Halloween: la chaîne Walmart retire des masques controversés

Ce n’est pas la première fois que Walmart, la multinationale américaine, suscite la polémique. Mardi, le plus grand distributeur de la planète a dû retirer de ses étalages un nez factice du “cheikh Fagin” du nom d’un personnage juif d’ “Olivier Twist”, le roman de Charles Dickens. Il a réagi sans tarder aux griefs exprimés par la Commission américano-arabe contre la discrimination qui estime que le déguisement pourrait servir à de la propagande anti-arabe. Comme le raconte le New York Times, un hebdomadaire de Seattle, The Stranger avait publié une histoire l’an dernier au sujet du rappeur Macklemore qui était monté sur scène avec un nez du “cheikh Fagin”. Il fit l’objet de vives critiques car le déguisement fut interprété comme une caricature blessante d’un juif.

En 2013, Walmart avait déjà été contrainte de retirer de ses magasins un masque d’Oussama ben Laden. Cette année, un autre déguisement provoque la polémique: un costume d’enfant représentant un soldat de Tsahal, l’armée israélienne. Sur la publicité de Walmart, l’enfant porte un béret rouge, un costume vert olive. Là aussi, la vente de cet accoutrement a causé une vive polémique alors qu’Israéliens et Palestiniens sont à nouveau engagés dans un nouveau cycle de violence. La société qui produit le costume, Wholesale Halloween Costume of Edison, dans le New Jersey, est par ailleurs très explicite dans le texte accompagnant le produit:

“Défends fièrement ton héritage juif en portant le costume de soldat israélien. Les Forces de défense israéliennes ont pour mission de protéger le pays et les habitants d’Israël de menaces extérieurs (…) et d’éviter de déclarer la guerre dans la mesure du possible. L’une des valeurs cardinales des Forces de défense israéliennes, c’est la vie humaine. Elles voient en chaque personne un être de valeur en dépit de sa nationalité, de son origine ou de sa religion.”

 

Armes à feu: San Francisco durcit encore ses lois

Le 31 octobre prochain, San Francisco devrait perdre sa dernière armurerie, la High Bridge Arms. Celle-ci vend quelque 1000 armes à feu par an. Mais son propriétaire, Steven Alcairo, n’en peut plus de la volonté du “superviseur” de la ville californienne d’imposer l’installation d’une caméra de surveillance au magasin d’armes, relève The Guardian. Une violation inadmissible, selon lui, de la sphère privée. San Francisco apparaît comme un île en Amérique. Le second amendement de la Constitution qui reconnaît le droit de porter une arme est abondamment cité pour justifier la possession d’un pistolet ou d’un fusil chez soi pour se protéger de voyoux, mais aussi, estiment les plus extrêmes, d’un gouvernement qui pourrait devenir “tyrannique”. Les armes à feu abondent dans des Etats comme la Floride, l’Arizona ou le Nevada. Des lois de légitime défense très subjectives appelées “Stand your Ground (résiste)” promeuvent le contraire de ce que l’autorité publique devrait promouvoir: le recours à une arme à feu pour se défendre si on se sent menacé dans son intégrité corporelle ou de mort. De telles lois ont déjà donné lieu à des abus dont les conséquences sont dramatiques.

Des partisans d'un durcissement de la législation sur les armes à feu. Mark Wilson/Getty Images/AFP
Des partisans d’un durcissement de la législation sur les armes à feu. Mark Wilson/Getty Images/AFP

Aux Etats-Unis, les armes à feu demeurent un thème explosif, pour ainsi dire. Le pays est le théâtre presque chaque semaine d’une fusillade. Récemment, un lycée technique de Roseburg, en Oregon a vu un élève de l’établissement débarquer avec plusieurs pistolets et fusils d’assaut et faire feu sur plusieurs de ses camarades ainsi que l’enseignante. Neuf morts et une dizaine de blessés. Si les candidats démocrates à la Maison-Blanche plaident pour un durcissement du contrôle des armes – même si Bernie Sanders a une position moins radicale sur le sujet-, les candidats républicains sont la plupart opposés à de telles mesures. Donald Trump estime que si le personnel du lycée Umpqua de Roseburg avait été armé, il y aurait eu moins de mort. Ben Carson est lui aussi convaincu du bienfait de la possession d’armes à feu. Il a même lâché que si les Juifs avaient été armés à l’époque nazie, ils auraient pu mieux se défendre et peut-être éviter l’Holocauste…

A San Francisco, la régulation en la matière est stricte. Il faut un permis pour le port d’arme, attendre dix jours avant de pouvoir en toucher une qu’on vient d’acheter. Tout acheteur doit se soumettre à un processus de vérification d’identité (background checks). Les marchands d’armes doivent tenir un inventaire précis des ventes et des stocks de munitions. Le Law Center to Prevent Gun Violence, le Centre légal pour la prévention de la violence par les armes à feu, à San Francisco, place la Californie en tête des Etats américains appliquant des lois strictes en la matière avec une note A-. L’Arizona et le Nevada apparaissent comme des cancres avec une note F.

Le modèle de San Francisco peut-il être appliqué ailleurs dans le pays? Cela apparaît comme du wishful thinking. Après la tragédie de Newton, dans l’école primaire de Sandy Hook où 26 personnes furent abattues dont 20 enfants de six ans, beaucoup estimaient que ce horrible fusillade, en décembre 2012, allait être un tournant. Peu après, le président Barack Obama avait mené une robuste campagne pour inciter le Congrès à agir et avait proposé plusieurs mesures. Il buta sur un Congrès hostile à tout durcissement de la législation sur les armes à feu et toujours sous l’influence de la National Rifle Association, le puissant lobby des armes.

Ben Carson: si les Allemands avaient été armés, Hitler n’aurait pas pu décimer autant de juifs

Il est connu pour ses déclarations parfois outrancières. Ben Carson, le candidat à l’investiture républicaine qui caracole actuellement en deuxième position des sondages derrière le milliardaire Donald Trump, a renforcé sa réputation jeudi en déclarant que les crimes de masse commis par Hitler contre les juifs auraient été grandement diminués si les Allemands n’avaient pas été désarmés par les nazis. Le neurochirurgien à la retraite n’en est pas à sa première incartade. Peu après la fusillade de Roseburg, en Oregon, où un jeune a massacré neufs personnes, le candidat anti-establishment avait relevé que les victimes auraient dû s’en prendre au tueur afin de l’empêcher de sévir. Les propos ont suscité une vive controverse aux Etats-Unis.

Ses propos sur Hitler et les Allemands ne sont pas un nouveau dérapage. Ils figurent dans le livre que Ben Carson vient de publier et qui s’intitule “A More Perfect Union”. Ils s’inscrivent cependant dans un contexte de mobilisation pour tenter une énième fois de durcir le contrôle des armes dans un pays qui y est fortement réfractaire. Après la tuerie de Roseburg dans l’Oregon, une nouvelle mobilisation s’est fait jour au Congrès. Avant tout dans le camp des démocrates qui estiment que cela ne peut plus continuer ainsi.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si la population des Etats-Unis ne représente que 5% de la population mondiale, l’Amérique est le théâtre de 31% des fusillades (mass shootings est un terme utilisé pour décrire les fusillades faisant au moins quatre morts). Les Etats-Unis sont le théâtre de plus de fusillades que n’importe quel autre pays. Mais par 100 000 habitants, la Suisse, la Norvège et la Finlande en ont davantage.

Didier Burkhalter livre un plaidoyer contre la peine de mort à l’ONU à New York

C’est une priorité de la politique étrangère suisse. Mardi 29 septembre, le conseiller fédéral Didier Burkhalter, à la tête du Département fédéral des affaires étrangères, est intervenu avec conviction en marge de la 70e Assemblée générale des Nations unies lors d’un événement organisé par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU intitulé: “Moving away from the Death Penalty: The Voices of Victims’ Families”.

Le conseiller fédéral l’a soulingé: “Le but fixé par la Suisse est l’atteinte de l’abolition mondiale, ou au moins d’un moratoire universel, d’ici 2025. La Suisse reste fermement d’avis que la peine de mort n’a pas d’effet dissuasif sur les crimes, est discriminatoire et contient le risque inévitable d’exécuter des innocents. Trop souvent, la peine capitale ne fait que masquer notre impuissance face aux drames que nous aurions voulu pouvoir prévenir. Maintenir un dialogue ouvert entre rétentionnistes et abolitionnistes et rappeler à chaque occasion les échecs de la peine capitale est l’unique manière d’arriver un jour à l’abolition universelle.”

Dans le cadre de son intervention, il a attiré l’attention sur un événement que la Confédération appuie: “Windows on Death Row”. Mis en place par la journaliste Anne-Frédérique Widmann et le dessinateur de presse (du Temps et du New York Times International) Patrick Chappatte, il offre une vision unique de la vie de quelques-uns des 3000 condamnés à mort qui croupissent dans les prisons américaines. 70 oeuvres d’art réalisées par des condamnés à mort seront exposé à partir du 22 octobre à Los Angeles.

Simonetta Sommaruga aux côtés de Barack et Michelle Obama

Didier Burkhalter, le ministre suisse des Affaires étrangères a eu cet honneur l’an dernier. Cette année, c’est au tour de Simonetta Sommaruga, en qualité de présidente de la Confédération, de se prêter à l’exercice de la photo avec le couple présidentielle Barack et Michelle Obama à l’occasion de la réception que le locataire de la Maison-Blanche organise en marge de chaque Assemblée générale de l’ONU.

Simonetta Sommaruga entourée de Michelle et Barack Obama (Official White House Photo by Lawrence Jackson)
Simonetta Sommaruga entourée de Michelle et Barack Obama (Official White House Photo by Lawrence Jackson)

La conseillère fédérale a cette fois pu véritablement plonger dans le multilatéralisme en passant cinq jours à New York. A la tribune de l’ONU, elle a souligné l’importance des Objectifs de développement durable et insisté sur la bonne gouvernance, un garant de développement. Elle a parlé de la démocratie suisse pour mettre en évidence ses qualités, mais elle l’a rappelé: ce qui importe davantage, c’est la culture politique. Or celle-ci, poursuit-elle, n’est pas un acquis. Il faut la travailler constamment.

Critiques au vitriol d’Hillary Clinton à l’encontre du président chinois Xi Jinping

La candidate démocrate à la présidence et ex-secrétaire d’Etat Hillary Clinton n’a pas goûté les propos du président chinois lors du sommet des leaders globaux à l’occasion du 20e anniversaire du sommet onusien sur les femmes qui s’était tenu à Pékin en 1995. Ce printemps, cinq activistes en faveur des droits des femmes ont été arrêté en Chine dans un contexte de répression accrue de la société civile. Quand Hillary Clinton a entendu le dirigeant chinois réaffirmer “son engagement en faveur de l’égalité des sexes”, son sang n’a fait qu’un tour, qualifiant sur Twitter l’intervention de Xi Jinping de “sans vergogne”.

 

De la part de l’ex-First Lady, ce n’est pas une vraie surprise. Quand Bill Clinton était à la Maison-Blanche, elle avait tenu un discours phare à Pékin lors de la Conférence mondiale sur les femmes qui avait été censuré. Depuis ce moment-là, Hillary Clinton, qui était déjà très engagée dans la cause des femmes, est devenue une icône mondiale.

Le président chinois Xi Jinping à l'ONU à New York, 27 septembre 2015. (AP Photo/Seth Wenig)
Le président chinois Xi Jinping à l’ONU à New York, 27 septembre 2015. (AP Photo/Seth Wenig)

La presse chinoise n’a pas ménagé la démocrate, qualifié de “petite” voire de “démagogue à la Donald Trump”, selon le quotidien Global Times. L’affaire est devenue virale sur les réseaux sociaux. Hillary Clinton, qui avait joué un rôle majeur dans l’exfiltration du dissident chinois Cheng Guancheng voici quelques années, ne se sent pas dans le besoin de respecter le décorum, quelques jours après que le président Barack Obama a reçu en grande pompe Xi Jinping.

Les arriérés onusiens des Etats-Unis

Les Etats-Unis sont le plus grand bailleur de fonds de l’ONU. Ils fournissent 22% du budget régulier de l’organisation et 28% du budget de 8,25 milliards de dollars alloué aux opérations de maintien de la paix. Selon UN Tribune, un média indépendant couvrant l’enceinte onusienne, à l’heure où Barack Obama multiplie les interventions au palais de verre de New York, le long de l’East River, Washington n’a toujours pas payé son dû: quelque 3 milliards de dollars, dont deux milliards pour les opérations de maintien de la paix. Le média tire ses informations du Bureau des Nations unies responsable du budget. Les Etats-Unis sont le seul membre permanent du Conseil de sécurité à ne pas avoir réglé sa facture pour 2015.

epa04953368 US President Barack Obama delivers his address during the United Nations Sustainable Development Summit which is taking place for three days before the start of the 70th session General Debate of the United Nations General Assembly at United Nations headquarters in New York, New York, USA, 27 September 2015.  EPA/PETER FOLEY / POOL
Barack Obama à la tribune de l’ONU, dimanche 27 septembre 2015. EPA/PETER FOLEY / POOL

A Washington, surtout au Congrès, les Nations unies ne sont pas toujours en odeur de sainteté. Pour les plus extrêmes des républicains, l’ONU empiète de façon honteuse sur la souveraineté des Etats-Unis. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les interventions de certains élus du Congrès au sujet de l’accord sur le nucléaire iranien. Barack Obama avait laissé les Nations unies (avait-il le choix?) entériner l’accord avant que le Congrès ne puisse l’examiner. Intolérable pour les plus extrémistes du Capitole. Or l’ONU avait trouvé un compromis, laissant entendre que l’accord en question n’entrerait en vigueur qu’après le vote du Congrès. A New York, personne n’a oublié le passage de l’ambassadeur néoconservateur John Bolton qui avait représenté la Maison-Blanche à l’ONU. Aujourd’hui, ce même Bolton ne rate aucune occasion pour dénigrer l’organisation multilatérale. Pour des personnalités comme Bolton, la notion même de multilatéralisme ne semble pas compatible avec la puissance américaine.

Comme le relève UN Tribune, les Etats-Unis bénéficient pourtant directement de l’ONU. Sur les 43 000 employés de l’organisation à New York, 6,2% sont Américains (2700). Le Japon, en comparaison, ne peut recenser que 167 collaborateurs de nationalité japonaise au sein des Nations unies à New York alors que Tokyo est le second plus grand bailleur de fonds de l’organisation après les Etats-Unis.

Quant aux opérations de maintien de la paix, elles avaient obtenu un soutien massif déjà sous George W. Bush. C’est une manière pour la première puissance mondiale de ne pas s’impliquer sur tous les théâtres d’opération. Le nombre de casques bleus de nationalité américaine est toutefois très limité: 78…

 

 

La Fiat du pape François fait sensation à Washington

Au pays de la voiture, il aurait pu choisir de s’asseoir dans une Suburban Chevrolet noire, la voiture la plus branchée pour transporter des membres du gouvernement américain. Il a choisi la Fiat 500. Non pas la toute petite qui serait la version XXIe siècle de la topolino. Non, la Fiat 500 L, un peu plus spatieuse. Pour sa première venue aux Etats-Unis, le pape François a fait sensation mardi à l’aéroport militaire Andrews en embarquant dans cette petite voiture. L’affront pour les Américains fut toutefois limité par le fait qu’il s’agissait d’une Fiat Chrysler depuis que les deux marques ont associé leur destin.

Le souverain pontife, décrit souvent comme le “pape du peuple” ou le “pape des pauvres” n’en est pas à son coup d’essai. Où qu’il soit, il préfère la jouer modeste. Aux Etats-Unis, cette stratégie a fait sensation.

Une hausse de 5000% pour un médicament contre la tuberculose

Le monde américain de la biotech est pris dans un tourbillon. En cause: le prix de certains médicaments. En août, la société de biotech Turing Pharmaceuticals a acheté les droits du médicament Daraprim, créé il y a 62 ans pour combattre la toxoplasmose, une infection véhiculée par des parasites du chat. Daraprim est aussi utilisé comme médicament d’appoint pour traiter des infections au VIH ainsi que des cancers ou le paludisme. Turing Pharmaceuticals n’a pas attendu longtemps avant d’augmenter radicalement le prix du médicament qui était de 13,50 dollars la pastille à 750 dollars, soit une augmentation de 5000%. Le coût annuel d’un traitement au Daraprim pour un patient de moins de 60 kilos s’élève à 336 000 dollars et à 634 000 dollars pour un patient de plus de 60 kilos.

Cas similaire avec Cycloserine, un médicament sur le marché depuis 1955, acheté en août par Rodelis Therapeutics qui a augmenté le prix du produit de 500 dollars les 30 pastilles à 10800 dollars. Les deux pratiques ont provoqué une levée de boucliers des médecins spécialisés dans les maladies infectieuses et des politiques. Sous la pression de plusieurs organisations et d’élus du Congrès, Rodelis Therapeutics a fait marche arrière et a revendu les droits au vendeur initial, une organisation à but non lucratif liée à la Purdue University. Turing Pharmaceuticals ne semblait pas vouloir changer de cap. Son PDG Martin Shkreli a précisé sur les réseaux sociaux qu’il n’allait pas revenir en arrière.

Les deux exemples montrent comment des sociétés de biotech ont pour stratégie d’acquérir de vieux médicaments relativement marginaux, souvent utilisés pour des maladies rares et d’en faire des médicaments très spécialisés souvent dans le cadre d’un quasi-monopole. Cycloserine, par exemple, explique le New York Times, sert à traiter des cas rares de tuberculose résistant à divers médicaments. Aux Etats-Unis, 90 personnes seulement en souffriraient.

Face à ces augmentations spectaculaires du prix de certains médicaments, les politiques ont réagi. La candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton a envoyé un tweet annonçant des mesures prochaines pour stopper l’escalade des prix de tels produits. “Le creusement des prix, comme dans le marché de la médecine de spécialité, est scandaleux”, a relevé l’ex-secrétaire d’Etat. Comme le dit l’AFP, les biotech dont les percées thérapeutiques sont saluées dans le traitement des cancers, de l’hépatite C ou encore des maladies rares et orphelines, sont plébiscitées par les investisseurs en raison d’une quasi-absence de régulation pour ce qui est de la fixation des prix de leurs médicaments.

La réaction d’Hillary Clinton n’a pas été appréciée par la bourse. Les entreprises de biotechnologie ont dévissé lundi à Wall Street. Le Nasdaq Biotechnology a perdu 5,26%.

Etats-Unis: l’émouvant retour de la Grande Migration

L’émouvante histoire, racontée par le New York Times, de Mamie Lang Kirkland, 107 ans, qui avait fui Ellisville dans le Mississippi en 1915 pour échapper aux actes racistes. Elle a vécu dans le nord des Etats-Unis (Illinois, Etat de New York, …) après avoir été l’une des premières à participer à ce qui fut dénommé la Grande Migration.

La centenaire a retrouvé des membres de sa famille et s’est rendu sur les lieux où John Hartfield, un ami de son père, avait été lynché par des Blancs qui l’accusaient d’avoir abusé sexuellement d’une femme blanche.