Avons-nous besoin de trouver un sens dans ce que nous faisons ?

J’ai beaucoup de chance. En tant qu’entrepreneur dans les ressources humaines, je crée du lien. J’apporte de la valeur aussi bien aux entreprises qu’aux candidat(e)s en alignant les besoins des uns et des autres. Tout cela donne un sens à mes activités. Il y a quelques années, je me suis dit, que je pouvais faire plus en aidant des candidats différemment. J’ai créé l’association “Hire Me I’m Fabulous”. Cela fait maintenant 5 ans et c’est une magnifique aventure.

Je ne le fais ni pour la visibilité, ni pour les tapes dans le dos. Je n’en n’ai pas besoin. Cette association m’apporte beaucoup plus. Du SENS. Pourquoi ? Car nous donnons de la visibilité et un réseau à des personnes qui en ont besoin. J’ai donc la chance de pouvoir faire un métier qui me plait et qui me donne la possibilité d’y trouver un sens.

 

L’argent ne fait pas le bonheur, on le sait !

Je me rends compte, à force de côtoyer des hommes et des femmes occupant des postes à valeurs ajoutée, que l’épanouissement professionnel reste un défi même pour les plus formés, compétents.Je constate que les cadres et les employés (hautement qualifiés) ne changent plus d’emploi pour un meilleur salaire. Vous connaissez l’adage “L’argent ne fait pas leur bonheur”. Il est certes une nécessité pour subvenir à ses besoins, mais est rarement le critère numéro 1 pour changer d’emploi.

La perte de sens dans son travail, ou le « brown-out », n’est que le énième terme décrivant ces mal-être au travail. Dès lors que la rémunération n’est plus le moteur numéro 1 pour attirer les talents et les garder, qu’est-ce qui peut les retenir? Quels sont les ingrédients indispensables à leur épanouissement professionnel? De nombreux candidats m’ont donné un argument simple: «Je ne me sens plus en adéquation avec ce que je fais. J’ai envie de trouver un poste qui se rapproche de mes valeurs, qui ait un sens.»

Chacun de nous est habité de valeurs ; dans un monde en changement accéléré, elles sont souvent un socle de stabilité dans nos vies.

 

Osez l’introspection… 

 

 

La vie professionnelle est long fleuve tranquille ou presque !  Votre motivation diminue, aller travailler le lundi matin devient un effort. Peut-être que votre activité n’est plus en lien avec vos valeurs ? Nous tendons tous à rendre le monde meilleur pour nous et surtout nos enfants et nos valeurs sont une sorte de boussole pour se diriger vers ce but.

Osez l’introspection, osez le changement, il sera nécessaire pour ne pas s’émousser et surtout rester motivé et enthousiaste.

Comme dans un mariage qui bât de l’aile, le mécanisme est similaire. Quand les valeurs sont trop divergentes, il devient difficile de continuer main dans la main. Pour retrouver cette étincelle, il est primordial de connaitre ses propres valeurs et celles de son entreprise. Prenez un peu de temps et réfléchissez sur ce qui vous fait ou faisait vibrer, ce qui compte pour vous.

 

Et pour les plus pragmatiques ?

Vous touchez votre salaire à la fin du mois et vous êtes content (ou pas ?) Ne cherchez pas à vous mastiquer le cerveau par rapport au sens de ce que vous faites ? Pas de soucis ! L’épanouissement ne se limite pas au travail et heureusement ! “Nous avons tous (ou presque) des amis peu stimulés par leur emploi, mais qui le gardent parce qu’ils apprécient leurs collègues, ont un bon salaire ou des avantages non négligeables. Il ne s’agit cependant pas d’opposer forcément le sens et d’autres critères, qui peuvent se combiner. Il s’agit de dire que le poids donné au sens n’est pas universel” https://www.letemps.ch/economie/sens-travail

Il est tout à fait possible de bien effectuer son travail et de s’épanouir plus spécifiquement en dehors, de vivre ses valeurs au travers de ses loisirs, de sa famille ou encore d’associations ou de comités bénévoles.

Mais vous, avez-vous trouvé du sens ?

« L’expérience candidat – une danse à deux »

L’expérience candidat, quèsaco ?

C’est l’ensemble des émotions (rappelez-vous mon précédent billet sur le thème des émotions : https://blogs.letemps.ch/nathalie-brodard/2022/12/21/les-emotions-signes-exterieurs-de-faiblesse/), ou sentiments et impressions que va susciter le processus de recrutement auprès d’un candidat.

En tant que spécialiste du recrutement, j’ai vu passer de nombreux candidats qui revenaient d’un entretien catastrophés par l’attitude de potentiels employeurs. Rater son rendez-vous n’est pas le seul apanage des candidats. Les employeurs aussi peuvent faire fuir de bons éléments par leur attitude : snobisme, manque de respect ou d’intérêt, propos ou questions déplacés.

Outre les questions indélicates d’un potentiel employeur, il y a également le «ghosting », qui revient  malheureusement trop souvent dans les feedbacks négatifs. Pour rappel, le ghosting consiste à ne plus donner de réponse, à s’évaporer dans la nature comme une fantôme (ghost). Imaginez, un candidat qui va à un entretien, puis à un deuxième et qui ensuite ne reçoit plus jamais de réponse, ni de la part des ressources humaines, ni du manager. Ça ne devrait pas arriver. La pratique est pourtant fréquente. Selon les résultats d’une étude menée en 2022 par Greenhouse Software, 75 % des candidats ont déjà été “ghostés” après un entretien.  https://www.courrierinternational.com/article/recrutement-le-ghosting-dans-le-milieu-professionnel

Ce n’est pas si difficile de dire à une personne qui a pris le temps de venir dans vos bureaux pour vous rencontrer, qu’il n’a pas été choisi pour le poste, plutôt que de le « ghoster », non ? En tant qu’adultes, nous pouvons accepter que nous n’ayons pas été choisi.  La non-réponse est très difficile à accepter et surtout à comprendre pour le candidat, quel que soit son niveau de séniorité.

On parle aujourd’hui d’«expérience candidat » : qui se traduit par les perceptions de ce dernier en fonction de la façon dont il a été traité lors du processus de recrutement. Traité correctement, même s’il n’obtient pas le poste, le candidat va conserver une image positive de la société. Laisser une bonne impression devrait occuper l’esprit de toute personne qui recrute, car même si la finalité du recrutement est ailleurs, donner une image professionnelle aura des répercussions sur votre marque employeur. Comme dit Jeff Bezos «votre marque est ce que les gens disent de vous lorsque vous n’êtes pas dans la pièce ».

Alors « La marque employeur » un effet marketing ? 

 Les stratégies dites de « marque employeur » se sont largement généralisées ces dernières années. Elles permettent de se différencier sur le marché de l’emploi et de se montrer sous son meilleur jour sur divers canaux. Mais ce marketing RH ne suffit pas à attirer les talents. Aujourd’hui, les candidats vérifient la réputation des entreprises via les sites internet spécialisés, les médias, mais ils vont avant tout se renseigner auprès de leur réseau : amis, anciens collègues, mais aussi chasseurs de têtes ou consultants connaissant l’entreprise.

 

 

« Walk the talk !« 

Effectivement, on voit de très beaux slogans. On vend de l’Authentique, du Respect, de l’Humain, très souvent un esprit d’entrepreneur, du bonheur au travail. Tant mieux, mais qu’en est-il réellement ? Parfois, les plans marketing autour de la « marque employeur» se transforment en messages creux. La réalité est souvent très différente. Pourquoi ? Parce qu’une « marque employeur », ce n’est pas juste le miroir idéalisé d’une institution. Comme dans beaucoup de situations, ce sont les actes qui font la différence.

Le recrutement est « un art ». Lorsqu’une entreprise sabote un processus de recrutement, c’est la réputation qui en pâtit. D’autant que c’est bien connu : il est très difficile de « rattraper » une première mauvaise impression.

Finalement, c’est assez simple : un (futur) employeur doit faire ce qu’il dit ou vend et pas autre chose. Et cela se vérifie dans tous les départements : de la réception, aux ressources humaines, aux dirigeants de la société…. Les actes seront beaucoup plus efficaces que les paroles le fameux « walk the talk » (en d’autres termes : passer des paroles aux actes)!

Je vous souhaite en ce début d’année, santé (le plus important), succès et de magnifiques rencontres, quelles soient lors de vos prochains recrutements ou simplement dans votre vie de tous les jours.

NB

 

Les émotions : signes extérieurs de faiblesse?

Au début de ma carrière, on m’a dit qu’il n’y avait pas de place pour les émotions dans le « business » et encore moins pour une femme dans un milieu d’hommes. Peut-on vraiment travailler dans les ressources humaines en annihilant ses émotions ?  Permettez-moi d’en douter.

Je vis tout à 300%, ma vie, mes rencontres, mes joies et mes déceptions. J’ai beaucoup de peine avec l’injustice. Je me souviens d’une conversation, un après-midi en plein confinement, avec un client qui ne souhaitait pas « honorer » ses engagements et nous payer pour le travail que nous avions fourni. La conversation arrivait après de nombreux courriels et était notre dernière possibilité de trouver un accord. Il est resté sur son piédestal et a maintenu ses positions avec beaucoup d’arrogance et de mauvaise foi : « shit happens ». Ce jour-là, j’ai eu envie de prendre mon manteau et de partir de façon théâtrale en claquant la porte. Je suis finalement parvenue à conserver mon calme et terminer cet entretien en cachant le flot d’émotions qui me traversait. J’ai pris un peu de recul, analysé la situation et entrepris les actions nécessaires.

Colère, tristesse, déception, honte font partie de notre quotidien et sont des sentiments universellement ressentis. Pourtant le monde du travail les perçoit comme négatifs et comme étant l’expression d’un signe extérieur de faiblesse. Les seules émotions tolérées sont la joie, la compassion, l’empathie et l’enthousiasme.

Le mot “émotion” vient du latin “emovere” qui signifie mouvement. Une émotion est donc une énergie qui nous met en mouvement. Connaître l’étymologie du mot permet de comprendre le message que les émotions nous communiquent à travers le corps. L’idée de vouloir cultiver uniquement les émotions positives et de réprimer les négatives est séduisante, mais illusoire. Quelle que soit la nature de l’émotion, son intensité reste la même.  “Il peut arriver qu’une réaction émotionnelle soit inadaptée, mais il est tout à fait rationnel d’avoir peur lorsqu’il y a un danger ou de se mettre en colère quand on nous insulte. Les émotions sont un des éléments qui influencent notre prise de décision” David Sander https://www.letemps.ch/sciences/emotions-souvent-rationnelles.

 

Comment éviter le « pétage de plomb » ?

Une de mes sociétés accompagne des dirigeants d’entreprises dans des mandats de gestion de ressources humaines et également dans le développement de leur leadership. Le facteur émotions fait partie des défis à relever. Nous aimons penser que nous maitrisons tout, y compris nos émotions. Apprendre à les reconnaitre, nous permet de mieux canaliser leur énergie pour avancer et de construire des relations plus saines et honnête avec nous-mêmes et les autres. Car à trop vouloir brider nos émotions et les enfouir dans nos entrailles, elles finissent par ressortir. C’est l’explosion, “le pétage du plomb” ou l’usure émotionnelle, voire le burn out.

Alors comment gérer certaines situations à fort potentiel émotionnel, telles que la non-reconnaissance de votre travail, la mauvaise foi d’un collègue, l’incompétence de votre hiérarchie ou encore l’injustice de la part de votre direction ou les critiques injustifiées ?

Il faut tenter de prendre du recul. Plus facile à dire, qu’à faire, surtout lorsque la situation est déjà tendue! Chacun peut trouver une méthode qui fonctionne, que ce soit une marche à l’extérieur, l’écoute de son podcast préféré, la méditation, ou en encore une discussion avec un ami… tout est bon finalement pour s’arrêter et se poser les bonnes questions, en toute conscience, sur la suite des événements.

 

Les émotions sont universelles et nous les retrouvons partout.

Je ne pouvais pas parler d’émotions sans parler de sport. Je suis un “autre animal” lorsque je suis devant mon petit écran à regarder notre équipe nationale en coupe du monde  ou un match de tennis. Et qui dit tennis, dit évidemment le « one and only » Roger. Que de chemin parcouru depuis l’adolescent colérique qui “explosait” et cassait à répétition ses raquettes. En reconnaissant mieux ses émotions, il a su les apprivoiser pour en faire une force. En les transformant en alliées, il a pu tout naturellement vivre et partager avec son public et son meilleur adversaire (Rafa) les émotions puissantes qui accompagnent le changement lié à une fin de carrière. Et quelles émotions! https://www.24heures.ch/federer-des-visages-et-de-lemotion-dont-je-me-rappellerai-122337513786

Que ce soit dans votre vie de tous les jours ou dans le monde professionnel, je vous souhaite d’apprendre à reconnaitre et apprivoiser vos émotions qu’elles soient positives ou négatives. J’espère que vous prendrez du recul et que vous pourrez naviguer dans un monde professionnel en étant conscient de l’énergie contenues dans tout ce que vous ressentez : joie, colère, tristesse, etc. Ainsi vous arriverez à être vous-même. Les émotions ont à la fois le pouvoir de nous rapprocher des autres que de nous en éloigner. Elles contribuent dans tous les cas à rendre nos relations et notre vie uniques.

Pourquoi le succès fait-il peur ?

Je vais vous parler du succès, celui qui fait peur. Cela arrive plus souvent que ce que l’on pense. Cette peur qui se caractérise très souvent par la procrastination au moment du lancement d’un projet ou alors lorsque nous sommes à deux doigts d’atteindre nos objectifs. Étrangement, on s’aperçoit qu’il y a toujours un frein pour finaliser nos objectifs. En travaillant proches de gens, j’ai identifié cinq raisons fréquentes pour lesquelles certains d’entre nous craignent le succès :

Syndrome de l’imposteur :
Est-ce que je mérite ce succès ? Qui ne s’est jamais posé cette question ? Le syndrome de l’imposteur se traduit par des sentiments de doute de soi qui persistent malgré la formation, l’expérience et les nombreuses réalisations. Alors que les autres louent vos talents, vous attribuez vos triomphes au hasard ou à la chance. Vous vous sentez illégitime, d’où le terme d’imposteur.

La peur du changement
L’une des raisons les plus courantes pour lesquelles nous laissons notre peur du succès nous freiner est la crainte du changement. En tant qu’êtres humains, nous nous épanouissons dans la routine et nous avons tendance à éviter l’inconnu. Si vous essayez quelque chose et échouez, vous retournerez très probablement à ce que vous connaissez. Mais si vous essayez quelque chose et que vous réussissez, vous vous dirigez soudainement vers un territoire inexploré et ça fait peur.

La peur d’être rejeté
Beaucoup d’entre nous ont une peur intolérable d’être rejetés s’ils se mettent en avant de quelque manière que ce soit. Malheureusement, celle-ci nous retient et peut nous empêcher de saisir des opportunités cruciales qui pourraient nous mener au bonheur et à l’épanouissement. De plus, pour être dans les normes sociales en Suisse, il ne faut pas faire trop de vagues, rester discret et surtout ne pas parler de ses succès.

La peur de perdre son entourage
Effectivement, vous pourriez perdre certaines personnes sur la route de votre succès. Certains amis ne vous suivront plus, alors que ceux qui sont réellement proches vous applaudirons lors de vos succès et vous ouvriront leurs bras réconfortants lors de vos échecs. Une fois que vous aurez laissé tomber les relations sans intérêt ou toxiques, vous pourrez vous concentrer sur les choses essentielles de la vie et continuez votre chemin.

Vais-je devenir esclave de mon succès ?
Le succès amène d’autres succès. Vous allez peut-être travailler plus, mais vous aurez également la possibilité de déléguer, d’engager d’autres personnes qui vous déchargeront de certaines tâches. Personne ne veut et peut travailler sans arrêt. C’est pourquoi il est si important de fixer des limites saines.

 

La peur du succès est une lutte bien réelle pour beaucoup. Mais elle n’est pas insurmontable. Au lieu de se sentir fier, de booster l’estime de soi, d’avancer continuellement, de grandir toujours un peu, on finit par stagner.

Alors, que mettre en place pour combattre cette peur de réussir ?

  1. Essayez de comprendre son origine : La clé pour la vaincre est de comprendre son origine et de travailler sur ses émotions. De quoi faut-il parvenir à se détacher pour oser briller ? On revient toujours à l’importance de comprendre nos syndromes pour parvenir à nous en défaire. Une fois que vous saurez ce qui vous effraie réellement, vous pouvez agir pour renverser la situation et essayer de le surmonter.
  2.  Stop à la procrastination: L’une des formes les plus courantes d’auto-sabotage consiste à remettre à plus tard d’importantes tâches jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Si vous voulez cesser de craindre le succès, éliminez la procrastination de votre vie.
  3. Donnez la priorité à votre vie: Prenez le temps de décider de ce qui est important pour vous et de la façon de le garder dans votre vie. Établir des priorités peut vous aider à vaincre cette peur de réussir : vous pouvez en fait vous rendre compte qu’il ne sera pas nécessaire de sacrifier ce qui est important pour vous (famille, amis, loisirs)
  4. Chaque expérience est un succès: Si vous vous ne savez pas comment surmonter la peur du succès commencez par faire en sorte que tout soit pour vous une occasion d’apprendre. Permettez-vous de laisser plus de place à l’erreur dans votre vie professionnelle. Si votre projet échoue ou ne se développe pas comme prévu, demandez-vous ce que vous avez appris, au lieu de vous réprimander.
  5. Essayez le lâcher-prise:  Acceptez que certains aspects de votre projet/succès soient hors de votre contrôle. Le lâcher prise est essentiel pour rester concentré sur ce qui est à votre portée. Pour y arriver, vous devez vous préserver des nombreuses pensées négatives liées à la culpabilité, l’auto-dénigrement ou la peur du jugement….
  6. Fixer vous des défis: Les défis ou objectifs sont l’une des meilleures réponses à la question “comment surmonter la peur du succès ?”. Cette stratégie vous permet de vous centrer sur la ligne d’arrivée et ne pas vous noyer dans un flot de doutes et d’hésitations. Sortez des sentiers battus afin de vous adapter à des objectifs de plus en plus complexes et prenez du plaisir !
  7. N’hésitez pas à demander de l’aide professionnelle: Bien qu’il soit bon d’essayer de comprendre votre propre peur de réussir et de prendre des mesures pour la surmonter par vous-même – si cela devient problématique dans votre vie, il serait bon de vous accompagner de la bonne personne. Que ce soit un thérapeute ou un coach.

Pour finir et en philosophant ce matin sur la question de la peur du succès avec un de mes contacts, le Dr. Antoine Acker, il me pause la question suivante : “Est-ce que le succès qui nous fait le plus peur est celui que l’on désire le plus ou simplement le seul qui compte vraiment? ” Qu’en pensez-vous?

 

 

Quitter son employeur avec panache!

« Je suis venue te dire que je m’en vais…. et tes larmes ne pourront rien changer…» En rédigeant cet article, la chanson de Gainsbourg me trotte dans la tête….Apparement, un salarié suisse sur cinq envisage de changer d’emploi dans les 12 prochains mois (Article de la RTS). Quitter son employeur, fait partie de la vie professionnelle.

Annoncer une démission, c’est un peu comme une rupture : il faut faire les choses correctement. Alors on oublie les messages WhatsApp de démission, la bombe lâchée avec nonchalance à l’apéro ou encore les « ce n’est pas toi, c’est moi… » et on suit quelques règles de base pour mettre fin à son contrat avec humanité et professionnalisme.

 

 

Avant que je ne vous livre mes secrets sur l’art de la démission, je commence par préciser quelques points à ne pas négliger : pourquoi est-ce si important de savoir quitter son entreprise ?

  • D’abord, parce qu’entre le moment où vous donnez votre lettre de démission et le jour de votre départ, entre un et trois mois peuvent s’écouler pendant lesquels vous allez continuer à venir au bureau, côtoyer vos collègues et votre patron tous les jours.
  • Par ailleurs, soigner votre démission est important pour garantir votre avenir professionnel. Partir sur une bonne note vous assure de laisser un bon souvenir dans l’esprit de votre patron et de vos collègues. Cela vous permettra de vous créer d’éventuelles opportunités dans le futur. Vous connaissez le dicton : Your Network is your Networth !

 

Cinq étapes à respecter pour partir le cœur léger

  • Anticiper ;

Dans un premier temps, il est important de préparer votre départ et de penser à ce qu’il va changer pour vous et pour votre employeur. Pendant cette phase d’interrogation personnelle, veillez à rester discret. Pas question de vous épancher auprès de vos collègues avant d’avoir prévenu votre hiérarchie. Même en cas de mésentente, il est important que votre chef apprenne votre départ de votre bouche et non par des bruits de couloir : cela facilitera la procédure de départ. N’oubliez pas de préparer une lettre recommandée que vous adresserez à votre patron ou aux ressources humaines. Autres pièges à éviter: https://www.letemps.ch/economie/quitter-poste-un-passer-prudhommes

  • Communiquer

Afin de soigner son départ, il est recommandé de se mettre d’accord avec votre hiérarchie sur la communication à adopter en interne et en externe. Il est important également de définir quand la communication doit se faire. Votre patron souhaitera peut-être attendre d’avoir trouvé votre remplaçant avant de communiquer votre décision à l’externe, par exemple.

  • Etre honnête

Tout se sait ou finit par se savoir. Vous avez été approché par un client ? Vous partez pour un meilleur salaire ? Vous quittez votre poste parce que vous vous ennuyé ? Quelle que soit la raison, soyez honnête, tout en restant professionnel. N’oubliez pas que la relation employé-employeur est avant tout une relation d’humain à humain. Votre retour permettra au patron de s’améliorer peut-être dans le futur !

  • Passer le relai

Il s’agit de bien anticiper les délais de préavis, surtout dans le cas d’une nouvelle prise de poste. Ce temps permet aussi de clore les dossiers en cours et de passer le relais à un éventuel remplaçant. Vous montrez investi pendant votre préavis pourra faire la différence et le départ se passera au mieux.

  • Dire au revoir

Prenez le temps de dire au revoir à tout le monde.  Ne négligez pas l’apéro de départ ! Si vous le pouvez, envoyez un message personnalisé aux collègues dont vous êtes le plus proches ainsi qu’à ceux qui vous ont aidé dans votre parcours. Exprimez votre reconnaissance.

Même si la fin de la relation est parfois tendue, partir de manière positive, professionnelle et humaine permettra aux deux parties de pouvoir clore ce chapitre sans regret et sans amertume. Vous êtes l’auteur des dernières pages de cette aventure professionnelle.

 

 

 

 

Ménopause…. Est-ce que cela vous gêne d’en parler ?  

J’ai toujours eu de la peine à comprendre pourquoi certains sujets étaient tabou dans le monde du travail et de manière générale. Pourquoi ne pourrait-on pas aborder tous les sujets qui nous touchent de près ou de loin ? Aujourd’hui oserait-on lever le voile sur le sujet délicat qu’est la ménopause… Cela vous concerne ou vous concernera, directement si vous êtes une femme, mais indirectement aussi, si vous avez une épouse, une sœur, une mère, une employée…une collègue… Donc nous tous !

Idées reçues …

Pour être honnête, la ménopause, je ne m’y suis jamais vraiment intéressée. On n’en parlait tout simplement pas à la maison et je n’ai jamais vraiment discuté de cela avec mes amies ou collègues plus âgées.

J’avais, comme beaucoup de personnes je pense, des images très stéréotypées de la femme ménopausée.  Rien de sexy, vraiment. J’avais évidemment entendu que certaines femmes souffraient de bouffées de chaleur, prenaient du poids, avaient le moral dans les chaussettes, ressentaient une perte de libido…. Pour moi cela arrivait tard dans la vie d’une femme. Plus loin je pouvais mettre cette transition dans mon planning de vie, mieux je m’en porterais.

Il y a quelques années, une de mes collaboratrices a été très transparente avec moi et mes collaborateurs. Plus jeune que moi de quelques années elle m’expliquait qu’elle était en péri-ménopause – période qui précède la ménopause et qu’elle souffrait de plusieurs symptômes désagréables. Le fait qu’elle soit à l’aise d’en parler nous a tous mis à l’aise. Nous pouvions rire avec elle des bouffées de chaleur, comprendre lorsqu’elle était fatiguée parce qu’elle n’avait pas dormi de la nuit. Nous avons pu mettre des mots sur des émotions et avons réussi à aménager du temps pour elle lorsqu’elle en avait besoin.  Cela m’a fait prendre conscience que 1) cela n’arrivait pas uniquement à partir de 50 ans et 2) que ça allait m’arriver avant que je puisse y être prête. J’ai commencé à lire tout ce que je pouvais sur le sujet plus ou moins encourageant, inquiétant ou drôle : https://www.letemps.ch/societe/premenopause-on-un-plat

Soutien de l’employeur ?

Lorsque j’ai lu dans The Guardian que près d’un million de femmes pourraient quitter leur emploi en raison des symptômes de la ménopause, j’ai été choquée. (https://www.theguardian.com/society/2022/jan/17/more-than-1m-uk-women-could-quit-their-jobs-through-lack-of-menopause-support) Une enquête menée auprès de 2 000 femmes âgées de 45 à 67 ans au Royaume-Uni et présentant des symptômes de la ménopause a révélé que ce manque de soutien a un impact direct sur leur décision. Selon elle, c’était le deuxième facteur le plus dévastateur sur leur carrière à ce jour, juste après le fait d’avoir des enfants. Les problèmes les plus courants qui surviennent pendant cette période de vie comprennent une capacité de concentration réduite, un sentiment de stress accru et moins de patience avec les clients et les collègues. De plus, cela fragilise les femmes dans une période de leur carrière où la vie professionnelle devient plus risquée et où il faut se montrer performante quoiqu’il arrive.

Le plus tôt tu l’auras, le plus tabou ça sera…

Lorsque j’ai commencé à en parler avec des femmes autour de moi, je me suis rendu compte, à quel point cela touchait non seulement mes amies de la fin de la quarantaine, mais également quelques femmes plus jeunes. Et c’est encore plus tabou ! Une ménopause qui survient avant l’âge de 40 ans est considérée comme précoce et concerne environ une femme sur 10’000 avant 20 ans, une femme sur 1000 avant 30 ans et une femme sur 100 avant 40 ans.

Il faut que les choses changent radicalement !

Mettre des mots sur des maux. Accompagner les employés dans leur transition de vie, n’est-ce pas ce qu’on attend de leader, manager et chef d’entreprise ? Pourquoi ne pas encourager les conversations ouvertes et sensibles avec ses collaborateurs ?

Nous avons encore beaucoup de progrès à faire sur le lieu de travail pour ouvrir le dialogue sur des sujets délicats et personnels qui ont cependant des répercussions sur le business.

Lorsque vous mettez en lumière des conversations inconfortables, elles deviennent plus faciles. Des progrès sont réalisés. Pourquoi ce sujet particulier a-t-il pris tant de temps ?

Luttons contre la stigmatisation, le secret et la honte que nous avons ressentis et contribuons à créer une base plus saine pour les générations futures.

La ménopause, n’est pas une maladie, c’est une étape dans une vie. Pas très agréable parfois, déstabilisante souvent, elle reste une phase. Pour ma part, je vais célébrer ma féminité et ce passage avec beaucoup de bienveillance et de grâce en prenant chaque étape comme une renaissance (enfin j’essaye). Vieillir reste un privilège…

Et qu’en est-il de l’andropause ? Est-ce qu’on peut en parler ?

Aventures médiatiques…

J’ai vécu un truc incroyable ces derniers mois : je me suis retrouvée sous les feux des projecteurs plusieurs fois de suite. Je me suis posée beaucoup de questions avant d’accepter les différentes « interventions ».  Comment naviguer dans ce monde des médias sans se prendre les pieds dans le tapis et en restant authentique ? Est-ce que le fait d’être visible allait m’aider dans mon business ?

Petit retour sur cet « emballement médiatique » et ses conséquences.

 

Tout commence l’automne passé :

L’aventure commence par ma nomination au forum des 100 l’année dernière. https://forumdes100.ch/speaker/9edd73aa-d426-ec11-ae72-c896658c7478. Je ne m’y attendais pas du tout. Lorsque j’ai reçu l’email, j’ai cru que c’était une démarche marketing et j’allais devoir casser la tirelire pour participer. Je n’y ai vraiment cru que lorsque le journaliste du Temps m’a expliqué le concept et m’a informé que j’avais été choisie parmi des milliers de candidats proposés. J’étais en partie rassurée, mais qui a bien pu donner mon nom à la rédaction ? Était-ce une histoire de quotas de femmes à remplir ? Voilà , le fameux syndrome de l’imposteur qui revient au grand galop ! Après plusieurs méditations et quelques cafés, je me suis détendue et j’ai apprécié cette magnifique reconnaissance.

Cette nomination m’a fait particulièrement plaisir. Elle récompense l’énergie mise dans toutes mes initiatives en dehors de mes sociétés. Cette expérience m’a appris à ne jamais plus douter de l’impact que l’on peut avoir. Visiblement, la passion que l’on met dans ce que l’on réalise touche toujours quelqu’un quelque part.

 

Buzz sur les réseaux sociaux :

Quelques semaines plus tard, je décide de raconter mon histoire « atypique » sur les réseaux sociaux, suite à l’initiative #thislittlegirlisme. Cette campagne permet à des femmes avec des carrières intéressantes de raconter leur histoire. Une étude démontre que 70% des filles se sentent plus confiantes dans leur avenir après avoir entendu d’autres femmes (rôles modèles) raconter leur histoire. Je suis honorée de le faire. Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais raconté mon histoire et voilà que des milliers de personnes la lisent. Cela m’a donné le vertige : voir que mon histoire était reprise par des personnes que je ne connaissais pas, que ma photo circulait dans le monde entier… tout ça était assez troublant. J’avais très peur du regard de mes clients. Aujourd’hui, je réalise que l’impact de ce poste a été énorme et a pratiquement changé ma vie. 

https://www.linkedin.com/posts/stretchyourmindandfly_thislittlegirlisme-diversity-womenempowerment-activity-6846006023740768256-urSW?utm_source=linkedin_share&utm_medium=member_desktop_web.

 

Peu de temps après, le magazine L’Illustré me contacte. Le buzz sur les réseaux sociaux a piqué la curiosité de la rédaction. Voilà donc que j’accueille la journaliste et la photographe dans nos bureaux à Genève. Je ne les connais pas et à nouveau, je raconte mon histoire. Je parle des miens, de ces personnes qui ont compté pour moi, de ma mère… L’émotion est présente et troublante, mais ces deux femmes me mettent très vite à l’aise. Leur professionnalisme et humanité m’ont permis de réaliser cet exercice auquel je n’étais pas préparée. https://www.illustre.ch/magazine/lentrepreneuse-nathalie-brodard-a-remue-linkedin-avec-son-enfance-mouvementee

 

L’effet boule de neige 

Comme les planètes sont souvent alignées, j’ai été contactée pratiquement en même temps par l’équipe de la RTS pour l’émission Drôle d’époque. Elle souhaitait que je parle de mon parcours, mais pendant deux heures ! J’appréhendais beaucoup, cela m’a rappelé un épisode traumatisant vécu au même endroit pendant mon adolescence.  Un des amis de la « famille » m’y avait emmenée pour visiter la radio. Nous y sommes restés toute la journée. Il a passé son temps à la cafétéria à boire. A la fin de la journée, pratiquement ivre, il a des gestes plus que déplacés. J’avais 14 ans.  Ce n’était pas la première fois que je devais trouver une porte de sortie à une situation délicate. Mon esprit travaille rapidement. J’explique à cet homme que je dois être impérativement de retour chez ma mère pour voir un film qui (souvenez-vous, c’était avant la fonction replay) commençait à une heure précise. Il accepte de démarrer la voiture et de me raccompagner. Je ne l’ai évidemment plus revu.

Bref, y retourner me donnait des sueurs froides. Je préfère en parler à la journaliste pour qu’elle connaisse mon angoisse et elle décide de venir me chercher pour me mettre tout de suite à l’aise. Quelle expérience ! Le casque sur les oreilles, le micro devant soi… et deux pros en face.  Mon téléphone collé à ma main, je vois les messages passés.  Mes fils écoutent l’émission en direct, tout comme certains clients. Tout cela me met du baume au cœur. J’ai la chance de pouvoir m’exprimer sur l’âgisme au travail, la santé mentale et l’employabilité, le fait d’être maman et entrepreneur. Je crois sincèrement que parler de tout cela permet de changer les perceptions. https://www.rts.ch/audio-podcast/2022/audio/nathalie-brodard-entrepreneuse-directrice-et-fondatrice-de-brodard-executive-search-cabinet-de-recrutement-de-cadres-25811769.html

 

L’intérêt médiatique ne s’arrête pas là : la Radio Fribourgeoise a lu l’article de l’Illustré et souhaite également faire le portait de cette Fribourgeoise entrepreneure que je suis. Elle me demande si je suis d’accord de revenir dans cette pouponnière qui m’a accueillie. J’ai hésité, beaucoup, longtemps. Je craignais de ne pas pouvoir maitriser mes émotions dans le cadre d’une émission radio professionnelle. Mais finalement j’ai accepté avec plaisir de retourner dans cet endroit merveilleux. https://player.fm/series/radiofrch-eclairage/ep-09052022-le-parcours-atypique-de-nathalie-brodard-22

 

Une expérience enrichissante

Cette expérience me permet de tirer trois enseignements, que je vous livre ici afin de vous permettre de vous préparer si vous deviez vivre un jour la même chose que moi.

  • Ne jamais douter de l’impact que votre histoire peut avoir sur d’autres personnes
  • Le fait de dépasser ses peurs, ses angoisses, ses traumas permet sans aucun doute de grandir personnellement et professionnellement.
  • Si vous avez la chance de pouvoir vous exprimer, de raconter votre histoire ou votre point de vue, faites-le ! Si ce n’est pas pour vous, faites-le pour tous ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir s’exprimer.

L’aventure continue et d’autres émissions, conférences sont prévues à l’agenda. Je continuerai avec cette même authenticité, beaucoup d’humilité et de gratitude de pouvoir faire ce que j’aime : partager.

Leaders sous projecteurs

A l’heure où tout le monde communique via tous les canaux, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la meilleure façon d’être visible sur les réseaux…Quand poster, à quelle fréquence, quel contenu ? Opération plus délicate encore pour un dirigeant d’entreprise.

Si vous êtes sur Linkedin, vous aurez certainement remarqué le leader que l’on voit trop souvent, celui qui raconte chacun de ses faits et gestes, ou à l’inverse celui qui partage sans jamais commenter, sans s’impliquer. Ces dirigeants, visages de l’entreprise, ont pourtant de magnifiques occasions de se distinguer en partageant leur histoire, leur vision et leurs valeurs. Certains le font très bien.

 

De nos jours, tout ce que fait un dirigeant est scruté, analysé et peut être partagé en quelques clics dans le monde entier. Dès lors, pas étonnant que ce type d’exercice puisse donner de sacrées sueurs froides…

 

C’est pourtant une magnifique aubaine. Car aujourd’hui plus qu’hier, les salariés veulent travailler pour des organisations qui correspondent à leurs valeurs. Ils ont besoin d’être inspirés, d’adhérer à un discours, bref de croire en leur boîte et de s’identifier à elle. Les candidats s’intéressent, entre autres, aux dirigeants qui font la différence et se positionnent. Alors comment gérer les feux des projecteurs, sans perdre son sang-froid ni son sommeil, sans être contre-productif ?

 

Qui dit authentique, dit vulnérable ?

Les personnes que j’ai du plaisir à suivre, ont toutes un point en commun, elles sont authentiques. « What you see is what you get ». Et il y a rarement de mauvaises surprises lorsqu’on les rencontre dans la vraie vie. L’une des pires choses que puisse faire un dirigeant est de paraître incohérent ou faux. On attend des dirigeants qu’ils soient authentiques, sans être de pâles copies des autres. Leur vulnérabilité précisément crée le lien et démontre que le leader est bien réel. Cela renforce la loyauté des employés, comme des clients, et atténue l’idée qu’un dirigeant se doit d’être parfait. Ces leaders font confiance à leur instinct, ils n’ont pas peur d’exprimer ce qui les rend vraiment uniques. Ils admettent qu’ils ne savent pas tout et qu’ils ont aussi appris de leurs erreurs.

 

J’évoquais le Leadership bienveillant et empathique dans cet article, il y a bientôt deux ans : https://agefi.com/actualites/acteurs/lempathie-une-qualite-qui-peut-contribuer-au-changement.  Il est évident que lorsque vous comprenez mieux vos clients, vos collègues et vos partenaires, vous pouvez utiliser ces connaissances pour mieux les servir et communiquer avec eux.

 

Il y a quelques mois un de mes articles a fait le buzz : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6846006023740768256/. Des millions de vues, likes et commentaires.  Dans le cadre d’une initiative mondiale, j’ai partagé avec beaucoup d’humilité et de vulnérabilité mon histoire. Le but était d’inciter des jeunes et moins jeunes à croire en eux, quels que soient leur parcours et ressources. Pour être honnête, j’ai hésité à partager, à appuyer sur le bouton « send », à montrer ma vulnérabilité. Le retour a été au-delà de ce que je pouvais m’imaginer. Encore aujourd’hui, je reçois des invitations pour des conférences ou des articles, grâce à cet unique article.

 

Entourer vous des bonnes personnes

Les dirigeants d’aujourd’hui sont sous les feux de la rampe, et cela ne fera qu’augmenter dans les années à venir. On peut se sentir seul au sommet, surtout lorsque l’on est un dirigeant scruté par le public.  Voilà pourquoi les leaders doivent s’avoir s’entourer, tant sur le plan personnel que professionnel, des bonnes personnes qui les soutiendront lorsque la pression publique sera trop forte. Un système de soutien solide aide à relativiser et permet de prendre du recul. Entourez-vous de professionnels de la communication qui vous aideront à naviguer dans le monde des réseaux sociaux.

Alors si vous souhaitez être plus présents sur les réseaux sociaux, si vous souhaitez représenter au mieux votre entreprise, soyez authentique et n’hésitez pas à montrer cette partie de vous qui fait votre différence. Montrez-la et laissez-vous surprendre…

Nathalie Brodard

Cet art japonais qui nous sort de la crise en beauté !

J’ai rencontré la semaine dernière un client que je n’avais pas revu depuis quelques temps… Quand était-ce exactement, l’été passé ? Celui d’avant ? Avez-vous déjà eu cette impression d’avoir passé ces derniers mois sans vraiment les avoir vécus ?

Depuis le début de cette crise, et pour la plupart d’entre nous, les cicatrices de la pandémie se manifestent dans nos vies quotidiennes et dans notre travail. Ses conséquences se font ressentir de diverses manières : des déceptions aux regrets en passant par des doutes, voire de la tristesse pour ce qui a été perdu. Sans oublier la fatigue ressentie qui va au-delà de la fatigue physique. Nous avons tous envie de revenir à une vie « normale », mais nous redoutons peut-être de revenir à certains schémas et méthodes de travail. Le retour en arrière est-il possible, est-il souhaitable ?

Les choses cassées n’ont pas besoin de le rester

Cette période a-t-elle simplement amplifié les insatisfactions, anxiétés et insécurités qui existaient auparavant ? Jamais autant de personnes ont changé de métier, se sont lancées dans d’autres projets… On parle de « Grande Démission » aux US : https://www.letemps.ch/economie/grande-demission.

Les choses cassées n’ont pas besoin de le rester. La cassure peut être le point de départ de la beauté. Avez-vous entendu parler de cet art le Kintsugi (ou Kintsukuroi) ? C’est une technique ancestrale japonaise qui vise à donner une seconde vie aux objets. Cet art consiste à réparer des objets en porcelaine ou en céramique brisée afin de mettre en valeur leurs fissures en comblant les fentes avec de la poudre d’or. L’objet a plus de valeur qu’avant – et pas seulement à cause de l’or, mais surtout par le soin apporté à sa restauration.

Que nous enseigne cette période professionnellement?

Alors vous? Qu’avez-vous appris pendant cette période? Avez-vous découvert de nouvelles méthodes de travail, un nouvel emploi ou d’autres changements qui amélioraient votre façon de vivre et de travailler ? Pour ma part, je suis devenue plus prudente. J’ai mis mon égo au vestiaire et me concentre sur l’essentiel. Je ne veux plus de grandes équipes, de bureaux dans toute la Suisse, mais une équipe performante et une façon de travailler plus agile encore. Je m’écoute plus également, je sais quelles sont mes limites et quand il me faut dire stop…

Et d’un point de vue personnel? 

Certaines choses dans nos vies ont été fracturées ou ébréchées, comme notre confiance ou notre motivation. Dans un monde de surconsommation et d’objets jetables, il est facile de valoriser le neuf. Il est facile de négliger la valeur des choses réparées. Mais l’art du kintsugi nous rappelle que le réparé et l’intemporel peuvent s’avérer plus beaux que du neuf. Les gens ne sont pas des objets. Lorsque nous changeons, nous apprenons. Lorsque nous luttons, nous grandissons. Lorsque nous réparons nos vies, nous acquérons une nouvelle force et gagnons en sagesse, en beauté et en ressortons plus forts qu’avant.

En nous débarrassant de ces couches inutiles, nous allons vers des liens sociaux plus qualitatifs et plus authentiques. L’or qui nous sert à réparer nos fissures n’est autre que la bienveillance et la gentillesse, envers les autres mais avant tout envers soi-même.

Ayons donc l’audace de faire ce parallèle avec le kintsugi et transformons en beauté nos ruptures

Nathalie Brodard