Grève du 14 juin, et si on parlait de la place de la femme dans le sport?

En cette journée hautement symbolique, l’occasion est belle de parler de la place de la femme dans le sport. Tourné vers la performance physique et la volonté de vaincre, le sport repose sur des attributs très masculins et reste peut-être naturellement dominé par les hommes. L’égalité est très loin d’être atteinte; mais en regardant dans le rétroviseur, les immenses progrès accomplis durant ces dernières décennies permettent aux sportives d’envisager l’avenir avec espoir et enthousiasme.

Dans les textes, l’égalité est de mise: tous les textes fondamentaux des fédérations internationales, des comités olympiques et des autres instances sportives prônent l’interdiction de toute discrimination fondée sur le sexe. Cela peut paraître paradoxal sachant que la quasi-totalité des sports connaît une catégorie homme et une catégorie femme. Y compris les échecs! Paradoxe en apparence puisque cette discrimination permet de préserver l’égalité des chances (cf. mes précédents articles sur Lyndsey Vonn et Caster Semenya).

Si l’égalité est érigée en principe, les faits démontrent que la place réservée aux femmes dans le sport reste polie…

Lors de cette journée de “grève”, les femmes luttent principalement pour avoir une rémunération égale. Sur le plan des revenus, certains sports se distinguent et prévoient une égalité. On pense aux tournois de tennis du grand chelem; merci Billie Jean King! Avec audace, on peut du reste se demander si les joueuses de tennis ne sont pas en réalité favorisées dans la mesure où le format des matchs n’est pas le même. Mais sous réserve de rares exceptions, les faits montrent qu’il y a un fossé entre ce que peut gagner une femme par rapport à un homme. Selon la dernière étude de Forbes, une seule femme apparaît au classement des 100 sportifs les mieux payés : Serena Williams, classée 63ème avec un revenu annuel de 29.2 millions de dollars. Cela montre bien que le sport féminin intéresse peu par rapport au sport masculin et les mentalités ne sont pas prêtes de changer.

Le constat n’est pas meilleur si l’on s’intéresse à la présence des femmes dans les instances dirigeantes: les premières femmes à siéger au CIO ont été cooptées en 1981. Aujourd’hui 4 femmes siègent au Comité exécutif du CIO, ce qui représente 26.6 %. C’est beaucoup mieux que ce que l’on trouve dans les organes directionnels des fédérations internationales qui restent très masculines.

Le CIO fait donc figure de bon élève, ce qui se ressent dans l’organisation des Jeux Olympiques. Lors des derniers JO de Rio, 45% des athlètes étaient des femmes et 47.4% des épreuves olympiques étaient féminines. La parité est ainsi à portée de mains!

Si les femmes restent les parents pauvres du sport, il faut dire que l’on revient de très très loin. Reprenons l’exemple des Jeux Olympiques: en 1900 à Paris, il n’y avait que 22 femmes présentes dans deux sports, le tennis et le golf, soit 2.2 % des participants. Beaucoup mieux que quatre ans plus tard où seules six femmes avaient été dénombrées à St-Louis (Etats-Unis)! Rien d’étonnant au regard du climat de l’époque. Voilà ce que disait Coubertin de la participation des femmes aux Jeux: « les olympiades femelles, inintéressantes, inesthétiques et incorrectes ». Pour lui : « Aux Jeux olympiques, leur rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs. »

La lutte des femmes pour se faire une place dans un monde hyper masculin donna lieu à de très belles histoires. Comme celle de Kathrine Switzer qui participa au marathon de Boston en 1967. A l’époque, les femmes n’étaient pas autorisées à faire de la course à pied sur route, de peur que cela pourrait faire tomber leur utérus. S’enregistrant sous les initiales de ses prénoms K.V. (Katherine Virginia), elle arrive à s’inscrire officiellement et à prendre part au départ de la course, avant qu’un organisateur tente en vain de l’arrêter et d’arracher son dossard. Les images de l’époque sont frappantes (cliquez ici)! Malgré un parcours semé d’embûches, Kathrine Switzer terminera le marathon mais sera ensuite disqualifiée, puis suspendue par sa fédération! Le marathon de Boston s’ouvrira officiellement aux femmes cinq ans plus tard, en 1972, et celui des Jeux Olympiques en 1984.

Le phénomène d’ouvrir toutes les compétitions aux femmes, notamment aux Jeux Olympiques, et donc récent, ce qu’on aurait presque tendance à oublier. Depuis 2012, tous les sports faisant partie du programme olympique sont ouverts aux femmes et aux hommes. Aujourd’hui, les femmes pratiquent la boxe, la lutte et le saut à ski, comme les hommes. Que chacun puisse pratiquer le sport de son choix semble bien naturel. Mais on peut s’interroger sur le sens de vouloir une égalité à tout prix. Personnellement, je vois aussi peux d’intérêt à regarder deux femmes combattre sur un ring que de voir des hommes faire de la natation synchronisée. Le corps des femmes et des hommes est différent et il faut bien tenir compte de ces spécificités.

Peut-être que l’exemple à suivre est celui donné par la gymnastique artistique: les agrès nécessitant force et résistance comme les anneaux et les barres parallèles sont réservés aux hommes, tandis que les agrès impliquant agilité et souplesse, comme la poutre, sont réservés aux femmes. Au final, chacun y trouve son compte.

“RF”, comme signé Federer?

L’été dernier, lors de l’entrée en lice de notre Roger national à Wimbledon, un petit événement s’était produit. Rien de particulier à signaler au niveau du jeu puisque Federer avait passé le premier tour sans encombre; mais grande nouveauté sur le terrain puisqu’il arborait pour la première fois les couleurs de son nouvel équipementier japonais après avoir toujours été habillé par Nike. Dans un article du 2 juillet 2018, Le Temps avait rapporté les grandes lignes de la transaction avec la marque Uniqlo: un contrat de 300 millions de dollars sur 10 ans.

Le passage inattendu d’une marque à l’autre ne s’est pas fait sans encombre, comme en témoigne l’abandon de la ligne de vêtements “RF”. Ayant perdu son champion, Nike ne produit plus de nouveaux produits affublés du célèbre logo; quant à la société Uniqlo, elle ne peut manifestement pas utiliser le design développé par Nike, au grand dam des supporters et de Federer himself.

Dans un récent interview, il ne cachait pas sa frustration, même s’il restait optimiste:

«J’espère que Nike saura se montrer courtois et serviable. C’est quelque chose de très important pour moi et mes fans (…) La bonne nouvelle, c’est que cela va se faire. Ce sont mes initiales, après tout. C’est bien qu’elles ne leur (à Nike) appartiennent pas pour toujours. Cela va bientôt se faire et c’est ce qui compte.»

Bon communiquant, Federer met l’accent sur ses initiales “RF” dont il se retrouverait aujourd’hui (injustement) dépourvu. Mais la question n’est pas l’usage de ses initiales: Uniqlo pourrait parfaitement développer une nouvelle identité visuelle pour son nouvel ambassadeur et Nike n’y pourrait pas grand chose. Le problème qui tourmente notre champion est bien le droit d’utiliser une marque car c’est bien d’une marque dont il s’agit.

J’ignore tout du contrat qui liait Federer à Nike, mais il est certain que le titulaire de la marque “RF” est Nike qui semble ainsi tenir le couteau par le manche.

Fait intéressant: alors que la période de protection de la marque arrivait récemment à échéance sur le territoire suisse, Nike l’a renouvelée jusqu’en 2028. Nul doute que la période de protection a été prolongée dans le monde entier par le fabricant américain. Il y a donc bien une bataille dans les coulisses entre Nike et Federer puisque la célèbre marque américaine ne lâche pas son os. Sous réserve de clauses contractuelles contraires, Federer reste donc à la merci de son ancien sponsor. Car prétendre à la récupération de ses initiales semble extrêmement délicat, même si le logo est intimement lié à sa personnalité.

Dans le domaine de la propriété intellectuelle, on sait que le nom ne l’emporte pas toujours sur la marque. En cas de litige, le juge doit, dans chaque cas particulier, peser les intérêts en présence, afin de parvenir à la solution la plus équitable possible. Ainsi, le juge n’accorde pas de prééminence de principe au droit au nom; l’existence d’une marque célèbre antérieure justifie par exemple que l’on impose au nouveau concurrent des restrictions quant à l’utilisation d’un homonyme. Par exemple, si un dénommé Jordan, et il en a beaucoup dans le Gros-de-Vaud, décide de lancer une gamme de vêtement de sport en utilisant son nom de famille, ce qui paraît légitime, il risque bien de se heurter à Nike qui utilise une marque similaire du nom de l’ancien Numéro 23 des Chicago Bulls. Nike pourra se prévaloir de l’antériorité et de la notoriété de sa marque pour faire obstacle à ce Jordan de Mézières dont le seul tort était de vouloir utiliser son patronyme.

Pour en revenir au Maître, il pourra difficilement se prévaloir de son nom pour faire plier Nike! Il est aussi douteux que Nike se montre “courtois” et “serviable”, comme l’espère Federer, car les règles de la bienséance triomphent rarement dans le cadre d’une négociation commerciale.

Par contre, il est à parier que Nike est surtout soucieuse de préserver son image et d’éviter de fâcher les fans de Federer, et il y en a beaucoup! Ne souhaitant certainement pas être perçue comme la marque qui empêche l’icône du tennis mondial d’utiliser “son” logo, Nike n’aura pas d’autre choix que de se montrer serviable. Et comme Federer a 300 millions en poche, tous les ingrédients devraient être réunis pour trouver un accord permettant à Federer d’utiliser à nouveau son logo “RF”.

Les burkinis interdits aux Jeux de Paris?

A l’heure où le peuple genevois s’est doté d’une nouvelle loi sur la laïcité, la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF) a récemment lancé un appel au Comité d’Organisation des Jeux de Paris 2024 afin de faire respecter le principe de laïcité; il s’agit d’interdire tout signe religieux parmi les participants de façon à garantir “la paix et le respect entre des jeunes venus du monde entier”. En clair, le voile islamique doit être proscrit des Jeux Olympiques.

Cet appel semble faire suite à la politique de deux pays, l’Iran et l’Arabie Saoudite, qui soumettent la participation des femmes aux compétitions internationales à des considérations extra-sportives : seules les disciplines jugées « coraniques » leur sont autorisées, mais à la condition qu’elles soient couvertes de la tête aux pieds et qu’elles ne participent qu’à des épreuves non-mixtes.

Les préoccupations de la LDIF, qui dénonce un “apartheid sexuel”, sont parfaitement légitimes et méritent d’être entendues par les instances sportives. Mais la Charte Olympique, qui gouverne notamment l’organisation des Jeux Olympiques, prône-t-elle vraiment le principe de laïcité, selon lequel les participants devraient s’abstenir de signaler leur appartenance religieuse par des propos ou des signes extérieurs? N’en déplaise à la LDIF, la réponse est inverse: non seulement la Charte Olympique ne commande pas la laïcité, mais elle la proscrit.

Selon le sixième principe fondamental de l’Olympisme:

“la jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Charte olympique doit être assurée sans discrimination d’aucune sorte, notamment en raison de la race, la couleur, le sexe, l’orientation sexuelle, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation”.

Cette obligation de non-discrimination s’impose notamment aux Comités nationaux olympiques qui doivent s’assurer, dans le cadre de la sélection des athlètes, que nul n’a été écarté pour des raisons religieuses.

On peut ainsi soutenir que le mouvement olympique consacre la liberté religieuse comme le font tous les Etats démocratiques: chacun est libre de vivre sa religion sans discrimination. Or, le principe de laïcité contrevient précisément à la liberté religieuse! Une athlète voilée qui se verrait refuser l’accès aux Jeux Olympiques au nom de la laïcité pourrait parfaitement se plaindre d’une discrimination fondée sur la religion en invoquant la Charte Olympique. L’appel à la laïcité de la LDIF revient à discriminer les athlètes voilées et donc à commettre une violation de la Charte Olympique. En fait, la problématique est la même que celle que nous connaissons bien en Suisse avec l’autorisation du port du voile islamique par les élèves. Notre Tribunal fédéral a déjà rappelé à plusieurs reprises que toute mesure ayant pour but ou pour effet d’empêcher le port du voile par des élèves dans les écoles publiques porterait une atteinte disproportionnée à la liberté de religion.

Certes, la Charte Olympique interdit aussi toute sorte de démonstration ou de propagande religieuse dans un site olympique, mais cela n’est pas inconciliable avec la liberté religieuse. On peut parfaitement imaginer qu’un athlète faisant du prosélytisme serait renvoyé à la maison. Mais le port du voile n’est pas assimilable à de la propagande. Du reste, le Tribunal fédéral considère, dans le cadre de l’école, que le port du voile religieux par un élève ne tend pas à influencer les autres élèves dans leurs convictions religieuses. Ainsi, la LDIF ne peut pas être suivie lorsqu’elle affirme que la Charte Olympique inclurait “une forme exigeante de laïcité”.

En réalité, l’enjeu n’est pas de savoir si le voile doit être interdit ou non. Il est d’ores et déjà accepté. Lors des derniers Jeux Olympiques, une escrimeuse portait le hijab lors des compétitions et est devenue la première femme musulmane américaine de l’histoire à remporter une médaille. Plusieurs sports comme le football ou le basketball ont adopté des règles règlementant le port du voile qui est en définitive admis.

Le vrai enjeu pour le mouvement olympique est de sanctionner les pays qui, comme l’Iran ou l’Arabie Saoudite, discriminent les femmes et leur empêchent l’accès à des compétitions au nom de l’islam. Rien à voir avec la laïcité.

En définitive, vouloir imposer la laïcité au mouvement olympique ne revient pas, comme le soutient la LDIF à “faire respecter l’universalisme des droits fondamentaux”. Au contraire, cela revient très précisément à violer une liberté fondamentale: la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Call of Duty ne deviendra pas discipline olympique

A l’heure où le Comité Olympique International (CIO) semble à la recherche d’un second souffle, la question se posait de savoir si des compétitions d’eSport, plus prosaïquement des jeux vidéo, allaient faire leur entrée aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. La réponse est tombée samedi dernier lors du 7ème sommet olympique à Lausanne et elle est négative. Dans des termes très diplomatiques, le CIO a estimé qu’une “discussion sur l’admission à part entière des e-sports et jeux électroniques au programme olympique (avec remise de médailles) est prématurée”. Autrement dit, on n’est pas prêt de voir des compétitions de jeux électroniques aux Jeux Olympiques. (suite…)

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A quand un Bosman chaussant des patins à glace?

Le 14 novembre 2018, les clubs de hockey de National League ont rejeté la proposition d’élargir leur contingent à six joueurs étrangers. Ces clubs continueront donc à aligner un maximum de quatre joueurs étrangers sur la feuille de match, comme le précise l’article 1.3.1 des directives pour le déroulement du championnat Sport d’élite 2018/19.

Quatre joueurs étrangers, n’est-ce pas singulier à l’heure de la libre circulation des personnes? Pourquoi diable le marché est-il libéralisé sur le continent européen pour le football alors que les clubs de hockey suisses restent tenus par des clauses de nationalité?

La réponse est simple: il s’agit de la volonté des clubs, volonté qui n’a pas encore été mise à mal par un joueur de hockey qui voudrait nous refaire un coup à la Bosman!

L’occasion est belle de revenir sur le fameux arrêt Bosman rendu le 15 décembre 1995 par la Cour de justice des Communautés européennes, arrêt qui a transformé à jamais le visage du football européen. (suite…)

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Joakim Noah: un fiasco synonyme de jackpot

Alors que la NBA vient de reprendre ses droits, un feuilleton a tenu en haleine le basket américain l’été dernier. Qu’allait donc bien devenir Joakim Noah, le fils de vous savez qui, au sein des New York Knicks?

Alors qu’il évoluait sous le maillot des légendaires Chicago Bulls, Joakim Noah faisait honneur au talent de son père : neuf saisons abouties avec le titre de meilleur défenseur de la ligue en 2013/14 et deux participations au All-Star Game. C’était avant son transfert en 2016 aux New York Knicks. Bilan: 53 matchs (sur 164) joués lors des deux dernières saisons; plusieurs blessures; une suspension de 20 matchs pour violation des règles antidopage et un conflit avec son coach qui lui a valu d’être mis à pied pour le reste de la dernière saison. Cela fait beaucoup de casseroles pour un joueur ayant signé un contrat de 4 ans pour 72 millions de dollars. (suite…)

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La Ligue des Champions ou la fable de la poule aux œufs d’or

C’est reparti: la Ligue des Champions reprend ses droits demain soir!

Pour le téléspectateur suisse, la compétition n’aura plus la même saveur puisque la RTS a perdu les droits télévisés des compétitions européennes au profit de la chaîne privée Teleclub. L’information n’est pas nouvelle, Le Temps s’en était déjà fait l’écho l’été dernier, mais elle devient d’actualité.

Le passionné de foot devra donc s’abonner à Teleclub, à Fr. 19.90 par mois, tout en souscrivant un abonnement auprès de Swisscom TV ou de Sunrise TV, pour continuer à bénéficier d’une offre digne de ce nom, ou se contenter du match programmé chaque semaine sur les chaînes du service public. Fin de l’eldorado helvétique; désormais, pour tous les téléspectateurs européens, il faut passer par des chaînes privées, en déboursant quelques deniers, pour suivre les compétitions phares de l’UEFA. (suite…)

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jeux de mains, pas toujours de vilains

Au moins deux éléments auront marqué cette Coupe du monde: les roulades de Neymar (plus que sa coupe de cheveu) et l’assistance vidéo.

La vidéo s’est encore invitée hier soir lors de la finale et elle l’aura marquée de son empreinte: pour la première fois, un penalty est sifflé lors d’une finale de coupe du monde après appel à la vidéo. Sans la “VAR” (Video Assistant Referees), la main de Perisic n’aurait pas été sifflée au bénéfice de la France et la physionomie de la rencontre aurait forcément été différente.

Ce penalty n’est pas scandaleux: Perisic a bel et bien touché le ballon de la main et la trajectoire de la balle a été modifiée. Et ce n’est de loin pas la première fois qu’un penalty est sifflé dans de telles conditions, y compris durant cette Coupe du monde. A titre personnel, j’ai toujours trouvé injuste et inexplicable qu’autant de penalties soient accordés pour de prétendues “fautes” de main et cela ne date pas d’hier. Je me souviens encore de ce penalty généreusement accordé en fin de match à l’Italie en 1998, alors qu’elle était menée 2 à 1 par le Chili de Zamorano et Salas… Vous l’aurez compris, pour moi, il n’y avait pas penalty hier soir. (suite…)

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Faut-il jeter Sergio Ramos aux crocodiles?

Pour avoir (volontairement?) blessé le Pharaon – alias Mohamed Salah – Sergio Ramos a déclenché la fureur du peuple égyptien et de tous les supporters de Liverpool. La toile s’agite, une pétition a déjà réuni près de 400’000 signatures pour que Ramos soit puni et un avocat égyptien, en quête de célébrité, aurait réclamé une indemnité de plus d’un milliard d’euros pour la souffrance causée au peuple égyptien.

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Il n’y a pas que sur le sexe des anges que l’on discute

La fédération internationale d’athlétisme (IAAF) vient d’adopter un nouveau règlement régissant la qualification dans la catégorie féminine (pour les athlètes présentant des différences du développement sexuel). Il vise à mettre un terme à un vaste débat sur le sort des athlètes hyper-androgènes. Plus simplement dit: “Avec qui les femmes qui ressemblent à des hommes doivent-elles concourir?”

Le postulat de base est simple: il y a des hommes d’un côté, des femmes de l’autre, et cela a toujours été ainsi depuis la nuit des temps: “Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme” (Genèse 1.27), apprend-on au catéchisme.

Mais qu’est-ce qu’un homme? Et une femme? Cela paraît si simple! En ouvrant le dictionnaire, on y lit que l’homme est un adulte de sexe masculin. Est masculin ce qui a les caractères de l’homme. Plutôt circulaire comme définition, me direz-vous! Ce sont parfois les choses les plus évidentes qui sont les plus complexes à définir. (suite…)

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