La raison en Suisse et la folie en France

Le week-end dernier, j’ai lu deux articles sur le suicide assisté, l’un dans la Tribune de Genève et l’autre dans Libération.

Le premier, rédigé par un avocat suisse, Pascal Rytz, se pose la question “aider à mourir. Quand est-ce punissable ?”

Et il décrit la loi suisse qui ne trouve que c’est un délit que lorsque le motif de l’accompagnant est égoïste (héritage ou simple méchanceté) et lorsque le patient n’est pas (ou plus) capable de discernement.

L’académie suisse des sciences médicales pense qu’il faut y ajouter une maladie incurable. Donc, un patient âgé qui souffre de polypathologies invalidantes liées à son âge et dont la lucidite et la capacité de discernement sont évidentes peut bénéficier en Suisse d’une aide médicale à mourir.

Pascal Rytz connaît son sujet et sait l’expliquer en une demi-page.

Par contre, Madame Roudinesco répond dans Libération aux féministes qui demandent le choix de disposer de leurs corps comme elles ont voulu le faire pour la contraception et pour l’IVG que ce combat n’a rien à voir avec le leur. Le foetus serait moins vivant qu’un vieillard qui demande à mourir. Drôle d’affirmation, car le foetus a la vie devant lui. Pas le vieillard.

Ce qu’elle ne comprend pas, cette dame, c’est qu’il s’agit du même droit : celui de disposer de son corps. C’est de cela qu’il s’agit. De plus, cette dame ne semble pas connaître l‘étymologie du mot euthanasie : thanatos= la mort et eu= bon et bonne . Ce qu‘ont pratiqué les Allemands, c’est le contraire du choix que nous demandons. Ils ont assassiné des millions de personnes sans leur demander leur avis.

Certes, ce n ‘est pas quand et n’importe comment qu’on peut espérer une assistance médicalisée à mourir.

Il y a des règles que j’ai énoncées plus haut. Ce n’est donc pas “quand on veut”  ni “comme on veut”. Il n’est pas question d’aider les personnes dépressives ou déprimées pour des raisons circonstancielles. Il n’est pas question d’aide non-médicalisée à mourir.
Cette dame parle du suicide de Gunter Sachs comme d’un acte naturel. Je me demande ce que préfèrent les proches : trouver des morceaux de cervelle partout ou un parent qui s’endort, le sourire aux lèvres ?
Les suicides violents sont épouvantables et ratent 49 fois sur 50. Il faut connaître son sujet, Madame Roudinesco, avant d’affirmer de telles sottises .

Ce sujet est bien trop grave pour ne pas réfléchir plutôt que d’ émettre des idées toutes-faites.

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

129 réponses à “La raison en Suisse et la folie en France

    1. Bravo! En plus d’aller en enfer elle-même, elle en entraine d’autres…..je la plains de ” l’autre-côté ”…..
      mais elle sera avec celui qu’elle a choisi : le diable!

        1. Bonjour Jacqueline,

          J’aimerais savoir si vous le souhaitez bien sûr de devenir votre amant jusqu’à ce que vous partiez j’ai 33 ans et votre interview sur Konibi m’a beaucoup touché. Je ne vous demande pas de m’entretenir ni autre

          1. Super gentil , mais je plaisantais sur Kombini . Je ne cherche plus d‘ amants !!! Soyez mon ami et appuyez ma cause , qui est aussi la vôtre . Nous sommes tous mortels . Sortons la mort de la zone tabou ??? nous sommes des êtres sexués . Sortons aussi le sexe de la zone taboue ????

          1. Je ne sais pas ce que vous avez vu , mais si c’ est la décision que j’ ai prise de ne pas prolonger ma vieillesse , elle ne doit rien vous inspirer : ni admiration ni mépris . Juste vous inciter à réfléchir , c’ est déjà pas mal .

        2. Alors ? C’est ce mois ci le grand départ ? Apres avoir alerté les médias vous allez au bout des choses ou on a eu droit à cet odieux tapage pour rien ?!

          1. je n’ ai alerté personne et ne suis pas responsable de “ l’ odieux tapage “
            que personne ne vous a obligé à suivre . Je ne suis redevable à personne de la manière ni du moment de ma mort .

          2. LP comme bien d’autres. Nous savons qu’ils existent ces “trolls”, madame Jencquel. Méritent plus la poubelle qu’un projecteur. Ça polluent votre blog, ces petites bêtes.

          3. Un blog permet aussi des discussions
            qui peuvent être controversées !
            D’ailleurs Jacqueline respecte les opinions de tout le monde !
            C’est certain qu’elle n’a pas à se
            justifier…
            Plus j’y pense et plus je pense que
            l’ultime liberté s’avère indispensable
            de nos jours.
            Mon journal “Le Monde” a enfin écrit
            un article sur le médecin normand
            mis en examen. Un manifeste de
            343 médecins va bientôt être publié
            par ceux-ci… Cela fera de nouvelles
            polémiques bien utiles !

        3. Bonsoir Jacqueline,
          Votre réponse à Miche est brillante. Ces personnes sont tellement malheureuses, enfermées dans des croyances rassurantes. Elles sont terrifiées en réalité.
          Je vous écris pour prendre de vos nouvelles, je vous suis depuis longtemps, j’adhère totalement à vos choix, je vous trouve merveilleuse, et aimerais savoir si janvier sera le choix.
          Je vous embrasse de toute mon affection et mon respect.

          1. Nous sommes déjà en janvier et j’ ai envie de revoir le printemps , pas la canicule .

            Ce sera au début de l’ été .. je prendrai congé de mes amis lecteurs . Merci de votre soutien . C’ est par l’ exemple qu’ on change le monde , pas par les discours .

      1. Jacqueline, quelque chose me dit que vous reculerez sans cesse la date de votre mort,et je m’en réjouis,car bien que je comprenne exactement ce qui vous anime, votre amour de la vie sera plus fort.

          1. Chère Jacqueline,
            Je ne peux pas évidemment répondre à votre
            question, qui trouvera peut-être
            réponse, enfin je
            l’espère.
            Il y a un livre plein
            d’émotions qui fait
            du bien, il vient de
            sortir : il s’appelle
            “La mère morte”
            écrit par Blandine de
            Caunes au sujet de
            sa mère Benoîte
            Groult et de sa fille
            Violette. C’est sublime
            de sentiments et de
            vérité, c’est cash et
            très subtile, et tout
            y est vrai ! Un très
            beau livre qui malgré
            le sujet fait réfléchir,
            remet les pendules en place, et est un
            “feel good book”
            par la compassion
            qu’on y ressent.
            On se sent très proches de Blandine..
            Au fait, qu’en est-il
            de votre livre en cours d’écriture ?
            Amicalement,
            Laure

          2. J’ ai lu livre de Blandine . Benoîte Groult a attendu trop longtemps . Elle n’ aurait jamais voulu une fin pareille !!

            Mon livre est terminé . Il est chez l’ éditeur . Je suis en train d’ écrire un deuxième : le compte à rebours . Si le premier a du succès , le deuxième sera publié post- mortem ( l’ éditeur fera ce qu’ il voudra )

          3. Andree
            vous reculez de + en + votre départ en Suisse??pourtant nous sommes bien en 2020,peut être fin de l’année,même si on a cette possibilité c toujours difficile d’y faire face car nous sommes programmés
            pour “vivre” et ça n’est pas toujours évident de programmer sa mort si l’on a pas de maladies

          4. Si l’ instinct de survie n’ était pas aussi fort , notre espèce n’ aurait pas survécu .

            Même avec des maladies ( à moins qu’ elles ne soient intolérables ) l’ animal en nous veut vivre . Cependant , l’ être rationnel essaie de se fixer des limites . 2020 est mon année . Le mois ? Je ne suis pas obligée de le communiquer .

          5. Chère Jacqueline,
            En dialoguant avec vous je comprends
            de mieux en mieux votre démarche
            qui est en faite conduite par une
            pensée philosophique faite de raison
            pure. Peu de personnes arrivent à
            le comprendre, et quand elles ne le
            comprennent pas elles se sentent
            comme en danger… Il faut avoir
            beaucoup côtoyé des fins de vies
            difficiles comme vous l’avez fait vous-
            même pour avoir cette philosophie,
            qui a existé en Grèce antique ou chez
            les Inuits… Je souhaiterais tellement
            qu’il y ait quelqu’un qui vous attende
            quelque part, et que ce ne soit pas
            Thanatos ! Que vous vous sentiez
            utile pour quelqu’un ou quelqu’une !
            Car c’est cela qui compte le plus dans cette période de vie au delà de 70 ans ! Si je vous adresse mes voeux pour cette année, ce sera ceux-là !
            Amicalement

    1. Merci Jacqueline pour votre réponse !
      Je pense que les filles de Benoîte ont
      attendu longtemps car celle-ci semblait
      vouloir vivre et il n’était pas question
      d’un suicide assisté impossible et pas
      apparemment souhaité mais d’une
      aide médicale à mourir comme en
      Belgique pour que Benoîte n’ait pas
      une mort douloureuse. Cela doit être
      difficile de choisir le bon moment,
      et à ce moment là Benoîte semblait
      être très proche de la fin et ne voulait
      plus manger… Ses filles ont été d’un
      dévouement exemplaires, elle a eu
      de la chance d’avoir de telles filles !
      Dans ces dernières années, mère et
      filles ont exprimé entre elles le
      maximum de leurs sentiments réciproques, ce temps donné à
      Benoîte a été difficile mais fructueux
      pour elles toutes, surtout pour
      Blandine avec la perte de sa fille…
      Même avec Alzeihmer Benoîte voulait
      communiquer avec ses filles…
      Donc, elles l’ont beaucoup protégée…
      Enfin, chacun peut avoir un point de
      vu différent, difficile de se mettre
      à leur place, même à celle de Benoîte…
      Je serai contente de lire votre livre
      lorsqu’il sera paru !
      Amicalement

      1. Jacqueline, que pensez-vous de
        ce que j’ai écrit sur le choix de
        Benoîte Groult, qui n’avait jamais
        imaginé qu’elle aurait un jour
        Alzheimer comme sa mère et sa
        sœur, et qui par conséquent n’en
        a pas fait mention dans ses
        directives anticipées ? Elle se
        pensait invulnérable… De ce
        fait, n’était-ce pas extrêmement
        difficile pour ses filles ? Celles-ci
        se devaient donc d’attendre le
        plus tard possible, mais quand
        même pas trop tard, afin que
        Benoîte puisse mourir en s’endormant comme
        elle le souhaitait ?

        1. Je pense que Benoîte aurait dû aller en Suisse au moment du diagnostic . Ce qu’ elle a fait vivre à ses filles est horrible . Elle n’ a pas été cohérente entre ce qu’ elle a écrit et pensé … puis en vivant si longtemps sans aucune raison sauf le déni de la maladie et l’ instinct animal de survie .

          1. En effet, Benoîte a
            déni sa maladie et
            son tempérament l’a
            poussée à survivre
            le plus possible…
            Là a été la grande
            difficulté pour ses filles… Cette période
            a été enrichie par
            leurs échanges affectueux. Ce livre
            mérite le prix Fémina
            ou Renaudot tant il
            est authentique !
            Mais quel horrible
            événement pour
            Blandine de Caunes
            que de perdre sa
            fille…juste pendant
            toute cette période…

  1. Bonsoir j’ai été scandalisée par l’article d’Elisabeth Roudinesco qui, comme vous l’exprimez si bien, n’entend rien à la notion de suicide assisté. Je ne comprends pas que les gens fassent si facilement l’amalgame entre ce dernier et l’euthanasie. J’en parle souvent autour de moi et même parmi des gens intelligents, jeunes ou plus âgés, cela engendre un haut le coeur et une peur viscérale.
    Ils ne comprennent pas que, comme je l’avais écrit sur une pancarte : “Ma vie m’appartient et ma mort aussi”.
    La première fois que j’ai pensé au suicide j’avais dix ans, lorsque après un accident j’ai cru que je ne pourrais plus marcher ! J’ai toujours dans ma bibliothèque “Suicide mode d’emploi” mais après m’être renseignée j’ai appris qu’il est difficile de se procurer les substances dont parlait l’auteur
    Je fais partie de l’ADMD depuis plusieurs années et je voudrais savoir ce qu’il faut faire pour me rendre en Suisse lorsque je l’aurais décidé. Lorsque mon corps sera trop lourd à porter avec les divers maux inhérents à la vieillesse. Et qui ne vont pas s’arranger, comme me disent beaucoup de mes amis.
    Ils sont en général plus jeunes que moi !
    Peut-être devrais-je passer à l’ADMD pour leur demander la marche à suivre.
    Peut-être pourriez-vous me répondre. En tout cas je vous remercie pour votre combat. Cordialement

    1. Il suffit de vous inscrire à l’ une des trois associations suisses qui aident les étrangers : Dignitas , Lifecircle et Ex International .

      1. Bonjour Jacqueline
        j’espère que vous allez bien, et je vous remercie sincèrement pour l ‘existence de votre blog.
        Je voulais moi aussi connaître les noms des associations suisses et grâce à la réponse que vous avez donnée à Jeanne c’est chose faite. Merci
        à bientôt eva

      2. Bonjour, Madame,
        Maladie incurable ou pas, état dépressif ou pas, tout un chacun devrait, à partir d’un certain âge et à sa demande, pouvoir accéder à la pilule fatale, sans avoir à s’en expliquer, ne serait-ce que pour prendre une dernière fois la pose, plutôt que d’offrir à ses proches un spectacle affligeant. Réussir sa mort me semble important. C’est, du moins, un postulat que je défends depuis des années.
        Si “durer” est le vœu suprême de la grande majorité, c’est toujours dans l’inconscience du tribut, souvent très lourd, qu’il lui faudra payer…

        Avec mes respectueux hommages.

        1. C’est tout à fait ce que je demande. Avoir chez soi la pilule fatale qui rend la vie plus sereine quand on sait qu’on l’avalera quand on aura soi-même choisi le jour et l’heure. Je suis une personne très âgée avec ses handicaps. Aujourd’hui c’est très difficile et mes proches ne me retrouveront qu’en petits morceaux. Il y a 15 ans que je suis membre de l’ADMD.

          1. Cette pilule n’ existe pas ! Et il vaut mieux être accompagné dans cette démarche que bricoler seul dans son coin . On risque de se retrouver aux urgences ou aux soins intensifs et de souffrir encore plus longtemps .

      3. Bonjour Jacqueline – Lifecircle n’accepte plus de nouvelles adhesions ;-((
        quelle tristesse même pour s’endormir à jamais, il y a la queue et la sélection est rude. Cela va faire 5 ans que j’ai adhéré à ADMD et toujours aucune avancée en France ! A vous qui avez pris cette décision et qui avez la chance de la voir aboutir en sérénité, je vous souhaite tout le meilleur.
        voici l’info sur le site “”Je vous remercie beaucoup de votre intérêt en notre organisation lifecirclce, à laquelle vous donnez confiance. Je suis désolée de vous annoncer que dès tout de suite nous avouns décidé d’arrêter d’accepter de nouveaux adhérents. Cette conséquence est devenu nécessaire parce que tous les dates officielles pour mort volontaire assistée sont déja occupés pour les prochains mois, et que nous voulons et devons garder les dates supplémentaires et d’urgence pour nos adhérents de longue durée.
        Je vous demande consideration et compréhension, qu’on ne pourra pas accepter de nouveaux adhérents pour les prochains mois.

      4. Bonjour, J’ai presque le même âge (74 ans) et partage avec vous l’état d’esprit, l’énergie, le discernement et encore la santé mais aussi le même refus depuis fort longtemps d’être la spectatrice impuissante de mon futur délabrement ! J’espère donc dans un avenir proche qu’une des associations que vous indiquez acceptera de m’accorder un ultime rendez-vous avec la vie en toute conscience et dans cette douceur que ne promette pas forcément l’aléatoire choix de substances vendues sans ordonnance…J’imagine que vous ne pouvez fournir les coordonnées de l’amie médecin qui vous accompagnera et par le biais de laquelle de ces 3 association… ?

        1. Je suis en train de réunir un dossier médical . Le suicide de bilan sans aucune pathologie n’ est autorisé nulle part , même pas en Suisse !

      1. Mais personne ne décide lequel des milliers de spermatozoides va gagner la course . Le plus rapide et le plus fort probablement … 8 milliards de personnes sur terre .. certains meurent plus vite que d’ autres . Qui décide ?

        1. Certes, la pilule fatale n’existe pas, du moins pour le tout-venant, ne serait-ce qu’en raison du manque à gagner pour les laboratoires pharmaceutiques : incommensurable.
          S’il est aussi vrai que “bricoler dans son coin” n’est pas… viable, le voyage en Suisse est proscrit aux impécunieux, alors ? Alors, pour ceux-là, dont je ne m’exclue pas, reste la méthode Villon :
          “Je suis François, cela me poise
          Né de Paris, amprès Pontoise,
          Et de la corde d’une toise,
          Saura mon col que mon cul poise !

          1. Si vous pouvez prouver que vous n’ avez pas les moyens et que votre état nécessite une aide médicalisée au suicide , l’ ADMD et l’ association suisse se chargeront ensemble des frais encourus.

  2. Il est assez choquant de lire que
    Mme Roudinesco préfère et même
    admire un suicide violent par arme
    à feu plutôt qu’un suicide assisté,
    c’est à dire encadré et pacifié avec
    complète autodétermination du
    patient ! Là est justement l’impossibilité
    de confondre suicide assisté et
    euthanasie, que l’on devrait par
    ailleurs traduire par “bonne mort” et
    qui ne fait pas partie de cette revendication des partisans à
    l’autodétermination. Commençons
    déjà en France par les maladies
    graves et incurables, ce serait faire
    un grand pas en avant que nous
    attendons tous ! Avec un peu d’espoir,
    un jour nous serons aussi avancés
    que les Pays-Bas et autres pays…

  3. Je regrette vivement, qu’à cause des peurs de procés, et de perte de leur droit d’exercer, ce qui était possible il y a plus de 50 ans en France… ne le soit plus…. Mon oncle, le frère de ma mère, dont le cancer était au dernier stade … a pu s’endormir paisiblement dans son lit, , à midi, entouré de sa sœur, et de ses neveux… Le généraliste a sa demande lui ayant fait une piqure à 9h ce 28 Aout 1974….

    En 78, c’est ma maman qui m’a dit “je pensais que ça durerait plus longtemps (en référence à l’ablation d’une partie de son intestin un an plus tôt) “mais c’est le moment… je n’en peux plus… i faut qu’on me pique” C’est le chirurgien lui-même qui lui a fait la dernière piqûre à 22h et elle s’est endormie 3 h plus tard, une main dans celle de son mari, l’autre dans la mienne. L’ambulance l’a ramenée chez elle, preuve qu’infirmière , une religieuse … , les ambulancier savaient et n’en étaient pas au premier transport d’un corps pour qu’officiellement le décès ne soit pas survenu à la clinique…)

    Je n’ai JAMAIS eu un instant de regret pour avoir demandé que la vie de souffrance de ma mère ait pu être raccourcie de quelques jours… C’était sa demande, son choix et son droiit.

    Je me suis parfois interrogée sur la philosophie des infirmières religieuses…. mais en me disant ce jour là “ce n’est pas Mme x qui crie, ce n’est plus elle” …. avaient-elles admis que la piqure salvatrice n’était plus administrée à un enfant de dieu, mais à un mort vivant… qui pouvait donc quitter ce monde…..)

    Nos gouvernements successifs ont tellement peur de perdre les votes des croyants et nous laissent nous dépêtrer entre suicides ratés, difficultés d’organiser un voyage en Belgique ou en Suisse, impossible pour ceux que l’état de santé s’est détérioré brusquement …
    C’est indigne !

    1. Les arguments religieux ne tiennent pas la route . Ce n’ est pas Dieu qui prolonge la vie .. la médecine à deux vitesses existe grâce à la science et selon l’ endroit où on vit , nos vies sont sacrées ou ne valent pas grand chose .

    2. Votre témoignage est vraiment très
      intéressant ! Oui les médecins ont
      tous peur maintenant et il est temps
      qu’il y ait en France une nouvelle
      loi pour protéger les médecins
      humanistes !

    3. Tous les “croyants” sont loins de cautionner une mort “naturelle” après une toujours trop longue et inacceptable période de déliquescence et de souffrance, quelque soit la cause ou l’âge. Je suis “croyante”, pour reprendre votre terme, fermement pour l’euthanasie et je ne suis pas la seule. La foi n’a rien à voir là-dedans : il s’agit d’avoir un cerveau et un cœur et de savoir s’en servir, ce qui, je vous l’accorde, n’est pas l’apanage du plus grand nombre.Il n’y a qu’à voir les milliers de morts lors de la 1ère grosse canicule en France, dont des corps n’ont toujours pas été réclamés, et tous ceux qui sont découverts morts chez eux depuis des années, sans que personne ne se soit soucié d’une “odeur suspecte”. Ceux qui brandissent un débile “droit à la vie” pour décider du droit des autres à disposer d’eux-mêmes, feraient mieux d’être attentifs au bien-être et au bien. vivre autour d’eux. Seule la perspective d’une mort sereine peut me permettre de bien vivre ma vie. Merci Madame Jencquel pour votre humanité et votre action.

      1. Merci à vous ! Vous confirmez ce que je crois ( croyante , moi aussi ) que Dieu est beaucoup plus grand que ceux qui prétendent le représenter . Ces donneurs de leçons qui ne bronchent pas lorsque l‘ un des leurs violent un enfant , ceux qui ne condamnent pas les guerres qui sont parfois même „ sacrées „

        1. merci Madame
          de braver les discours politiquement corrects, les dogmes et les croyances qui nous font perdre l’essentiel : l’empathie .
          Doit on subir encore l’ influence de valeurs judeo chrétienne que l’ on n’ a pas choisi forcement ou auxquelles on n’adhère pas , comment accepter le joug de ces influences
          qu’indirectement on nous impose dans la choix ultime de notre mort .
          l indignité n’ est pas dans le corps qui souffre mais dans la récusation de notre libre arbitre
          Je suis infirmière , et constate tous les jours la dépossession des corps et des volontés dans les milieux de soins, ou l ‘on sait forcément mieux ‘ce qui est bon pour vous ‘
          il en est de même pour l’ultime choix que nous pouvons encore nous permettre et qu’on ne refuserait pas un pauvre chien malade , peut être parce qu’il n’est pas capable de croire en dieu !!! lui
          il faut que les mentalités évoluent , notre corps nous appartient , au même titre que la loi sur l’avortement en France, c’ est a chaque individu de décider du cours de sa vie et de sa mort

          1. Bonsoir Massey,
            Je suis complètement d’accord avec
            vous et je trouve que l’on a régressé dans les soins pallatifs par rapport aux
            précurseurs de 1986 qui ne privaient
            pas les mourants d’alimentation et
            d’hydratation. Que pensez-vous de
            l’inculpation du médecin généraliste
            inculpé à Rouen pour avoir utilisé
            un sédatif pour des personnes très
            âgées et mourantes de maladies
            lourdes ?

          2. Bonjour Massey.
            J’applaudis à votre première phrase.
            Mais ensuite vous soulevez un énorme problème qui s’apparente à couper la branche de l’arbre sur laquelle on se trouve. En effet, quelles sont les valeurs qui ont fait notre société ? Comparons avec d’autres sociétés : la nôtre est-elle donc si regrettable ? Doit-on jeter le bébé avec l’eau du bain et tout reconstruire, ce qui est le dogme actuel de la gauche progressiste ? Est-on vraiment capable de reconstruire une société (dont la confiance mutuelle est la colonne vertébrale) en faisant fi de toute morale/référence ?
            Je vous invite à bien analyser le problème, à dédramatiser, à prendre de la hauteur, à vous responsabiliser et à ne pas chercher de bouc émissaire.
            Lorsque je parle de se responsabiliser, je parle notamment d’être responsable vis-à-vis de la question de Dieu, de ce qu’on a fait, à qui on l’a sous-traitée etc afin de ne plus se laisser imposer un diktat par une élite. Si le clergé a eu tant d’influence par le passé, c’est parce nous nous sommes comportés comme des moutons irresponsables. C’est d’ailleurs également le cas en politique qui n’est qu’un autre type de fonctionnement dogmatique. En réalité, dès lors qu’il y a des convictions (et tout le monde en a), il y dogmatisme…
            C’est dans la nature même de l’humain déchu d’être religieux, de chercher des recettes de cuisine, de chercher à se rassurer etc parce qu’il est fondamentalement insécurisé depuis sa séparation d’avec Dieu (son Père créateur). La seule solution est de se réconcilier avec Celui que tout le monde fuit pour de mauvaises raisons, à cause d’une fausse image d’un “père fouettard/punisseur”, le mensonge du diable. Une fois fait, plus besoin de s’identifier à quiconque d’autre pour tenter d’exister (communautarisme) puisque que Dieu lui-même est l’auteur de notre existence.

          3. Dieu est responsable de l’ existence de 8 milliards d’ humains ? De leur naissance , de leur mort et de leurs valeurs , quelle que soit leur situation géographique , historique et familiale ? Et de la flore que nous détruisons , des animaux que nous torturons ?

    4. Sans compter également sur les
      Comités d’Ethique qui régimentent
      et contrôlent les soins pallatifs, qui
      sont souvent infiltrés de membres
      de l’association Jérôme Lejeune…
      Leur rôle devrait pourtant être de
      limiter le temps de la souffrance
      et de laisser mourir en s’endormant.
      Mais le cas du médecin normand
      inculpé d’avoir donné un sédatif
      à une patiente de 93ans suivie en
      soins pallatifs à domicile et mourante
      d’un cancer, prouve que les soins
      pallatifs sont un leurre pour empêcher
      le suicide assisté et l’euthanasie…
      Les Suisses ne sont pas très forts
      en soins pallatifs, c’est pourquoi
      ils tolèrent le suicide assisté, qui
      je trouve, est une bonne option.
      Votre expérience est très intéressante
      et fait évoluer la discussion. Les
      soins pallatifs du début (1986) voulaient être un remplacement aux
      cocktails lytiques utilisés clandestinement par les médecins,
      pour permettre aux familles de se
      dire au revoir. Maintenant c’est un
      soin “éthique” à la limite de la
      religiosité !

      1. Laure… vous osez dire ce que l’on dissimule … ce que sont malheureusement la triste réalité des soins palliatifs que l’on nous présente trop souvent comme un modèle !!!

        1. Merci Denyse !
          Espérons que les choses bougent
          cette année avec le procès du médecin
          normand. Le Président de la Fédération des Médecins Généralistes le soutient… La loi Leonetti sera peut-être améliorée…

  4. Je fais partie de exit depuis 1997. Je me porte assez bien et pour le moment je n’ai pas l’intention de mourir. Par contre si on me détecte un cancer ou une maladie inguérissable je ferai appel à EXIT.
    Il est difficile de prévoir sa mort mais je me suis organisé pour une circonstance de maladie sans espoir de guérison d’entamer les démarches nécessaire pour abréger ce calvaire.
    Ce qui me dérange c’est que des gens au nom de la religion s’offusquent que des personnes veuillent disposer de leur vie ou de leur mort.
    Nous avons eu un exemple en France assez lamentable.
    C’est tout ce que j’ai à dire.
    Ah Merci madame Jenkel pour vos déclarations elles me vont droit au coeur.
    Salutations

    1. Cher Monsieur,
      Peut-on adhérer à Exit et être domicilié
      en France ou bien avez-vous déjà une
      résidence en Suisse ?
      À lire les journaux et rubriques
      médicales écrite par des médecins,
      j’en ai déduit que ceux qui sont le
      plus opposés au suicide médicalement
      assisté sont les médecins travaillant
      pour les soins palliatifs. Comme c’est
      une filière loin d’être en excès en
      France, on est loin du consensus
      pour le suicide assisté !
      Merci aussi à Madame Jacqueline
      Jencquel pour son blog et pour nous
      faire partager ses idées.

  5. Merci pour cette mise au point Jacqueline. Les propos de Mme Roudinesco ne tiennent pas la route !
    “N’en déplaise à tous les intégristes, un fœtus n’est pas et ne sera jamais un sujet de droit ni un être humain” il suffit juste qu’elle attende 7 ou 8 mois pour que le fœtus devienne un être humain comme elle.
    L’avortement est le fait de la mère, la fin de vie est le fait de la personne elle-même donc, à plus forte raison, une décision prise par soi-même pour soi-même !
    Au temps des discussions pour légaliser l’avortement, elle devait faire partie de ces opposants farouches à cette pratique ; maintenant qu’elle ne peut plus rien faire pour empêcher le vote de la loi sur l’IVG, elle reporte toute son énergie pour empêcher de faire voter une loi sur l’euthanasie et sur le suicide assisté !
    Il ne sert à rien de vouloir faire changer les conservateurs d’idées, c’est peine perdue, par contre, nous nous devons de témoigner toujours et encore pour faire comprendre, à ceux qui nous lisent, que nous ne sommes pas des “tueurs” (pour employer leur mot préféré) de personnes bien-portantes, mais des personnes compatissantes qui savent répondre à la demande d’une personne en détresse ou en grande souffrance physique/psychique parce que la médecine a ses limites de soins, des limites qu’elle ne pourra pas repousser éternellement parce que la vie a une fin et que cette fin, nous, nous la voulons la moins moche possible et la plus humaine aussi !

  6. Allons-y progressivement.

    Première étape; suicide assisté disponible aux 75 ans et plus, et ce, sans aucune justification, indépendamment de l’état de santé. Capable de discernement requis, certes.

    L’humiliante infantilisation doit cesser. Merci madame Jencquel.

    1. Quelle est la deuxième étape ?
      Je ne peux imaginer plus libéral
      que cela pour les personnes dont
      la santé va à rebours et dont nous
      ferons tous partie un jour ou
      l’autre, avec diverses dégradations
      et polypathologies etc…

      1. Étonnant, n’est-ce pas Laure, que l’on puisse avoir le réflexe de qualifier “libérale” une proposition, une façon de faire qui devrait déjà être en place depuis, bof, une quarantaine d’année…

        Notre ridicule situation devant le suicide assisté est plus médiévale que cette première étape libérale. Dans nos “grandes démocraties” (ciel!), la majorité est en faveur avec cette première étape…

        En ce qui concerne la deuxième étape, sachez, Laure, qu’elle n’est pas la dernière cependant que la première est amplement pour l’instant pour nos petits moyens.

        1. Je suis d’accord avec vous Carl, nous
          sommes à l’époque médiévale malgré
          l’opinion de la population très en
          faveur de cette première étape… Les cas sont immenses car les maladies frappent à n’importe quel âge, et comme le dit si bien Jacqueline, la vieillesse est une maladie incurable… Par ailleurs je viens d’apprendre qu’aux Pays Bas les personnes âgées gardent sur elles une carte de demande de continuation de soins en cas de problèmes, là-bas cela pourrait devenir “soleil vert” pour raisons économiques!
          On est vraiment mal “barrés” après
          75 ans ! Trop ou pas assez, trouver le
          juste milieu…

  7. Vous êtes grand-mère ! Ne pensez-vous pas que vos petits enfants ont besoin de vous, et que la présence d’une grand-mère est extrêmement important pour l’équilibre d’un enfant ?
    Que penseront-ils plus tard, qu’ils n’étaient pas dignes de vous ? Que vous avez préféré quitter un monde qui n’était plus à votre convenance plutôt que de vous occuper d’eux ! Que vous avez refusé de leur offrir une sagesse que seuls les grands-parents possèdent ? Vous avez encore beaucoup à leur apporter, vous êtes en pleine forme (et même si ce n’était pas le cas, l’esprit et la vie sont encore là), ne commettez pas l’irreparable, par amour pour vos petits-enfants !

    1. Il faudrait que les gens sachent ce
      que cachent les médecins, et
      surtout ceux des soins palliatifs
      qui refusent de donner un sédatif
      qui permettrait de s’endormir
      sans agonie : celle-ci peut durer
      une heure minimum, même à
      101 ans tant que le cœur bat encore,
      la personne meure en manquant
      de plus en plus d’oxygène, littéralement étouffée par toutes
      les mucosités bronchiques qui
      s’accumulent et remontent dans
      la trachée. Le bruit est horrible
      et très éprouvant pour les
      proches. Je suis sûre que la personne
      souffre de cet asphyxie mais les
      médecins prétendent que non !
      C’est inhumain de ne pas
      endormir les agonisants !!!
      Le moyen-âge en France !
      Voilà, c’est dit, experience
      vécue.

    2. Ouf! Bien que loufoque, ce commentaire d’Hugo semble tout de même senti. Ces Hugo existent madame Jencquel, pas de doute…Mi-sè-re.

      Votre courage m’épate d’autant, madame Jencquel. Bravo encore.

      (Et n’oubliez pas, madame Jencquel, vous appartenez à vos petits-enfants…Lol.)

          1. Bonjour
            Mon commentaire sur une proche
            décédée à 101 ans chez elle avec
            le minimum permis par l’infirmière
            de soins pallatifs et donc avec pour
            ainsi dire aucune aide à mourir
            si ce n’est la déshydratation qui
            est de la barbarie, est à comparer
            avec ce qui est arrivé au médecin
            normand, accusé par une infirmière
            de soins pallatifs d’avoir donné de
            l’hypnovel à une patiente mourante de 93 ans, et ensuite ce médecin a été inculpé pour six autres patients décédés (déterrés sur ordre du tribunal).
            Le médecin traitant généraliste de
            ma mère a arrêté les piqûres de
            Valium et les patches de morphine
            et de scopolamine pour ne pas avoir d’ennuis avec ce réseau de soins pallatifs que je regrette profondément
            d’avoir appelé… Si vous avez un bon
            médecin de famille n’appelez surtout
            pas les soins pallatifs ! Il agira bien
            mieux qu’eux car plus humain…
            Voilà où nous en sommes en France !
            Maintenant il ne faut pas s’étonner que
            les gens veuillent anticiper leur mort…

        1. Bonsoir Jacqueline et bonsoir tout le monde
          J’ai toujours une pensée pour vous et bien d’autres au moment ou nous allons rentrer en périodes de Fêtes **** certains en famille ** d’autres seules ou seuls comme moi .
          Jacqueline petite pensée amicale pour vous et votre date approchante
          bon courage tout le monde

  8. Bonjour

    Je ne sais pas si vous lirez mon message à temps mais je vais l’écrire tout de même.
    J’ai 24 ans et j’avoue fortement penser comme vous, plus tard faire le suicide assisté. Malgré mon jeune âge, toute ma vie j’ai été dans les hôpitaux pour accompagner les membres plus âgés de ma famille jusqu’à leur mort et cette expérience m’a marqué à vie. Depuis petite j’ai vécu ça et aujourd’hui j’ai cette phobie de vieillir et de mourir. Même aujourd’hui encore je pense tous les jours au suicide mais je ne vais pas pu loin que mes pensées car la seule chose à laquelle je pense c’est la tristesse de mes proches mais surtout cette peur de mourir qui me poursuit.
    Si c’est possible, j’aimerais savoir comment vous avez vaincu cette peur de la mort (enfin si vous l’avez déjà eu) ? Je m’excuse si cela est trop indiscret.
    Je vous remercie,
    Cordialement,

    1. Tous les êtres vivants ont peur de la mort . C’ est l’ instinct de survie . Sans lui , notre espèce aurait disparu . A votre âge , vous pouvez vaincre cette peur en vivant intensément , tout en ayant écrit des directives anticipées et en désignant une ou deux personnes de confiance pour les faire respecter si vous n’ êtes plus en mesure de vous exprimer . Adhérer à une association suisse est une garantie d’ avoir – le moment venu – une porte de sortie . La souffrance fait peur , n’ est pas nécessaire . La mort n’ est rien . Elle est inévitable . Autant qu’ elle soit douce et rapide . Il faut simplement s’ y préparer sans tabou .

    2. Je sais que beaucoup d’entre vous vont passer un cap difficile et les fêtes n’y feront rien
      perso ça ne compte plus hier j’ai fait mes 70 ans et ma santé s’en va petit a petit mais je tiens quand même a vous présenter un noël pas trop triste pour ceux qui sont entourés
      je n’ai plus de famille et la solitude est aussi mortelle que la maladie
      Jacqueline une petite pensée pour vous
      Danielle

  9. “La détérioration de mon corps et de mon esprit se fait inéluctablement et je ne veux pas attendre le moment où je ne pourrais prendre cette décision. Il vient un moment où l’on est trop faible mentalement puis physiquement et je ne veux pas arriver à ça. Du tout. C’est la seule raison (pour laquelle je souhaite mourir bientôt)”.

    Bonjour ma très chère Jacqueline.
    Depuis 04 jours que j’ai écouté sur whatsap, votre vidéo d’interview sur konbini new, je me suis lancé dans des recherches sur internet nous vous contacter.
    Heureusement que vous avez créé ce blog et que je peux vous écrire, avec espoir que vous pouvez me lire.
    J’apprécie votre combat et vous avez 100% raison des argumentations sur la peur de la vieillesse. vous vous exprimez clairement, directement, avec des mots simples. votre message est clair et vous agissez avec un esprit engagé et déterminé. Vous avez grande raison lorsque vous évoquez les conditions dans lesquelles vivent les veilles personnes. Cela fait vraiment pitié.
    Pourtant, je souhait que la nouvelle expérience que vous allez vivre puisse redonner de l’espoir à beaucoup de personnes qui ont su garder leur ligne et se conserver comme vous, (d’après les articles écris, vous ne souffrez par de cancer, ni d’autres maladies sérieuses). Vous souffrez uniquement de la peur du vieillissement et de ses conséquences.
    C’est très vrai qu’il y a accélération du vieillissement du corps après 75 ans.
    Toutefois, au lieu de mourir en 2020, ce qui ne sera pas assez utile, travaillons pour rajeunir en (06) mois vos cellules.
    Je sais que vous avez l’amour pour la vie.
    Vous allez justifier de votre pleine forme, et ainsi valoriser cette méthode qui va redonner l’espoir à plusieurs personnes âgées, et rayonnantes comme vous, de continuer à vivre en pleine forme et en pleine autonomie jusqu’à plus de 90 ans.
    Il y a un secret qui est conservé par nos ancêtres et qu’on retrouve aussi dans certaines traditions en Chine et en Inde, des personnes qui vivent en pleine forme et en pleine autonomie jusqu’à plus de 100 ans.
    A soixante quinze ans vous êtes encore trop jeune. Les gens chez moi vivent très longtemps en pleine autonomie.
    Ma grand -mère à 95 ans faisait elle même sa cuisine.
    Ma chère Jacqueline. Vous avez beaucoup voyagé, mais vous allez encore faire un voyage en Afrique centrale.
    Ne mourrez pas encore! Vous avez encore une mission d’espoir pour beaucoup de personnes qui peuvent vivre dignement après 75 ans.
    Merci de me permettre de discuter sérieusement de ce projet avec vous.
    Très sincèrement,
    Jean Alain

  10. Vous avez parait-il reporté votre ‘départ’ prévu en janvier 2020. C’est votre choix. Mais vous vous êtes tellement ‘répandue’ sur ce sujet que vous nous devez Légitimement une explication claire et simple sur cette décision. Nous vous lirons avec intérêt…

    1. Je ne dois d’ explications à personne . Cependant je vous répondrai volontiers : mon amie Erika Preisig vient d’ avoir un procès qui l’ a beaucoup stressée . Ce ne serait pas sympa de ma part de lui infliger encore plus de stress juste maintenant . D’ autre part , j’ aime le printemps et je voudrais encore voir les roses fleurir .. il ne s’ agit que de quelques mois : 2020 reste mon année . Pas envie de dire la date . C’ est mon droit et ma liberté , tout en sachant que personne ne maîtrise son destin et qu’il peut arriver n’importe quoi n’ importe quand à n’ importe qui .

      1. Jacqueline, vous ne nous devez rien
        et j’espère bien que votre vie sera
        longue et en bonne santé ! Les événements se suivent et ne se ressemblent pas toujours, vieillir est
        une adaptation permanente, un peu
        comme l’adolescence qui est aussi
        une adaptation permanente mais
        dans d’autres domaines… Pour ma
        part j’ai du mal à voir mes changements physiques permanents
        qui ne touchent que la coquetterie
        ou exigent la prudence sur la régularité de vie ; c’est moins folichon c’est sûr,
        mais j’apprécie chaque instant de vie,
        chaque saison, chaque rayon de soleil,
        chaque moment chaleureux avec
        enfant ou petit enfant, et j’espère,
        Jacqueline, que la vie va continuer de
        se dérouler pour vous. Vous ne devez
        rien à personne !
        Amicalement

      2. Vous avez bien sûr toute la liberté de surseoir la date de votre départ ou même, pourquoi pas, de renoncer à ce départ. Là n’est pas le sujet. Mais je suis en désaccord sur un point seulement : vous dîtes “je ne dois d’explications à personne” ; je vous trouve bien injuste et même incohérente… A partir du moment où vous vous êtes exposée médiatiquement à propos de votre décision, avec moultes arguments et explications, j’estime que vous deviez dans la même mesure nous donner les raisons de votre “recul” (momentané ou pas). Dommage que vous n’ayez pas écrit un article sur votre blog sur votre décision… Je vous remercie en tout cas de m’avoir répondu si rapidement et si franchement. Je vous souhaite une excellente fin d’année.

        1. Vous avez raison . Pour ma défense : je n’ ai pas recherché le buzz médiatique . J’ écrivais ce blog dans «  le Temps «  et soudain , je me suis retrouvée sous le feu des projecteurs , que j’aurais pu refuser . J’ étais surprise – flattée aussi . Pourquoi est- ce surprenant qu’ une vieille dame préfère la mort à la maladie et à la solitude de la vieillesse ? Moi , je trouve que c’ est une option comme une autre . Cela dit , je n’ ai pas envie de mourir alors je trouve des prétextes pour rester encore un peu . 2020 est mon année !!! Et je vous fais mes meilleurs voeux pour qu’ elle soit heureuse et pleine de tendresse et de lumière .

          1. Bravo Jacqueline,
            Tu es une ange.
            Grâce à toi, les médias et plusieurs personnes dans le monde se sont malgré tout arrêté un instant pour se questionner sur le sens de la vie (bonheur ou souffrance) et sur la peur de la mort.
            Restes toi même, car tu n’as de comptes à rendre à personne ni dans tes combats, ni pour ta vie et ton destin.
            Sois toujours très forte.
            Jean Alain

    2. Ghelfi, bonjour.

      Vous êtes le cas type de celui qui regarde le doigt de la personne qui pointe la lune. Votre regard “people” sur le suicide assisté n’est pas constructif.

      Madame Jencquel, à travers les médias, parle moins d’elle que de vous Ghelfi. De vous et de nous tous. C’est pourtant évident.

      Comme c’est également évident qu’elle ne vous doit légitimement aucune explication sur sa vie privée, me semble.

      1. Bonjour dans ce cas on n’ouvre pas un blog quand on est pas malade si son opinion était d’être pour le suicide assisté il fallait le garder pour elle ****GHELFI a raison et chose ahurissante j’ai mis un post qui n’est pas passé au travers des mails des filets *****je suis venue ici chercher des réponses car moi a 70 ans je suis “vraiment malade” et j’avais une carte de l’amd que je ne renouvellerais car c’est une vague fumisterie payer pour au final se “démerder” tout seul le moment venu. Jacqueline a le droit de changer d’avis mais pas le droit de nous induire en erreur sur ses intentions .Depuis que je viens ici je ne vois plus certaines personnes ******pourquoi , pour part je je ne viendrais plus sur ce blog c’est tout simplement scandaleux de lire autant d’âneries quand on est en bonne santé *****si Jacqueline voulait jouer les Jeanne d’ARC” de la mort assistée nous etions assez grand pour savoir quoi faire le moment venu .vous pouvez laisser mon post ou pas ça m’est egale

        1. Chère madame , je n’ ai jamais voulu faire la promotion de l’ ADMD dans ce blog ni du suicide assisté . Je ne faisais que réfléchir et dialoguer avec des personnes qui – comme moi – réflèchissent au sens de la vie . Vous n’ avez rien compris . Ce n’ est pas de ma faute . Je regrette que vous soyez malade . Ne lisez plus mon blog et faites – vous soigner par un médecin ou/ et un psy . Bonne année quand même !

          1. Bonjour Danielle,
            Le choix de Jacqueline ne changera
            rien pour vous, l’évolution des
            lois en France prendra du temps…
            Vous avez la solution de vous
            adresser à Dignitas ou Ex International
            en Suisse, si vous avez quelques
            économies et du courage, ou bien
            vous pouvez adhérer à l’association
            “Ultime Liberté” en France qui peut vous conseiller et sont plus actifs que l’
            ADMD. Tout cela se trouve sur
            Google pour leurs coordonnées.
            Le diabète est effectivement une
            sale maladie mais on peut quand
            même essayer de stopper la maladie.
            Il y a à l’hôpital Saint-Joseph à
            Paris 14eme un service entièrement
            consacré au diabète. Si vous avez
            un bon médecin généraliste gardez
            le précieusement…Dans peu de
            temps les médecins généralistes
            auront le droit de traiter leurs
            malades aussi bien que dans les
            hôpitaux, avec tout le nécessaire
            indispensable, y compris les sédatifs.
            Un dernier conseil : la femme du
            Président est très sensible aux
            problèmes humains et sociaux,
            lorsque les troubles actuels seront
            terminés, écrivez lui au sujet de
            votre angoisse concernant la
            solitude lorsqu’on est à domicile
            soignée pour une maladie grave,
            ne peut-on pas espérer un changement
            de loi ?
            Je vous souhaite, Danielle, une bonne
            année et de l’espoir.

        2. Bonjour Danielle Laborde.

          Votre ressentiment pour Jacqueline “Jeanne d’Arc” Jencquel est non seulement déplacé mais constructif en rien pour ce blog et la cause du suicide assisté. En cela, vous avez beaucoup en commun avec Ghelfi.

          Le but de ce blog est pourtant simple et limpide; réfléchir pour mieux agir devant notre mort à venir.

          Allez, Danielle Laborde. Un petit effort de bonne volonté. Madame Jencquel s’implique pour nous tous. Une pincée de reconnaissance serait sain de votre part à son endroit. Peut-être même une résolution bienveillante pour 2020.

          Bonne année.

          1. Souhaitons à Danielle
            qui est seule, des
            pensées optimistes 🙂
            Nous pensons à tous
            ceux qui ont besoin de réconfort ❤️
            Bons voeux à tous !
            Laure

  11. Jacqueline,
    Merci à vous de continuer ce blog malgré les insultes et les incompréhensions.
    Difficile Jacqueline de vous dire “bonne et heureuse année” en sachant vos objectifs
    Ce que nous pouvons souhaitez que ces objectifs puissent être reportés
    car nous qui vous lisons et qui faisons partie de cette grande famille des “incompris” votre soutien est incommensurable
    j’aurais aimé être l’auteur du petit paragraphe d’E. MORIN ci-aprés qui vous résume bien Jacqueline qui est
    “Sois certain de l’incertain
    Attends toi à l’inattendu
    Comprends les incompréhensions en essayant de les réduire
    Que la raison t’accompagne dans la passion
    que le passion t’accompagne dans la raison
    Sois un Je responsable dans un Nous solidaire”

    avec toute mon amitié et une très grande pensée pour Erika
    Nicole Chaaban

  12. Jacqueline, si vous pensez avoir tout fait, tout vécu, tout connu, alors j’ai une formidable nouvelle pour vous : nous vivons dans un mensonge (une réalité faussée : les Elites, ceux dont nous ne connaissons pas leur nom, ayant changé l’histoire) et donc tout reste à faire, à découvrir.
    Si vous êtes de nature curieuse et que les découvertes vous passionnent alors vous n’aurez plus envie de partir…
    Laissez de côté vos préjugés (“à un tel âge on attrape ceci-cela, c’est inéluctable”) et dépassez ces limites (si de tout temps les êtres se seraient contentés de ce qui est, alors nous serions toujours en train de tailler des silex dans des grottes)….
    Pour avoir la maîtrise de votre santé (par exemple), intéressez-vous au décodage biologique (sur un moteur de recherche internet, tapez “nom de la maladie”+décodage biologique)
    Si vous voulez faire “chier” les lobbies pharmaceutiques (et l’Eglise catholique), restez en vie surtout…
    Un certain “Manly Palmer Hall” (https://fr.wikipedia.org/wiki/Manly_Palmer_Hall) disait que “lorsque le peuple règne l’homme est gouverné par l’ignorance, lorsque l’Eglise règne il est gouverné par la superstition et lorsque l’Etat règne l’homme est gouverné par la peur et qu’il faut donc transmuer l’ignorance en sagesse, la superstition en foi éclairée et la crainte en amour”.

  13. Bonjour. A propos de liberté.
    J’ai connu la liberté depuis tout jeune et je crois que je n’y renoncerai pas si demain c’était à refaire. J’ai manqué de tout contrairement à mes copains d’enfance qui eux avaient un papa et une maman qui leur faisaient profiter des bienfaits de ce monde, on était dans les années 60/70 et je vivais avec mes grands parents qui m’avaient adopté depuis l’âge de 3 mois, je n’étais qu’un nourrisson. Si je recevais de l’amour? Je ne me suis jamais posé cette question lorsque j’étais enfant, pour moi mes grands parents étaient mes seuls repères et avec eux j’avais ce qui était nécessaire pour faire de moi un petit garçon comme les autres. J’avais des copains avec qui je m’entendais bien et je n’avais aucune difficulté à sympathiser avec quiconque, j’allais vers les autres tout naturellement. Aujourd’hui à 64 ans j’ai réalisé à quel point j’étais libre par rapport aux autres qui vivaient plus ou moins sous les directives de leurs parents, les miens étaient âgés et fatigués d’une vie qui avais traversé deux guerres. Ils étaient plutôt conciliants, n’insistaient pas trop sur les allées et venues de mon quotidien, bien sûr j’allais à l’école et je faisais mes devoirs mais en dehors de ça j’avais un territoire de campagne et de nature pour moi tout seul. Lorsque j’étais un peu plus grand ce territoire s’est prolongé jusqu’au village qui était à plusieurs kilomètres et ainsi de suite dans la limite de mes capacités à me déplacer. Les horaires non plus n’étaient pas un problème, je rentrais parfois un peu tard lorsque j’allais regarder la télévision chez un copain à quelques kilomètres de là. Mes grands parents ont eu leur première télé lorsque j’ai eu une dizaine d’années. Le temps et la distance m’étaient donnés et je n’ai jamais connu d’obstructions à tous mes faits et gestes, sauf lorsque je me suis apprêté à commettre de petits méfaits, mais j’étais facilement corrigeable pour ça. La liberté m’a permis d’appréhender beaucoup de situations, de connaître les gens en leur laissant le temps de m’apprécier, car j’étais apprécié de beaucoup de gens, avec le temps et toutes les découvertes que cette liberté m’a permis de faire j’ai su me poser les bonnes questions, la vie m’a apporté le meilleur, je n’ai jamais eu beaucoup de confort, je n’ai pas “profité” de tous ces bienfaits que le monde propose, aujourd’hui j’ai ce qu’il me faut et cela me suffit, je ne suis pas encombré par des “caprices” de star, je sais que j’ai été guidé par quelque chose et protégé lorsque c’était nécessaire, on l’appellera dieu ou ange gardien, ou autre. Aujourd’hui je sais qu’on ne viens pas en ce monde pour y amasser des fortunes ou créer des empires, pour faire des enfants, construire sa maison, on vient pour capitaliser cette vie que nous avons en nous, cette lumière, ce soi, on vient pour se vêtir, pour forger cette âme, on vient pour renaître, afin que lors de la transition de vie à trépas nous puissions continuer dans d’autres dimensions. Vous avez peut être entendu parler de tout cela, c’est certain. On vient dans ce monde sans trop savoir ce qu’on vient y faire, ainsi chacun en fait à sa guise, je me suis toujours demandé pourquoi moi et pourquoi la vie, cette question m’a beaucoup apporté, d’ailleurs on en apprend plus avec les questions qu’avec les réponses qu’on peut y apporter. Cette question a écarté en moi un caractère opportuniste, c’était peut être du à un instinct de survie, je n’en sais rien mais le fait de vouloir savoir et comprendre m’a transformé et m’a définitivement écarté de la course des “rats” à vouloir à tout prix réussir à dépasser ceux qui s’acharnent à vouloir conquérir le monde. Petit à petit j’ai découvert un “autre monde” fait d’amour et de vie et là “dieu merci” toutes les choses auxquelles j’avais renoncées se sont offertes à moi comme s’il fallait que je me détourne de la lumière des choses que j’avais toujours cherché. Tout au long de ma vie des pensées venaient obscurcir ce que j’ai découvert, des pensées rationnelles, intelligentes, et scientifiques. Comme si cela devait suffire à mes questionnements. Si j’avais été privé de liberté j’aurais été enfermé, emprisonné dans une vie toute cloisonnée, l’expansion de mon âme aurait cessé, et mes questions disparues. Mais cette liberté ne se limite pas à mes mouvements, mes actes et mes pensées, elle s’étend au delà de ma vue, de mes émotions, au delà même de l’amour. Aujourd’hui quand je vois le monde tel qu’il est et tel qu’il devient je me dis que je dois partager ce que je peux donner et ce qu’on voudra bien recevoir de moi. La seule chose que je peux partager ce sont les questions que je me suis toujours posées et celles qui persistent le plus, elles nous dirigent et nous éclairent, avec elles on grandi et on se construit solidement et pour longtemps encore..
    Je m’instruit aussi de ce qu’on peut dire et apporter, alors mes questions s’édifient et se complètent, ça écarte le doute et les choses obscures.
    Je vous dis merci de m’avoir lu jusqu’ici.

    1. Les expériences de la vie de chacun
      sont intéressantes ; pour résumer,
      votre propos signifie t’il que vous
      vous en remettez à la “divine
      providence” et à la bienveillance de
      vos semblables pour votre future
      fin de vie ? Elle ne vous tracasse
      pas à l’avance ? Tant mieux pour
      vous, je vous souhaite mes voeux
      de belle continuité dans cet
      optimisme. Nous sommes néanmoins
      assez nombreux à redouter nombre
      de situations incontrôlables…
      Bien à vous.

      1. Je n’aime pas trop l’expression “divine providence”, je crois en des choses beaucoup plus présentes, moins abstraites, je pense à des choses vraies, continuelles.. Le divin c’est l’expression de ce qu’on ne voit pas, qu’on ne sait pas..
        Je pense que parmi mes semblables, effectivement il y en a qui me ressemblent, ou qui vont là où je vais, qui cherchent ce que je cherche.. Oui, je suis bienveillant à cela, surtout pour mes proches aussi, je crois en eux.
        Ma fin de vie me tracasse car le doute m’habite un peu tout de même en me faisant penser que je me trompe, mais ce sont peut être des pensées obscures qui mettent des limites à cette liberté d’être..
        Merci de ces petits mots attentionnés, j’espère que Jacqueline est encore parmi nous..

        1. La liberté a le sens qu’on lui donne
          par rapport à notre propre système
          de pensée, je comprends le sens
          que vous lui donnez. Cette confiance
          vous protège, cette fraîcheur de
          pensée ne peut être que bénéfique
          pour vous.
          C’est certainement une façon positive
          de vivre la vieillesse et de lui donner
          un sens… Je suis encore en bonne
          santé, c’est plus pour les autres que
          je m’inquiète…
          Cordialement

  14. Si je me souviens bien de vos propos dans une vidéo de vous que j’ai vue il y a quelques mois vous êtes sensée vous suicider en ce mois de janvier. C’est bon c’est fait ?

    1. Je n’ ai jamais dit que j’ allais me suicider mais que j’ aurais un suicide médicalement assisté . Pas la même chose . Je suis en train de réunir le dossier médical pour qu’ une association suisse m’ accompagne dans cette démarche . Cela peut prendre quelques mois . Si vous aviez suivi ma réflexion , vous auriez compris qu’ il s’ agissait de l’ année 2020 , pas forcément du mois de janvier . Une question pour vous : pourquoi autant de haine ?

      1. Pas de haine de ma part, juste de la colère, nuance. Vous êtes en pleine forme et allez vous faire piquer comme un chien. Par ma provocation, mon sarcasme, j’essaie seulement de vous sauver la vie. Bonne année, enfin de ce qu’il vous en reste

        1. Mais je ne suis pas en pleine forme !!!

          Ne vous fiez pas aux apparences . Et je ne vais pas me faire piquer comme un chien . L’
          euthanasie est interdite en Suisse . Et puis vous voyez bien que je retarde le moment . Pas envie de mourir . Personne n’ a envie de mourir . Et pourtant , la mort est inévitable , alors mieux vaut choisir le moment et la manière ( si on peut )

          1. totalement d’accord avec vous ,chacun à le droit de choisir sa mort,c vrai qu’il arrive à 1 âge où la vie n’a plus beaucoup d’intêret ,,je sais de quoi je parle car c ce que je ressent comment faire pour aller en Suisse?

          2. S’ inscrire à une association suisse qui aide les étrangers : Dignitas , Lifecircle et Ex International .

          3. Jacqueline,
            Pourquoi les gens
            s’offusquent-ils alors
            que les sociologues,
            les économistes, et
            aussi les écolos, disent que le monde
            est surpeuplé et ne
            pourra faire face à
            la dégradation de la
            planète et au coût
            de la prise en charge
            des baby-boomers
            âgés ? Tout en voulant vous gardez
            parmi nous c’est
            presque un acte
            citoyen que vous
            faites ! Le suicide de
            bilan sera sûrement
            autorisé un jour
            pour raisons économiques…

          4. Incompréhensible : la vie à tout prix ( de vieillards et de malades incurables ) et les bombes que nous fabriquons et exportons à qui veut les acheter . Il y a des vies plus sacrées que d’ autres .Tellement d’ hypocrisie .

          5. Tout comme ce scandale en Normandie du médecin généraliste
            soignant des personnes très âgées
            et très malades en fin de vie chez
            elles, et qui se trouve mis en examen
            pour homicide involontaire parce qu’il
            leur a donné un sédatif (non létal)
            pour soulager leur souffrance !
            Dans quel siècle nous trouvons nous !
            Les vieillards et malades incurables
            obligés de mourir de faim et de soif
            pour mettre fin à leur vie et à leurs
            souffrances sous l’œil approbateur
            de la justice ! Je souhaite que cette
            malheureuse histoire serve à faire
            prendre conscience à tous ceux qui
            détiennent le pouvoir… justice, médecine…politique…

          6. Il y a ceux qui réflèchissent et puis il y a ceux ( la majorité ) qui se battent pour survivre . Réflèchir est un luxe et ceux qui peuvent le faire , le font . Les décideurs en politique , l’ Ordre des Médecins etc .. cherchent le pouvoir et ne veulent surtout pas de malades ni de vieux qui préfèrent la mort à des traitements onéreux ou des séjours interminables dans des Ehpads . Les morts ne rapportent plus rien !

          7. Le sort des personnes âgées va sans
            doute être regardé avec plus
            d’humanité lorsque les 343 médecins
            solidaires du médecin mis en examen
            vont publier leur manifeste !
            Ces personnes étaient soignées à
            domicile en soins pallatifs et n’avaient
            même pas droit à un sédatif !
            Si enfin on donnait le droit aux
            gens de décider pour eux-mêmes !
            Mais pas par la privation de nourriture
            et d’eau, car cela fait souffrir !

    1. Nous devons tous faire pression pour ceci; suicide assisté disponible aux 75 ans et plus, et ce, sans aucune justification, indépendamment de l’état de santé. Capable de discernement requis, certes.

      Peu opteront pour ce choix mais tous, jeunes et vieux, jouiront du soulagement de savoir l’option facilement disponible au besoin.

      Obstacle? Marché (économie) s’étant lourdement infiltré dans la politique. Solution? Sais pas. Investir dans un révolver, peut-être..?

      1. Les obstacles sont multiples…
        Les médecins restent libres d’
        adhérer ou non, même en Suisse.
        Les groupes de pression contre
        sont bien souvent des groupes
        conditionnés par une philosophie
        religieuse, les tabous restent
        bien ancrés… La loi Suisse est
        équilibrée, puisque la personne
        âgée qui souffre de polypathologies insupportables liées à son âge peut faire cet
        ultime choix et c’est elle-même
        qui tourne la molette ou boit
        le produit…

        1. Bonne nouvelle !
          Le journal “Le Monde”
          (auquel je suis abonnée)
          a écrit aujourd’hui, Samedi
          11janvier, deux pages
          entières sur la pétition
          des mille médecins qui
          demandent d’avoir le
          droit d’utiliser l’hypovel
          (sédatif) à domicile de la même façon que les médecins hospitaliers.
          Ils sont soutenus par la
          Présidente du Centre
          national des soins palliatifs.
          Deux autres pages sont
          consacrées à des articles
          sur le même sujet, sur la
          difficulté d’assister un proche dans sa fin de vie
          à domicile. Tout ceci fait
          suite à la mise en examen
          du médecin normand.
          Quelque chose va sans
          doute bouger !

        2. L’os ne passe pas, Laure, à cause d’un obstacle majeur; marché (économie) lourdement infiltré dans la politique.

          Les obstacles secondaires que vous identifiez (médecins récalcitrants, groupes de pression- souvent créés par des compagnies d’intérêts d’ailleurs, tabous) sont à présent bouffés, digérés, évacués par la forte majorité de citoyens en faveur du suicide assisté. Pourtant, ça ne passe toujours pas.

          Les citoyens ne font pas le poids devant des bourses financières colossales et influentes, plus puissantes pour certaines que bien des pays. Le copinage politique-affaires s’exerçant même à présent complètement décomplexé, en plein jours.

          La loi suisse que vous qualifiée d’équilibrée est insuffisante. Bonne direction, mais insuffisante. Elle restreint encore la souveraineté de son propre corps alors que le suicide assisté devrait être disponible aux 75 ans et plus, et ce, sans aucune justification, indépendamment de l’état de santé. Capable de discernement requis, certes.

          1. Oui . C‘ est justement mon combat et malgré mon âge et le temps passé à des réunions en suisse allemand ( deux ans en tout ) il me faut constituer un dossier médical . Pourtant je suis lucide et capable de discernement ?

          2. Accéder à ce genre de suicide sans
            raison médicale tient à la science
            fiction… Quand les caisses des états
            seront complètement vides, peut-être !
            En tout cas, pour ce qui concerne
            la France, je suis contente que les
            médecins hospitaliers réalisent que
            les généralistes de ville n’ont pas
            de sédatif valable pour assister
            leurs patients dans leur dernière
            épreuve. Même le Docteur Leonetti
            dit que la loi de 2016 a été faite
            pour tout le monde, à domicile et
            en Epahd et qu’il y a eu mauvaise
            interpretation de la loi. Un pas en
            avant en France…

          3. A partir de 75 ans , il y a justement toujours des problèmes de santé , plus ou moins supportables . C‘ est du cas par cas : le respect de l‘ autodétermination de personnes âgées . Ce combat n‘ est même pas envisageable en France . En Suisse , le cadre légal existe . Il se heurte à la résistance – compréhensible – des médecins lorsqu‘ on parle d‘ aider des personnes „
            En parfaite santé „
            à mourir . La réalité est plus complexe : l‘ âge moyen en bonne santé est 63 ans ( même en Suisse )

          4. C’est tellement variable d’un individu
            à l’autre, il n’y a pas d’égalité dans
            la santé…
            La réaction des médecins est
            compréhensible…
            Mais au moins ils vont un peu évoluer
            en France ! On peut aussi garder
            ses économies pour aller en Suisse
            si tout va trop mal ?

          5. Carl,
            Je vous recommande le livre
            “À la vie À la mort” , “euthanasie
            le grand malentendu”, de Philippe
            Bataille, édition “autrement” (2012)
            qui vous expliquera, avec exemples
            cités à l’hôpital en USP, que ce
            sont les gardiens et moralisateurs
            des soins palliatifs qui empêchent
            toute loi sur le suicide assisté et
            l’euthanasie médicale. Pour eux,
            les soins pallatifs font disparaître
            la mort ! Ce livre est vraiment intéressant ! Ce que j’avais déjà
            supputé est démontré dans ce livre écrit par ce sociologue dans le domaine de l’éthique.
            Les Français pensent en général
            qu’ils seront soulagés grâce aux
            soins pallatifs : faux pour ce qui est
            des derniers moments…

  15. Une députée flamande essaie d’obtenir
    cela. Elle n’a pas encore réussi. Même
    les flamands très pragmatiques ne
    sont pas près à cela.
    Quant à la France, l’affaire du généraliste normand mis en examen
    a fait bouger les lignes ! Le docteur
    Léonetti a dit que le midazolam
    (sédatif) pouvait être utilisé à domicile
    ou en Epadh par les généralistes
    s’occupant de personnes en fin de vie,
    la loi avait été mal interprétée ! Ce
    ne sont pas les milieux d’affaires les
    fautifs mais les “gardiens du temple”
    à l’hôpital !

  16. Laure.

    Si vous entendez par “Accéder à ce genre de suicide sans raison médicale tient à la science fiction…” à loufoque, vous me décevez. Si vous entendez improbable, rappelez-vous ceci; droit de vote aux femmes, droit à l’avortement, chute du mur de Berlin, mariage homosexuel, mère porteuse, déclin de l’empire américain, droit au changement de sexe, etc. Il serait chouette, du moins, de vous savoir optimiste devant la souveraineté de votre propre corps.

    Madame Jencquel.

    Vous êtes lucide et capable de discernement. La médecine tient cependant à la souveraineté de votre corps car non étrangère au pouvoir, comme tout le reste d’ailleurs. L’ère du temps rend chaque parcelle de nos existences comptable, quantifiable, mesurable, rentable. Elles sont, ces parcelles, entre les mains d’un nombre de plus en plus petit de possédants. Vous avez le mérite de vous tenir debout, bien droite, malgré votre âge. Mieux, vous revendiquez. Efficacement. Merci.

    1. Eh bien militez cher Carl !
      Ces avantages que vous citez on été
      gagnés de haute lutte ! Rien de
      “loufoque” dans ce que j’ai dit !
      Je ne continuerai pas ce débat car
      je souhaite d’abord faire avancer
      en France ce qui est possible et c’est
      toujours par petits pas…
      La réaction des médecins au cas du
      généraliste normand est même un
      grand pas !
      Un jour peut-être la France copiera la
      loi belge…Mais ils y en a qui trouveront
      que ce n’est pas assez…
      La Suisse reste ouverte aux non Suisses, mais il faut avoir quelques
      polypathologies liées à l’âge et quelques économies.
      Vous avez quand même cet échappatoire ! Sinon, bien sûr il vous
      reste votre revolver dont vous parliez
      (je blague ?)
      Cordialement

    2. @Carl
      Il y a une association qui milite pour
      cela qui s’appelle “Ultime Liberté”.
      Vous pourriez-vous y joindre…
      Science fiction en 2020 ne veut pas
      dire jamais ! Il n’y a qu’à lire Jules
      Vernes…
      J’ai écrit que cela sera possible lorsque
      les États ne pourront plus faire face
      à la démographie des baby-boomers
      qui seront chers à entretenir ! Les
      États y viendront doucement… Je
      l’ai d’ailleurs entendu dire par des
      spécialistes dans une émission Suisse…
      Rien de “loufoque” là-dedans, le but
      d’un blog est de respecter tout le
      monde qui s’exprime ! Merci 🙂
      Cordialement

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