La clé des champs

En fait c’ est pour la liberté de choisir le moment et la manière de mourir que je milite .

Il y a trois ans , j’ ai commencé à écrire ce blog en réfléchissant à la limite que je ne voulais pas dépasser : janvier 2020.

 

Et voilà que nous sommes en janvier 2021 . On me reproche de ne pas avoir tenu mon “ engagement “

Mais auprès de qui me suis – je engagée et dans quel but ?

Je milite depuis 13 ans pour que la France accorde ce droit à mes compatriotes – en vain .

Entretemps on a laissé sévir le Covid dans les Ehpads et les vieux ( dont je fais partie ) sont morts dans des conditions indignes . La loi est immuable . Le médecin ne peut pas “ donner “ la mort . Elle vient toute seule , la mort .

Le médecin sait procurer une mort douce . on le lui interdit . Au nom de quoi ?

Les médias qui se focalisent sur moi se trompent de sujet . Je me bats pour une cause et en même temps , j’ ai assez vécu . Malgré mon amitié et ma collaboration fidèle , je ne suis pas  plus privilégiée que les autres ( en Suisse ) et pour avoir accès à un suicide médicalement assisté , je dois avoir deux attestations de deux psychiatres différents . Je dois prouver que je suis lucide et capable de discernement . D’ autre part , que je ne suis ni dépressive ni déprimée .

C’ est la voie que je prends – un peu retardée par un heureux évènement , la naissance de mon petit- fils en Indonésie et aussi par le Covid . Les médecins sont surchargés et les frontières parfois fermées .

Je n’ ai aucune raison de me justifier . J’ ai des lecteurs fidèles auxquels je dois une explication . Pour tous les autres , sachez que de savoir que j’ ai la clé des champs , ça me rassure et ça me permet de profiter du moment présent .

J’ aime Paris et la France , mais je me sens mieux – plus libre – en Suisse .

Dire que le pays des Droits de l’ homme est devenu un pays liberticide me sidère .

Je vous souhaite à tous – Suisses , Français , Belges – à tous les francophones qui me lisent une année douce , libre et sans Covid .

 

Jacqueline Jencquel

Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsin en Chine. Elle milite pour le droit de mourir dans la dignité, notamment au sein de l’ADMD France. Dans ce cadre, elle a accompagné des dizaines de Français en Suisse pour leur permettre d’obtenir un suicide assisté. Dans ce blog elle évoquera l’expérience d’une vie entre plusieurs continents ainsi que le quotidien de son combat.

114 réponses à “La clé des champs

  1. Bonjour Jacqueline, j’ai été agréablement surprise de lire votre dernier article et de constater que vous êtes encore parmi nous.
    Je trouve que vous êtes une personne formidable et votre cause me touche beaucoup ! Mais tout de même, j’aurai trouvé ça dommage d’apprendre votre disparition. Je vous souhaite une excellente année 2021 et de bien profiter de votre petit fils et de vos proches d’une manière générale !
    Cordialement
    VV

  2. Vous avez tout mon soutien. Je vous envie d’avoir les moyens d’aller en Suisse.
    Vous avez raison il n’y a pas besoin de se justifier: On ne fait de mal à personne. Pourquoi quand on bouscule les convictions des autres, ces gens deviennent agressifs?

    1. je suis déjà en Suisse .. donc ce n’ est pas un problème pour moi . Par contre je trouve aberrant qu’on ne puisse pas avoir le même choix en France . Nous sommes le pays de Montesquieu et de Voltaire gouverné par tout sauf des philosophes .

      1. Bonjour madame Jencquel,

        Je suivais déjà votre blogue et je lis présentement votre livre. J’adhère totalement à votre vision de la vie (et de la mort). Ici, au Québec, la pandémie a étalé au grand jour l’inhumaine condition dans laquelle vivent les personnes âgées en C.H.S.L.D. J’ai 51 ans et je vis seule. J’ai, pour l’instant, une vie active, de bons amis, un métier et des activités qui me passionnent. J’aime la vie.
        Cependant, je n’ai certes pas l’intention de terminer cette vie en croupissant dans une chambre anonyme, mal traitée, dans mes déjections. Mais comment préparer un séjour en Suisse? Est-ce chose possible pour la Québécoise francophone que je suis? Y a-t-il des démarches à entreprendre d’avance afin d’accéder à cette possibilité plus tard?

        Je vous remercie de partager vos réflexions sur cette délicate question de la fin de vie, dans une société qui décide encore pour nous du sens à donner à notre propre mort.
        Geneviève

        1. Je vous conseille d’ adhérer dès maintenant à une des associations suisses qui aident les étrangers . Vous trouvez leurs sites sur Internet : Lifecircle et Pegasos à Bâle , Ex International à Berne et Dignitas à Zurich . Le moment venu , si vous êtes adhérente , on vous aidera . Merci de m’ encourager , ça me fait du bien 😌

          1. Quand je vous lis, avec une nouvelle date, je suis tellement heureuse que vous soyez ici.
            C’est très réconfortant, sans vous connaître.
            Vous êtes un double espoir, changer le regard sur le droit de mourir, et communiquer vos émotions, votre parcours merveilleux. Restez avec nous tant que c’est possible, merci !

          2. 🙏 mais il va falloir sauter !!! Je ne rajeunis pas et maintenant , il y a le Covid .Les risques sont plus nombreux de mal mourir .La vie a changé pour nous tous , mais la plupart peut espérer quelque chose . Moi ? plus vraiment . Au bord du précipice , j’ hésite encore quelques minutes 😊

          3. RIen ne presse Jacqueline, chaque journée compte, après, pff…
            c’est du courage, rester positif, ne pas
            se laisser happer par le découragement, l’abandon total peut
            attendre ! Quand vous sentirez que
            c’est vraiment inéluctable…
            Et nous vous admirons pour votre lucidité qui est aussi celle d’apprécier la
            vie, même moins excitante qu’avant…
            Nous en sommes tous là !
            Pensées affectueuses
            Laure

          4. Bpnjour Madame, bravo pour votre combat. J ai écouté vos interventions mais, lorsque je consulte les sites orientés vers l interruption volontaire de vie, je m aperçois que cette dernière est surtout accordée aux personnes en situation de santé dont l issue est fatale en grande majorité. Je ne trouve pas de structure (ou j’ai mal cherché) intervenant dans le cadre de votre discours, à savoir interrompre une vieillesse qui devient handicapante. Merci pour votre aide. Cordialement

          5. L’ issue est toujours fatale lorsqu’ on est vieux . On souffre toujours de polypathologies invalidantes liées à la vieillesse . Moi , j’ ai été décrite comme une vieille en parfaite santé par les médias . C’ est que je n’ ai envie de parler des pathologies dont je souffre qu’ avec mon médecin . C’ est pour ce droit que je milite . La vie est un droit mais le prolongement de la vieillesse n’ est pas une obligation .

          6. Bonjour Jacqueline,
            Je pensais que les polypathologies
            de la vieillesse, souvent invalidantes,
            sont maintenant reconnues suffisantes
            pour un suicide assisté en Suisse ?
            Surtout si on a dans les 80 ans, est-ce
            que cela a changé ? On ne doit pas
            forcément être dans une maladie au
            caractère fatal, n’est-ce pas ?
            C’est une question importante…
            Amicalement
            Laure

          7. A 80 ans toutes les maladies sont fatales et souvent incurables . Tous les médecins le savent et en Suisse , il suffit de dire qu’ on souffre de polypathologies ( arthrite , arthrose , ostéoporose , incontinence etc ) et d’ avoir un dossier médical pour le prouver . Ce qui a choqué certaines personnes dans mon cas , c’ est mon insolence . J’aurais dû être plus humble . Mais j’ ai voulu provoquer et choquer . Je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure stratégie . Mieux vaut inspirer la compassion ? Je ne sais pas . En tous cas , le droit à l’ autodétermination est inscrit dans toutes les constitutions de toutes les démocraties .Le médecin ne peut pas toujours guérir ni soulager les douleurs . Il peut par contre nous aider à mourir avec sérénité et sans autre souffrance que la tristesse de la séparation . Dépénaliser les médecins qui pratiquent ce dernier soin en leur âme et conscience devrait être une clause inscrite dans la constitution – toutes les constitutions .

          8. En effet, Jacqueline, je crois que l’Accademie de médecine Suisse admet qu’il faut avoir des douleurs insupportables et pas forcément une maladie incurable. Passé un certain
            âge bien sûr ces handicaps s’accumulent…
            je suis ce qui se passe en France et
            quelques députés LREM préparent une loi pour une aide active à mourir dans le cadre d’une maladie incurable évolutive à n’importe quel âge. Ce serait déjà un progrès en France !
            Le Ministre Me Dupont-Morretti y est
            favorable mais s’en occupera le moment venu (?) Enfin ce serait tout de même une belle avancée ! Comment
            est l’ambiance en Suisse en ce moment, beaucoup de Covid ?
            Amicalement, Laure

          9. je suis à Paris en ce moment . Dans les villes , l’ ambiance est comme en France . Restos et cafés fermés . A la montagne , les gens font du ski et si on habite à l’ hôtel , on peut manger au resto ( des raclettes et des fondues )

          10. Je reviens vers vous par le biais de ce dernier message après notre échange du 22 février. J’ai consulté les sites des associations suisses que vous mentionnez (merci) et y ai trouvé pas mal de renseignements car, en France,(enfin pour ma part) l’état de santé d une personne vieillissante est considéré comme normal : radio des lombaires car pb de douleurs violentes : mais Madame c est la radio d une femme de votre âge…… d’autres dérèglements pour lesquels mon médecin traitant considère que ça se passe dans ma tete etc….. pour info j ai vécu 2 cancers et 1 infarctus je connais donc bien mon corps et ses réactions. Je crains que mon dossier médical ne soit pas pris en compte à sa juste mesure parce que justement ici on banalise pour ne pas dire “méprise” la vieillesse…… Sans verser aussi dans la provocation c est la raison pour laquelle je me demande à partir de quel moment on arrive médicalement à l issue fatale (faut il encore une récidive ?) et pourquoi ne pas tenir compte de ce qui se passe dans la tête justement ? Lassitude des traitements des douleurs peur des dégénerescences comme vous en parlez si bien etc…. il vaut mieux réussir sa mort plutôt que rater son suicide !

          11. Bonjour Madame,
            Ce sera déjà une grande avancée en
            France si la loi Leonetti est modifiée
            pour permettre une aide active à
            mourir si on le souhaite, en cas de
            maladie incurable et évolutive, quelque
            soit son âge, et je pense que nous ne pourrons pas obtenir plus avant de nombreuses années ! Donc si on veut vraiment abréger sa vie, ceci est possible en Suisse par le biais du suicide assisté si accepté par un ou deux médecins, mais faire les démarches puis se mettre devant l’échéance demande une volonté de fer
            et/ou un désespoir infini et une souffrance certaine; on ne peut se mettre à la place des gens qui le souhaite, mais on respecte leur choix…
            Cordialement

        2. Bonjour Geneviève,

          Je viens de lire votre message. N’oublions pas que le Québec, puis le reste du Canada, ont déjà légiféré sur la fin de vie et que cette semaine encore une avancée y a été décidée.

          Nathalie

          1. Bonjour Nathalie,

            Je suis abonnée à l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité et je n’ai reçu aucune nouvelle concernant cette avancée, de même que je n’ai rien entendu à ce propos à la radio. Je n’ai cependant pas lu les journaux cette semaine… je vais m’informer S’il y a une avancée, c’est déjà une bonne nouvelle! Je ne sais pas si je suis pessimiste, par contre, mais je ne vois pas le jour où nous pourrions entreprendre ici la même démarche que madame Jencquel.

          2. Merci à tous ceux qui suivent Jacqueline, et essaient d’avancer !
            Finir dans un Ehpad ou un hôpital, ou à la charge de ceux qui nous ont aimé, est tellement plus angoissant que la mort.
            Nous ont aimé : oui, au passé !
            car on n’aime plus quelqu’un que l’on a connu autrement, ce n’est plus la même personne, et au mieux, l’amour se transformera en pitié. Quel sentiment épouvantable.
            Encore merci à tous de faire ce cheminement difficile néanmoins.

          3. Bonjour Nathalie, Voici les critères d’admissibilité à l’aide médicale à mourir que j’ai trouvés sur le site du gouvernement du Québec. La personne doit:
            -” Être atteinte d’une maladie grave et incurable;
            – avoir une situation médicale qui se caractérise par un déclin avancé et irréversible de ses capacités;
            éprouver des souffrances physiques ou psychiques constantes, insupportables et qui ne peuvent être apaisées dans des conditions qu’elle juge tolérables.”
            Est-ce que les nouvelles publiées cette semaine (que je n’arrive pas à retracer sur internet) annonçaient une avancée par rapport à ces critères d’admissibilité?

          4. Geneviève, N’hésitez pas à contacter l’AQDMD. Si vous allez sur le site du Choix http://www.choisirmafindevie.org , vous trouverez l’intégralité de cet article ou le lire sur La Presse du 10 février :

            Dernière Actualité Internationale
            Canada (Ottawa) Les sénateurs ont voté pour permettre aux Canadiens de demander l’aide médicale à mourir de manière anticipée si ces personnes craignent de perdre leurs facultés mentales au moment de prendre cette décision délicate
            Cet amendement au projet de loi C-7 a été approuvé mercredi lors d’un vote où 47 sénateurs se sont prononcés pour et 28 contre. Il y a également eu huit abstentions. La sénatrice Pamela Wallin, membre du Groupe des sénateurs canadiens qui a proposé l’amendement, a fait valoir que la loi piège actuellement les Canadiens dans…

          5. Ce sont les mêmes conditions partout,sauf en Suisse où deux conditions sont requises : lucidité et capacité de discernement et pas de motifs égoïstes de la part des associations qui aident les patients réunissant les conditions qui n’ étaient que celles que j’ ai mentionnées plus haut . Malheureusement , la demande faite en public du suicide de bilan des personnes âgées a effrayé les instances politiques ( souvent intègristes ) et les associations se sont mises à demander des maladies incurables et des souffrances intolérables pour obtenir une aide médicalisée au suicide . Les procès absurdes contre le Dr Beck à Genève et le Dr Preisig à Bâle démontrent la haine de ces intègristes contre l’ autodétermination et la liberté de personnes âgées qui ont toute leur tête et ne veulent pas dépasser un certain seuil de vieillesse . Abrèger sa vie sans autre souffrance que celles de la vieillesse n’ est pas facile – j’ en suis la preuve – alors pourquoi s’ acharner contre cette minorité que nous sommes ? Nous ne voulons rien imposer aux autres et le droit à l’ autodétermination est inscrit dans la constitution tout comme le droit à la vie . Un droit cependant ne devrait pas être une obligation .

          6. Merci pour ces précisions, Nathalie!
            Je vais suivre de plus près les activités de l’AQDMD.

            D’autre part, quelle tristesse de constater que même en Suisse, selon le dernier billet de madame Jencquel, des personnes âgées qui demandent à mourir dans la dignité deviennent l’objet de procès…
            Et vous, madame Jencquel, devrez-vous un jour subir un tel traitement?
            Ça me révolte…

          7. ce ne sont pas les patients qui ont des procès sur le dos – ils sont morts . Ce sont les médecins qui ont eu le courage et l’ humanisme de les aider .

          8. Et non , Geneviève , personne ne me fera de procès à moi ni – j’ espère bien- au médecin qui m’ aidera . Je suis vieille , lucide , capable de discernement et atteinte de plusieurs polypathologies invalidantes liées à mon âge .

          9. Quelle injustice faite à ces médecins…
            Je salue leur courage, et le vôtre, madame Jencquel.
            Il en faut, pour faire avancer les choses.

      2. Bonjour Jacqueline..
        Il est désolant de ne pouvoir mourir dignement, en France..
        J’ai 67 ans et des problèmes circulatoire, qui risquent de m’amener directement sur une chaise roulante et sans jambes….
        C’est un reportage sur YouTube, qui m’a fait vous ” connaître”…
        Vous m’avez fait beaucoup rire, avec certains propos qui ont choqué les coincés…..
        Mais il y a aussi des hommes de 67ans … pas trop mal…. sans ventre… et qui B.. encore bien…. lol…
        Auriez vous la gentillesse de me communiquer les coordonnées, des personnes ou associations qui pratiquent cet acte.
        Les résultats de mes examens d’ici à 1 ans me feront prendre ma décision.. et il faut, sans doute, ne pas attendre le dernier moment pour envisager les choses.
        Je pensais contacter DIGNITAS ..
        Mais peut être aurez vous plus d’informations à me donner.
        Vous avez mon adresse mail.
        Belle fin de journée à vous.

      3. ADMIRATION

        J’ai grande admiration
        Pour ces rares Humains
        Qui savent très bien dire non
        Et décider la fin.
        Tous ces Etres qui subissent
        Une souffrance, vrai supplice,
        Tous ces corps dégradés
        Soignés sans résultat
        Maintenus en état
        D’une vie humiliée.
        J’ai grande admiration
        Pour ces « Gens » qui s’en vont
        Après un long combat,
        Et qui partent la bas
        Dans la belle Helvétie
        Ou ils sont mieux compris.
        En Suisse ils vont mourir
        Très bien accompagnés,
        Et finir de souffrir.
        Tandis qu’en France on fait
        Des soins d’accompagnements
        Ou l’on tente uniquement
        De baisser les douleurs
        Et d’attendre que l’heure
        De la mort naturelle,
        Vienne enfin, c’est cruel
        Car les corps perfusés
        N’en finissent de « crever ».
        Mais que sait-on alors
        De la souffrance du corps
        De l’Esprit tout aussi.
        C’est une barbarie
        Ce palliatif annoncé
        Comme un réel progrès.
        Lorsque l’on est conscient
        Il me semble évident
        De pouvoir seul, choisir
        Le moment de partir
        Et d’être accompagné
        Avec Humanité.

        10/05/2021
        Fontainebleau

        1. Magnifique 😍
          Il pourrait s’ajouter aux articles écrits dans l’Obs de la semaine dernière !
          A envoyer à Mr Olivier Véran qui veut nous remettre Mr Léonetti pour « améliorer »
          les soins palliatifs ! Ils ne veulent pas inscrire à l’Ordre du Jour du Parlement
          la loi souhaitée et à moitié votée des 297 députés ! Ils faudrait qu’ils comprennent
          que nos votes comptent 😉

          1. bien sur vous pouvez publier mon poeme.
            pardon pour le retard de ma reponse mais votre mail etait dans les indesirables.

  3. Merci Jacqueline. Continuez le combat, heureuse et belle année nouvelle. Le départ volontaire est une des libertés mais encore pour le moment entravée par des siècles de croyances sclérosées. Ceci dit, rien ne presse, vous êtes seule à savoir si le moment est venu: aucune autorité n’a le droit d’interférer.

  4. Vous avez le droit de vouloir mourir à 75 ans, puis de vous raviser après coup. Vous ne faites pas partie d’Al-Qaïda après tout. Ce serait bien que les journalistes arrêtent de raisonner comme des salafistes extrémistes.

  5. Bonjour à vous, merci pour ce blog, pour votre amour de la vie et votre engagement.
    Je pense qu’ militant pour le droit de mourir dans la dignité, vous défendez la Vie dans ce qu’elle a de plus profond…. Ainsi, s’il vous est accordé la perspective de jours heureux, il me semblerait paradoxal et inquiétant que vous ne puissiez les accueillir.
    Je vous souhaite donc une longue vie, pleine de joie et d’amour.

    1. Bonjour
      Vous n avez en aucun cas à vous justifier surtout auprès, de gens malveillants
      Vous donnez l espoir au personnes qui ont les mêmes convictions que vous
      J espère qu une loi sera votée en France
      Tres belle année Madame

  6. Vous n’avez rien à prouver, Madame ! Et quand bien même ! On a le droit de changer d’avis. Et tant mieux si un événement nous donne envie de continuer encore un bout de chemin. L’important, c’est d’avoir la clé. ….. J’aimerais bien l’avoir, cette clé !.. On a encore besoin de vous pour y accéder….

  7. Vous avez,madame, à la fois tout mon soutien et toute mon admiration .
    Merci pour vos actions, nous avons besoin de vous.
    Avec tous mes vœux pour que cette nouvelle année ne ressemble en rien à la précédente.
    Très Cordialement
    Laurence Allereau

  8. Merci Jacqueline pour tes mots fort justes !

    Certains critiquent ton choix, et alors ? Nous sommes libres de décider, puis de revenir sur notre décision ! Certains médias se conduisent souvent comme des vautours, ne leur accordons pas trop d’importance…

    Continuons de nous battre pour qu’enfin les français qui en feront la demande puissent voir leur choix de fin de vie respecté.

  9. Mais je vous comprends parfaitement et ne vois pas en quoi vous pourriez être jugée. Le fait de savoir si il y a une option de départ dont on est l instigateur est ce qui compte le plus. Point besoin pour autant de se précipiter si de belles choses restent à vivre dans des conditions supportables.
    Merci pour tout.

  10. Bonjour Madame,
    Je partage vos idées.
    Vous n’avez en aucun cas à justifier vos décisions.
    Juste un petit point: dans un futur plus ou moins lointain, on n’et jamais à l’abri de bonnes surprises…
    Amicalement.

  11. chère Jacqueline,
    d’habitude et vous avez du le remarquer, quand je m’exprime c’est en vers.
    Pour une fois, cela n’est pas coutume, je le fais en prose.
    Vous n’avez pas du tout à vous justifier de quoique ce soit; il est bon de vivre encore, tant qu’il y a des instants de joie, voir de bonheur.
    L’épidemie de Corona, n’est qu’un épiphénomène.
    Ce qui me semble important pour continuer à vivre c’est de rester curieux, voir comment le monde et les humains vont évoluer; avoir quelques amis avec lesquels partager des moments privilégiés.
    Certes en ce moment avec tous les intredits que nous subissons, il n’est pas facile de voir ses amis, sa famille, mais l’espoir de la vaccination et d’un retour à la normal est la pour nous faire patienter.
    Notre propre euthanasie, pour ma part , ne sera envisagée que lorsque je me rendrai compte que je lorsque je ne pourrais plus faire ce que j’aime : lire, écrire, voyager, bien manger,voir des amis, marcher en montagne, apprendre de nouvelles choses…
    Donc ne vous inquiétez pas, poursuivez votre blog, votre vie , et on reparlera plus tard d’un départ qui n’est pas souhaité actuellement.
    Pleins de bonnes chose pour vous, vous verrez 2021 sera très interessante.

  12. Les imbéciles qui vous critiquent ne méritent pas que vous leur répondiez. Il faut continuer à les combattre.
    Restez en vie tant que votre corps vous le permettra, et profitez du bonheur d’avoir un petit fils.

  13. Bon courage, chère madame. Quelque soit la décision que vous prenez, votre conviction aura des retombées importantes pour ceux qui suivent. L’Histoire nous l’apprend à chaque fois.

  14. Chère Madame, Chère Jacqueline,
    Vous n’avez de compte à rendre à personne, vous êtes libre de tirer votre révérence quand vous le souhaitez.
    La naissance de votre petit fils est une date importante, effectivement.
    Personnellement, je ne suis pas pressé que vous partiez tout de suite, je crois que vous représentez parfaitement l’association. Et que votre parole est importante dans ce débat public qui nous oppose aux gouvernement successifs.
    Merci d’être toujours là.
    Cordialement,
    Emmanuel

      1. Vous êtres formidable, Jacqueline, et vous écouter donne le moral. Vous m’avez trop fait rire dans votre interview avec le jeune journaliste, Hugo! J’ai 57 ans, je suis en pleine forme, mais la fin de vie m’angoisse déjà, et je voudrais pouvoir choisir et maîtriser cela pour pouvoir profiter de la vie!
        Je vois que ça a l’air possible, pas en France, malheureusement, et ça me soulage! Merci beaucoup!

  15. Bravo Jacqueline, merci de rester la même, je vous souhaite beaucoup de belles choses !
    Quelle réflexion avez-vous à propos des théories complotistes autour du covid ? Quel avenir attend le nouveau né que vous avez attendu avec bonheur ?
    Merci

    1. j’ espère que tous mes petits- enfants auront un avenir plus léger que le présent que nous vivons . Je n’ ai pas d’ opinion lorsqu’on émet des hypothèses sans avoir de preuves . Toujours est- il que ce petit virus nous a bien pourri la vie . En même temps , nous apprenons la solidarité et surtout l’ humilité .

  16. Faites ce que je dis et pas ce que je fais…

    Du buzz, un livre, du business…et un bouc émissaire, un jeune journaliste militant avec une dernière pirouette “l’état français liberticide” et un bon COVID à toutes les sauces.

    Que de la forme sans aucun fond.

    Un médecin bien français et scandalisé depuis 2018 par l’égérie du suicide assisté.

      1. il a dû lire “
        Valeurs actuelles “
        qui reprend – en les déformant encore plus – l’ interview ( non enregistrée ) de Marianne et de sa journaliste Violaine , qui ne comprend rien au sujet .

    1. Un prétendu médecin qui reproche à une personne de ne pas se suicider… On a du mal à y croire…
      C’est sa vie. C’est elle qui décide du moment qui lui convient. Ce choix ne revient ni à vous, ni à moi, ni à personne d’autre.
      Lisez Sénèque plutôt que Valeurs Actuelles. Vous y trouverez autrement plus de spiritualité.
      Cordialement.

    1. j’aimerais trop retourner à Venise ❤️ J’ai ce lieu tellement romantique dans mon coeur . Merci pour l’ invitation . Pas évident de voyager par les temps qui courent 😏

  17. Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis et il vous appartient, bien sûr de décider, quand, quoi, comment, (wo warum, wer., wie … les 7 W).

    J’ose espérer que vous compreniez que votre petit fils a besoin de vous et vous de lui?

    Car, alors que des gens se débattent entre la vie et la mort, je trouve votre croquiniolesque état d’âme, du plus mauvais goût!

    Bonnes années 🙂

  18. Bonjour Jacqueline,
    Tu as fait le buzz en disant à un journaliste que tu voulais mourir en 2020, tu fais l’unanimité, et le bonheur de tes ami(e)s en ayant repoussé la date à plus tard.
    En étant encore parmi nous aujourd’hui, tu prouves ainsi que l’on peut changer d’avis, et cela jusqu’à la dernière minute, ce qui est possible dans tous les pays qui ont légalisé ce droit. Et c’est bien en cela que tu prouves qu’une loi qui permet d’avoir le choix permet aussi de vivre mieux et plus longtemps. Tous les médecins qui ont accepté de répondre favorablement à une demande d’aide à mourir de leur malade, le disent : “avoir le choix du moment et de la manière permet de vivre mieux et plus longtemps parce que la peur viscérale de se retrouver piégé(e) dans un EHPAD ou dans une unité de soins palliatifs, sans plus pouvoir décider de rien, a fait place au soulagement et à la sérénité d’une fin de vie choisie, et non subie.

      1. Bonjour Madame et merci de vos nouvelles.
        C est réconfortant d avoir une personne comme vous, humaine.
        La clef des champs voilà le plus important.
        Vos nouvelles me font du bien.

  19. Merci, Madame, d’être restée encore parmi nous.
    Merci pour votre petit-fils qui aura besoin de sa grand-mère mais merci aussi pour nous tous qui avons besoin de votre action.
    Il ne sert à rien de partir trop tôt, je veux dire avant qu’une maladie ou un accident vous pourrisse vraiment la vie.

  20. J’y vais ou j’y vais pas….
    Il me semble que Madame a, sur le tard, compris que la vie a de la valeur, même si nous sommes dépouillés de la jeunesse, de la beauté, de la santé. C’est une grande leçon, car c’est à ce moment-là qu’on commence vraiment à vivre.
    Belle continuation
    … et une petite méditation sur les vrais héros, malades, handicapés, fatigués … qui continuent de faire briller la flamme de leur vie

    1. Nous commençons à vivre à la naissance, certainement pas à 70 ans qui est l’automne de cette même vie. Chacun,chacune a le droit de faire son choix. Personnellement, je suis toujours active mais ne trouve aucun triomphe dans cette dernière partie de vie. Est-on un héros si l’on souffre d’un handicap, ou que l’on est malade…?

      1. et faut-il absolument être un héros ? ou un martyre ? je ne suis ni l’ un ni l’ autre . Juste une femme qui a vécu sa vie et n’a pas envie de la prolonger trop longtemps . Je n’ encourage personne à se suicider . D’ ailleurs je n‘ en ai pas envie non plus . Quel mortel se résigne de gaîté de coeur à mourir ? Cependant nous sommes mortels et la mort doit sortir de la zone taboue.

  21. Food for thought (matière à réflexion) pour simplets, auréolés d’un dieu imaginaire ou non; ne pas condamner quelque suicide que ce soit, n’implique pas être pour le suicide.

    Madame Jenquel. On vous reproche de ne pas avoir tenu votre ” engagement “. On vous reproche bêtement de causer aussi efficacement du suicide assisté. Point. Cette horde hargneuse et tordue vous aurait “crucifiée” indépendamment de cet “engagement”.

    Merci encore de votre dévotion pour le libre choix au suicide assisté.

    Les fleurs offertes en 2020 doivent à présent être remplacées pour 2021. En voici une belle gerbe accompagnée d’une affectueuse accolade.

  22. bonjour, c’est vous qui vous êtes engagée pour janvier 2021 comme si cette date butoir vous faisait obligation, vous n’êtes obligée à rien même pas à vous justifier. La raison aussi c’est que l’on a toujours une bonne raison motivée pour notre rage de vivre humaine, les succidés sont des personnes tellement courageuses. Moi aussi j’ai dit que je ne resterai pas comme un légume et que je partirai avant. Mais quand avant? Quand a-t-on encore toute sa tête pour décider qu’on va partir. Si on a encore du dicsernement alors on reste pour de bonnes raisons : autonomie financière et physique, et puis un jour tout bascule et on a raté le droit de choisir car on n’a plus ce discernement. Avec le Covid, je tiens le coup parce que nos familles n’ont pas besoin de cette peine supplémentaire en plus. Dans les ehpad on a assassiné nos vieux, on leur a fait une injection “pour le droit à une mort assistée” sauf que pour certains elle n’était pas désirée ni choisie. L’humanité de tout temps a été ainsi. Tant que vous le pourrez vivez pour ce bout de chou qui sera content de savoir qu’il a une grand mère car il n’est pas sûr que vous puissiez le voir. Que toute cette mascarade anxiogène et éhontée nous fasse apprécier chaque instant qui passe. Bonne année à tous. Cordialement. Geneviève

    1. Mais je ne me suis pas “ engagée “ sauf auprès de moi- même . Je me suis dit qu’ il fallait partir debout . Je suis encore debout , mais j’ ai des problèmes ( comme tout le monde ) et plus j’ avancerai en âge , plus je risque de perdre ma capacité de discernement et de ne plus avoir l’ option d’ une mort sereine et douce .Je n’ ose plus retourner en France car je ne veux pas choper le Covid et avoir une mort horrible .

  23. Bonjour Madame,

    Plus la date de votre départ reculera et plus votre message sera affaibli.
    Rien d’étonnant cependant car autant il est très facile de conceptualiser la mort et d’en parler avec un maximum d’arguments, de « philosophie », autant le passage à l’acte est plus délicat…

    Je vous prédis que vous ne mourrez pas de votre plein gré, vous vous trouverez toujours une excuse pour retarder l’échéance que vous vous étiez pourtant vous-même fixée… Ce que les gens vous reprochent ce n’est pas de changer d’avis mais d’avoir fait une fausse promesse… ça rappelle les politiciens lol.
    Ce que moi je vous reproche c’est d’avoir une vision très incomplète de ce qu’est la mort et de confondre les peurs et fantasmes résultant de projections mentales avec les lois fondamentales du vivant.

    Personnellement je souhaite mourir depuis une bonne trentaine d’années en raison d’un fort sentiment d’inutilité (ce qui n’est pas votre cas) et d’une incertitude du lendemain (non encore pour raison de santé mais par précarité financière) ce qui est votre cas. Avoir la clé vous rassure, dites-vous? Mais tout le monde a la clé. Il suffit d’ouvrier le gaz, de sauter d’une tour, de s’overdoser… Sauf que… c’est pas si simple. Le vivant est tenace, j’en sais quelque chose. Alors « avoir la clé » n’est qu’un mensonge dont vous voulez vous convaincre, une ruse de votre égo pour maintenir un semblant de cohérence dans vos propos.

    Je suis d’accord avec vous pour dire que le droit à mourir dans la dignité ne doit plus être un tabou, qu’il est temps de réfléchir profondément et ouvertement à la question. Du reste, à moyen terme, avec les petits changements climatiques et énergétiques qui s’annoncent, il n’y aura plus vraiment de débat puisque la démographie va être divisée par 4 ou 5 lol.
    En attendant, dire avec assurance qu’on part en janvier 2020 après une vie bien remplie et être toujours là 1 an plus tard est une insulte envers les dépressifs qui souffrent, aimeraient mourir mais n’y arrivent pas. Malgré tous vos privilèges vous êtes totalement hors sol, déconnectée du réel, comme 90% de vos contemporains.

    Je vous souhaite de vivre, car au fond les croyances importent peu.

    Ce qui compte, c’est la respiration.

  24. Bonjour Madame Jencquel, bonjour à tous,
    Ma Maman aurait fêté 76 ans ce 1er janvier. Elle voulait partir depuis plusieurs années suite à une maladie neuro dégénérative incurable qui lui occasionnait des états maniaco-dépressifs avec hospitalisations par intermittence et médication lourde depuis fin 2005.
    Elle avait bien vécu, beaucoup voyagé (en tant qu’hôtesse Swissair dans ses jeunes années) et souhaitait ne pas être un fardeau pour ses proches.
    Comme sa maladie s’est aggravée en 2017, impossible de songer à une quelconque assistance et elle a dû faire avec les moyens du bord, soit ne plus se nourrir (j’ai hérité de sa force de caractère mais je me rends compte qu’elle était bien plus forte que moi finalement).
    Elle s’en est allée après une décision de ses médecins qui l’ont placée en EMS, c’était le 12 mai 2018.
    Mon Papa, qui attendait (peut-être naïvement!) un signe d’amélioration de l’état de Maman depuis plus de 12 ans (les attentes engendrent bien souvent la frustration), il a développé une forme particulièrement agressive de cancer de l’oesophage et m’a accompagné encore 9 mois tout en suivant un traitement type chimio astreignant, avec courage et détermination, tout cela sans pouvoir se nourrir par la bouche normalement.
    Malgré tout, l’espoir fait vivre et il ne pouvait se résoudre à négocier avec les valeurs qu’étaient les siennes et tout a abruptement basculé pour lui (et pour moi), le 18 février 2019. J’avoue qu’après avoir assisté à pareil déclin de la part d’un être que je voyais comme invincible a tout d’abord été perçu comme un soulagement, c’est par la suite que ça se corse niveau acceptation.
    Lui aurait donc pu et n’a pas souhaité et elle voulait depuis bien longtemps sans jamais avoir droit…
    En Suisse, le suicide assisté nécessite que l’on soit diagnostiqué d’une maladie incurable ou bien suis-je mal renseigné ?
    En tout cas, leur histoire me laisse sans mots et je nourris un profond sentiment d’injustice bien que suisse en Suisse… pour ceux qui pensent que tout y est plus rose.
    Je vous souhaite plein de belles choses et merci pour votre blog et votre ouverture d’esprit.

    1. cher Yann , je suis triste en lisant votre histoire . Tellement de souffrance pourrait être évitée si nous acceptions tous que la mort fait partie de la vie . Se préparer à mourir , c’ est vivre intensément le présent en sachant qu’ on a une porte de sortie . En Suisse , on l’ a cette porte de sortie . Il faut simplement y réfléchir en amont et écrire des directives pour le cas où on ne serait plus en état de les exprimer . La loi permet l’ assistance médicalisée au suicide si les patients sont lucides et capables de discernement .Adhérer à Exit , Dignitas , Lifecircle ou Ex International vous donne la garantie d’ être bien conseillé et aidé lorsque la vie n’ est plus qu’ un prolongement . A chacun de décider quand ce moment arrive . C’ est subjectif et ce que l’ un d’ entre nous trouve supportable ne le sera pas pour un autre . Avoir une porte de sortie , c’ est rassurant .

    2. Bonjour Yann
      Merci pour ce témoignage familial. L’on peut penser que votre maman aurait pu être aidée puisqu’en Suisse et souffrant d’une maladie sans espoir. Non, malheureusement que ce soit en Suisse, ou en Belgique (pour ne citer que ces deux pays), il ne faut pas se bercer d’illusions, mais se battre pour que chaque personne malade ait le courage de faire entendre et respecter sa demande.

    3. non,il n’est pas nécessaire, pour un suicide assisté en SUISSE, d’être atteint d’une maladie incurable, en particulier quand l’âge vous “casse” au sens propre et au sens figuré. Il faut cependant adhérer à une association Suisse telle DIGNITAS. je l’ai fait personnellement et j’ai bientôt 76 ans. Je l’ai fait parce que je veux avoir le choix de mourir dans la dignité si mes fonctions physiques et psychologiques se dégradent et la vieillesse est un accélérateur efficace malheureusement à ce sujet…Aussi je réfléchis et je calcule les délais indispensables. je dois écrire ma bibliographie, tout en demandant à mon médecin traitant qu’il confirme ne pas être contre le projet que j’envisage, avec quelques consultations préalables pendant les jours précédents le “départ “après quelques jours sur place

  25. Hi Jacqueline! I am Alperen from Turkey and watched your interview on Euronews about the right to euthanasia. Your words are impressive and gave me a lot to think about. I was looking to if I can reach more info or if you have an active social media account to follow. I can’t speak French but as far as I understand I just discovered your blog. It would have been great if you can publish your blog also in English. I believe there might be many readers who would be interested in reading you and you can reach a great variety of audience by that. Even it is not possible, it was a very powerful interview and gives me a lot to think about life as someone who is approaching his 20’s. Merci for inspiration!

    1. Thank you . Will send you the links to my social media accounts per mail .

      I have no problems writing in English , but “ Le Temps” is in French !!!

  26. Bonsoir Jacqueline,

    J’ai découvert que le “suicide assisté” existait grâce à vous, j’ignorais complètement le sujet et n’avait pas vraiment de raison de m’en préoccuper du haut de mes 22 ans. La passion pour la vie que vous dégagez m’a convaincu instantanément de penser comme vous. Cependant, c’est vrai que le fait de vous voir repousser la date montre bien que le pas est difficile à faire tant qu’il y a de la vie… J’attaque “terminer en beauté” et j’espère me régaler, aussi je vous invite à temporiser encore un peu car d’une part il n’y aura pas de “grande fête de départ” pendant le COVID et d’autre part je me dis que j’ai encore une chance d’avoir une conversation physique avec vous .. Belle soirée

    1. A 22 ans , vous avez la vie devant vous . Vous avez raison : l‘ instinct de survie est très fort chez l‘ être humain comme chez les autres espèces . En même temps , il faut être réaliste , se forcer à l‘ être . Si on perd sa lucidité , c‘ est cuit . Finir dans un Ehpad ou un hôpital m‘ angoisse plus que la mort . Avec le Covid , le risque est multiplié par 10 ou 100 . Je ne sais pas . Souhaitez- moi la chance de pouvoir partir avant en douceur 😏

  27. Bonsoir,
    C’est par hasard que je vois qu’il y a une suite au blog et des commentaires que je
    n’avaient pas reçus dans ma boîte mail ! Nous allons tous faire bouger les choses,
    merci Jacqueline !
    Bonne soirée à tous,
    Laure

  28. La clé des champs, première étape;

    Le citoyen de 75 ans et plus doit avoir accès au suicide assisté, et ce, indépendamment de son état de santé. Capable de discernement requis.

    Quand?
    Hier!… bordel.

  29. Bonjour chère Jacqueline,

    J’aimerai votre avis sur les derniers débats en France.
    Il y a bien des avancées et je suis sûre que vous pouvez en tirer une grande fierté !
    Pourquoi n’apparaissez-vous plus dans les bons médias ?
    Affectueusement.

      1. Bonjour Myriam,
        Bonjour Jacqueline,
        Il s’en est fallu de peu qu’une loi soit votée à l’Assemblée mais
        malheureusement bloquée par
        5 députés “Les Républicains”
        alors que d’autres de tous partis
        avaient la majorité nécessaire…
        Malgré tout le débat est lancé en France…
        Bonne journée ☀️

      2. Oui, c’était donc un bug…
        Réapparaissez et continuez à militer, vous savez à quel point c’est utile, je sais que vous trouverez cette volonté.
        Affectueusement.

  30. Bonjour Jacqueline, j’avais vu votre vidéo sur Konbini. Vous m’aviez beaucoup touché à l’époque ! C’est pourquoi je suis heureux en lisant ces lignes d’apprend que vous n’ayez pas franchie le pas.
    Je pourrais être votre petit-fils, je ne prétends pas vous faire la morale, mais je vous conjure de revenir sur votre décision, pour le salut de votre âme ! Le paradis et l’enfer sont des réalités oubliées par nos générations déchristianisée, et ils sont éternels ! Si vous franchissez le pas, vous finirez dans l’enfer éternel !
    Je vous en conjure, par amour pour Dieu, pour vos enfants, vos petits-enfants, renoncez à ce projet sans retour pour vous ! Vivez votre vie de mère et de grand-mère, profitez du bonheur d’avoir des enfants et des petits-enfants ! Transmettez ce que vous avez reçu à vos enfants, vos petits-enfants et votre prochain. Vous avez encore beaucoup de choses à apporter à vos proches !

    Sauvez votre âme des flammes de l’enfer éternel, repentez-vous (moi y compris, profitons de la grâce de pouvoir encore nous confesser à un prêtre), vivez dans l’amour de Dieu et de votre prochain !

    Je prie pour le salut de votre âme !

    Hugo

    1. Merci , mon cher Pierre !

      N’ hésite pas à me faire part de tes réflexions . Je ne suis pas très inspirée en ce moment . Plutôt découragée 😞

      1. Bonjour Jacqueline,
        Peut-on espérer que les choses vont
        changer en France ?
        J’ai apprécié le long article de l’Obs
        cette semaine concernant l’euthanasie,
        évoquée sans tabou par plusieures
        personnes connues, et qui a déjà été
        à moitié votée à l’Assemblée Nationale
        mais nécessite un nouvel examen pour
        la seconde partie de la proposition…
        Il faudrait connaître les positions du gouvernement et des députés pour espérer une continuation favorable…
        Bonne journée,
        Laure

        1. On voit bien que la population française attend une loi mais que le gouvernement bloque . Pourquoi ? Je ne sais pas . Pression de la part du Vatican ? des labos pharmaceutiques ? Du lobby des Ehpads ? Tellement absurde , car l’ Eglise ne perdrait pas de croyants . Les labos et les Ehpads ne perdraient pas de clients . On voit bien que dans les pays où l’ aide active à mourir est autorisée , seulement 2 ou 3 % de la population y a recours . L’ instinct de survie est très fort chez tous les êtres vivants . C’ est juste rassurant d’ avoir une porte de sortie . Pourquoi nous la refuser en méprisant ainsi la Constitution qui nous garantit un droit à l’autodétermination ? on peut y opposer le droit à la vie , sauf qu’ un droit ne devrait jamais être une obligation .

        2. Bonjour,

          Vous avez certainement eu connaissance de la récente lettre envoyée à Jean Castex par 296 députés… Les choses bougent et il ne faut rien lâcher. Il est vrai que l’ombre de l’église n’est jamais très loin de l’A.N. et que “l’or blanc” représenté par les résidents en Ehpad, ou les personnes âgées encore chez elles, représente de juteux bénéfices pour les labos pharmaceutiques.
          Nous devons y arriver, sinon nous finirons par être les seuls parmi les pays voisins à ne pas avoir légiféré pour obtenir une loi digne de ce nom !

          1. Bonjour Nathalie,
            Oui j’ai eu connaissance de cette lettre,
            mais je lis ce matin dans un journal
            quotidien que le Président a recadré
            ses ministres ou députés qui ne
            parlent pas d’une seule voix, sur
            plusieurs sujets dont celui de la fin de
            vie qu’il ne veut pas aborder en ce moment… Comme mes votes prochains seront beaucoup conditionnés par sa bonne disposition
            à la loi, je le fais savoir aux députés que
            je connais, et j’encourage les lecteurs à
            faire de même ! Mais, chacun son choix, sauf qu’un peu de pression est
            nécessaire…

          2. Mettre la pression est indispensable et je pense que les députés avant de cotiser à un parti, sont des femmes et des hommes qui seront concernés par la mort (de proches ou la leur) un jour ou l’autre.
            Le débat est amorcé et il doit s’intensifier !

          3. Tout à fait Nathalie, et je suggère à
            chacun d’utiliser aussi les réseaux sociaux !

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