Les “temps incertains” ne l’ont pas été pour tous

Alain Berset est monté au créneau pour trouver des excuses aux dernières bourdes de l’Office fédéral de la santé publique. Il est responsable des domaines suivants  : épidémies et maladies infectieuses ;drogues et prévention des toxicomanies ; sécurité des denrées alimentaire ; radioprotection et  lutte contre les nuisances sonores ; assurance maladie et accidents. Il n’a donc pas que l’épidémie en tête. Il faut en tenir compte dans l’appréciation sévère de ce qui s’est passé.

Le Conseiller fédéral a utilisé une formule bien agencée pour dédouaner l’OFSP ;  « …en des temps très incertains, il n’y a pas de certitude… » C’est une considération tout à fait fondée en général, mais tendancieuse dans la gestions de l’épidémie.

En général, il est vrai que toute politique fonctionne avec une certaine marge d’incertitude incompressible. Le CF ne peut pas prévoir la date de survenue d’une épidémie, la menace de faillite d’une entreprise importante, l’arrivée d’une sécheresse, une attaque terroriste. Ce n’est pas une officine de voyantes. Mais il peut et doit prévoir ce qu’il faut faire quand il y a épidémie, faillite, sécheresse, terrorisme : il peut et il doit disposer de systèmes d’alerte rapides et sûrs. Pour réagir correctement il a besoin de deux éléments : des certitudes et des compétences. Les certitudes s’acquièrent par de bons services de renseignement au jour le jour : les compétences par l’expérience des crises antérieures.

On n’est pas innocenté de réactions médiocres si on n’essaie pas sérieusement d’acquérir des certitudes sur la situation immédiate. Pour déclencher le confinement, le CF s’est reposé sur l’OFSP. Il y avait mieux à faire : disposer d’une filière sure de renseignement en provenance de l’Est asiatique, établir des relations plus étroites entre médecins suisses et chinois, exiger du conseiller scientifique de nos ambassades sur place  d’observer et d’alerter.

Force est de constater que les pays développés d’Asie disposaient d’informations et de compétences dont la Suisse était privée. Il suffit de mentionner le taux de mortalité par millions d’habitants. Suisse 229, Japon 8, Singapour 5, Corée du Sud 6, Malaisie 4, Hong Kong 6, Vietnam 0.1. La comparaison est encore plus écrasante si l’on se tourne vers la Chine responsable de l’origine de la pandémie qui affiche un score honorable de 59 ; mieux encore le Rwanda 0.4, malgré un système médical très modeste.  Déterminante la comparaison avec l’Autriche qui affiche 80, près de trois fois moins que la Suisse, bien que les conditions climatiques, environnementale, sociales soient les mêmes.

On peut maintenant tirer une conclusion définitive : la Suisse aurait pu ne compter que quelques dizaines de morts si les mesures adéquates avaient été prises à temps. Force est de constater qu’elles ne l’ont pas été. Affronté à une menace grave, le système politique et administratif s’est révélé inférieur à la tâche : il n’a pas d’expérience, ni de compétence dans la gestion de cette crise, mais l’Autriche était dans la même situation ; il ne disposait pas de sources de renseignements fiables et à jour. En des temps incertains, il a acquis moins de certitudes que bien d’autres pays.

Reste à évaluer le mécanisme de décision. Les USA dirigés par un incapable atteignent un taux de 492. La Belgique, sans gouvernement depuis 18 mois, est le triste champion mondial avec un taux de 850.  Souvenons-nous que le système helvétique a très bien fonctionné dans deux circonstances graves : le grounding de Swissair ; la menace de faillite de l’UBS. Pourquoi ? Parce qu’exécutif et administration disposaient d’informations rapides et sûres ; parce que la gestion d’une faillite fait partie de la compétence du système helvétique. En gestion de pandémie, le système suisse est désarmé, maladroit, lent, hésitant, contradictoire et finalement meurtrier. “D’abord les masques ne servent à rien”, “ensuite ils deviennent obligatoires”. Or, dans un service médical, que je fréquente, est affichée l’information suivante : dans une assemblée où il y a un porteur du virus, la contamination des autres est estimée à 90% si personne ne porte de masque et à 1.5% si tout le monde porte un masque. Peut-on croire que l’OFSP et le CF ignoraient cette information élémentaire quand ils déconseillaient le port du masque « qui pourrait se révéler contreproductif » ?

Il faudra donc enquêter pour déceler les erreurs commises ici afin de ne pas les répéter, mais en évitant strictement de chercher des boucs émissaires pour immuniser les institutions. Il faudra envoyer une mission scientifique en Asie de l’Est pour apprendre comment ils gèrent si bien une épidémie : il n’est pas exclu qu’elle passe par le Rwanda pour y bénéficier d’excellents conseils. Il faudra créer une instance indépendante et compétente qui procède à une veille permanente et à une alerte précoce. Il faudra aussi réfléchir à deux particularités des institutions helvétiques, à la fois précieuses mais perfectibles : le gouvernement de concordance qui est démuni de chef : le fédéralisme qui laisse des lacunes entre décisions de la Confédération et applications des Cantons. Il est aberrant que Genève ferme ses discothèques tandis que Vaud les laisse ouvertes.

Les temps ne sont « incertains » que si l’on n’essaie pas sérieusement d’acquérir toutes les certitudes qui sont disponibles.  On en arrive alors à des mesures improvisées et brouillonnes comme ce confinement destructeur de l’économie. Deux mille morts c’est trop. On sait maintenant qu’ils auraient pu être évités. Mais aussi combien de faillites d’artisans et de commerçants, combien d’emplois perdus ? A côté des vies perdues, il y a les vies gâchées.

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck

Jacques Neirynck est ingénieur, ancien conseiller national PDC et député au Grand Conseil vaudois, professeur honoraire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'origine belge, de nationalité française et naturalisé suisse. Il exerce la profession d'écrivain.

51 réponses à “Les “temps incertains” ne l’ont pas été pour tous

  1. Et si ces erreurs n’étaient pas des erreurs ? Si elles avaient été délibérément commises dans le but, entre autres, de limiter les conséquences économiques de la pandémie ? Les personnes âgées dépendantes coûtent très chers aux États; en sacrifier quelques une au profit de la génération suivante a très bien pu germer dans la tête d’un Trump ou même de nombreux autres dirigeants qui, trop souvent, ne valent pas beaucoup mieux que lui moralement.

    Quant aux spécialistes, ils sont très souvent autoproclamés et n’ont été consultés (et rémunérés) que grâce à leurs relations avec le monde politique.

    Pour les reste, je suis tout à fait d’accord avec vous d’autant que les exemples des pandémies précédentes ont été bien documentés comme le signale un article concernant une querelle des masques en 1918 aux USA (https://www.nytimes.com/2020/08/03/us/mask-protests-1918.html)

  2. Excellent article, sauf pour le Grounding: inacceptable, d’autant plus qu’à l’époque l’un des 7 sages était aussi millionnaire (fabricant de cigares). Si j’étais à sa place ce jour là, au lieu d’essayer de joindre Ospel en partance pour NY, il aurait dû faire une conférence de presse et annoncer sa prise en charge du coût pour ramener les avions (1 à 2 millions?).

    1. Il ne s’agit pas de 1 ou 2 millions. La Confédération a dû prêter à Swissair 1,15 milliards de francs dont elle n’a récupéré ultérieurement que 220 millions. Il n’y a aucune raison pour qu’un Conseiller fédéral en particulier, même riche, soit obligé moralement d’assumer les dettes d’une compagnie privée. Ce qui est inacceptable c’est que les dirigeants de Swissair n’aient non seulement pas été condamnés mais qu’ils ont reçu des indemnités. Pourquoi? Parce que leurs avocats ont été plus habiles que le ministère public. Pourquoi? Parce qu’ils sont mieux payés.

      1. Cher monsieur Neirynck, je trouve votre raisonnement un peu trop candide.

        Vous ne voyez pas assez clairement que nous vivons dans une société oligarchique où le pouvoir est détenu par quelques groupes de pression, surtout économiques.

        Je critique ce système tout en n’y étant pas totalement opposé, car je pense que c’est inévitable. Et c’est dans l’ADN de la Suisse, qui a plusieurs gènes dans son ADN, dont celui de l’oligarchie, pas seulement celui de la démocratie directe. Ces gènes divers et apparemment contradictoires coexistent assez bien.

        Je critique surtout les abus de notre oligarchie. Dans le cas du Covid la prépondérance du lobby Pharma est son poids écrasant sur le Conseil fédéral sont évidents. Impossible d’être crédible si on prétend le nier. Vous vous refusez à le constater parce que cela vous paraît une vue complotiste. Pourtant c’est une réalité de fait.

        Si nous parlons du grounding et de l’immunité des administrateurs de Swissair, ce n’est pas seulement dû au fait que ces messieurs avaient les meilleurs avocats. Ils les avaient, mais c’était juste la conséquence du fait qu’ils étaient eux-mêmes le gratin de l’oligarchie suisse. Dans votre pays natal, les gens ont des titres de noblesse. Les barons Lippens et les vicomtes Davignon ont toujours eu les meilleurs avocats à leur service. Non? C’est normal.

        Pour revenir à la Suisse, Mario Corti, qui lui n’appartenait pas à cette aristocratie, et n’était qu’à leur service, a eu une réflexion amère lors du procès Swissair. Il a fait remarquer: “Il faut se demander pourquoi c’est moi qui suit sur le banc des accusés et pas les autres”. Il pensait aux puissants. Mario Corti était un employé bien payé (il avait reçu une gratification d’avance de 12 millions) mais c’était un serviteur et non un maitre. On l’a donc laisse tomber comme le lampiste qu’il était.

        Le coeur de l’aristocratie d’argent en Suisse, et du “radicalisme des affaires”, a longtemps été la famille Schmiedheiny, les rois du ciment, véritable dynastie royale de la Suisse, mais sans couronne. Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz, qui était un très mauvais conseiller fédéral, n’a été élu a ces hautes fonctions qu’en sa qualité d’homme de confiance du groupe Schmidheiny. Toute sa carrière, ou presque, n’avait consisté qu’à voyager dans le monde entier pour limiter les dégâts de l’amiante. Tous les partis politiques, y compris le vôtre et les socialistes, ont élu Merz au CF, ou du moins connaissaient cette réalité que j’énonce ici. Peut-être le PDC est-il un peu moins impliqué dans ce genre de choses car le radicalisme des affaires, comme son nom l’indique, concerne avant tout le parti radical et non le parti ex catholique. Mais les notables PDC savent ces choses. J’ai toujours su que la puissance Schmidheiny (qui à époque s’étendait à l’UBS au Crédit Suisse, à ABB ex Brown Boveri, etc.) était centrale dans l’affaire Swissair et c’est pourquoi je savais que les administrateurs de Swissair seraient toujours intouchables. Mais quand le procès a impliqué la Belgique, un état européen d’importance comparable à la Suisse, qui était lésé à cause du fait que l’ex Sabena avait été abandonnée dans la faillite de Swissair, là j’ai pensé que l’état belge pourrait battre la puissance de la famille Schmidheiny. Eh bien, on a pu le constater. La famille Schmidheiny a été plus forte que le royaume de Belgique.

        Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, car depuis lors Holcim, ex Holderbank financière, l’empire du ciment Schmiedheiny, a fusionné avec les ciments Lafarge. Ce n’est plus pareil. Les Schmiedheiny ne sont plus les rois de la Suisse. Ce sont désormais des oligarques globaux, dans un monde où les souverainetés s’effacent et dont le pouvoir n’est plus concentré sur un pays particulier.

        Une nouvelle aristocratie d’argent à pris de l’importance en Suisse après la faillite de Swissair qui a été un tournant, car la faillite de Swissair a été celle aussi du radicalisme des affaires, qui s’est déconsidéré et a perdu son prestige. Quel était le problème de Swissair? L’establishment suisse radical qui tenait le conseil d’administration de Swissair était comme J.-P. Delamuraz pour l’adhésion à l’Union Européenne, ou au moins pour l’EEE. Ces gens ont vécu le 6 décembre 1992 comme une catastrophe. Vivant dans l’illusion que Swissair ne pourrait pas survivre si la Suisse devenait une “île” ils ont cru devoir “désenclaver” cette compagnie aux finances pourtant florissantes. Ils se sont donc lancés, sur les mauvais conseils de Mac Kinsey, dans “stratégie du chasseur” consistant à acheter tous les canards boiteux européens de l’aviation civile dont Sabena, Air Littoral etc., pour faire de Swissair une compagnie européenne et non plus suisse. C’est cette stratégie désastreuse, – elle a rapporté beaucoup d’honoraires à Mac Kinsey -, qui a ruiné Swissair et causé le grounding, entraînant dans sa chute le radicalisme des affaires, et aussi de la politique et permettant l’émergence de l’UDC comme nouveau parti dominant.

        Tout cela a causé aussi un grand changement dans la classe dirigeante de la Suisse. La famille Schmiedheiny n’est plus aussi dominante qu’avant. Dans la nouvelle aristocratie de l’argent la famille Blocher joue un rôle important, pourtant cette famille n’est pas aussi riche que les Schmiedheiny. Mais l’élément Pharma reste la plus grande puissance dans l’oligarchie de la Suisse. Les banques (UBS, CS) ne sont plus des banques suisses mais des banques américaines depuis que la Suisse a perdu la guerre contre les USA pour le secret bancaire. On a donc actuellement une nouvelle oligarchie d’argent de la Suisse, qui est patriote, derrière la famille Blocher, d’un côté, et une oligarchie Pharma et bancaire, totalement mondialiste et antisuisse.

        C’est à cause de ce rapport de force qu’on a confiné l’économie et qu’on nous obligé à porter un masque inutilement.

        1. J’adhère dans une large mesure à votre analyse des lobbys helvétiques. Mais je ne vois pas pourquoi leur existence nous fait porter des masques inutilement. Aussi longtemps que le virus est présent, le port du masque réduit la transmission et permet de contrôler la pandémie. C’est une mesure strictement technique pas une décision arbitraire.

          1. J’en doute car à mon avis l’épidémie est terminée en Europe. Il n’y a plus de mortalité. On entretient la peur artificiellement, car on veut préparer l’opinion à un vaccin obligatoire.

            P.S. Je me suis trompé sur les titres de noblesse des oligarques belges. Les Lippens sont comtes et non barons. Comme barons il y a le baron Lambert, banquier, et Albert Frère, récemment décédé, considéré comme la plus grande fortune belge: un nouveau riche qui avait réussi à vendre à l’Etat son empire métallurgique basé à Charleroi, et en difficultés, puis a habilement réinvesti le profit de la vente. Quand j’étais jeune il y avait encore un autre baron industriel: le baron Empain, apparenté aux Schneider de France. C’était un chouchou de Valéry Giscard d’Estaing, on ne sait pas pourquoi. Peut-être parce qu’Annne-Aymonne Giscard d’Estaing née de Brantes, était apparentée aux Schneider. Maintenant Empain ne compte plus, pas plus que Schneider. C’est du passé. Mais en Belgique il semble que quelques grandes fortunes dictent un peu leur loi au monde politique. Ils ont sans doute des très bons avocats très bien payés.

          2. Voici les mortalités d’aujourd’hui dans les pays européens : Russie 70 ; Espagne 73 ; Angleterre 21 ; Italie 4 ; Allemagne 5 ; France 14 ; Suède 5 ; Belgique 2 ; Suisse 1 ; Autriche 2. Vous avez une capacité extraordinaire à entretenir le déni de réalité.

          3. Mortalité 1. Ecrivez-vous. Un décès attribué au coronavirus. Mais il y a, au vu de la sous-mortalité- environ 150 décès par jour. De quoi sont morts les 149 autres ?

            Je ne nie pas l’existence d’une épidémie, apparemment à la hausse. Mais il faut savoir raison garder.

            L’Autriche a mieux fait. Et continue à mieux faire. Pourquoi ? Allez-donc vous balader à Vienne et à Genève. Vous aurez compris. La population y est aussi pour beaucoup. Et les gouvernants ne choisissent pas leur population alors que le contraire est un peu vrai.

          4. Ces chiffres me paraissent très bas. Comment se comparent-t-ils avec ceux d’une grippe saisonnière en valeur moyenne dans les dernières annees?

          5. Ils sont très bas parce que des mesures préventives sont imposées et respectées. Les exemples de l’Angleterre et de la Suède démontrent ce qui se passe quand il n’y en a pas.

          6. Effectivement vous avez mentionné la Suède, hier 5 morts. A ma connaissance on peut aussi citer aujourd’hui, 0 mort.

            Les chiffres étant petits, il serait prudent de ne pas se fonder sur des données journalières et, par exemple, de mentionner les 18 morts attribués au coronavirus en une semaine.

            Les chiffres suédois étant réputés précis, il faut bien constater une baisse continuelle du nombre de mort suédois attribué au covid-19, qui est donc passé à un peu plus de 2 par jour. A comparer aux environ 250 morts journaliers.

            L’incidence de l’infection testée s’approche de l’incidence suisse (33 pour 100’000 sur quatorze jour v. 28 pour 100’000) après avoir baissé conduisant la Suisse a supprimer la quarantaine.

            A quoi attribuez vous cette baisse ?

          7. Personne n’est capable d’analyser actuellement les fluctuations de l’épidémie dans le temps et dans l’espace. Cela se fera plus tard quand toutes les données seront disponibles. Le rôle du blog était de faire sentir que les décisions du pouvoir politique sont un facteur important, sans être bien entendu le seul. Mais c’est le facteur sur lequel on peut et on doit jouer.

          8. Il est un choix politique qui n’a pas été fait : celui de protéger les personnes à risques.

            Il ne faut pas imposer un masque à toute la population mais protéger les personnes à risque en leur imposant le port d’un masque ultrafiltrant.

            Vous me direz que c’est une horreur d’imposer et que cela est une gérontophobie. Mais alors que dire de l’obligation du masque “n”importe quoi” à toute la population ?

          9. Le problème posé est celui de l’extinction de l’épidémie. Si le virus continue à circuler parmi les jeunes générations, l’épidémie ne s’arrête pas. Protéger les seules personnes à risque permet de diminuer la mortalité mais pas plus.

          10. Mais non, l’épidémie est déjà terminée. Elle est en train de dsiparaître. CEDH a raison, il ne faut protéger que les personnes vulnérables. Les autres ne risquent pas de mourir. Il faut laisser circuler le virus pour que se crée un minimum d’immunité de groupe. De toute façon au stade actuel ce n’est plus qu’une grippe. On n’impose pas le masque à toute la population lors des grippes saisonnières.

          11. Si la coutume de porter le masque se répandait en hiver la grippe saisonnière ferait moins de dégâts.

          12. En rendant jadis la vaccination contre la variole obligatoire, on a fini par éradiquer cette maladie qui tuait jusqu’au tiers des enfants. La vaccination contre la rougeole n’est pas obligatoire mais elle est appliquée à 95% en Suisse romande : elle épargne des vies d’enfants.
            La question n’est pas de savoir si le port du masque est un complot du pouvoir fédéral (élu par nous), mais s’il réduit l’impact de l’épidémie oui ou non. A-t-il servi dans les pays asiatiques qui affichent des scores excellents en comparaison des nôtres? Proposeriez-vous au personnel médical de travailler sans masque? Vous êtes dans le déni de réalité.

          13. Le port d’un masque léger pour tous ne peut pas conduire à l’éradication du virus.

            Il existe une possibilité : reconfiner et fermer les frontières aussi hermétiquement que la Nouvelle-zélande. Impraticable. Et imparfait.

            Une deuxième possibilité : contrainte pour tous. La majorité se saigne pour la minorité. Certes, mais pendant combien de temps ? L’équité n’exigerait elle pas alors un effort de tous, notamment une indexation des rentes (AVS, LPP, etc..) sur le PIB ?

            Une troisième possibilité : protéger les personnes à risque. Et ne venez pas dire que cela serait comme la Suède. Elle n’a pas protégé les personnes à risque. Cette solution comporterait un avantage économique et de santé mentale certain. Et permettrait d’envisager une autre solution que l’atteinte d’un éventuel vaccin salvateur. L’avantage de la Suède sans les inconvénients.

          14. Plutôt que de spéculer sur les différentes politiques possibles, il serait plus opportun d’envoyer une mission dans les pays asiatiques qui ont mieux réussi que nous afin de se décider sur des faits et non des opinions.

          15. Un des aveux les plus intéressants qui vous ait échappé, Monsieur Neirynck, dans ce fil de discussion est celui-ci:

            “Si la coutume de porter le masque se répandait en hiver la grippe saisonnière ferait moins de dégâts”.

            Il me semble que c’est très révélateur de l’intention profonde de nos élites dans cette affaire. Ne discutons pas pour savoir si c’est vrai que le port du masque diminuerait la propagation de la grippe saisonnière. Je n’y crois absolument pas, mais la n’est pas la question.. Cette déclaration de vous me donne à penser que l’intention est réellement de faire accepter par tous un changement de mode de vie, dans le but de façonner une nouvelle mentalité. On veut habituer les gens au port du masque permanent, comme nouvelle norme sociale.

            Pourquoi cela? On peut bien se poser la question, mais il semble bien que c’est pour faire entrer dans les têtes une attitude de soumission aveugle a l’autorité, dans le but de rendre les gens plus malléables pour des évolutions que l’on a l’intention d’imposer par la suite. Par exemple, la vaccination obligatoire, le traçage généralisé, pour avoir un contrôle total sur les faits et gestes de chacun. Et quand les gens seront suffisament transformés en zombies, on pourra leur imposer le puçage comme pour le bétail.

            Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que le pouvoir imposera un changement de mode de vie pour imposer un changement de mentalité. Quand la dynastie mandchoue a pris le pouvoir en Chine, elle a imposé aux hommes le port de la natte (ou tresse, de cheveux), coutume mandchoue, pour inculquer aux gens que le peuple mandchou était le maitre et le peuple han lui etait soumis. Cette natte a été haïe par les Chinois, comme un symbole d’oppression et dès que la république s’est établie la première chose qu’on a fait a été d’interdire le port de la natte. Quand l’Islam s’impose il impose le voile aux femmes. Quand Mustafa Kémal a pris le pouvoir en Turquie, il a interdit le port du fez pour les hommes et du voile pour les femmes et rendu obligatoire le complet veston.

            Par un changement vestimentaire on force dans les crânes un changement de régime.

            J’en suis désormais convaincu a 100%. Les raisons sanitaires invoquées sont un mensonge. Le but visé est d’imposer un signe extérieur de soumission, dans un but politique.

            Si on se réfère à la culture de notre pays, le masque est le nouveau chapeau de Gessler.

            Nous devons tous faire la grève du masque. C’est un devoir civique.

          16. Ou tout au moins il s’agit d’un test. On teste à grande échelle la soumission des gens. On este leur consentement. Si l’on parvient à imposer le port du masque, alors on aura appris que les gens sont soumis. Sous un prétexte sanitaire ou autre, on pourra faire passer n’importe quelle décision liberticide ou inhumaine.

            Hélas, pour le moment, le bétail humain est docile. Le pouvoir peut se frotter les mains. Il est en passe de réussir son test. Heureusement, en Allemagne, au Canada, il y a des résistances, des manifestations anti-masque. Il faut en faire aussi en Suisse.

            Résistance!

  3. Rappelons-nous que Berset et ses consorts déconseillaient le port du masque par l’argument suivant: le masque n’évite pas d’être contaminé, il empêche seulement une personne infectée de contaminer autrui.
    Donc si toute la population se masque, les porteurs sont muselés et la contamination cesse – à moins que je n’aie rien compris à la logique !?! Je sais que la Suisse ne disposait pas des masques nécessaires mais qu’on ait eu, simplement, l’honnêteté de l’admettre. En ce sens Berset et le CF ont été malhonnêtes.
    Vous dites “mais en évitant strictement (sic) de chercher des boucs émissaires” et cela me fâche. Dans l’économie privée le coupable d’une faute grave – et on parle rarement de conséquences mortelles – est liquidé, enfin disons souvent si je pense à ce vaurien d’Ospel, alors que dans l’administration les culpabilités se noient dans les sables mous du système… Des boucs émissaires, non, des responsables, oui ! La tragédie du sang contaminé en France avec un Fabius qui s’en sort sans problème et avec de beaux jours devant lui me donne la nausée…
    Pour terminer, vous citez à ma surprise le “groundind de Swissair” comme un exemple du système qui a très bien fonctionné ??? Rappelons-nous que le conseiller fédéral en charge alors, avait vainement tenté de contacter ce gredin d’Ospel pour élaborer un plan de financement afin de sauver Swissair mais que le dit Ospel, quelque part aux USA, avait prétendu ne pas en être au courant, ben voyons! Comme succès, j’ai connu mieux et Swissair n’existe plus et ce ne sont pas des Allemands qui font voler des avions estampillés Swiss qui changent quelque chose à l’affaire. Ironie du sort ce qu’UBS n’a pas voulu faire pour Swissair, UBS a bien voulu qu’on le fasse pour elle et Ospel aux 24 millions annuels… n’a même pas été licencié… Ça donne comme une envie de voter communiste et puis… on pense à… Staline… Mao… Pol Pot… – cela fait quand même 60 à 100 millions de morts selon les estimations (et où sont leurs mémoriaux) – alors on se dit que, finalement, non.
    La religion est l’opium du peuple et la doctrine communiste… son héroïne !

    1. Le grounding de Swissair est évidemment tout sauf une réussite. Mais la Confédération a fait très rapidement ce qu’il fallait pour ramener les voyageurs et éviter une faillite. C’est de l’ordre du sauvetage. Ce n’est pas glorieux mais c’est efficace. C’est tout de même mieux que la gestion de l’épidémie, qui fut inefficace.

  4. L’incompétence ne figure pas comme infraction dans le code pénal suisse. Heureusement, car les tribunaux seraient depuis longtemps saturés. Dire qu’on manque de moyens est une analyse insatisfaisante. La Suisse dispose de nombreux moyens, le problème est que ne le sait pas ou du moins, elle ne sait pas les solliciter. Les services de renseignements sont des outils permanents, certes, ils ne disposent pas nécessairement, en tout temps, des compétences techniques indispensables. Qu’à cela ne tienne, ils peuvent établir et actualiser une liste d’experts qu’ils peuvent solliciter pour les appuyer et les conseiller dans leurs démarches. Quant au reste, le CF dispose des états-majors militaires qui sont régulièrement exercés à appréhender des situations complexes dont les paramètres sont interdépendants. Evidemment, si on renonce d’emblée à les impliquer et qu’on néglige les enseignements qu’ils ont pu tirer d’exercices précédents, ils n’apporteront pas grand chose.

  5. Les 1 à 2 millions c’était pour ramener les avions au pays. Le reste c’est la loi sur les faillites !

  6. S’il vous plait, ne me dites pas que vous vous fiez sur ces statistiques pour votre analyse, surtout sur celles de la Chine !

    Par ailleurs, il y a une beaucoup d’autres facteurs que la qualité d’information ou le niveau de compétence qui expliquent les différences entre pays. Je cite certains exemples :
    – Japon : très à cheval sur les mesures d’hygiène en temps normal, pareil pour la distanciation sociale malgré les zones densément peuplées. Ils n’ont pas de frontalier qui viennent dans le pays tous les jours, ni une population qui voyage partout comme Europe (notamment les immigrés qui retournent au pays voir leur famille durant les vacances).

    – Rwanda : population très jeune, très forte mortalité en temps normal, chez les jeunes aussi, due à d’autres maladies beaucoup plus mortelles -> ceux qui y survivent ont naturellement développé des anticorps qui leur permettent d’être mieux épargnés par les complications que peut générer le Covid.

    – Suisse : la majorité des décès (plus de 85%) sont des personnes très âgées ou des personnes avec un faible système immunitaire. Sans vouloir être cru, ces dernières ont peu de chance d’atteindre l’âge adulte si elles vivaient au Rwanda. L’espérance de vie au Rwanda est de 68 ans contre 83 ans en Suisse.

    – Chine : il n’a rien à en tirer, leurs chiffres ne valent rien. Les discours de Trump sont même plus vrai que ceux du régime chinois. Je pense d’ailleurs que le monde aurait été mieux préparé à la pandémie s’il n’avait pas laissé ce régime totalitaire les induire en erreur.

    Le temps d’observation sur la mortalité due au Covid est d’ailleurs encore beaucoup trop court pour se permettre de faire des conclusions. Une année d’observation permettrait déjà de comparer la mortalité annuelle de 2020 en Suisse avec les autres années. Si elle ne varie pas significativement, c’est peut-être parce que la plupart des victimes du Covid ont subit une mort prématurée de seulement quelques mois.
    Si un tel constat se fait, ça n’enlève rien au fait que ceci reste une tragédie et que la Suisse aurait effectivement pu mieux se préparer. Mais par pitié, ne dites pas que le Rwanda a d’excellents conseils à donner à la Suisse en vous basant sur des chiffres qui sont de toutes manières faux, même ceux relatifs à la Suisse.

    1. Toutes les mesures de quoi que ce soit sont affectées d’erreurs. Dans un contexte politique, il y a celles introduites délibérément par la communication.
      Mais d’une part il y a des ordres de grandeurs qui marquent des différences certaines. Si La Chine ment certainement, elle a tout de même réussi à enrayer le phénomène.
      D’autre part la comparaison avec l’Autriche est significative. Les fautes commises par Trump, Johnson et Bolsonaro expliquent les désastres de leurs pays.
      Le but du blog est de faire réaliser que la Suisse aurait pu faire beaucoup mieux et que les facteurs décisifs sont l’information et la compétence. Ce ne sont pas les seuls. L’âge de la population est évidemment aussi un facteur. Mais il n’explique pas tout. Pourquoi le Rwanda est une réussite en comparaison avec d’autres pays africains? Parce que le pouvoir est fort et le chef intelligent.

      1. Vous n’avez pas cité la Suède. Aurons-nous moins de morts que la Suède ? Je l’espère mais n’en suit pas sûr. Au fond il vaut mieux déménager. Vous êtes retraité aller donc en Suède ou en Autriche.

        Prenez donc la mortalité par classe d’âge. Et divisez par près de 10 la proportion des plus de 65 ans. Il ne reste plus grand chose. Ajoutez-y les autres infections mortelles. Et vous ne verrez plus rien.

    2. Il est difficile de savoir si les chiffres chinois sont maquillés ou non. Il y a bien sûr eu les mensonges du début, surtout localement, et qui se produisent dans tous les pays (cf Ischgl, Autriche et Verbier, Suisse) et encore plus dans les dictatures.

      Pour ma part, étant en Chine au début de l’épidémie et ayant vécu les mesures prises en comparaison de la Suisse 6 semaines plus tard (“lavez-vous les mains”) je n’ai pas de mal à croire la différence de mortalité entre ces 2 pays. Encore récemment quelques cas à Beijing provoquent le lockdown et le test de centaines de milliers voire de millions de personnes. Fin mais Wuhan a testé 10 millions de personnes en 2 semaines.

      Si les mesures chinoises sont autoritaires et peut-être non applicables en Suisse (ou est-ce une question de coût?) ce n’est pas le cas de Taiwan, une démocratie, qui fait 1000 fois mieux que la Suisse (3x plus d’habitants, 300x moins de morts.)

      On peut trouver pire autour de nous mais ce n’est pas une consolation. La gestion de cette épidémie par le CF et l’OFSP a été et continue d’être lamentable.

  7. on peut aussi évoquer la crise financière de 2008 quand la confédération a du en urgence sauver la plus grande banque du pays sans contre partie !
    Si on faisait partie de l’UE, on devrait aussi soutenir tous ses membres gorgés de dettes , à la limite de la banqueroute , parce qu’ils n’ont pas adopté les bonnes politiques !
    (…)
    La Suisse ne peut pas se substituer à l’OMS qui doit justement rester en contact avec les différentes parties du monde , pas seulement l’Asie.
    Si il faut maintenir des contacts étroits entre instituts médicaux, autant avouer comme Trump que l’OMS ne sert à rien et qu’il faut s’en débarrasser !?

    1. Mieux vaut en cas de crise disposer de plusieurs sources d’information. Deux ou trois sécurités valent mieux qu’une. Ce n’est pas très compliqué de charger les attachés scientifiques d’une mission supplémentaire. Ni d’envoyer une mission en Asie. Ni d’organiser un conseil scientifique en Suisse. Ni de rendre obligatoire sur tout le territoire certaines consignes plutôt que de les laisser à la fantaisie des cantons.

  8. Je ne pourrais pas etre plus d’accord. Je suis médecin.
    Merci, car c’est la première fois que je trouve qu’on dit publiquement la verité sur ce sujet. ça fait plaisir que ça soit de qlqn qui est prof EPFL et ancien conseiller national. Chapeau et un grand merci.

  9. Quelle est la raison qui vous a fait changer d’avis, M. NEIRYNCK ?
    Je me souviens de vos premiers posts sur cette pandemie et le ton était du genre ” il n’y en a point comme nous..”
    En tout cas, bravo !

    1. “Quelle est la raison qui vous a fait changer d’avis, M. NEIRYNCK ?”

      M. Neirynck – si (seulement) j’étais son écrivain-nègre, son “ghost writer”, pourrait vous répondre:

      – Avant d’avoir sombré dans le saucisme et promis les lendemains qui sentent, Mitterand, un fort gentil monsieur au demeurant et nonobstant son maniérisme de prima donna, Mitruand, donc, n’était-il pas pétainiste? Seuls les imbéciles de changent jamais d’avis.

      1. On change d’avis parce que les événements l’imposent. L’opinion se forme à partir de la réalité et non d’un dogme imprescriptible.

  10. Le problème dans cette analyse, si on ne tient compte que du nombre de morts par pays, il est difficile de les comparer. Entre les pays qui minimisent les deces pour se donner une image positive, ceux qui omettent d’en inclure, la Belgique qui a comptabilisé tous les morts en EMS pendant la période, comme étant du au Covid, avouez qu’il est difficile d’être rigoureux quand les comptages sont aussi disparate.
    Ensuite, prendre comme exemple la Chine, qui a fait perdre au monde entier, des précieux jours, semaines et mois, en mentant sur la nature et l’existence même du virus, c’est assez audacieux.
    S’etonner qu’en Suisse les cantons ont une certaine autonomie sur leurs politiques de santé, c’est surprenant.
    Et cerise sur le gateau, comparer la gestion d’une pandémie inconnue touchant le monde entier avec le grounding de Swissair, c’est assez incongru. C’est le défaut des libéraux ou affilies, de penser que tout se règle par l’argent.
    Lors de grandes crises, comme celle que nous vivons, nous voyons surgir de nulle part, des spécialistes omniscients, qui ont leurs idées definitives sur le phénomène, et qui peuvent se permettre d’en changer au gré du temps. Tout ceci est très humain.

  11. Alain Berset ment encore et excuse les mensonges et l’incompétence des fonctionnaires de l’Office fédéral ! Il est lui-même conseillé pour raconter des sornettes depuis mars par une société de communication que nos impôts payent à prix d’or !

    Il est responsable de quelques domaines que vous citez, mais il ne maitrise RIEN car vous souleviez le sujet de la Radioprotection, on peut constater à ce jour que l’ensemble des stocks de protection pour la population a été réduit à peau de chagrin par l’action inconsciente de partis politiques comme l’UDC depuis déjà quelques années par soucis d’économie financière.
    Ils sont donc toujours persuadés que les radiations s’arrêterons à nos frontières, et si jamais nous n’avons pas les moyens de protéger le peuple, ce sera en cascade de la faute des cantons, ou des hôpitaux ou de je ne sais pas qui, mais en tout cas pas des fonctionnaires, moutons suiveurs et dont l’incompétence commence à résonner plus fort que nos sirènes d’alarme du mercredi 13h00 !
    Pour reprendre les bons mots marketés par l’agence de communication du Conseiller fédéral « …en des temps très incertains, il n’y a pas de certitude… » surtout quand il y aura une prochaine catastrophe sanitaire, cybernétique, radioactive ou sismique qui touchera la Suisse.
    Mais nous aurons toujours la CERTITUDE d’avoir une belle brochette de fonctionnaires incompétents toujours bien assis dans leur fauteuil derrière leur Fax ou leur Telex !
    Nos fonctionnaires fédéraux et cantonaux ont développé des mesures de gestion des risques complètement dépassés, inadaptés, sans pouvoir anticiper les risques de notre société actuelle ! Non pire que ça, ils se sont contentés de promouvoir au fil des ans des sous-fifres sans envergures par automatisme bureaucratique bien instauré.

    En ce qui concerne l’officine de voyantes, notre agence de renseignement n’agit pas seule, mais reçoit un certain nombre de renseignements de la part du consortium d’officines nationales auquel la Suisse contribue allègrement depuis des décennies. Je rappelle ici que Taiwan a alerté l’ONU et la communauté internationale en décembre déjà !!!! Comment se fait-il donc qu’ils n’ont pas pris la peine de remonter l’alarme déjà en décembre à notre conseiller fédéral Berset ? Ou plutôt, pourquoi n’a-t-il pas pris la mesure de l’information ? Il devait prévoir, agir, quitte à prendre un risque comme l’a fait en son temps Mme Bachelot qui avait pris des mesures « sérieuses ».
    Il lui manquait comme vous le dites, certitudes, et compétences. Les compétences ne pouvaient pas pour lui s’acquérir avec l’expérience des crises antérieures puisque depuis quelques années les réunions du comité d’Exercice du Réseau national de sécurité dirigé par la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter n’est qu’un meeting-apéritif dont rien de constructif n’en ressort depuis de nombreuses années puisque rien n’est fait ! Je rappelle içi que le dernier remonte au 31 octobre 2019 et qu’il y avait le sujet des « risques pandémiques » à l’ordre du jour … entre 2 apéritifs.

    Je plaisante sur ce sujet, mais dans le fond, la plaisanterie alimentée par l’incompétence de certaines de nos « élites » a coûté des vies, des emplois perdus, des faillites, des drames, de familles brisées.
    Donc, dans le sens de votre propos je pense qu’il faudra quand même que nous ayons le courage d’enquêter pour déceler les erreurs, les responsables, prendre les mesures correctives courageuses déjà ici en Suisse pour améliorer nos institutions.

    1. @BONVIN

      Tout à fait d’accord. Il faudrait qu’on lance une enquête pour savoir s’il y a eu des pressions de l’industrie pharmaceutique (ou d’autres grpoupes de pression ou lobbies) derrière la décision criminelle d’interdire au médecins de prescrire le seul médicament connu à ce jour pour être efficace (hydroxychloroquine).

      Le ministre français de la santé Olivier Véran a déclaré que “La France est dans l’attente des grands laboratoires”. Ah bon ? Et pendant cette attente, on laisse crever les gens plutôt que de les soigner avec les moyens existants qui ont fait leurs preuves?

      N. Olivier Véran

      Il faut une enquête sévère sur tous les conflits d’intérêts dans le système de santé, et l’administration fédérale.

      1. Illusion. Il n’y a pas de remède, ni de vaccin pour le virus. Tout au plus des médicaments palliatifs qui atténuent les effets. Les affirmations au sujet de la chloroquine ne reposent sur rien de sérieux. C’est considérer le corps médical comme composé de personnes incompétentes et corrompues. Ce qu’ils ne sont manifestement pas.

        1. C’est vraiment étonnant à quel point vous êtes un chien de garde des autorités. La moindre critique envers elles est rabrouée par vous.

          Ce qui est curieux, c’est votre changement d’avis sur la chloroquine. Vous l’avez défendue très vivement pour commencer, puis vous avez décidé de vous aligner à 200% sur la position des autorités qui en ont interdit la prescription par les médecins (sauf dans les hôpitaux).

          Je ne mets pas du tout en cause la compétence des médecins. Au contraire je dis qu’on devrait les laisser soigner les gens en leur âme et conscience avec un médicament qui existe et a fait ses preuves, et qui en plus est sans danger (sauf cas rares). Mon médecin traitant, par exemple, a été scandalisé que les pharmacies aient été obligées de refuser ses ordonnances prescrivant l’hydroxychloroquine.

          Dans plusieurs commentaires j’ai attaqué l’industrie pharmaceutique comme étant à la source des conflits d’intérêts de nombreux pontes de l’establishment sur cette question. Je reste convaincu que c’est le cas, pour des raisons évidentes. L’industrie ne peut pas faire de bénéfices avec de vieilles molécules comme la chloroquine.

          Mais, surtout en vous lisant, je vois aussi une autre raison qui explique la politique révoltante consistant à faire taire les voix discordantes comme celle du professeur Raoult.

          Il existe manifestement une colonté de tirer parti de la pandémie pour forcer un changement d’état d’esprit permettant d’imposer des mesures autoritaires de contrôle des populations au plan mondial. On teste la soumission des peuples en leur imposant le port du masque. Ainsi on prépare la voie à la vaccination obligatoire et toutes sortes de mesures permettant d’établir une sorte de gouvernement sanitaire mondial, comme premier pas vers un gouvernement mondial aux compétences plus larges.

          Si l’on y réfléchit, cette position des élites mondialistes est tout à fait logique. Elles ont voulu mettre en place une mondialisation en faisant tomber toutes les frontières. Mais elles s’aperçoivent que leur projet risque d’échouer à cause des effets pervers inévitables, dûs au fait que les régulations nationales n’ont été remplacées par rien. Elles cherchent donc désespérément un prétexte pour faire passer des mesures de contrôle des populations au niveau mondial.

          Pour ce faire, elles ont beaucoup espèré que les problèmes climatiques leur donneraient l’excuse souhaitée pour mettre en place l’autorité mondiale coercitive dont elles rêvent. Mais ça n’a pas réussi. Il y a certes eu une progression des partis verts, mais pas suffisante pour permettre de passer outre aux résistances nationales qui s’opposent au projet. Alors on prend prétexte de la pandémie, et de la peur de mourir qu’elle engendre. Par la terreur, on espère forcer la main aux gens et leur imposer l’acceptation du contrôle des populations autoritaire mondial par des moyens sanitaires d’abord, mais aussi biométriques etc. Ainsi on espère stabiliser le système de gouvernance mondiale qui autrement est condamné à imploser.

          Je pense que c’est ce qui explique votre revirement sur la chloroquine. D’abord vous y avez été favorable car vous avez vécu en Afrique et vous savez que c’est sans danger. Donc, puisque qu’un scientifique de renommée mondiale avait montré son utilité contre le Covid, rationnellement vous ne pouviez que vous y intéresser.

          Sur quoi, vous avez dû recevoir des appels de gens que vous connaissez et qui sont dévoués comme vous, par idéal humaniste, au projet de nouvel ordre mondial. Ils vous auront expliqué que l’opposition du Prof Raoult était très dangereuse pour votre projet commun, car elle mine profondément la confiance dans les décisions prises à l’étape présente, pour faire passer le contrôle des populations sous le prétexte sanitaire. Comme vous êtes sincérement dévoué à la cause du nouvel ordre mondial, vous avez donc adapté votre discours en conséquence.

          1. J’ai pu espérer avec beaucoup de monde que la chloroquine serait une partie de la solution. Des essais ont été faits et ne sont pas concluants. Dès lors j’ai rangé cela au rayon des espoirs déçus. C’est l’attitude normale de l’ingénieur qui ne commande à la Nature qu’en lui obéissant.

  12. Un point pourtant fondamental ne me semble pas avoir été pris en compte: le nombre annoncé de décès dus au COVID-19 est-il i) fiable et ii) comparable d’un Etat à l’autre ? Par exemple un entrepreneur qui se suicide parce que son entreprise disparaît doit-il être considéré comme une victime du COVID-19 ? Idem pour un patient qui a eu des douleurs dans la poitrine et dont le problème cardiaque n’a pas pu être diagnostiqué parce que les hôpitaux ne prenaient que les urgences ? Tous ces décès collatéraux ne devraient-ils pas être attribués au COVID-19 ? Des études montrent que ces victimes collatérales sont très nombreuses. La seule manière d’avoir une vue d’ensemble de l’impact du COVID-19 sur la mortalité sera de comparer le nombre total de décès dans la population au cours du temps.

    Et les tests ? L’impréparation de nos autorités sanitaires est manifeste. Pourquoi l’Allemagne était-elle mieux préparée et avait suffisamment de tests à disposition ?

    Dernier point: l’OFSP publie chaque jour un rapport sur la situation épidémiologique. Y figurent notamment le nombre de tests PCR effectués i) au cours du jour précédent et ii) durant les 7 derniers jours. Ce qui est alarmant c’est que la fréquence des tests PCR positifs effectués durant les derniers 7 jours est en augmentation constante: le 25 juillet ce pourcentage était égal à 2.6%, le 9 août, 3.2% et depuis il n’a cessé d’augmenter pour atteindre 3.9% le 12 août. Il y a de l’eau dans le gaz, il n’y a pas de doute.

    Nous sommes en guerre contre le COVID-19. Et qu’a fait la Suisse la dernière fois qu’elle a été confrontée à une guerre ? Elle a nommé un général ! Et qu’a fait le CF cette fois-ci ?

    Je partage sans réserves le point de vue de M. Neirynck: la gestion de l’épidémie par le CF et l’OFSP a été lamentable. Ce qui est surprenant c’est que la majorité de la population suisse pense le contraire… Conclusion: nous, les Suisses, nous avons bien le CF que nous méritons.

  13. Mon message précédent: aujourd’hui, le 15 août, je lis dans le rapport épidémiologique de l’OFSP que la fréquence des tests PCR positifs effectués durant les derniers 7 jours est 4.2%. L’augmentation est significative ! Sans des contre-mesures radicales, nous allons droit dans le mur ! Il n’y a aucun doute la dessus !

    1. @DDD

      Je suis scandalisé par votre plaidoyer en faveur de l’instauration d’une dictature sous prétexte sanitaire.

      C’est honteux.

      La seule question qui se pose est, non le nombre de personnes infectées, mais bien le nombre de morts.

      Combien de morts dûs uniquement au Covid ces dernières semaines?

      Merci de répondre à cette question, vous qui dites être bien informé.

      C’est ça la question. Tout le reste n’est que de la propagande en faveur de la dictature permanente.

      Le nombre de personnes infectées ne dépasse pas du tout le nombre habituel d’une grippe saisonnière. Le nombre de morts, sauf erreur, n’est pas supérieur non plus au nombre de morts de la grippe saisonnière. Alors ?

      Pourquoi cet entretien de la peur?

      Il faut cesser ces mesures liberticides qui tuent la vie sociale, et qui vont mettre en faillite les organisateurs de concert, de matchs de foortball ou de hockey, les courses cyclistes.

      On ne peut pas continuer à se moquer du peuple comme ça.

      1. Je ne comprends pas: est-ce un commentaire (= on nous prend pour des c….) à mon message (DDD) ? Il doit y avoir une erreur qq part ! Merci d’une explication.

        1. Oui c’est un commentaire, et une question à vous.

          Le commentaire constate que vous appelez a des mesures liberticides (“contre-mesures radicales”) et proteste contre cela.

          La question consiste à vous demander – puisque vous êtes bien informé – quel est le nombre des morts constatés en Suisse.

          En effet le nombre des personnes infectées n’a aucune importance si ces personnes guérissent. La seule chose qui compte c’est le nombre des morts. S’il y avait une hécatombe, des contre-mesures mesures radicales seraient justifiées. S’il s’agit d’une grippe dont on guérit en quelques semaines, alors il faut lever toutes les restrictions aux libertés, renoncer à tracer les gens comme du bétail, et les laisser vivre. Autoriser les grands rassemblements, les courses cyclistes, etc.

          Vous n’acceptez pas d’être interpellé et vous réagissez de manière prétentieuse en montant sur vos grands chevaux. C’est bien parce que vous ne voulez pas répondre à la question que je vous pose: combien de morts? Car vous savez qu’il n’y a pratiquement aucun mort sur les cas d’infections constatés ces dernières semaines. Donc cela rend nul et non avenue votre appel à des mesures dictatoriales.

          Voila.

          P. S. Concernant la statistique des morts, j’ai cherché. Et je n’ai pas trouvé de communiqué officiel concernant des décès Covid constatés ces derniers temps. C’est donc la preuve qu’il n’y en a pas ou très peu. Autrement, si le chiffre des morts était impressionant on nous l’aurait dit. C’est certain.

          Et cela, c’est encore une autre preuve qu’on nous ment. En l’occurrence on ment par omission, en omettant de nous informer que les gens guérissent et que la mortalité est négligeable. On veut alimenter la peur pour faire passer une dictature en douceur.

          1. En vous lisant que je comprends mieux le bien-fondé du libellé de votre titre ! Le nombre de morts est un des critères à prendre en compte, mais pas le seul, et il est clair pour moi que le nombre de morts en 2020 sera en Suisse probablement inférieur à celui des morts observés en 2019. Deux journaux suisses ont d’ailleurs publié aujourd’hui même leurs commentaires sur les statistiques officielles du premier semestre. Vous ne lisez pas les journaux du dimanche ?

            Art.4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 stipule: La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

            La liberté ne consiste pas à faire n’importe quoi !

            Si le nombre de personnes contaminées continue d’augmenter sensiblement, les autorités sanitaires n’auront pas d’autre choix que de celui de prendre des mesures radicales pour protéger les populations à risque, à savoir i) les personnes souffrant de certaines pathologies – surpoids, diabète, problèmes pulmonaires ou cardiaques, etc – et ii) les personnes âgées. Un confinement généralisé n’est certainement pas la panacée mais il faudra pourtant prendre des mesures radicales sous peine d’engorger les services hospitaliers, notamment les soins intensifs.

            Quelles sont ces mesures radicales ? Je n’ai certainement pas la compétence de les définir exhaustivement et encore moins de les appliquer. Mais j’ai quelques idées que je réserve aux personnes intéressées à discuter.

            Puisque vous êtes apparemment opposé à toutes mesures contraignantes que vous targuez a priori de liberticides, que diriez-vous si les autorités sanitaires passait un pacte avec vous et ceux qui partagent votre point de vue: vous faites ce que vous voulez mais si vous êtes un jour contaminé 1. vous renoncez à utiliser les services sanitaires et 2. si vous contaminez quelqu’un, vous serez personnellement tenu pour pénalement responsable de cette contamination ? Vous signez ?

            Il n’y a pas, et il n’y aura pas de solution miracle. L’élaboration d’un vaccin efficace à 100% est peu probable. Les traitements seront toujours plus performants mais il faudra au moins temporairement prendre des mesures contraignantes pour protéger les populations à risques, comme déjà mentionné.

          2. @DDD

            Donc vous reconnaissez vous-même qu’il n’y a pas de morts, moins que l’an dernier où il n’y avait pas d’épidémie.

            Comment dans ces conditions osez vous réclamer des ”mesures radicales” (forcément liberticides) ?

            S’il y a moins de morts que dans une année normale comme l’année 2019, ces mesures sont des abus de pouvoir et rien d’autres. C’est anticonstitutionnel.

            C’est cela qui m’indigne. On appelle à des mesures dictatoriales qui ne sont absolument pas justitiées. C’est donc un exercice politique de conditionnement des masses pour préparer les populations à accepter petit à petit une société totalitaire de traçage généralisé et de vaccination obligatoire.

            Si on en vient à cela, alors ce serait que l’Etat prostitue son autorité au service de l’industrie pharmaceutique, en commettant en outre un crime de mise en danger de la santé publique car chacun sait que les vaccins nécessitent des années et des années pour que l’on puisse connaître tous leurs effets secondairees. On pourrait se trouver avoir imposé une vaccination obligatoire et s’apercevoir 10 ou 20 ans plus tard que ce vaccin qui n’a pas été suffisamment testé, cause des cancers.

            Il y a probablement deux catégories de personnes humaines: ceux qui acceptent ce genre d’abus de pouvoir et ceux qui ne les acceptent pas. Vous faites partie de la première catégorie et moi de la seconde.

            Je vous dis tout de suite que si les autorités décident de la vaccination oblgatoire contre le Covid, en aucun cas je n’accepterai de m’y soumettre. Je m’y opposerai par TOUS les moyens et nous sommes encore dans un pays de liberté ou les citoyens sont armés. Cela signifie que si on veut me contraindre à me vacciner il faudra dans mon cas avoir recours à la force armée et si on m’envoie des gendarmes pour se saisir de moi, je me défendrai.

            Le péril d’une dictature qui recourrait à la force pour imposer les mesures radicales auxquelles vous faites allusion de manière menaçante, est un danger très réel et on le voit déjà dans certains pays. Voyez par exemple ce qui se passe en Australie.

            https://www.medias-presse.info/melbourne-bascule-dans-la-dictature-sanitaire-et-permet-a-la-police-dentrer-sans-mandat-dans-les-habitations/123386/amp/?

            Heureusement dans certains pays les consciences ont commencé à s’insurger. Au Canada par exemple il y a un mouvement d’opinion très fort qui résiste à la tyrannie. Il va falloir organiser le même genre de manifs en Suisse.

            https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-8302923/manifestation-antimasque-a-montreal?isAutoPlay=1

            Voyez-vous DDD, pour beaucoup de gens comme moi, il est impossible de comprendre et encore moins d’accepter les discours comme le vôtre. Celui qui appelle à la suppression des libertés à l’abus de pouvoir caractérisé.

            Quand il n’y a pas de morts, imposer des mesures radicales pour combattre une grippe, c’est un abus de pouvoir insupportable.

            Même votre suggestion que ceux qui se révoltent comme moi au nom de la liberté devraient être priés de signer une renonciation par avance à leur droit d’être soigné en cas de maladie, ceci indique très bien la gravissime dérive qui nous menace.: celle de glisser dans une société kafkaïenne dans laquelle ceux qui refuseront la tyrannie seront privés des droits des citoyens normaux.

            Quand il y a la grippe, on n’impose pas le couvrefeu, ni l’état d’exception, ni même l’état de situation extraordinaire. Quand il y a la grippe on ne prend pas de mesures particulière. On soigne la grippe. C’est tout.

            Là il y a une grippe qui est dramatisée par la propagande totalitaire de l’Etat et on nous la présente comme la grande peste alors qu’il n’y aucun mort. Et on menace de déchoir de leurs droits élémentaires de citoyens ceux refusent la dictature ! ! ! ! ! !

            Sommes nous encore en Suisse, un pays de liberté, ou vivons nous un cauchemar?

            Je ne trouve pas de mots pour dire à quel point votre discours est révoltant.

Les commentaires sont clos.