Scooters et flash floods

Voilà, ça fait une semaine que je suis à Ho Chi Minh City.

C’est (normalement bientôt) la fin de la saison des pluies ; il ne pleut pas tout le jour mais il pleut chaque jour, comme on dit ici (et sûrement partout où il y a une saison des pluies). La plupart du temps c’est relativement léger, mais on est jamais à l’abri d’une “flash flood” (ou inondation éclair, en français), un peu à l’image de ce qui s’est passé à Lausanne début juin.

Alors que les escalators de la gare de Lausanne ont mis près de trois mois à être à nouveau en fonction, ici tout est très vite réparé (bon remarquez, chacun sa spécialité, si il venait à neiger ici, ça ferait du grabuge, c’est certain).

L’aspect sportif des flash floods dans mon quotidien d’occidental qui vient travailler sur un projet culturel et gastronomique (et pas de local qui voit son commerce de plain pied innondé), c’est rouler en scooter. On se situe quelque part entre le Paris Dakar, Flipper le Dauphin et faire ses courses un samedi matin. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de faire des vidéos quand ça m’est arrivé samedi passé, mais il y a assez de témoignages sur le web pour vous faire une idée.

Ce qui m’emmène à un des aspects que j’adore et déteste le plus ici : le scooter.

D’un point de vue personnel, mais aussi sous l’angle de l’émancipation des populations locales, c’est fantastique : c’est plus pratique, maniable et abordable qu’une voiture, et ça permet de transporter des charges plus lourdes qu’un vélo (et aussi plus de personnes).

Si l’on se penche sur l’encombrement des villes et l’impact écologique, c’est évidemment catastrophique, même si des engins électriques font petit à petit leur apparition.

Hanoi a d’ailleurs décidé l’année dernière de bannir les scooters d’ici à 2030. Les Saigonais attendent quant à eux la décision de leurs autorités avec anxiété.

Hors heures de pointe, il est super agréable de parcourir la ville au guidon de son deux-roues (ou derrière son chauffeur). Les paysages passent du traditionnel à l’ultramoderne en deux rues, la lumière est très changeante en ce moment, et la petite brise sur le visage fort agréable.

Aux heures de pointe par contre, ça se corse. La pollution atteint des pics semblables à ceux de Pékin, et on est confronté à ce genre de scène aux carrefours (et encore, là ça va) :

En conclusion, rouler à Ho Chi Minh City demande un peu d’entraînement, une bonne dose de patience et beaucoup d’attention.

Sur ce, je vais aller me sustenter et la semaine prochaine je vous parle de nourriture, et des restaurants saïgonnais qu’il faut fréquenter.

Yan Luong

Yan Luong

Cela fait 15 ans que Yan Luong roule sa bosse dans les métiers du digital et des médias sociaux, en tant qu'intrapreneur, puis consultant indépendant. Il y a trois ans il se lance dans la restauration et l'organisation d'évènements, sur son temps libre. Il est à Ho Chi Minh City, Vietnam, de septembre 2018 à février 2019, avec pour objectif l'ouverture d'un restaurant au coeur de la mégapole.

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