Mardi, l'histoire a fait le tour des réseaux sociaux et des médias. Lançant une application iPhone pour la présidentielle de novembre, l'équipe de campagne du candidat républicain Mitt Romney a commis une grosse bourde en orthographiant America Amercia. D'aucuns ont d'emblée saisi l'occasion pour tenter de démasquer les véritables intentions de l'ex-gouverneur du Massachusetts. L'auteur d'un tweet ironise: la guerre contre la t(erreur). Romney dévoile ses plans. America +CIA, laissant entendre que reprendre l'Amérique pour Mitt Romney, c'est en faire un Etat policier. Un autre réseauteur social est plus acerbe: selon lui, l'équipe de Romney savait qu'elle avait fait une erreur de typographie, mais "pensait que les républicains n'allaient pas le remarquer". Un tweet soulève la question suivante: "Comment peut-on diriger l'Amérique quand on n'est pas capable de l'écrire correctement?"
Mercredi, Apple a rectifié le tir. Romney peut à nouveau rêver d'être le premier citoyen d'Amérique. Quant à Barack Obama, il n'est pas avare de gaffes non plus. Mardi, lors d'une cérémonie à la Maison-Blanche en hommage posthume à Jan Karski, un ancien officier polonais qui avait fourni aux Occidentaux les premiers témoignages sur la politique d'extermination des Juifs par les nazis, le président américain a parlé des "camps polonais de la mort" en lieu et place des camps d'extermination nazis. Le sang des Polonais n'a fait qu'un tour.