Faisons de Sion 2026 un symbole d’unité nationale

Hier soir, plus de 350 invités se sont réunis au Convention Center de l’EPFL pour assister à l’une des premières présentations publiques du projet de candidature de Sion pour les Jeux Olympiques d’hiver 2026. Après une présentation de haut vol et une table-ronde qui a permis à Christian Constantin de divertir la foule, l’auditoire s’est rapidement montré conquis. Le projet est déjà extrêmement abouti, comme en témoigne le dossier de présentation, et on peut déjà facilement se projeter dans ces jeux alpins même si neuf ans nous séparent encore de la cérémonie d’ouverture.

Même si les Jeux Olympiques d’hiver sont loin d’être aussi gigantesques que les jeux d’été, le débat qui va s’installer ces prochains mois autour de la candidature de Sion se cristallisera immanquablement sur les coûts, ce qui est légitime. La déconfiture de Rio continue de faire des vagues (cf. Le Temps), les derniers jeux d’hiver à Sotchi peuvent être vus comme les dérives d’un Etat totalitaire, et chacun peut se nourrir de divers exemples pour démontrer que Jeux Olympiques riment le plus souvent avec coûts pharaoniques.

A ce stade, il est trop tôt pour prétendre que le budget de Sion 2026 sera équilibré, comme l’indique le dossier de présentation : 1.65 milliard de francs de dépenses pour des recettes équivalentes. Mais un constat peut d’ores et déjà être fait: toutes les infrastructures sportives sont déjà existantes, sous réserve d’un centre de glace pour le patinage de vitesse, qui devrait voir le jour à Aigle, et d’un grand tremplin prévu à Kandersteg. Et il y a bien sûr le village olympique à réaliser à Collombey-Muraz, solution qui offre au moins l’avantage de recycler le site abominable de la raffinerie Tamoil. Personne ne s’en plaindra. A première vue, les coûts devraient pouvoir être maîtrisés car on ne part pas de zéro.

Au-delà de l’aspect financier, la candidature de Sion 2026 doit permettre à la Suisse de se doter d’un projet fort et rassembleur. En ce sens, l’enthousiasme affiché par les organisateurs, Jean-Philippe Rochat en tête, est absolument admirable. En découvrant le site sion2026.ch, les premiers mots que l’on peut lire sont les suivants:

“Rendre la Suisse fière en relevant le défi d’organiser en 2026 des Jeux rafraîchissants, incitant à la pratique du sport pour tous, exploitant le savoir-faire helvétique pour créer un moment magique et un héritage durable qui permettront de revaloriser l’expérience des sports d’hiver.”
Ce n’est pas seulement de la communication car le projet se veut fédérateur. Les compétitions se déroulement dans cinq cantons : Valais, Vaud, Fribourg, Berne et les Grisons. Certes, la ville hôte est Sion, mais le projet a une véritable dimension nationale en associant les romands et les suisses-allemands. Quel meilleur moyen que de redonner une fierté nationale à tous les concitoyens helvétiques? Quel meilleur moyen pour se forger une identité nationale? Car c’est bien à travers ce genre de projet que l’on se sent suisse et que l’on peut dépasser nos frontières linguistiques. Il faut bien admettre qu’il est parfois bien difficile de nous identifier les uns aux autres, surtout à l’issue de certains scrutins. Dans un pays comme le nôtre où quatre groupes linguistiques doivent vivre ensemble, un projet fédérateur comme l’est Sion 2026 est un ciment nécessaire. Il doit permettre au fermier appenzellois de se rapprocher du banquier genevois, tous deux pouvant s’enorgueillir d’un événement qui mettra en valeur la beauté et le savoir-faire helvétique.

A une autre échelle, cela me rappelle la Coupe du Monde de football en 1994. A l’époque, j’avais 17 ans et franchement, il était difficile de se sentir suisse. Pire encore, je ne voyais franchement pas ce que nous, les romands, avions de commun avec nos voisins suisses-allemands. Le fameux “Dimanche Noir” du 6 décembre 1992 était encore frais et la Suisse était alors vraiment divisée. En se qualifiant enfin pour une Coupe du Monde, après 28 ans de disette, tout en pratiquant un jeu spectaculaire, cette équipe de suisse a réussi à nous rassembler. Avant 1994, il était ringard de porter une casquette ou un t-shirt avec la croix suisse. Mais depuis cet événement, à la moindre compétition sportive internationale, on arbore fièrement le rouge et le blanc. En 1994, c’est Georges Bregy et Alain Sutter qui nous faisaient dire que ces suisses-allemands n’étaient pas si mauvais que ça. Maintenant, ce sont nos fantastiques joueurs de tennis qui nous font tous vibrer, de Niederbipp à Biolley-Orjulaz, et qui nous rendent fiers d’être suisses.

Alors oui, je veux croire que des jeux d’hiver peuvent rendre la Suisse fière. Fière de son savoir-faire, fière de  sa technologie, fière de ses transports publics, fière de ses Alpes et fière de ses champions! Ce sera l’occasion de montrer à 2 milliards de téléspectateurs que le Swiss made mérite sa renommée. Que la qualité suisse n’est pas un mythe. Pour un tout petit pays comme le nôtre, par ailleurs malmené par ses affaires bancaires, il faut saisir l’occasion de briller sur le plan international pour que la Suisse continue à symboliser l’excellence.

Que signifie être Suisse? Chacun a sa propre réponse mais nul doute que la candidature de Sion 2026 a tous les atouts pour rendre la Suisse fière.

La cohésion nationale se forge autour de grands projets. Faisons preuve d’enthousiasme et montrons au monde entier qu’un petit pays comptant plusieurs langues, plusieurs religions, d’innombrables traditions locales peut s’unir pour organiser un événement grandiose, qui marquera les esprits pendant des générations.

Maria Sharapova à Roland Garros, avec quelle légitimité?

Dans dix jours, la direction de Roland Garros fera savoir si Maria Sharapova est invitée au tournoi parisien. Pour rappel, cette championne a été suspendue pendant 15 mois à la suite d’une infraction aux règles antidopage et n’a plus un classement suffisant pour entrer dans le tournoi; la logique des chiffres voudrait donc qu’elle ne joue pas, à moins de recevoir une invitation. Serait-il juste que la double tenante du titre (2012 et 2014) puisse fouler la terre battue parisienne du fait de la magnanimité des organisateurs?

Sharapova est-elle une tricheuse?

Pour beaucoup de ses concurrentes, Maria Sharapova n’est qu’une tricheuse et ne mérite plus aucune considération. Si elle veut revenir sur les plus grands tournois du circuit, qu’elle gagne sa place à la sueur de son front plutôt qu’on lui déroule le tapis rouge. La canadienne Elodie Bouchard s’est distinguées par ses propos et n’a pas été tendre avec sa rivale russe:

“She’s a cheater and … I don’t think a cheater in any sport should be allowed to play that sport again. It’s so unfair to all the other players who do it the right way and are true. I think from the WTA it sends the wrong message to young kids: ‘cheat and we’ll welcome you back with open arms”

Une telle opinion est compréhensible. Il est somme toute assez naturel de se montrer sans merci à l’égard d’une concurrente qui a été prise par la patrouille antidopage, mais il faut se garder de tout amalgame. Avant de coller à Maria Sharapova l’étiquette de tricheuse, il convient de s’attarder quelques instants sur les circonstances qui lui ont valu une suspension.

Qu’en dit le Tribunal arbitral du Sport?

Prenons les faits à la source, soit ceux qui ont été retenus par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) dans sa sentence du 30 septembre 2016:

  • Pendant plus de dix ans, Maria Sharapova a pris un médicament appelé mildronate qui contient du meldonium; ce médicament traite les maladies cardiaques;
  • Ce médicament était initialement prescrit par son médecin, lequel était naturellement bien conscient qu’aucune substance prohibée ne devait être donnée à sa patiente du fait de son statut de sportive d’élite;
  • Ce médicament, commercialisé dans les pays de l’Est, était pris – en parfaite légalité – par de très nombreux sportifs, semble-t-il en vue de mieux récupérer;
  • Dès le 1er janvier 2016, l’Agence Mondiale Antidopage a inscrit le meldonium sur la liste des produits interdits; auparavant, cette substance pouvait être prise en toute impunité;
  • Comme de très nombreux athlètes, Maria Sharapova ne s’est pas aperçue de ce changement de régulation. Le membre de son entourage qui avait pourtant pour instruction de vérifier que tous les produits qu’elle prenait étaient autorisés est lui aussi tombé dans le panneau;
  • Au moment où elle a pris son médicament, en janvier 2016, elle était sûre d’être dans son bon droit puisqu’elle prenait du mildronate depuis de très nombreuses années sans le moindre problème;
  • Lors du contrôle antidopage qu’elle a subi durant l’Australian Open 2016, du meldonium a été décelé (certainement comme durant toute sa carrière…), sauf que cette fois-ci la présence de cette substance constituait une violation des règles!

On voit donc bien que la faute de Maria Sharapova n’est pas tant d’avoir voulu tricher mais d’avoir ignoré un changement de règles, elle qui bénéficiait pourtant d’un staff qui était censé la conseiller à cet égard. C’est dans ce contexte que la formation arbitrale du TAS a retenu:

“The Panel wishes to emphasize that based on the evidence, the Player did not endeavour to mask or hide her use of Mildronate and was in fact open about it to many in her entourage and based on a doctor’s recommendation, that she took the substance with the good faith belief that it was appropriate and compliant with the relevant rules and her anti-doping obligations, as it was over a long period of her career, and that she was not clearly informed by the relevant anti-doping authorities of the change in the rules”

Sharapova a bien sa place à Roland Garros

Tous les cas de dopage ne se ressemblent pas et il est très réducteur de penser que chaque sportif déclaré “positif” à une substance interdite devrait être radié à vie. Par exemple, il y a un monde entre un Ben Johnson, gonflé aux stéroïdes anabolisants, et un sportif dont la seule négligence est d’avoir consommé un supplément alimentaire contaminé, comme cela arrive fréquemment. Ce n’est pas parce qu’un sportif enfreint une règle antidopage qu’il doit être considéré comme un tricheur.
Maria Sharapova a aujourd’hui purgé sa peine – quinze mois de suspension quand même – et son image a été pour le moins écornée par cette triste affaire. Autant dire que la sanction a été lourde même si elle a été en définitive blanchie de toute tricherie par le TAS.
Au vu de sa carrière et de ses récents résultats (demi-finale à Stuttgart), il serait parfaitement légitime que Maria Sharapova participe à Roland Garros, peut-être en devant passer par les qualifications comme cela se murmure. Il est naturel qu’un tournoi du grand chelem regroupe les meilleures joueuses de tennis et Maria Sharapova en fait assurément partie.
Qu’en pensez-vous?

Quand un petit kazakh incarne les valeurs de l’Olympisme

Les opinions que vous trouverez habituellement dans cette rubrique ont pour objet de décortiquer ce qui fait débat dans le sport. Entre les incessantes affaires de dopage, les basses manœuvres politiques, les comportements parfois révoltants des sportifs, dirigeants et supporters, on est servi! Il n’y a pas une semaine sans que le sport fasse parler de lui dans le plus mauvais sens du terme. Ces derniers jours nous l’ont encore montré: que penser des agissements honteux de ces abrutis qui se prétendent fans de sport qui ont récemment envahi la pelouse du stade maudit de Furiani pour agresser les joueurs de l’équipe adverse ou, plus près de chez nous, de ceux qui ont caillassé le bus du Servette FC?

En cette période de fêtes de Pâques, mon billet du jour ne relatera un de ces tristes épisodes; il sera plus personnel, mon souhait étant de montrer que le sport peut encore servir d’exemple.

Il y a quelques jours, mon épouse m’a fait voir cette vidéo de ce petit garçon kazakh qui va jusqu’au bout de lui-même pour faire triompher son équipe dans une épreuve de tirer à la corde. Quelle joie de découvrir ces images! Du sport et de l’émotion à l’état pur. Mieux que la plupart de ces grands évènements retransmis par les télévisions du monde entier. Ce garçon très attachant nous rappelle ce que le sport incarne: la persévérance, le dépassement de soi, l’abnégation, la solidarité et la bravoure. Sans oublier la satisfaction inégalable que procure le sentiment d’avoir absolument tout donné pour atteindre son but, et triompher dans le meilleur des cas.

Ces valeurs devraient être transmises lors des “cours de gym” qui sont le plus souvent perçus comme une simple occasion pour les écoliers de se dépenser alors qu’ils devraient aussi permettre de leur inculquer les valeurs inhérentes au sport. De telles valeurs sont essentielles et figurent du reste en bonne place au début de la Charte Olympique qui définit ainsi le premier principe olympique: “L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple, la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels”.

Il serait judicieux que les professeurs de gym sacrifient de temps en temps quelques heures de balle brûlée ou de tchoukball pour enseigner à nos enfants quelques notions d’Olympisme. Et mieux encore, que les entraîneurs de football inculquent de telles valeurs à leurs joueurs, car on en a marre de voir ces divas jouer la comédie en prétendant souffrir le martyr à chaque faute avant de repartir de plus belle ou simuler de façon grotesque une faute pour obtenir par la triche un pénalty au moindre petit contact dans les seize mètres. Les dérives du sport professionnel faisait déjà dire à Orwell:
“Serious sport has nothing to do with fair play. It is bound up with hatred, jealousy, boastfulness, disregard of all rules and sadistic pleasure in witnessing violence. In other words, it is war minus the shooting.”
Merci à ce petit garçon de nous servir d’exemple et de nous rappeler pourquoi nous aimons tant le sport et les valeurs qu’il incarne. Il est beau qu’un petit kazakh redonne ses lettres de noblesse à l’Olympisme. Désormais, je vais militer pour que le tirer à la corde devienne sport olympique, à la place du football et son ballet de comédiens.

Les réanalyses d’échantillons : un instrument de lutte équitable contre le dopage ?

Dans le cadre de son plan de lutte contre le dopage, le Comité International Olympique (CIO) a décidé de procéder à de nouvelles analyses sur plus de 1’500 échantillons prélevés lors des Jeux Olympiques de Pékin (2008) et de Londres (2012). Le but de ces réanalyses est de déceler de nouveaux cas positifs grâce à des méthodes d’analyses plus performantes qui n’existaient pas encore au moment des premiers tests. En clair, la volonté du CIO est d’attraper les tricheurs qui étaient passés entre les mailles du filet grâce à des méthodes de dopage alors indécelables.

Les dernières décisions disciplinaires du CIO sont tombées au début du mois de février 2017 ; certaines d’entre elles sont d’ores et déjà contestées devant le Tribunal Arbitral du Sport. On pense notamment à l’appel déposé par le sprinter jamaïcain Nesta Carter qui s’est vu retirer la médaille d’or obtenue lors du relais 4x100m des Jeux Olympiques de Pékin, avec pour conséquence de privé ses trois coéquipiers, dont Usain Bolt, du métal gagné.

A ce jour, 101 athlètes, dont 52 médaillés, ont été disqualifiés rétroactivement. Deux sports comptent un triste palmarès : l’haltérophilie recense 47 cas positifs et l’athlétisme 43. 29 haltérophiles se sont vus intimer l’ordre de retourner leurs médailles, ce qui représente un tiers des médailles attribuées lors de ceux deux olympiades ! Autant dire que les podiums sont décimés.

Un coup d’œil aux nations concernées permet de réaliser que la grande majorité des athlètes qui se sont fait attraper provient de l’ancien bloc de l’Est, les russes arrivant en tête avec près d’un tiers des cas. (suite…)

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Lutte contre le dopage: l’heure des sanctions collectives a-t-elle sonné?

Depuis le 13 novembre 2015, la Fédération Russe d’Athlétisme est suspendue de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) à la suite de multiples affaires de corruption et de dopage. Les effets de cette suspension se sont notamment fait ressentir lors des derniers jeux olympiques à Rio lors desquels aucun athlète russe n’a été admis à participer, à l’exception de la seule Darya Klishina, finalement repêchée par le Tribunal Arbitral du Sport dans des circonstances rocambolesques.

Il y a quelques jours, le 6 février dernier, l’IAAF a annoncé que la Russie demeurait suspendue ; toutefois, un programme est mis en place pour que les athlètes russes les plus honorables puissent participer aux compétitions internationales, notamment aux prochains championnats du monde, sous couleurs neutres. L’intérêt individuel de ceux qui peuvent établir leur innocence est ainsi préservé.

La suspension d’une fédération nationale est une sanction sans précédent et qui marque les esprits dans la mesure où la Russie est un acteur de premier plan en athlétisme, le sport roi du programme olympique. Toutefois, que la Russie demeure suspendue est loin d’être une surprise compte tenu des révélations qui ont fait l’effet d’une bombe l’été dernier. La bombe en question est le fameux « Rapport McLaren » qui a révélé un vaste système de falsification destiné à protéger des athlètes russes dopés. (suite…)

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Coupe du Monde de football : doit-elle être élitiste ?

A tout seigneur tout honneur! Pour cette première rubrique de ce blog qui a pour ambition de décoder les manœuvres politiques dans le sport, le football sera à la une.

Le 10 janvier 2017, la FIFA a annoncé que la Coupe du Monde allait passer, dès l’édition 2026, de 32 à 48 équipes. Si la décision a été prise à l’unanimité par le Conseil de la FIFA, le moins que l’on puisse dire est que cette réforme fait l’objet de critiques nourries, principalement en Europe. La FIFA est ainsi accusée d’avoir pris une décision servant avant tout ses intérêts économiques, contre les intérêts du jeu. Nombreux sont ceux qui pensent que le niveau de jeu de la compétition sera affaibli avec ce nouveau format ;  48 participants c’est beaucoup trop ! La Coupe du Monde doit rester une compétition élitiste. On ne peut pas faire plaisir à tout le monde.

L’image de la FIFA est écornée depuis les nombreux scandales qui l’ont touchée. Cette fédération sportive, dont le président a quasiment le statut d’un chef d’Etat, est le symbole de la dérive du sport-business. On parle presque autant de corruption, de magouilles, de petits arrangements entre amis que de football. Dans ce contexte, il est de bon ton de critiquer toutes les décisions prises par l’instance dirigeante du football. La réforme de la Coupe du Monde ne fait pas exception; on y voit qu’une décision politique destinée à ramener plus d’argent dans les caisses de la FIFA, pour ne pas dire de ses dirigeants.

Pourtant, à y regarder de plus près, il n’y a pas à hurler avec les loups. (suite…)

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