Où manger à Ho Chi Minh City ?

Ce billet est le premier d’une série que je vais consacrer à la nourriture au Vietnam. Je vous avais promis dans mon dernier post de vous révéler où et comment il faut manger à Ho Chi Minh City. Je vais aussi vous expliquer où ne pas manger, si comme moi vous aimez le goût des choses et les aliments frais.

Choisissez votre style

Evidemment, si vous êtes au Vietnam, il faudrait manger un peu vietnamien (je dis ça, je dis rien, hein). Néanmoins, l’offre culinaire s’est fortement développée ces 5 dernières années et on trouve de nombreuses enseignes de classe internationale aujourd’hui, dans tous les genres et pour tous les prix. Juste pour l’exemple, mes petits préférés du moment dans tout ce qui est “western cuisine” (comprenez: cuisine occidentale) sont les pizze italo-japonaises de Pizza 4P’s, les tacos tex mex de Sancho Cantina ou les beef cuts de B3 Steakhouse, tous de qualité internationale. Hands down.

Image courtesy of BBC

Je vous passe – pour le moment – les échoppes chinoises, japonaises, coréennes, innombrables et délicieuses. Ces trois pays fournissent les contingents d’expatriés les plus importants au Vietnam, et de fait ont aussi importé leur cuisine et leurs ingrédients.

Mais revenons à nos moutons et admettons que vous voulez manger vietnamien.

Mangez dans la rue

Comme dans de nombreux pays (d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du sud et centrale), les meilleurs restaurants de Saigon se trouvent dans la rue. Il s’agit soit de stands plus ou moins mobiles, soit d’endroits fixes, ouverts sur la rue.

Le plus souvent il s’agit d’affaires familiales, qui opèrent devant ou tout près de leur domicile, à des heures très précises. Il n’est pas rare de passer à deux moments de la journée au meme endroit, et de trouver deux stands totalement différents. Ceux-ci sont généralement spécialisés, et ne proposent que quelques plats ou produits. On les trouve aujourd’hui de plus en plus souvent sur Google Maps, sagesse des foules oblige.

Mangez spécialisé

On trouve aussi des restaurants à l’offre plus variée mais toujours spécialisés (BBQ, fruits de mer, soupes, crêpes vietnamiennes, nouilles froide, coquillages, etc.). Comme partout dans le monde, ne faites pas confiance aux restaurants proposant des cartes interminables.

Suivez la foule

Il s’agit là des lieux que les vietnamiens fréquentent et – comme partout – les meilleurs endroits sont ceux qui sont très fréquentés.

Evitez comme la peste les restaurants de “vietnamese cuisine” aux airs trop européens (salles fermées, climatisation, personnel habillé à l’occidentale): ils sont destinés aux touristes et aux “food tours” pour occidentaux, sont la plupart du temps vides et – conséquence directe – ont une rotation de marchandises beaucoup plus lente que les endroits qui marchent. Moins de fraîcheur = plus de risques.

A ce propos, les vietnamiens ont gardé une culture très forte du “acheté du jour”, et ce malgré la démocratisation des réfrigérateurs. Un restaurant qui n’obéit pas à cette règle est rapidement déserté par les locaux.

Sortez de votre zone de confort

Ne cherchez pas l’item rassurant, genre riz frit ou nouilles sautées, dans le menu. Levez vos têtes, regardez ce que vos voisins mangent. Commandez ce qui vous fait saliver, même si vous n’en savez pas le nom. De plus en plus de ces restaurants sous-titrent (plus ou moins bien) leurs menus en anglais, ça tombe plutôt bien, non?

Demandez comment ça marche

La cuisine vietnamienne a une particularité : l’omniprésence d’herbes fraîches en accompagnement. Chacune a sa fonction bien précise: certaines sont là pour “rincer le palais” entre deux bouchées, alors que d’autres doivent être déchirées et jetées dans le plat juste avant dégustation afin de lui donner leurs saveurs.  On en roule entre ses doigts, on en croque, on en mâche et on peut passer à côté de la complexité réelle d’un plat si on ne sait pas dans quel ordre et comment intégrer ces herbes.

A la prochaine note, on rentre dans le vif du sujet, je vous parlerai de fruits de mer 😉

 

Yan Luong

Yan Luong

Cela fait 15 ans que Yan Luong roule sa bosse dans les métiers du digital et des médias sociaux, en tant qu'intrapreneur puis consultant indépendant. Il y a quatre ans il se lance dans la restauration et l'organisation d'évènements, sur son temps libre, au travers de l'association La cantine pop up. En 2018 il passe 8 mois à Ho Chi Minh City, Vietnam, afin de contribuer au lancement de The Observatory - un club de musique électronique et un rooftop / wine bar et de Coracle Festival - un festival de musique alternative. Ce blog détaille ses aventures culinaires.

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