Les Réverbères de la Mémoire pour éclairer le passé de la tragédie arménienne et les défis du présent

Pierre Hazan,

Enfin, après de longues années, les Réverbères de la Mémoire, une œuvre de l’artiste français Melik Ohanian, a trouvé refuge à Genève le 13 avril dernier. Il a fallu que le parlement genevois en 1998, puis le parlement suisse en 2003, reconnaissent d’abord le génocide des Arméniens. Il a fallu ensuite la détermination des porteurs de la mémoire du génocide, de la Ville de Genève et, en particulier, du Fonds municipal d’art contemporain (FMAC), pour qu’un monument qui évoque le génocide arménien et avec lui le mal que l’homme peut infliger à son prochain, puisse être choisi. Finalement, il a fallu surmonter les retenues des uns et des autres liées souvent à la crainte d’indisposer les autorités turques. Celles-ci avaient fait savoir leur opposition farouche à ce monument, refusant – pour combien de temps encore ? – d’assumer une page sombre de leur histoire. Pourtant, l’histoire de chaque pays n’est-elle pas faite à la fois de moments de grandeur, mais aussi de périodes dramatiques ?

Sur les fûts des lampadaires, l’artiste Melik Ohanian a reproduit des fragments d’un texte de la psychanalyste Janine Altounian qui se lit de bas en haut. – photo Frédéric Burnand                

Il est salutaire que Genève et la Suisse aient donné refuge aux Réverbères de la mémoire. Car la tragédie arménienne comme toute tragédie nécessite un travail de mémoire. Celui-ci est d’autant plus essentiel qu’il se heurte toujours à un négationnisme qui reste vivace. Rappelons qu’en octobre 2015, – soit un siècle après le début des massacres – la Suisse s’est faite condamner en appel par la Cour européenne des droits de l’homme pour avoir brimé la liberté d’expression d’un homme politique turc, qui, sur le sol suisse, avait nié la réalité du génocide arménien.

Le traité de Lausanne sacrifie la création d’un Etat arménien

La tragédie arménienne nous interpelle d’autant plus qu’elle préfigure les événements qui vont se succéder tout au long du 20ème siècle jusqu’à nos jours, et en particulier, les persécutions des minorités et les politiques de nettoyage ethnique, sous l’œil souvent indifférent des monstres froids que sont les Etats. Les grandes puissances coloniales de l’époque, la France et la Grande-Bretagne se sont partagées les dépouilles de l’empire ottoman au Proche-Orient (accords Sykes-Picot de 1916), alors que, non loin de là, se poursuivaient la déportation et le meurtre de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Dans cet océan de malheur, quelques trouées de lumière eurent lieu, malgré tout, avec le développement à la fois de la protection des réfugiés et du droit international humanitaire. C’est dire que la tragédie arménienne et ses prolongements sont inséparables de l’histoire de la Suisse et du monde contemporain.

C’est sur le sol suisse que des décisions capitales ont été prises, dessinant l’actuelle carte de la Turquie après les massacres des Arméniens dans les années 1915-1916. En 1923, le traité de Lausanne, négocié au château d’Ouchy, satisfait le pouvoir kémaliste, en sacrifiant la création d’un Etat arménien dans le nord-est de la Turquie actuelle. Un Etat arménien, qui pourtant avait été promis par les puissances victorieuses de la première guerre mondiale lors du Traité de Sèvres de 1920. Mais le traité de Lausanne effaça celui de Sèvres…

C’est encore le traité de Lausanne qui, dans la foulée des promesses trahies aux Arméniens ainsi qu’aux Kurdes, institue des échanges obligatoires de populations entre la Grèce et la Turquie. Plus d’un million et demi de Grecs ottomans et près de 400.000 musulmans de Grèce, « baïonnette dans le dos », durent abandonner leur foyer respectif pour rejoindre leur supposée mère-patrie qu’ils n’avaient jamais vue. Ainsi, les grandes puissances de l’époque laissèrent faire le génocide des Arméniens, puis cautionnèrent une politique de nettoyage ethnique, politique dont nous vîmes encore les ravages jusque dans les années 1990 lors des guerres de l’ex-Yougoslavie, puis très récemment, avec les persécutions dont sont encore victimes différentes minorités en Syrie et en Irak, dont les Yézidis.

Dans un registre plus positif, c’est à Genève, en 1924, que la défunte Société des Nations – dont le siège se trouvait à quelques centaines de mètres de l’emplacement des Réverbères de la mémoire – a accordé une protection internationale, le passeport Nansen, aux apatrides et rescapés arméniens pour faciliter leur quête d’une terre d’asile. Certains trouvèrent refuge en Suisse.

Adolf Hitler: « Qui se souvient encore du massacre des Arméniens ? »

C’est aussi par le sang versé des Arméniens, que le droit international humanitaire – cher à Genève et à la Suisse – s’est développé pour rendre compte de cette nouvelle et monstrueuse réalité de la guerre : le fait que les populations civiles soient devenues un objet d’annihilation. En effet, alors que les massacres avaient commencé, la France, la Grande-Bretagne et la Russie ont dénoncé dans une déclaration commune en 1915 « le crime contre l’humanité et la civilisation » commis alors contre les Arméniens. A l’exception d’un orateur qui lors de la Convention à Paris en 1794 avait évoqué le crime de « lèse-humanité » pour qualifier la traite esclavagiste, c’est la première fois que le concept de crime contre l’humanité fut affirmé aussi clairement.

Mais si les puissances occidentales et la Russie à l’époque se sont offusquées des massacres des Arméniens, elles ne sont pas intervenues pour autant. Ce qui fit dire à Adolf Hitler, le 22 août 1939, soit quelques jours avant l’invasion de la Pologne : « Qui se souvient encore du massacre des Arméniens ? ». S’exprimant devant le haut-commandement allemand, il incitait ses généraux à faire preuve d’une extrême brutalité envers les populations juives et slaves dans les territoires que les nazis s’apprêtaient à conquérir à l’Est, en leur promettant une totale impunité, garantie, pensait-il, par la passivité du monde lors des massacres des Arméniens.

C’est un juriste polonais, Raphaël Lemkin, qui, comparant l’abandon des Arméniens lors des persécutions et des massacres de 1915-1916 et celui des juifs durant la deuxième guerre mondiale, qui, dans son livre Axis Rule over Occupied Europe, forgea en 1944 le terme de « génocide » (un néologisme dérivé du grec genos – genre, espèce- et du latin –cide, tuer). Il voulait ainsi capturer conceptuellement et juridiquement une nouvelle réalité monstrueuse de la guerre – l’extermination des populations civiles – pour mieux la combattre. Lemkin fut, du reste, l’infatigable artisan de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948.

Tragiquement, ni la force du droit international, ni les leçons de la souffrance des Arméniens il y a un siècle n’ont constitué un garde-fou suffisant contre de nouvelles horreurs. Nous ne le savons que trop alors que des millions de Syriens et d’Irakiens ont connu et connaissent à l’heure où ces lignes sont écrites une guerre impitoyable qui n’en finit plus.

Les Réverbères de la mémoire nous invitent à faire le lien entre la tragédie d’il y a un siècle et les turpitudes du présent, parfois dans les mêmes régions où périrent tant d’Arméniens.

Pierre Hazan

Pierre Hazan

Pierre Hazan est conseiller éditorial de justiceinfo.net, professeur à l’université de Neuchâtel. Il est conseiller spécial en matière de justice transitionnelle auprès du Centre pour le Dialogue Humanitaire, actif dans la médiation des conflits armés.

6 réponses à “Les Réverbères de la Mémoire pour éclairer le passé de la tragédie arménienne et les défis du présent

  1. Voici une réflexion qui explique bien les ravages du négationnisme sur une société saturée de violence.
    https://armenianweekly.com/2018/05/04/akcam-turkeys-denial-defines-its-present/
    Ce texte est écrit par un des plus importants historiens actuels, qui se trouve être turc, Taner Akçam et qui travaille inlassablement depuis plus de vingt ans à éclairer les épisodes les plus durs de l’histoire ottomane et turque.
    Les preuves sont si nombreuses et si accablantes à propos de la campagne d’extermination menée contre les Arméniens par les autorités ottomanes en 1915-1917 qu’il n’est pas utile de les nommer toutes en quelques lignes (quitte à se faire attaquer par un Maxime Gauin). On peut renvoyer aux travaux d’Yves Ternon, de Raymond Kevorkian, de Vahagn Dadrian, de Taner Akçam, d’Erik J. Zürcher parmi beaucoup d’autres. Sans parler des milliers de témoignages oraux et écrits de survivants. Et on peut parler aussi du simple fait qu’il n’y a plus d’Arméniens en Anatolie, que le patrimoine a été systématiquement détruit durant tout le siècle, que le mot “arménien” est souvent une insulte en Turquie. Bref, la simple décence voudrait qu’un silence respectueux au minimum accompagne la mémoire de tous ces morts et la souffrance de ceux, descendants des rescapés, qui en subissent le déni encore aujourd’hui.

    1. 1) Taner Akçam n’a aucune formation d’historien. Il est en docteur en sociologie, doctorat obtenu dans ses conditions irrégulières, puisque un des codirecteurs de thèse, Vahakn Dadrian, s’était fait radier de la State University of New York (pour agression sexuelle en situation de récidive) avant même l’inscription de son étudiant en thèse. Par ailleurs, c’est un citoyen allemand et un nationaliste kurde, ce qui ne disqualifie pas son discours, mais disqualifie l’usage mensonger du terme « turc » à son sujet.
      J’ai expliqué, y compris dans une revue Routledge et dans une revue Oxford, sans jamais être démenti, que l’usage des sources par Taner Akçam est d’une malhonnêteté invraisemblable. http://turquie-news.com/spip.php?article30765 (pour une version française). Et je ne suis pas le premier : par exemple, en 2008, dans l’« Armenian Weekly » justement, Hilmar Kaiser, docteur en histoire, lui, a expliqué, exemple à l’appui, que l’usage des sources turques par le sociologue Akçam « n’est pas du tout universitaire » (is totally unscholarly). http://khatchigmouradian.blogspot.com/2008/03/interview-with-hilmar-kaiser.html https://gakg5sv2p13fjr0q1hulkabr-wpengine.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2009/02/AW_Apr08.pdf (pp. 17-18). Il n’eut pas plus de réponse que moi. On doit également à Hilmar Kaiser une démolition en règle d’un ouvrage de Vahkan Dadrian, parue dans le « Journal of the Society for Armenian Studies », rien de moins (pour le reste des manipulations du sociologue Dadrian, voir Guenter Lewy, « The Armenian Massacres in Ottoman Turkey », Salt Lake City, University of Utah Press, 2005).

      2) Yves Ternon n’est pas un historien non plus, mais un chirurgien de formation. Il n’a jamais travaillé de sa vie dans un dépôt d’archives (du moins sur la question arménienne), il a publiquement soutenu le terrorisme arménien et il a utilisé, en témoignant sous serment pour des terroristes de l’ASALA (cour d’assises de Paris, janvier 1984), une citation attribuée de manière mensongère à Kemal Atatürk, et cela, presque deux ans après que James Tashjian eut démontré, dans « The Armenian Weekly » (20 mars 1982) et l’« Armenian Review » (James Tashjian, “On a ‘Statement’ Condemning the Armenian genocide of 1918 Attributed in Error to Mustafa Kemal, Later ‘The Ataturk,” Armenian Review, XXXV/3-139, automne 1982, pp. 227-244) que Kemal Atatürk n’avait jamais prononcé cette phrase.

      3) J’ai expliqué, exemples à l’appui, que Raymond Kévorkian n’hésite pas à manipuler ses sources, comme lorsqu’il consacre sept pages au procès du docteur Ali Saib, le décrit comme un monstre, en se fondant exclusivement sur les « témoignages » d’Arméniens lors du procès de décembre 1919… et en omettant de signaler que ce procès s’est soldé par l’acquittement du médecin ! Raymond Kévorkian a dû également admettre que sa politique, comme ex-directeur de la Bibliothèque Nubar, consistait à ne pas accepter les historiens comme moi (alors que le archives ottomanes sont ouvertes à tous : Ara Sarafian, Hilmar Kaiser, Taner Akçam, Garabet Krikor Moumdjian, etc., y ont travaillé, à partir de 1991).

      4) C’est bien beau d’invoquer les « témoignages », mais encore faut-il savoir de quoi on parle. Certains sont mensongers, comme ceux utilisés contre Ali Saib, ou comme celui de S. Tehlirian lors de son propre procès, à Berlin (comparez simplement le compte-rendu sténographique dudit procès avec « Opération Némésis » de Jacques Derogy et surtout « Sacred Justice » de Marian Mesrobian MacCurdy). D’autres sont utilisables, mais avec des précautions, comme celui d’Abraham Hartounian, qui mêle le vrai et le faux, d’autres encore n’ont jamais fait l’objet (à ma connaissance) d’une quelconque remise en cause, comme ceux de Torkom Istepanyan et James K. Sutherland (Hagop Sarkissian), mais justement, Istepanyan récusait absolument l’accusation de « génocide », et celui de Sutherland/Sarkissian est de fait incompatible avec une telle qualification.
      Quant à Verjiné Svazlian, pour avoir lu la fraction traduite en anglais des témoignages qu’elle a collecté, je me demande si elle se rend compte du coup qu’elle a porté à sa propre thèse avec ces sources-là. Mais il faut lui reconnaître qu’elle a publié aussi ce qui ne lui convenait pas. Le couple Touryan Miller, lui, nous a donné la preuve directe de sa malhonnêteté : si on compare leur article de 1982 à leur livre de 1993, on trouve un témoignage qu’ils ont censuré entretemps, or ce témoignage est explicitement très difficile à concilier avec l’accusation de « génocide » (Donald E. Miller et Lorna Touryan Miller, « Armenian Survivors: A Typological Analysis of Victim Response », « Oral History Review », X, 1982, pp. 62-63).

      5) J’ai démoli l’argument « Mais il n’y a plus d’Arméniens en Anatolie », sans jamais, là encore, m’attirer la moindre réponse sur le fond. Ce sont les nationalistes arméniens qui ont provoqué l’exode la fin 1921, vidant la plaine de Çukurova de la plus grande partie (mais non de l’ensemble) de sa communauté arménienne ; c’est l’armée grecque qui a forcé la population chrétienne d’Anatolie occidentale à partir, durant l’été 1922. https://www.academia.edu/6848071/HOW_TO_CREATE_A_PROBLEM_OF_REFUGEES_THE_EVACUATION_OF_CILICIA_BY_FRANCE_AND_THE_FLOW_OF_ARMENIAN_CIVILIANS https://www.academia.edu/22746646/Victims_of_their_Nationalists_Armenians_and_Greeks_in_Western_Anatolia_1905-1922 https://www.academia.edu/35312332/Revisiting_the_Fire_of_Izmir Quant aux églises arméniennes d’Anatolie, plusieurs sont debout et ont été restaurées, contrairement aux mosquées d’Arménie (une seule, iranienne et non turcique, est en état de recevoir des fidèles). De la même façon, il ne reste plus de Turciques en Arménie, alors qu’ils représentaient 80 % de la population du khanat d’Erevan en 1828, et 51 % de la population du Zanguevour en 1917.

  2. Ces réverbères qui sont si bien accueillis par le public genevois, font, malheureusement, couler beaucoup d’encre chez les négationnistes, soutenus par un Etat turc, omnipuissant, membre du G20 et de l’OTAN.
    Il est illusoire de vouloir convaincre ces quelques négationnistes irréductibles, mais les preuves du génocide des Arméniens perpétré dans l’empire ottoman sont si nombreuses que leurs positions deviennent risibles. Certes, certains gouvernements intimidés par les chantages économico-diplomatiques exercés par la Turquie, ne reconnaissent pas ce génocide de manière officiel, afin de préserver leurs intérêts.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_arm%C3%A9nien

    Mais vous, lecteurs, vous pouvez faire votre propre opinion en visitant l’exposition itinérante « Fragments » au parc Trembley. *voir horaires ci-dessous
    Cette exposition dont le sous-titre est : « Le génocide des Arméniens et l’œuvre suisse vus par la presse », retrace l’histoire de ce peuple durant ces pages sombres. Vous pourrez ainsi prendre connaissance, à la lecture des journaux romands d’il y a un siècle, des récits des journalistes suisses sur la réalité de ce génocide ainsi que de l’aide que les Suisses ont apportée aux victimes.
    Ces nombreux journalistes qui témoignent, parfois avec nombreux détails à l’appui, de cet événement tragique, n’avaient tout de même pas tous des délires identiques.
    Tous les documents de l’exposition sont disponibles, dans la bibliothèque national suisse, à tout public intéressé par la question.
    https://www.nb.admin.ch/snl/fr/home/themes/les-collections-numeriques/collections-numerisees/la-presse-numerisee.html
    Il est évident que la Turquie contrôle ses propres archives, mais, heureusement, elle ne contrôle pas les archives des pays occidentaux.
    http://www.imprescriptible.fr/documents/archives/

    Je profite de cette tribune pour rendre hommage à Hasan Cemal, journaliste-écrivain turc, petit-fils de Djamal Pacha, qui formait avec Talaat et Enver Pacha, le triumvirat représentant l’autorité suprême de l’empire.
    Après avoir investigué sur l’histoire de son pays et plus particulièrement de celui de son grand père, Hasan Cemal a reconnu courageusement les faits au péril de sa vie et publia en 2012, l’ouvrage « 1915: Ermeni Soykırımı » (en français 1915 : Génocide Arménien) qui a eu un énorme retentissement en Turquie.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hasan_Cemal
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Djemal_Pacha

    *Vous pourrez visiter jusqu’au 17 juin l’exposition itinérante « fragments » à côté des Réverbères de la mémoire (dans un container jaune en bordure du parc Trembley sur la rue de Moillebeau)
    Horaire : du mardi au vendredi de 16h à 18h et samedi, dimanche de 14h à 18h.

  3. C’est une très belle œuvre qui se fond très bien dans le parc Tremblay et semble y être appréciée. Il était par ailleurs grand temps qu’une telle œuvre trouve place à Genève capitale mondiale des droits humains. Car il ne faut jamais oublier les courageux défenseurs des droits humains turcs qui ont reconnu et reconnaissent le génocide des Arméniens. C’est aussi une manière de leur rendre hommage. De rendre hommage à leur courage. Car ils et elles risquent beaucoup.

  4. Je conseille aux négationnistes du Genocide des Arméniens de lire les archives Turques si toutes les archives du monde ne suffisent pas à les illuminer par une vérité éclatante.
    Ces archives montrent d’une façon indéniable l’element Le plus important qui caractérise un crime et surtout un genocide à savoir l’intention.
    Il m’est indifférent pour établir le crime de savoir exactement combien d’Armeniens ont été tues mais dans quel but et pour quelle raison?
    L’intention et les calculs détaillés trouvés par la petite fille de l’epouse De Talaat Pasha représentent la preuve irréfragable de ce crime et de ce genocide.
    Si les réverbères et si la mémoire deviennent aussi un acte de trahison, selon les standards fluctuants des négationnistes, il serait honorifique de porter ce qualificatif au nom de la vérité et surtout au nom de la prévention.

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