent bien le troupeau quand ils sentent leur fin proche
Il est temps de revenir à une vraie liberté individuelle et non une pseudo liberté de conventions et familiale!
bonne continuation, chère Jaqueline, jusqu’où vous voudrez.
Merci, mon cher et lointain ami . Vous embrasse . Jacqueline
Pouvez-vous, en quelques mots, indiquer ce qui vous différencie du Docteur Jérôme Sobel d’Exit Suisse ?
C’ est un médecin . Je suis une philosophe . Il peut pratiquer l’ aide médicalisée au suicide , car son pays l’ autorise . Moi , je ne peux que conseiller et accompagner aussi loin qu’ il
me l’ est permis dans une France plus répressive que ne l’ est la Suisse .
Entrés dans l’hiver depuis déjà quelque temps (78 et 80 ans) et membres d’EXIT-ADMD depuis trente ans nous ne pouvons que souscrire à votre philosophie et choix. espérons que notre souhait tout comme le votre sera exhaussé. Merci de toute façon pour votre expression réconfortante.
Bonjour,
Exit-ADMD est basée à Genève.
Êtes-vous vous résidents suisses
et adhérez-vous en temps quel tels (même en étant Français) ou bien pouvez-vous adhérer si vous vivez en France ?
Merci ! Cordialement
Avant de vous lire par hasard il y a quelques temps, je me demandais moi aussi si j’étais une “folle décérébrée” pour oser être convaincue que ma vie m’appartient et je dois être seule à décider si et quand quand elle doit s’arrêter, même sans être atteinte d’une maladie incurable. Alors je suis heureuse de vous lire. J’ai accompagné ma mère pendant sa maladie de Parkinson, elle se dégradait lentement avec une démence sénile et malheureusement pour elle, de grands moments de conscience de sa déchéance.Dans les dernières semaines, elle me demandait de l’aider et je me sentais déchirée et bien impuissante.
Je me suis dis, je n’accepterai jamais ça, et je n’imposerai jamais çà à mon fils.
Je suis récemment retraitée, et j’espère sincèrement que la législation évoluera en France, avec entre autres l’aide de l’association ADMD dont je suis adhérente.
Merci de votre lucidité, et de votre courage
Plus nous ferons entendre nos voix , plus nous ferons bouger les choses alors un grand merci à vous pour avoir pris la peine de raconter votre histoire et nous faire part de votre désarroi face au manque de courage en France !
bonsoir madame,
mon père né aussi en 1943 a fait son bilan en France voilà déjà plusieurs années. Il voyait sa colonne quasi-figée à cause de plusieurs vertèbres soudées, sa motricité très réduite car ses orteils ne se relevaient plus, ses pieds ne désenflaient plus à cause de problème de circulation, ses dents se déchaussaient, il refusait d’engager des frais pour sa santé : plus de dentiste, de lunettes, de kiné… Il n’a réussi son suicide qu’à la 3ème tentative il y a 6 mois, par pendaison. Sur lui, les médicaments n’ont pas été efficaces car le corps était mithridatisé. Son médecin ne voulait pas l’entendre ni l’envoyer vers un collègue plus accompagnant : il a été en dessous de tout. 6 mois plus tôt, le psychiatre qui l’avait vu après sa seconde tentative lui avait dit que tant que la douleur physique était soulagée, le suicide était interdit … Je n’ai plus confiance dans ces “professionnels”.
Pour ma part, j’ai lu intégralement 5 last acts de C Docker, le suicide de bilan ne me fait pas peur même si j’ai seulement 50 ans. Ma mère est décédée en EHPAD à 61 ans alors qu’elle nous avait demandé de ne pas la placer dans un tel établissement : cela m’a permis d’accepter la décision de mon père. Je ne laisserai pas la charge de mes vieux jours à mes enfants: c’est assez facile, je n’en ai pas. Ils ne décideront pas à ma place mais peut être que d’autres le feront contre mon gré. Aussi, je préfère être informé et me préparer à prendre seul en main ces choses là en cas de besoin. Je n’ai pas plus confiance dans nos politiques français. Le pseudo “nouveau monde” représenté par son chef, ses acolytes est aussi menteur et hypocrite que ses prédécesseurs. Il n’aura plus mes votes.
Merci pour votre témoignage . Il est précieux .
J’ai 72 ans et j’adore la vie mais je souffre beaucoup, ce dont tout le monde se fiche car je suis toujours souriante avec un sens de l’humour à toute épreuve mais, de plus en plus handicapée et douloureuse, que l’on me laisse au moins cette dernière liberté de m’envoler “ailleurs”, quand je l’aurai décidé, et toujours avec le sourire.
Message d’amour à tous ceux qui me liront.
EHPAD à 61 ans? Mais on est tout jeune à 61 ans!
bonjour madame,
hélas oui, ma mère a attrapé une maladie de type Parkinson, je crois Steele Richardson, et malgré son boulot de kiné elle est rapidement partie. Elle avait travaillé dans cette maison de retraite publique et savait donc ce qui l’attendait. Nous ses enfants habitions loin et étions dans l’incapacité de gérer sa fin de vie. Elle n’avait pas non plus formalisé ses directives anticipées malgré son intérêt pour cette période de la vie (adhérente JALMALV quelque temps, travail en maison de retraite, hôpital gériatrique). Voilà, mon expérience n’est pas extraordinaire mais cela me forge une philosophie pour quand mon temps viendra. Amitiés.
Bonjour
Je suis rassuré de voir que je ne suis pas le seul à penser comme vous.
À 61 ans seul et sans famille ,je sais que vieillir va être très dur,j’ai peur de la vie a venir et j’espère trouver les ressources et le courage pour lutter contre cet instinct de survie, qui nous angoise juste en pensant à un scénario, et une fois tout ça réfléchi, il y a la peur de se rater.et la ça serait pire que tout.
Cordialement
Merci
la vie on ne ^profite d’autant ieux qu’on a préparé sa mort
3 assoc nous y aident:
le choix citoyens pour la mort choisie plus axée sur l’aide médicale avec la loi actuelle et de préférence avec une loi qui permette l’euthanasie et le suicide assisté
ultime liberté plus axée sur le suicide assisté
admd (que j’ai quitté a cause d’un président gourou… avec le nouveau président??? )la plus ancienne mais pas la plus efficace jusque là
Je me permets de vous répondre car je suis dans le même cas que vous….Sans enfants, sans frères et sœurs, j’ai bientôt 70 ans…J’assiste à la dégradation cognitive et physique de ma mère (94 ans ) une femme vivante, optimiste, active, altruiste qui avait toujours refusé d’être une charge pour moi et avec qui nous avions longuement évoqué le suicide assisté…Et pourtant ! je deviens aidante, épuisée psychiquement et elle n’est plus capable de prendre la moindre décision éclairée…..
J’ai bien vécu, accompli pas mal de mes souhaits et je sais que maintenant je ne peux assister qu’à ma lente dégradation…physique d’abord si tout se passe bien…Je souhaite, moi, qu’on puisse décider ,sans être atteint d’une maladie incurable, de quitter la vie quand nous le désirons,surtout quand on ne laisse personne derrière soi et même si nous avons une famille. Ce n’est pas elle qui va vivre notre vieillesse à notre place!
PAS VIVANTS
Ils ne sont pas vivants
Même s’ils respirent encore,
Quelques rares mouvements
Agitent leurs vieux corps.
Certains sont alités
D’autres sont installés
Sur des fauteuils roulants
Qui ne roulent pas vraiment.
De leurs yeux de bovins
Ils nous regardent passer
Comme les vaches voient le train
Un peu hypnotisés.
Certains poussent des cris
D’autres parlent sans fin
Ils ont perdu l’esprit
Et ils ne sont plus rien.
Des gens habilités
Sont la pour les aider
Les laver, les vêtir
Un peu les divertir,
Surtout les faire manger
Tenter de les soigner.
Ces corps agonisants
Sont maintenus en vie,
Mais personne pourtant
Ne demande leur avis.
Quelques rares sont conscients
Et me disent souvent
Qu’ils voudraient bien partir
Pour enfin en finir.
Ils ne sont pas vivants
Mais on fait tout pourtant
Pour les garder encore
Dans ce triste décor.
09/10/2022
JaDe
(Dur et triste mais vécu)
J’ai reçu en rendez-vous aujourd’hui un nouvel adhérent de l’ADMD de 69 ans, qui souhaite finir sa vie à 75 et pas un de plus…
C’est son choix et pourquoi pas s’il le désire encore à ce moment là, si c’est possible plus “facilement” mais d’une façon très courageuse comme ces mots écrits par Jacqueline.
Chacun devrait pouvoir choisir sa fin de vie et celle-là est tout aussi légitime que les autres.
Bonsoir Jacqueline, et vous, compagnons d’infortune, je compatis à vos vécus et je partage vos colères,
ma mère, ancienne infirmière, s’est éteinte en EHPAD à 98 ans, après un calvaire anodin, et je traîne un vieux crabe discret depuis quinze ans… Combien mon automne de septante ans serait lumineux, coloré, vivant, si j’avais la tranquillité d’esprit, la certitude d’être LIBRE de ma fin:
l’automne est-il paisible quand on sait qu’il n’y a plus de bois pour l’hiver…?
Chère Jacqueline, j’adhère à 100% à votre philosophie et je vous témoigne mon admiration.
Merci
Être morte ? Non Jacqueline vous ne le serez pas. Vous vous transformerez un jour comme nous tous, en SOUVENIR. Et certainement pour les vôtres EN BON SOUVENIR.
Tout à fait d’accord Elsa ! Plus on approche de l’âge que l’on s’est fixé plus on se sent impuissant. Comment mourir dignement quand on sent qu’il ne faut pas dépasser certaines limites ?
Coucou Jacqueline,
Bien sûr je partage tes idées et ta philosophie de la vie. Qui peut, mieux que nous-mêmes, décider du moment le plus adéquat pour notre grand départ ? Pas de souffrances et de déchéance inutiles, pas de placement dans ces endroits cotés en bourse que l’on appelle EHPAD, pas de passage en unité de soins palliatifs où on attend que la mort lente arrive, pas de couches, pas de pendaison ou de défenestration, pas de risques de se rater en avalant une quantité impressionnante de médicaments qui risquent de nous condamner à vivre pire fin de vie que celle que nous voulions nous éviter… C’est pour cela que je partage ton point de vue et que j’encourage tous ceux qui nous lirons à nous rejoindre dans notre combat pour obtenir cette loi de liberté.
Un jour… peut-être… enfin… l’homme politique courageux comprendra que nous avons raison et fera voter une nouvelle loi digne de ce nom ! Pour moi, la loi Léonetti est une loi “scélérate” qui veut faire croire que les malades ont le droit de décider alors qu’elle a renforcé un peu plus le pouvoir des médecins qui peuvent déclarer que nos directives anticipées sont “inappropriées” et donc qu’ils peuvent les balayer d’un revers de la main avec une très bonne conscience ! un comble !
Bonne continuation dans ce combat qui est le tien, mais aussi le mien ! Entre femmes, on s’entraide et espère trouver très vite une nouvelle Simone Veil !
Je pense exactement pareil
à 73 ans et après un cancer du sein probablement guéri, mais avec 6 mois d’allers retours vers l’hôpital pour divers soins , analyses, opérations, examens … qui m’ont mis en colère sans cesse: une oncologue a refusé de s’occuper de moi parce que j’ai refusé la chimiothérapie (par ailleurs déconseillée dans mon cas par le journal “rose” de la ligue contre le cancer…) , j’ai du changer d’hôpital! les trajets en taxi de 2h par jour interrompus par 1/4h sur une planche en position “tordue” pour radiothérapie m’ont occasionné un lumbago dont j’ai du mal à me remettre… mais le protocole prévoit les soins en ambulatoire, le remboursement des frais de taxi mais pas du tout le remboursement d’un séjour proche de l’hôpital qui couterait moitié moins cher que les taxis ruineux pour la sécurité sociale… j’ai écrit à la mgen dont je fais partie, apparemment j’étais la première à signaler ce problème…
alors le bilan: dans un premier temps je me débarrasse de ma maison pas encore payée, dont l’entretien est trop lourd, ensuite, je vais vivre près de deux de mes enfants en résidence sénior, mais bien sûr j’ai depuis toujours envisagé la mort volontaire comme la meilleure des morts pour moi et pour mes proches, à condition qu’elle se passe bien dans mon sommeil.
je n’ai aucune envie d’être assistée d’un médecin pour ma mort, mourir seule me va très bien, par contre le regrette la difficulté que nous avons tous pour nous procurer les médicaments adéquats, certes interdits mais qui comme beaucoup de substance interdites devraient être accessibles plus facilement au sein de nos associations au moins
je ne militerai plus jamais au sein de l’admd dont le président à vie me révulse par ses pratiques financières obscures, et ses mélanges entre différents problèmes de société, mais je milite désormais au sein du choix, association crée par des femmes pour les femmes (et les hommes) sachant que les problèmes de mauvaise fins de vie sont majoritairement ceux des femmes, devenues seules dans leur vieillesse, alors qu’elles s’occupent de leurs hommes auparavant, pères, maris et fils…
les pétitions mises en ligne par marie godard et nathalie debernardi demandent encore environ 100000 signatures pour atteindre le chiffre fatidique de 500000 qui obligerait le parlement à revoir les lois de santé actuelles qui laissent toujours le dernier mot au médecin tout puissant, contre notre volonté même exprimée dument par écrit et réitérée depuis longtemps…
allez vite sur internet pour les signer si vous ne l’avez pas encore fait
quant à l’adhésion au choix, elle est gratuite, même si un don est toujours bienvenu.
et bien évidemment pour ceux qui le souhaitent cumulable avec une adhésion à l’admd ou à “ultime liberté”…
Merci Jacqueline SALENSON !
Je découvre votre message.
J’ai signé la pétition. A mon avis, elle n’est pas assez connue.
Je suis également allée sur https://mortchoisie.org/
Courage et espoir
Bonjour Noëlle
Je découvre le lien que vous mettez en ligne et je vais m’inscrire de ce pas.
Il y a 6 ans j’ai perdu mon mari malade pendant 20 ans et ma mère en plus qui avait la maladie d’Alzheimer ils sont parti tous les deux a quelques mois d’intervalles . Aujourd’hui je me retrouve seule et sans famille et je suis diabétique avec depuis quelques mois une forte hausse de tension.
Je ne pense pas que je vais aller très loin dans le temps non plus je refuse de rester entre les mains des médecins sans pouvoir dire ma volonté de partir mais voilà en vous lisant tous et toutes il serait bien que nous ayons les outils pour faire les démarches pour avoir enfin le droit de partir a une heure choisit . Aujourd’hui je me fais du souci car un de ces 4 matins on va me retrouver seule dans mon lit mais partie sans souffrance si possible mais !!!!! alors oui il y a des sites qui vous vende des produits mais et si vous vous louper !!! alors si un médecin digne de ce nom peut nous donner des renseignements sur les démarches a suivre pour éviter comme un Mr plus haut de voir son père se pendre par détresse et peur de souffrir il serait bien de le mettre ici .
bon courage a tous et toutes
Bonsoir Marie,
Pour ce qui est de la solitude, je me retrouve dans le même cas que vous. Nombreuses sont les personnes dans notre cas… Je me faisais également du souci, mais cela ne sert qu’à nous rendre un peu plus malade.
Cette forte hausse de tension ne viendrait-elle pas de vos grosses inquiétudes ?
Nous devons nous protéger si nous ne voulons pas finir entre leurs mains…En même temps, si cela doit être ainsi…
Enfin, reprenons du poil de la bête en organisant un grand voyage…à l’île de la Réunion (?) :-), pour toutes les personnes qui viennent sur le blog de Jacqueline, qui l’apprécient, et qui ont aussi un peu le vague à l’âme avec l’hiver qui pointe le nez.
Ici, je connais une table et chambre d’hôtes bien sympathiques.
Moi, je ferai la chasse aux pensées sombres, et le guide pour des soirées allumées au rhum arrangé ;-).
Pour en revenir à cette loi, elle n’est pas pour demain…Il va donc falloir s’en occuper soi-même, dans le cas où ça irait trop mal. J’attends d’avoir la motivation pour mettre en stock du charbon de bois. Mais avec l’été qui est arrivé deux mois avant la saison, je ne vais point en trouver avant l’ “hiver” prochain. D’ici là, où serai-je ?
Il m’arrive régulièrement de penser que c’est l’odeur qui alertera les voisins. Maintenant, j’en ris.
Nous sommes impuissants ou presque devant nos fins de vie. Je peux être handicapée d’une minute à l’autre, sans rien faire. En même temps, je ne suis pas encore prête à partir.
J’ai une connaissance qui vient de se suicider de son 2ème étage.
Ce n’était pas très haut. Elle aurait vraiment pu finir ses jours sur un fauteuil, mais elle morte. Son moment était venu.
Marie, si vous traversez des nuages, écrivez-moi, je vous répondrai.
Courage également !
Bonsoir Noëlle quel beau message vous me faites , c’est vrai je viens de tomber sur ce site au moment ou je me sens mal et puis vous allez rire la lune demain ne fait rien pour arranger mon moral sans compter cette foutue solitude . Merci pour ce joli message Noëlle et a bientôt pour nous remonter le moral et pour ceux qui voudront nous suivre
Bonne soirée
Danielle
Bonsoir Danielle,
C’est vrai, les changements lunaires reviennent toutes les semaines et certains sont plus pénibles que d’autres.
De nombreuses personnes ne les ressentent pas, ou plutôt elles ne savent pas l’une des raisons de leur mal-être…L’avantage de le savoir permet de ne pas trop s’inquiéter puisqu’elle est seulement de passage.
Pour la prochaine, me concernant, les effets risquent de se faire ressentir vers le 10 octobre. Gardons le moral si c’est possible. Toute belle soirée. Prenez soin de vous.
Bonjour Noëlle
Est ce que c’est bientôt noël que je reviens sur ce forum et vous faire ce petit message
a vous lire toutes et tous je vois que rien n’avance
chère Jacqueline donnez nous des nouvelles **** votre état d’esprit et nous rassurer sur votre volonté qui peut être rallongée pour notre propre soulagement
Je pense aux personnes qui sont malades et seules comme moi qui vont voir les fêtes et se dire *** à quoi bon ***
Chère Noëlle j’espère que malgré tout vous allez bien
Amitié a tout le groupe
Danielle
Je partage tout ce que vous écrivez avec clarté et intelligence . J’espère que la loi en France évoluera et nous permettra de choisir notre fin de vie ; elle permet déjà des choix qui semblaient impossibles : le changement de sexe , la procréation sans le sexe , le mariage homosexuel etc … Alors , pourquoi cet interdit face à la mort et le respect du choix individuel ? pourquoi l’acharnement médical et la vie qui devient le prolongement des machines ?
les patients vivants rapportent plus de fric que les patients morts . on leur vend de l’ espoir ” tant qu’ il y a de la vie , il y a de l’ espoir ” et les hiérarchies des trois religions monothéistes brandissent la mort comme un épouvantail et sacralisent la vie . En même temps , personne ne s’ insurge contre les armes que nous fabriquons et vendons à qui veut les acheter . Les armes sont- elles des jouets ? la vie ne semble être sacrée que pour des embryons et des vieillards dans les pays occidentaux . Il faudrait inciter à la réflexion et éduquer au lieu de faire croire tant de sottises à des foules grégaires et ignorantes . La France devrait donner l’ exemple !!
Madame,
Les patients morts coûtent moins cher au SYSTÈME….Faut pas le négliger.
Bonjour Jacqueline et tous les autres***Il y a longtemps que je ne lis plus vos messages ***auriez vous un mal être plus important ? je pense beaucoup a vous avec la date fatidique de 2020 !!
toutes mes pensées amicales vont vers vous tous
Danielle
ne laissez pas tomber ce site a peut aider d’autres personnes
Bonjour Danielle,
Je n’oublie pas tous ceux et celles
qui contribuent au site, et surtout
Jacqueline notre messagère ! Avec
le mauvais temps ici on soigne nos
rhumes, ce qui n’est tout de même
pas bien grave ! La vie va, malgré
tout…
Bonnes pensées à vous,
Laure
Bonsoir Marie,
Nous restons tous en contact, c’est important !
Cordiales pensées,
Laure
Les souffrances, surtout inapaisables, représentent un énorrrme marché pour les labos les spécialistes de toute sorte, les fabricants et vendeurs de prothèses etc… Et tous ces marchands de “soins” ne veulent pas que le pays légifère tant que la Sécurité Sociale rembourse encore à peu près leurs prestations. Nous avons en face, des lobbys trop puissants et sans des actions sérieusement emm pour le gouvernement, nous devrons attendre encore quelques années. Sinon la loi finira par venir, la sécu est plus qu’à bout de souffle, les ehpad débordent, la grande dépendance devient dure à gérer, tous les ingrédients sont là pour un remixe.
Bonsoir Marie Joe,
Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire (enfin je l’espère). Condamné par les médecins fin avril 2018 et après retour maison en soins palliatifs en HAD début juin 2018, mon mari avait sérieux troubles d’audition et de vue que l’hôpital ne voulait pas gérer puisque palliatif et nous avons dû nous battre pour que ses problèmes soient pris en compte… En août, grâce à son médecin traitant (et aussi ami, ce qui nous a aidés) nous avons fait lever HAD, pris RV avec ophtalmo et ORL,. Ophtalmo était réglé dès septembre et mon mari a pu lire un peu à nouveau, voir TV et même revenir vers ordi et contacts amis et c’était vrai confort de vie pour nous ! Côté ORL : le premier a dit (en gros) : RAF car palliatif ! et le deuxième a prescrit appareillage en indiquant bien que la surdité était liée à la chimiothérapie (ente les deux mon cœur balance…). L’appareillage ORL s’est fait début févier 2019 et mon mari était tout surpris d’entendre le chien aboyer et c’était un vrai bonheur car retour à la compréhension sans hurler entre nous ! l’appareillage ORL a été remboursé par CPAM et mutuelle à près de 100 % mais pas les 4 années de maintenance facturées par le prothésiste… Mon mari est décédé fin mai et par la suite je suis allée demander au prothésiste s’il me remboursait une partie de la prestation de maintenance sur quatre ans après juste deux mois car finalement il ne fait pas le travail payé : sa réponse était non mais il accepte de récupérer les appareils pour des œuvres humanitaires (?)… Ben non : les appareils resteront ici jusqu’à ce je trouve preneur (peut-être moi ?) car payés par la sécu et mutuelle et il suffit juste de les réadapter et il me semble bien avoir payé 4 ans de maintenance pour ça ! Alors oui manque de transparence à ce sujet et nécessité dé réglementer ça d’urgence !
En réalité, personne ne peut juger jusqu’au jour ou la situation se présente. Tous ces gens qui ont des principes et s’opposent au choix de partir, peu importe la raison, n’ont rien à décider. L’être humain, même dans un état de perte de mémoire totale, manifestera tôt ou tard une intention de partir, un moment de lucidité et il faut respecter cela, point final. Le jour ou la question se posera, ces gens bien pensants, seront eux aussi face à leur destinée et les principes ne comptent plus à ce moment, c’est la liberté qui prime.
Partir, partir sereinement, sans contraintes, sans souffrances inutiles …, quand chacun le décide, selon ses propres convictions. Descendre du traineau…, s’isoler de la meute… Oui, je trouve que la civilisation devrait laisser CE choix à chacun d’entre nous et ne pas s’acharner, oui, ne pas s’acharner contre cette décision propre à chacun. Bravo à vous Jacqueline pour votre engagement ! En espérant que votre pays progresse dans cette démarche. Bien à vous,
Bonjour Jacqueline, je n’ai pas changé d’avis, je suis tout à fait d’accord avec toi ! J’en ai parlé à mon entourage proche qui ne peut que s’incliner devant ma détermination. Je ne veux absolument pas me voir et montrer un légume qui me remplacera petit à petit. J’espere Seulement ne pas me rater…… je ne crois plus à l’arrivee D’une nouvelle loi en France, il ne faut pas rêver. Je t’embrasse ?
Fran, ne bricole pas dans ton coin . Si tu as besoin d’ aide , parlons . Rien de pire que les suicides qui ratent : 49 sur 50 . Tu ne veux pas atterrir aux urgences ni en soins intensifs .Je pense que les législateurs français ne sont pas plus idiots que les Américains ( le New Jersey est le 8 ème état américain à dépénaliser le suicide médicalement assisté )Nous faisons la leçon aux Chinois sur les droits de l’ homme . Il serait temps de les appliquer chez nous !
Ne t’inquiète pas, pour l’instant je me sens en pleine forme mais me rends compte que les années passent et que je dois être vigilante sur ma fin de vie.
En tous les cas, je te promets que si le besoin s’en faisait sentir dans un avenir proche, je te demanderai conseil. J’ai vraiment confiance en toi.
Merci pour ta confiance . Il faut profiter de chaque instant de printemps . Il est tellement beau cette année !
je suis d’accord avec Jacqueline sur le problème des suicides qui ratent. Mon père a fait 2 essais ratés aux médicaments avant de réussir avec un autre moyen. A chaque fois, les pompiers ont réussi à le remettre suffisamment sur pied pour que le service de soins intensifs le prenne en charge. Dans mon expérience à l’hôpital de Mâcon (71) il y a moins d’un an, le médecin de ce service que j’ai vu a refusé de prendre en compte les directives anticipées signées de la main de mon père sur le formulaire ADMD et dans lequel j’étais désigné comme personne de confiance. Pour ce médecin, seul comptait un document notarié … un médecin est sensé connaître ce droit, pas imposer le sien. Aujourd’hui, ces services sont presque tous capables de te remettre sur pied, de te faire un sermon – peu de chances de passer à côté – mais pas forcément capables de t’éviter les maladies nosocomiales : mon père a gagné un Staphylocoque doré pendant cette période. Alors, si c’est ta décision d’aller dans cette voie, essaie d’abord de remuer députés et sénateurs pour qu’ils bougent et à défaut d’une évolution positive de notre loi, fais les bonnes lectures pour éviter des situations telles que celle que je narre ici. Amitiés
En vous lisant , je vois que nous avons plus que raison de dénoncer une situation injuste , paternaliste et méprisante des droits des patients . Les lois Kouchner de 1999 et 2002 étaient humanistes . Depuis que Léonetti s’ est emparé du sujet en 2005 , nous retournons en arrière . Le patient n’ a plus aucun droit en France . Notre ministre dela Santé a la trouille . De qui ? Pourquoi ? Elle est médecin . Elle doit connaître la réalité du terrain . J’ ai encore l’ espoir qu’ elle écoutera sa conscience et s’ armera de courage !
Bien sûr qu’il faut écrire aux politiques ! Bien sûr qu’il faut continuer à se battre, si ce n’est pour nous, ce sera pour nos enfants ! Je ne tiens pas non plus, à être enfermée en hôpital psychiatrique si je me manque…. c’est pourquoi il faut mettre toutes les chances de notre côté pour pouvoir mourir dignement, quitte à mourir à l’étranger… ça se prépare !
Je suis moi meme adhérente de l’ADMD,et quelque chose m’interpelle dans votre temoignage
Votre père l’était avez vous dit,et l’ADMD m’a toujours affirmé que si un adhèrent de l’ADMD avait écrit ses directives anticipees
et désigné ses personnes de confiance, s’il se trouvait en fin de vie l’ADMD a la demande de la personne de confiance ou du malade lui meme pouvait sur demande intervenir auprès de l’équipe médicale pour qu’elle appliqué les directives anticipées dans le cadre de la loi
L’avez vous fait pour votre père ? Et si oui pourquoi cela n’a t il pas fonctionné ?
Merci pour votre repose car cela le paraît important de connaitre la réelle influence de l’ADMD dans ce contexte
Mon père est tombé malade en 2004 , mort en 2006 à Avignon . A l’ époque , je vivais au Vénézuéla et je ne connaissais pas encore l’ ADMD . J’ ai adhéré après la mort ( horrible) de mon père . Il avait un cancer de la prostate en plus de la maladie d’ Alzheimer . On lui mettait des patchs de morphine contre la douleur . Trois mois avant sa mort, j’ ai demandé au médecin traitant d’ augmenter les doses de morphine . Il était en train de s’ endormir paisiblement, lorsque l’ infirmière s’ est exclamée “ Mais vous êtes en train de le tuer” Le médecin a eu peur et n’ a plus rien fait . Du coup mon père a mis trois mois à mourir au lieu de 3 heures ou 3 jours . Il ne reconnaissait plus personne , bavait et se chiait dessus . C’ est comme ça que je l’ ai trouvé un jour : recouvert de ses propres excréments . Il n’ aurait jamais voulu finir comme ça . Il avait 91 ans , travaillé jusqu’ à 73 ans comme trader . Un homme indépéndant et cosmopolite . Il n’ avait malheureusement pas rédigé de directives et moi, à l’ époque , je ne savais pas qu’ on pouvait le faire . Pour un adhérent de l’ ADMD aujourd’ hui, cette situation serait inimaginable .
Je viens de voir que ce n’ est pas à moi que vous vous adressiez …Pas grave !!!!
ON NE MEURT PAS D’UN COUP
On ne meurt pas d’un coup
On s’éteint peu à peu
Les organes se taisent
Il nous faut des prothèses
Sur les oreilles, les yeux
Puis on a mal partout.
On ne meurt pas d’un coup
Les désirs, les envies
Disparaissent peu à peu
Même l’envie d’être heureux
A quitté notre vie
On survit voilà tout.
On ne meurt pas d’un coup
La libido est ancienne
La prostate fait des siennes
L’utérus, le vagin
Ne servent plus à rien
On mange, on dort, c’est tout.
On ne meurt pas d’un coup
Bloqués dans le passé
On vit en nostalgie
Ce bon temps qui était
Un temps d’espoir surtout
Celui d’une belle vie.
On ne meurt pas d’un coup
Certains ne le voient pas
Ne réalisent jamais,
Comme ils n’avaient rien fait
Ils continuent comme ça
Pourquoi pas après tout.
On ne meurt pas d’un coup…
2019 Fontainebleau
Quel beau poème ! Tellement vrai
LE PROBLEME
Le problème ce n’est pas
La vieillesse, c’est certain.
Le souci ce n’est pas
De vieillir ici-bas.
Le problème c’est la mémoire,
Le souvenir d’une histoire
Le remord, la nostalgie
D’une si ancienne vie.
Le problème c’est cet avant
Que l’on revit à chaque instant.
C’est de rêver, de revoir
Notre passé, notre histoire,
Les moments de bonheur.
Mais aussi cette peur,
Il faut toujours s’attendre
A voir venir le pire,
Pas se laisser surprendre
Je ne cesse de le dire,
Car le pire arrivera
Soyons certain de ça.
Le problème c’est de perdre
Toutes ses capacités
Toutes ses facultés,
Comment donc s’y résoudre.
Le problème c’est de ne pas accepter,
Savoir se retirer
Quand il est encore temps
Et qu’il nous reste
Encore un peu d’allant.
Car quoi de plus funeste
Que se laisser détruire,
Moi je préfère m’enfuir.
08/10/2019
Foret de Fontainebleau
Quel beau poème !!! Vous exprimez en vers ce que j‘essaie d‘ exprimer en prose . Mélancolie lucide et sereine à la fois . Merci ?
Dans le même sens voici ma devise :
N’attendez pas que la mort vienne vous chercher, partez avant !
C‘ est bien ce que je compte faire . Cependant Thanatos peut apparaître n‘ importe quand , même sans rendez- vous . Il faut être serein et vivre chaque instant comme si c‘ était le dernier .
Très juste. Bravo Jacqueline !
Bien sûr, bravo, mais il faut trouver
le bon timing, point trop n’en faut !
Enfin, chacun le sien…
Je vous conseille de lire le livre
(traduit de l’anglais) “Nous sommes
tous mortels” du Dr Atul Gawande
édité chez Fayard. Ce n’est pas
un livre sur le suicide assisté mais
tout ce qu’il écrit est passionnant.
Bonne soirée,
Cordiales pensées,
Laure
Bonjour Jacques ,
Très beau texte et si vrai mais ça ne change rien que nous devons reprendre le droit sur notre corps
il nous appartient et n’appartient à la politique , a l’église , aux donneurs de leçons
on devrait pouvoir faire comme Jacqueline se donner le temps et la date de notre prochaine promenade sans retour.
Bonne journée Jacques
bonjour madame,
je n’ai pas dit que mon père était adhérent. Je l’étais et je lui ai donc fourni le document de référence pour les directives anticipées établi par l’ADMD pour qu’il le remplisse et l’utilise. Cependant, comme il refusait d’être adhérent, je n’ai pu actionner les services juridiques de l’ADMD et j’ai laissé tomber le respect de ces DA: “les médecins sont maîtres après Dieu”. Heureusement que le reste du personnel soignant est humain et attentif, cela fait une partie importante de la force de l’hôpital. Cela montre que dans noter cas, il aurait été nécessaire de forcer la main/la volonté des médecins du CH Mâcon pour obtenir ce que la loi reconnait. Je pense que ce cas n’est hélas pas rare.
J’ai d’ailleurs demandé il y a près de 6 mois au comité idoine de cet hôpital comment il entendait corriger ce dysfonctionnement des médecins… j’attends toujours une réponse. Cordialement
Je comprends mieux maintenant
merci pour votre réponse et continuons a nous battre
je suis moi aussi sur le rôle de ADMD serait ce là encore une histoire de “fric’ car s’ils ne peuvent pas nous aider au moment voulu a quoi ça sert de payer une adhésion
merci de me répondre
L‘ ADMD sert à garder vos directives anticipées et à les faire valoir auprès du corps médical . Elle sert aussi à vous écouter et à vous conseiller et éventuellement vous donner des contacts d‘ associations à l‘ étranger . L‘ aide au suicide et l‘euthanasie sont illégales en France , donc l‘ ADMD ne peut rien faire de plus . Mais c‘ est mieux que rien .
Merci Jacqueline mais quand je lis tous ces témoignages ça me fait peur de ne pas être aider le moment venue
Bon wee-kend
Danielle
Chère Jacqueline,
je partage entièrement vos convictions et je lis avec gratitude vos articles qui expriment parfaitement ce que je ressens.
Parvenue aux abords de la fin de l’automne, je suis bien décidée à tirer ma révérence avant qu’il soit trop tard, car il s’agit de garder assez d’énergie -et de moyens- pour aller mourir ailleurs quand on est français.
J’avais espéré que le débat sur la bioéthique permettrait d’avancer sur la question, mais vu la synthèse qui en a été présentée, la situation semble bloquée.
Oui, cent fois oui, ma vie m’appartient et si je ne souhaite pas la finir en souillant des couches (qu’on oubliera de changer par mesure d’économie), en n’étant plus capable de lire, de rire, de bouger, de penser…c’est mon affaire. J’aime la vie, je sais “bien vivre”. Mais je ne veux pas vivre à tout prix.
Que ceux qui pensent autrement nous fichent la paix.
Merci Jacqueline, bien cordialement à vous et à tous ceux qui partagent nos convictions
Anne G
Merci à vous de parler haut et fort . Plus nous serons à exprimer ce que beaucoup d’ entre nous pensent sans oser le dire .
Je pense que pas tous les politiques français ne sont des décérébrés . Certains d’ entre eux réfléchissent et auront un jour le courage de changer cette loi hypocrite et médiévale pour une loi humaniste , respectueuse de tous .
Merci Mme jencquel pour porter haut et fort ce noble combat qui nous concerne tous et toutes
Hélas nos dirigeants en France font toujours partir de l’arrière garde malgré le souhait d’une grande partie de la population de légiférer sur la fin de vie..
Bien sur nous pouvons partir en Suisse ou éventuellement en Belgique, mais en rencontrant un certain nombre d’obstacles et jusqu’a quand?
Quand au suicide, ils sont violents la plupart du temps puisque nous n’avons pas a disposition les produits nécessaires..et les ratages sont nombreux..
La vieillesse peut etre une lingue agonie
Alors pourquoi n’aurions nous pas le droit de choisir de ne pas la supporter
Il faudrait un ministère pour les droits des vieux !!
Et si vous essayiez d’intégrer, chère Jaqueline, que certes, vous n’êtes plus aussi belle que sur votre photo de blog, mais que vous avez acquis de plus belles qualités?
Bon, je ne suis qu’un naze, mais je crois que vous êtes une belle personne
Merci!!! A mon âge ,il y a belle lurette qu’ on s’ est résigné à avoir perdu sa beauté !
J’ajoute a nouveau un.commentaire
Ce que je vais vous dire vous paraîtra tres égoïste, : vous âvez bien dit que vous vouliez , pour des raisons qui.vous regardent et vous seule, que vous avez programmé de quitter ce monde en 2020, c’est a dire demain.., mais qu’allons nous devenir pauvres mortels sans vous, sans votre énergie, votre courage , sans votre pugnacité pour nous défendre en France dans ce pays dirigé par des obscurantistes..vous étés devenue notre porte drapeau !
Je me sens déjà orpheline ..
Mais je suis encore là et tant que je me sentirai utile et cohérente , lucide et énergique , je resterai .
…. tant que je me sentirai utile et cohérente, lucide et énergique, je resterai. Voici la meilleure nouvelle de Jacqueline Jencquel ! Bravo et merci.
Je suis une militante, donc je n’ abandonnerai pas ceux qui ne peuvent plus se faire entendre , car trop vieux ou trop
malades . Mais restons lucides et réalistes : je suis vieille , moi aussi . Je dois partir avant de sombrer et de perdre mes facultés physiques et mentales .
oui, oui, nous en reparlerons. Pas si vieille que ça …. moi j’ai 85 ans et vous savez que je partage vos convictions et soutiens votre combat.
Je sais . Sauf que l’ âge chronologique n’ est pas forcément l’ âge biologique …je ne vais quand même pas raconter mes diverses pathologies !!!!
Merci Mme jencquel pour votre bienveillante et ressurante réponse et je souhaiterais si possible connaitre les véritables démarches a suivre pour une fin de vie en suisse ou en Belgique
Je connais les différentes associations suisses qui acceptent de prendre des étrangers comme LifeCircle, Dignitas, ExitInternational, mais a part les contacter par téléphone ou mail, doit t on se déplacer pour les rencontrer afin d’envisager sa fin ( sur dossier médical, et le mien est chargé , meme si je peux encore donner le change)
Ne parlons meme pas de la Belgique qui ne prend apparemment que les frontaliers et qui demande d’avoir son médecin traitant en Belgique
Bien sur il y a le coűt ( 10000€ environ pour la Suisse),mais auriez vous d’autres précisions a transmettre a ceux et celles qui projettent de mourir en Suisse car ces démarches me semblent quand meme assez compliquees,et tant que la loi ne sera pas en France votée sur la fin de vue, nous serons a la merci.du bon vouloir du corps médical qui peut s’opposer aux directives
anticipées,meme si elles ont ete correctement rédigées et meme si les personnes de confiance ont ete désignées
nomement
Pour ex recemment a Ivry un homme atteint d’un.cancer tres douloureux s’est vu refuser que l’on abrége ses souffrances par l’équipe médicale qui le suivait car il souffrait trop: ce qui prouve que quand l’on dit qu’actuellement on jugule la douleur est complètement faux : un mensonge de plus
Ce pauvre homme s’est donc suicide en se plantant un couteau dans le ventre!
J’aurais donc aime votre reponse et les solutions a nous proposer avant d’être obligé a en arriver là
Merci encore d’avance
Adhérez à une des trois associations suisses qui aident les étrangers : Dignitas , Lifecircle ou Ex International .Espérons que la loi française change et que nous ayons un/ une ministre de la Santé humaniste .
Chère jacqueline voulez vous toujours mourir en janvier 2020?
Comme vous je l’ai déjà dit, je souhaite la possibilité de mourir sans souffrir et rapidement quand on le désire si on est atteint de maladie physiques ou psychiques ou de vieillesse qui est aussi une forme de maladie. .
Je suis française donc dans l’impossibilité de faire ce choix actuellement dans mon pays, mais plus je réfléchis plus je dis que partir en Suisse ou en Belgique demande une grande force de caractère et de détermination car il fait prévoir : l’inscription a une association, rassembler des documents, administratifs,medicaux,plusieurs voyages, plusieurs consultations avec des medecins suisses ou belges,
Tout cela peut prendre plusieurs mois ..
Sans parler du coût
J’ai en horreur la planification dans quelque domaine que ce soit,alors imaginez les efforts qu’il faudra que je fournisse si je décide d’en passer par la pour mourir !
Quelque part je trouve ca sinistre
J’aimerais tant pouvoir le faire instantanément,spontanement au moment voulu, avec un produit letal mis a disposition chez moi : et hop au revoir!
En France ca n’est pas demain la veille !
Et encore merci pour votre noble combat
En vous lisant a retardement je suis bien de votre avis il y a de quoi vous décourager de plus il faut avoir les moyens de faire ces déplacements , les honoraires des médecins alors je pose la question que devons nous faire pour être traité humainement quand vous avez une petite retraite
bonne journée
Je ne reçois pas tous les commentaires.
Ceux que je reçois vont régulièrement dans ma boite des indésirables.
Il doit y avoir un problème avec MAC, mais comme je ne suis pas douée…
En attendant, celui-ci, du 26 mars, m’apporte l’une des meilleures nouvelles de l’année !!!
Merci Jacqueline
Bravo Jacqueline mais laissez nous un porte drapeau si vous deviez nous quitter car là
nous serons vraiment orphelins
Bon courage
Dans la petite ville où j’habite, un homme de 65 ans souffrant de problèmes de santé s’est défenestré cette nuit : il est mort…
Voilà un exemple criant de ce à quoi on est réduit en France pour faire cesser les souffrances liées à la maladie. C’est violent, le risque de se rater est considérable, c’est horrible pour ceux qui restent.
Quand donc serons-nous entendus?
Continuer à témoigner ! Il faut gueuler pour être entendus . Trop vieux ou trop
malades pour manifester comme les gilets jaunes, nous ne pouvons que faire entendre nos voix . Madame Buzyn , écoutez votre conscience et votre coeur . Vous aussi , ceux que nous avons élus pour nous représenter . Nous ne pouvons pas hurler dans la rue ni tout casser , mais nous sommes nombreux à vous supplier de nous écouter .
A JACQUELINE JENCQUEL
Ici tout près de Tahiti
Ou je suis revenu
Débuter l’hiver de ma vie,
Je regarde l’océan
Le lagon transparent
Les cocotiers penchés
Sur les belles Vahinés.
Même si je ne peux plus
Bien profiter de tout
Je m’adapte sans courroux
Et une certaine Joie
Presque un Bonheur ma foi
Emplit bien mon cerveau
Ainsi que mes vieux os.
Philosophe et contemplatif
Me voilà réceptif
A ce que j’ai raté
Durant mes jeunes années.
Tout cela pour vous dire
Que je ne suis point prêt
A vouloir en finir.
Ainsi je patienterai
Encore quelques années.
Quand mes forces m’auront
Vraiment abandonné,
Mon Esprit et mon Corps
Ensembles choisiront
Et d’un commun accord
Qu’il est temps de partir,
D’arrêter, d’en finir.
Savoir que l’Helvétie
Sera là pour m’aider,
Cela rassure ma vie
Et m’aide à profiter.
Fait à Moorea Le 29/03/2019
(Premier jet sans retouche)
Bonjour chère Jacqueline.
Ça fait du bien de vous lire ici, ça faisait longtemps et durant ce longtemps je n’ai cessé, je ne cesse de penser à ce choix que j’ai fait, de me suicider à 75 ans. J’adhere à L’ADMD France depuis des années mais je n’y crois plus, non pas à l ADMD mais que nous obtenions un jour ces “feux verts” en France. J’adhère à Dignitas pour la première année, sans avoir la certitude de pouvoir bénéficier d’un “feu vert” et c’est vrai qu’il faut de l’énergie pour aller en Suisse, mais pas seulement car, ce dont vous parlez dans le titre de votre billet : LE SUICIDE DE BILAN DES PERSONNES ÂGEES n’est pas , pour le moment, d’actualité. Vous dites dans un commentaire “il faut souffrir d’ une maladie incurable ou de polypathologies invalidantes liées à la grande vieillesse .” LIEES A LA GRANDE VIEILLESSE”. 75 ans n’est pas considéré comme la grande vieillesse et je ne veux pas attendre la grande vieillesse. Mes multiples douleurs et vertiges ne suffisent pas. Mes adhésions soutiennent votre action (que j’aadmire) mais je vais peut-être? sans doute? me rater le jour où je déciderai moi-même de mon départ. J’ai 73 ans et 74 dans 8 mois. Car oui, je ne pense pas avoir le courage d’aller en Suisse. Moi aussi j’aime la vie – et ce printemps magnifique – et c’est parce que j’aime la vie que je veux pouvoir en profiter sans passer mon temps chez le médecin, chez les radiologues, chez le kiné comme ce que je fais depuis un mois. Bien sûr il y a de plus graves maladies que mes insignifiantes douleurs qui se soignent à la cortisone. Je suis encore “présentable” mais je n’attendrai pas de ne plus l’être, et je ne parle pas de beauté. On est lucide à notre âge, en principe; cependant la lucidité ça fait mal aussi.
Oui, je ne cesse de cogiter depuis mon adhésion à Dignitas. Je suis persuadée que je n’aurai jamais un dossier médical assez fort pour être acceptée. Alors… CQFD… je fais des réserves de médicaments, je mettrai un sac de plastique sur la tête. En aurai-je la force ? le courage? Je pense que oui.
Enfin, je continue à m’acheter des fringues, c’est un bon signe non? [RIRES] et vrai sourire.
LE SUICIDE DE BILAN DES PERSONNES AGEES me redonnerait un peu de pêche s’il devenait une possibilité, en Suisse (en France n’en parlons pas).
Vous êtes formidable. Merci, vraiment.
Amitiés.
Mais c’ est une possibilité . Il faut juste argumenter votre demande . Si vous dites que vous êtes en pleine forme , on ne vous acceptera pas . Si vous invoquez les polypathologies liées à votre âge ( qui est le début de l’ hiver , le quatrième âge ) Il n’ y aura pas de problème . La décision rationnelle et philosophique n’ est pas encore comprise par tout le monde . Il faut avoir l’ air de souffrir .l’ arthrose , l’ arthrite et l’ ostéoporose font souffrir et cela est lié à l’ âge , ne va pas s’ arranger.
Nota Bene. – Oui, c’est une belle nouvelle que vous ne mettiez plus de date à votre projet. Pour vous d’abord, pour nous ensuite.
2020 sera mon année , je n’ ai pas fixé le mois . Si je suis encore utile , je prolongerai par solidarité avec mes compagnons d’ infortune ( les vieux qu’ on ne laisse pas mourir ) mais en ce qui me concerne , je suis prête .
Bonjour Mme jencquel
vous serait il possible de me donner votre opinion sur les différentes associations suisse pour la mort assistée
Y en a t il meilleure que ‘une autre pour une française et dnaccedsibikute plus facile entre Life Circle, Ex International, Dignités?
Je souhaiterais avoir éventuellement vitre réponse
Bien a vous
Catherine
Votre “plaidoyer pour le suicide de bilan” est remarquable. J’ai à peu près votre âge et j’ai accompagné mon épouse dans une fin de vie contraire à son souhait. Je ne voudrais pas revivre cela, seul.
La doxa dominante martèle que les progrès de la médecine ont entrainé l’allongement de la durée de vie, mais dans quel état. Personnellement je ne peux plus vivre la vie que je voudrais à cause de multiples pathologies ou altérations physiques et je dénie au sachant médecin le droit de décider pour moi du caractère de cette situation.
Adhérer en Suisse, j’y ai songé et je m’y prépare; mais quid de la Belgique qui serait plus pratique pour moi?
La Belgique est possible à condition d’ être suivi par un médecin belge .
Je suis tout a fait d’accord avec vous Jacqueline , j’ai vue mon père, Italien et fière comme un bon vivant qu’il etait. Je l’ai vue reduit comme une plante, perdant tous les jours un peut plus de sa dignité qui était pour lui beaucoup plus douleureux que la maladie par elle même et je me suis promis de ne jamais arrivé a ce moment. Une raison pour laquelle je garde ma nationalité hollandaise , même vivant depuis plus de 20 ans en Espagne (Les Iles Canaries) car en hollande l’euthanasie est autorisé et ce n’est pas un suicide, c’est un depart dans une autre dimenssion en bonne forme et de son choix. Juste retraité en pleine forme, bonne santé et a charge de ma fille de 18 ans qui est aux courant de ma pensé pour plus tard, ne pas viellir comme une plante.
“Est-ce Dieu, est-ce Diable où les deux à la fois qui, un jour s’unissant, on fait ce brasier-là “?
Que Barbara me pardonne d’avoir remplacé quelques mots !
Ce lundi 15 avril, j’ai réellement pris conscience d’où provenait nos blocages et nos souffrances.
J’avais un peu compris lorsque Simone Veil défendait la loi pour l’avortement.
Je savais que les chrétiens étaient nombreux à l’humilier, l’injurier et la menacer, mais maintenant, je n’ai plus aucun doute sur l’une des principales raisons, pour ne pas dire, la principale, qui attache l’humain et empêche sa liberté.
Devant cette marée humaine française et européenne, prête à y laisser sa culotte pour reconstruire le trésor de la civilisation chrétienne, je comprends pourquoi nous aurons à nous battre, longtemps, très longtemps encore, pour que le suicide assisté soit autorisé.
Armons-nous : Avoir la lucidité du pessimisme et l’enthousiasme de l’optimisme comme le disait Simone Veil.
Depuis lundi, je lis cette peur de Dieu et du Diable sur les visages…cette peur incommensurable, marquée au fer rouge, dans l’inconscient collectif…Une réelle et immense plaie qui ne cicatrice pas !
Chère Jacqueline, votre place est auprès du président. S’il vous plait, préparez 2022 !!!
En attendant, souhaitons à l’humanité ce que les Sages, bien avant J.C., vivaient :
“Un moment de lumière peut dissiper des millions d’années de ténèbres”.
Courage et espoir ! Je voterai pour le parti que vous choisirez
Sauf que je vais mourir en 2020 ( si tout se passe comme je l’ espère )
Peut- être qu’ on me brûlera avant , sur le bûcher des hérétiques ?
Sourire vous avez de l’humour et ça n’a pas de prix
mais si nous dansions toutes avec vous autours du bûcher rire
je trouve l’idée plaisante mais ne partez pas sans nous donner les moyens de faire ce que vous allez faire vous .Merci
Chère Jacqueline,
L’obstination déraisonnable est aussi
de perdre confiance dans la vie qui
malgré quelques bobos reste passionnante, suivant l’intérêt qu’on y
met, l’amour des siens, ou un combat
comme le vôtre, pour nous tous.
Vous ne serez pas toujours comprise
parce que vous êtes d’apparence
jeune, mais ceux qui souffrent et
on vu autours d’eux des expériences
traumatisantes vous soutiennent.
Il faudrait dire à son député : je
voterai pour vous si vous acceptez
de faire une loi pour le suicide
assisté ! Je ne déciderai pas de
l’âge auquel je me retirerai du
monde mais en temps voulu je
refuserai l’epahd ! J’ai 72 ans
et ne me plains pas encore. Je
vais être grand-mère pour la
première fois cette année!
Je vous souhaite de bien vouloir
continuer le combat pour nous
tous, merci !
Je voudrais rajouter, pour donner du
courage à toutes, une phrase de ma
mère qui était dans sa 75eme année :
“Qu’est-ce que tu crois, la vie est une
lutte !”, je ne réalisais pas qu’elle parlait
de ses difficultés à marcher, car financièrement elle ne manquait
de rien. Elle a si bien lutté qu’elle
est décédée dans sa 102eme année,
dans son lit, elle a eu droit à quelques
patches de morphine.
En un sens, elle me donne du courage.
Mais je suis pour le suicide assisté
pour une mort la plus douce possible
quand la vie n’est plus supportable.
Cordialement
C’est très long pour la médiation.
Vous avez mon commentaire qui fait
suite à celui là ?
Bonsoir Jacqueline, j’ai souvent pensé à vous depuis le printemps métropolitain.
!
J’espère que votre santé vous permet de profiter de toutes ces saisons qui sont une merveille.
Mes plus beaux automnes étaient lorsque je résidais dans la montagne des P.O.
Je garde en mémoire les couleurs des feuillages qui changeaient jour après jour.
Que de beauté dans la nature !
En attendant, je vous attends tous, ici, sur l’Ile
Amicalement.
Bonsoir Noëlle,
C’est plus agréable en effet de vivre sur cette Île au climat agréable que
d’affronter l’hiver ici !
Ma grande angoisse est que quelque chose arrive à mon mari qui est
plus âgé que moi mais qui ne veut pas faire des directives anticipées,
en fait il compte sur moi pour toutes les situations futures…
Bonne soirée
Bonjour Laure
Je peux comprendre votre angoisse *** j’ai vu ma mère malade d’Alzheimer et mon mari lui aussi plus âgé et malade pendant 20 ans *** eux non plus ne voulait pas entendre parler de “directives” du coup ils sont parti il y a 6 ans à quelques mois d’intervalles et j’ai été toute seule pour subir ce cauchemar je ne le souhaite a personne *** je suis diabétique et j’ai 70 ans sans plus aucune famille et donc un jour je ferais comme Jacqueline **** je partirais avant de me voir entre les mains des “hospitaliers ” jamais ***jamais
Bon courage Laure et un grand merci à ce site mis en place pour nous aider ****
Merci Marie
En fait je ne suis pas encore
touchée par la maladie,
ni moi ni mon mari, mais je sais qu’il fait parti des gens à risque pour les AVC à cause de son arythmie -traitée – mais il y a toujours le risque. Je vis le plus possible et le mieux possible au quotidien
en restant prudente
avec les grands voyages.
La vie quotidienne prend
beaucoup de valeur car
c’est notre temps à nous !
J’ai lu vos soucis et j’espère
que vous surmontez
mieux votre solitude, je
compatis beaucoup à vos
soucis de santé, je vous
souhaite beaucoup de
courage. Je vous embrasse,
Laure
Je vous remercie Laure
amitié
Bonjour Danielle,
J’aimerais vous suggérer quelque chose
pour qu’ éventuellement vous puissiez
échapper à la solitude : mes parents
avaient fait le choix, après 70 ans,
de quitter leur maison à étage et
d’emménager dans une Résidence
Service Sénior en centre ville.
Ils étaient complètement libres
mais pouvaient déjeuner ou dîner
dans le restaurant, bavarder avec
d’autres résidents au Salon pour
le café, assister à de petites
conférences, et pour mon père
jouer au Bridge autant que ses
autres partenaires le souhaitaient.
Dans cette résidence ils ont été très
heureux et jamais seuls.
Il y a maintenant de nombreux
choix de ce genre de résidences,
à l’achat ou à la location. Il y a une
hôtesse 24 h/24 mais ce n’est
pas médicalisé. C’est une solution
qui n’est pas une maison de retraite,
qui pour moi-même me ferait
horreur !
Amitié, Laure
Merci Laure j’ai été visiter une résidence Domitys mais vu le prix j’ai renoncé
là ou je viens d’emménager c’est une petite résidence avec un bel appartement clair et dans mes moyens mais la solitude est quand même présente *** cette nuit une personne est décédée et nous n’avons pas entendu les pompiers , la semaine dernière c’est un monsieur qui a fait un avc et là encore personne n’ a rien entendu .Je pense que se sont les gens qui s’éloignent du monde par égoïsme , par le chacun pour soi
mais bon je ne suis pas si malheureuse que ça il y a pire .
Merci quand même Laure de vous souciez de mon bien être
Bon dimanche a tous et toutes
Bonjour Danielle,
Votre Résidence est agréable m’avez
vous dit, tant mieux, mais les gens
s’ignorent.. Est-ce une Résidence pour
personnes âgées ? Y a t’il une hôtesse
de nuit pour prévenir s’il se passe
quelque chose ? Domytis est une
Résidence médicalisée, je crois, donc
chère. Les résidences non médicalisées
existent, genre Hespérides (qu’avaient
choisi mes parents) ou Arcadie et
d’autres noms que j’ai oubliés.
Dans votre residence vous allez
connaître du monde, petit à petit,
je vous le souhaite.
Amitiés
Laure
bonjour Laure
merci de votre gentillesse
cordialement
Bonjour Laure,
Merci pour votre clin d’oeil.
Vous l’avez bien compris, ma petite idée est pour ensoleiller l’hiver qui approche chez vous.
Oui, un ciel toujours bleu est plus gai, surtout pour moi, avec le moral toujours en dents de scie…, mais la chaleur, à La Réunion, est de plus en plus forte, au fil des années, elle devient de moins en moins supportable. Rien n’est parfait !
Et, le fait de se voir vieillir, sans pouvoir compter sur une loi qui autorise et facilite le “passage” humain, chaleureux, malgré la difficulté de partir de ce monde merveilleux, mais tellement pénible également, ne donne pas le moral.
Je comprends votre situation, c’est une chance pour votre époux de pouvoir compter sur vous :-). Pour les personnes âgées, souvent fragiles, je déconseille ces longs et fatigants voyages.
Pensées cordiales.
Bonjour Noëlle,
C’est exact, un voyage aussi long
ne serait pas bon pour mon mari.
Je souhaite donner aux lecteurs
du blog les références d’un livre
passionnant d’un médecin américain,
best seller là-bas mais sans doute
pas bien connu ici. Tout y est abordé
au sujet de la vieillesse (gériatrie)
la façon de traiter les gens âgés
malades etc… C’est :
“Nous sommes tous mortels” (ce
qui compte vraiment en fin de vie)
du Dr Atul Gawande aux éditions
Fayard, paru en 2015, traduit
récemment. Je le recommande !
Bien cordialement, Laure
Bonjour et bon dimanche ,
C’est vrai Noëlle la lune joue un rôle sur les malades et les gens dépressif mais oui quand on le sait
alors on peut agir et réagir un peu mieux
*****
NOËLLE
5 octobre 2019 à 19 h 45 min
Bonsoir Danielle,
C’est vrai, les changements lunaires reviennent toutes les semaines et certains sont plus pénibles que d’autres.
De nombreuses personnes ne les ressentent pas, ou plutôt elles ne savent pas l’une des raisons de leur mal-être…L’avantage de le savoir permet de ne pas trop s’inquiéter puisqu’elle est seulement de passage.
Pour la prochaine, me concernant, les effets risquent de se faire ressentir vers le 10 octobre. Gardons le moral si c’est possible. Toute belle soirée. Prenez soin de vous.
bonjour Jacqueline, j’ai appris le lendemain que vous êtes venue vous exprimer à proximité de chez moi. Quel dommage d’apprendre cela un peu tard. D’un autre côté, en dehors de l’occasion de voir et entendre les intervenants, les débats sont souvent frustrants : la parole est monopolisée par quelques personnes du 1er rang. Pour les quelques français qui ne passeront pas la frontière, avez vous un conseil pour obliger les médecins à respecter une demande de non-réanimation (voie légale par avocat ou autre) afin que les Directives Anticipées soient mieux respectées par certains réfractaires tels qu’on en rencontre trop souvent dans le corps médical français? Merci de vos conseils,
Pierre
Si vous avez écrit des directives anticipées et si vous avez deux personnes de confiance pour les faire respecter , elles sont opposables .
Bonjour Jacqueline
Je lis vos commentaires sur votre blog depuis le début et apparemment
, vous etes tjrs décidée a mourir en 2020…
Bien que je soutienne complément votre cause, celle de la légalisation du suicide assisté ou de l’euthanasie , votre personne m’interpelle
Vous paraissez tellement ” bien “, c’est a dire en forme et belle, et vous semblez aussi vivre dans un certain confort matériel ( plus que le mien ), que votre décision m’est difficile a concevoir,pour l’instant
Je me dis : mais pourquoi n’attend t elle pas encore un peu ?pourquoi anticiper si tôt ?je sais que l’instinct de vie est tres fort chez tout le monde sauf quand on est dépressif. .
Je me dis que tout cela n’est certainement qu’une apparence , et que vous ne dites pas tout au public
Sinon.cela me paraît bien étrange. ..que vous ne soyez plus,parmi nous en 2020
Bien a vous
Il ne faut pas se fier aux apparences . Vous voyez la façade , pas la plomberie .
Je ne veux pas franchir la »ligne rouge « lorsque je ne serai plus capable de décider .
Alors vous etes tres courageuse, et tres généreuse car vous faites de votre combat celui des autres
Merci Madame : j’espere vous ressembler
Mais non , je suis trouillarde ! Peur de la souffrance et de la maladie !
Je me rends compte que le suicide de bilan de personnes âgées semble beaucoup plus compliqué que je ne l’avais imaginé en visionnant vos videos sur youtube. Je viens d’adhérer à Dignitas mais les conditions pour obtenir le “feu vert provisoire” me paraissent draconniennes : être atteint d’une maladie incurable ou bien souffrir le martyre, etc…
J’ai 79 ans et ne supporte plus la vie en ehpad de ma femme parkinsonienne que je vois tous les jours puisque je vis dans la même structure, mais dans la partie Foyer-Logement, puisque je suis encore valide et ne veux à aucun prix entrer dans l’ehpad où echouent tous ces malheureux et malheureuses sans plus aucun plaisir à vivre. Mes fenêtres donnent, de plus, sur 2 unités alzheimer, incluses séparément, mais dans la même structure.
Ex International semble apparemment plus simple d’accès mais ce n’est pas sûr.
Comment puis-je partir dignement à la date de mon choix, avant d’être handicapé et de me retrouver automatiquement dans cet ehpad-mouroir ?
J’adhère à l’ADMD en France mais cela ne me donne pas la solution.
Je ne vois pas comment obtenir un “suicide de bilan de personne âgée”.
Merci de m’éclairer s’il vous plaît.
Michel
Le suicide de bilan des personnes âgées de plus de 75 ans est un sujet de débat en Suisse . Exit Suisse Alémanique organise un débat le 16 novembre à Zurich .
Si l’ opinion publique est en faveur d’ une loi plus libérale , les médecins sont plus réticents .
Petit à petit , on va dans la bonne direction .En attendant , je vous conseille d’ adhérer à Ex International .
Bonjour Jacqueline jencquel
A quelle association suisse proposez vous d’adhérer : LifeCircle, éxit international ou Dignitas, et quelles sont leurs caractéristiques et différence ?
Merci pour votre réponse et bien a vous
Catherine
Lifecircle est dirigée par un médecin – un grand avantage . Ex International par une dame aussi humaniste qu‘ accessible . Je n‘ ai pas de contact avec Dignitas depuis que Ludwig Minelli a délégué ses pouvoirs à des administrateurs . Les trois sont des associations sérieuses .
Bonjour Jacqueline,
Juste pour prendre de vos nouvelles, dans cette période si compliquée.
Merci pour tout, espérant que vous continuez courageusement vos combats.
J‘ attends pour le moment . Un peu comme tout le monde . En France on parle toujours de „ protéger „
les vieux . Moi je ne veux pas être protégée . Je veux qu‘ on me respecte . Pas pareil .Du coup , je me balade avec une chaîne autour du cou qui dit „ ne pas réanimer „
En espérant ne pas me retrouver dans cette situation …Prenez soin de vous
Bravo Jacqueline pour ces deux bonnes idées :
– la chaîne autour du cou
– aller à Bali dès que possible
Tout mon respect !
Bonjour Jacqueline,
Ce virus empêche tellement de choses!
Toutes les activités associatives sont
prudentes et je préfère cela. Du coup,
on lit plus, on trouve le temps de
ranger et trier ce qu’on accumule
sans s’en rendre compte, on prend
du recul sur plein de choses et c’est
bien ! Je viens de finir “la voyageuse
de nuit” de Laure Adler et j’ai bien
aimé. Les événements américains
m’intéressent au plus haut point
et me font pratiquer mon anglais !
Bref, mon regret quant au covid
est de ne pas voir mon petit-fils
autant que je voudrais… J’espère échapper à cette histoire de réanimation mais l’idée de la
pancarte est pas mal !
Toutes mes amitiés, Jacqueline,
prenez soin de vous,
Laure
Bonjour Jacqueline,
Dans un article du Figaro du 1-2/11/19
intitulé : “Belgique : débat sur
l’euthanasie pour “vie accomplie” –
“Le parti libéral Open Vld veut élargir
ce dispositif à ceux qui sont fatigués
de vivre”. C’est un parti flamand
dont la présidente est Gwendolyn
Rutten. Bientôt va avoir lieu la
12ème journée mondiale pour
le droit de mourir dans la dignité.
Cette flamande semble avoir le
même objectif que vous Jacqueline ?
Cordialement
Laure
„ fatigué de vivre „
Ce n‘ est pas une raison pour demander une aide médicalisée à mourir . „
Le suicide de bilan d‘ une personne âgée par contre , c‘ est tout à fait acceptable .
Suis à 100 pourcent d’accord avec Jacqueline.
J’ai 79 ans et ma vie fut une perpétuelle suite de souffrances bombardements à 3 ans puis exode
Puis et puis……bref j’estime que mon corps m’appartient et que j’ai le droit de mourir quand je n’aurais plus aucun plaisir à vivre. !!
Mourir dignement et sereinement. Voilà.
Merci encore pour votre courage et votre franc parler.
Je vous encouragerai toujours dans votre noble action. Si difficile à faire comprendre.
Michel
Merci ?
@Lebel
Vous êtes donc d’accord avec la
militante belge aussi ?
Cordialement
Oui , bien sûr ! Comment ne pas être d‘ accord ? Je suis seulement prudente . On m‘ accuse de vouloir faire accepter l‘ aide médicalisée à mourir pour des personnes déprimées . „
Fatigué de vivre „ peut signifier „ déprimé „ donc je fais très attention
Je suis tout à fait d’accord avec vous
ce n’est pas assez explicite et peut
prêter à confusion… Il me semble
que cette association parle de choix
après “une vie accomplie”, c’est
assez différent du bilan…mais dans
la même zone de philosophie.
Cordialement
Suis d’accord avec toutes les militantes et militants qui refusent de vieillir en croupissant de douleurs au fond d’un lit.
“Fatigué de vivre” est
un raccourci pour
le titre de l’article
car les personnes
concernées sont un
peu âgées (75 ans)
et tout de même
pas en très bonne
forme, ce qui
reviendrait à peu
près au même, les
médecins n’accepteraient pas
moins de toutes
façons, mais la
philosophie de l’idée
est la même…
Oui , vous avez raison .
J’essaie de dépasser ma honte pour vous préciser que je n’ai que 60 ans et que je suis en relative bonne santé physique ”à part l’arthrose qui me grignote de la tête au pieds depuis déjà plusieurs années.
je vis dans une souffrance mentale qui ne me quitte plus depuis plus de 20 ans. J’ai accompagné plusieurs personnes jusqu’à leur dernier souffle depuis mon jeune âge. Mais je n’en peux plus de ma propre vie, et je suis bien décidée à partir. Je ne ferai de tort à personne, je n’ai pas de famille et je ne manquerai à personne. Pourquoi la souffrance mentale dévastatrice ne peut elle pas être prise en compte?
Il faut l‘ avis d‘ un psychiatre . Aucun médecin dans aucun pays ne peut aider quelqu‘ un à mourir à cause d‘ une dépression . Si le psychiatre constate une dépression endogène , elle sera peut- être prise en compte .
bonjour,
je voudrai juste signaler que pas très loin de chez moi, à Fontainebleau, dans une residence pour personnes agées autonomes, un monsieur de 87 ans a tué sa femme très malade qui avait à peu près le même âge que lui. Ce monsieur s’est ensuite suicidé avec le même fusil.
il faut un grand courage pour faire cela, et c’est affreux de devoir pratiquer de telles conditions.
Voila encore un argument pour autoriser enfin en france, le suicide assisté.
Continuons à militer en france pour arriver au stade d’evolution intellectuelle de la Suisse et de la Belgique.
Bonsoir,
En effet cet événement est affreux !
Pour obtenir le suicide médicalement
assisté que la plupart des Français
souhaitent il faudrait un poids politique
et/ou médical : faire savoir que notre
prochain vote à la présidentielle
se fera en fonction d’une vraie
promesse, pas comme la promesse
bidon de Hollande ! Qu’est-ce qu’un
progressiste qui laisse des horreurs
pareilles se passer en France !
il a fallu une lutte acharnée pour obtenir le droit à la contraception . Les mêmes forces totalitaires et rétrogrades s’ y opposaient . Il a fallu une Simone Veil et un président courageux pour faire voter l’ IVG ..
Bonsoir Jacqueline,
L’ADMD n’obtient pas grand chose,
les députés pour ne sont pas assez
nombreux, donc quel lobbying faut-il
faire ?
Il suffirait que le président et le premier ministre s’ emparent du sujet . Les députés de la REM y sont favorables . Les autres députés aussi – sauf les Républicains versaillais ou ultra – cathos . Il suffirait de passer au référendum et c’ est le peuple qui déciderait .
Si on n’est pas dans la sphère
politique, comment peut-on suggérer
cela, réseaux sociaux ? (je suis sur
aucun), s’inscrire comme militante
dans un parti ?
Parlez autour de vous et sortez la mort de la zone tabou . On finira par vous entendre .
Je peux aussi faire le choix de devenir
résidente suisse dans quelques années…
Une belle histoire…http://www.leparisien.fr/archives/bernard-et-georgette-voulaient-une-mort-douce-25-11-2013-3346917.php
Oui, c’est vrai nous devons parler de la mort encore et toujours, et à tous les âges.
Dès que je prononce ce mot auprès de mes connaissances, elles font des bons. Que d’ignorance !
Finalement, plus les vieux seront nombreux à se suicider et plus le gouvernement prendra conscience.
Ne pensez-vous pas ?
Continuons à partager nos idées pour mieux nous préparer au cas où.
Il nous faut faire le bon choix, ne pas laisser la place à l’illusion.
La mort par le froid est-elle vraiment douce ?
L’idée m’a bien plu, mais selon quelques lectures et avis médicaux, elle ne serait pas aussi douce et rapide que nous pourrions l’imaginer.
En revanche, s’endormir doucement devant un bon petit feu inodore, me parait chaleureux…:-) et très rapide.
Il est dit que la personne respire sans être vraiment consciente que quelque chose ne va pas.
Ce lien ne parle pas de suicide, il explique seulement pourquoi c’est une mort douce. https://mercortecresa.com/fr/blog/la-mort-douce.
A part cela, gardons tous le moral !
Une importante conjonction astrale et mondiale se forme actuellement, avec des tendances violentes, elle risque de nous rendre dépressif durant plusieurs mois.
Mais comme nous le savons, nous allons maintenir en éveil tous nos sens…et chasser tout ce qui pourrait venir assombrir notre quotidien. Un homme avertit en vaut deux
Tiens, il est revenu
Merci !
Bonjour , il y a quelques temps que je n’étais pas venue le moral était parti en ballade
ce matin je tombe sur un article qui donne raison a notre combat .Partir oui avec une cheminée autour d’un verre et des amis quand vous en avez quelle belle fin .
Je vous souhaite a tous et toutes un amical bisou et pour Jacqueline spécialement une pensée
Danielle
https://cavasesavoir.com/2019/11/06/mavis-eccleston-une-britannique-de-80-ans-ne-supportait-plus-de-voir-son-mari-souffrir/?fbclid=IwAR0RowGj1FKiLja7YKIn8wc9442ZoaCfZyQ2y2zAgI2kJFlJZCLzUy2wMN0
AVANT DE PARTIR
On vit pour une chose
Je vous le dis, je l’ose
Nous sommes sur cette terre
Afin qu’on nous enterre.
Pour ne pas y penser
Il faut nous occuper
Le travail, le loisir
La violence, le plaisir
L’alcool, la dépression
L’amour, la passion.
Tout cela nous emplit
Le cerveau d’alibis
Afin de ne penser
Que nous devons passer.
Certains, ils sont nombreux
Sont tellement effrayés
Qu’ils vont se refugier
Dans les Dieux, dans les cieux.
Ils espèrent pour leur âme
Une belle éternité
Qu’ils auraient mérité,
Cette naïveté m’émeut.
Après tout c’est tant mieux
S’ils pensent que leur Dieu
Se soucie de leur sort
C’est un doux réconfort.
Moi je préfère penser
Que je suis éphémère
Poussière de l’Univers
Ou je vais retourner.
Mais avant d’y aller
Je vais encore tenter
Un peu de m’éclater
Toujours bien entouré.
07/01/2019
Moorea
Très beau ! Et très juste . Merci !
merci Jacqueline, profitons tant que nous le pouvons et que nous l’apprecions, au moment voulu on verra..
Bonsoir Danielle,
Merci pour ce petit clin d’oeil.
Pourquoi dîtes-vous que rien n’avance ?
Avant de voir un petit résultat, il faut une immense patience.
Pendant les fêtes, passons des films comiques…ça évite de penser à tous nos problèmes.
Sur le net, découvrez la pertinence de la méthode Vittoz, médecin Suisse.
Quelques exercices permettent de stopper la « rumination » mentale, la dispersion des idées.
Il faut tout essayer pour aller mieux.
C’est tellement horrible de vivre dans le découragement et la dépression.
Autre exercice:
Entendons notre petite voix qui intervient dès que les pensées négatives se bousculent…Elle demande si nous voulons souffrir davantage en écoutant ces pensées là qui plombent le moral. Elles partent, reviennent…à refaire, etc.
Courage Danielle, tout est changement ;-).
Bien cordialement.
Bonjour Noëlle
vous êtes une sage personne sourire et je vous rassure ma petite voix est en forme des fois j’aimerais bien lui mettre un bâillon
je ne sais pas quel temps vous avez mais ici c’est de l’eau *** de l’eau
Je vous souhaite une belle journée
Amitié a tous
C e matin j’ai lu cet article : voilà ou nous en sommes réduit *****
Trafic de Nembutal : «Je veux la liberté de me suicider quand je le décide»
Suzy Zahn, octogénaire, a été perquisitionnée comme une centaine d’autres retraités, après avoir commandé un barbiturique illégal en France.
Pour elle, ça a d’abord été une « question philosophique ». Il y a 30 ans, Suzy Zahn et son époux, tous les deux astrophysiciens, ont décidé d’anticiper les conditions dans lesquelles ils rendraient leur dernier souffle, en s’inscrivant à l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD). Attablée dans sa salle à manger d’un appartement d’Antony (Hauts-de-Seine), cette petite femme de 81 ans au sourire triste le dit sans ambages : « On avait décidé qu’on mettrait fin à nos jours ensemble. »
Mais la vie en a décidé autrement. Son époux a développé une maladie dégénérative, dont la progression, d’abord lente, s’est accélérée il y a cinq ans. « La dernière année a été dramatique. Il avait des problèmes physiologiques et ne pouvait plus enseigner. Notre médecin traitant voulait l’hospitaliser », raconte l’octogénaire à l’écharpe arc-en-ciel. Son débit ralentit, elle choisit ses mots. « Mon mari m’a demandé de l’aider à mourir et je ne l’ai pas voulu. Le lendemain, il s’est jeté par la fenêtre de notre appartement, au sixième étage. »
Une mort violente qui a précipité son adhésion à l’association pro-euthanasie Ultime liberté. « J’ai pris cette décision, en me disant que je ne voulais pas en être amenée là. Je n’aurais pas eu son courage et je voulais avoir quelque chose qui me permette de me suicider sans douleur. »
LIRE AUSSI >80 % des Français se disent favorables à l’euthanasie
Il y a six mois, sur les conseils de membres de l’association Ultime liberté, elle commande sur Internet du Nembutal, un barbiturique, qui peut s’avérer létal lorsqu’il est utilisé à forte dose. C’est ce produit, illégal en France, que deux gendarmes ont récupéré lors de perquisitions menées chez elle en octobre.
Le Nembutal n’est pas une substance étrangère à cette ancienne astronome, qui assure en avoir consommé dans sa jeunesse. « J’avais des ennuis de sommeil, je prenais ça comme somnifère, mais il a été interdit à la vente au bout d’un certain temps. On s’était rendu compte qu’il n’était pas du tout inoffensif. »
«Je ne regrette pas du tout ce que j’ai fait»
Savait-elle que son acquisition était interdite ? « Il ne me paraissait pas être un acte délictueux que d’avoir ce somnifère chez moi », commente cette petite femme aujourd’hui en rémission d’un cancer, avec une naïveté feinte. Car elle le confesse : « L’association Ultime liberté m’avait bien avisée qu’il ne fallait pas garder de traces de cette transaction. »
Un mois après les faits, cette habitante d’Antony ne digère toujours pas le fait d’avoir été perquisitionnée. « Je ne pensais pas qu’il m’arriverait une chose pareille. On a violé mon intimité, on m’a fait ressentir une culpabilité que je n’aurais pas dû ressentir. Quand on voit des gendarmes débouler chez soi à 7 heures du matin, on a l’impression que l’on a commis une faute. » Et elle le clame : « Je ne regrette pas du tout ce que j’ai fait. »
Les opérations des gendarmes n’ont en rien entamé ses convictions. « Je veux avoir la liberté de me suicider quand je le décide. Je ne veux pas de soins palliatifs, je veux faire ça avant d’être dans un mauvais état », martèle Suzy Zahn. Puis, sa voix s’éraille légèrement. « L’une des causes de ma démarche c’est que j’ai souvent le cafard, je pense souvent à mon mari. Ce sera peut-être la raison pour laquelle je me suiciderai un jour. À 81 ans, j’occupe beaucoup mes journées pour ne pas avoir trop le temps de penser. »
«J’ai des amies prêtes à me prendre en charge»
Le destin qu’elle a choisi ne fait pas l’unanimité dans son entourage. « Certains me disent : Tu n’as pas le droit, imagine que l’on te retrouve morte chez toi… Mais je pourrais mourir d’un AVC, que le problème serait le même », ironise cette grand-mère, qui ne cache pas avoir déjà prévu le déroulé des heures suivant sa mort. « J’ai des amies prêtes à me prendre en charge, certaines personnes sont au courant de ce qu’elles doivent faire. »
Et si elle décide de ne pas s’éteindre à son domicile, elle le fera peut-être à l’étranger, là où l’aide au suicide est autorisée. « C’est une démarche un peu compliquée, que de se procurer du Nembutal. Dans peu de temps je me renseignerai concernant la Suisse, même si cela a un coût, je suis en mesure de m’y rendre. » Suzy Zahn en est consciente, braver la loi pour choisir le moment de sa mort est un luxe.
« J’ai payé 650 dollars, sans être sûre que le Nembutal n’arrive. Il faut pouvoir se le permettre. Et puis les gens aisés ont peut-être plus de temps pour se poser ce type de questions, par rapport à ceux qui n’ont pas de quoi manger, ou se soigner et ont bien d’autres interrogations en tête. »
Trop triste ? ce genre d’ histoire est incompréhensible . On est coupable de se préparer à mourir . A 81 ans ?
Bonjour Jacqueline en effet c’est tout a fait incroyable
cette pauvre femme face a une descente de police a 81 ans
jusqu’ ou ira l’acharnement du non respect de la personne
Chère Jacqueline chaque fois que je viens ici ma première pensée est pour vous
Amitié
Danielle
Merci ?
Chère Madame,
J’ai une grande admiration pour vous , vous avez tout compris de la vie de A à Z . Bravo pour votre dévouement et accompagnement auprès de ceux qui souffrent et qui voudraient bien mourir .Bravo Madame ! On vous aime
Merci ?
La police qui débarque chez des gens à 7 heures du mat , c’ est le régime de Vichy , c’est la Gestapo , ce n’ est pas la France du vingt et unième siècle . Ce n’ est certainement pas la France des Lumières . Venir perquisitionner et raffler ??? Raffler quoi ? Un produit avec lequel des vieux apaisent leur peur de l’ agonie qui précède la mort .Pas de la coke ni de l’ héroïne ni une arme à feu. Tellement absurde . Tout cela n’ arriverait pas dans un pays qui accepterait l’ aide médicalisée à mourir . Tout serait encadré et légal . Les médecins n’ auraient pas peur d’ agir en leur âme et conscience . Et nous , qui sommes mortels , tous et sans exception , n’ aurions pas peur de mourir .
Non seulement absurde, madame Jencquel, mais le signe révélateur d’un marché noir en pleine croissance. Oh que c’est surprenant!!! Versons tous en cœur une petite larme pour le lobby pharmaceutique…Snif!
Je partage totalement les questions posées par Michel37 en date du 31 octobre. En réponse, vous nous informez d’un débat prévu le 16 novembre à Zurich. Savez-vous quelles ont été les conclusions de ce débat et si une suite est prévue ?
Par ailleurs, vous lui conseillez d’adhérer à Ex International – ce que j’ai fait pour ma part. Mais je ne souffre pas d’une maladie grave – seulement de problèmes chroniques qui n’iront sûrement pas en s’arrangeant mais ne justifient pas une aide médicale à mourir. Donc à quelle porte frapper ? J’ai vu le site (rédigé en anglais) d’une nouvelle association suisse Pegasos. Ils semblent avoir un point de vue assez proche du vôtre. Ce sont eux qui ont aidé le professeur australien David Goodall – mais il avait tout de même 104 ans !! A partir de quel âge peut-on espérer être aidé ?
Normalement , la loi suisse exige simplement la lucidité et la capacité de discernement d’ un adulte éclairé et souffrant d’ une pathologie quelconque . D’ autre part les mobiles de l’ association qui l’
l’ aidera ne doivent pas être égoïstes ( s’ enrichir )
Sauf que voilà : il y a des procureurs intègristes et des médecins qui ont peur de prescrire le produit . Avant 75 ans , difficile d’ invoquer les polypathologies de la vieillesse . Après , il faut savoir argumenter son cas . Pegasos a été créé par le frère d’ Erika Preisig .Il n’ a pas encore commis de faute et pour le moment n’ a pas de procès en cours . Vous pouvez essayer .
L’actualité est tellement pleine
de faits importants que le procès
des deux médecins normands n’est
même pas commenté ! L’ADMD
devrait pourtant intervenir là-dessus
pour faire réagir l’opinion publique ?
Bonjour,
Voici du nouveau au sujet
du médecin normand
généraliste qui s’occupait
de ses patients, âgés et malades, en fin de vie, qui étaient également en soins pallatifs à domicile.
Vous pouvez trouver tout
sur ce sujet sur le site de
Paris-Normandie. Ce
médecin, inculpé à cause
de la sédation de la fin de
vie, est maintenant défendu par ses confrères normands qui ont écrit
à la ministre de la santé et au Dr Leonetti au sujet des
soins pallatifs à domicile
qui ne donnent pas le
droit d’appliquer la
sédation alors que c’est
possible à l’hôpital.
Cet événement est
important et pourrait
faire jurisprudence et peut-être obliger les censeurs
à modifier la loi de 2016.
À suivre…
Espérons !!!
Ce qui m’insurge surtout c’est qu’il y a
deux poids deux mesures…
A t’on été regarder sur la table de nuit
de François Mitterrand pour voir quelle ampoule avait utilisé son médecin pour
soulager ses ultimes douleurs du
cancer ?
Et c’est une infirmière des soins
pallatifs qui dénonce le médecin
(inculpé à Rouen) pour avoir utilisé
un sédatif puissant pour une malade
en phase terminale de cancer… ?
Cette infirmière a t’elle un sens
compassionnelle ou bien est-elle une
inquisitrice dogmatique et psychorigide?
Maintenant il n’est pas étonnant que
la majorité des Français souhaitent
une nouvelle loi !
L’Italie est en train de prendre position sur la question, en avance sur nous !!
Bonjour Jacqueline,
Comme Francesca je me demande
quel a été le résultat de la réunion
du 16 novembre à Zurich. Les
adhérents sont-ils prêts à mettre
en pratique le suicide de bilan comme
le souhaiterait la coordinatrice de
cette association ? Cette proposition,
qui a le vent en poupe aux Pays-Bas
mais pas encore dans les mœurs,
trouverait-elle un écho favorable
à Zurich ?
Amicalement,
Laure
Merci pour votre blog, pour votre lucidité, et votre générosité.
Vous êtes, pour moi, l’une de ces femmes courageuses et éclairées qui poussent le monde à avancer, sans qu’il (et elles) ne le sache(nt).
Je ne sais si au moment où je commente votre article, vous êtes toujours avec nous, bien que j’ai crû comprendre que la crise liée au Covid a contrarié vos plans.
Quoiqu’il en soit, et où que vous en soyez, je salue votre déterminisme.
J’ai découvert récemment votre combat, après avoir pris la décision de choisir d’arrêter ma vie au moment où je l’aurais décidé. M’interrogeant sur la manière de procéder, la découverte de votre blog et des articles vous concernant m’a permis d’apaiser les interrogations qui planent forcément sur l’équilibre mental de la personne arrêtant ce genre de choix! Merci de votre partage.
Je vous souhaite le meilleur, et beaucoup de paix dans toutes vos décisions.
Merci !
ACCEPTER
Accepter de vieillir
N’est pas une chose aisée.
J’essaie bien de me dire,
Ne pouvant y échapper
Qu’il me faut donc trouver
L’envie de continuer.
Quels sont les avantages
D’approcher le grand âge ?
Je suis la, je me creuse
D’une manière désastreuse,
Et aucun argument
Aide à mon raisonnement.
La seule chose que je sais,
Chaque nouvelle année
Je perds de l’énergie
De la force, de l’envie.
Alors je mets un terme
A tant de choses que j’aime.
Pour l’instant je m’adapte,
Pouvant encore marcher
En montagne, en forêt,
Mais bientôt je le sais
Je ne serai plus apte
Qu’à boire et à manger.
Accepter de vieillir
Qu’y a-t-il de pire,
Dans un proche avenir
Il me faudra choisir.
01/06/2020
Fontainebleau
bravo pour ce poème, il est beau et si profond…
Bonjour Jacqueline,
Je viens de finir de lire votre livre “Terminer en beauté”. J’ai adoré votre livre, je l’ai même dévoré en quelques jours.
Un thème d’actualité qui fait tellement parlé de lui alors que mourir est naturel, fait partie de la vie et, pourtant, tellement “problèmatique” dans notre société. Heureusement qu’il y a des personnes comme vous, pour mettre en avant ce souhait de mourir dignement et faire avancer (trop lentement malheureusement) cette cause noble.
Tout comme vous, alors que je n’ai que 34 ans, je ne me vois pas non plus finir condamnée dans un lit et être totalement dépendante d’autrui: un peu de dignité comme même ! J’ai déjà prévenu mon mari et parlé avec lui que si il m’arrive quelque chose, quelque soit mon âge, pas d’acharnement thérapeutique – pour commencer!
Ce Covid est venu bousculer vos plans mais j’espère que vous allez bien et que vous pourrez mener votre “projet” jusqu’au bout. Vous êtes un exemple et j’espère, un jour, avoir le même courage que vous. Merci pour tout.
Merci
je suis en train de faire mon possible pour aller à Bali – difficile à cause du Covid – pour assister à la naissance de mon petit- fils . J’ espère que je vais y arriver et que je pourrai partager ce moment avec mes enfants …. et puis , il faudra pouvoir arriver en Suisse pour pouvoir partir sereinement et en pleine conscience . Je sais que nous ne pouvons pas tout maîtriser . Je fais de mon mieux pour être cohérente . Pas toujours facile . Ce serait tellement plus simple si on pouvait compter sur des lois aussi libérales que la Suisse dans les autres pays du monde ! On ne devrait ni mourir trop tôt ni trop tard , simplement lorsqu’on est arrivé au bout du chemin tracé – par nous-mêmes !!!
Vous allez y arriver !
Tout réaliser, les chemins tracés par nous mêmes, quelle magnifique énergie positive.
Bali ouvrira ses frontières à la fin de l’année, n’hésitez surtout pas, allez là où vous êtes aimée, le reste se fera naturellement.
Votre réponse est émouvante, mais permettez moi de vous dire que vous avez toute la vie devant vous, le plus bel âge, et que vous ne devriez pas du tout vous intéresser à ce sujet !…
Profitez de la vie qui vous attend.
Je vous envie et vous embrasse !