Pourquoi certaines personnes aiment votre histoire de marque et d’autres pas

Les gens vivent dans des paysages de faire semblant. Nous filons des fantasmes. Nous dévorons des romans, des films et des pièces de théâtre. Même les événements sportifs et les procès criminels se déroulent comme des récits. Pourtant, le monde de l’histoire est resté longtemps un pays non découvert et non cartographié. Il est facile de dire que les humains sont «branchés» pour une histoire, mais pourquoi? Pourquoi aime-t-on certaines histoires et n’aime pas les autres?

 

Un livre plein de réponses

Jonathan Gottschall propose dans son livre (The Storytelling Animal – Pourquoi les histoires nous rendent humains) la première théorie unifiée de la narration. Il soutient que les histoires nous aident à naviguer dans les problèmes sociaux complexes de la vie, tout comme les simulateurs de vol préparent les pilotes à des situations difficiles. Le storytelling a évolué, comme d’autres comportements, pour assurer notre survie.

S’appuyant sur les dernières recherches en neurosciences, psychologie et biologie de l’évolution, Gottschall nous dit ce que signifie être un animal narratif. Saviez-vous que plus vous êtes absorbé dans une histoire, plus cela change votre comportement? Que tous les enfants jouent les mêmes types d’histoires, qu’ils grandissent dans un bidonville ou dans une banlieue? Que les gens qui lisent plus de fiction sont plus empathiques?

 

Chaque histoire vient d’une autre histoire

Cendrillon n’a pas attendu Walt Disney pour devenir populaire – c’est bien pour cette raison qu’il l’a choisie. On trouve une prèmiere version écrite au Ier siècle par le géographe Strabon, qui rapporte l’histoire d’une Cendrillon égyptienne nommée Rhodopis. C’est cependant dans “Youyang zazu”, un recueil  du IXe siècle signé Duan Chengschi et devenu un classique de la littérature chinoise, que l’histoire se popularise. L’histoire de Cendrillon était donc célèbre bien avant Walt Disney et bien avant Perrault et Grimm qui se sont eux-mêmes inspirés de la première version européene écrite par le poète napolitain Gianbattista Basile dans un recueil posthume intitulé “Le Pentamerone  ou Le Conte de Contes” qui n’est finalement qu’une variante de Cendrillon.

Peter Pan. Au fond Walt Disney aura peut-être passé sa vie à courir  après une poigne de souvenirs d’enfance:les héros des contes lus par sa mère, ses premières projections au cinéma… et Peter Pan symbole à lui seul de la saveur irremplaçable de ses premiers émois! En 1913, le petit Walt, 11 ans, case sa tirelire pour assister avec son frère à une représentation de Peter Pan, pièce de l’Anglais James Matthew Barrie, donnée par une trupe itinérante dans leur ville de Marceline. Car la pièce créée en 1904 par Barrie est déjà un succès international, dès 1935 Walt Disney décide d’acquérir les droits de Peter Pan et fait plancher ses équipes sur un projet d’adaptation. Ses habits verts et sa flûte son une allusion au dieu Pan, une divinité de la nature dans la mythologie grecque, qui lui a donné son nom. 

La Belle au Bois Dormant. C’est l’un des filmes les plus emblématiques du premier âge d’or de Disney. A ce moment-là il y avait plusieurs versions du conte . Celle de Giambattista Basile, publiée en 1634, imaginait le prince fécondant la princesse pendant son sommeil. Charles Perrault s’en inspirera très librement en 1697, avant les frères Grimm en 1812, et le studio prendra à son tour des libertés avec leur textes. La plupart des remaniements servent à centrer le récit sur une histoire d’amour hautement romantique. 

Les histoires les plus réussies nous apprennent à vivre

Bien sûr, notre instinct d’histoire a un côté plus sombre. Cela nous rend vulnérables aux théories de la conspiration, aux publicités et aux récits sur nous-mêmes qui sont plus «véridiques» que véridiques. Les mythes nationaux peuvent aussi être terriblement dangereux: les ambitions d’Hitler ont été alimentées en partie par une histoire.

Mais comme le montre Gottschall dans ce livre remarquable, les histoires peuvent aussi changer le monde pour le mieux. Les histoires les plus réussies sont morales: elles nous apprennent à vivre, explicitement ou implicitement, et nous lient ensemble autour de valeurs communes. Nous savons que nous sommes les maîtres de l’histoire. The Storytelling Animal révèle enfin comment les histoires nous façonnent

C’est le même en parlant sur l’histoire de votre marque

Lorsque vous commencez à raconter l’histoire de votre marque, vous devez savoir quels sont les mythes spécifiques de vos valeurs cibles. Parce qu’il y a spécifiquement ces mythes que votre histoire doit faire appel pour activer les émotions qui font que les gens réfléchissent et se rapprochent de votre marque. 

Est-ce le mythe du héros, le mythe de la princesse, le guerrier … chacun a un lien très fort avec notre enfance quand nous définissons les valeurs auxquelles nous croyons et selon lesquelles nous menons toute notre vie.

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Diana Serban

Diana Serban

Diana Şerban est une spécialiste enthousiaste de MarCom qui se concentre sur des méthodes de communication nouvelles et innovantes. Elle est doctorante en sciences de la communication et a récemment terminé un programme d'études en marketing numérique à l'école CREA, à Genève, étant très désireux de rechercher de nouvelles tendances de communication dans la société en réseau.

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