Le dernier tabou

Celui de la mort. Voilà que le coronavirus nous force à la regarder en face .

En France, on essaie encore de l‘escamoter. Les vieux sont confinés dans leurs chambres sans voir personne. Ils finissent par mourir en s‘étouffant.

On voudrait ne pas le savoir, mais on le sait. On sait aussi que si on leur demandait leur avis, ils préfèreraient peut-être pouvoir dire au revoir à leurs proches avant d‘être endormis. Chaque anesthésiste – réanimateur sait endormir un patient. S‘il ne le réanime pas, le patient meurt, sans souffrir.

Il ne s‘agit pas de “tuer” le patient comme le disent les partisans du laisser souffrir. Le médecin sait abréger les souffrances qui précèdent la mort. Pourquoi ne pas permettre aux médecins d‘aider les vieillards atteints du virus à mourir en douceur ? Il faut enfin briser ce tabou autour de la mort : nous sommes des êtres mortels et il est inutile de prolonger la souffrance des patients et de leurs proches en sachant que la mort sera inévitable.

On fait des tris maintenant. Qui les fait ? Pas les patients, encore une fois les médecins.

Quand aurons – nous le droit, en France, de décider pour nous-mêmes, comme en Suisse, en Belgique ou en Hollande ?

Lorsque j‘étais petite, on ne parlait pas de sexe. Il a fallu mai 68 pour accéder à la liberté sexuelle pour les filles grâce au droit à la contraception et à l’IVG.  Puis dans les années 80, d’ un seul coup, le vih / sida met une fin brutale à ce climat d’insouciance et de liberté.

En même temps, ce terrible virus a fait voler en éclats le tabou autour du sexe. Il fallait en parler aux ados en termes crus et techniques. Leur expliquer qu’on était des êtres sexués avec des pulsions sexuelles qu’on voulait pouvoir assouvir. On ne pouvait plus prêcher l’abstinence, il a donc fallu parler de l’importance des préservatifs et de comment les utiliser correctement.

Aujourd’hui, confrontés à un nouveau virus meurtrier, nous ne pouvons plus faire semblant d’être immortels. Par contre, nous pouvons et nous devons pouvoir choisir comment nous allons mourir.

Au moment où des personnes meurent un peu partout sous nos yeux dans des conditions parfois inhumaines, il est criminel de ne pas aborder ce sujet avec lucidité et humanisme.

 

 

Je vous propose de lire cette lettre, écrite par Jean-Claude Larrat, dans le contexte de la pandémie COVID-19:

 

Parmi les constats les plus tragiques partagés par les soignants et plusieurs observateurs dont Le Monde a publié les analyses, il est de plus en plus souvent nécessaire, à cause du manque de moyens matériels, de faire un tri entre les patients qui « mériteront » une réanimation et les autres. Je n’ai pourtant jamais vu apparaître la question qui en découle logiquement et qui, vu mon âge, me préoccupe personnellement : que fait-on de ces autres ? Les abandonne-t-on à leur triste sort en les laissant agoniser jusqu’à leur mort « naturelle » ? Quand on sait que cette agonie par asphyxie est parmi les plus atroces, ne pourrait-on demander à ces patients (sans jamais les y forcer, bien sûr) s’ils ne préfèrent pas qu’on leur procure une fin de vie douce et rapide ? Ne pourrait-on autoriser officiellement alors les médecins à pratiquer cette assistance au suicide (à ne pas confondre avec une euthanasie dont ils porteraient seuls la responsabilité) qui leur est aujourd’hui encore formellement interdite par les lois françaises ?

Ce que révèle, entre autres choses, la situation tragique où nous jette brusquement la pandémie, c’est ce que l’on pourrait appeler le réveil des consciences. Jusqu’ici on pensait avoir presque complètement exonéré les médecins des cas de conscience liés à la fin de vie – par des principes très simples et tout l’outillage technique permettant de les appliquer. « Je prolongerai votre vie, disaient-ils aux malades, tant que la science et les techniques me le permettront, et votre avis m’importe peu ». Ces moyens techniques étaient supposés suffisamment abondants et puissants pour être appliqués à tous les patients sans distinction. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et les médecins se trouvent donc confrontés à la redoutable responsabilité de devoir trier leurs malades en fonction de critères mal définis mais en absolue contradiction, en tout cas, avec l’éthique qui les guidait et les protégeait à la fois. Du même coup, c’est aussi la conscience des patients qui se trouve réveillée et à laquelle on doit faire appel. Elle ne jouait, jusqu’ici, aucun rôle : on les soignait jusqu’à la mort, sans leur demander ce qu’ils en pensaient. Le moins que l’on puisse faire désormais pour respecter leur dignité et leur liberté d’êtres humains qui ont pratiquement perdu tout espoir de guérir est de leur proposer l’alternative entre une agonie « naturelle » et un suicide assisté, dans la sérénité et le respect de leur liberté de conscience.

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

390 réponses à “Le dernier tabou

  1. Je suis horrifiée par ce que l ‘on.nous montre.
    OUI AU SUICIDE ASSISTÉ SYNONYME DE DIGNITE !
    Merci Chère Madame pour tout ce que vous faites.
    Françoise VERGER
    Adhérente ADMD et EX INTERNATIONAL

    1. Non cette femme n est que la triste représentation d un égoïsme hallucinant d un vide abyssal d une vie tournée que sur elle même elle dit vouloir mourir car C est “chiant de n être plus baisable à 75ans!!!!! ”
      C est bien dommage en effet de n avoir eu que cela comme projet de vie!!!!! Lamentable

      1. C’ est de moi que vous parlez ? Vous pourriez avoir la courtoisie de vous adresser à moi au lieu de dire “ cette femme “

        1. Jacqueline, vous n’aidez pas seulement les personnes qui ont besoin de lumière sur les maux de la vieillesse, et sur les lois au sujet d’une mort douce dans les pays voisins.
          Avec finesse et patience, vous aidez également les agressifs, les violents.
          Vous leur montrez clairement le chemin a emprunter pour que la bienveillance les accompagne.
          Ils aimeraient tellement que vous répondiez avec leurs outils…
          Vous avez raison, soyons dans l’empathie.
          Ce confinement n’arrange pas la santé mentale de certaines personnes.

        2. Bonjour Jacqueline, j’ai vu l’interview dans laquelle vous parlez de vous donner (à) la mort en janvier 2020. Je me demandais : qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? (Je suis desolee si la réponse est dans un autre article, je ne l’ai pas trouvé)
          Cordialement
          Marie

          1. Je n’ ai pas changé d’ avis . Juste retardé de quelques mois . Je milite pour le suicide médicalement assisté , donc je dépends de la disponibilité de mon médecin . Je n’ ai jamais plaidé pour un suicide solitaire et/ ou violent .

        3. Bonjour madame, j’espère que vous allez bien, sur tout les plans. En cette période où tout tourne autour de cette pandémie, on a eu je pense pour certains d’entre nous le temps de se remettre en question ou plutôt de remettre à jour certaines questions. Pour ma part, et devant tant d’avis différents, de points de vue contradictoires, je me suis dit : “si en fait il ne s’agissait que d’une question de cheminement?”. Nous partons tous d’un point d’une façon similaire en poursuivant une existence pour certains facile et pour d’autres différente, peut être difficile, en tout cas nous nous dirigeons au gré de nos désirs, de nos besoins, ou de notre survie selon d’où nous venons. Au bout du chemin nous nous retrouvons devant un bilan, parfois de désillusions, d’envie d’en finir, et pour d’autres d’espérances nouvelles. certains s’accrochent et d’autres baissent les bras. D’autres se laissent bercer par des souvenirs, chacun selon ce qu’il est, ce qu’il est devenu peut être. L’humain commence à naître sous une autre forme de créature peut être, il évolue, développe des capacités, des qualités propres à le rendre meilleur, plus aimant, plus tendre, plus fou, plus beau, généreux, compatissant, il abandonne peut être l’ancien humain pour un nouvel être, mais cela prendra peut être encore un peu de temps…. Portez vous bien, tous..

          1. Merci pour ce beau message porteur d’ espoir . Les circonstances nous obligent à tout repenser . Vous avez raison . On ne peut plus rien planifier . Il reste le présent qui est beaucoup plus dur à supporter quand on vit à plusieurs dans un petit espace . Ce n’ est pas mon cas .

        4. Bonsoir Madame.
          J avais déjà vu ,votre interview, sur une chaîne de télévision, il y a quelques temps de ça. J avais déjà trouvé votre point de vue, et vos idées, ADMIRABLE,….alors quand cette semaine je vous ai vu sur BFM, ou C new, je me suis dis que je vous ferai parvenir un petit message de soutien.
          J ai 42 ans, 3 enfants, une situation…je peux dire ,que je suis à l été encore de ma vie….mais je SAIS DÉJÀ que j aimerais avoir UN hiver ,comme vous le décrivez. JE NE SUIS pas dépressive, loin de là, j aime la vie,(bonne vivante,sud ouest oblige),,mais le jour où il le faudra JE VEUX JUSTE POUVOIR DÉCIDER…..
          VOTRE combat est beau,madame, je souhaite qu un jour ,nous puissions en France,,AVOIR le droit ,de mourrir dignement.
          Cordialement

        5. Bonjour Jacqueline,
          Vous avez le courage et le calme de rester sereine et digne face à aux messages violents qui n’honore pas leurs auteurs. Une belle attitude.

          Ce que j’ai à vous dire, je vais être le 100ème à vous le dire mais je vous le dis quand même.
          Ne partez pas. Je ne vous connais pas mais je serais triste de vous voir partir car vous êtes une femme élégante, intelligente et cultivée. En vieillissant on perd sa beauté . Et alors?

          Vous pouvez vous consacrer à l’écriture, à la peinture, ou à toute activité qui vous intéresse. Chaque matin, se lever, voir la nature, les saisons, la vie, les hommes , ce qu’ils disent, ce qu’ils font , leurs éternelles querelles, la culture, il y a 1000 et une belles choses à apprécier, savourer, contempler, chaque jour.

          Et vous avez la chance de ne pas être obligée de travailler comme c’est le cas dans certains pays comme les Etats-Unis.

          Vous pouvez changer d’avis tout en continuant à écrire sur ce sujet qui concerne chaque être humain. Et dire qu’au final vous choisissez de rester pour les raisons qu vous retiennent.

          Amicalement
          Adelino

          1. @Adelino
            Votre plaidoirie pour la vie est belle
            et j’y adhère mais chacun(e) a des raisons qui lui sont personnelles… Je n’ai aucune envie de quitter la vie (72 ans pas de maladie connue) et même, je ne peux pas !! J’ai une maison pleine
            de choses à trier, garder ou jeter,
            et je n’imagine pas laisser le fardeau
            à mes enfants ! Et comme j’ai un
            petit faible pour la procrastination,
            il me faut du temps devant moi !
            Je veux leur laisser une bonne image
            de moi, et me projeter un temps dans
            la condition et échanges de grand-mère d’un premier petit-enfant !
            Néanmoins j’admire la lucidité très
            objective de Jacqueline qui a eu une
            vie bien remplie (j’ai commandé
            son livre “Terminer en beauté” Éditions
            Favre) qui voudrait faire enfin bouger
            les tabous et lois inappropriées.
            Merci Jacqueline d’avoir dénoncé
            l’archaïsme français !
            Cordialement

          2. Bonjour,
            Merci ADELINO, je partage votre beau commentaire.
            Oui, nous souhaitons, nous voulons partager, échanger longtemps encore avec Jacqueline.
            Nous croisons les doigts…
            Oui, je suis également d’accord, la vie est belle.
            Mais elle peut aussi devenir insupportable pour certaines personnes malades, psychologiquement et ou physiquement.
            Préparons-nous, débarrassons-nous de nos “encombrants”, nos illusions ou mensonges.
            Défendons cette loi pour une MDA (mort douce assistée).
            Merci Jacqueline pour votre grand courage !
            Mais avant qu’un futur candidat à la présidence la prévoit, et les électeurs votent pour lui…,cela risque de prendre un temps infini.
            Ceux qui ne pourront pas aller en Suisse doivent se préparer sans assistance mais dans la bonne humeur. C’est mon cas !

            En attendant, ce lien pour les personnes qui ne connaissent pas ce documentaire exceptionnel, si émouvant, beau et triste à la fois.
            https://www.arte.tv/fr/videos/069055-000-A/une-jeune-fille-de-90-ans/
            Il nous apprend beaucoup sur nous tous. Pas seulement la beauté 😉
            Même chez les très vieux, les mimiques sont révélatrices.
            Ah, les humains, tout un programme jusqu’à la fin (MDR)

            Mais des maisons de retraites comme celle-ci, paisible (?), sont nombreuses…le temps d’un tournage :-).
            Parfois plus longtemps pour certains, la chance aidant…Mais ne rêvons pas !
            Qui sait où il atterrira, et entre quelles mains…???

            Toute belle continuation à toutes et à tous.

          3. Merci Noëlle pour ce documentaire
            émouvant et tellement triste !
            L’ensemble de l’assemblée de cette
            maison de retraite, qui même si elle
            fait de son mieux, ne donne pas du
            tout envie d’y être ! Tout mais pas
            cela ! Pour moi la Suisse sera mon
            projet avant que les autres décident
            pour moi (plutôt tard, je l’espère)
            Amicalement

        6. Bonjour Jacqueline,

          J’ai regardé votre toute première interview avec intérêt et émotion.
          Il y a plusieurs années, le documentaire “Le Choix de Jean” à été une révélation sur moi même et sur mes perceptions (https://www.youtube.com/watch?v=U7JOmX4tNUk&t=6s)
          Ce qui me laisse perplexe dans votre démarche c’est votre omniprésence médiatique dont certaines apparitions bien étrange et hors contexte (le face à face avec Marcel Amont par exemple.
          Et bien sur le business qu’il y a autour de tout cela.
          Il y aura t-il un livre prochain intitulé : “L’amour ma fait renoncer” ?
          Je n’ai pas une impatience morbide à vous voir aller au bout de votre démarche, je m’interroge sur l’existence de celle ci.
          J’invite vos lecteurs à regarder ce reportage brut et émouvant.

        7. Bonjour Jacqueline, je viens de découvrir votre blog. J’admire votre courage et votre détermination. Votre courage parce que vous osez parler de départ programmé, ce qui veut dire que nous entrons dans une nouvelle ère. L’aide à mourir est un droit qui doit être enchâssé dans la constitution d’un pays. Alors que l’on euthanasie nos animaux pour minimiser leur souffrance en fin de vie, il est ahurissant d’étirer l’agonie des humains au nom de principes, osons l’avouer, issus tout droit de notre héritage culture judéo-chrétien. Évidemment, un protocole doit être établi, élaboré, pour évaluer la santé mentale de celui qui demande à mourir. L’idée ici n’est pas d’encourager les idées suicidaires. Néanmoins, il faut admettre pragmatiquement qu’il peut être raisonnable, dans certaines circonstance, pour un individu de mettre fin à ses jours.

        8. Chère dame, tout d’abord je m’excuse pour les fautes d’orthographe. Il m’est arrivé de lire sur vous … J’ai 62 ans et je souffre de polyarthrite rhumatoïde depuis 30 ans et après tant d’années de souffrance je veux encore vivre car la vie est un cadeau !!! Je profite de chaque instant où je suis proche de ma famille, et je suis satisfaite du peu que j’ai … J’espère de tout mon cœur vivre encore quelques années, voir ma nièce aller à l’école et pourquoi pas, même au collège. .. Je comprends que vous avez l’opportunité et les ressources nécessaires pour marcher et profiter des beautés de la planète sur laquelle nous vivons … Alors profitez des beautés de ce monde !!! Respectueusement, Gabriel C.

          1. Pourquoi vous focaliser sur moi ? C‘ est étrange que vous n‘ ayez pas compris que j‘ essayais de dédramatiser une échéance inévitable pour nous tous . Ma décision personnelle ne concerne que moi et mon médecin .Et je ne prétends pas non plus être maîtresse de mon destin . J‘ essaie de l‘être , mais la vie apprend à être modeste .

          2. M.ou Mme Lecoutre, avez-vous conscience à quel point votre commentaire peut être à la fois choquant pour Mme Jencquel mais également pour nous autres lecteurs ???

            Nous pourrions tout 1 chacun répondre à 1 seule question : pourquoi choisir de vivre ???

            Et cette question, j’ai envie de vous la poser puisque le choix de Mme Jencquel semble tabou pour vous !

            Pire, au lieu de respecter sa décision, votre dernière phrase : « j’ai hâte » me fait penser à 1 incitation à la haine ainsi qu’à 1 homicide.

            Que venez -vous faire sur ce blog si le choix de son auteure vous dérange à ce point ???

          3. Moi je répondrai à ce monsieur (dont j’ai oublié jusqu’au nom et qui dmande quand ? à Mme Jencquel…): “Never Explain, Never Complain” (devise Anglaise) :
            Mme Jencquel n’a pas à se justifier de ses choix, ni sur ce site, ni ailleurs.
            Elle a le mérite d’ouvrir largement un débat qui nous concerne tous : la mort dans la dignité.
            Personnellement c’est ce que je retiens de Mme Jencquel.
            Le reste, les propos de ce monsieur sont des fadaises… Qui ne devraient point atteindre le niveau de ce site.

        9. Hello. I am Ibrahim from Turkey. I saw your suicide video on euronews today. I did not see when it posted. maybe it’s been a long time. I want to tell you what I think about this topic. First of all, I want to say that I cried after watching your video. this is entirely out of my sadness towards you. I do not know which religion you believe. Frankly I don’t care. but it saddens me to see you and those who think like you as a human being in such an end.
          So is the same situation awaiting me as a teenager and tomorrow’s old man. probably yes. But why didn’t my old father or mother commit suicide? they waited for god to take their lives? When I thought about the answer to this question; I saw that patience… yes just patience.
          Well, when I ask myself why they should be patient, because we believe there is a god. and God forbade us to commit suicide. Okay, if there is a god forbid us and I expect him to reward me by agreement. with heaven.
          Well, if there is no god, why should I experience this state of old age and despair? then you are right.
          the main issue is whether there is a god or not.

          frankly, who is our interlocutor? Is there?

          In response to this I would like to answer you with a story I have heard. At the time, two people who believed in God and did not were chatting. In the conversation, a person who does not believe in God says that he lives his life with pleasure and makes fun of the person who believes in God. He said that the person who believed in God was right in the wave he passed through. but if there is a god then you would say that an eternal paradise will lose your life. so where is god ??? he asked. God said that he is in perfect balance in the rising sun, calendar, season, science and the world.

          so lady sir where is god really?

          I think God is in you in your doubts in your heart … Consult your heart, if you doubt, you have God in your decision. if you are not skeptical, then God has already given up on you … regards …

          1. Dear Ibrahim , if God exists , he is much greater .. just look at the size of the universe . Do you really think he is interested in the lives of billions of people on our tiny little planet ?

            We should be kind to one another because we think it is better to be kind . We have hearts and brains and should use them to try for peace and humanism . Instead of that , we abuse others and kill whoever our power-driven governments tell us to kill . Do you sincerely believe it is the will of God ? I wish you all the best . Jacqueline

          1. Bonjour,

            Je pense que vous répondez un peu rapidement et de manière un peu sentencieuse, alors que c’est une synthèse très réfléchie, mais très audacieuse, qui va complètement dans votre sens, qui est le mien depuis que j’ai vu ce film à 14 ans.

            Il s’agit 3 fois de supprimer des peines infligées par la société (politique, religion, …) , et de rendre un libre choix à l’individu.

            L’extrait vidéo est très connu, difficile à trouver, époustouflant, surtout 50 ans plus tard (il se déroule en … 2022), et a changé … ma vie.

            https://www.dailymotion.com/video/xg4gx2

            Cordialement.

      2. il est encore plus désolant de ne comprendre que le sexe derrière le “plus être baisable à 75 ans” quand Madame Jencquel y met bien évidemment cet état de grâce dans lequel nous sommes tant que nous sommes jeunes, belles et désirables. Délectation qui n’empêche nullement d’avoir en parallèle d’autres “projets de vie”, contrairement à votre opinion à l’emporte-pièce.

          1. Une vielle femme qui n’a malheureusement pas toute sa tête … mais est où donc passé sa foi ?

            Nulle part …
            Se suicider ne regarde que vous , vous projets lugubres et sabbatiques ne doivent pas être promus

            Mourrais loin de nous , merci

          2. Trop gentil , merci !

            Pourriez – vous apprendre l’ orthographe avant de publier ?

            Ce serait la moindre politesse envers mes lecteurs ( moi , je m’ en fous )

          3. Jacqueline est une femme respectable qui a la foi en elle.

            Votre commentaire est celui d’une personne aigrie, acariâtre 🙁
            Vous donnez une mauvaise image de vous.

      3. En réponse à AIN,

        L’égoîsme hallucinant dont vous parlez est plutôt de mettre des enfants au monde ( pour satisfaire ses pulsions, pour ne pas être seul, pour attacher un homme ou une femme et pas toujours par amour)
        Vous mettez au monde un être humain qui ne l’a pas demandé,
        et qui toute sa vie peut vous le reprocher et c’est votre responsabilité !
        La terre meure de surpopulation ! La nature et la faune sont détruites !
        Quel avenir pour les générations futures?
        Lorsque les richesses naturelles de notre planète ne permettront plus une vie digne pour ses habitants, alors peut-être deviendra-t-il cohérent de fixer une limite de durée de vie humaine ?
        La vieillesse est une charge et un coût pour la société.
        Les reportages sur les EHPAD vous donnent ils envie de vivre cela ?
        Choisir volontairement de mourir et laisser la place aux générations futures est plutôt un acte héroïque et lucide !
        Je trouve très digne la décision des personnes qui choisissent “l’arrêt volontaire de vieillesse” lorsqu’elles peuvent encore choisir !
        Il n’y a aucun égoïsme dans cette décision.

        1. Le coronavirus fait des ravages dans
          les Ehpads, ce que les familles
          déplorent sûrement. Les personnes
          au-dessus de 65 ans craignent pour
          leur vie même si celle-ci est tout
          à fait active. Les calculs de l’HPHP
          sont une projection de 85 000 morts
          par covid19… Sans confinement c’est
          200 000 ! Je suis tout à fait d’accord
          à ce que le monde soit trop peuplé,
          mais c’est par l’éducation des femmes
          dans les pays en voie de développement qu’on peut espérer
          faire cesser cette démographie
          galopante. Je ne me plains pas d’avoir
          un petit-fils, seul petit enfant à 72ans
          puisque ses parents se sont rencontrés
          tard. Il ne va pas changer l’équilibre
          du monde. Mais le choix de Jacqueline
          lui appartient, et à elle seule. C’est SA
          vie et SON choix.

      4. Bonsoir,
        je viens de prendre un long moment pour lire les commentaires, j’ai plus pour habitude de les lire qu’à les commenter ….mais je dois avouer ne plus supporter la bêtise, la haine et l’arrogance de certaines personnes . Mais qui êtes vous pour juger ? Vous avez certes la possibilité de notifier vos remarques, de débattre, la parole est ouverte …. Mais soyez constructifs, juste du bon sens et de la bonne intelligence, vous pouvez ne pas approuver le choix de Mme Jencquel mais par pitié respectez la personne, si vous ne savez pas vous exprimer autrement que par de la haine, passez votre chemin. A titre perso je n’avais pas d’opinion fondée sur la question, je dois avouer que le témoignage de Mme Jencquel m’à permis d’alimenter ma curiosité d’entendre et comprendre les arguments mis en avant …. quoiqu’il en soit je suis de tout cœur avec vous puisque c‘est votre projet, vos convictions…..Et votre combat ….bien à vous

        1. lu “Non cette femme n est que la triste représentation d un égoïsme hallucinant d un vide abyssal d une vie tournée que sur elle même elle dit vouloir mourir car C est « chiant de n être plus baisable à 75ans!!!!! » C est bien dommage en effet de n avoir eu que cela comme projet […]”
          Je n’ai pas retenu le nom de la personne qui a osé écrire ceci ! C’est tout simplement insoutenable ! C’est odieux, c’est stupide, c’est irréversiblement la projection de la pure sottise, doublée de méchanceté.
          Sachez que grâce à la rencontre de Mme Jencquel je suis en paix en mon coeur, atteinte d’un lymphome actuellement incurable…. Je vais pouvoir mourir libre et digne ! Cette grande Dame mène un combat magnifique, et il est consternant de lire de telles inepties. Le vide abyssal dont vous parlez semble être une autre projection : celui qui vous habite ! Remplissez-le donc d’intelligence, de bon sens, de bonté, de générosité, de tolérance et vous avancerez. Je ne souhaite à personne un cancer comme le mien, mais sachez que savoir qu’une fin misérable, dans les douleurs me sera épargnée, je le dois en partie à Mme Jencquel. Alors …. Un peu de tenue, un peu de silence et de respect, au lieu de ce venin intolérable à lire pour moi.
          Cette loi DOIT être votée en France. Mme Jencquel nous donne un bel exemple de vie, de courage, de dignité.

    2. Bien sûr, je suis tout-à-fait d’accord avec Françoise Verger.
      Et je conçois bien qu’on puisse souhaiter quitter la vie sans agressivité ni haine ni brutalité.
      A partir d’un certain âge, on peut bien se dire
      – que l’on n’est plus très utile pour les autres, voire même nuisible si on est retraité
      – qu’il n’est ni utile ni agréable de tenter de prolonger sa vie en une misérable survie, douloureuse et parfois trop longue.
      – et le tout sans se sentir nécessairement malheureux : on est fatigué car on a fini sa vie, même si elle a été bien remplie, on aspire à un repos bien mérité, sans en vouloir à qui que ce soit.
      Le suicide assisté peut l’être tout simplement par le coronavirus, il suffit de bien s’exposer, 3 cas peuvent alors se présenter :
      – on n’attrape pas le virus, certaines personnes sont réfractaires
      – on l’attrape mais sans gravité : on est alors immunisé et à l’abri des tracasseries style gestes barrière et confinement
      – on en meurt : pour moi, cela me débarrasserait bien.

      1. Bonjour Chauve, Vous écrivez : “Le suicide assisté peut l’être tout simplement par le coronavirus, il suffit de bien s’exposer, 3 cas peuvent alors se présenter :
        – on n’attrape pas le virus, certaines personnes sont réfractaires
        – on l’attrape mais sans gravité : on est alors immunisé et à l’abri des tracasseries style gestes barrière et confinement
        – on en meurt : pour moi, cela me débarrasserait bien.”.
        J’avoue ne pas comprendre le sens de votre démarche là…. Sur ce site il est question de partir dans la dignité, dans le respect de soi-même et des autres, nous devons ce site à Madame Jencquel, que je remercierai toujours…. J’ai un cancer (un lymphome) et j’ai fait le choix de l’assistance en Suisse.
        En attendant le moment venu… Je jouis de la vie, de chaque instant… Et non, je ne cherche point à attraper le coronavirus… Je n’en vois point l’utilité… Réfléchissez : un cancer “borne” une vie, dans le temps, et avec les souffrances. Alors… L’on voit “mieux” la vie, l’on a de la gratitude pour les choses simples et belles de la vie (J’écoutais avec un réel ravissement le réveil de l’aube des oiseaux de mon jardin ce matin…)… Et… Je sais que ma mort sera douce en Suisse… Belle journée à vous.

      2. NB Pour Chauve :
        Ceci dit… La liberté d’expression se doit également d’être respectée, je respecte donc votre point de vue (même s’il m’interroge).
        ” « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »
        VOLTAIRE (1694-1778), citation apocryphe
        Si Voltaire ne l’a pas écrit, est-ce Gandhi (J’ai un doute… ) Mais… Je le pense. De nouveau, belle fin de journée à vous et à toutes et à tous.

          1. Merci.
            Je pense que Madame Jencquel possède en elle toutes les qualités contenues dans le traité de Voltaire sur la tolérance. Elle le prouve en répondant avec bonté à certains messages que je trouve calomnieux, déplacés, ridicules. Comment peut-on écrire ce genre de sottises (et le mot est gentil…) sur le site d’une Dame qui porte en elle tant de bonté, d’intelligence de patience. J’avoue que je ne comprends pas.
            Nous sommes sur ce site pour bien vivre… Pour (au moment voulu : bien mourir – je pense à mon cancer -), alors… Nous sommes unis par le souhait de voir cette loi être votée en France. Nous ne devons point supporter de lire des messages qui n’ont rien à faire ici. Madame Jencquel ne le mérite pas ! Je persiste, et je signe.

    3. Bonjour
      Pourquoi faut il avoir envie de se justifier.
      Chacun est maitre de son corps ,de son esprit.
      Seule on naît seul on meurt .
      Dieu sera lui pardonner dans sa miséricorde ,car seul peut pardonner .

    4. Salut Jacqueline,

      Bon, je tenais juste à te dire une chose, tu vois moi, je suis un jeune homme de 29 ans et purée, je peux te dire que tu es encore très désirable à ton âge et je pense que les prétendants c’est pas ce qui manque encore à ton âge.

      Et et y’a aucun sens caché derrière ce que je dis, c’est juste sincère, ça vient de mes bas instincts, t’es encore diablement bonne et baisable, ça je peux te le dire. Ta manière d’être, de parler et même ton corps, tu fais sacrément envie, donc j’espère que tu en profites encore et toujours ; )

      1. Sympa de lire ce message la veille de mon anniversaire . Tu vois , je vais avoir 77 balais demain , un âge que je ne voulais pas atteindre … mais comme cadeau , mon petit- fils va naître aussi demain . Je vais pouvoir le prendre dans mes bras . C’ est plutôt sympa , non ?

        Mais il ne s’ agit pas de moi . Je milite pour que tous les vieux puissent choisir le moment et la manière de leur mort .Ce n’ est le cas nulle part sauf en Suisse – et avec des restrictions .Merci en tous cas 😘

  2. Hélas EXIT a mis la clé sous le paillasson !

    Situation extraordinaire liée au coronavirus COVID-19
    Suite aux mesures extraordinaires actuellement en vigueur, nous vous tenons informés des points suivants :

    Suspension des assistances
    Nous avons suspendu toutes nos activités d’assistance depuis le vendredi 20 mars 2020. Les dates d’assistance agendées durant la période de crise sont annulées et de nouvelles dates ne pourront être fixées avec l’accompagnateur/trice que lorsque les mesures restrictives seront levées.

      1. Je suis tombé par hazard sur un petit reportage d’Arté qui m’a fait connaître votre projet madame. Très ému par votre position et vos propos, je regrettes déjà votre départ.

        Je tiens à préciser que je respectes votre point de vue ainsi que votre décision.

        Néanmoins je ne crois pas aux interventions divine. D’ailleurs si vous faites toujours partie des vivants Madame Jencquel, je vous invite à y voir un signe.

        Repousser donc votre départ!!! Vous étiez ”morte des millions d’années avant votre naissance et vous le serez des millions d’années après votre décès”, vous n’êtes pas quelques hivers près, dites-moi.

        Qu’importe votre heure, je vous souhaite de bon coeur de trouver des beaux mecs dans l’au-delà.

        Respectueusement votre,
        Mana

    1. Moi j ai du respect pour tous ceux qui se battent pour sauver les vies des malades pas pour ceux qui s enrichissent en tuant les égoïstes qui se plaignent de “ne plus pouvoir baiser à 75 ans” !!!!!

    2. Concrètement arrête j’ai 28ans je peux encore te donner goût à la vie en plus tu est tellement charmante personellement je trouve ça dommage…

  3. Je souhaite remercier Jacqueline pour
    cet article formidable qui transcrit
    exactement le fond de ma pensée,
    et formule si bien ces concepts,
    et Monsieur Jean-Claude Larrat pour
    sa lettre si juste s’appuyant sur les
    circonstances dramatiques d’aujourd’hui. Je viens de lire dans
    Le Monde du 29/30 mars l’article
    de François Béguin intitulé :
    “Covid-19 : le difficile accompagnement
    des patients en fin de vie – Les cas
    de malades âgés en détresse respiratoire dans les hôpitaux franciliens débordés et les Ehpads.”
    Dans cet article les médecins se
    demandent comment faire ; je cite
    un médecin de l’article : “il s’agit de
    fins de vie difficiles sur le plan respiratoire. Cela peut être très
    spectaculaire, donc il faut savoir
    utiliser à bon escient les médicaments
    comme les sédatifs et la morphine”.
    Un autre médecin cité dans l’article :
    “Nous craignons de ne plus pouvoir
    gérer si le nombre de cas augmente”.
    On ne peut que déplorer un manque
    de législation claire, et faute de cela,
    les personnes mourantes et en
    détresse respiratoire sont à la merci de débats contradictoires et du manque de médecins disponibles…

  4. Content que vous soyez toujours en vie, chère gigi.
    Je pensai à vous, il y a peu et demander de vos nouvelles.
    Mais j’avoue avoir eu peur que vous, partie, je ferais de la peine à un fils ou proche 😄

      1. Bonsoir Madame,

        J’avais vu un de vos passage télévisé où vous prévoyez de partir en Janvier 2020, que s’est t’il passé ?.
        Cordialement,
        Jean-François

        P.s: je vous ai trouvé tellement lucide, intelligente, brillante.

        1. J’ aurais dû garder cette date . Je voulais revoir le printemps et nous avons fixé une autre date – en été . Je vous rappelle que j’ ai besoin d’ une aidé médicale pour mener à terme mon projet . Je ne m’ attendais pas à être confinée pendant ces quelques mois que je m’ étais accordée . Du coup , le printemps est triste avec tant de morts du coronavirus 🙄🥺

          1. Vous voulez très certainement qu on vous plaigne????
            On a bien mieux à faire… Y a des milliers de gens qui souffrent C est sûr ce n est pas vous qui risquez d y penser!!!
            Quelle indécence !

          2. Mais je ne vous ai rien demandé . Surtout pas que vous me plaigniez . Vous semblez bien plus à plaindre que moi avec tant de hargne et d’ aigreur 😊

  5. Au moment où des milliers de personnes se battent parce qu’elles n’ont pas décidé de mourir, votre texte est insensé et criminel. Il est temps madame de mettre en acte vos idées. Vos mots sont usés et votre âge est maintenant avancé. Faites de la place. Ne la faites pas trop attendre. Un peu de courage et de dignité

    1. Vous avez raison . Je ne pense plus rester encore trop longtemps . Je ne sais pas qui vous êtes ni ce qui motive vos propos haineux . Je pense que c’ est plutôt bien d’ avoir une plateforme pour échanger nos réflexions sur la vie et sur la mort .

        1. C’ est moi qui ai retardé la date . Je voulais revoir le printemps . Et maintenant , en plein coronavirus , je ne pense pas que mon histoire personnelle soit intéressante ni importante . J’ espère encore pouvoir mourir au moment de mon choix .

          1. Vous avez eu raison de vouloir voir le printemps. Il est magnifique ! J’ai la chance de vivre à la campagne et tous les jours je rends visite à mon arbre. Je l’ai adopté, à 800 mètres de chez moi. Et chaque jour me le montre plus beau, plus vert. J’ai plein de choses à lui raconter lorsque je me trouve face à lui, des choses non préméditées. La pensée se fait fluide et les paroles sortent tout naturellement. C’est magique ! J’ai vu renaître ses feuilles et une énergie de vie me contamine mieux que ce fichu virus. Alors je sais, je suis hors sujet sur ce blog. De façon définitive je décide que vous avez raison dans le fond, oui l’autorisation de mourir dignement doit être accordée à condition d’en faire bon usage. Pour ce qui vous concerne, heureuse et en pleine forme, comme vous semblez l’être, décider de se faire mourir est une forme d’assassinat. C’est galvauder une loi qui pourrait être honorable, bien employée. Un abus de confiance, dirais-je même : de quoi la supprimer à peine votée ! Des lois aussi solennelles que l’autorisation de mourir dignement, il faut commencer par en être digne soi-même, la mériter. Or, pour l’heure, vous méritez de vivre, chère madame et pourquoi pas en aidant à vivre les autres, les animaux, les fleurs, les fruits, les arbres…

          2. Madame Jencquel,

            Comme beaucoup sur ce blog, je vous ai découvert à travers l’une de vos interviews.

            Je tiens à vous féliciter car ce choix mûrement réfléchi n’a pas dû forcément être évident à prendre ni pour vous ni pour votre famille qui respecte votre décision.

            Votre humour et votre simplicité de parler de votre propre décès a fait écho en moi.

            Bien sûr, je suis encore « jeune » ( 36ans) cependant, ayant 1 handicap ( mais pas au point d’être déjà en fauteuil) dégénératif ( donc qui au final, me fera finir en fauteuil quoiqu’il arrive).

            Je me poses déjà la question sur mon futur à moyen ou long terme.

            Française et de revenus modestes, je sais que le recours à l’euthanasie assisté ne sera malheureusement pas dans mes options.

            C’est pourquoi j’espère que votre décision servira d’exemple au gouvernement français et que cette pratique se banalisera.

            En attendant, Merci à vous d’oser en parler et de par votre choix, faire bouger les choses

      1. J’ai revu votre video avec Hugo, dans laquelle vous disiez avoir programmé votre mort pour janvier 2020. Je vous ai trouvée formidable. Aujourd’hui vous êtes encore là et je repense à la manière dont vous avez caricaturé les soins apportés à nos aînés . Je vous trouve à présent très prétentieuse d’avoir choisi, finalement de vivre.

        1. Je fais partie des aînés et je ne veux pas finir dans un Ehpad malgré tous les „ soins „ que vous pourriez m‘ apporter . Je n‘ ai retardé que de quelques mois par égard pour mon médecin qui avait un procès sur le dos et aussi parce que je voulais revoir le printemps . Je ne pensais pas que je serais confinée à cause du coronavirus . Voilà . Avant de juger , vous auriez aussi pu me poser la question avec gentillesse , non? C‘ est quand même de moi qu‘ il s‘ agit , pas de vous .

          1. Jacqueline, J’ai été profondément touchée par ce que vous nous avez révélé, et j’espère seulement que ma réponse sera adéquate!
            le fait de vouloir nous supprimer ne nous sortira pas du “jeu de la vie” et ne fera que l’étirer d’une façon que nous ne trouverons probablement pas plus souhaitable que le jeu auquel nous jouons maintenant! et remettre à plus tard ne résout rien vraiment!  De toute évidence, cette destination est la même pour tous! un jour nous allons tous reprendre la route, et il nous sera alors impossible de rater notre destination!!!
            je comprend qu’une personne puisse avoir envie de “mettre fin à tous ça”, mais nous ne devons pas permettre que la douleur ou les ressentis nous conduisent à la folie! le raisonnement est peut-être sévère mais celui qui vit à le devoir de vivre, même si celui qui refuse le réconfort de la religion, doit trouver en lui-même la force de réagir et de raviver sa douleur en la transformant en un acte de courage et d’amour…
            Moi, j’ai appris que j’ai tout créé ce qui se passe pour une raison: il y a un but divin derrière tout ça! Je cherche à voir comment je peux grandir et croître encore, car je n’ai pas terminé et grâce à l’expérience que je vis actuellement, C’est aussi ce que je fais quand je suis arrivée au carrefour de ma vie, et je vois aujourd’hui que la douleur que je traversais alors, avait quelque chose à voir avec elle… et le fait de vouloir quitter son corps met tout simplement fin à cette expérience et le contrat que l’on a signé avant d’intégrer un corps… bien sur on peut entrer dans un corps et recommencer, mais c’est généralement après une période d’étude et de contemplation de l’incarnation qui vient de s’achever! les gens qui mettent fin à leurs jours le font, dans la plupart des cas, pour mettre un terme à une douleur qu’ils ne veulent plus éprouver.. si c’est à une douleur émotionnelle qu’ils veulent mettre fin, par opposition à un inconfort physique, ils découvriront qu’ils n’en sont pas sortis, puisqu’ils devront l’affronter à nouveau après avoir quitté ce corps…   
            En tous les cas un grand merci à vous chère Jacqueline, pour vos propos directs, de votre courage et de votre volonté de traiter de la question, ouvrant par conséquent ce dialogue étendu; il nous sert à tous et il soulève une question fondamentale: l’AMOUR s’il en reste encore… nous permet-il de mettre fin à une vie???
            Je sais, Souvent nous ne comprenons pas et bien souvent nous ne savons pas exactement comment vivre les épreuves que nous rencontrons, ou traversons, nous sommes désemparés, perdus. Mais il faut Avancer, persévérer,   Ne pas accepter  « de Nous dé-faire »!
            il y a un proverbe qui dit:    
            “Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l’est pas”..  
            Notre être doit imbiber cette vérité qui appartient à l’ordre le plus élevé pour que le reste de cette réponse ait un sens pour nous…. La mort est le plus grand des mystère de la vie !  Et Décrypter ce mystère permet de tout décrypter… lorsque nous aurons répondu à la plupart des questions que nous avons jamais eues sur la mort, nous aurons aussi répondu à la plupart des questions que nous avons jamais eues sur la vie ! Nous n’aurons alors plus peur de vivre…
            je vous envoie mille douceurs

          2. Reportage très intéressant dans le
            Monde du 7 Mai dont le sujet était :
            comment sont morts les résidents
            des Ehpads pendant le pic épidémique
            du covid 19 : dans certains Ehpads
            manquant de médecins, d’infirmières
            et de soins pallatifs, jusqu’à une
            trentaine de résidents sont morts
            de détresse respiratoire aiguë et
            brutale. Il est temps que l’Etat prenne
            des mesures !

          3. Et leur discours hypocrite : il faut protéger les plus vulnérables … Il faudrait vraiment un ministère pour les droits des vieux au lieu de ce ministère absurde pour le droit des femmes . Ma génération a obtenu les vrais droits des femmes : contraception , avortement et droit de vote . Le harcèlement ? On savait se défendre ! Les vieux ne savent plus se défendre . C‘ est tellement cruel et triste .

          4. Très bonne observation Jacqueline.
            Si cette malheureuse crise du
            coronavirus pouvait faire avancer
            les choses pour les droits des
            personnes âgées ! Déjà, rien que
            d’avoir l’assurance de ne pas mourir
            dans la souffrance serait un progrès
            indispensable…

          5. Il y a tellement d‘incohérence dans ce gouvernement . Il faudrait un remaniement avec des personnes intelligentes , courageuses et bienveillantes .

          6. La journaliste du Monde qui a écrit
            cet article est la même qui avait écrit
            un long article cet été sur la difficulté
            de trouver une assistance médicale
            compétente pour sa mère qui
            souhaitait mourir chez elle. J’ai eu
            les mêmes difficultés pour la
            mienne. Lorsque l’on passe par le
            vécu on est très sensibilisés. Certains
            médias peuvent faire beaucoup pour
            faire avancer les choses, et la
            présidente du Centre national des
            soins pallatifs et de la fin de vie
            est très mobilisée. Mais bien sûr,
            si les autorités politiques au-dessus
            font la sourde oreille…

          7. Les vieux n‘ intéressent plus personne , sauf s‘ ils rapportent du fric . Les Ehpads sont cotés en bourse . Rien à ajouter .

          8. Bonsoir,
            Partage de l’article qui vient de paraitre sur LE QUOTIDIEN DU MEDECIN.
            Il concerne l’espoir sur le traitement du COVID-19, la menace du conseil de l’Ordre des médecins, et la lutte d’ego…
            Pff, c’est la même chose pour toutes nos batailles.
            Comment voulez-vous que nous avancions ? !!!

            https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/un-traitement-efficace-contre-covid-19-existe-deux-etudes-vont-clore-la-polemique-raoult-estime-un
            Un traitement efficace contre Covid-19 existe !
            Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste.

          9. Bonjour,
            Le Parisien, nous informe qu’une vieille dame de 92 ans a été violée dans son Ehpad par un aide soignant. C’est franchement écoeurant, ça donne la nausée !
            Et nous ne savons pas tout. Ces établissements sont nombreux…

            Oui, même si c’est difficile, il nous faut tout organiser, il nous faut partir avant que nous devenions les serpillières de ces véritables malades.

          10. Cela ne fait qu’ajouter à notre rejet
            à finir notre vie en Ehpad !
            Je viens de lire dans le magazine
            hors-série de Mai “Le Figaro Santé”
            une rubrique assez bien documentée :
            “Fin de vie : se poser les bonnes
            questions”. En conclusion, la loi
            de 2016 est très contrôlée, et il
            y a un long chemin avant de pouvoir
            choisir. Mais c’est bien de lire quels sont les droits accordés pour ne pas se faire d’illusion.
            Avoir des bénévoles pour donner une écoute et des mots de consolation sont ce qui est réclamé le plus par les équipes de soins pallatifs !!
            Ils méprisent le côté technique, sédatifs etc… qui nous, nous intéressent !
            Peu de progrès dans la mentalité.

          11. Chère Jacqueline, je vous trouve formidable et crains de ne pouvoir comprendre pourquoi les personnes telles que AIN, FIALA et LENA se permettent de vous juger, ou de commenter vos décisions. Ce monde est rempli de personnes haineuses et odieuses. Leurs messages ne sont en aucun cas constructifs. J’ai 61 ans et tout comme vous, je souhaiterais partir et quitter cette terre dignement, sans subir de souffrance. L’accompagnement au suicide permettrait à tous ceux qui se suicident de ne point souffrir. Mon époux atteint d’une Sclérose en plaques et qui n’a pu être aidé s’est suicidé avec un fusil, il souffrait terriblement. Lui qui était si doux, si calme est partie dans une telle violence… Il a eu ce courage. Je souhaiterais vivement être aidée. Je suis malade depuis 2014, j’ai une Polyneuropathie, une Sclérose en plaques et un cancer du sein. Alors que je cherchais sur le net une clinique en Suisse pour me renseigner sur cet accompagnement, je suis tombée sur votre vidéo, avec tout le bon sens qui est le vôtre, vous m’avez également faites rire ! Je pense comme vous que nous avons le droit de tirer notre révérence et que ce choix nous incombe. Quelles que soient nos motivations. Et pour la petite histoire, sachez qu’indépendamment de mes maladies et mes souffrances, mon regard sur la vieillesse est identique au vôtre, j’aurais pu évoquer les mêmes arguments. Vous m’avez fait du bien. Malheureusement je n’ai pas le courage de mon époux et souhaiterais vos contacts en Suisse, puisque la France et ses élus préfèrent adopter une ligne de conduite Politique, plutôt qu’humaine. Je suis heureuse d’apprendre que vous êtes toujours là, j’entrevoie un soupçon de chance. je vous souhaite une bonne journée, courtoisement vôtre Laetitia

          12. J’ ai voulu revoir le printemps qui est magnifique , mais deux choses me font hésiter quant à la date de mon départ . 2020 reste mon année . Le mois est fixé aussi , sauf qu’ entretemps il y a le coronavirus qui complique les voyages et la naissance d’ un petit- enfant en novembre que je ne verrai qu’en photo . Mes enfants vivent à Bali et je ne veux plus voyager .

            Quant à vous , il y a 4 associations en Suisse qui aident les étrangers . Vous les trouvez sur le net : Dignitas à Zurich , Lifecircle et Pegasos à Bâle et Ex International à Berne . Courage et amitiés . Jacqueline

          13. Bonjour Jacqueline,
            Je vous suis depuis près de 2 ans sur votre site et nous avons discuté par mails personnels de notre approche vis-à-vis du suicide assisté et mon état d’esprit n’a pas changé ! Lors de votre réponse du 12/05/20 à une personne dont le pseudo est Boch, vous avez donné 4 noms d’organismes pratiquant le suicide-assisté en Suisse ! Il y en a un que je connaissais pas, c’est Pegasos à Bâle ! je suis agréablement surpris de la facilité (alors que les 3 autres sont très exigeants) pour arriver à bonne fin au suicide-assisté !
            Cet organisme a été créé en septembre 2019 donc pas d’un an et je suis très perplexe quant au sérieux de leur proposition. Le prix est important mais ce n’est pas un souci pour moi mais je voudrais avoir votre avis sur ce site avant d’aller plus loin dans ma démarche !
            A vous lire et je suis toujours admiratif sur votre comportement à l’approche de votre dernier voyage !
            Amicalement,
            André

          14. Cher André ,

            Pegasos a été fondé par le frère de Erika Preisig ( présidente de Lifecircle ) au moment du procès qu‘ elle a eu à Bâle en juillet dernier . Je ne sais pas trop quoi dire , car Erika est mon amie . Je pense que ce n‘ est pas très sympa envers elle , mais son association existe et a l‘ air de fonctionner .

          15. Chère Jacqueline,
            J’ai suivi aussi le procès de votre amie Erika Preisig qui m’a choqué de la part d’un attardé (farouchement contre le suicide-assisté) voulant condamner à une peine de prison à l’encontre de votre amie médecin.
            Pegasos est récent mais cet organisme m’intéresse car il correspond exactement à ce que je recherche.
            L’information que vous m’avez donnée ce jour par mail me conforte de m’orienter vers ce site. J’ai 73 ans et vous peu d’années en plus que mon âge et si c’est fin 2020 le moment que vous aurez choisi pour votre départ, je pense que j’aurai alors le même âge que le vôtre lorsque ma décision sera prise de partir aussi !
            Amicalement,
            André

          16. L‘ âge moyen en bonne santé est de 63 ans en Suisse . Après , on peut rester en forme sans trop de problèmes . A partir de 75 ans , nous devrions pouvoir décider si la vie est encore agréable ou si elle n‘ est qu‘ un prolongement . C‘ est une décision personnelle qui ne devrait pas être remise en question par un tiers .

        2. Lena je trouve votre commentaire violent. Vous pouvez trouver que Jacqueline est prétentieuse ; que ce soit vrfai ou faux peu importe, sa démarche est intéressante et utile elle met en voix un sujet qui concerne tellement de monde et peut-être même tout le monde.

      2. Je me demandais si vous aviez mis votre projet à execution, et je m’apercois que non, et j’imagine que tant que l’on peut ressentir du plaisir, un coucher de soleil sur la mer, un morceau de musique plein de souvenirs, ,un petit coup à boire. ça n’est pas si mal. Bien sur les amours physiqueq passionnées sont loin (mal à la hanche, aie mon genou , et puis on a moins envie…) mais bon franchement, il y a plein de bons moments. J’ai 80 ans et tant que je ne serai dépendante de personne pour mon quotidien, je compte bien continuer. Votre écheance de 75 ans me semble un peu précoceEvidemment, le miroir ne vous renvoie pas l’image que vous espériez, mais,il y a des nanas de 30 ans pour qui c’est pareil. RV dans 2 ans pour faire le point.

        1. Michele , pensez – vous que je n’ ai pas eu le temps de m’ habituer à être vieille ? J’ ai vécu le troisième âge et me voilà dans le quatrième .Je n’ ai pas envie de finir dans un Ehpad ni de dépendre de mes enfants .Ils ont leurs vies . Je n’ ai fait que retarder de quelques mois pour voir fleurir les roses . Maintenant le coronavirus change ma perspective ( c’ est évident ) et je pense que si je ne le chope pas , c’ est pas la peine de narguer les soignants ni les malades qui se battent . Si je le chope par contre , je voudrai mourir tout de suite sans réanimation . Voilà où j’ en suis dans mes réflexions .

          1. sur ce point la, je suis entièrement d’accord avec vous,pas de réa, pas d’acharnement, mais tant que l’on a du bonheur et du plaisir et que l’on subvient à ses propres besoins, je pense qu’il faut continuer à vivre

          2. En ce moment je me pose la question
            sur les malades du cancer. Deux
            personnes de 70 ans de mes connaissances, que les médecins ne
            pouvaient continuer à traiter et qui
            ne souhaitaient pas leur faire d’autres chimiothérapies, ont laissé leurs familles les mettre dans une maison de soins pallatifs. Une des deux y est restée TROIS mois ! L’autre vient d’y entrer. Il me semble que les médecins abusent maintenant de leur autorité de “non obstination déraisonnable” pour ne pas tout tenter car cela coûte très cher.
            Ne faudrait-il pas plutôt se battre
            pour la vie pour celles qui en ont
            l’envie ? Cette façon de mettre une
            femme qui a toutes ses capacités
            intellectuelles dans une maison de
            soins pallatifs est exactement comme
            ceux qui mettent leurs parents encore
            valides dans des Epahds. On accélère
            leur fin. Une impression de gâchis
            humain… C’est pourquoi je ne trouve
            rien a redire à quelqu’un qui choisit
            elle-même de terminer sa vie quand
            elle le veut, même en bonne santé
            car ce n’est pas sa famille qui l’a
            décidé pour elle ! Celle qui est mise
            en soins pallatifs alors qu’elle aurait
            voulu encore lutter est plus à plaindre.
            Et ceux qui voudrait avoir l’ultime
            liberté avant que tout cela ne leur arrive doivent être écoutés et respectés. Pour tout cela il ne faut aucune œillère.

          3. Nathalie Debernardi et Annie Babu ont démissionné de l’association Le Choix – Citoyens pour une mort choisie, qu’elles avaient fondée en février 2018.
            C’était une belle association avec trois femmes remarquables qui se battaient pour cette loi.
            Arrivé tout récemment, l’unique président du Choix a rapidement réussi à semer la discorde pour réquisitionner le pouvoir. C’est ce qui est écrit dans la pétition qui circule.
            C’est triste, vraiment décourageant !

          4. Il y avait deux co-présidentes : Annie
            Babu et Nathalie Debernardi qui a
            récemment laissé sa place au
            Docteur Denis Labayle. Il y a probablement eu un désaccord que
            je ne connais pas entre le dr Labayle
            et Annie Babu.

          5. Mr Labayle, est arrivé tout récemment dit le message. Il a réussi à faire partir peu à peu tous les fondateurs de l’association en quatre mois. Restées seules à tenir le cap, nous avons cependant choisi avec une énorme tristesse de partir nous aussi avant que le climat délétère et injurieux qu’il a installé par sa détermination à prendre le pouvoir ne retentisse gravement sur la notoriété et l’avenir de notre projet à tous.
            Voilà 🙁

          6. En effet, je crois que notre crainte
            à toutes est d’être mises dans un
            Ehpad par nos enfants, et plus
            particulièrement par nos belles filles
            car ce sont elles qui décident, plus
            que nos fils. Je vous donne un exemple
            vécu, parmi tant d’autres :
            Notre appartement de Rouen, que
            nous avions quitté pour la région
            parisienne, a été loué à une charmante
            dame âgée. Elle s’était cassé une
            jambe et préférait quitter sa belle
            maison de Bois Guillaume. Elle se
            plaisait tellement dans notre appartement que nous lui avions promis de lui en laisser la location
            aussi longtemps qu’elle le souhaiterait.
            Cela a duré douze ans. Il y avait une
            dame à son service qui venait tous les jours. Elle ne craignait rien. Puis sa belle fille a décidé de la mettre en maison de retraite. Elle a paraît-il été malheureuse… Ces gens très fortunés
            mais pingres avaient dû faire leurs
            calculs ! Voilà la récompense des
            personnes âgées. Elle leur avait
            donné sa maison…

          7. C‘ est sûr qu‘il ne faut pas dépendre des belles – filles .
            Même si vous les aimez , elles ne vous le rendent pas . Et si vous avez eu le malheur de les critiquer , elles ne vous le pardonnent jamais . J‘ ai été belle- fille , moi aussi . A deux reprises . La première était insupportable , la deuxième admirable . De là à sentir de l‘ amour pour cette femme forte mais étroite d‘ esprit ( j‘ étais une rebelle nympho et toxico à ses yeux ) J‘ ai dû composer avec . Une autre époque !

          8. Elles sont mortes toutes les deux . La première , je ne me souviens même pas d‘ elle .

            La deuxième est morte en 2009 à 96 ans . Une femme admirable , comme je l‘ ai écrit . Je me souviens bien d‘ elle . Sa mère à elle était adorable . A commis l‘ erreur de tout donner à ses enfants et s‘ est retrouvée – contre sa volonté – en Ehpad pour finir sa vie .

          9. Exactement comme mon adorable
            locataire ! Elle avait des parts de
            l’usine familiale, donc pouvait subvenir
            à toutes ses dépenses mais a probablement été mise sous curatelle.
            Les personnes âgées sont mises en
            Ehpads contre leur volonté exactement
            comme ceux qui étaient mis arbitrairement en asile psychiatrique
            sur la simple demande des familles
            il y a quelques décennies…

          10. Et en France , elles n‘ ont pas le droit de préférer mourir . C‘ est clair : les morts ne rapportent plus rien . Donc , on les maintient dans une sorte de pseudo- vie . Avant le coronavirus , personne n‘ a jamais pensé à s‘ en indigner . Maintenant , il y en a qui réagissent .

          11. En effet, les personnes âgées perdent
            leurs droits et sont traitées comme
            des mineurs dépendants non émancipés.

      3. Jacqueline très contente que vos commentaires faites ce que vous voulez, car vous avez beaucoup de courage. Vous nous manquerez énormément. Mais nous on veut vous voir encore en vie. Bisous

    2. Vos propos sont tout simplement honteux. Ils rappelles ceux des partis politiques extrémistes. Je remercie Jacqueline Jencquel pour son ouverture d’esprit et son avance sur son temps.

    3. Ça va pas, non, de parler ainsi ? La vie est un don précieux. Certains se battent pour la conserver. Il ne faut pas la bafouer. Le simple fait de voir la lumière du jour au réveil est un cadeau. Pour vieillir bien il y a des moyens à mettre en place. Ma voisine a 98 ans et part 3 semaines en vacances tous les ans à Punta Cana en Republique Dominicaine. 98 ans et elle prend l’avion bon pied bon œil. N’ayons pas peur de vivre, il sera toujours temps de mourir. Jacqueline, vous êtes jeune et belle. Continuez, changez d’avis, il n’y a que les cons qui s’entêtent. Soyez centenaire sans souci, voilà le bel exemple à suivre !

      1. Comme vous dites, il n’y a que les cons qui s’entêtent. Soyez gentille, n’intervenez pas dans les décisions d’autrui. Ce qui vous convient, à vous comme à votre voisine de 98 ans, n’est pas nécessairement ce qui me convient, à moi, ou à ma voisine ou à Pierre, Jacques ou Paul. Chacun a le droit de choisir et d’agir concernant sa propre vie/mort.

    4. Quant à vous, Fiala, je ne pense pas à vous lire que vous manqueriez à grand monde. Les vocables courage et dignité ne vous correspondent apparemment pas. Je dirai plutôt aigreur et méchanceté. Mme Jencquel est pour le libre arbitre et nous fait part de ses réflexion sans donner des leçons de morale. Et que je sache, elle n’incite personne à mourir contre sa propre volonté.
      P.S. Pourquoi lisez-vous ce blog ?

      1. Excusez moi d’avancer une hypothèse qui pour moi fait sens : le pseudonyme contient une coquille. Fiala répand son fiel, pas son fial. 😉

    5. Je suis d’accord avec vous, Mme Jencquel devait partir en janvier 2020, elle est toujours parmi nous. Ses choix lui appartiennent il n’est pas nécessaire de les médiatiser à moins que ce ne soit pour se faire remarquer. Je travaille dans un ehpad et je m’occupe de personnes âgées qui ont envie de vivre encore même si elles sont dépendantes. Quelle horreur d’inciter à la mort. Tout le monde n’a pas les moyens d’aller en Suisse finir en beauté.

      1. Si on donnait le choix aux patients en France , beaucoup d‘ entre eux feraient le même choix que moi sans devoir aller en Suisse .

        Les Ehpads me font encore plus peur depuis que j‘ imagine des gens comme vous devant me „
        prodiguer des soins „
        Le cauchemar absolu 🥺

        1. En ehpad nos aînés ne sont pas des patients mais des résidents. Si je lis votre blog ( et c’est la dernière fois ) c’est un peu comme quand on regarde un navet à la télé on ne sait pas pourquoi, la curiosité peut-être de voir comment ça se termine.

          1. Eh bien , je n‘ aimerais pas être „
            résidente „ en ce moment dans un mouroir , entourée de gens comme vous !

            Surtout ne me répondez plus , car je ne prendrai plus la peine de vous publier .

        2. Oui mais tant que vous n’avez pas besoin d’aller en Ehpad , pourquoi ne pas revoir un vrai printemps ,le printemps 2021 ?
          Et pourquoi, tant que vous appréciez la beauté des saisons ne pas rester ? En sachant qu’à tout moment, vous pouvez partir, quand vous le souhaiterez?

          Votre combat est juste et honorable et je le soutiens. J’aimerais moi aussi, partir quand je le souhaite.
          Mais ce que je connais de vous montre que vous êtes une personne admirable dont l’humanité a besoin, une personne qui fait que cette planète est meilleure. Tant que vous le pouvez, restez, pour les autres, et pour apprécier la beauté des saisons, vous faire encore plaisir, avec vos passions quelles qu’elles soient.

          Merci Jacqueline pour votre démarche, votre témoignage , votre courage. merci d’être vous. Restez-le encore un moment.

  6. Oui Jacqueline je suis d’accord avec vous.
    je vis seul en Espagne dans une sphère artificielle qui me lasse.
    Pourquoi ?
    Je ne conçois le bonheur que lorsqu’il est partagé.
    Je vois a travers le miroir les ravages de la vieillesse et comme vous, malgré que je sois en bonne santé pour l’instant je souhaite partir sainement et lucide.
    Merci pour vos éclairages.
    Je n’ai pas besoin d’aide médicale et je pense que lorsque j’aurai pris cette décision fatale je partirai serein avec mon cocktail personnel.
    Bien affectueusement à vous.
    Jean-Pierre

  7. Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de la situation actuelle, mais avec cette pandémie qui dépasse les médecins qui ne peuvent pas soigner tout le monde, j’espère bien que, même sans l’avis des mourants, ils les aident à mourir rapidement et sans souffrances. C’est leur devoir de médecin que de le faire. La loi Claeys-Léonetti, elle ne sert à rien déjà en temps normal, alors encore bien moins “en temps de guerre” ! Les médecins ont une éthique, je n’en doute pas une seule seconde et quand ils décident qu’un malade ne pourra pas être sauvé, leur éthique de médecin doit faire en sorte que les malades meurent vite et sans souffrances inutiles.
    A quoi ça servirait d’attendre que le malade meurt “de sa belle mort” alors que les soignants ont besoin de lits et de bras pour tenter de sauver ceux qui sont soignables. Ce serait ridicule. On n’en est plus au moment des discussions actuellement. Il faut autoriser les médecins à pratiquer ces morts rapides, mais je suis persuadée aussi que c’est ce que beaucoup font, loi ou pas loi, autorisation ou pas, ils aident les malades dans des sédations profondes et continues très rapides et c’est tant mieux pour tout le monde, malade et famille, car mourir étouffé, ce n’est jamais drôle !

    1. Bravo Cloclo54, les médecins n’ont pas
      d’autre choix devant la détresse
      respiratoire, pourvu qu’ils ait de
      l’hypnovel sous la main…

  8. Ils ont pas le temps. Ils sont débordés.
    Il faut demander le Plaquenil et puis c’est tout. Y a pas à tortiller la dessus. Et qui vivra verra.
    Vous devriez joindre les groupes trs sur Facebook c’est fascinant pour l’alzheimer.
    De toutes façons quand on a le corronavirus on n’a pas le temps de penser trop je pense. On est plus vraiment là. Les gens tombent dans le coma.

  9. Bonjour Jacqueline, merci pour ce post – je partage totalement votre point de vue. Qu’attend on en France pour anticiper et agir ?? Il faut toujours un évènement dramatique pour se réveiller (Sida comme vous le précisez, mais aussi pénurie de protections sanitaires, de médicaments, lits, respirateurs…..)
    Nos politiciens, ,nos médecins ne sont pas invincibles ni immortels – alors qu’ils écoutent le peuple et prennent conscience : il y a la vie terrestre, la mort et l’après – c’est ainsi !
    Qu’ils nous permettent de quitter ce monde comme nous le souhaitons.
    J’ai moi même amendé mes directives anticipées en ajoutant ce contexte de crise sanitaire mondiale ; hors de question de souffrir, d’être intubée et de partir comme cela – les médecins font leur maximum mais ils ne maitrisent pas tout; nous en avons eu la preuve avec la jeune adolescente partie bien trop tôt!
    Mes enfants ont été informés de ma décision et ils la respectent. Je ne suis pas grabataire, j’ai 52 ans je suis en activité professionnelle, je fais du yoga, du sport, je danse le rock et la salsa, – aucune maladie à mon actif et je n’ai pas peur de la mort – je l’accepte et je m’y prépare – c’est ainsi – c’est le cycle de la vie. Prenez soin de vous !

  10. J’approuve entièrement et sans restriction la position de Jacqueline Jencquel. Laissons au patient le choix de mourir suivant ses convictions . En ne lui laissant pas ce choix , nous ne faisons qu’ajouter de l’angoisse à un moment douloureux qu’est la fin de vie. Ma femme est atteinte d’un cancer depuis six ans et a arrêté tout traitement de chimiothérapie en en connaissant les conséquences . Maintenant il ne se passe pas de semaine sans avoir ce doute : vais je souffrir ? Question qu’elle pose à son médecin qui fait du mieux qu’il peut pour la rassurer, mais il n’existe pas en France une réponse claire malgré tous les discours sur les soins palliatifs. Ses convictions l’empêchent d’aller à l’étranger pour la fin de vie. Si elle était assurée de pouvoir bénéficier d’une fin de vie chez elle sans souffrance , son anxiété serai beaucoup moins forte. Espérons qu’un jour la France adoptera une position réaliste, courageuse et généreuse pour les personnes en fin de vie. Jean Gelas

    1. Cher Monsieur,
      J’ai une amie qui a toujours eu une
      santé formidable mais qui, à 68 ans,
      a eu un cancer dont les médecins ne sont pas venus à bout après trois années, le cancer s’étant métastasé. Comme l’hôpital ne peut plus rien pour elle, en accord avec son mari, elle a rejoint la Maison Jeanne Garnier à Paris, où la douleur est très bien prise en charge. Mon amie a envie de continuer à vivre, elle ne veut pas demander la sédation profonde et continue tant qu’elle ne souffrira pas et que son corps supportera… Ce genre d’établissement pourrait convenir à votre épouse lorsqu’elle aura besoin d’apaiser la douleur, et ses convictions seront respectées dans cet établissement.
      Cordialement

  11. Merci Jacqueline d’intervenir, avant que les autres n’y soient contraints par la vox populi.
    Si on écoute D. Raoult, Ph. Juvin, J.D. Michel, P. Pelloux, etc. dans des émissions (qu’il faut trier),
    on sait qu’en France on manque de tout, de tests, de respirateurs, de matières actives, etc., et aussi
    de SEDATIFS… Des urgentistes harassés , des infirmières cloitrées en EHPAD (et malgré tout bienveillants)
    ne pourraient pas “abréger vos souffrances”, même avec votre libre accord… Les Réa hospitalières révisent leur protocoles avec parcimonie… Nous étions en Février de jeunes septuagénaires dynamiques, avec quelques maladies chroniques plus ou moins soignées. Nous sommes en Mars des vieux pleins de comorbidités, et si la Réa nous applique son “questionnaire de fragilité”, à nous la rampe de tri…!
    [sincèrement, je veux bien qu’on me prouve que j’affabule…]

  12. Etant donné que EXIT doit être assuré que le demandeur d’une mort paisible est bien en phase terminale pour agir en toute légalité, est-ce que le fait d’être contaminé par le Cov-19 me donne l’assurance de mourir comme je le souhaite: calmement et paisiblement?
    Mon inquiétude vient du fait que j’ai 80 ans, quelques autres atteintes de santé (cardiaque, hyper tension,..etc…), par conséquent logiquement patient directement aux urgences et trié efficacement à ne pas poursuivre les traitements.
    Je n’ai rien contre l’efficacité mais je voudrais bien choisir moi.même! Membre d’EXIT depuis 35 ans.
    Merci de votre action de toute façon.

  13. Et oui seul et avec d’atroces souffrances.
    J’espère que bq de médecins feront le choix que tu exprimes et qui est celui de tant de personnes .

  14. Bonjour,
    Je vais avoir 73 ans, j’ai de l’arythmie cardiaque qui entraîne des problèmes respiratoires !
    Si j’attrape le covid 19 et que je suis sous respirateur pour me maintenir en vie, je pense que mon traitement (antiarythmique et anticoagulant) ne sera pas appliqué puisque je serai en coma artificiel donc certain d’avoir un AVC au mieux et me retrouver paralysé sans avoir le pouvoir de partir de ce monde comme je le voudrais (suicide assisté) ! je ne crains pas la mort, c’est inéluctable mais je ne veux pas me retrouver en mort vivant comme au moins 2 000 personnes en France ! c’est uniquement cette situation qui m’exaspère ! le gouvernement français n’a pas fait le nécessaire pour que l’ensemble des Français surtout en mauvaise santé puisse avoir un masque de protection et les personnes comme moi sont lâchées dans la nature sans protection ! J’ai un chien et je dois le sortir 3 fois par jour sans protection, j’appelle cela de la non-assistance en danger à l’encontre d’une personne vulnérable de la part d’un gouvernement incompétent !

    1. André,
      Je comprends bien votre soucis car
      mon mari a la même pathologie que
      vous. Nous savons qu’une personne
      sur deux seulement est sauvée par
      la réanimation, mais les séquelles sont
      sévères, même si on n’avait pas
      d’arythmie avant. Je ne vais pas les
      lister, mais certains médecins très
      francs propose au malade fragile
      de choisir les soins pallatifs plutôt
      que la réanimation. C’est là qu’on
      devrait avoir le droit de demander
      un suicide assisté ! Faisons tout pour
      ne pas attraper cette saleté, toutes
      les précautions utiles ! Car nous
      nageons entre plusieures eaux bien
      glauques… Pour les masques, je
      préférerais également que tout le
      monde en ait, peut-être on peut en
      acheter sur internet, à défaut d’en
      trouver en pharmacie…
      Cordialement

      1. Bonjour,
        Merci de votre réponse !
        Je sais comme beaucoup de personnes dans mon cas sont désemparées devant cette situation exceptionnelle qu’est cette pandémie !
        Je sais que je n’aurai jamais de masque protecteur de ce virus donc je ne suis pas quelqu’un qui attend que l’on vienne trouver ces masques qui ne résolvent pas tout mais j’ai commandé par le net sur un site en Chine qui va m’envoyer le 10/04/20 100 masques FFP3 (les meilleurs : 3 par jour * 33 jours) mais pour les voir assez rapidement, il faut mettre le prix !
        Je veux mourir à ma façon mais proprement lorsque je l’aurai décidé (quand mon Boston Terrier sera décédé) surtout pas à l’abattoir comme cette situation actuelle le dispose (pas propose) surtout aux personnes âgées de plus de 70 ans !
        Bien à vous,
        André

          1. Bonsoir,
            Pour les masques de protection, ce n’est pas sur Amazon, il n’y en a plus depuis 10 jours sur ce site mais sur Aliexpress !
            Voici le lien :
            https://fr.aliexpress.com/item/4000811832944.html?spm=a2g0s.9042311.0.0.15fb4c4dr5PLaT
            Il faut bien sûr ouvrir un compte et en haut à droite choisir la langue, le pays et la monnaie !
            Prenez au moins 100 masques surtout au moins FPP2 car un masque ne dure que 4 heures d’utilisation ou plutôt FPP3 qui est plus protecteur ! Attention, ne commandez pas avant que je les reçoive vers le 10/04/20 ! Dès que je les ai reçus (mieux vaut tenir que courir), je vous enverrai un message après en avoir utilisé les 3 premiers (je sors mon chien 3 fois par jour donc 3 masques par jour)
            Sur ce site vous aurez beaucoup de choix (pas sur d’autres sites en France) ! La France a commandé un milliard de masque en Chine et les recevra par partie entre aujourd’hui et jusqu’à fin juin 2020, elle n’avais pas le choix !
            Et dire que l’Autriche donne à chaque fois qu’un client fait ses commissions, à l’entrée de la grande surface, ce client a automatiquement un masque c’est obligatoire de le porter sinon impossible de faire ses courses ! Vu sur TF1 au journal de 20h00, la France est vraiment en retard dans beaucoup de domaines même sur le choix de mourir dans la dignité !
            Cordialement,
            André
            André

  15. Attendez… ça n’est pas cette dame qui affirmait publiquement qu’elle quitterait ce monde en janvier 2020 ? Evidemment quand la date s’est rapprochée, les certitudes se sont évaporées; je peux le comprendre, mais elle aurait dû la boucler avant.

      1. Jacqueline pourquoi avez-vous changé d’avis?
        Merci
        C’est sur qu’en voyant des absurditées commentées vous devez peut-être vous dire qu’il airait mieux fallu partir ahahaha

        1. Changé d‘ avis ? Si je retarde de quelques mois , ce n‘ est pas changer d‘ avis . Vous avez remarqué qu‘ il y a une crise sanitaire en ce moment ? Je milite pour le suicide de bilan avec une aide médicale . J‘ ai l‘ âge de mourir et je vais mourir ( comme vous d‘ ailleurs ) mais ce n‘ est pas une question de mois .

      2. Madame,si vraiment vous voulez crever avant l’heure ….ceci est votre problème……mais ,pourquoi cherchez-vous tant à vous justifier? Etes-vous malade? PUIS…..SAVEZ-VOUS QUE DEPUIS LA LOI DU 29 MARS 2020, VOUS POUVEZ DEMANDER A’ VOTRE DOCTEUR DE VOUS FAIRE DISPARAITRE AU RIVOTRIL…….

        1. Je ne cherche pas à „ crever avant l‘ heure „ je milite pour une cause bien plus grande que ma petite personne . Je n‘en parlerais même pas s‘ il ne s‘ agissait que de moi . Pourquoi autant de haine et de rage ?

    1. Méchant ! On ne dit pas ces choses. La mort est un sujet grave et si cette dame revient sur ses dires c’est plutôt une bonne nouvelle !

  16. ou en etes vous Jacqueline de vos reflexions sur le choix de partir.
    doit on attendre d’etre gravement malade et peut etre de ne plus pouvoir choisir.
    est ce que ce fameux virus influence votre maniére de penser la vie et la fin de cette vie.
    je suis satsfait d’apprendre que, si cela est vrai, l’Allemagne et le Portugual s’ouvrent au “départ” assisté et choisi.
    La france, toujours à la traine, préfère maintenant enfermer ses” vieux” dans des Ephad et cacun verouillé dans sa chambre.
    Ainsi ils pourront mieux souffrir et mourir à petit feu.
    Ayant exercé onze ans dans 3 Ephad de la region parisienne, je peux affirmer que j’ai entendu de nombreuses personnes très agées se plaindre à moi de la stupidité et de la souffrance de la fin de vie.
    Nombre de ces personnes exprimaient le voeux de vite partir, elles disaient ne plus supporter cette décheance imposée par la modernité et sa soit disant ethique.
    je pense que l’on devrait pouvoir demander quand on veut, si on est sain d’esprit, le désir de mourir et d’etre aidé.
    bon courage, a vous lire, amicalement

    1. Le virus me fait réfléchir bien évidemment . Je voudrais que tous les patients aient le choix d’ être réanimés ou de mourir avec une anesthésie sans réanimation . Le moment est venu pour sortir la mort de la zone taboue . Il faut en parler avec son entourage tant qu’ on peut encore le faire .

  17. bonjour, pas d’accord avec vous, les humains plus précisément en occident (je suis allée en Inde) la mort est considérée comme une clandestine qu’il ne faut surtout pas voir, alors qu’elle fait partie intégrante de la vie. Pas de vie sans mort.
    les médecins sont largement responsables de l’idée que la mort serait une maladie dont il faudrait guérir, d’ailleurs ils sont bien souvent les personnes les plus hypocondriaques possibles.
    en ce temps du Covid 19, ce ne sont pas les jeunes qui devraient être envoyer pour protéger les vieux (j’ai 72 ans) mais les vieux, (pour être politiquement correctes je vais dire les séniors) encore valides qui devraient aller s’occuper des encore plus vieux.
    Et d’accord pour dire avec vous que le droit à mourir dans la dignité devrait être instituée. j’adhère à l’ADMD.
    on m’a parlé quelque fois d’eugénisme, rien à voir, là c’est la Nature qui décide et non des médecins (type nazis) qui en décideraient. il s’agit de la liberté de chacun. lire ou relire Spinoza encore actuel je crois qu’on ne connait pas mieux que cette philosophie.
    D.L

  18. Bonjour,
    C’est ce que je pense depuis toujours : le droit de disposer de NOTRE CORPS.
    Depuis 50 années je suis sur un fauteuil roulant.
    Si je regarde en arrière, ma vie de paraplégique à été formidable car j’ai eu de très belles rencontres…Fais de très beaux voyages, fondée une famille etc.
    Bref, presqu’une bénédiction !
    Mais maintenant que j’atteinds mes 70 ans, mon handicap m’épuise de plus en plus…
    J”aimerais pouvoir choisir le moment et être digne jusqu’au bout…

    ..

  19. Bonjour,
    Ce plaidoyer pour une mort douce en
    ce temps de terrible maladie virale
    provocant une grande détresse
    respiratoire ne devrait pas laisser
    nos médecins insensibles. Les médecins devant s’occuper des personnes âgées malades qui ne
    seront pas ranimées n’ont même
    pas droit à l’hypnovel. Il est temps
    que la médecine de ville soit entendue
    en urgence !!

  20. Bonjour
    Oui votre analyse est comme toujours très juste. Cependant, afin qu’elle soit applicable il faudrait aussi que la logistique suive or les hôpitaux sont en manque cruel de produits sédatifs … c’est l’horreur sur toute la ligne, résultat d’une gestion catastrophique de notre système de santé. Véronique

    1. Pour une anesthésie générale sans réanimation , il ne faut pas les mêmes produits que pour une sédation profonde . D’ autre part , on en utilise beaucoup moins . Il faut arrêter ce discours idéologique :” notre but est d’ abréger les souffrances , même si cela entraîne la mort”
      Non : “ notre but est d’aider à bien mourir “
      Il ne faut que 2 ou 3 grammes de pentotal et c’ est bon . Sauf que ça ne rapporte rien ! Il faut commencer à penser à autre chose qu’ au gain et dédouaner – décriminaliser les médecins qui agissent en leur âme et conscience pour le bien des patients .

      1. Madame Jencquel.

        Vous dites; “Sauf que ça ne rapporte rien !” Voilà! Tout est dit. Dans un monde ou la dictature de l’économie et du marché est aux commandes de la démocratie, donc de la politique, la voix de la majorité est fictive et/ou malléable. L’humain au service de l’économie et du marché, non l’inverse. Seulement se rappeler que la très grande majorité est favorable au suicide assisté. Et pourtant… Sapré démocratie!

        Pour votre beau billet, acceptez cette fleur.

  21. Bonjour à tous
    (écrit avec traducteur ..)
    Vous avez tout écrit avec une bonne profondeur. Excellent travail !!.
    Si vos dents tombent à cause des bombes pharmaceutiques … la vie n’est plus colorée, mais noire. Si les documents vous le montrent: soins de base, le reste coûte … communiquer avec les gens est une farce.
    Si vous pouvez marcher 200m par beau temps, le monde n’est plus la liberté
    Si vous cessez de rire, le monde n’est plus que noir au lieu d’alliance. Si vous voulez vivre une vie réelle, réelle et sans faux, lisez mon journal. Si vous ne pouvez montrer que de la profondeur et de l’empathie, vous trouverez un monde honteux lors de la traduction … où la mort n’est que rédemption. Arraché brutalement à la vie à l’âge de 41 ans et retraité en tant qu’homme incurable, hors thérapie, où la vie montre son visage cruel. L’humain me manque en Allemagne. Manquez la verve qui règne avec vous. J’oublierai ce sentiment lors de ma visite en France. Cette terre, cette nature, ces couleurs, cette odeur ……… Quiconque a senti votre terre sait ce qu’est une histoire riche derrière chaque arbuste. Ne vous orientez pas vers l’Allemagne, ce pays se développe depuis des années en une méduse souriante menteuse. Un sourire feint derrière un masque qui ne cherche que des bienfaits. Vous pouvez toujours dire à un bon pays comment il traite le maillon le plus faible de la société.
    Désolé, je n’ai tout simplement pas la force d’écrire plus… rester en bonne santé et continuer… désolé.
    mfg from Germany
    Ralf Zioerjen

      1. Je suis tombée sur votre vidéo où vous affirmiez avec force la date de votre décès en janvier 2020
        Au 3 avril 2020 vous êtes toujours là
        Pourquoi ?

        1. Est- ce que je dois me justifier ? Je vais quand même répondre : j‘ avais dit janvier comme j‘ aurais pu dire n‘ importe quel mois . Je disais d‘ ailleurs dans l‘interview que c‘ est mon médecin qui a choisi le mois . Entretemps , elle a eu un procès et nous avons décidé de reculer la date . Ne vous inquiétez pas : l‘ année restera 2020 .. et maintenant avec le virus , qui sait s‘ il ne faudra pas avancer la date . Pourquoi cette curiosité ? Je vous sens déçue que je ne sois pas morte … votre vie est- elle à ce point monotone ?

          1. Bonjour,

            Je crains qu’il y ait une énorme confusion entre le droit de partir sans souffrance ni acharnement thérapeutique et la volonté de choisir la date de sa mort lorsqu’on jouit encore d’une bonne santé, Plusieurs personnes de mon entourage ont choisi de mourir à tout âge, leur motif étant dicté par le désespoir et tout ce que la solitude a d’inhumain. Toutes ces morts m’ont profondément attristée car j’ai toujours pensé qu’il suffisait de tellement peu de chose (un simple sourire, peut-être? ) pour qu’une vie se poursuive et s’épanouisse. Je reste persuadée que la pire des maladies est l’indifférence et le manque d’espoir. Chère Jacqueline, il faut se battre sans relâche pour le droit de mourir dignement, ce combat est juste mais la vie vaut aussi la peine qu’on se batte pour elle. Je vous souhaite de tout cœur de regarder la vie et de marcher longtemps encore sur ces beaux sentiers que vous n’avez pas découverts et de partir debout.

          2. Vous ne pouvez pas juger sa vie de monotone, vous avez affirmé quelque chose d’assez gros, et decidé de le rendre médiatique. C’est normal que l’on souhaite savoir pourquoi, ce n’est pas un jugement de valeurs derrière.
            Un question existentielle et philosophique derriere

          3. Les Sages nous apprennent que nous ne sommes pas celui ou celle que nous étions hier.
            C’est le bon sens, nous évoluons chaque jour, à part, peut-être, pour celles et ceux qui ont des idées fixes (?).
            Rien n’est immuable, tout est périodicité, tout change !

          4. To be or not to be, that is the question !
            Peut-être faut-il faire comme les
            médecins, calculer le bénéfice /risque
            d’une intervention (celle-ci est
            sans retour)…
            Qui n’a pas, à notre âge, eu des
            moments de “à quoi bon” ? Il faut
            se remotiver tout le temps.
            Si notre entourage a besoin de nous,
            on reste heureux de vivre. Sinon,
            cela peut fluctuer au gré du temps…

          5. Sauf que je milite pour le choix et donc , je me dois d‘ être cohérente . Je parle pour ceux qui n‘ ont plus la force de parler . Si le gouvernement français change d‘ attitude et se met à réflèchir pour de bon , personne ne devra hâter le jour de sa mort par peur d‘ atterrir dans un hôpital français . Il n‘ y aurait pas des hordes de vieux qui demanderaient à mourir . Par contre , nous serions tous rassurés d‘ avoir une porte de sortie . Pas la sédation préconisée par une loi insuffisante et hypocrite , mais une anesthésie générale sans réanimation .

          6. Chaque matin est un jour nouveau, mais soyons conscients, tout va basculer d’un moment à l’autre.
            Avoir LE CHOIX à partir de 70 ans, serait vraiment rassurant.
            Cette loi pour une mort douce éviterait bien des suicides.
            Suicide que j’envisage le moment venu, si je le peux, et en espérant ne pas me louper…
            Ce gouvernement est inhumain, insensé !

          7. Mais que cela ne nous empêche pas de prévoir.
            Nous avons besoin de personnes qui ont ce courage de militer, remuer les esprits endormis.

            Sans cette loi, les personnes qui se respectent ont des chances de finir comme des légumes.
            Si c’est ça être digne !
            En vieillissant, nous devenons de plus en plus fragiles, vulnérables, nous sommes à la merci des autres…

  22. La naissance assistée est belle et bienveillante, elle sourit au merveilleux de la vie.

    La mort assistée est belle et bienveillante, elle sourit au merveilleux de la vie.

    Soulageons nos souffrances, pour le merveilleux de la vie.

  23. Encore un petit commentaire, chère madame, vous parlez de la mort mais lorsque je regarde votre photo, je n’y vois que la vie dans vos yeux et votre sourire. Quand nous serons déconfinés, adoptez un chien et partez à la mer avec lui ! Vous me direz ensuite si elle est laide la vie…

    1. Mais c’ est parce que j’ aime la vie que je ne veux pas finir comme tous ces vieux dans des Ehpads , qui sont confinés et meurent seuls sans avoir même le droit de dire au revoir à leurs proches. Je préfère une mort rapide et douce à cette longue descente aux enfers.

      1. C’est exactement ma pensée. C’est parce qu’on aime la vie qu’on veut y mettre un terme avant que tout se dégrade et surtout, avant qu’on soit impuissant, dans l’impossibilité de tout choix. Il y a tant de morts vivants autour de nous qui ne se posent même pas la question. Ceux-là sont parfois les plus inflexibles et intolérants vis-à-vis de ceux qui ne pensent pas comme eux. Et c’est ceux-là même qui n’admettent pas que l’on puisse changer d’opinion. Exit insiste toujours sur le fait que, jusqu’au dernier moment, on peut sans rougir changer d’avis. Car l’être humain est complexe et imprévisible.

        1. Je suis photogénique ! Mais j’ ai quand même 76 ans . Pas envie de passer 15 jours dans le coma , ficelée comme une saucisse sur un lit d’ hôpital . La mort me semble être le moindre mal .

  24. Jacqueline, vous n’avez pas à vous justifier ! C’est votre liberté !! Et ce serait la nôtre si nous avions deux pilules dans la poche, que nous pourrions avaler quand “notre” heure serait venue, et notre reliquat de vie serait tellement plus serein… Mais, bien sûr, nous sommes contents que vous soyez encore parmi nous…

    Je suis d’accord avec “Mort choisie”, le Covid19 est sans doute l’occasion de faire légiférer sur l’assistance à mourir, et je ne vois pas beaucoup bouger l’ADMD (sans jeu de mot)…!

    1. Je ne fais plus partie du bureau de l’ ADMD ni du conseil d’ administration. Je ne comprends pas non plus pourquoi nous ne nous unissons pas pour réclamer cette loi . Il doit y avoir des raisons , mais je ne sais pas lesquelles .

      1. Madame Jencquel.

        Pas dans l’urgence, la majorité jeune et en santé n’a pas le réflexe de s’unir pour réclamer cette loi, celle du CHOIX d’avoir recours au suicide assisté au besoin. L’humain en santé se dérobe instinctivement, nonchalamment à l’idée d’être vieux, souffrant, délaissé, mourant. Il s’agit pour lui d’une réalité désagréablement abstraite, une situation, de toute façon, possiblement épargnée avec la chance, par exemple, d’une mort subite en plein sommeil.

        Vieux et souffrants, les premiers bénéficiaires potentiels d’une telle loi sont hors combat, K.O., minoritaires. Pleinement dans l’urgence, certes, mais vulgairement, tristement largués.

  25. Il me semble que chacun à le droit de choisir ce qui est le mieux pour lui. Le respect est primordial. Tous les pays n’ont pas adopté les mêmes lois concernant ce sujet. Cela prouve qu’il peut être discuté et que les avis peuvent diverger. Les propos à l’encontre de Jacqueline Jencquel sont très difficiles à lire.

  26. Bonjour
    Après avoir regardé, vos intervention dans les différents médias.
    J’aimerais vous poser une question.
    Pourquoi ne pas profiter au maximum et prendre la décision au premier signe de maladie ou dégénérescence ?
    Cordialement

    1. Je n‘ aurai probablement pas d‘ autre choix à ce point -là . Les frontières sont fermées . Je suis confinée en France . Je ne veux pas atterrir dans un hôpital français pour mourir étouffée .

      Avec le coronavirus , on se trouve confronté à une situation nouvelle dans laquelle on ne sait pas trop quelle décision prendre . Ni quand la prendre . Une fois malade , il sera trop tard .

      1. Je pense que Cédric, s’il a eu la même idée que moi, ne pensait pas forcément au COVID mais à toute maladie qui pourrait vous arriver avec le temps qui passe. Pourquoi ne pas décider de planifier votre mort à ce moment-là pour avoir vécu votre pleine santé jusqu’au bout ?
        Bien à vous

        1. Probablement parce que j’ai la trouille d’ atterrir dans un hôpital en France et de ne plus pouvoir décider . En Suisse, c’ est le patient qui décide . Pas l’ équipe médicale ni la famille .

          1. Ah oui, effectivement, ce serait embêtant… Et vous ne pouvez pas aller vivre en Suisse pour résoudre ce problème ?

          2. Bonjour Jacqueline, bonjour Laure,
            Bonjour à tous.

            Je pense beaucoup à vous, et à nous tous qui sommes dans cette galère.
            Je pense aux personnes qui ont l’immunité fragile.
            Ce qui est aussi le cas à partir de 60 ans, sans pathologie.

            Heureux sont les Suisses. Ils peuvent décider de la façon dans laquelle ils aimeraient mourir !
            Leurs responsables les respectent.
            Le fait de savoir que l’on peut décider fait vivre dans la quiétude et prolonge probablement la vie.
            Pas ce stress là, pas cette angoisse là qui détruit. Le corps s’oxyde moins vite (?).

            Auparavant, avec une bonne nourriture et des exercices intellectuels et physiques, nous avions l’espoir de ne pas faire un AVC, cancer, crise cardiaque, etc.
            Mais là, maintenant, cette maladie horrible se prend en respirant la “pollution” du virus, c’est fou !
            La lutte sera longue prévient l’OMS soulignant que “les premiers éléments indiquent que la majeure partie de la population mondiale reste susceptible” d’être infectée. Charmant !
            Et ceux qui guérissent pourraient avoir le coeur et le cerveau endommagés.

            Avec ça, nous n’avons pas le droit de choisir. CHOISIR !!!
            D’un côté, on nous dit “soyez responsables”, et d’un autre “nous décidons pour vous”. Quelle folie !
            On se demande bien pourquoi nous devrions penser comme nos responsables.
            Pourquoi devrions-nous penser et faire comme celles et ceux qui se moquent de terminer leur vie sous des respirateurs, après bien des souffrances, ou “guéris”, mais handicapés ? Pourquoi ?
            Si c’est leur plaisir, tant mieux. Mais qu’ils ne viennent pas décider pour nous, bon sang !

            C’est maintenant plus que jamais que nous avons besoin de cette loi.

            Merci Jacqueline, pour votre patience remarquable. Votre blog est un soleil.
            Il nous aide. Il fait avancer. J’observe plus de personnes depuis le Covid-19 et le confinement.

            Merci Laure pour vos bons souhaits.
            Merci pour toutes les lumières sur notre vieillesse, voire sur des lieux qui pourraient aider lorsqu’on est malade.

            En espérant que les frontières avec la Suisse s’ouvriront vite pour la liberté, le choix.
            En espérant que vous gardez tous le moral.
            Amicalement.

          3. Merci , Noëlle !

            Je suis atterrée – comme vous – de ce manque d’ intelligence et d’ empathie qui devient évidente dans ces circonstances tragiques . Notre déni de la mort est digne d’ une république bananière , pas du pays des Lumières . Même l’ Allemagne est plus humaniste , sans parler des pays du Bénélux et de la Suisse .

          4. Jacqueline, sur une page Google, en cliquant sur votre photo, et deux lignes vous présentant, je me suis retrouvée sur un blog le temps.ch “Stop suicide” ? J’ai essayé plusieurs fois.
            Les nouvelles personnes qui souhaitent vous joindre doivent être déçues…

          5. Je ne suis pas au courant . Je vais essayer de me mettre sur cette page et sinon je demanderai à Cédric ( c’ est lui qui gère les blogs )

          6. Merci Noëlle pour votre gentillesse et vos commentaires humains et justes.
            Le convid19 fait avancer quand même les choses ( situation hélas horrible
            au niveau sanitaire et économique) parce que de nombreuses personnes
            se posent des questions, et même dans le milieu médical le choix de ne pas
            être mis sous respirateur artificiel est accepté si vous avez sur vous vos
            directives anticipées et que vous demandez à être placée sous ventilateur
            mécanique et non en réanimation (intubation). Il y a moins de risques avec
            la ventilation mécanique. Si une détresse respiratoire se produisait les
            soignants utilisent des sédatifs puissants pour une fin paisible.
            Amicalement
            Laure

          7. Chère Laure , la sédation vous endort . Ce n’ est pas toujours une mort douce .Ni rapide . Pourquoi ? Parce qu’ on n’ utilise pas les bons produits . Chaque anesthésiste- réanimateur a ce qu’ il faut . Chaque vétérinaire aussi . Notre relation à la mort reste hypocrite et cruelle .

          8. Chère Jacqueline,
            Bien sûr le monde médical n’a pas
            accepté l’euthanasie et le suicide
            assisté, car c’est de cela qu’il s’agit !
            Alors on tourne autour du pot,
            essayant d’adoucir la mort tout de
            même. Dans l’absolu ce n’est pas
            ideal mais la France avance à petits
            pas ; les adversaires (la fondation
            Lejeune a aidé les parents de
            Vincent Lambert) ont d’énormes moyens pour financer les procès etc…
            Tant qu’on n’ aura pas quelqu’un au-dessus de tous ces lobies d’influence
            on n’obtiendra pas grand chose…
            Amicalement

          9. Ce n’ est pas le monde médical . Ce sont les politiques et les fondations intègristes qui réussissent à les corrompre . Les médecins ont la trouille . Ils peuvent être rayés de l’ Ordre et perdre leur boulot .Voilà la triste réalité .

          10. D’après quelqu’un qui connaît le milieu, cette fondation dont je parlais, qui
            est composée de médecins et de chercheurs, a infiltré les milieux médicaux et
            politiques et les centres de soins palliatifs. A la base, leur but est d’empêcher
            l’Ivg pour ne pas éliminer la trisomie 21 et faire des recherches pour
            la guérir. Il demandent des dons aux particuliers et autres (déduits des impôts)
            en expliquant que cette recherche est croisée avec des découvertes pour
            soigner les maladies d’Alzeihmer et de Parkinson. J’ai reçu une demande de
            don hier ! Par gardée bien sûr car cette fondation est contre TOUT, pro Life etc…
            et fait corps avec les traditionalistes religieux !

          11. Cette fondation a payé 100.000€ à l’ avocat des parents de Vincent Lambert . Voilà pourquoi il hurlait « 
            On a gagné «  lorsque Vincent ( le pauvre ) a encore été réanimé 🥺

          12. La France est la fille aînée de l’ Eglise . Ce qui est surprenant , c’ est que le Covid s’ est implanté dans le Grand Est lors d’ une cérémonie religieuse 🙄

          13. C’était un rassemblement d’une communauté religieuse évangélique, différente des congrégations tradi
            à laquelle appartient la fondation en
            question. Je ne connais pas les
            évangéliques, il y en a beaucoup
            dans les îles, ils prospèrent en ce
            moment…

          14. C’était un rassemblement évangélique
            qui n’a rien à voir avec les congrégations tradis.
            Mais ce mouvement, d’inspiration
            anglo-saxonne prend beaucoup
            d’ampleur depuis plusieures années,
            beaucoup de permanences se sont
            installées aux Antilles. Je ne connais
            pas ce mouvement et ses doctrines…

          15. Mais c’est le même Dieu qui est censé protéger ses fidèles , non ? On se réunit pour prier et on tombe malade . Il y a de quoi se poser des questions .

          16. En Amérique du Sud, des bus remplis
            d’âmes pieuses qui se rendent à
            l’église, versent dans le fossé… Ou
            alors c’est le toit de l’église qui
            s’effondre sur les pèlerins en prière…
            Et l’Eglise continue de tourner, les
            gens en deuils se posent peut-être
            des questions, à moins qu’ils ne
            pensent que c’était le châtiment de
            Dieu pour trop de pêchés… Cela
            fait de la peine pour ces pauvres gens.

          17. Relire le Curé de Cucugnan d’Alphonse
            Daudet (les Lettres de mon moulin). On se souvient de Fernandel dans ce rôle dans le film de Michel Pagnol !

  27. Et le suicide du médecin de Reims, au bout de 2 jours de coronavirus : les médias ne disent pas COMMENT mais on le devine… https://www.europe1.fr/sport/ligue-1-suicide-du-medecin-de-reims-contamine-par-le-coronavirus-3960099
    Autrement dit, c’est le droit au suicide seulement pour ceux qui en ont les moyens “techniques” ! En octobre 2019, on a perquisitionné ceux qui gardaient le flacon chez eux… Quand les médecins et les médias vont-ils parler du droit de CHACUN à décider pour soi ???

  28. Pas demain la veille! Un helvète anthropologue a du acheté de l’hydroxychloroquine sous le manteau,malgré une ordonnance, pour se soigner du Covid…!

    [Chère Jacqueline, Jacques Brel avait tellement raison: “mourir, cela n’est rien, mourir, la belle affaire! Mais vieillir, oh vieillir…”]

  29. Bonjour,

    Le passé ne nous apprend t-il pas que les grands évènements étaient programmés ?
    Le présent avec le Covid-19 ne nous dit-il pas que personne n’est à l’abri ?
    Cela ne veut pas dire qu’il y a un dieu qui surveille, ou que nous ne devons pas nous battre.
    Jacqueline, si vous avez la chance de mourir d’une mort douce, vous mourrez d’une mort douce.
    Je vous le souhaite sincèrement, mais qui sait ?
    Depuis janvier 2020, plusieurs bâtons se sont déjà mis en travers du chemin pour vous faire reculer sans que vous le vouliez. Merci à votre destin (?), vous êtes toujours parmi nous.
    Mais lorsque vous dîtes “Une fois malade , il sera trop tard”, je suis surprise.
    En Suisse, nous ne pouvons pas demander une aide si nous ne sommes pas malades.
    Et puis, pour de nombreuses maladies, il n’est jamais top tard.
    Vous dîtes souvent que vous accompagnez, vous aidez des personnes très malades.

    1. Le coronavirus est très contagieux . On ne me laissera peut- être pas passer la frontière . Et puis le syndrôme pulmonaire arrive très vite . On a du mal à respirer . On est paniqué . J‘ espère que ce genre de scénario ne m‘ arrivera pas , mais on ne choisit pas . J‘ ai accompagné des patients atteints de cancers ou de maladies neurodégénératives . De coronavirus ?? Ce serait impossible à cause de la contagion . Tout est devenu compliqué et j‘ espère qu‘ on trouvera vite un vaccin ou un remède .

      1. Bonsoir Jacqueline,
        Je suis contente que tout le monde
        soit là et en bonne santé !

        J’ai suivi ce qui se discute au sujet du rivotril : il est autorisé en ce moment pour les détresses respiratoires pour tous les médecins de ville, d’ehpads ou
        d’hôpitaux. Bien sûr les adversaires
        habituels ont fait une polémique,
        dénonçant “une méthode d’euthanasie
        pour ne pas réanimer les personnes
        âgées” !!! Le rivotril est autorisé
        pour éviter aux personnes (âgées
        pour la plupart) de mourir de
        suffocation. Un geste humain fait
        par le ministère est transformé en
        accusation d’euthanasie parce, soit
        disant, les militants vont récupérer
        ce décret provisoire pour leur cause !

        Toute cette mauvaise foi montre
        que le seul chemin possible reste celui de la Suisse ou de la Belgique, mais pas
        en ce moment, bien sûr !

  30. Bonjour Madame,
    Ce message est peut être inapproprié ou égoïste, mais j’ai besoin de partager une peur qui m’empêche de profiter de quoi que ce soit. J’ai 17 ans mais je pense toutes les minutes à la mort, à la vieillesse, et je sais pourtant que d’y penser ne sert à rien et qu’il faudrait que je cherche à profiter un maximum, mais je suis comme hanté par l’idée de voir mes parents mourir, puis de perdre son autonomie et de mourir ensuite.
    Merci beaucoup pour votre engagement dans ce combat que vous menez,
    Esope

    1. Il faut y penser sans en avoir peur . C’ est notre destin à tous . Il faut briser le tabou de la mort . En parler avec vos parents , leur donner de l’ amour , ne pas vous fâcher pour des conneries . “ il n’ est rien de mal en la vie pour celui qui a bien compris que la privation de vie n’ est pas un mal “ Montaigne

      1. A 17 ans je n’y pensais pas du tout,
        peut-être l’époque des trente glorieuses voulait cela, mais c’est
        assez connu qu’on se pose des questions existentialistes à l’adolescence. Notre époque est
        aussi plus anxiogène avec tous les
        principes de précaution… Également,
        beaucoup de jeunes Français étaient
        un peu imprégnés du catholicisme
        ambiant et croyaient à l’immortalité
        de l’âme. C’est très peu le cas
        aujourd’hui. On avait bien des
        grands-pères et grands-mères qui
        décédaient vers 65 ans et qui n’allaient
        même pas en maisons de retraite,
        mais on ne s’interrogeait pas sur
        nous mêmes tellement on avait
        soif de liberté (génération 68, tout
        était à conquérir !). On voulait découvrir la vie que les adultes ne
        nous expliquaient pas ! Il y avait aussi
        l’attitude des parents qui comptait
        beaucoup : des parents ambitieux,
        toujours dans la vie, qui ne mentionnaient pas leur âge et parfois
        refusaient qu’on souhaite leur anniversaire étaient souvent un rempart contre la sensation de temps qui nous est compté. Leur appétit de vivre et leur résilience à tout (y compris la guerre qu’ils ont connue) était pour
        nous un grand stimulant. Enfin,
        les premières amours nous faisaient vivre dans un présent à la fois immédiat et éternel !
        Je vous souhaite le meilleur pour votre vie ! Soyez heureux surtout et également rendez les autres heureux.
        Soyez assuré que vous comptez pour
        vos proches et trouvez les digues
        qui vous amarrent à la vie. Elle peut
        être si belle si vous faites des choix
        (philosophie de J.P. Sartre). De
        toutes façons, lorsque vous arriverez
        à notre âge (70/76 ans) la France
        sera aussi avancée que ses voisins
        et vous pourrez choisir votre fin.
        En attendant, attention aux accidents
        de moto ! Bien affectueusement d’une
        ancienne.

  31. Bonjour Jacqueline c est pas vous qui ya planifier votre mort en janvier 2020 ? Aujourd’hui on est le 27 mai sa veut dire vous avez pas eu le courage

  32. J ai vu votre reportage ou vous avez planifier votre mort en janvier 2020 alors on est en avril 2020 finalement vous avez pas eu le courage ?

    1. Faut- il du courage pour une anesthésie générale ? Il en faut bien plus pour vivre en cette époque du coronavirus .

      1 ) les frontières vers la Suisse sont fermées .

      2) les médecins suisses ne peuvent qu’ aider les cas urgents .

      3) je n’ ai pas donné qu’ une interview . Janvier n’ était qu’ une option .

      4) mon cas n’ est pas le plus intéressant . Il y en a des milliers d’ autres qui souffrent . Je leur ai donné ma voix et j’ espère que mon exemple – le moment venu – les aidera .

  33. Bonjour Jacqueline, votre blog est un lien affectueux entre gens de bonne compagnie qui ont une vision de la vie relativement semblable. Ne le laissez-pas polluer par des acariens de rezosocios, votre temps et le nôtre sont précieux… Amicalement, Spartacus74

    1. D’ accord . Je ne vais plus les publier . Je me pose la question : faut- il aussi les laisser s’ exprimer ? Je ne veux pas être unilatérale . En même temps , le manque de réflexion , la hargne et … les nombreuses fautes d’ orthographe me hérissent 😊🥺🙄

      1. Bonjour Jacqueline,
        J’estime beaucoup vos choix et votre combat. J’espère que ces commentaires ne vous minent pas trop et que vous avez des sources de bonheur en cette période compliquée. Effectivement les frontières sont fermées pour le moment, je « prie » pour que vous vous portiez bien jusqu’à ce que l’épidémie se termine et que vous puissiez aller en Suisse à ce moment-là. Je crois en votre bonne étoile, vous êtes une femme forte.

        1. Merci , Solène . J‘ ai décidé de suivre le conseil de Spartacus et de ne plus publier les messages de haine . Je suis prête à débattre avec des opposants courtois . Je l‘ ai fait avec François Xavier Bellamy , avec Tugdual Derville et avec Damien Leguay . Ce ne sont pas des décérébrés comme ceux qui m‘envoient des insultes truffées de fautes d‘ orthographe ( que je suis même assez gentille pour corriger , si je suis de bonne humeur )

  34. Bonjour Madame, j’ai parcouru les commentaires sur cette page et je suis choqué par la méchanceté gratuite dont ils font part envers vous vous reprochant d’être encore parmi nous…l’être humain est vraiment le cancer de notre belle terre, ça me fait penser à ça quand je lis les messages haineux envers vous 🙁
    Personnellement travaillant dans une structure hospitalière, j’arrive à vous comprendre même si je suis dans la quarantaine, c’est douloureux de voir des personnes âgées dans des postures et positions horribles sur leurs lits avec les toilettes qui vont avec…mais quand je vois ces personnes encore “bien”, elles me touchent 🙂

    Vous avez eu le courage de parler du sujet de l’euthanasie libre, dans notre pays hypocrite qui refuse de voir les choses en face concernant la mort, le suicide même (par peur d’encourager à cet acte je crois surtout chez les plus jeunes), mais c’est pourtant si on en parle qu’on peut éduquer et trouver des solutions…

    Je sais personnellement depuis mon adolescence qu’un jour je commettrai l’irréparable, c’est comme inscrit dans mes gênes, une certitude! ça a commencé par l’adolescence en étant attiré par la musique triste, qui parle de la mort, j’ai toujours été attiré par le côté sombre des choses alors que je défends le bon, le bien, le beau, quel paradoxe n’est-ce pas? puis dans mes relations “amoureuses” vouées à l’échec car trop sentimental, et encore jusqu’à y a un an des hauts et des baisses de moral…j’y pensais aussi,..j’ai trouvé avec le temps un esprit plus positif, optimiste, un équilibre depuis quelques mois et plus de dépression depuis !…alors j’y pense plus.

    …mais je sais en moi que je veux pas devenir vieux et que je partirai avant, seul, pas d’enfants, faisant beaucoup plus jeune que mon âge (on peut me donner 26 à 30 ans au meilleur), je joue de ça et je me sens ainsi l’air de rien, une bonne hygiène de vie, du sport, aimant les dessins animés drôles, et d’autres choses surtout les films d’horreur depuis enfant ;-)…

    Pour revenir à vous et désolé pour mon long monologue, je veux vous dire bravo pour votre courage de dire les choses en face, de plus vous êtes une jolie femme et vous vous exprimez avec classe et dignité, pleine de chaleur humaine envers vos prochains, vraiment je vous souhaite de trouver la voie qui vous convient et si vous changez d’avis Madame, c’est avec respect que l’on doit l’apprendre car vous êtes libre de choisir la date ou si vous changez d’avis…vous faites avancer les mentalités et ça passe certes parfois par des “coups de griffes meutriers”, mais si vous regardez l’histoire, souvent les gens qui ont fait avancer les choses ont été blâmés, critiqués, tués même, mais avec le temps le travail fait a été fructifiant, faisant évoluer les mentalités, bien à vous .

    Jonathan.

    1. Merci, Jonathan ! Votre message me fait du bien . Les messages de haine viennent de gens frustrés et malheureux . Je les plains . Je ne les publie plus et je ne leur réponds plus . A quoi bon ? Je vous souhaite une belle histoire qui ne manquera pas de vous arriver , car vous êtes un mec sympa ( sûrement beau et charmant aussi ) Profitez de la vie . Elle est courte et belle .

    1. Mais oui , bien sûr ! Nous sommes des animaux comme les autres et nous avons instinctivement peur de la mort . Mon cerveau logique me dit qu’il faut la vaincre, cette peur pour se préparer – le moment venu – à mourir – avec tristesse mais sans souffrances . Le cerveau limbique – celui des émotions , donc de la survie , veut retarder le moment . J
      espère que la logique vaincra l’ instinct .

      1. Bonjour ;-),

        Dans l’un des commentaires, je crois avoir lu, pas certaine, que la sédation profonde n’était pas aussi douce que nous l’imaginons. Si c’est le cas, pourquoi ?
        Merci pour vos réponses.
        Actuellement, je pense également à cette dernière piqure que l’on s’injecte pour une mort douce.
        Est-elle garantie sans douleur ?

        Une amie vient de perdre son mari d’une crise cardiaque. Cette mort ne fait pas souffrir selon elle.
        Son époux a fait plusieurs crises cardiaques, il ne se souvenait de rien.
        Il n’a jamais souffert disait-il.
        Si c’est le cas, ce serait une belle mort.

        Amicalement.

        1. Chère Noëlle , la sédation profonde dépend de l’ âge et de la pathologie du patient . Elle peut durer plusieurs jours . Que se passe- t- il pendant ces quelques jours ? Est – ce que le patient fait des cauchemars ? Se rend- il compte de sa situation ? Si oui , c’ est terrible ! Les produits utilisés pour une euthanasie dans les pays du Bénélux agissent tout de suite . En Suisse , le produit utilisé pour un suicide assisté agit très vite aussi . Il faut imaginer une anesthésie générale dont on ne se réveille pas . Une crise cardiaque ? On ne peut pas la provoquer . Elle peut être très douloureuse . Le mari de votre amie a eu de la chance de ne pas souffrir . La souffrance est inutile . La mort est inévitable . En attendant , profitez de ce magnifique printemps et prenez soin de vous et de vos proches .

          1. Vos informations sont précieuses, merci chère Jacqueline !
            Je n’avais pas pensé aux cauchemars qui pourraient venir durant ces longs jours sous sédation.
            C’est vrai, même sous sédation profonde, l’être vit toujours…
            Ah, l’anesthésie générale durable, c’est bien cette mort douce, ce confort là qui n’est pas autorisé.
            Il nous faudra encore nous battre longtemps, je le crains.

            En cette période de confinement, de souffrance psychologique imposée, je lis des passages d’un livre d’Eckart TOLLE, concernant la souffrance psychologique et physique.
            Je partage, ça peut aider.
            Il dit “la vraie liberté et la disparition de la souffrance consistent à vivre comme si vous aviez choisi tout ce que vous ressentez ou vivez en ce moment.
            Cet alignement intérieur sur le Présent, c’est la disparition de la souffrance”.
            Il ajoute “la souffrance est nécessaire jusqu’à ce que vous preniez conscience de son inutilité”…
            C’est ce que nous devrions répéter pour continuer à nous battre, même s’il ne l’a pas dit dans ce sens.

            Mais lorsqu’on n’a pas le choix de faire ce que nous avons décidé, tenter la mort de la souffrance est peut-être la solution (?)
            Ils sont heureux ces grands sages qui peuvent puiser dans leurs forces intérieures et vivre aussi sereinement.

            Merci Jacqueline pour vos bons souhaits.
            Prenez également bien soin de vous.

            Je “marche” beaucoup avec les huiles essentielles.
            Si toutefois elles ne protègent pas (?), elles sont de véritables magiciennes qui accompagnent et embellissent le quotidien par leurs odeurs sublimes ;-)…Nard, Encens, Santal, Myrrhe, Verveine, Rose 😉
            Protégez-vous tous !
            Amitiés

          2. Chère Noëlle,
            J’ai vu tout récemment un reportage
            fait dans un hôpital du Mans (Sarthe)
            dans le service de réanimation covid19.
            Les infirmières du service venaient
            d’accueillir un patient âgé qui avait été
            envoyé d’un Ehpad. Elles se sont
            renseignées auprès de l’Ehpad pour
            connaître ses co-morbidités et son
            état d’autonomie et de conscience.
            Le patient souffrait de détresse
            respiratoire. Il fallait réagir vite.
            Son état antérieur laissait penser
            qu’il ne pourrait pas supporter la
            réanimation artificielle, ce que les
            infirmières ont vérifié avec leur chef
            hiérarchique. Il fut donc décidé qu’il
            allait en soins pallatifs. La journaliste s’est enquis ensuite de son état. Il était sédaté et dans le coma. Une ou deux heures plus tard il était décédé. Je ne pense pas que ce monsieur ait souffert en mourant, il avait les hypnotiques
            et morphiniques donnés dans ce cas là.

          3. Ça , c’ est plutôt bien ! J’ espère que tout le monde pourra avoir accès à des équipes médicales humanistes !!

          4. Bonjour,
            Merci chère Laure, votre commentaire est apaisant, il donne espoir.
            J’espère que les infirmières et les médecins sont nombreux à être dans l’empathie.

            Une petite histoire qui donne espoir (?)
            Ma mère, 96 ans a été diagnostiquée Alzheimer, très léger, avec toujours une assez bonne mémoire immédiate.
            Toute joyeuse, elle vient de m’annoncer que le directeur, un très bel homme, selon ses mots, tenterait de la séduire… Lorsqu’il m’envoie des baisers, de loin, sa femme n’est pourtant pas loin, dit-elle :-).
            Elle ajoute, maintenant, j’aimerais bien une compagnie…pas pour (sans dire le mot), mais pour parler et pour qu’il m’embrasse, comme ça, c’est tout.
            Elle était si heureuse de me dire cela.
            Elle dit aussi qu’elle veut mourir, mais moins que par le passé.
            Elle prendrait bien une petite maison en location… 🙂

            Ses projections nous renseignent surtout sur nos coeurs qui peuvent s’enflammer à tout âge.
            Un sage m’avait dit que le plus bel amour commençait à la soixantaine…

            Mon ex beau-père, biologiste, avait fait un AVC.
            Très handicapé, mais accompagné par un amour emphatique, il était heureux de vivre.
            Je disais à mon ex “plutôt mourir”, mais j’observais cela à partir de mon vécu, ma façon de voir.

            La France, pays sous l’emprise des religions, je lui reproche de ne pas avoir cette loi pour une mort douce. Mais les pays qui ont la loi pour le suicide assisté, je leur reproche de ne pas accepter les personnes qui souffrent de maladies “incurables”, parce qu’elles n’ont pas anticipé, des années avant, au cas où la maladie se déclarerait, (paperasses, abonnements, “insistance” etc.).

            Mais peut-être est-ce seulement pour les résidents hors Suisse, que ça se passe de cette façon ?
            Je ne crois pas aux dernières volontés inscrites, si un proche aimant n’est pas là pour les faire appliquer.
            J’ai peut-être tort.

            Oui, la mort est inévitable, et la souffrance insupportable.
            Mais en regardant de plus près, toutes ces préparations sont également de la souffrance pour certains plus que pour d’autres.
            Tout le monde n’a pas les moyens psychologiques de se maintenir dans cette dynamique de préparation/réservation/suivi/rappels.
            Tout le monde n’a pas les moyens financiers de le faire des années avant.

            Oui, pour une loi “mort douce”, si elle facilite la vie, et non si elle complique.
            Lunaire, mes pensées changent, bougent, voyages 😉
            Mais je sais bien, cette douce loi n’est pas pour demain 🙁

            Je vous offre une rose entourée de quelques brins de muguet.
            Très belle fête à tous !

          5. Merci Noëlle pour votre sagesse
            et sympathie.
            Les médecins du Mans ont agi
            exactement comme tous les médecins
            devant ces circonstances. La loi le
            leur permet. Soulager le patient qui
            est en détresse respiratoire, c’est la
            moindre des choses.
            Quant aux inscriptions aux associations
            ce n’est qu’un virement à leur faire
            chaque mois, peu onéreux pour
            l’adhésion. Le voyage etc.. coûte
            cher, c’est vrai. Les dossiers sont
            sûrement plus exigeants pour les
            étrangers, c’est vrai aussi. Mais
            tant que vous ne connaissez pas
            votre futur état de santé, c’est
            difficile de tirer des conclusions…
            Pour ce qui est du goût à la vie,
            ce que vous dites est exact, un peu
            de romantisme rend les choses
            légères et heureuses ! Mon grand-père
            était un grand séducteur (chaste)
            dans sa maison de retraite ! Il en
            était heureux… Lorsqu’on devient
            grand-mère pour la première fois
            à 72 ans, comme moi, on veut voir
            grandir le petit !
            Portez vous bien 🙂
            Amicalement

          6. Bonsoir Jacqueline jencquel,
            Je ne vous connais pas bien, j’avais entendu votre témoignage il y a quelques temps sur votre décision de vouloir mourir en janvier 2020.
            J’étais Très perplexe concernant votre choix… je n’ai pas tellement d’avis sur vos motivations, a vrai dire je ne les comprends pas très bien mais je les respecte.
            Pour moi mettre fin à ses jours est synonyme de délivrance, d’ arrêter les souffrances. La mort fait partie de mon quotidien, j’ai vécu beaucoup de souffrances dans ma vie, de nombreux traumatismes ( mais je ne vais pas m’étaler Sur le sujet, ce n’est pas le but de mon poste ).
            Si je m’adresse a vous aujourd’hui c’est parce que je n’arrive pas de moi même à trouver le moyen de mourir (sans souffrir) j’ai déjà pris des doses massives de médicaments ( psychotropes essentiellement) mais après qq jours dans le comas je me suis réveillée… à l’hôpital et séquestré en psychiatrie alors que je ne souffre d’aucune pathologie mentale.. ça été la double peine…
            comment réussir à mettre son plan à exécution ? Avez vous des suggestions à faire dans se domaine ? Je suis preneuse.
            Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.
            Dites moi.

          7. Le sujet est trop grave pour que je vous réponde en quelques mots . Si vous êtes en France , il faut voir un psy et vous inscrire à l’ ADMD , éventuellement aussi à une association suisse ( lifecircle , Dignitas ou Ex International )

  35. Bonjour, tant qu’il y a un coeur, il y a de l’amour à donner et à recevoir. Tant qu’il y a la vie, il y a de la joie à donner et à recevoir. Tant qu’il y a un souffle, il y a un sens à donner et à recevoir. Aimer le printemps, c’est déjà s’emerveiller et s’éveiller à l’amour.

  36. Bonjour Madame Jencquel,
    J’avais vu votre reportage avec ce jeune journaliste et vous m’aviez vraiment impressionné. J’étais d’accord avec vous sur le fond.
    Pourquoi finir sa vie dans une déchéance innommable quand on peut la terminer dignement, entouré de ses proches, et sans devoir empoisonner tout son entourage en se suicidant en cachette et dans la honte. Vous aviez établi janvier 2020. je ne juge pas que vous ayez changé d’avis, c’est tout à fait légitime. Vous auriez manqué le printemps le plus dingue de votre vie avec cette COVID-19!
    Content pour vous que vous ayez pu être témoin cette folie mondiale!
    Ma question est: est-ce que vous allez documenter votre départ? Non pas par voyeurisme, mais pour bien expliquer à d’autres qui voudraient, comme vous, quitter dignement, sereinement, à un âge ou il est normal de quitter la terre. Quelles ont été vos craintes, vos obstacles, comment vos proches ont réagi, etc. , en fait, un peu comme dans le livre de Mitch Albom, La dernière leçon. Ça pourrait en aider d’autres.
    Je vous souhaite bon courage et vous avez toute mon admiration de parler de ce tabou immense.

    1. J’ ai retardé pour voir les roses refleurir et j’ ai fixé une date en juillet avec mon médecin .Si je chope le covid , je demanderai à ne pas être réanimée . En attendant , un bébé va naître en novembre . Je suis un peu perplexe . Dois- je attendre la naissance de mon descendant ou partir en juillet comme prévu ? 2020 est mon année . J’ai écrit un livre qui sera publié en juin .. j’ y explique ma décision ainsi que mes hésitations . C’ est normal de ne pas être trop pressé si on ne souffre pas . En même temps , ma décision est prise même si je retarde de quelques mois .

      1. Un bébé va naître en novembre ?
        C’est une si belle nouvelle !!!
        Oui Jacqueline, votre décision est prise, mais ce bébé ne vient-il pas pour vous dire :
        “pas maintenant ;-)! Tu as tant de choses à me transmettre…”
        Pour moi, c’est un message très fort.
        Vous êtes lucide, vous voyez tout ce qui se passe sur votre chemin depuis que vous avez donné une date…
        Les personnes qui vous suivent ont également pris cette décision, mais rien ne presse.
        Personne ne veut souffrir. Et, comme le dit très bien notre chère Laure, qui veut voir son petit grandir;-), nous ne souffrons plus vraiment.
        Les médecins sont humanistes, vous le dîtes également.

        Merci à ce bébé qui lance l’appel 🙂 !
        Avec vous, continuons à nous battre pour une mort douce 😉

        1. Oui, Noëlle ! Je ne peux pas vraiment mourir sans attendre au moins la naissance . Je ne transmets pas grand chose aux 3 petits- enfants que j’ ai . Ils sont trop loin . Ils ont leurs vies et nous ne communiquons pas beaucoup . On ne pourra toujours pas voyager en novembre . Donc , je serai rassurée si tout se passe bien et je pourrai mourir tranquille . Mais ce ne sont que des hypothèses . Si je chope le virus , je ne veux pas être réanimée .

          1. Je comprends !
            Votre “présence” est là, vos énergies circulent.
            Même loin, même si vous ne communiquez pas, vous transmettez votre dynamisme, votre force, votre courage, votre combat, votre amitié, et votre amour pour eux.
            Vous êtes probablement un modèle pour vos petits enfants.
            Un jour, avant de souffrir réellement, j’espère jamais, je vous le souhaite du fond du coeur, si vous avez dépassé cette peur effroyable et humaine de souffrir, l’un de vos petits pourrait avoir besoin de vous. L’un ou tous, viendront se réchauffer à votre soleil ;-).

            Je l’ai aussi cette peur de souffrir.
            J’ai déjà beaucoup donné. Mais je sais également qu’il n’y a pas que la peur de souffrir.
            Cependant, la vie réserve aussi de bien belles surprises.

            Olivia a raison. Son message est doux, tellement vrai.

  37. Wouuah! Je viens de vous écouter dans un podcast et vous êtes rayonnante. Drôle et humain car vous avez une belle authenticité d’expression. C’est grâce à des femmes comme vous que le monde avance.
    Vous êtes toujours badasse aha. J’ai 22 ans et je pense que ce sont les gens qui sont égoïstes de ne pas respecter votre choix. Le principale, c’est le
    bonheur alors pourquoi on fait une polémique.
    A quoi ressemble la vie si on ne peut plus rien y faire? Et bien Madame, on ne se connaît pas mais je vous souhaite un beau voyage vers l’inconnu.
    Merci pour toute vos belles paroles.
    À bientôt.

  38. Pour notre fin de vie, voici LE CHOIX que nous offre notre pays :
    – Après 68 années de vie commune, un octogénaire 86 ans tue sa compagne de 84 ans lourdement affaiblie par la maladie, avant de tenter de se suicider. Ils n’avaient pas d’enfant.
    Si ce couple avait eu le choix, il serait mort dans la douceur.
    Maintenant, seul, très seul, cet homme de 86 ans va finir sa vie dans une souffrance indicible.
    Mais le gouvernement français s’en moque…
    N’est-ce pas révoltant, en plus à cet âge là ?
    Faut-il descendre dans la rue pour qu’il comprenne enfin ?

      1. Bonjour Jacqueline, je ne suis pas d’accord, les “vieux” (j’ai 71 ans) ont les mêmes droits que les autres, ils ont simplement une maladie en plus, non “rémissible”: la vieillesse…
        Je suis cancéreux depuis 2003, et à cet âge-là, je souhaitais déjà avoir le “droit du choix”…!

        1. Donc , il faut légaliser le suicide médicalement assisté pour les malades qui le demandent . Quant aux vieux , sous prétexte de les protéger , on les infantilise . Ils ne peuvent pas se défendre . Regardez l‘ hécatombe dans les Ehpads depuis mars . Il faut tout repenser et changer : notre population vieillit et doit absolument être prise en considération et traitée avec respect . On a un ministère pour les droits des femmes , alors qu‘ elles ont déjà les droits les plus importants depuis plusieurs décennies . Que voulons- nous ? Plus de liberté ou une mise progressive en tutelle ? Le retour à l‘ obscurantisme ?

          1. Oui Jacqueline, je suis d’accord.
            Et, pour tout repenser et changer, nous avons besoin d’un ministère pour les droits des séniors, y compris le droit à une mort douce, à partir de 65 ou 70 ans.
            En plus de tous les grands malades, la personne seule, indépendante, sans un enfant auprès d’elle, qui se retrouve à ne plus pouvoir faire ce qui lui apportait du plaisir…elle n’a plus les jambes pour prendre sa voiture, marcher, faire des courses, sa cuisine. Elle ne peux plus manger ce qu’elle aimait, ou elle n’a plus les yeux ou les mains pour continuer ses passions qui la nourrissaient…
            Elle aussi doit avoir le choix, et mourrir en douceur si elle le souhaite.

          2. Bonjour,
            Pour rassurer certains, si vous avez
            un proche qui ne peut plus continuer
            avec des traitements pour le cancer
            généralisé, une clinique de soins
            de suite a reçu une de mes connaissances et n’a pas attendu
            pour une sédation profonde et
            continue dès qu’elle a eu des signes
            de faiblesse respiratoire. Sa famille
            l’a vue endormie la veille de son
            décès et elle est décédée dans son
            sommeil. C’était un sans faute pour
            ce type de fin de vie, si bien sûr on a
            cette maladie. Ce que je dis n’a rien
            à voir avec la nécessité d’un suicide
            assisté pour d’autres cas !

          3. Bonjour,
            Je suis en train de lire un livre
            formidable édité chez Pocket (Plon
            à l’origine) écrit par Anne-Sophie
            Pelletier : Ehpad une honte française –
            le témoignage choc d’une soignante.
            Pendant la première moitié du livre
            elle est soignante à domicile et les
            personnes font appel à une agence
            qui agit pour la sécurité sociale et
            aussi directement pour les particuliers.
            Il faut lire comment ces pauvres
            personnes âgées dépendantes ou
            simplement malades sont déconsidérées et abusées financièrement tout comme l’est l’Assurance Maladie…
            Le livre coûte dans les 7/8 euros et
            vaut vraiment la peine ! En plus il
            est bien écrit !

          4. Dans ce livre on apprend tout de la vie en Ehpads,
            les changes, toilettes, machines à soulever, repas etc.
            et malgré la bonne volonté de la soignante, beaucoup
            de résidents souhaitent mourir le plus tôt possible…

          5. Bonjour,

            Le choix pour une mort douce est une chose, mais mettre un parent âgé, vulnérable, dans un EHPAD, c’est comme abandonner un enfant entre les mains de personnes étrangères.
            C’est ainsi que je le vois et je le ressens au plus profond de moi.
            Ces structures ont été mises en place pour faciliter la vie des enfants qui travaillent, et pour débarrasser les autres, mais la direction ne devrait pas accepter un aîné qui a un ou plusieurs enfants qui ne travaillent pas.
            C’est mon avis, il n’engage que moi !

          6. C’ est tellement cruel et absurde . Personne ne sort vivant d’ un Ehpad . La moindre des choses , c’ est d’ avoir le choix entre une mort rapide et douce et attendre la mort dans une sorte d’antichambre dans laquelle vous êtes – dans le meilleur des cas – bien traité et – dans le pire des cas – abandonné et oublié de votre vivant .

          7. Sans compter qu’il n’y a pas de
            médecin pour leur procurer une
            mort douce à temps ! C’est à la fin du
            livre, avant le passage cruel des
            escarres qui tuent…

          8. Entre ses quatre murs, ma mère mange mal, et elle s’ennuie.
            Elle compte les voitures qu’elle entend au loin…Elle attend avec impatience de disparaitre, m’a t-elle dit.
            Son fils préféré l’a mise dans un EHPAD à 700 km de chez lui. Quelle belle reconnaissance !
            Cette loi pour une mort douce ne tue pas.
            Si elle existait, la personne pourrait donner ses directives à l’avance au cas où l’un de ses enfants souhaiterait la mettre en EHPAD.
            Le ministre de la santé doit-il être médecin ? Simone Veil ne l’était pas…

          9. Il faudrait passer au référendum populaire comme en Suisse . Les choses seraient vite règlées .

          10. Bonjour Jacqueline,
            Oui, je suis bien d’accord.
            Et l’énergie des années 2019/20/21donne l’occasion du référendum populaire.
            Si rien ne se passe dans ce sens, on repartira pour des années avec tous ces blocages.
            Le souci, lorsque tout va bien, les êtres sont angoissés si on leur parle de leur mort…
            Je ne sais pas si des associations demandent à leurs adhérents de descendre dans la rue.
            Si elles ne le font pas (jamais entendu parler), est-ce le sujet qui traumatise et empêche les manifestations ? J’avoue être naïve et ne pas tout comprendre. Veuillez m’excuser si je blesse.
            Mais je verrais bien des panneaux :
            “Une loi pour une mort douce assistée ne tue pas”
            ou “Une loi pour une mort douce assistée encourage à vivre “

          11. Les gens ne réalisent que lors de cas
            graves incontournables comme celui
            d’Anne Bert ou de Chantal Sébille. Ils
            n’ont pas assez d’exemples au sujet
            de la mort des personnes âgées qui
            peuvent souffrir même à 100 ans.
            C’est dire que c’est un sujet tabou que
            beaucoup ne veulent pas aborder.
            Les médecins n’encouragent pas sur
            le sujet non plus. Mais les associations
            ont leurs réseaux et sont actives.

          12. Bonsoir Laure,
            Vous dîtes que les associations ont leurs réseaux et sont actives.
            Je n’en doute pas, mais ces associations viennent-elles parler du sujet à la télévision, à la radio pour sensibiliser les personnes aux heures d’écoute ?
            Avec toutes les personnes cloitrées et mortes de façon dramatique dans les EHPAD, n’est-ce pas le bon moment ? Il ne faudrait pas que ces personnes soient mortes pour rien.
            Je ne sais pas pourquoi les associations ne réunissent pas leurs adhérents pour manifester régulièrement.
            Je ne vois vraiment pas comment une telle loi peut passer sans ces actions précises.
            Nous avons deux ans pour le faire avant les prochaines élections.
            Amicalement.

          13. Bonsoir Noëlle,
            Je pense que ces deux ans vont surtout
            être utilisés pour faire repartir
            l’économie et combattre le chômage
            suite aux nombreuses fermetures
            d’entreprises. En plus, si le pays
            s’est confiné, c’était pour nous
            sauver la vie, maintenant on veut
            qu’ils nous la retirent ? Ce n’est pas
            le moment opportun je crois mais
            c’est sans doute une idée à soumettre
            à la prochaine campagne d’élection
            présidentielle…
            Bonne soirée

          14. @Laure:
            le sujet est le libre choix, le droit de mourir digne. On a le droit de ne pas vouloir mourir dans une EHPAD, ni intubé en réa du Covid19, on a le droit de vouloir mourir en 2021, même si on avait prévu 2020.
            On ne veut pas que les gouvernants, les légiférants et les sachants “nous retirent la vie”, on veut qu’ils nous laissent libres de notre mort !
            @Patricia:
            Courage à vous, qui prenez encore soin des autres, mais prenez soin de vous, “déterminer seule la fin de votre vie” n’est pas facile… Carpe Diem !

          15. @Spartacus
            J’ai mal choisi mes ou mon mot ! Bien
            sûr que nous voulons le CHOIX quelle
            que soit l’année et la raison, je l’ai beaucoup dit dans mes posts, mais
            j’ai répondu à Noëlle concernant sa
            suggestion de faire des manifestations… On ne demande pas
            bien sûr qu’on nous “retire la vie”
            mais on voudrait choisir notre moment
            à l’aide de la médecine, quand même,
            (nous ne voulons pas nous suicider
            douloureusement) et j’ai bien compris
            ce que veut dire “suicide assisté” !
            Enfin tout de même, pensez-vous
            sérieusement que nous pouvons
            réclamer cela en ce moment ?
            C’est dans un pays serein que l’on
            peut parler de la mort sans tabou.
            Certains cyniques ont dit que le
            pays avait été confiné pour épargner
            la vieille génération et que ce sont
            les jeunes qui vont trinquer avec une
            économie en berne, et qu’il fallait
            faire comme la Suède ; leur donnez-vous raison ? Que le premier qui s’en
            sent l’envie commence à faire des
            banderoles pour défiler et rallier les
            manifestants avec les réseaux sociaux !
            Si on ne peut pas le faire, on fait
            confiance aux associations ou bien on
            fait le choix, courageusement comme
            Jacqueline, de parler directement à la
            télévision ! Enfin, si on a fait des
            économies, on peut aller en Suisse.
            Pour la France ce n’est pas pour tout
            de suite, mais tout le monde peut
            parler de cas touchants et qui
            interpellent, comme je l’ai fait moi aussi
            d’ailleurs et qui nous sont souvent
            rapportés par des journalistes compatissants. Cordialement

          16. @Laure:
            Jacqueline ne voudra pas qu’on fasse ici de la politique, mais je suis convaincu que nous avons été confinés par gabegie, par carence de gouvernance… J’espère que nombre de généralistes auront pris conscience de la détresse de leurs patients, et nous aideront dans les associations et à l’Assemblée Nationale: “primum non nocere” a écrit Patricia. Nous DEVONS avoir trois options: mettre fin à ses jours ( pilules dans la poche, et non pas perquisition à l’aube…), suicide assisté à l’hôpital ou à la maison, et enfin, directives anticipées.
            Et pour être un peu cynique: “place aux jeunes” !
            La Terre-Mère n’est pas faite pour huit milliards d’habitants !

          17. Oui “Primum Non Nocere” est pour moi fondamental. Au même titre que toute Libertés. Sachant que toute Liberté s’achève lorsqu’elle empiète sur celles des autres…. Revenons à notre cher Voltaire… Relisons son traité sur la tolérance… In fine …. Ce qui ressort (pour moi) de Voltaire c’est aussi “Cultivez votre jardin”.
            Ceci dit, je voulais parler ici de deux cas que je connais près de moi.
            Une dame de 94 ans atteinte d’un cancer du pancréas métastasé.
            Elle a toute confiance en la médecine, elle subit opérations, chimios, douleurs… Avec un moral d’acier. Elle est même capable de rendre le sourire à d’autres patients dans le service….
            Une autre dame : 80 ans : lymphome agressif. Elle est pieuse, se confie à Dieu… Et elle est résiliente ! Elle est membre active de sa paroisse et continue d’aider… à sa mesure, à son rythme. Elle marche 8 kms par jour avec son petit chien…. Elle est souriante, “pétante” de vie !
            Là encore…. Je pense que ces Dames ont leur place ici.
            Chaque être doit (pour moi) demeurer libre de sa vie, de ses choix, de ses appartenances.
            Si l’une s’appuie sur la médecine, l’autre sur la religion…. Pourquoi pas ?
            Je respecte les deux formes d’engagement.
            Tout ceci à condition (et c’est là où les choses se compliquent…) que l’on soit libre “réellement”, et non sous influence….
            Qu’en est-il de cette “réalité” de notre liberté intime ? Qu’en fait-on ?
            Et oui… Qu’en font ceux qui, comme en France interdisent l’euthanasie…
            Ce sont des questions, des portes ouvertes. Ce sont les miennes, elles n’engagent que moi, mais j’avais envie de les soumettre à votre lecture.
            Belle journée de vie à tous.

          18. Merci Patricia pour votre beau
            message plein de tolérance, d’humanité et d’espérance !
            Malgré mes connaissances en latin,
            j’ai été obligée de rechercher la
            traduction exacte de “primum non
            nocere” qui a plusieures traductions
            mais dont la plus simple serait :
            “surtout ne pas nuire” , ce qui veut
            dire plein de choses en médecine,
            et particulièrement les essais
            thérapeutiques avec des médicaments
            anti-cancereux qui peuvent amener
            des effets secondaires quelquefois
            pires que la maladie. À cet effet,
            j’ai découvert qu’il y a une chaîne d’informations médicales sur YouTube qui se nomme ainsi pour faire le contrepoids de toutes les fakenews médicales qui circulent sur YouTube. Pour les lecteurs du blog je donne le lien d’une vidéo d’une enquête au Canada dans un grand Hopital ou un
            protocole d’essai a été testé sur
            plusieurs patients, et ce qui l’en est
            advenu :
            https://youtu.be/5ISONV9NPR8
            J’écris avec des anglicismes car je suis
            Anglo-française, excusez moi si je
            n’emploie pas toujours les mots justes !
            Belle journée à vous aussi ☀️
            Laure

          19. Bonjour Laure,
            Merci pour vos mots. Au seuil de tout choix (y compris de mourir) il y a la liberté, le respect de l’autre, de soi-même, je pense.
            Je m’attardais à l’instant sur une citation que j’aime beaucoup de Marie Curie (une personne pour qui j’ai grande admiration). Elle disait “Dans la vie rien n’est à craindre, tout est à comprendre”.
            Je fonctionne ainsi. La peur…. Bien sur que je connais la peur, mais je l’aborde autrement. J’essaye de comprendre. Ce qui compte pour moi, ce n’est point le “comment” mais le “pourquoi”. Vaste sujet…. Sourire.
            Je vous souhaite une belle fin de journée, ainsi qu’à ceux qui me lisent.

          20. Eh oui, essayer de comprendre ceux qui veulent à tout prix imposer leurs convictions aux autres . Essayer de comprendre le racisme de Trump . Le sadisme et l’ impunité . Et la colère populaire . Les guerres surviennent justement parce que nous ne cherchons pas à comprendre . Surtout parce que ceux qui sont au pouvoir ne cherchent que le pouvoir .

          21. Oui…. Je vous rejoins une fois de plus.
            Merci Madame, merci pour votre lucidité, votre franc parler, je suis très admirative.
            Il faut “oser” je crois, s’opposer à l’institution lorsqu’elle veut mettre les personnes dans des cases. Nous ne sommes point des objets, sachons (et vous le faites bien) le dire haut et fort.
            Un sourire sur mes mots…. Bien simplement….

          22. Bonjour,
            Beau message.
            Oui, si le choix me semble facile, le passage à l’acte me le semble moins.
            Je suppose un travail nécessaire à faire en soi pour y parvenir.
            Mais dès lors que le choix est fait, je crois que la moitié du chemin est pris, je ne sais pas…. Je suppose.
            Je veux demeurer humble dans mes dires.
            Quant à m’occuper encore des autres… C’est également un choix, mon choix de vie. Lorsque cela devient un poids, je sais arrêter. Et savoir cesser, en tant que psy c’est à mon sens essentiel : un contre transfert mal géré peut nuire. Non : il est nuisible. Mieux dit.
            Pour l’instant, je fais des pauses, le temps de vie a besoin de pauses, de recul (pour moi, en tout cas).
            Merci pour ce joli message encore.
            La liberté que nous prônons Jacqueline Jencquel et nous est un autre chemin.
            Il me tient à coeur, pour moi comme pour ceux qui souffrent. Et il y en a beaucoup en cancérologie…
            Merci à Madame donc de nous permettre ces échanges.
            Belle journée de vie !

          23. Bonsoir Laure,
            Je comprends ce que vous dîtes, mais je pense différemment.
            Hier, c’était pour une raison. Maintenant c’est celle-ci, elle est légitime.
            Mais demain, ce ne sera pas non plus le moment opportun.

            Pour moi, cette loi ne retire pas la vie.
            Les responsables doivent trouver des espaces pour cette grande cause si humaine, même en ce moment.
            Comme vous le savez, cette loi est pour ceux qui ont plus de 70 ans et veulent avoir le choix… elle est également pour TOUS, riches ou pauvres… pour ceux qui n’ont ni l’argent ni le courage d’aller dans un autre pays…pour ceux qui ne veulent pas finir handicapés après avoir tenté le suicide…Elles sont nombreuses les personnes âgées qui tentent de se suicider…
            Je la vois comme une loi rassurante. C’est une loi pour apaiser, ne plus stresser, ne plus angoisser.
            Peut-être les associations devraient sensibiliser des personnes connues, des artistes…(?)
            Guy Bedos militait pour la mort douce assistée.
            Il était Alzheimer, il ne l’a pas choisi pour autant.

            En France, c’est presque 10 000 000 de personnes âgées de 70 ans et plus.
            C’est un marché juteux à plus de 3000 euros le mois…et les biens qui doivent se vendre rapidement à un prix moindre…les enfants sont pressés…Mais l’humain dans tout cela ?
            Autour de moi, j’ai plusieurs personnes qui ne savent rien sur la souffrance réelle des personnes âgées.
            Moi même, j’ai vraiment appris, compris, en venant sur le blog de Jacqueline.
            Encore un grand merci Jacqueline !
            Mais ces personnes elles disent la même chose “je ne veux pas souffrir, ou finir comme un légume”.
            Elles ne sont pas sensibilisées par les médias qui sont des journalistes jeunes et dynamiques.
            Il n’y a que les associations pour réunir et sensibiliser. Je ne comprends pas !
            Le jour où j’apprends des actes dans ce sens, je les soutiendrai.
            Belle soirée.

          24. Je suis comme 95% des Français qui
            souhaitent que le suicide assisté
            soit autorisé en France, comme ça
            l’est dans presque tous les pays
            européens, et pas spécialement que
            pour les personnes âgées qui le
            souhaitent, pour les gens très
            malades aussi dont ce serait la
            volonté. Comme je ne suis pas une
            spécialiste du militantisme je ne
            peux dire quelle serait la meilleure
            façon d’obtenir cette loi. Est-ce qu’à
            La Réunion où vous habitez il y a
            des militants qui soutiennent une
            ou des associations ?
            Amicalement

          25. Bonjour à tous,

            “Le meilleur moyen d’avoir une bonne idée est d’en avoir beaucoup.” Linus Pauling prix Nobel de chimie en 1954.

            Je pense que les personnes qui échangent sur le blog de Jacqueline sont adhérentes à des associations sur la métropole qui a plus de 50 000 000 d’adultes…
            Mes idées sont le fruit de mes réflexions. Elles sont ce qu’elles sont.

            Je pense aussi aux personnes qui n’ont pas un sou pour être adhérentes.

            Et je me pose quelques questions :
            L’ADM dit que 96% des Français sont pour l’euthanasie (horrible mot) pourquoi n’avons-nous pas la loi pour une MDA (mort douce assistée) ?
            Si les français la voulaient vraiment, il y aurait-il une vidéo avec une centaine de milliers de vues partagée près de 4 000 fois sur Facebook. L’Intitulée “Ils ont tué nos anciens et j’en ai la preuve !!” ?
            Aurions-nous ce genre d’articles sur les journaux… Coronavirus : pourquoi la majorité des morts en Ehpad n’est pas liée à un décret autorisant l’euthanasie ?
            Maintenant Rivotril risque d’être dans le collimateur de beaucoup.

            Pour moi, vidéo et articles des journaux me confirment que de nombreux français ne sont pas sensibilisés à la souffrance des aînés malades.
            Ils ne sont pas sensibilisés aux souhaits de certains, voire de beaucoup, et à ce qui se passe dans de nombreux EHPAD.

            Il ne me semble pas que les associations incitent leurs adhérents à manifester lorsqu’un médecin est condamné ou lorsqu’elles apprennent que de nombreux aînés meurent de détresse respiratoire.
            Ce n’est peut-être pas leur rôle de créer des mouvements comme nous les avons connu avec le Mouvement de libération des femmes pendant des procès.
            Je n’y connais rien à ce sujet.

            Mais selon moi, et cela n’engage que moi, ce sont les associations (nombreux adhérents) qui sont les mieux placées pour trouver des personnes qui vont faire bouger dans ce sens.
            Je me trompe peut-être. Je ne connais pas tout. Je cherche à comprendre les causes profondes.

            Les raisons actuelles « c’est pas le moment » me donnent à réfléchir.
            Il y a t-il un bon moment pour s’occuper de la souffrance des humains ?

            Sur le blog de Jacqueline, les sujets sur la loi Léonetti et les Ehpad ne sont-ils pas épuisés ?
            La sédation profonde qui est, ou qui pourrait être accompagnée d’effets secondaires comme des cauchemars ne peut pas donner satisfaction à ceux qui en connaissent les éventuelles conséquences, ni à ceux qui l’a subie. Et nous ne pouvons pas faire de lien avec une loi sur la MDA.
            Cette loi n’obligerait personne à la suivre, comme d’ailleurs la loi actuelle sur l’IVG.
            Elle ne serait imposée à personne !

            La loi sur l’IVG n’a pas avancé seulement grâce au gouvernement de l’époque, et à Simone Weil en particulier, dont les membres de sa famille ont pourtant subi l’euthanasie.
            Elle a aussi avancé parce que les femmes étaient prêtes pour ça.
            Parmi les manifestantes, certaines étaient très connues.
            Je pense que nous devrions nous inspirer des belles actions du passé.
            Mais ces 96% de français qui souhaitent, qui seraient d’accord, sont-ils réellement prêts pour cette loi ?

            Pour l’instant, les politiques sont sourds.
            Jacqueline à eu cette immense courage à faire une vidéo qui sensibilise, et qui dit clairement VOULOIR cette loi.
            Mais sont-ils si nombreux à avoir vu sa vidéo, et être en accord pour la défendre…
            Ne devrions-nous pas nous réunir, nous montrer, faire une vidéo pour soutenir Jacqueline et défendre ce projet ?
            Certains, ensemble, ne demanderaient peut-être qu’à s’exprimer pour vouloir cette loi.
            Encore faut-il y croire et pouvoir les solliciter.

            Pour les raisons qui lui appartiennent, l’IVG est un choix pour la femme qui ne veut par garder un foetus, une vie à terme.
            La MDA (mort douce assistée), un choix pour chacun d’entre nous, (homme ou femme), à partir de 70 ou 75 ans, et qui ne veut plus souffrir.

            Je pense aussi à moi.
            Serais-je humaine si je n’étais pas égoïste 😉

            Bonne journée à tous.

          26. J’ ai écrit un livre «  terminer en beauté » qui va être publié dans 15 jours ou 3 semaines aux éditions Favre . J’ espère que des politiques le liront ! un livre militant , mais aussi un témoignage de ma vie . J’ai essayé d’ être le plus sincère possible .

          27. Bonjour Jacqueline,
            Le titre est absolument magnifique ! Il donne envie de l’acheter 😉
            Certaine, nous pouvons compter sur le contenu sincère, authentique, vrai.
            Sortira t-il en livre de poche ?
            Lorsque nous saurons le nom des candidats à la présidence pour 2022, Il sera indispensable qu’ils le lisent.
            Il me tarde de le lire.
            Je vais en acheter plusieurs pour l’adresser à quelques personnes médiatisées qui pourraient véritablement nous aider, si elles le veulent…
            En attendant, un immense merci pour vos actes concrets et profondément humains.
            Ce sont de véritables présents pour nous tous.

          28. Tout à fait d’accord, Noëlle, la première
            chose à faire est d’adhérer à une
            association, avez vous des représentants de l’ADMD à La Réunion?
            Êtes-vous membre ? L’apport de La
            Réunion ne peut être que bénéfique
            à la Métropole, malgré ses 55 millions
            d’adultes qui ne sont sûrement pas tous adhérents…
            La deuxième chose est bien sûr d’avoir
            très bientôt le plaisir de lire le livre de Jacqueline, ce que je ferai dès sa parution. Si beaucoup le lisent, je pense qu’une chape de plomb va partir. j’espère aussi que de nombreux politiques le liront.
            Félicitations Jacqueline et merci !
            Amicalement

  39. Bonjour Jacqueline,
    Je pense qu’en France, il ne faut pas attendre de miracle pour le suicide-assisté mais la Suisse a des longueurs d’avance sur ce sujet et je vais m’inscrire à Pegasos à Bâle le site qui me convient le mieux !
    Je vous ai envoyé un mail personnel à votre attention sur votre boîte mais pas de réponse, je pense que vous ne l’avez pas vu !
    Cordialement,
    André

      1. Bonjour Jacqueline,
        Je vous ai envoyé un nouveau message le 25 mai 2020 à 16H40 sur votre adresse mail personnelle mais je ne devrais pas la communiquer sur votre site car des importuns qui vous veulent du bien en profiteraient pour vous transmettre des mails injurieux ou haineux à votre encontre !
        Aussi, puisque vous me le demandez, je vais vous transmettre votre adresse mais partielle : icloud.com !
        Merci de votre compréhension,
        Amicalement,
        André

    1. Bonsoir,
      Je suis allée sur les sites de Pegasos et sur Lifecircle.
      Sur le site de Pegasos, je n’ai pas trouvé le nom du responsable :-(.
      J’ai lu que c’était l’équipe responsable de la mort du Professeur David Goodall (104 ans), chez Lifecircle en mai 2018. Quelle pub, il avait 104 ans…!
      Le fait que ce soit l’équipe responsable de la mort de D.Goodall chez Erika Preisig, et qu’elle surfe sur cette mort, votre amie pensait-elle ne plus pouvoir continuer après son procès ?

      Le coût annuel de l’adhésion chez Lifecircle est de 40 euros de moins qu’à Pégasos.
      Pour les personnes seules, Eternalspirit me parait mieux que Exit International.
      Le site Pegasos est plus claire, et il est aisé de trouver le coût de la MVA.
      Pegasos n’a pas de période d’attente réglementaire.
      Jacqueline, pensez-vous que c’est la même chose chez Lifecircle ?

      J’ai visualisé une vidéo de Erika, j’ai apprécié ce qu’elle dit. Elle parle avec son coeur.
      Sur Lifecircle, j’ai lu que le coût de la MVA pouvait être diminué si la personne n’a pas d’argent.
      C’est une proposition humaine qui mérite d’être soulignée.

      Oui, la Suisse et certains autres pays sont très en avance par rapport à la France et ses gaulois, mais ne baissons pas les bras, ne nous décourageons pas. Battons-nous, gardons espoir !

      1. Le président et fondateur de Pegasos est le frère de Erika Preisig . Il s‘ appelle Ruedi Habegger .Chaque association a ses propres critères . Erika est mon amie , donc je ne suis pas impartiale . Madeleine Schleiss , qui dirige Ex International , est humaniste , empathique et d‘ une grande bonté . Le fondateur de Dignitas , Ludwig Minelli , est un des pionniers pour lequel j‘ ai de l‘ admiration et de l‘ amitié . Il arrive parfois que des bureaucrates succèdent aux pionniers . C‘ est normal : les premiers sont des battants , les seconds des administrateurs .

        1. Merci Jacqueline.
          Lorsqu’on ne connait pas toutes les raisons, c’est se faire sa propre idée en fonction de ce qui est écrit, et de ses ressentis. Et si une vidéo existe, c’est mieux.
          Être en “accord” avec le parcours et les personnes qui aident à une mort douce me semble important pour moi. C’est le dernier voyage !

      2. Bonjour Noëlle,
        Pegasos a prévu le cas des personnes
        seules : pour être identifié après la
        MVA ils suggèrent d’être adhérent à
        Exit International qui leur adresse
        un bénévole que vous pouvez
        peut-être rencontrer avant…
        Amicalement

        1. Bonjour Laure,

          Merci, mais si j’ai compris, Lifecircle le prévoit également avec EternalSPIRIT.
          Pour l’instant, au feeling, je préfère Lifecircle.
          Pegasos n’a pas de période d’attente réglementaire, c’est peut-être la seule différence.
          Avant de m’inscrire, je poserai la question à Lifecircle.
          Amitié

          1. Bonsoir Noëlle,
            Life Circle ne repose que sur une
            seule personne qui pour le moment
            ne reprend pas de dossiers. C’est
            pourquoi c’est bien d’avoir plusieures
            associations. À vrai dire, tant qu’on
            est pas prêt à tout cela et que l’on
            anticipe sans vraiment faire ce
            projet parce qu’on espère que
            ce sera dans de nombreuses années,
            le côté efficace et bien organisé de
            Pegasos me plait bien. Pourvu qu’ils
            soient encore là dans plusieures années ! Amicalement

          2. Lifecircle ne repose pas que sur une seule personne . On peut y adhérer de nouveau .

  40. Madame,
    Je vais faire simple : je vous admire beaucoup.
    Je ne sais si vous êtes encore en vie, mais croyez bien que je vous respecte dans votre choix, éclairé, assisté de vos enfants.
    J’ai 63 ans. L’on vient de me découvrir un “méchant” lymphome (cancer).
    Je … Pense à l’avenir, et je vous rejoins.
    La mort doit se pouvoir parler, dire. La morts ne doit plus être tabou. Je respecte la religion, mais…. C’est de ma vie dont il s’agit.
    Merci si vous m’avez lue.
    Et bravo pour vos courage, lucidité et joie de vivre avec la mort comprise

  41. Madame,
    Je viens d’écrire un premier message, timidement…. Pour vous dire mon admiration. Je vois là que vous écrivez encore il y a deux jours. Vous êtes donc encore au Printemps 2020, c’est donc votre choix et je me réjouis pour vous car je respecte les choix.
    Je suis psychologue clinicienne, donc coutumière de la souffrance morale, mais je suis également infirmière et j’ai, jadis, accompagné beaucoup de mourants dans des conditions inacceptables.
    Je vous parlais de mon lymphome dans mon précédent message….
    Je pense que la mort ne doit point être tabou, je l’ai déjà écrit. (Avec les respect pour les religions, le serment d’Hypocrate – dont je ne retiendrai que l’essentiel ici : “primum non nocere” – pour moi.).
    Pour autant, je souhaite me sentir libre de “gérer” mon corps, et ceci face à une médecine trop souvent dogmatique.
    Je vous ai écoutée sur youtube et j’ai entendu votre lucidité face aux réalités de la souffrance.
    Votre discours percute mon vécu actuel.
    Je suis en abstention thérapeutique …. Jusqu’à quand ?
    Je continue d’écouter des personnes en souffrance car c’est le seul “lieu” (l’écoute) où je sens ma présence sur terre encore pertinente.
    Je suis comme vous…. J’ai bien vécu, j’ai voyagé, j’ai aimé, j’ai rencontré l’amitié…. L’essentiel quoi !
    Par conséquent il me plaît à croire que j’aurai la force de déterminer seule ma fin de vie.
    En attendant…. Je vous remercie, car vous entendre prôner cette liberté est pour moi salvateur.
    Je vous souhaite le meilleur, quel qu’il soit, du moment que celui-ci soit votre choix.
    Bien cordialement.

    1. Tellement important de savoir qu’ on a une porte de sortie . En France , on vous impose de vivre même si votre vie n’ est plus vivable . Etes – vous en Suisse ? De toutes manières , je vous conseille d’ adhérer à une association . Moi , j’ ai retardé ma date de quelques mois : printemps magnifique , puis fermeture des frontières à cause du covid et – last but not least – naissance d’ un petit- fils en novembre . On sera encore en 2020 . Le mois ? J’ ai dit janvier comme j’ aurais pu dire décembre . Si je ne chope pas le virus , je ne suis pas pressée . Courage et n’ hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de parler . Je vous envoie mon what’ s app
      par message privé .

      1. Madame,
        … Suite à notre échange téléphonique…
        …. De nouveau…. Je fais simple : merci.
        Profitons donc de ce Printemps “carpe diem”.
        (Heureuse pour la naissance de votre petit fils en Novembre, c’est la Vida qui se poursuit, et c’est élégant).
        Très cordialement
        Patricia

        1. Patricia,
          Votre courage face à votre
          cancer vous honore. Cela fait penser à Madame
          Michèle Mathieu-Saint Laurent, sœur peu connue
          d’Yves, qui avait choisi de
          vivre ses six dernières années en Suisse, à Lausanne, et de les vivre
          bien, avant d’avoir recours
          au suicide assisté (février 2020) lorsque
          les métastases de son cancer ne lui a laissé aucun
          répit. Au moins elle a choisi
          ces six années sans angoisses, sachant exactement ce qu’elle voulait faire. L’article paru
          dans Le Figaro du 10 février
          2020 raconte sa vie et
          l’interview que Mme St Laurent lui avait donné.
          Cette belle personne, de la
          trempe de Jacqueline, laisse
          une belle image d’elle même.

          1. Bonjour Laure,
            Oui, je ne connais point cette dame, mais bien entendu je la rejoins dans sa démarche puisque je suis ici, avec vous.
            Je voudrais surtout souligner combien je me sens “apaisée” de savoir que grâce à des personnes engagées comme Madame Jencquel, ma fin de vie ne sera point un tourment, mais un regard éclairé sur un digne départ.
            Le combat que mène Madame Jencquel me tient à coeur.
            Elle prône la liberté, le respect, le choix.
            Son combat mérite d’être soutenu oh combien. La France (terre de Liberté – (?) -) doit accepter cette loi.
            Jadis lorsque j’étais infirmière (avant mon cursus de psy) j’ai vu de mes yeux de telles pratiques (sous le manteau) par des médecins bienveillants. Ces derniers risquaient l’exclusion de l’Ordre…. Et pourtant, ils le faisaient.
            Ils le faisaient car à un moment, la souffrance ne peut plus se tolérer !
            Je sais que cela se continue.
            C’est pour cette raison qu’il faut légiférer cet acte bienveillant.
            En attendant, soyons unis dans la chaleur d’un respect mutuel, et profitons de chaque jour, avec gratitude envers la vie. C’est ce que je souhaite à toutes et à tous.

  42. “Quand on souffre comme ça, ce n’est pas la peine de rester” : Hélène, centenaire, en grève de la faim pour qu’on lui laisse “le droit de mourir”
    Cette dame, qui vient d’avoir 100 ans, symbolise un nouveau combat en faveur de l’euthanasie.

    Pauvre femme !!!
    Va t-elle faire bouger les inhumains qui gouvernent ?

  43. Jacqueline , je viens de vous découvrir ! et je râle déjà de vous perdre, d’un perdre un Talent ! Vous avez du talent ; vous êtes brillante et honnête intellectuellement….. Vos réponses aux messages inqualifiables, en sont le témoin. Sage décision de ne répondre maintenant qu’a des contradicteurs pertinents , ouverts et respectueux !

    La mort m’a entouré ces dernières années. J’ai assisté à la fameuse décrépitude de mes parents, j’étais là, près d’eux, pendant ces années, pendants ces dernières heures ! J’ai veillé à leur embellir ces dernières années… Parkinson et Alzheimer ! Ils ont morflés, ………j’ai morflé !!!!!

    Il en résulte que j’aimerai passer entre les gouttes ! Car j’ai un plan Jacqueline,
    oui j’ai un plan !!!! ……… je lorgne du côté de Clint Weastood , je souhaiterai continuer à tourner des courts métrages et mettre en scène au théâtre comme lui jusqu’ à mes 90 ans au moins ! …………
    J’ai 61 ans ; je suis réalisateur metteur en scène et le ciné est ma lumière !!!

    Voilà pourquoi je vous dis que vous zzzz’avez du talent Jacqueline. Spontanée et cash, séduisante et sensible, vous feriez une très bonne comédienne . Cash sans aucun doute, vous avez fais rougir lors du reportage, le jeune Hugo !!!! en évoquant les vierges ! les jeunes mecs !!!! et ce que vous pourriez prétendre lui faire avec délectation !!!

    Votre combat est noble, les sociétés depuis toujours n’avancent qu’avec quelques éclaireurs qui “Osent” qui bravent les interdits !!!!!

    Si vous allez au bout de votre décision, vous allez nous manquer !!! Vous allez manquer à la vie !!!
    Vous savez regarder encore la beauté du Monde, vous trouver que le Printemps peut être Magnifique
    Vous avez dit “Magnifique” ça m’a plu….ça m’a ému, …….Vous parlez d’un petit fils qui va naitre en Novembre …2020 ………..ça vous touche il semblerait ….

    Vous parlez comme une vivante ! comme une aimante, comme une gourmande de vie !!!
    Vous seriez géniale en Mamie Rock !!!! vous ressemblez à une chanteuse de Woodstock
    Il y a de la “Annie Lennox, de la Pattie Smith , de la chanteuse de Prétenders en vous” !!!!
    Oui vous êtes “Rock” !!!!

    La carlingue déconne, la carrosserie se cabosse, mais quelle fraîcheur vous dégagez; c’est incroyable !
    c’est peut être là que le bas blesse, ? ce décalage qui vous trouble !!! ….

    Vous allez nous manquer !!! les talents manquent toujours !!!
    ………………………..à moins que ….les prochains printemps ne soient encore plus Magnifiques !!!

    Je vous embrasse fort ! Patrick

      1. Bonsoir Mme Jencquel,

        Merci pour vos messages et merci pour ce blog.
        Dans le cadre d’un stage de journalisme à l’IPJ Paris-Dauphine, j’ai décidé d’évoquer le sujet sensible mais important de l’euthanasie et du suicide assisté en France, à la suite de la vidéo Konbini dans laquelle vous apparaissez ainsi que divers articles de presse vous mentionnant. Serait-il possible d’obtenir un entretien avec vous, par téléphone ou par courriel, selon vos préférences ?

        Avec mes salutations respectueuses,

        H. Kim
        IPJ Paris-Dauphine

  44. Bonjour madame Jencquel,
    Quand on a 65 ans, qu’on souffre de dépression incurable depuis plus de 40 ans, que la vie se résume à attendre désespérément la mort pour arrêter cette souffrance, peut-on avoir le droit au suicide assisté ?

    1. Si vous êtes en Suisse ou en Belgique et que vous soyez suivie par un psy, peut- être . En France , ce n’ est pas possible .

  45. Ceci est un témoignage qui s’adresse à tous sur ce site.
    Je remercie Madame Jencquel de m’avoir fait connaître la possibilité d’une mort assistée en Suisse.
    J’ai un cancer (un lymphome).
    Je souhaite, comme Madame Jencquel, que la loi soit votée en France comme elle l’est en Suisse.
    Pour ma part : cette “issue” m’a donné force et courage pour vivre mon cancer, pour aborder les soins.
    Ceci tout simplement car je suis en paix avec “ma fin de vie”.
    Cette loi donne donc la possibilité de mieux lutter, de mieux s’inscrire dans le courage et dans l’espoir car elle évince la crainte d’une sordide et douloureuse déchéance du corps.
    Que les personnes qui écrivent ici des injures, des sottises… Lisent ceci, comprennent l’enjeu du débat !
    Je vis mieux, je lutte mieux car je suis en paix.
    Ceci est une liberté qui devrait être donnée à tous !

      1. Jacqueline la belle …..profitez au max de la vie …vous etes encore verte ….on peut etre jeune a 75 ans comme on peut e’tre vieux a 35 ….tout se passe dans la tete ..aime aime aime …aime la vie .aime qq ..aime toi meme …ainsi tu renonceras a cette idée car tout simplement L” AMOUR EST PLUS FORT QUE LA MORT …..

  46. Bonjour madame
    Il y a 1 an, j ai vu votre “reportage” sur youtube.
    Je me posais la question de votre demarche et je suis content de pouvoir toujours vous lire (c est quelque peu egoiste ).
    Il n y a jamais de hasard , peut etre faut-il y voir un signe du temps 😉
    Vous etes un moteur, un etoile qui guide certaines personnes dans leur demarche.
    Une de mes patientes m a confiee que chaque
    âge a son charme…sachez que je vous trouve pleine de , pleine de vie.
    Je tenais a vous dire merci 🌹
    Un infirmier hospitalier belge.
    Perez dimitri

  47. Pourquoi sommes-nous sur Terre ? Quel est le sens de la vie ? Qu’est-ce que la vérité ? Si je meurs ce soir, est-ce que je vais au ciel ?
    Je me posais ces questions, et voulais connaître Dieu.

    Le mot ‘Evangile’ signifie ‘Bonne Nouvelle’. Il y a une bonne nouvelle pour tous les êtres humains, et elle est contenue dans la Bible. Mais tout d’abord la mauvaise nouvelle : Dieu est bon.

    Dieu est bon, et un juste juge (Jérémie 11:20 – 2 Timothée 4:8). Après notre mort, Dieu jugera tout le monde, selon ses œuvres, bonnes et mauvaises (2 Corinthiens 5:10). Puis le verdict tombera. Pensez-vous que vous irez au ciel, que Dieu vous laissera entrer dans son royaume ? Pourquoi ?

    Voici certains des dix Commandements (Exode 20) de Dieu, et voyez si vous les respectez.
    Le 1er Commandement est le suivant : ‘Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi.’ Dieu a-t-il la première place, et même une place dans votre vie ? Rendez-vous à notre Créateur toute la gloire qu’il mérite ?
    2ème Commandement : ‘Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni de représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre, et dans l’eau plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne les serviras pas.’ Même si vous n’avez jamais prié une statue par exemple, ce Commandement signifie également que vous n’avez pas à vous créer une fausse image de Dieu, avec un caractère différent, une personnalité différente de ce qu’il est réellement.
    Le 3ème Commandement : ‘Tu n’utiliseras pas le nom de l’Eternel, ton Dieu, à la légère, car l’Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.’ Avez-vous déjà juré en employant le nom de Dieu ?
    Le 7ème Commandement : ‘Tu ne commettras pas d’adultère.’ Jésus a précisé que si quelqu’un regarde une personne pour la convoiter, il a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur (Matthieu 5:28).
    Le 9ème Commandement est le suivant : ‘Tu ne porteras pas de faux témoignage.’ Qui n’a jamais menti ?
    Le 10ème Commandement : ‘Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, […] ni que ce soit qui lui appartienne.’ N’avez vous jamais eu envie d’avoir quelque chose qui appartenait à quelqu’un ? Êtes-vous de nature envieux/euse ou jaloux/se ?
    Il n’y a ici que 6 Commandements sur 10, mais nous avons tous désobéi à au moins un d’entre eux. Et la Bible dit que si nous désobéissons à un seul Commandement, c’est comme si nous les avions tous enfreints (Jacques 2:10). Nous sommes donc tous coupables devant Dieu (Romains 3:12).

    Dans la Bible, il est dit que tous les êtres humains ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23), et que le salaire du péché, c’est la mort (Romains 6:23). Les standards de Dieu en matière de morale sont différents de ceux des humains. Dieu a en horreur le péché, Il ne le supporte pas, car il est saint (Esaïe 6:3). Lorsque nous péchons, c’est toujours contre Dieu (Psaumes 51:6), car nous lui désobéissons à ce moment-là. Lorsque viendra le jour du jugement (Matthieu 12:36), Dieu vous jugera selon vos bonnes et mauvaises œuvres, selon si vous avez obéi ou non à sa Parole. Selon Dieu, une personne peut aller au ciel si elle est sans péché. Or, Dieu dit que nous sommes tous pécheurs. Dieu devra vous punir pour lui avoir désobéi, et il devra vous envoyer dans un endroit appelé l’enfer (Apocalypse 21:8). Dieu n’a jamais voulu y envoyer qui que ce soit, cet endroit était réservé uniquement pour le diable et les démons (Matthieu 25:41). Dieu est amour (1 Jean 4:8), mais il est aussi un juste juge (Psaumes 7:12 – Psaumes 11:7). S’Il vous trouve coupable de péchés, mais qu’il vous laisse aller au ciel, dans son royaume, est-ce que justice est faite ? Dieu ne peut pas se corrompre. Il vous aime, mais il doit aussi faire appliquer la loi. Combien de fois entendons-nous qu’une sentence n’est pas à la hauteur de la faute commise ? La justice de Dieu sera parfaite. La punition éternelle qui vous attend en enfer est méritée. Dans cet endroit, chaque personne a conscience de ses péchés. Cette punition est éternelle, car Dieu est éternel (Psaumes 90:2 – Esaïe 43:10-13), et sa colère sera toujours contre vous, et elle l’est aujourd’hui même (Romains 2:5). Dieu est en colère contre vous car vous ne le suivez pas, vous ne lui obéissez pas. Dieu nous a créé avec une conscience, nous savons le mal que nous faisons (Romains 1:18-19). Vous ne pourrez pas vous cacher derrière vos bonnes actions, car vous êtes toujours pécheur/eresse. Dieu connaît les choses faites en secret et les jugera également (Romains 2:16). Un voleur au tribunal doit être jugé et condamné pour son vol. Le fait qu’il ait pu faire de bonnes choses n’enlève pas le fait qu’il ait volé.

    Pourtant, il y a bien un moyen, un seul, d’aller au ciel.

    La bonne nouvelle, c’est que Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3:16). Dieu est venu sur terre (1 Timothée 3:16), sa Parole s’est faite homme (Jean 1:1 – Jean 1:14) : Jésus-Christ est né d’une vierge, et il a vécu une vie parfaite, sans pécher (1 Jean 3:5). Il a respecté tous les Commandements. Puis, il a donné sa vie pour vous. Il a été crucifié. A la croix, il a pris tous vos péchés (1 Pierre 2:24), il a été condamné à votre place (Romains 5:7-8 – 1 Timothée 2:6), celle que vous méritiez. La colère de Dieu s’est déversée sur Christ. Son sang précieux a coulé pour vos péchés, car s’il n’y a pas de sang versé, il n’y a pas de pardon des péchés (Hébreux 9:22). Il a payé la dette pour vos péchés, c’est pourquoi ses derniers mots sur la croix furent « Tout est accompli » (Jean 19:30). Il est mort sur la croix, puis a été enseveli. Trois jours plus tard, il est ressuscité (1 Corinthiens 15:4), il a vaincu la mort et le péché. Il a été vu par plus de 500 personnes à la fois après sa résurrection (1 Corinthiens 15:3-7). Depuis ce jour, le Seigneur Jésus-Christ est à la droite de Dieu le Père (1 Pierre 3:22).

    Vous êtes encore l’ennemi/e de Dieu (Romains 5:10). Pour aller au ciel, la relation entre Dieu et vous-même doit être rétablie, Dieu doit sauver votre âme de l’enfer.
    Pour cela, il faut que vous preniez conscience de vos péchés, de leurs gravités, et de leurs conséquences. Vous devez vouloir vous en détourner et suivre le Seigneur (Actes 17:30 – Actes 26:20). Il faut également que vous croyiez, que vous fassiez confiance à ce que Jésus a fait à la croix, par amour pour vous, que son précieux sang peut vous laver de tous vos péchés (Actes 2:36-38 – Actes 3:19). Seul Jésus-Christ peut sauver votre âme de l’enfer (Jean 14:6 – Actes 4:12). Vos bonnes actions, votre bonne conduite n’y changeront rien (Ephésiens 2:8-9). Le salut ne se mérite pas. Vous devez reconnaître votre état de pécheur/eresse, vous tourner vers Dieu, vouloir vous détourner de vos péchés et mettre toute votre confiance en l’œuvre de Christ à la croix. Vous devez reconnaître que vous avez besoin d’un Sauveur pour votre précieuse âme perdue. Si ça vient du cœur, alors Dieu vous pardonnera pour chacun de vos péchés, passés, présents et futurs (Hébreux 8:12). Il sauvera par sa grâce votre âme de l’enfer. Ephésiens 2:8-9: ‘En effet, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter.’. La grâce de Dieu est une faveur imméritée. Il vous rendra ‘juste’, c’est-à-dire qu’il vous regardera comme une personne n’ayant plus aucun péché en elle, et vous ne serez plus condamné/e. La paix sera établie entre Dieu et vous-même (Romains 5:1 – Romains 8:1). Vous deviendrez son enfant (Jean 1:12). Vous allez commencer à aimer Dieu, à vouloir lire sa Parole (la Bible), et le suivre. Vous remarquerez le péché diminuer dans votre vie, et vouloir vous en débarrasser. Moi-même, je disais beaucoup de gros mots, et juste après avoir été sauvée, je n’en disais plus. Dieu m’a enlevé ce péché.
    Dieu sera toujours avec vous, il ne vous abandonnera jamais (Deutéronome 31:6). Il ne vous promet pas d’avoir une vie meilleure, beaucoup d’argent et d’être en bonne santé. Il vous promet bien mieux que tout ça : la vie éternelle au ciel, le don gratuit de Dieu (Romains 6:23), où les cris et les larmes n’existeront plus (Apocalypse 21:4).

    Repentez-vous, et croyez en la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus-Christ pour le salut de votre âme ! Ferez-vous confiance seulement en Jésus-Christ et en son sang versé pour sauver votre âme de l’enfer, ou en vos propres moyens ?
    Faites confiance en Dieu, non en les hommes. Croyez en la Bible, Parole de Dieu, détournez-vous des fausses religions, comme le catholicisme, qui a déformé ce que contient la Bible.

    Jésus s’approcha et leur dit : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez [donc], faites de toute les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-les à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28:18-20)

    Cherchez, et vous trouverez. (Matthieu 7:7) […] la vérite vous rendra libres. (Jean 8:32)
    Dieu est amour. (1 Jean 4:8) L’amour est patient, il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne meurt jamais. (1 Corinthiens 13:4, 7, 8)
    Bible Segond 21

    1. Bonjour Y,
      Je me suis efforcée de décrypter tout
      ce que vous avez écrit. J’ai des
      connaissances car je suis catholique
      (non pratiquante) mais pas du tout
      sectaire. Dans ce que vous avez écrit
      je relève que vous êtes plutôt dans
      l’esprit protestant ou évangélique,
      peut-être baptiste avec beaucoup
      de culture judaïque (ancien testament).
      Beaucoup de lettres de Saint Paul
      aussi. Pouvez-vous me dire quel
      est le courant religieux auquel vous
      appartenez ?
      Cordialement

      1. Merci de m‘ aider à comprendre aussi . Je pense que si Dieu existe , il est beaucoup plus grand . Notre planète est minuscule dans l‘ univers . Nous nous donnons une importance que nous n‘ avons pas . Je respecte ceux et celles qui croient que la Bible , la Torah ou le Coran représentent autre chose que des contes pour enfants . Essayons simplement d‘ être gentils et tolérants pour ceux qui sont différents ainsi que pour ceux qui nous ressemblent ( plus facile )

        1. Bonjour Jacqueline,
          Comme je le disais à Laure, je suis chrétienne (pas catholique), j’essaye d’appliquer au mieux ce qu’enseigne Dieu dans les deux Testaments.
          Je ne comprends pas lorsque vous dites ” Je pense que si Dieu existe , il est beaucoup plus grand . Notre planète est minuscule dans l‘ univers . Nous nous donnons une importance que nous n‘ avons pas .”

          Dieu est le maître de l’univers (Psaume 46, comme dans d’autres passages), donc oui il est grand, bien plus grand que nous !
          Dieu nous dit que nous sommes pécheurs, donc bien plus inférieurs à lui, donc je ne vois pas où nous nous donnons une importance démesurée ici… Au contraire, l’Evangile glorifie notre Créateur, et nous place à un rang bien inférieur. Mais bien sûr, Dieu nous a créé avec une âme, nous ne sommes pas de vulgaires objets sans importance non plus.

          J’ai vu votre vidéo sur Youtube, où vous expliquiez que vous vous vouliez vous suicider. J’ai été très touchée par vos paroles, et c’est pourquoi je voulais vous partager l’Evangile. Votre âme est précieuse, et Dieu peut et veut vous sauver. Il y a bien plus après cette vie, et si vous faites le mauvais choix (c’est-à-dire ne pas vous détourner de vos péchés pour vous tourner vers Jésus et reconnaître qu’il a pris votre place à la croix), les conséquences seront terribles pour vous.

          Si vous doutez que la Bible est la parole de Dieu, pourquoi ne pas demander à Dieu (notre Créateur) de se révéler à vous ? C’est ce que j’ai fait, et Dieu (Jésus-Christ) m’a répondu. Cherchez Dieu avant de quitter la Terre, car après il sera trop tard.
          Jean 14:6 : ”Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.”

          Cordialement.

      2. Bonjour Laure,
        merci pour votre intérêt. Je suis chrétienne. Le mot “chrétien” est dans la Bible, trois fois. On peut dire que je suis protestante, pour bien me distinguer du catholicisme.
        En fait je ne fais que reprendre (et j’essaye d’appliquer au maximum) ce que le Parole de Dieu (la Bible) enseigne.
        Que ce soit dans l’Ancien comme le Nouveau Testament, Dieu s’est révélé à nous, sa Parole ne change pas. C’est pourquoi il est important de lire dans les deux Testaments.

        Le catholicisme est fondé sur les Ecritures, certes, mais il y a aussi beaucoup de croyances et pratiques d’autres religions, malheureusement. Ce qui fait que le catholicisme n’est pas chrétien, pas biblique à 100%. J’ai commencé à lire la Bible il y a 5 ans, et je connaissais seulement le catholicisme. Puis j’ai découvert que la Bible enseignait des choses parfois totalement différentes. Avec tout le respect que j’ai pour vous, s’il vous plaît, lisez la Bible, et fuyez le catholicisme. Beaucoup de mensonges ont été amenés par les dirigeants de cette autre religion, qui n’est pas chrétienne en réalité.
        Suivez Jésus, et non les hommes.

        Actes 17:11 : ”ils examinaient chaque jour les Ecritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact.”

        Cordialement.

        1. Bonjour Y.

          Votre dieu imaginaire n’a rien à voir avec le suicide assisté. Prière de trouver un blog approprié pour vos emportements religieux hors sujet. Votre digression est assommante.

          1. Bonjour, je n’ai pas tout parcouru en détails vos échanges, mais “en diagonale”. Mais je retiens ceci : vous êtes “direct” au moins ! Et j’aime ça. Et je pense, comme vous que notre démarche de mort assistée est une démarche non liée à la religion, mais à un souhait (respectable) de partir dignement. Je respecte toute religion. Ce n’est pas le propos ici il me semble : cette loi doit être votée en France : voici ce qui me semble important ! Mon cancer, lorsqu’il sera en phase terminale, ne sera pas vécu dans la douleur, et l’acharnement thérapeutique grâce à des personnes comme Jacqueline Jencquel. Je partirai en Suisse, les yeux ouverts et libérée. Merci à elle et au médecin qui m’accompagnera ! Ce forum doit mobiliser notre énergie pour faire mettre en place cette loi. Vous pouvez (comme je l’ai fait) écrire à l’Elysée (c’est gratuit, c’est simple) et cela peut – je le souhaite – aider tant de personnes !

          2. Moi aussi , je respecte toutes les religions et les personnes croyantes qui n‘ essaient pas d‘ imposer leurs croyances aux autres .

            L‘ Elysée ? Notre gouvernement ne s‘ intéresse pas à ce sujet et fait la sourde oreille . N‘ entend pas , ne voit pas et ne répond pas . Pourtant les labos et les Ehpads ne perdraient pas leur clientèle , car très peu d‘ entre nous décident de mourir à moins d‘ être en très grande souffrance . Moi aussi , je retarde la date car je n‘ ai pas envie de mourir . Je pense simplement qu‘ il n‘ est pas sage de trop attendre . Une fois qu‘ on a perdu sa lucidité , on ne peut plus décider . On dépend des autres et on devient un boulet pour des enfants adultes qui ont assez à faire pour survivre dans un monde surpeuplé en proie au coronavirus . Comment justifier ce qui se passe dans les Ehpads en ce moment ? C‘ est indigne de notre civilisation .

          3. Chère Madame Jencquel,
            Oui, je vous rejoins.
            Pour autant (et même si je n’ai eu aucune réponse de l’Elysée…), je pense qu’il faut continuer de lutter ensemble, chaque petite goutte d’eau faisant une rivière (je l’espère…).
            “Indigne” dites-vous : oui. Je retiens ce mot. Et j’y adhère totalement.
            Bien à vous.

          4. Bonjour,
            90 % des Français sont pour le suicide
            assisté ou pour l’euthanasie.
            C’est une évolution toute à fait normale
            de la société et les religions ne devraient pas y faire obstacle car
            chacun est libre de sa décision et de
            ses croyances sans les imposer aux
            autres. Les religions ne devraient pas
            chercher à brider la société. Ceux qui
            suivre des doctrines ne doivent les
            appliquer qu’à eux-mêmes, ils sont
            libres pour cela (dans des temps plus
            anciens certains pays – de l’Est –
            interdisaient les religions). En France,
            chacun est libre de la pratiquer mais
            dans la sphère privée : pas de
            prosélytisme ! En effet, d’autres sites
            existent pour cela…
            Pour obtenir cette loi qui donnerait
            de l’espoir en France pour les gens
            âgés, malades etc… je crois plus à une influence européenne que francaise.
            D’ailleurs il y a une ADMD au niveau
            européen pour tenter d’agir pour
            l’harmonisation des différentes législations européennes. C’est bien
            connu qu’on meurt mal en France !!
            Ce combat est un des plus noble qui
            soit. Certains ont compris l’enjeu
            européen. Puis-je parier que dans
            cinq années nous aurons avancé ?

          5. Vous avez bien raison Laure. Et le site de Mme Jencquel est le bon endroit pour y penser, et pour agir !

          6. Je suis d’accord avec
            vous, Carl.
            Il y a un mouvement
            européen qui est
            lié à l’ADMD qui travaille dans le sens
            d’une harmonisation
            des lois européennes.
            Cela pourrait faire
            avancer la loi qu’attendent 90%
            des Français ! L’espoir
            vient de l’Europe !

        2. Bonjour Y,
          Croire ou ne pas croire, That’s the question ! ce n’est pas ici un site religieux (il y en a d’autres sites qui sont faits pour cela) où certains ou certaines veulent sauver les pauvres désespérés qui veulent pratiquer le suicide-assisté ! Jacqueline n’a pas besoin de sauveur elle est assez grande pour savoir ce qu’elle doit faire (j’ai discuté avec elle dernièrement au téléphone et nous sommes sur la même longueur d’onde) et moi non plus parce que j’ai programmé mon suicide assisté qui aura lieu en Suisse à Bâle et ce n’est pas vos paroles de religieux qui vont faire changer les choses ! Vous êtes protestant donc je proteste et ne polémiquez pas vous perdrez votre temps avec moi !
          A bon entendeur, Salut !
          André

  48. Bonjour à tous, et peut-être “à Dieu”….
    Comme sans doute de très nombreux adhérents des différentes associations qui souhaitent
    “mourir dans la dignité” (et non pas dans des souffrances plus ou moins horribles qui durent
    plus ou moins longtemps, sous le regard “bienveillant” du corps médical, et peut-être même
    avec “l’extrême onction” d’un prélat, qui sait ! ), je suis athée !
    Je ne m’intéresse donc aux échanges de ce blog qu’en ce qu’ils touchent la mort, la liberté,
    la décision controversée de Jacqueline, et la législation. Il y a (malheureusement) des milliers
    d’autres sites pour touiller vos salades…! Alors, ciao !

    1. Je me dois de publier aussi de temps en temps ce genre de commentaires . Je n’ y adhère pas et je ne les publie que de temps en temps 🙄

  49. … Et pour appuyer sur le clou de mon dernier message : il y a trois jours j’ai soutenue un proche dont la tante est agonisante dans un hôpital, en phase terminale d’un cancer. Elle est sous morphine, squelettique, elle est maintenue en vie… Ce pauvre ami était bouleversé par la vue de cette “être” méconnaissable. Cette dame mourante n’aura pas eu la chance de choisir son départ. C’est plus que regrettable : c’est inadmissible. Luttons donc tous ensemble ici, aux côtés de Mme Jencquel, nous serons, je veux le croire, utiles aux autres. Ma mort assistée en Suisse (parce que mon cancer) m’a donné beaucoup de force et de confiance pour affronter les soins car je sais que je partirai en paix. Ceci est un privilège qui ne devrait pas s’appliquer qu’à moi. Ceci est donc un message d’espoir et de vie !

    1. En effet Patricia, luttons pour cette
      loi que souhaitent 90% des Français !
      Peut-être à travers une harmonisation
      des différentes législations européennes, certaines associations
      et députés européens y travaillent.
      Cordialement

      1. Bonjour Laure, nous sommes ok.
        Il faut lutter chacun à notre humble niveau et tous ensemble ici aux côtés de Mme Jencquel.
        – écrire à l’Elysée (c’est pas gagné mais… il faut toujours essayer)
        – faire circuler des pétitions (par e-mail ?)
        Je n’ai pas d’autres idées à l’instant même mais je suis partante pour le concret.
        Penser tout ceci est nécessaire, agir est bon aussi.
        Ce site que Mme Jencquel a crée doit vivre et être utile à nous tous et aux autres. C’est également une façon de la remercier cette dame, car elle nous permet de nous exprimer et elle ouvre une voie simple sur la dignité de fin de vie.
        Je vous souhaite à tous une belle journée de vie.

        1. En cette époque de Covid , le discours est : « 
          Protégeons les plus fragiles « 
          Pas «  donnons – leur le choix « Et moi , on m’ accuse d’ eugénisme . Pourtant , donner le choix est tellement plus respectueux que d’ obliger les vieux ( dont je fais partie ) à vivre des vies qui ne sont plus La Vie .

          1. Madame Jencquel.

            Que l’on vous accuse d’eugénisme est le signe que votre parole porte. Bravo!

            Constat; la clic politico-économique est à présent au commande l’état. Le monde des affaires, inspiré de milieu interlope, a su infiltrer le politique pour défendre ses “intérêt$”… Message ici pour ceux qui veulent faire avancer la cause du suicide assisté…

            La volonté populaire ne tient plus à présent à travers les vieux mécanismes démocratiques. Faut être de son époque malgré les mauvaises odeurs. En prendre note pour mieux agir. Infiltrons!

            Merci encore madame Jencquel de votre contribution pour la cause du suicide assisté.

          2. Effectivement Carl, je souhaite
            remercier également Jacqueline
            pour sa contribution à la cause du
            suicide assisté et pour nous laisser
            nous exprimer sur son blog.
            Parmi les actions concrètes mais que
            je pense irréalisables, l’une serait de faire un reportage sur ce que pensent vraiment les personnes âgées en Ehpads, si elles aimeraient ne pas
            attendre des années et avec tout
            ce déclin de fin de vie qu’elles savent
            inéluctable, si elles ont peur de la
            mort dans le sens qu’elles ont peur
            de souffrir. Je suis sûre que ce serait
            considéré comme politiquement
            incorrect ! Ma mère souhaitait vivre
            longtemps mais souhaitait avoir
            une mort douce, comme celle qu’a
            eue son chien qui a été euthanasié
            pour cause de grande vieillesse et
            maladie. Elle a dit : “pourquoi les
            hommes ne pourraient pas mourir
            de la même façon ?” Si on avait les
            réponses de toutes les personnes en
            Ehpads (qui se taisent) on aurait un
            argument de poids. Bien sûr, ce que
            l’on fait en général, quand on peut
            le faire, n’est pas vraiment une mort
            complètement douce, malheureusement.
            Bien à vous

          3. Laure.

            Pas besoin d’un argument de poids supplémentaire en emmerdant les vieux en Ehpads. La population est déjà majoritairement favorable au suicide assisté, le serait même sans condition, justification pour les 75 ans et plus, ce qui devrait être la base.

            Pourquoi donc ça bloque?

            À cause de:

            1- Faible capital politique à porter ce flambeau pour un politicien; pas du tout sexy pour faire briller sa tronche et faire entrer les votes. C’est une cause périphérique, plombée à souhait pour qui voudrait la porter. Politiquement toxique.

            2- Comme disent les chinois, “follow the money”. Le Lobby des vieux et de la mort roule en Mercedes…

            3- L’intérêt porté ailleurs dès qu’il s’agit de la mort. Le tabou de la mort, l’inconfort de réfléchir à sa propre mort. Difficile mobilisation; prendre la rue en grand nombre pour le droit au suicide assisté est même improbable.

            Quoi faire donc?

            En parler, en parler, en parler. L’improbable est toujours possible. En parler ici (merci madame Jencquel) et ailleurs. L’évidence ne peut pas toujours ne pas advenir.

          4. En effet, les tabous sont nombreux,
            et la période actuelle de la pandémie
            mondiale porte à s’occuper d’autres problèmes.
            Cordialement

          5. Et pourtant cette pandémie devrait nous interroger sur le regard que nous portons sur le vieux . Si nous arrêtions de les infantiliser avant qu‘ ils ne deviennent „
            les plus faibles „ et les plus „
            vulnérables „ ? Si on apprenait aux adultes à réfléchir en amont, avant de devenir ces êtres vulnérables qu‘ on enferme dans des mouroirs ?
            Peut- être que si nous cessons de faire de la mort un épouvantail , nos fins de vie seraient plus dignes et plus douces .

          6. C’est exactement cela Jacqueline,
            penser autrement, ce serait le début
            d’un changement…
            Merci pour votre lucidité bienveillante 🙂

        2. Patricia,
          Par internet on peut écrire au Président de la République, sur le
          site de l’Elysée, je viens de le faire.
          J’ai aussi écrit à une journaliste du
          Monde que je connais. La grande
          cause nationale des Français, d’après
          l’édition d’aujourd’hui, est “la condition
          animale”. C’est une bonne cause
          mais celle des humains devrait être
          la vraie toute première cause
          nationale ! 129 députés travaillent
          pour un référendum d’initiative
          partagée et militent également à
          Bruxelles pour obtenir les mêmes
          droits pour les animaux que dans les
          autres pays européens. Je demande
          qu’ils puissent s’occuper aussi de
          la cause humaine devant le “mal
          mourir” en France. Je suggère qu’ils
          assistent un proche dans cette
          épreuve de lente asphyxie par
          obstruction des voies bronchiques
          et laryngées due au mucus en excès
          lors d’une mort dite “naturelle”.
          Le bruit très fort dû à l’encombrement
          est traumatisant. Ceci est sûrement
          très douloureux pour la personne
          qui meurt mais le médecin lui, dit :
          “c’est parce qu’il a lutté” ! C’est son
          cerveau en mode survie qui a donné
          les dernières impulsions à son cœur !
          Le voilà le tabou : les gens ne savent
          pas comment on meurt, et quand on
          le sait on ne veut pas laisser le hasard
          agir. J’ai été un peu crue dans mes
          explications dans les deux messages
          mais on ne peut pas faire passer les
          animaux avant nous ! J’ai réclamé
          la déculpalisation des médecins et
          l’autorisation du suicide assisté.
          Si tout le monde assistait à la mort de
          leurs proches ils militeraient pour les
          humains, et seulement après, pour
          les animaux…
          Bonne soirée à tous et profitons de la
          vie tant qu’elle est là 😉

          1. Bonjour Laure,
            Bravo à toi, tu interviens souviens (et bien) sur le site de Mme Jencquel.
            Pour la mort… Je connais (avant que d’être psy, j’étais infirmière) je l’ai (trop souvent) accompagnée cette mort dans la souffrance, sans parler de mes proches…. La mort se devrait d’être parlée dans sa réalité. Je te rejoins.
            En ce qui concerne la cause animale. Sujet “à la mode”.
            Perso, je n’ai pas attendu la mode pour être végétarienne (je le suis depuis l’âge de 20 ans… Cela fait donc 43 ans !). Le monde animal, comme les eaux, les forêts etc… Tout ceci fait partie d’un ensemble, de notre biotope, de notre qualité de vie de tous.
            La cause animale peut être défendue sans exclure notre cause ici.
            De nouveau dans mon cas, je suis une active défenderesse de la cause animale : les animaux sont abattus dans des conditions intolérables, je te passe les détails. L’humain se permet de tuer, de torturer l’animal car l’animal n’a pas de juridiction assez protectrice. Ceci également est inadmissible !
            L’un n’exclue donc pas l’autre, au contraire, je me répète, j’y vois une synergie de vie.
            N’hésite pas à me transmettre des pétitions, des liens, je serai toujours présente pour agir à tes côtés et à ceux de Mme Jencquel. Nous sommes sur la bonne voie ! Bien à toi. Et Bonne journée de Vie à tous !

          2. Laure,
            Bémol… J’ai dit “toujours là”….
            Je rectifie : tant que mon cancer me laissera la capacité et la force d’intervenir.

          3. Laure,
            En ce qui concerne la lettre à l’Elysée : c’est ce que j’ai fais : par le Net.
            C’est facile, simple et direct.
            Pour le moment, je n’ai pas de réponse mais…
            Si d’autres personnes le faisaient… Ce serait bien non ?
            Je sais… C’est peu… Mais une petite goutte d’eau, et puis une autre…
            … Une rivière de solidarité… Rires.

          4. Le problème , c‘est que Macron ne lit pas les lettres et son entourage s‘en fout .

            Son électorat , ce ne sont ni les vieux ni les animaux , qui n‘ iront pas non plus manifester ni brûler des bagnoles . On parle des plus fragiles qu‘ il faut respecter . Ce sont eux car ils ne peuvent pas se défendre . On ne respecte pas les vieux en les cloîtrant sans leur demander leur avis . Le Dieu de la Bible nous a fait croire que nous sommes supérieurs aux animaux . De quel droit ? La loi du plus fort ? Je croyais qu‘
            Il fallait aimer son prochain ..Chasser pour manger ? C‘ est ce que faisait l‘ homme de la Préhistoire . Mais nous , que faisons- nous ? Nous torturons les animaux , petits et grands , dans des cirques , des labos , des abattoirs immondes . Nous pensons que ce ne sont pas des crimes . Quant aux vieux , comme ils n‘ ont plus la force de se défendre , on les enferme sans leur demander leur avis en invoquant leur „ fragilité „
            C‘ est pendant que nous en avons encore la force qu‘ il faut parler et dénoncer l‘ injustice et la cruauté .

          5. Bonjour Jacqueline, bonjour Patricia,
            Tout d’abord merci Patricia pour ton
            message, l’espoir est un bon messager.
            Je continuerai à m’insurger auprès du
            Monde etc…
            Merci Jacqueline pour nous montrer la
            voie. Je continue à penser que tout
            se joue à Bruxelles et qu’un jour il
            faudra bien harmoniser les législations
            pour les animaux et pour les humains
            que nous sommes !
            Je vous souhaite une bonne journée
            ainsi qu’à tous nos amis.

          6. Bonjour Chère Madame Jencquel,
            Vous dites : “C‘ est pendant que nous en avons encore la force qu‘ il faut parler et dénoncer l‘ injustice et la cruauté .”.
            Je dis oui. Je dis oui, et je le fais.
            Et si nous le faisons tous … Et bien je veux garder de l’espoir.
            Pour les personnes âgées, pour les animaux, pour les océans, les forêts… Pour toutes ces luttes je veux garder espoir.
            Comme je l’ai écrit à Laure, Chère Madame, je serai toujours présente, tant que mon corps me soutiendra, pour me battre pour ces nobles (et impérieuses) causes.
            L’espoir, dans mon humble cas, fait parti de mon chemin (ce cancer qui me ronge et me prend la tête, et le corps – trop à mon goût-).
            Je n’ai pas le choix : je dois lutter.
            Idem pour nos causes communes, aujourd’hui c’est nous, demain, je l’espère des relais se feront.
            Il me semble qu’avoir confiance aussi en l’avenir, sans dénier la sottise ambiante (pour ne pas être impolie – je pense un mot plus cru), est essentiel.
            Dans tous les cas, je vous suis fidèle, car vous ouvrez des portes !
            C’est essentiel aussi ceci.
            Chaque personne qui a donné sa voix, voire sa vie (Voltaire, Gandhi, Einstein, tant d’autres demeurant anonymes) en s’opposant aux dogmes a fait avancer un peu les choses !

  50. Bonjour madame Jencquel,

    Je souhaiterais si possible d’urgence pouvoir s’il vous plaît échanger avec vous par téléphone quelques rapides minutes. Serait-ce envisageable ? Je suis disponible n’importe quand. Voici mon email si vous pouvez me transmettre vos coordonnées : [email protected]

    Merci d’avance.

    Cordialement.

  51. Bonjour Jacqueline, bonjour à tous.
    Pour le partage, voici ce témoignage, beau et douloureux, que je poste de nouveau.
    Je ne le vois pas apparaitre.

    Bonne lecture.
    Noëlle

    Je viens de faire un malaise, cela fait partie des choses qui vous pourrissent la vie. C’est difficile à définir, envie de vomir, des grosses chaleurs d’un seul coup… C’est pas évident. J’en ai de plus en plus, on fait avec. Malheureusement les vomissements viennent un peu trop souvent à mon goût, ce qui fait que, le peu que j’avale, je ne le garde pas souvent. Je suis nourri par des compléments alimentaires parce que j’ai arraché la sonde naso-gastrique, même si elle m’a permis de reprendre 30 kilos. Le problème pour moi avec elle, c’est que j’ai l’impression d’être gavé comme une oie. Je prends mes compléments juste avant de prendre mes traitements pour ne pas me retourner l’estomac. Je suis loin de ce que je devrais absorber, mais je ne peux pas plus. Je suis reparti dans un mécanisme, je perds des kilos comme il y a deux ans, où en six mois j’en ai perdu 30. Et après ça sera à nouveau : sonde naso-gastrique et nourriture par des poches. Et ça, moi, je ne veux plus.

    Je suis sous morphine et sous Kétamine, anesthésiant qu’on utilise dans le cadre des douleurs neuropathiques, molécule extrêmement usitée également par les services d’urgence notamment sur les accidents de la route, où on combine kétamine et morphine pour faire une anesthésie temporaire, le temps par exemple de redresser une facture lors de manipulations extrêmement douloureuses. C’est donc quelque chose que je vis moi 24 heures sur 24. En plus, toutes les 3/4 secondes, j’ai une décharge électrique qui part de la racine des cervicales, qui descend tout le long de la colonne vertébrale, puis qui irradie jusqu’au bout des doigts et des orteils. On ne sait pas d’où ça vient, ce sont des douleurs neuropathiques, c’est le cerveau qui les génère. C’est souvent une manifestation de souffrance extrême du corps. En outre, progressivement, je perds la vue. Et ça, moi je crois que je ne le supporterai pas. Les trois sens qui pour moi sont les plus capitaux sont : l’ouïe, la parole et la vue. Si je devais perdre ces sens, je me foutrai en l’air. Je suis presque sourd, j’ai des appareils que je dois mettre quand des gens viennent à la maison. Avec le casque, je n’en ai pas besoin.

    Dans le monde médical, quand il y a des perfusions à longue durée, on « pousse une voie ». C’est-à-dire que ça sort du bras et ça va directement dans une des veines principales du cœur. Les deux fois où on me l’a fait, septicémie. Infection généralisée. Mon corps ne supporte aucun corps étranger, et dès qu’il y en a un, il l’attaque. Vous le voyez, on a été obligés de m’arracher toutes les dents, suite à ma pathologie. J’ai essayé 5 appareils dentaires différents, en matière différente. Je ne peux pas les mettre, au bout de deux jours, j’ai les gencives en sang. Beaucoup de choses qui pourraient éventuellement aider, mon corps les rejette. Par exemple la morphine, on ne peut me prescrire que 50 micro grammes par heure, et pas plus. Au-delà, mon organisme, au lieu de la métaboliser, et donc de l’éliminer, se met à la stocker, et je me retrouve en overdose. Ça m’est arrivé deux fois, on m’a récupéré de justesse avec le Narcan.

    Pour parfaire le tout, vu qu’apparemment à la base il s’agirait d’une pathologie vasculaire, et encore on n’en est même pas sûrs, parce-qu’on se pose la question « est-ce la cause ou un symptôme ? », je suis allergique à l’iode. Il suffit qu’on me mette une goutte d’iode sur la main, pour que je sois frappé d’une chute de tension et de convulsions. L’iode sert notamment pour les explorations vasculaires. Quand j’ai fait une ischémie juste après la fourchette des deux artères qui descendent sur les jambes, une sur chaque, ils n’ont explorer comme ils font actuellement, à l’aide d’une artérioscopie. Ils ont été obligés de le faire à l’ancienne, avec une fibre optique pour remonter les artères. Cette allergie est intervenue suite à ma toute première et unique artériographie, faite sous anesthésie locale. La seule chose dont je me souviens : « on l’endort, on le perd ». Depuis cette date, je ne supporte plus une goutte d’iode. Je ne peux plus manger aucun fruit de mer ou poisson, alors que j’adorais ça. Je ne peux pas aller à moins de 25 kilomètres du bord de mer, au-delà ça devient dangereux. Mon corps réagit d’ailleurs tous les 100 mètres en dénivelé. Je suis obligé de faire une pause, le temps que mon corps s’habitue à la variation barométrique. Sinon, à l’arrivée, ce n’est pas beau à voir. Pour les portables, si j’ai le téléphone à l’oreille, au bout de 10 minutes, j’ai un mal de crâne. J’utilise un casque.

    Lors de mon premier refus de soin, le Centre hospitalier de Dijon s’est posé la question de savoir si j’étais suicidaire. On m’a mis en observation pendant trois jours, j’ai vu 3 psychiatres, 4 psychologues, et un certain nombre d’infirmiers. Leur avis a été clair : je ne suis pas suicidaire. Je suis même plutôt un bon vivant. Mais pour être bon vivant, encore faut-il avoir une vraie vie.

    Je suis au lit depuis deux ans. Jusqu’à il y a un an et demi j’arrivais encore, à de rares occasions, à me mettre dans mon fauteuil électrique, mais c’est fini. J’ai encore l’usage de mes bras, ce qui pour moi est important. Et encore, ça dépend des moments, puisqu’en plus je suis atteint par des états d’hémiplégie, de paraplégie et de tétraplégie. Un exemple tout bête, il y a encore six mois j’arrivais à rouler mes cigarettes, et maintenant c’est quelqu’un qui le fait pour moi. C’est un de mes derniers plaisirs, car, épicurien formé par maître Paul Bocuse, la bonne gastronomie, le bon vin, pour moi, c’était quelque chose d’important. Sinon, il y a des moments j’arrive à me remonter dans le lit, et puis il y a des moments où ça ne passe pas. Donc je fais appel à mes auxiliaires de vie pour qu’ils me remontent.

    Pour mes auxiliaires de vie, c’est pas évident. Pour l’un d’eux, j’ai senti que ça n’allait pas passer. J’en ai informé son patron, il l’a rencontré ce matin. Au départ, il avait reconnu qu’il fallait qu’il fasse des efforts, et il a rappelé une heure après en disant : « non, je ne pourrai pas supporter ». Mon rôle à moi, aussi, c’est de préparer mes auxiliaires de vie, et ça a été surtout de détecter ceux qui ne pourraient pas le supporter. Parce-que c’est ma responsabilité. C’est mon droit [de demander à partir], mais par contre je ne tiens pas à ce que les personnels se forcent à rester là et derrière fassent une dépression nerveuse. Je me dois de préserver mes auxiliaires de vie, et tout au long de mes 34 ans de handicap, ça a été mon premier objectif, mon premier souci.

    La décision de partir
    Il y a quelqu’un chez moi maintenant de 9 heures à 21 heures. Entre 21 heures et 9 heures, j’ai l’alarme. C’est souvent dans ces horaires-là que j’ai des évacuations pour cause de problème grave. J’ai de l’oxygène avec un concentrateur, qui sera arrêté le 4 [septembre], avec tous les autres traitements, sauf la morphine. Mon psychiatre ne s’y oppose pas, mon médecin traitant non plus. Ils savent la torture que c’est pour moi. Ils m’invitent à réfléchir, ce qui est normal, mais ils ne s’y opposent pas.

    En chirurgie digestive, on est arrivés au bout du bout de ce qu’on pouvait faire. Le problème, c’est que s’il y avait des solutions, je dirais : « pourquoi pas ? ». Si demain, on me dit : « on a trouvé, vous allez pouvoir marcher, etc », moi je ne dis pas non, loin de là. Mais en l’occurrence, ce n’est pas le cas depuis 34 ans. Et mon état de santé se dégrade de plus en plus.

    J’ai une sœur, je connais très bien ses enfants, on a une bonne proximité, j’ai une demi-sœur mais depuis le décès de ma mère, on n’a plus de lien, un demi-frère que je n’ai jamais connu et j’ai les deux fils de ma sœur qui est décédée, dont on a retrouvé récemment la trace. Elle était décédée en 1999, et je ne l’ai appris qu’en 2017/2018, quand j’ai commencé à faire des recherches à la demande de ma mère. On n’a malheureusement pu retrouver leur trace qu’après le décès de ma mère. C’est un regret qu’elle a eu de ne pas pouvoir les rencontrer, mais comme on dit, c’est les incidents de la vie. Aucun d’entre eux ne sera présent le 4 septembre. Je tiens à protéger ma sœur, ça pour moi, c’est quelque chose d’important. Elle a ses enveloppes où elle devra glisser un avis de décès pour les expédier aux différents destinataires, c’est la seule chose qu’elle aura à faire.

    J’ai organisé mes obsèques, et tout ce que j’avais à organiser. Mais je n’aurais pas de proches autour de moi au moment où ça va se produire. Seulement mes auxiliaires de vie. Mais il faut dire que nous sommes une deuxième famille, parce-qu’ils passent plus de temps avec moi que chez eux. Je n’ai pas choisi de film ou de musique, j’ai fait 17 ans de danse, du hard rock jusqu’au balais, je suis assez éclectique. Mais je n’ai rien prévu pour le 4 septembre. Pour moi, c’est une journée comme une autre.

    Le choix de ne pas recourir à la sédation profonde et continue
    Il n’y aura pas de sédation profonde et continue. Le 4 septembre, tout sera arrêté, hormis la morphine, comme je l’ai dit (c’est le seul médicament que j’autoriserai, parce que je ne peux pas non plus tout couper, et que c’est un médicament qu’on ne coupe pas de but en blanc), et les soins de confort que sont la toilette et la protection anti-escarres. C’est le seul moment où ça ne sera pas retransmis [sur sa page Facebook], parce que c’est quand-même l’intime. Le reste sera retransmis, mais sans le son, à la demande de mes auxiliaires de vie. Je veux être conscient jusqu’au bout, même si on ne m’a même pas proposé de sédation. Ça va être une torture mais je veux que nos concitoyens se rendent compte de ce qu’est la majorité des fins de vie en France.

    Je vais me faire l’avocat du diable, mais vous avez en France une loi, avec laquelle nous ne sommes pas d’accord vous et moi, mais qui propose la sédation profonde et continue. Si vous la refusez, ils vont vous dire vous n’aviez qu’à l’accepter !

    Oui, mais vous n’y avez droit que si vous en êtes au stade final, ce qui n’est pas mon cas !

    Si vous arrêtez les traitements et que ça met votre vie en danger, vous y avez le droit.

    Il faut bien relire la loi, il ne faut pas confondre la personne ayant sa conscience, et celle qui ne l’a plus. Dans mon cas, je n’y ai pas le droit. Tous les médecins que j’ai consultés me l’ont confirmé. Je ne suis pas dans la phase finale. C’est-à-dire de 8 à 10 jours de la mort. C’est dans ce seul cas que l’on peut avoir la sédation profonde et continue aux termes de la loi.

    A partir du moment où vous vous mettez vous-même en phase finale, vous avez le droit à la sédation profonde et continue.

    Je n’y ai pas le droit dans mon cas. Mais je suis un cas un peu particulier, puisque je peux continuer à vivre dans les conditions dégradées pendant des années. Or la loi Léonetti, c’est bien dit dans la loi, c’est pour les moments ultimes de la fin de vie.

    Non, Vincent [Lambert] il pouvait vivre encore dix ans dans son état.

    Alors peut-être qu’à partir d’une certaine dégradation, après l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, là les médecins pourront éventuellement considérer que je peux en bénéficier. Mais initialement, au moment de l’arrêt de l’alimentation, de l’hydratation et des traitements, je n’y ai pas le droit.

    Je vais vous dire une chose sur cette loi, excusez-moi, qui m’horripile, on met les gens en sédation profonde, et on nous dit « ils ne souffrent pas ». Ils n’en savent rien. Et on les fait mourir de faim et de soif : on ne les alimente plus, on ne les hydrate plus. Pour moi, ce n’est pas une fin de vie digne. Les médecins ont le droit de vous sauver, mais à quelques rares exceptions, parce que les soins palliatifs, quand on regarde, c’est très peu de cas par an, ils n’ont pas le droit de vous aider à partir. Aider à partir, c’est le soin ultime.

    Encore une fois, je voudrais votre réaction à ce que je vous dis quand je me fais l’avocat du diable : une loi a été votée, elle permet de faire en sorte que le patient ne souffre pas, ce sont les auteurs de cette loi qui le disent, mais ils le disent, tout comme ils disent qu’elle permet de faire en sorte que le patient parte dignement avec la sédation profonde et continue. Alain Cocq se filme en train de mourir après en avoir refusé les bénéfices, il filme alors une torture, mais ça ne dit rien sur la loi, ça dit juste quelque chose sur Alain Cocq. C’est ça qu’ils vont vous dire. Qu’est-ce que vous leur répondez ?

    Non, la majeure partie des gens, déjà pour en arriver à la sédation profonde, ils auront vécu tout un parcours de souffrance qu’on leur impose, ce qui est mon cas. Et à l’heure actuelle, tant que je n’ai pas engagé l’arrêt, on ne me proposera pas la sédation profonde. Donc on m’impose, et c’est important, des niveaux de souffrance qui relèveraient en temps de guerre d’actes de barbarie et de torture. Je rappelle qu’aucun Président n’est à l’abri par-devant le Tribunal Pénal International pour ces faits. C’est un fait de droit.

    Note : La Cour pénale internationale est une juridiction pénale internationale permanente, et à vocation universelle, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. Les tribunaux internationaux sont créés spécialement pour un cas particulier (ex-Yougoslavie, Rwanda…).

    Vous aurez du mal à dire que le Président est responsable de votre maladie.

    Dans mon cas il le sera, puisqu’il a été saisi ad hominem, en son nom propre. C’est défendable, on n’entrera pas dans un débat sur les libertés fondamentales, mais c’est un fait de droit.

    Mais en plus, on dépense 200 à 300 000 euros par an pour me maintenir en vie, et m’imposer cette souffrance. C’est là le fond du débat. On me maintient artificiellement en vie, en me faisant subir des douleurs dont le niveau relève d’actes de barbarie et de torture, et pour ça on dépense parfois même jusqu’à 500 000 euros par an, avec toutes les interventions qu’il a fallu faire. J’ai eu quand-même 9 interventions lourdes en urgence absolue, par exemple quand mes intestins ont éclaté. Et c’est 6 semaines d’hospitalisation derrière. J’avais fait en outre 7 jours de réanimation, qu’ils avaient dû arrêter car dans mes directives anticipées, je n’avais pas autorisé plus de 7 jours. Ils ne savaient pas si j’allais m’en sortir.

    Pour finir sur la sédation profonde, je vous envoie l’article de loi qui concerne votre situation, qui a été créé en 2016 :

    Article L. 1110-5-2 du code de la santé publique :

    « A la demande du patient d’éviter toute souffrance et de ne pas subir d’obstination déraisonnable, une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie et à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie, est mise en œuvre dans les cas suivants :

    (…)

    2° Lorsque la décision du patient atteint d’une affection grave et incurable d’arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme et est susceptible d’entraîner une souffrance insupportable.

    (…)

    A la demande du patient, la sédation profonde et continue peut être mise en œuvre à son domicile, dans un établissement de santé ou un établissement mentionné au 6° du I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles. »

    Je suis tout à fait conscient du fait que j’y ai droit, simplement, pour moi, et nombre de témoignages que j’ai vont dans le même sens, jusqu’à la dernière minute, je veux être conscient. Et quand je décide que ça doit s’arrêter, je veux prendre un cachet, m’endormir et c’est fini.

    L’anamnèse de la pathologie
    Le diagnostic de l’existence d’une pathologie orpheline a été fait il y a 34 ans. Mais les symptômes ont commencé à se manifester avant. En réfléchissant, les premiers signes que j’ai eu sont apparus durant l’année scolaire 75/76, à l’âge de 12 ans. Je faisais des convulsions, j’avais des phases d’aphasie, des ganglions qui apparaissaient mais on ne savait pas à quoi ça correspondait, etc. J’ai traîné ça jusqu’en 1986 où là les choses se sont révélées sous leur vrai jour.

    J’étais en stage de formation continue de six mois dans le cadre de mon métier de plombier-chauffagiste-électricien-zingueur. En descendant un escalier verglacé, j’ai le genou qui s’est mis à l’équerre. Je l’ai replacé. J’ai été élevé à la dure. C’est ce qui m’a permis de tenir et de faire tout ce que j’ai fait. Ça et l’humour. Porter un regard humoristique sur la situation permet d’appréhender, mais surtout de dépasser. Bref, j’ai quand-même signalé l’accident parce que j’avais mal. Je suis allé voir le médecin, il m’a fait un arrêt de travail, puis au bout de deux mois, comme on n’arrivait pas à me toucher le genou, j’ai été voir un chirurgien. Quand il m’a touché le genou, il s’est retrouvé de l’autre côté de son cabinet. Mon poing lui avait tapé l’épaule, il avait volé à travers la pièce. Je m’en suis excusé, mais on ne pouvait pas me toucher le genou à ce niveau-là. Pour que je réagisse comme ça, je peux vous dire que la douleur était vraiment violente, parce que j’ai été habitué à passer au-dessus.

    On m’a fait une arthroscopie, elle se déroule sous anesthésie générale. Une heure après, le chirurgien vient me voir pour me dire que tout s’est bien passé. Mais une heure après, j’appelais l’infirmière : la jambe était noire en ischémie. Transfert au CHU, appel d’urgence du Professeur David, premier médecin à Dijon à avoir réalisé une transplantation cardiaque, donc une pointure dans son domaine, il a pu documenter immédiatement, prendre des photos, joindre des résultats de Dopler, etc, etc. Ça partait, ça revenait, ça partait, ça revenait, il ne comprenait pas. J’ai été hospitalisé pendant deux mois, des examens en veux-tu en voilà. Il a mis les moyens.

    Mais je tiens à préciser que le médecin n’a qu’une obligation, c’est une obligation de moyen, et non de résultat. On n’est pas des machines ou des voitures, où on change le carburateur quand il déconne. C’est un peu le reproche que maintenant je ferai aux patients. « Bais vous me le changez et puis ça repart », sauf que le corps humain ce n’est pas ça.

    On me transfère en chirurgie vasculaire, et le Professeur David vient et me dit : « si ça continue comme ça, vous en avez pour quinze jours ». Il a été direct, c’était l’époque où le pacha s’exprimait avec sa Cour autour. Si on m’avait mis des pourtours, je n’aurai pas réagi comme j’ai réagi, et en fin de compte, je n’aurai pas vécu les 34 ans que j’ai vécu. J’étais déjà sportif, j’avais pour règle de manger la vie à pleine dent. Le fait qu’on me dise ça, ça m’a foutu la rage, comme on dit. Ça m’a mis en colère. Je me suis dit, puisqu’on me donne 15 jours, peut-être un peu plus on ne sait pas, je vais vivre chaque jour pleinement. Et c’est comme ça que tout a commencé.

    Le parcours militant
    Janvier 1993, j’ai fondé avec 4 amis (et nos réseaux) les OSPMH (Opérations Spéciales de Promotion du Monde du Handicap). Le but est le traitement des inductances liées à l’intégration et à la non-intégration du monde du handicap dans la société, sous tous ses angles, et la prévention des handicaps sous toutes ses formes.

    Après, on a récolté nos données, on s’est rendus compte qu’en Europe, il n’y avait absolument rien pour les personnes en situation de handicap. Je parle de handicap médical mais aussi de handicap sociétale, c’est-à-dire les personnes qui ne peuvent plus suivre l’école, qui ne savent ni lire ni écrire, qui n’ont aucune approche de l’informatique. Ce sont des handicaps dans la société qui sont aussi importants à la limite que mon handicap lourd. Quand on est illettrés, ne pas en plus maîtriser l’outil informatique, cela revient à avoir un handicap lourd comme le mien : vous vous mettez sur une chaise, vous regardez le monde tourner, mais vous ne comprenez pas ce qu’il se passe. Ce serait le cas de 30 à 40 % des personnes au RSA selon une étude de 2000. En outre, les handicaps souvent se combinent. J’ai pu monter un réseau de formation pour retaper les épaves d’ordinateurs dans les années 2000 à Dijon, ce qui a permis à un certain nombre de personnes d’apprendre à lire, à écrire, et à maîtriser l’outil informatique. C’est-à-dire à les sortir de ce handicap. J’ai grâce à ça pu équiper en ordinateurs le Secours catholique, et les Restos du cœur.

    Donc nous traitons de tous les handicaps. En France, les handicaps moyens à lourds, c’est 8 millions de citoyens. J’intègre dedans la grande dépendance, car cette barrière de l’âge me gêne énormément, une personne âgée dépendante est handicapée, on utilise juste un autre mot pour faire baisser les chiffres, le nombre de personnes concernées. Je connais les politiques, je suis un responsable politique moi-même. Et j’utilise l’expression « monde du handicap », car lorsqu’une personne est touchée, c’est tout le noyau familial qui se retrouve en situation de handicap et de faiblesse. Ça, c’est ce que le monde politique n’a pas su appréhender.

    En Europe, c’est 85 millions de personnes qui ont un handicap moyen à lourd, et dans le monde, c’est 1 milliard de personnes. C’est une étude de 1993.

    Vu le peu de traitements qui étaient faits sur les personnes en situation de handicap, j’ai décidé de faire en 1993, en fauteuil, Dijon-Strasbourg. C’est-à-dire rallier de mon lieu de résidence la Cour européenne des droits de l’Homme. Il ne s’agissait pas d’engager une procédure, mais juste de mener une action symbolique pour dénoncer l’absence de traitements réels d’inclusion des personnes en situation de handicap en Europe. Quand je suis rentré à Dijon, l’association APF France Handicap m’a invité sur son stand à la foire de Dijon. Je tombe sur un journaliste du Bien Public, qui me pose la question : « Et maintenant ? ». Je le regarde, et deux secondes après, je lui réponds : « le tour de France » ; « Date de départ ? », « 22 janvier, jour de mon anniversaire ». Nous étions en octobre, rien n’était prêt. En deux mois et demi j’ai organisé toutes les étapes, j’ai été aidé par l’APF et la Croix-Rouge. Il n’y a eu qu’un raté, où la mairie de la ville d’étape nous a finalement hébergé. Ayant à l’époque un claquage au bras, il m’est arrivé de me faire remorquer avec mon fauteuil. Parfois, il faut savoir lever le pied pour aller plus loin.

    Avec mes amis avec lesquels on avait fondés les OSPMH, on s’est demandés ce qu’on allait proposer avec ce tour de France. Nous nous sommes enfermés 48 heures, on a dû dormir 3/4 heures en tout, et on a présenté un projet de loi, dans les grandes lignes. On n’a pas été dans la virgule du texte, le but n’était pas là, ce n’était pas notre métier. Mais avec les renseignements qu’on avait récupérés, on avait structuré un avant projet de loi, qui est devenu quelques années plus tard la loi du 11 février 2005 [loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées].

    Lors des discussions sur la loi, j’ai regardé de loin, comme à mon habitude. J’ai préféré laisser faire les personnes représentatives. Par contre, quand quelque chose clochait, je le faisais savoir par ricochet. Les OSPMH ne communiquent jamais directement, mais toujours par ricochet, dans un but précis : ne pas être pollués, pouvoir récupérer les informations telles qu’elles sont et ne pas avoir de personnes qui viendraient influencer les membres qui récupèrent ces informations. On travaille sur la base de l’invisibilité. Je suis le seul à avoir le droit de m’exprimer au nom des OSPMH. J’ai déjà remis mon mandat du droit de veto à la personne qui va me succéder.

    Pour moi, ça, c’est une réussite. Mais je suis en colère parce que, depuis, un certain nombre de gouvernements se sont évertués à détruire cette loi, même si d’autres ont essayé de la renforcer. Par exemple, jusqu’à maintenant, une personne handicapée vivant seule chez elle avait droit au complément de ressource, qui amenait un revenu de 910 euros par mois. Pour les nouveaux dossiers, cela a été purement et simplement supprimé, et pour ceux qui en bénéficient, c’est prorogé sur deux ans et après ça disparaîtra.

    Si j’ai pu arriver à faire tout ce que j’ai fait, les OSPMH qui ont 4 500 000 personnes, et si derrière j’ai le soutien d’énormément de personnes individuelles, d’associations, etc, c’est parce que j’ai mené un travail de réseau. Je ne suis qu’une goutte d’eau, et une multitude de gouttes d’eau sont venues m’épauler. Tout seul, je ne suis rien. Toute ma vie, j’ai fait un travail de fond pour que les gens comprennent ce qu’est le handicap et ce qu’est la vie avec un handicap, les points négatifs, les points positifs. De manière à ce qu’ils se préparent quand ça leur arrivera. Qu’ils n’entrent pas comme moi dans un monde inconnu. Que quelque chose soit prévu pour les accueillir, pour les guider, etc. Moi, quand ça m’est arrivé, il n’y avait rien, mais alors rien de rien ! C’était la rase campagne, on venait de faucher les blés et puis c’était fini.

    J’ai quatre surnoms, les deux premiers m’ont été donnés par mes amis :
    – MacGuyver, parce-qu’avec pas grand-chose, je fais énormément de choses ;
    – Bulldozer, parce que quand je suis en route, pour m’arrêter…

    Le troisième vient de mes adversaires politiques, qui m’ont surnommé TNT, alors que je suis contre la violence. Simplement : « quand on essaie de te manipuler, tu redeviens à l’état liquide ». Et qu’est-ce que le TNT à l’état liquide ? C’est de la nitroglycérine. Donc ça pète dans la gueule de celui qui me manipule. Quelque part, c’est un hommage à mon intégrité.

    Le dernier surnom, c’est la presse qui me l’a donné. Elle m’a surnommé pitbull : « quand vous tenez un os, vous ne le lâchez pas ». Et ça me définit aussi.

    Et au travers de ces 4 surnoms, on m’a à peu près défini en globalité.

    En 1996, dès le premier Téléthon, je me suis engagé. Le centre de promesse à l’époque se trouvait au premier étage de la mairie annexe des Grésilles [quartier de Dijon], inaccessible en fauteuil. J’ai donc monté l’escalier sur le postérieur en tirant mon fauteuil, sur lequel je suis remonté une fois en haut. Ça a surpris les gens, mais j’étais hyper heureux. Parce-qu’ils se sont rendus compte de ce qu’il avait fallu que je dépasse. L’escalier faisait quand-même une quarantaine de marches, et avec le fauteuil à tirer, je n’avais plus qu’une main de libre sur laquelle m’appuyer. Depuis ce jour-là, excepté ces deux dernières années où pour raisons de santé je n’ai pas pu m’y rendre, je n’ai jamais manqué un Téléthon au centre d’appel de Dijon. C’est le dépassement du handicap, la démarche d’apporter une solution, c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à une personne qui est malheureusement née avec une maladie génétique. J’étais en 1996 avec le jeune Alan, que je suis toujours d’ailleurs à distance, atteint de la myopathie de Duchenne. Grâce aux avancées de la médecine, alors qu’il n’avait que quelques années à vivre, maintenant il doit approcher ses 30 ans, et il est en couple. Ça, pour moi, c’est une victoire. De la médecine, et de l’ensemble des citoyens. C’est la preuve que quand on peut se mettre tous ensemble, on est capables d’abattre des montagnes. Certes, ça demande du temps, mais on y arrive. Et ça, pour moi, c’est l’important. C’est ça aussi la cohésion d’un peuple.

    Pour en revenir au handicap de façon plus générale, en 1998, je voyais qu’au niveau européen et international, ça ne bougeait pas. En France, ça commençait à frétiller dirais-je. J’ai compris qu’il fallait taper sur l’Europe. C’est là que j’ai fait mon premier raid sur l’Europe. Donc je suis parti de Dijon avec ma gueule enfarinée en me disant : « je fais Dijon – Paris en fauteuil, avec mes deux chiennes d’assistance ». Une fois arrivé à Paris, j’ai annoncé que j’allais à Bruxelles. Avant de quitter Paris, j’ai voulu rendre hommage aux morts pour la Nation. Je suis arrivé place de l’Étoile, je l’ai traversée, les policiers étaient surpris et m’ont demandé pourquoi je ne prenais pas le tunnel. Je répondais : « Monsieur, vous m’excuserez, mais le tunnel n’est pas accessible ». J’ai rendu hommage devant la flamme, en civil, sans saluer mais en relevant la tête. Une fois fini, les policiers ont bloqué la circulation pour que je puisse traverser la place, alors que j’étais tous les jours sur la route en fauteuil !

    Je suis arrivé à Bruxelles. On m’a amené auprès des commissaires européens dans la salle de repos de la Commission. Nous avons parlé, le programme Helios venait de se finir [programme d’action communautaire appliqué entre 1988 et 1991]. J’ai dit : « on ne peut pas en rester là ». Peu de temps après a été décidé la prolongation du programme Helios par le programme Helios II [initié en 1991]. Qui a amené la création de la commission Handicap au sein de la Commission européenne.

    Là, j’annonce à une journaliste avec laquelle j’avais rendez-vous, que mon tour continuait. C’était en réalité un raid à travers l’Europe, qui allait passer par l’Allemagne, la Tchéquie, l’Autriche, de nouveau l’Allemagne, puis la Suisse. But : rencontrer le directeur du Palais des Nations [siège européen des Nations unies]. Je suis reparti. Je n’ai pas pu faire l’étape Bonn-Berlin-Tchéquie, à cause de la blessure d’une de mes chiennes, qui avait marché sur du verre. Je suis reparti de Vienne. A Genève, on m’a amené au Président du palais des Nations, qui est le sous-secrétaire général des Nations unies. Le Président a été surpris lorsque je lui ai annoncé le résultat de notre enquête : au niveau mondial, il y avait un milliard de personnes en situation de handicap. Il a pris la décision de créer un groupe de travail. Je n’y ai pas participé, j’y ai des contacts, mais je me maintiens à l’écart. C’est leur travail, pas le mien. Des résultats de cette commission de travail est née la convention internationale des droits des personnes handicapées, ratifiée par l’Assemblée plénière des Nations unies en 2006, ratifiée par la France en février 2010 et entrée en vigueur en mars 2010. Je suis l’étincelle qui a déclenché le travail, mais je ne suis pas le réalisateur. Je tiens à le préciser.

    J’ai ensuite fait un second tour d’Europe en 2000. Toujours pour la sensibilisation et une prise de conscience d’harmonisation au niveau européen du droit, qu’un handicapé pouvait apporter de la valeur ajoutée à la société. C’était une boucle, sans destination. Mon but était le changement du regard relatif aux handicaps. Je suis passé par d’autres voies, dont l’Italie et la Suisse. Je peux vous dire que le col du Grand-Saint-Bernard en fauteuil, avec une remorque de 150 kilos derrière, c’est hard.

    En 2008, j’ai constaté tant sur moi que sur d’autres des dysfonctionnements de la nouvelle loi de la PCH [prestation de compensation du handicap], et que d’un département à l’autre, c’était du grand n’importe quoi. J’ai fait un tour de France pour dénoncer cela, et ensuite j’ai été en Allemagne où j’ai remonté la vallée de la Ruhr jusqu’à la Hollande.

    L’engagement politique
    A mon retour en France, à Lille plus précisément, et toujours en 2008, il y avait Jean-Louis Fontaine [Président du Collectif des Démocrates Handicapés, CDH], et des représentants de la ville de Paris. J’ai pris la décision de m’engager aux côtés de Jean-Louis Fontaine. J’ai été nommé conseiller aux affaires européennes du CDH. On a monté une liste aux élections sénatoriales, celles de 2011, si mes souvenirs sont bons. On a eu 1 voix, sur les 8 qui étaient disponibles, ce qui était bien pour un petit parti comme le nôtre. Je suis devenu ensuite vice-Président du CDH. A la mort de Jean-Louis Fontaine, on a décidé de refondre le CDH. Puis, pour des raisons financières, le parti a disparu.

    J’ai entre-temps rallié le PS, j’ai porté la campagne de 2012, puis la campagne du Congrès de Toulouse, toujours en 2012, puisque j’étais le représentant de la motion 4 [dont le premier signataire était Stéphane Hessel]. J’ai été élu au Conseil national du PS. Je n’ai jamais été un homme de tribune. J’étais un homme de couloir, pour rapporter et faire remonter les informations sur la réalité politique du terrain. Pour moi, c’était naturel, car je n’ai jamais couru après un mandat. J’ai rejoint la commission Handicap et exclusion, j’ai travaillé sur une charte Handicap à direction des adhérents, car il n’en existait que pour les salariés du Parti. Je me suis fait aider pour les handicaps avec lesquels je n’étais pas familier. Le Parti socialiste est ainsi le seul parti de France à avoir une charte handicap à direction de ses militants et sympathisants. En 2015, lors du renouvellement du Conseil national, j’ai été signataire de la liste de Florence Augier, mais je ne me suis pas enregistré comme candidat à quelque instance que ce soit. J’avais le pressentiment que mon état de santé allait se dégrader. Un mois après, ça a été la cascade, les opérations, toutes en urgence absolue, et le reste. Occlusion intestinale, torsion de l’intestin, occlusion, torsion…

    A ce moment-là, je n’avais pas encore pris ma décision. Je crois qu’elle a mûri pendant le confinement. C’est un cheminement, mais toute ma vie, tout ce que j’ai fait, c’est toujours parti d’une chose : j’ai senti qu’il fallait que je le fasse au fond de mes tripes. Je suis quelqu’un qui ne regarde pas derrière. Ce qui est passé est passé, maintenant je regarde devant. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai une certaine liberté de parole, et de la profondeur dans mes analyses.

    Et par rapport à ça, j’enlève tout ce qui touche au matériel. Les affaires, entre mes mains, n’ont toujours été que de passage. Je ne me suis jamais considéré comme propriétaire de telle ou telle chose. Pour moi, la vie me les a confiées, pour le temps que j’en ai besoin.

    Je suis arrivé à un stade où je contacte les gens par internet, par Skype, mais c’est pas ça avoir une vie sociale. Je ne peux plus participer aux réunions auxquelles je participais, apporter mon point de vue, être « le poil à gratter » comme on m’appelait au PS.

    Le contexte politique de la demande
    Vous qui aimez bien le poil à gratter, je vous propose de terminer par une petite question politique. On a dit que Vincent Humbert avait demandé au Président Jacques Chirac d’autoriser un médecin à l’euthanasier. Chantal Sébire, en plus d’une demande en justice, a demandé au Président Nicolas Sarkozy à pouvoir bénéficier d’une euthanasie, comme vous le faites sous Emmanuel Macron, même si, comme je vous l’ai dit, juridiquement ça ne tient pas la route. Le Président de la cinquième République a beaucoup de pouvoir, mais heureusement il ne peut pas pratiquer une sélection sur dossier de qui peut vivre et de qui peut mourir. Ce serait totalement arbitraire. Quoi qu’il en soit, tous les demandeurs étaient proches de l’ADMD, elle-même proche du Parti socialiste. Il se trouve que quand François Hollande était Président de la République, personne ne lui a rien demandé. Comment vous l’expliquez ?

    Je vais vous répondre tout simplement parce-qu’il faut un certain courage. Il faut pouvoir se projeter en public. Les gens préfèrent partir dans la discrétion. En se pendant, en prenant une arme à feu. Un époux, c’est arrivé il y a encore très peu de temps, il est en prison d’ailleurs l’époux [l’enquête est toujours en cours, les circonstances ou les raisons du passage à l’acte ne sont pas encore établies], il a tué sa femme qui était à un stade très avancé d’Alzheimer. Il a voulu retourner le fusil contre lui, et il s’est loupé. Il faut savoir que malheureusement dans nos campagnes, c’est monnaie courante chez les personnes âgées.

    Pour ce qui est des cas comme le mien, c’est un contexte, c’est la rencontre d’une personne et d’une situation qui amènent à cela. Moi en 2015, je n’étais pas du tout dans cette optique. J’ai commencé en 2018 à y réfléchir.

    Donc vous pensez qu’il n’y avait pas un seul cas en France sous la Présidence de François Hollande ? Vous ne pensez pas que c’est un tout petit peu politique, il y en a un par mandat, sauf quand c’est un socialiste au pouvoir.

    Pour Chantal Sébire, c’est arrivé sous Nicolas Sarkozy, mais si c’était arrivé après, elle aurait fait la même demande.

    Mais est-ce qu’elle aurait été autant soutenue par l’ADMD par exemple ?

    Ça, je n’en sais rien. Moi, ça se serait présenté en 2014, François Hollande ou pas ça, aurait été la même démarche. Sous François Hollande, on a rediscuté la loi Léonetti. Les directives anticipées, c’est une avancée. Malheureusement, les médecins, du haut de leur mirador, ils s’assoient dessus.

    Pour moi, l’intérêt de ce combat, c’est rappeler aussi aux médecins qu’ils ont l’obligation de moyens, mais qu’ils n’ont pas l’obligation de soins. Ils doivent peser le pour et le contre avant de sauver quelqu’un. En sauvant quelqu’un, ils doivent savoir en conscience les répercussions que ça va avoir sur la vie de la personne. Et malheureusement, beaucoup de médecins ne se rendent pas compte de l’action qu’ils engagent, au moment où ils l’engagent, et ça a été le cas pour moi, plusieurs fois, puisqu’ils ont par trois fois outrepassé mes directives anticipées d’interdiction de réanimation. Ils se prennent pour Dieu : « je vais sauver cette personne ». Et une fois que la personne est sauvée, elle doit se démerder dans l’état dans lequel elle se retrouve. C’est ça mon combat : savoir quand il faut laisser partir une personne. Avant on avait les pachas, maintenant ils se croient Dieu.

    Votre combat est très juste, l’aspect juridique, à la limite on s’en moque que ce soit viable ou pas, parce que vous posez une question plus vaste, et c’est une très bonne chose.

    Voilà.

    Je vous dis juste qu’il y a quelque chose d’étonnant à formuler une demande totalement inconséquente, et même aberrante juridiquement, systématiquement à des Présidents de la République quand ils ne sont pas au PS, et à ne pas faire de telles demandes quand c’est un Président PS.

    Je tiens à apporter une précision : je suis membre de l’ADMD, mais je suis aussi membre d’Ultime liberté, comme je suis membre de l’APF, comme je suis membre de l’AFM [Association française contre les myopathies]. Donc je ne suis pas plus impliqué que ça. C’est moi qui ai appelé l’ADMD, et non l’inverse. C’est la même chose pour Ultime liberté.

    Conclusion
    Pour finir, je reprendrai l’expression qu’a utilisée François de Closets aux Grandes Gueules, en parlant de la fin de vie et de pourquoi j’entamais ma démarche, dans un débat empreint de justesse et de respect (j’ai apprécié) : « on naît en République, on meurt en théocratie ». C’est une expression que je reprends à 100 %.

    vivresamort.org
    https://wp.me/pbXYER-2C

    1. Quand je pense que chaque anèsthésiste- réanimateur sait endormir un patient , tout comme chaque vétérinaire sait endormir un chien . Cherchez l’ erreur !!!

    2. Noëlle,
      Je ne trouve aucun mot juste pour dire mon ressenti après ce témoignage magnifique !
      Le premier sera donc : respect ! Votre dignité, votre intelligence votre courage sont un exemple à suivre pour nous tous. A la lecture de votre témoignage j’ai ressenti en moi une pulsion d’amour qui va vers vous, vers le chemin que vous avez emprunté. Puisse cette pulsion être présente à votre esprit dans les jours à venir. Je sais… C’est peu mais c’est profondément sincère. Du très fond de votre souffrance vous me donnez du courage encore pour affronter mon cancer, pour affronter la vie et la mort avec dignité. Comme vous le faites ! Merci Noëlle ! Merci à vous ! Vous êtes une personne magnifique !!!

    3. Bravo à Alain Cocq pour son immense
      courage ! On ne peut que rester humble face à sa situation qui j’espère
      sera très médiatisée pour faire réagir
      toutes les opinions en vue d’une
      nouvelle législation. Alain Cocq, vous
      avez mon admiration et toute ma
      sympathie ❤️

        1. Alain Cocq a fait une demande au Président de
          pouvoir bénéficier d’une
          prise d’un barbiturique
          létal qui lui éviterait la déshydratation et autre
          arrêt de toute médication.
          Il est condamné par une maladie orpheline. Il souffre horriblement.
          (voir les entretiens)
          Il est soutenu par l’ADMD et par Ultime Liberté.
          Aujourd’hui a eu lieu
          entre lui et la conseillère
          santé de l’Elysée une discussion par vidéo
          conférence. Espérons qu’il
          a été entendu, sinon il
          n’acceptera pas la sédation
          profonde et continue puisqu’il veut rester conscient jusqu’au bout.
          Cet homme de 57 ans qui souffre et se bat depuis 34 ans mérite tellement d’être entendu !!

          1. Non seulement il
            “mérite “d’être entendu , mais c’ est son droit . Comment ne pas respecter le droit à l’ autodétermination d’ un adulte lucide , arrivé à la fin de sa vie ?

          2. Dans l’idéal c’est son droit, mais pas dans la loi francaise, c’est pourquoi il a demandé “ce droit”
            et hier a eu lieu la
            discussion avec la
            conseillère santé de
            l’Elysée. Tout Français
            devrait avoir ce droit !
            C’est ce qu’il réclame
            de façon très héroïque puisqu’il
            refuse la sédation et
            risque de mourir
            sans traitement de
            confort, juste avec un
            peu de morphine.
            Il va se faire filmer
            et va publier sa fin sur sa page Facebook…Pour
            que les Français sachent comment on
            meure en France…

          3. Quel courage et quelle détermination !

            Si le ministère de la Santé reste insensible à la souffrance de cet homme , c’ est une preuve de la lâcheté et de la bêtise de ceux qui nous gouvernent , sans parler du manque d’ empathie pour cet homme qui va mourir , quoi qu’ il arrive . Il ne s’ agit même plus de lui “ sauver la vie “ comme ils prétendent pour les vieux qu’ ils enferment dans des Ehpads sans leur demander leur avis .

          4. Bonjour Laure,
            Oui, il mérite d’être entendu et respecté !
            Peut-on nous, à notre niveau … (signatures etc… ) l’aider ? C’est une question que je me pose et que je pose à tous.
            Bonne journée de vie à tous…
            Nous pensons à lui…

          5. Bonjour Patricia,
            Alain Cocq a beaucoup de soutiens.
            Monsieur Romero, président de
            l’ADMD, était avec lui hier pour la
            discussion avec la conseillère santé
            de l’Elysée. Alain Cocq a eu d’importantes fonctions dans les associations d’handicapés au niveau national et Européen et a beaucoup de soutiens de ces associations. L’association Ultime Liberté le soutient également (ce n’est pas lui qui les a sollicitées mais elles se sont manifestées à lui quand elles ont connu son projet).
            Il a une page Facebook et twitter et
            je pense que twitter est le mode de
            de communication idéale pour diffuser
            un soutien. Beaucoup de communication est faite par internet,
            mais je n’ai rien lu au sujet d’une
            pétition. Si rien n’est favorablement
            décidé pour lui, il commencera l’arrêt
            de l’hydratation et alimentation et
            autres traitements dès le 4 Septembre.
            Il le fait pour faire avancer la loi,
            pour tous les Français ! Cela fait frémir…Quel courage !

          6. Laure, vous écrivez : “Si rien n’est favorablement
            décidé pour lui, il commencera l’arrêt
            de l’hydratation et alimentation et
            autres traitements dès le 4 Septembre.
            Il le fait pour faire avancer la loi,
            pour tous les Français ! Cela fait frémir…Quel courage !”.
            Je vous rejoins et j’irai voir sur Face. Peut-être nous lit-il ? Et sait-il combien nous pensons à lui avec admiration et bienveillance, je le souhaite.
            Bonne journée à vous et à tous.

          7. Re Bonjour Laure,
            Je suis allée voir sur Face B. : effectivement, il semble bien entouré et déterminé.
            Je n’ai qu’à souligner encore ici son courage, sa dignité et mon admiration. Je le fais ici.

          8. Il suffirait d’un anesthésiste-réanimateur courageux et déterminé pour mettre fin aux souffrances de cet homme .Il suffirait d’ un mot du ministre de la Santé pour décriminaliser un acte humaniste .

          9. Bonsoir Patricia,
            J’ai regardé les tweets via internet
            et j’ai vu que beaucoup de gens
            adressent un tweet à Emmanuel Macron et Olivier Veran pour plaider pour Alain Cocq. Je ne suis pas abonnée à Twitter. Sinon on peut
            écrire à @EmmanuelMacron
            et à @olivierveran
            ce sont leurs adresses.
            Bonne soirée

          10. Bonjour Laure,
            Merci pour les liens.
            Pour tweet je ne sais pas faire, mais les deux autres, je le ferai.
            Belle journée à toi et à tous.

          11. Bonjour Patricia,
            Aujourd’hui je lis un article d’une demie
            page publié dans Le Monde au sujet
            d’Alain Cocq. L’article est complet,
            la demande d’Alain Cocq au Président
            bien expliquée, les conséquences si
            réponse négative plutôt terribles.
            Le Président devrait se rendre compte
            du capital d’empathie et de reconnaissance qu’il aurait des
            Français s’il acceptait la demande
            d’Alain Cocq et par la même occasion
            s’il faisait évoluer la loi Clays-Leonetti.
            Tout le monde penserait qu’il a fait
            mieux que tous les anciens présidents.
            Comme c’est quelqu’un qui nous
            surprend souvent, pourquoi pas !?
            L’optimisme et l’espoir ne tue pas !
            Bien à toi,
            Laure

          12. Bonjour Laure,
            Je ne te l’avais pas dit mais j’ai écrit
            au Président Macron en mon nom afin de plaider la cause d’Alain Cocq.
            Maintenant, je le suis (Alain) sur Face Book.
            Sa demande de sédation profonde ayant été déboutée : il va se mettre lui même en phase “terminale” : il va faire cesser dès le 4/09 au soir toute alimentation artificielle, et soins, excepté la morphine.
            Il va donc vivre là un ultime combat qu’il mène pour montrer que la loi en France est absurde !
            Il sera filmé.
            Il est lucide et sain d’esprit.
            Il sait qu’il va souffrir, il ne sait pas combien de temps son corps va supporter cette souffrance : ceci est abominable à lire… à dire…
            Mais il le fait pour être délivré de son corps souffrant
            Et SURTOUT pour plaider la cause d’une loi en France autorisant la mort assistée à tous !
            Nous pouvons tous le retrouver sur Face et lui témoigner notre empathie.
            Sa décision est irrévocable.
            Voilà où j’en suis pour le moment.
            Son choix, je le respecte, sa peur, par mon cancer … Je la comprends …
            Je vous souhaite une belle fin de journée à vous Laure et à tous.
            Patricia

          13. Pour Laure, pour nous tous : copié/collé des dernières news (il y a une heure dans la presse) :
            “Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero-Michel milite pour les droits de patients en fin de vie depuis de nombreuses années. Cet élu, adjoint à la maire Paris, comprend et souscrit au combat d’Alain Cocq.

            “Il est un symbole de force et de courage, même s’il n’aime pas qu’on dise cela de lui. Il montre à quel point nos lois ne sont pas adaptées et à quel point on meurt mal dans notre pays, qu’on n’a pas le droit de choisir le moment et la manière même quand on a des souffrances qu’on ne peut pas aujourd’hui médicalement soulager.”, renchérit Jean-Luc Romero-Michel.”

          14. Les médias (visuels) ne se sont pas
            encore emparé du sujet. Les journaux
            sont à peine lus, mais je sais que le
            Monde est distribué dans tous les
            ministères. Alain Cocq devrait
            mettre ses vidéos sur YouTube qui
            est plus accessible que Facebook.
            Je ne veux pas m’inscrire sur Facebook
            car c’est assez intrusif. J’espère que
            cet homme aura des médecins
            humanistes autour de lui.
            Bonne journée à tous

          15. Bonjour Laure, Alors pour Face Book : je me suis inscrite avec un faux nom et une faux âge (je me suis vieillie) ça suffit : avec ça tu entres, tu peux voir, lire… Interagir .
            Pour Alain Cocq, je ne sais pas si tu as lu mon dernier commentaire. J’interviens sur Face pour (comme tant de gens) le soutenir. Pour Monsieur Cocq : moi ce que j’aimerais : c’est que Monsieur Macron accède à sa demande, faisant cela il va le délivrer, ET faisant cela il va devoir faire revoir la loi (c’est aussi et surtout le but de cet ultime combat de A. Cocq)… Dans “mes rêves” je me disais hier : “Non, mais ça tient la route mon truc : si Macron obtient l’aval d’un comité d’éthique exceptionnel, il autorise la mort digne de A. Cocq ET… Il remet en cause l’actuelle loi Léonetti…”. On peut toujours rêver…. Je pris le Ciel pour que ce combat qu’il va entamer ce soir ne soit pas trop cruel pour son corps. Tout ceci est affreux. Pas plus ni moins que pour toutes les autres personnes qui l’ont vécu, et ceux qui vont le vivre tant que cette loi en France ne sera pas changée. Il faut espoir garder. Je te souhaite une belle journée Laure, ainsi qu’à tous ! Patricia

          16. Bonjour Patricia,
            Ce matin à 8h35 sur CNews petit
            reportage sur Alain Cocq et interview
            de Jean Luc Romero. Le président
            a répondu à Alain Cocq. Le
            résumé du refus de sa lettre se
            trouve sur Le Figaro et autres sources.
            On peut trouver sur YouTube aussi.
            Je souhaite que sa démarche ne soit
            pas vaine pour une modification de la loi dans un futur proche, et qu’il ne souffre pas trop (si c’est possible).

            Bonne journée à toi et à tous.

          17. Bonjour Laure, Bonjour à tous,
            Merci pour les liens, oui, moi aussi je suis tout ceci en “temps” réel. La détermination d’Alain Cocq est irrévocable, la réponse de Monsieur Macron également.
            Je pris le Ciel maintenant en mon coeur pour que son agonie soit brêve.
            Pour que son ultime combat soit entendu et que la loi Leonetti en France soit revue.
            Je pense à lui, je pense à tous ceux qui vivent la même chose dans l’ombre…
            Soyons solidaires en nos coeurs, et lorsque nous le pouvons, en actes.
            Avec mes profonds respects, mon émotion pour cet homme de grande qualité.

          18. Re Bonjour Laure,

            Je viens de lire les toutes dernières nouvelles de Monsieur Cocq.
            Sa décision est toujours irrévocable : il va se laisser mourir dans d’atroces souffrances, ceci est inacceptable (en Fance et partout dans le monde !).
            Je réagis, une fois de plus…

            Voici mon message de l’instant à Monsieur Macron.

            “Bonjour Monsieur Macron,
            Voici la troisième lettre que je vous écris (sans réponse).
            De nouveau, et parce que c’est urgent… Je viens plaider la cause de Monsieur Alain Cocq.
            Je suppose qu’il est en votre pouvoir d’examiner (rapidement) son cas auprès d’un comité d’éthique ET d’ensuite étudier et re-considérer la loi en France sur la mort assistée.
            Je fais appel ici à votre compassion, en qui j’espère avoir raison d’avoir confiance.
            Ce Monsieur va subir des tortures indignes de notre pays de Liberté que vous représentez !
            Il le fait dans son ultime combat, pour lui-même et pour tous les Français.
            Sachez, je vous en prie, lui rendre hommage, et libérez-le de sa cruelle fin à venir ( cette agonie commencera ce soir, je ne vous l’apprends pas, et sera filmée pour que tous les français voient comment l’on meurt encore en France) sans réaction de votre part !
            Par ailleurs, cette loi DOIT être votée en France pour tous les Français !
            Les médecins, dont mon cancérologue, sont bien au clair sur cette position : ils ne peuvent agir qu’avec l’aval d’une décision claire législative !
            Je vous remercie de m’avoir lue, je vous remercie pour la clémence que vous apporterez à la demande de ce Monsieur Cocq.
            Avec mes respects.
            Patricia Louise Blanchet.”

            Ceci est la réponse automatique de l’Elysée (ce 3 ème message est donc bien reçu !).

            PS : Nous pouvons, ici, tous faire ceci…
            Pour Monsieur Cocq, pour que la loi soit changée en France.

            Bonne journée à tous.

  52. Hello again.
    thanks for your answer.
    There are two questions in your answer.
    1) Do you really think that God is interested in the lives of billions of people on our Little planet?
    2) we kill those who our power-based governments tell us to kill. Do you sincerely believe that this is God’s will?

    I will first answer your questions. In the first question, I think God cares about everyone. There is the world to which God bestowed life in this universe system. there is sun rising every day. there are rains falling. There are 4 climates and thousands of nutrients coming from the soil. We are the stingy ones. Have we ever taken water there for hungry people in Africa and taught people agriculture? it’s not god’s fault. It is not God’s fault to melt thousands of carbon into glaciers every day. It is not God’s fault to exploit people by marketing education and science to all parts of the world. It is said that even the covid 19 vaccine will be sold for money. it’s not god’s fault. yes, every part of the world is not the same. but it is in our hands to beautify every part of the world. therefore God gave wisdom and reason. but we were stingy. we were selfish. we just wanted to use it ourselves and drowned the world with injustice and injustice. This applies to my country and to your country. If God had a fault it would be like this; it leaves us like homosapiens and we would still be living in the cave. no god didn’t do that we did. we still do. as far as I understand you have already given up in this situation. instead of beautifying this world and educating us with your wonderful life, you run away by choosing death. I will never forgive you and others like you.

    My answer to your second question is this; yes our governments order and we kill a lot of people. god damn all governments. but we give the duty to governments with our votes. We are not telling them that we do not want war. Because of our greed, we are strengthening our soldiers by saying “yes give more”, yes just give me “to our government. We actually bring our own ends to ourselves. I think the desire of the new generation of people to live in peace will give us life.

    If there really is a god, can you defend yourself against God? God tell you, “Why did you choose the easy death instead of sharing your knowledge and experiences with people and enlightening them? “If he asks, what will you answer?

    I am a Muslim. In my belief, committing suicide or killing a person causes eternal punishment of hell. killing a person to take his own life is the same as killing a person. So I do not want you to be burned. Please come, let’s fight for the humanism you believe in. What is old age.” We will all be old. Old age is a period of wisdom.We can benefit people by showing this wisdom not as ending life, but by showing them goodness, love, and righteousness.

    I want to finish all of what I have written to you with a question; think of the shadow of an 80-year-old tree.Imagine that birds make nests on it. Imagine children having a picnic in the shade of it. Now if I cut down this tree, what would you say to me? Your answer would be “you are a very bad person”. I say yes you are right. well what are you doing yourself? respects …

    1. Bonjour,
      Merci pour ce texte incroyable de
      Guy de Maupassant ! Tellement moderne !
      Est-ce que quelqu’un suit l’histoire
      d’Alain Cocq et de sa mort programmée – et déprogrammée –
      qui a été très médiatisée ?
      Bonne soirée

    2. Je voudrais ajouter à mon commentaire
      que cet homme (Alain Cocq), qui avait
      déjà beaucoup souffert, s’engageait
      dans quelque chose de terrible et
      j’ai trouvé très bien qu’il ait été
      emmené à l’hôpital pour des soins
      pallatifs, peu importe que ce soit lui
      qui l’ait demandé ou bien son
      entourage. Je ne pense pas que l’on
      obtiendra cette loi par des actions
      aussi extrêmes, qui ont mis les
      gens empathiques dans un grand
      malaise. Je lui souhaite une continuation paisible, sans médias ni
      réseaux sociaux, et sans souffrance.

  53. Je suis passé à côté de la mort en 2019,je n’avais que 36 ans, j’ai eu peur, incroyablement peur.
    Aujourd’hui je profite de chaque seconde, de chaque lever de soleil avec une intensité démesurée.
    En vous écoutant, en vous lisant, je ne peux que vous admirer, vous avez compris la vie, son but et la place qu’elle doit occuper.
    Nous n’étions pas la avant de vivre, nous ne serons plus là après la vie, ce qui compte c’est que faire de ce temps qui nous est imparti.
    Bon sang j’aimerai avoir une femme comme vous dans ma vie ❤️
    Vous êtes libre Jacqueline, voilà un magnifique choix de vie…
    Bien à vous.
    Un admirateur

    1. I think you should be a fan for her choosing life, not for her choosing death. I don’t understand sir, you want this lady to die. you made a very silly comment. I’m sure you won’t remember after he dies. We must provide the conditions for this lady to live.

  54. Bonjour Jacqueline ! Je viens d terminer votre livre, bravo pour votre lucidité et aussi votre humour. Lire un tel livre sur un sujet sérieux est top ! Je crois a une vie après la mort, donc je trouve “mourir” plutôt sympathique. Mais pour l’agonie, je ne suis pas d’accord. Chaqu’un devrait avoir la possibilité de dire “stop”. Parfois cette sécurité pourrait prolonger une vie, car ça évite un acte de panique. Derrière votre humour je vois beaucoup de souffrance, heureusement qu’il y a Marco 😉

  55. Dear Jacqueline,
    I do like to invite you to come Turkey and meet with me and my family.
    I am Mustafa, a Turkish guy, have a beautiful wife and three good children.
    I heard that you postponed your decision. I appreciate your decision. Not only you want and like to live forever, but also who doesn’t care or like. I mean everybody likes and wants to live forever. we softly think it is easy to live forever, if you have a chance, you may travel, and also find people to meet. It makes you happy and gives you freshness when you visit new places and new people. We want to show you our hospitality and kindness so we do like to see you in our country and in our warm home.
    Please don’t attach my this mail to your comments above because this isn’t a comment this is only and simply an inviting letter. I attach my e-mail address in below to get in touch with further messages.
    With my warm regards, Mustafa.

    1. Thank you . I am in Bali right now . I travel a lot and have met so many people . My decision is based on a lucid and realistic evaluation . Of course , life can be very sweet but the older you get , the more liable you are to get into serious problems . I would rather not take that chance . What for ? Thank you anyway .

      1. Dear Jacqueline,
        I’m happy you were able to make it to
        Bali and be there for your gandson’s
        birth ! As Paris is not a place to be for
        quite a while it’s nice you may be
        able to spend Christmas with your
        family !
        Have a nice stay ☀️
        Best thoughts
        Laure

  56. Contente que vous soyez encore parmi nous 😉
    Je pense que vous resterez encore parmi nous un bon petit moment car je suis persuadée que la vie va encore vous surprendre, vous émerveiller (la naissance d’un de vos petits enfants est d’ailleurs une preuve de cela )!
    C’est en tout cas ce que je vous souhaite de tout coeur…
    J’ai voulu vous envoyer ce petit message alors même que je suis très mauvaise en écriture… Je voulais juste laisser parler mon coeur …

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