Les femmes au pouvoir dans le monde en 2022

Elisabeth Borne est devenue en début de semaine la deuxième femme à entrer à l’Hôtel de Matignon (résidence du premier ministre français) après Edith Cresson, dans les années 90 sous la présidence de François Mitterand.

Le Président français Emmanuel Macron a nommé lundi dernier Elisabeth Borne au poste de Premier ministre, ou plutôt devrais-je dire Première ministre, suite à la démission de Jean Castex. Cette fidèle de l’idéologie Macron a occupé jusqu’à maintenant le ministère des transports (2017-2019), le ministère de la transition écologique et solidaire (2019-2020) et enfin le ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion (2020-2022). La Cinquième République compte enfin sa deuxième première ministre de l’histoire. Entre 1991 et 1992, Edith Cresson avait occupé cette fonction pendant le second septennat de François Mitterand. Une première dans l’histoire politique française. Il y a un progrès constaté autour du globe, même si je soutiens une accession encore plus importante des femmes à de tels postes. Tour d’horizon des femmes qui sont actuellement cheffes de Gouvernement ou cheffes d’Etat (y compris les monarques et les vices) sur les continents de ce monde, du Pacifique à l’Atlantique. La palme d’or revient aux pays de l’Amérique, nord et sud confondu, avec un total de 14 femmes. La répartition se fait entre des présidentes, des vice-présidentes, des premières ministres et des gouverneures générales.

Océanie : 2 pays

Nouvelle-Zélande : Jacinda Ardern, Première ministre

Samoa : Naomi Mata’afa, Première ministre

Jacinda Ardern, Première ministre de la Nouvelle-Zélande depuis 2017.

Asie : 8 pays

Azerbaïdjan : Mehriban Aliyeva, Vice-Présidente

Bangladesh : Sheikh Hasina, Première ministre

Géorgie : Salomé Zourabichvili, Présidente

Népal : Bidya Devi Bhandari, Présidente

Philippines : Leni Robredo, Vice-Présidente

Singapour : Halimah Yacob, Présidente

Taïwan : Tsai Ing-wen, Présidente

Vietnam : Vo Thi Anh Xuân Vice-Présidente

Halimah Yacob, Présidente de Singapour depuis 2017.

Europe : 12 pays + UE

Danemark : Margrethe II, Reine / Mette Frederiksen, Première ministre

Estonie : Kaja Kallas, Première ministre

Finlande : Sanna Marin, Première ministre

France : Elisabeth Borne, Première ministre

Grèce : Ekateríni Sakellaropoúlou, Présidente

Hongrie : Katalin Novák, Présidente

Islande : Katrín Jakobsdóttir, Première ministre

Lituanie : Ingrida Šimonytė, Première ministre

Moldavie : Maia Sandu, Présidente / Natalia Gavrilița, Première ministre

Royaume-Uni : Elisabeth II, Reine

Slovaquie : Zuzana Čaputová, Présidente

Suède : Magdalena Andersson, Première ministre

Union européenne : Ursula von der Leyen, Présidente (Commission européenne)

Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne depuis 2019.

Afrique : 11 pays

Bénin : Mariam Chabi Talata, Vice-Présidente

Ethiopie : Sahle-Work Zewde, Présidente

Gabon : Rose Christiane Ossouka Raponda, Première ministre

Gambie : Isatou Touray, Vice-Présidente

Liberia : Jewel Taylor, Vice-Présidente

Namibie : Saara Kuugongelwa-Amadhila, Première ministre

Ouganda : Jessica Alupo, Vice-Présidente

Tanzanie : Samia Suluhu, Présidente

Togo : Victoire Tomegah Dogbé, Première ministre

Tunisie : Najla Bouden, Première ministre

Zambie : Mutale Nalumango, Vice-Présidente

Sahle-Work Zewde, Présidente de l’Ethiopie depuis 2018.

Amériques : 14 pays

Argentine : Cristina Fernández de Kirchner, Vice-Présidente

Barbade : Sandra Mason, Présidente / Mia Mottley, Première ministre

Belize : Froyla Tzalam, Gouverneure générale (= représentante de la Reine Elisabeth II)

Canada : Mary Simon, Gouverneure générale (= représentante de la Reine Elisabeth II)

Colombie : Marta Lucía Ramírez, Vice-Présidente

République dominicaine : Raquel Peña, Vice-Présidente

Etats-Unis : Kamala Harris, Vice-Présidente

Grenade : Cécile La Grenade, Gouverneure générale (= représentante de la Reine Elisabeth II)

Honduras : Xiomara Castro, Présidente

Nicaragua : Rosario Murillo, Vice-Présidente

Saint-Vincent-et-les-Grenadines : Susan Dougan,Gouverneure générale (= représentante de la Reine Elisabeth II)

Trinité-et-Tobago : Paula-Mae Weekes, Présidente

Uruguay : Beatriz Argimón, Vice-Présidente

Venezuela : Delcy Rodríguez, Vice-Présidente

Kamala Harris, Vice-Présidente des Etats-Unis depuis 2021.

Le Président des EAU Khalifa Ben Zayed Al Nahyane est mort

Absent de la scène internationale depuis un AVC en 2014, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane a été remplacé par son demi-frère, le Prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed Al Nahyane. Déjà aux commandes du pays, il a été élu président hier.

Feu Khalifa Ben Zayed Al Nahyane avait accompagné ces deux dernières décennies le développement fulgurant de son pays sur la scène régionale et internationale. Le Président des Emirats arabes unis est mort à l’âge de 73 ans, ont annoncé vendredi 13 mai les autorités de cette riche monarchie du Golfe. Le gouvernement a pour l’occasion décrété « un deuil officiel et les drapeaux mis en berne » pour une durée de quarante jours, selon l’agence de presse officielle WAM. Le portrait du président défunt a immédiatement été affiché partout dans les rues du pays. Rarement vu en public depuis l’AVC dont il a été victime en 2014, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane a été remplacé rapidement par son demi-frère, le Prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, dit « MBZ », déjà considéré comme le dirigeant de facto de ce pays. Le dernier grand voyage de Khalifa Ben Zayed Al Nahyane remonte à 2013, c’était à l’occasion d’une visite d’Etat au Royaume-Uni. Les Émirats arabes unis ont été pendant longtemps un protectorat britannique.

Le Président des Émirats arabes unis Khalifa Ben Zayed Al Nahyane en 2004.

Un pays ami et allié de l’Occident

Plusieurs dirigeants internationaux ont salué publiquement sur Twitter la mémoire de Khalifa Ben Zayed Al Nahyane. Le Président indien Ram Nath Kovind, le Roi saoudien Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, le Président israélien Isaac Herzog, le Président russe Vladimir Poutine, le Président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Boris Johnson ou encore le Président américain Joe Biden. Côté suisse, aucun tweet d’Ignazio Cassis. Ce qui est à mes yeux assez regrettable, car les Émirats arabes unis sont notre premier partenaire commercial au Moyen-Orient. Seul le compte Twitter de l’Ambassade de Suisse aux Émirats arabes unis a communiqué pour présenter les condoléances et indiquer que les drapeaux sur la Place fédérale à Berne ont été mis en berne. Contrairement à plusieurs chefs d’Etat européens, Ignazio Cassis n’a même pas pris la peine de se déplacer en personne à Abou Dhabi pour commémorer l’ancien président et rencontrer le nouveau. Je considère cela comme une faute diplomatique. Un partenaire économique de cette importance-là mérite un excellent traitement.

Puissance régionale et économique

Né en 1948, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane a succédé en 2004 à son père, Zayed Ben Sultan Al Nahyane, président et père fondateur des Emirats arabes unis. Ce riche Etat du Golfe regroupe sept émirats au total, mais les deux plus importants sont Abou Dhabi, la capitale, et Dubaï. Les Emirats ont connu un rapide essor économique ces vingt dernières années. Il y a évidemment les richesses pétrolières à Abou Dhabi, mais aussi la finance et le tourisme à Dubaï. Cette ville est d’ailleurs appréciée des touristes suisses. Les Émirats arabes unis sont aussi un carrefour du transport aérien. Les Européens qui se rendent en Asie du Sud-Est ou en Océanie passent souvent par Dubaï. C’est sous l’impulsion du Prince héritier Mohammed Ben Zayed Al Nahyane que le pays est sorti de sa discrétion. Il a gagné une influence grandissante au Moyen-Orient. A ma connaissance, les autorités de cet Etat du Golfe n’ont jamais été invités à effectuer une visite officielle ou d’Etat à Berne. A l’inverse des autorités suisses qui ont souvent été reçues à Abou Dhabi ou à Dubaï.

 

Sergio, grazie!

Les Parlementaires italiens se réunissent demain pour désigner le nouveau président. Sergio Mattarella s’apprête à quitter le Palais du Quirinal. Mais son départ provoque beaucoup d’inquiétudes en Italie et en Europe. Les candidats qui pourraient lui succéder sont pour le moment Paolo Gentiloni ou l’actuel Président du Conseil des ministre Mario Draghi.

L’Italie s’apprête à plonger dans l’incertitude politique. En effet, les députés italiens se réunissent demain pour procéder à l’élection du nouveau président de la République. La fin du septennat de l’actuel Président Sergio Mattarella touche presque à sa fin. Le chef de l’Etat de 80 ans n’a malheureusement pas souhaité rempiler pour un deuxième mandat. Sa succession a entrainé un grand round de négociations entre les différents partis politiques. A la différence d’une élection présidentielle en France, ce sont les Parlementaires de la Chambre des députés (chambre basse) et du Sénat (chambre haute) qui élisent le président pour un mandat de sept ans. En Italie, le rôle du président est essentiellement honorifique. Il n’intervient pas dans les débats politiques. Il a plutôt un rôle d’assurer l’union nationale, par exemple lors de crises gouvernementales ou de tensions entre le Nord et le Sud du pays.

Un homme à la hauteur de la fonction

Sergio Mattarella est une figure politique respectée dans le pays. Il a été député (1983-2008), Ministre de la Défense (1999-2001), Vice-Président du Conseil des ministres (1998-1999), Juge à la Cour constitutionnelle, car jeune il a étudié le droit (2011-2015) et enfin Président dès 2015. En 1980, il fait face à un drame terrible avec la mort de son frère, tué par la mafia. C’est le premier Sicilien à entrer au Palais du Quirinal. Je loue l’ancien juge constitutionnel, car il a su faire face à différentes crises politiques pendant son mandat. Comme en 2018 face à la coalition gouvernementale entre le Mouvement 5 Etoiles (parti populiste de gauche) et la Lega (parti d’extrême-droite). Il a su se poser en garant du respect de la démocratie et de l’Etat de droit. Un comble pour un pays fondateur de l’Europe.

Matteo Salvini de la Lega (à gauche) prête serment devant le Président de la République Sergio Mattarella et le Président du Conseil des ministres Giuseppe Conte à la cérémonie d’investiture du gouvernement italien, le 1er juin 2018, à Rome. Photo : Francesco Ammendola, AFP.

Qui pour lui succéder?

Parmi les candidats les plus cités dans la presse italienne, on retrouve Paolo Gentiloni et Silvio Berlusconi (deux anciens chefs de gouvernement). Mais celui-ci a annoncé hier qu’il renonçait à briguer la présidence italienne. Je verrais bien Paolo Gentiloni à la tête de l’Italie, car c’est un homme qui croit au destin européen. Un autre nom qui circule est l’actuel Président du Conseil des ministres Mario Draghi.

Vers un séisme politique?

J’ai l’intime conviction que Mario Draghi a toutes les qualités requises d’un homme d’Etat. Son engagement pro-européen n’est plus à démontrer, car il a sauvé l’euro lors de la crise financière à la fin des années 2000. Son gouvernement d’union nationale permet à l’Italie de profiter des nombreux fonds du plan de relance européen alors que le pays avait été l’un des États membres de l’Union européenne les plus touchés au début de l’épidémie de Covid-19. Avec le départ possible de Mario Draghi du Palais Chigi, je crains le pire. Les Italiens seront une nouvelle fois appelés aux urnes et l’Italie connaîtra probablement une longue zone de turbulence.

L’actuel Président du Conseil des ministres Mario Draghi (à droite) figure parmi les favoris pour succéder à Sergio Mattarella (à gauche) à la présidence italienne. Photo : AFP.

Et les relations avec le voisin suisse?

Comme l’indique le Département fédéral des affaires étrangères sur son site, les relations diplomatiques entre Berne et Rome excellentes. Cependant, je regrette que Sergio Mattarella ne se soit jamais rendu dans notre pays pour une visite officielle ou d’Etat. L’Italie est quand même notre troisième partenaire commercial. En sept ans de pouvoir, Sergio Mattarella n’aura rencontré que Simonetta Sommaruga lors de la visite de celle-ci à Rome en 2020. J’espère sincèrement que notre Président Ignazio Cassis recevra un officiel italien cette année à Berne.

Liban : une tragédie de plus pour un pays déjà à terre

Les deux explosions au port de Beyrouth qui ont détruit plusieurs quartiers de la capitale libanaise ont fait au moins une centaine de morts et plusieurs milliers de blessés, selon les derniers chiffres de la Croix-Rouge libanaise. Plusieurs pays, dont la France, ancienne puissance mandataire, ont envoyé de l’aide sur place. Dans un pays miné par les crises politiques, existe-t-il une solution pour sortir le pays de l’impasse? Et si le modèle helvétique, à travers le fonctionnement du Conseil fédéral, était transposable dans le système politique libanais?

Des centaines de morts, des milliers de blessés et de nombreuses personnes disparues : les Libanaises et les Libanais sont encore sous le choc. En cette fin d’après-midi du mardi 4 août dernier, deux explosions ont ravagé le port et plusieurs quartiers de la capitale libanaise. Les premières analyses ont conclu que l’origine du problème venait des près de 2’700 tonnes de nitrate d’ammonium stockées depuis six ans dans un entrepôt vétuste. Les images ou vidéos circulant sur les réseaux sociaux montraient une ville plongée malgré elle dans une sorte de chaos voire d’apocalypse. Quelques jours après ce terrible drame et faute de moyens mis en place par le Gouvernement libanais, plusieurs habitants ont pris les devants. Ils commençaient, seulement quelques heures après les deux explosions, à déblayer les rues et à accueillir ceux qui n’avaient plus de toit. Une manière de voir que les Libanais n’attendent plus rien de leurs dirigeants.

Enorme explosion au port de Beyrouth, Liban, jeudi 6 août 2020. Photo : Bedros Sakabedoyan

Aide internationale bienvenue

Plusieurs pays ont répondu présent pour apporter leur aide médicale, sanitaire ou encore logistique. Parmi ceux-ci, évidemment la France mais aussi la Russie, l’Iran, l’Arabie saoudite ou encore la Suisse. Berne a dépêché  sur place une “équipe de spécialistes composés d’ingénieurs civils et d’experts en logistique”. Un vrai élan de solidarité qu’on aimerait voir plus souvent. Le Président français Emmanuel Macron a été le premier chef d’Etat à se rendre sur place pour constater les dégâts. Il s’est également entretenu avec plusieurs responsables politiques en leur demandant un “profond changement”, dans un pays ruiné par les crises politique, économique et sociale ainsi que la corruption.

La France accusée d’ingérence dans les affaires internes du Liban

Avec cette visite sur le terrain, je conteste ceux qui disent que le Président Macron se permet de faire de l’ingérence dans les affaires intérieures du Liban. La France est l’ancienne puissance mandataire, c’est donc normal que les liens entre les deux pays soient très importants. Emmanuel Macron ne s’est pas comporté comme un nouveau colon mais plutôt comme un vrai Président, soucieux de voir un pays ami de la France s’enfoncer dans des crises à répétition. La déclaration du locataire de l’Elysée ne peut être plus claire : “pas de réformes, pas d’argent”. Aujourd’hui, plusieurs chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi que des organisations internationales échangeront pour organiser et coordonner l’aide au Liban.

Emmanuel Macron recevant son homologue libanais Michel Aoun au Palais de l’Elysée, Paris, 25 septembre 2017. Photo : Présidence de la République française

Liban, de la richesse à la déliquescence

Le Liban, appelé autrefois la “Suisse du Moyen-Orient”, fait déjà face à une grave crise économique et à des années de corruption de l’élite politique. Le drame survenu mardi à Beyrouth est la goutte qui a fait déborder le vase. La population libanaise est en colère et n’espère plus un redressement économique du pays. L’automne passé, le Liban avait déjà connu des mouvements de protestation contre l’incapacité de la classe politique à redresser l’économie du pays. Selon le FMI, le Liban est aujourd’hui la 3ème dette mondiale derrière le Japon et la Grèce. La dette publique libanaise est estimée à plus de 86 milliards d’euros, soit 151% du PIB. Effarant! Alors, existe-t-il un modèle politique alternatif? Le modèle politique suisse, à travers la composition et le fonctionnement du Conseil fédéral, pourrait-il être transposable pour remplacer l’organisation actuelle du Gouvernement libanais?

Quel modèle politique dans le pays du Cèdre?

Le Liban est une république parlementaire, à l’image de l’Allemagne ou de l’Italie. C’est-à-dire que le rôle du Président de la République est essentiellement honorifique. Le poste dit “important” est celui du Président du Conseil des ministres, l’équivalent de Premier ministre dans d’autres pays. Le Liban se caractérise par un important pluralisme confessionnel, avec des chrétiens, des musulmans et une petite communauté juive. La répartition du pouvoir entre communautés religieuses a été définie ainsi : le chef de l’Etat est un chrétien maronite, le chef du Gouvernement est un sunnite et le Président du Parlement (système unicaméral) est un chiite. Le nouveau Gouvernement libanais, comme je l’imagine, serait basé sur le modèle du Conseil fédéral en Suisse. C’est-à-dire sept ou huit ministères contre dix-neuf aujourd’hui. Il devrait être composé de chrétiens et de musulmans sunnites et chiites. Le Gouvernement devrait travailler dans l’intérêt général du pays et non pour son propre égo. Les décisions devraient se prendre à l’unanimité. Plus de corruption et de clientélisme, on met une croix dessus. La durée de mandat d’un Président du Conseil des ministres ne devrait pas dépasser une année. Cela permettrait aux trois confessions religieuses principales d’occuper le poste de chef du Gouvernement à tour de rôle. Et donc il y aurait tous les trois ans des élections législatives. Je ne sais pas si cela marcherait au Liban, mais c’est une piste de réflexion pour proposer quelque chose de nouveau.

Alain Berset en visite présidentielle au Liban en 2018

La dernière visite présidentielle d’un chef d’Etat suisse au Liban remonte à 2018. Cette année-là, Alain Berset s’était rendu pendant deux jours dans le pays du Cèdre. Il s’était entretenu avec son homologue Michel Aoun et le Président du Conseil des ministres d’alors Saad Hariri. Les relations entre la Suisse et le Liban sont excellentes, fondées notamment sur des valeurs communes comme la défense de la démocratie, de l’Etat de droit ou encore de la langue française. A voir si la Confédération déroulera le tapis rouge pour le chef de l’Etat ou celui du Gouvernement cette année. Ce serait un juste renvoi d’ascenseur, deux ans après un accueil d’Etat pour la Suisse à Beyrouth.