Une série de portraits sur de jeunes candidat-e-s en campagne en pleine pandémie, épisode 2.

Novices ou expérimenté·e·s en politique malgré leur jeune âge, découvrez dans une série de portraits comment de jeunes candidat·e·s à un exécutif d’une ville vaudoise appréhendent la campagne face aux restrictions sanitaires. Entre les débats publics qui tombent à l’eau, les mains qui ne se serrent plus, comment se réinventer et faire de la politique autrement ? Nous leur avons notamment demandé quels moyens ils comptaient utiliser pour convaincre les citoyennes et les citoyens. Tour d’horizon avec Loïc Brawand, 32 ans, candidat du PLR à la Municipalité (exécutif) de Vevey.


Julien Rilliet: En deux phrases, qui êtes-vous ? 

Loïc Brawand: Né à Vevey, j’ai 32 ans, je suis marié et père d’une petite fille de quatre ans. Jardinier paysagiste certifié, je suis à présent impliqué dans le milieu professionnel du bâtiment. J’ai un esprit libéral et entrepreneurial et je suis également proche des milieux populaires et conscient du quotidien de cette population qui contribue à l’âme de Vevey. Issu de la classe ouvrière, j’ai acquis mes convictions politiques en me confrontant à différents défis professionnels qui m’ont enseigné la force de l’engagement, l’esprit d’équipe et la valeur du travail. Doté d’un leadership naturel, je me suis hissé à force de ténacité et d’initiatives au poste de sous-directeur dans une entreprise locale.

Il y a une année, personne ne savait faire de campagne en période de confinement. Comment avez-vous appréhendé ces derniers mois en sachant que convaincre un électorat en respectant les mesures sanitaires serait compliqué ? 

J’ai commencé tôt cette campagne pour profiter d’aller à la rencontre des gens et anticiper au mieux les mesures sanitaires. J’ai rencontré des personnes de tout horizon et domaine d’activité, pour écouter leurs besoins et leurs envies pour demain. Je me suis rendu aussi bien dans les restaurants, commerces que chez les artisans de la Ville. J’ai partagé ensuite sur mes réseaux sociaux ces moments partagés avec des personnalités inoubliables et j’en profite ici d’ailleurs pour les remercier de leur accueil chaleureux.

De nombreux partis estiment que la campagne demande plus d’énergie que d’habitude, vous partagez ce constat ? 

Comme il s’agit de ma première campagne, je n’ai pas de point de comparaison mais en tout cas je m’investis à 200 % et il est vrai que je fais preuve de créativité et d’adaptation constante en vue des différentes mesures liées au Covid. Je trouve également important, en tant que candidat, de montrer à la population veveysanne que je suis présent pour eux pendant cette période délicate et que je m’engage d’ores et déjà à trouver des solutions avec eux, car c’est en discutant avec les premiers concernés que l’on trouve des solutions adaptées. Nous rassembler et réussir ensemble pour notre ville !

Au temps du Covid, j’imagine qu’un accent particulier a été mis sur le digital. Quelle a été votre réflexion là-dessus ?  

Bien évidemment la campagne bat son plein sur les réseaux sociaux avec plus de 50 posts depuis le mois d’octobre 2020 sur Facebook, Instagram et Twitter. J’ai également un site internet : http://www.loicbrawand.ch et j’ai fait quelques vidéos en mode questions-réponses où les gens pourront savoir tout (ou presque) sur mon parcours et ma personnalité. Mais pour moi tout ne peut pas se faire en mode digital et c’est pourquoi je vais un maximum au contact de la population notamment lors de l’incontournable marché du samedi matin où je peux également remettre des flyers et discuter avec les gens car ils ont besoin de savoir pour qui ils votent !

Depuis le début de ce projet je sais que l’union fait la force, c’est pourquoi je suis attentif aux bons conseils de mon entourage et je me suis également entouré d’une équipe de professionnels qui m’épaule sur le terrain du digital afin que je puisse me concentrer à la rencontre et à l’échange, qu’il soit réel ou virtuel.

©cullycully.studio

Le prochain épisode paraîtra prochainement.

Julien Rilliet

Ayant été au centre de diverses campagnes nationales et après avoir été le chargé de campagne du parti socialiste vaudois, Julien Rilliet s’est spécialisé dans la communication politique. Désormais à la tête de sa propre entreprise de consulting, il porte un regard amusé sur la politique d'ici et d'ailleurs et la façon dont ses principaux acteurs tentent de la réinventer.

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