Vladimir Poutine ne veut pas envahir l’Ukraine

Les présidents russe et américain Vladimir Poutine et Joe Biden se sont entretenus, hier. Ce dernier a rappelé à son homologue russe qu’il se tient toujours à disposition pour un dialogue bilatéral. Mais qu’en cas d’invasion russe en Ukraine, les conséquences seraient très négatives. Un tel scénario reste cependant rare, même si les tensions sont fortes. Les craintes de Vladimir Poutine quant à l’avenir du voisin ukrainien sont-elles légitimes?

Les téléphones chauffent entre Moscou, plusieurs capitales européennes et Washington. Hier après-midi, le Président russe, Vladimir Poutine, et son homologue américain, Joe Biden, se sont une nouvelle fois entretenus. Un énième échange tendu entre les deux hommes sur la soi-disante probable invasion de l’Ukraine par la Russie. Je peine à croire à une telle intervention, car une guerre pour Vladimir Poutine serait un désastre économique pour son pays. Les sanctions économiques internationales seraient alors très dures. Les Etats-Unis croient à cette intervention militaire puisqu’ils envoient des renforts militaires en Lituanie et en Pologne. On n’a toujours pas vu de preuves américaines là-dessus. Du côté de la Russie, on dément toute envie d’envahir le voisin ukrainien et on dénonce “une hystérie”. Joe Biden a eu l’occasion d’insister sur le fait que son pays reste ouvert à un dialogue, mais qu’en cas d’invasion russe du territoire ukrainien, celui-ci n’hésiterait pas “à répondre de manière résolue et à imposer des répercussions sévères et rapides à la Russie”.

Les présidents russe et américain à l’occasion d’une visioconférence le 7 décembre 2021. Photo : Sputnik/Mikhail Metzel via REUTERS

Une Ukraine encerclée

Actuellement, des milliers de soldats sont déployés par la Russie aux frontières ukrainiennes. Moscou et Minsk mènent ensemble des manoeuvres militaires, ce qui fait que l’Ukraine se retrouve encerclée par ses voisins russe et biélorusse. On peut comprendre la grande inquiétude des autorités et des citoyens ukrainiens. Tout pays qui voit des militaires étrangers massés à ses frontières est en droit de se sentir menacé. Ces derniers jours, Joe Biden, son Secrétaire d’Etat Antony Blinken et la presse américaine tout comme européenne défendaient ardemment l’idée d’une intervention russe en Ukraine très prochainement. Je vois une grande peur de ces acteurs-là. Mais nous Occidentaux n’est-on pas en train de devenir fou voire hystérique? Ces signaux d’alerte créent plus la panique qu’autre chose. Je reste convaincu que Vladimir Poutine ne veut pas envahir son voisin ukrainien de même qu’il ne souhaite pas une guerre. Même le Président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé les avertissements américains en disant que ceux-ci “provoquent la panique et n’aident pas”. A ce stade, une rencontre de haut rang entre Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky, Olaf Scholz, Emmanuel Macron et Joe Biden serait la bienvenue pour que chacun explique ses craintes à l’autre. Je verrais bien Genève ou Zurich comme plateforme d’accueil de ce sommet extraordinaire.

Poutine et ses inquiétudes

On accuse beaucoup le président russe de provoquer le chaos aux portes de l’Europe. Mais qui a essayé de comprendre ses craintes? La Russie voit une présence militaire importante à ses frontières. Dans les pays baltes, en Pologne, en Ukraine ou encore en Géorgie. Qui n’aurait pas peur de voir une mobilisation militaire aussi importante? Si j’étais président suisse et que l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et la France massaient des milliers de soldats et de chars à nos frontières, je craindrais également une invasion de mon pays. Vladimir Poutine l’a dit et le répète. Il ne veut pas que l’Ukraine ou la Finlande rejoigne l’OTAN. Ce qui est compréhensible. Si la Russie installait des bases militaires au Mexique, à Cuba ou encore en République dominicaine, comment réagiraient les Etats-Unis? Il ne faut pas seulement s’alarmer de la présence militaire russe aux portes de l’Ukraine, mais également comprendre les craintes de Vladimir Poutine.

Je crois aux vertus du dialogue. A mon avis, il faudrait que Russes et Américains retirent leurs soldats de l’Ukraine ou des pays alentours pour permettre un retour au dialogue et à la confiance mutuelle. Joe Biden dénonce la possible intervention russe en Ukraine. Doit-on rappeler les intervention militaires américaines catastrophiques en Irak, en Libye ou en Syrie? On connait tous la situation dramatique dans ces pays, actuellement. Joe Biden se voulait être un homme de paix, le voici en homme de guerre. Le rêve se brise.

Jonathan Luget

Jonathan Luget est né en 1993, un mois après la visite du premier chef d'Etat européen, François Mitterand, dans la jeune République du Kazakhstan. En marche avec un CFC, deux maturités et deux diplômes SAWI (communication et réseaux sociaux). Les loisirs se partagent entre la lecture d'ouvrages géopolitiques, la rédaction d'articles, la cuisine et la natation.

38 réponses à “Vladimir Poutine ne veut pas envahir l’Ukraine

  1. “Doit-on rappeler les intervention militaires américaines catastrophiques en Irak, en Libye ou en Syrie?”

    Sous mandat de l’ONU, et avec l’accord explicite (ou tacite) des autres grandes puissances.

    Et puis bon, on aurait bien aimé une vraie intervention américaine en Libye et en Syrie… 🥰

    1. Bonjour Kamil T., je vous remercie pour votre commentaire. Dans l’exemple libyen, la Russie, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, s’était opposée à toute intervention militaire en Libye. Et pourtant, quelques pays Occidentaux ont mis fin à l’ère Kadhafi. Vous en pensez quoi? Regardez l’état de ce pays 11 ans après, toujours le chaos.

      1. La Russie et la Chine se sont abstenus et n’ont pas invoqué leur veto (résolution 1973). D’où mon “ou tacite”.

        Si on “s’oppose”, on dit non et on utilise son droit de veto. 😉

        Le régime de Kadhafi était une abomination. Avec une vraie intervention au sol (et pas une exclusion aérienne, avec un peu de soutien au sol), la transition aurait été moins chaotique. Mais ce que j’en pense ? Les Libyens sont mes égaux et n’aspirent pas moins que moi au bonheur. C’est donc a eux d’organiser leur vie. Le temps des colonies est terminé.

        On leur a donné une chance de renverser leur dictateur et d’instaurer le régime de leur choix. Qu’ils s’organisent et assument leurs choix. C’est aux Libyens de décider de leur avenir. La démocratie ne se décrète pas, elle se vit.

  2. Bravo pour cette belle analyse. Encore une hystérie déclenchée par certains dirigeants pour faire oublier d’autres échecs autrement plus importants (rejet du plan d’investissement dans les infrastructures aux Etats-Unis par exemple), hystérie entretenue par les médias avides de clicks et de vues, comme ils savent si bien le faire. Créer la panique rapporte. L’aide aux médias vient d’être refusée par la population suisse, espérons que ceci amène certaines remises en question sur le rôle des medias, qui est de fournir une information objective, donnant tous les points de vue et non pas de jouer à la voix de leurs maitres.

    1. Bonjour Xenia Gamulin, je vous remercie pour votre commentaire. Joe Biden est devenu complètement hystérique dans ce conflit entre l’Ukraine et la Russie. Il sème la panique dans cette région du monde. Même le Président ukrainien a demandé d’arrêter ces messages d’alerte. Comme vous dites, il veut faire oublier les échecs internes. Et les médias américains suivent à l’aveugle les messages politiques. J’aime la presse, mais je trouve que parfois elle ne respecte pas son impartialité. Parfois, ses positions sont trop à gauche ou progressistes.

    1. Bonjour Fetidor, je vous remercie pour votre commentaire. Je crois qu’Ignazio Cassis et le Chancelier autrichien Karl Nehammer ont en parlé hier à Zofingen. Il effectuait une visite officielle en Suisse.

  3. Et parler des Suisses qui se mêlent toujours de ce qui ne leur regarde pas et donnent leur avis sur tout sans balayer devant leur porte ce serait très pertinent également, terre neutre tant qu’il y a du pognon a se mettre dans la poche, doublée de prétentieux journalistes qui savent toujours tout mieux que tout le monde. 🙂

    1. Bonjour Duvalet, je vous remercie pour votre commentaire. La Suisse n’est ni une puissance économique ni une puissance militaire. Cependant, elle est une puissance diplomatique. Prenez l’exemple du sommet Biden – Poutine l’été passé. On doit se mêler des problèmes internationaux, en gardant cette touche de neutralité. Les journalistes font leur job, analyser et comprendre. Je reconnais que certains ne respectent pas l’impartialité et sont trop à gauche.

  4. De mon humble point de vue, je pense que la Russie ne va certainement pas envahir l’Ukraine, car ne peut se le permettre, sa population ne suivrait pas. A l’international, il utilise plutôt la société Wagner (proche du Kremlin) avec ses soldats mercenaires. Le langage poutinien est donc de gonfler un peu les pectoraux pour signaler aux occidentaux d’arrêter leur désir d’élargir l’OTAN (perçue comme une menace). Finalement les réponses d’homo sapiens à la menace, versions XXIème siècle, comme il y a des milliers d’années, ne semblent pas avoir fait beaucoup de progrès.

    1. Bonjour Delaplanete, je vous remercie pour votre commentaire. Exact! Pas sûr que la population russe veut d’une guerre avec un peuple “frère”. Cela pourrait coûter trop cher à l’économie russe. La société Wagner est très présente dans certains pays africains ou en Syrie. On a appris cet après-midi que la Russie avait retiré une partie de ses troupes. Un début de désescalade? Poutine souffle le chaud et le froid. Il sait comment créer de la tension dans le monde. Il ne se laisse jamais déstabiliser, même par un Biden.

  5. Soyons clair: la crainte d’une invasion de la Russie par l’OTAN n’est pas crédible. L’OTAN n’a pas les moyens d’agir comme la Russie en Ukraine et autour de l’Ukraine. Si l’OTAN avait eu la moindre tentation impérialiste vis-à-vis de la Russie, elle se serait manifestée lors de l’effondrement de l’URSS, lorsqu’il n’y avait plus rien en face. La réalité est que Poutine est un dictateur. En montrant les muscles face à l’Ukraine, il s’efforce de faire oublier que la Russie en population et PIB est inférieure en moyenne sur les dernière années au Brésil. Il s’efforce de se présenter comme le tsar de l’empire qui peut décider du sort des pays alentour. Que la Russie envahisse ou pas l’Ukraine, le résultat est déjà une Bérézina diplomatique en braquant tous les pays frontaliers devant les procédés de cette empire dictatorial et militariste.

    1. Bonjour Gwaskell, je vous remercie pour votre commentaire. Je ne crois pas à une invasion de l’Ukraine par la Russie. Comme vous le dites, si l’OTAN avait voulu envahir la Russie ou d’autres pays ex-soviétiques, elle l’aurait fait au début des années 90, c’est-à-dire à la chute de l’URSS. Poutine un dictateur? Vous y allez un peu fort. C’est un président autoritaire. Le PIB de la Russie est équivalent à celui de l’Espagne. Vladimir Poutine rêve de restaurer la grandeur de la Russie. C’est impossible. Beaucoup de pays ex-soviétiques comme le Kazakhstan ou l’Arménie par exemple sont attachés à leur indépendance et souveraineté. Les cris d’angoisse de la Maison Blanche sont ridicules. Ils avancent des faits d’une intervention, mais n’ont pas de preuves tangibles.

      1. “Le PIB de la Russie est équivalent à celui de l’Espagne”

        Selon les chiffres officiels.
        Grosso modo, donc, le double du pib suisse.

        Mais. Il y a une économie informelle très élevée. On évolue grosso modo à +40% pour donner une image réelle de la force de son économie. Et la Russie ne s’embarasse pas des budgets sociaux… Elle a donc le 4e budget militaire, 4x plus élevé que celui de l’Espagne.

        Et il y a eu un fort effort de modernisation ces dernières années, même si les forces (notamment aériennes) de l’OTAN sont bien supérieures.

      2. Aujourd’hui, je me permets de relever que, contrairement à moi, vous vous êtes planté sur toute la ligne… Poutine aussi du reste: comme il ignore ce que le mot démocratie signifie, il a planifié le remplacement du gouvernement Ukrainien comme but de sa guerre… comme si cela suffisait à changer le cours de l’histoire. Ce type ne s’est jamais libéré de ses rêves d’enfant. A son âge, il est peu probable qu’il évolue.

  6. Bonsoir,

    Je partage votre sentiment. Je ne crois pas du tout à une invasion russe en Ukraine ni en Moldavie (Tansnistrie russophone). Historiquement l’Empire russe s’est posé en défenseur des peuples slaves et orthodoxes et aujourd’hui cette politique se poursuit de manière tout à fait cohérente. Vis-à-vis de l’Ukraine, il est clair que le président russe souhaite une direction politique plus favorable à Moscou et non une situation semblable à celle de la Pologne. Je ne suis pas du tout surpris par les propos du président américain, puisque déjà avant son élection il en avait tenu de très durs à l’égard de la Russie. je n’étais à titre personnel pas très favorable à son élection compte tenu de la virulence de ses propos, mais il ne dsemblait pas y avoir d’autre terme de l’alternative. Oui, il y a je pense une forme d’hystérie qui se fait jour en Europe. M. Poutine, il est vrai, a pu prendre sans coup férir la Crimée, mais n’oublions pas que très largement la population de cette dernière était russe. Si on avait dû remettre la Crimée à un peuple, c’était au peuple tatar, mais ces derniers comptent sauf erreur moins de 20.000 personnes. dans leurs revendications ils se sont d’ailleurs liés à celles de Kiev. La Crimée permet de maintenir la présence facile de la flotte russe en Mer Noire et Méditerranée, ce que ne permet pas la configuration du port abkhaze ex-géorgien de Soukhoumi. La Crimée russophone présentait donc un intérêt géostratégique réel pour cette raison parmi d’autres. La région de Donetsk/Lugansk a elle un intérêt économique évident, mais même si, à terme, la fédération de Russie devait de facto s’en assurer le contrôle, il n’y aurait par contre aucun intérêt à attaquer pour s’emparer de toute l’Ukraine. Le prix à payer ne le justifie pas. Par contre favoriser l’arrivée au pouvoir d’une équipe dirigeante plus favorable à la Russie, comme celle d’avant la révolution orange, et qui ne soit pas en quête d’atlantisme serait plus aisé, en jouant sur les forces plus “russophiles” en Ukraine et en particulier sur certains milieux militaro-économiques. Par comparaison, en Géorgie, l’équipe autour de M. Ivanichvili, en dépit de son intéret pour l’Europe, sait qu’une normalisation avec le pouvoir russe est tôt ou tard incontournable. Si elle ne peut renoncer à clamer sa volonté de récupérer l’Abkhazie et de l’Alanie (Ossétie du Sud) et de les faire revenir dans le giron géorgien, elle sait aussi que le retour de près de 300.000 Géorgiens ethniques n’est plus possible, qu’une aventure militaire à la Saakachvili est à proscrire en raison de la présence militaire russe et, plus directement, les intérêts financiers de M.Ivanichvili et de plusieurs de ses collègues sont très largement en Russie. La situation ukrainienne par certains côtés est semblable et, historiquement, le lien de l’Ukraine avec la Russie est un facteur non négligeable. Pour la Russie, il serait souhaitable que l’Ukraine puisse se rapprocher politiquement d’elle, à défaut d’être quasiment fusionnelle comme le Belarus de M. Loukachenko, lequel on le sait a longtemps soutenu l’idée de cette fusion (à la condition d’obtenir d’être numéro deux, sinon un, au Kremlin !) Je pense que vous avez aussi tout à fait raison de mettre en évidence les craintes réelles que peut ressentir la Russie en voyant des troupes occidentales, américaines en l’occurence, prendre position en Pologne, en Roumanie. Le régime polonais ultraconservateur semble prêt au risque de l’aventurisme militaire, tant il paraît vouloir régler des comptes historiques avec son voisin en comptant sur l’appui américain. Mais les Américains ne mourront pas pour Gdansk ni pour Kiev et prétendre intimider la Russie militairement est d’une toute autre dimension dans ses conséquences que d’envoyer en son temps quelques avions bombarder des cibles choisies à Belgrade pour faire pression sur un Milosevic. Personne aujourd’hui ne songerait à ironiser sur la nouvelle armée russe comme on le fit du colosse aux pieds d’argile à l’époque du président Boris Eltsine. Sans être ni futurologue ni encore moins prophète, je ne crois donc pas à la possibilité d’une guerre visant à la conquête de l’Ukraine et encore moins à la volonté de M.Poutine de restaurer l’empire en son glacis en s’en prenant aux pays baltes. Il suffit du poids de près de 40% de Russes en Estonie par exemple, de très forts pourcentages dans plusieurs des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale (nous avons vu l’appel du président kazakh Tokaev à “la force amie”, les Occidentaux ont grincé des dents mais personne n’a bougé) et bien évidemment de la très forte dépendance économique vis-à-vis de la Russie dans toutes ces régions ex-soviétiques, pour comprendre l’inanité de la nécessité d’une action militaire de grande envergure du point de vue russe. Les manoeuvres actuelles à la frontière du Belarus avec Pologne et Ukraine sont une réponse aux constantes pressions occidentales à travers la question de l’adhésion à l’OTAN et l’envoi de contingents US. Les braises de la guerre froide ne sont peut-être pas tout à fait éteintes partout, mais il n’y a pas de raison pour les Qccidentaux de vouloir ranimer le feu en soufflant dessus.

    1. Bonjour Claude Konqui, je vous remercie pour votre commentaire. C’est vrai qu’aucun pays n’aurait envoyé des hommes se faire tuer pour l’Ukraine. C’est malheureux et pourtant vrai.

  7. Merci d’apporter un point de vue neutre et argumenté. On entend peu le Sud… La Roumanie et la Bulgarie, par exemple, clameraient assez haut leur appartenance à l’OTAN, mais s’effacent devant leur éloignement de la CE en matière de justice sociale… (éléments exprimés au conditionnel). Je me souviens d’un sommet élargi à Athènes en avril 2003 au pied de l’Acropole. Des représentants qui défilaient sereinement devant 20’000 policiers tout aussi sereins pour approuver la grande Europe alors que seule la Grèce et un ministre français au Caire s’opposaient à l’intervention des EU en Iraq. Oui, il faut absolument raison garder et demander aux personnes en poste de vérifier d’abord si l’OTAN donne à manger aux populations de ses pays membres avant de s’armer. Bonne continuation, et encore merci!

    1. Bonjour Etter, je vous remercie pour votre commentaire. J’imagine que la raison est que la Roumanie et la Bulgarie ne sont pas des puissances locales ni régionales. Elles dépendent beaucoup de l’Occident pour leur développement. L’intervention militaire américaine en Irak a été une vraie catastrophe. Regardez la situation là-bas, encore maintenant!

  8. “Logiquement” les Russes ne vont pas envahir l’Ukraine. La grenade est cependant prête à être dégoupillée et une escalade – accidentelle probablement, mais incontrôlée – est toujours possible. Quant à une conférence multipartite, ça sent un peu Munich: Poutine obtiendrait certainement quelque chose en échange de rien ou presque; même un retrait de ses troupes de la frontière ukrainienne ne serait pas significatif, car elles pourraient revenir à tout moment en quelques semaines.
    La toute grosse menace d’une 3e guerre mondiale serait une agression simultanée de la Chine sur Taiwan. Alors là vous pouvez vous préparer à dégager votre carnotzet de l’abri PC !

  9. “une guerre pour Vladimir Poutine serait un désastre économique pour son pays” je trouve assez surprenant ce type de phrase qui est écrite en tant que vérité absolue sans qu’il soit jugé nécessaire de développer.
    La balance commerciale Russe est essentiellement liée à ses exportations d’énergie et de nourriture (essentiellement du grain). Leur importations se sont globalement déplacées à l’est depuis quelques années et la Chine a très clairement dit que cette crise ukrainienne ne la concernait pas (donc importations plus ou moins non-corrélées à ce conflit potentiel).
    Dans un monde en contraction énergétiques, aucun pays n’a le luxe de “cherry-pick” ses approvisionnement énergétiques et leur exportations de nourriture sont essentiellement dirigées vers l’Afrique.
    Je ne dis pas que la suite de l’article n’est pas sensée, mais ce genre de certitudes ne peut mener qu’à une vision biaisée de l’avenir car je crois que ce conflit serait bien plus embarassant pour l’Europe que pour la Russie.
    Ma question pour l’auteur est donc la suivante: si nous considérons que cette phrase centrale de l’article est erronée (même si vous n’êtes pas toujours pas convaincu, acceptez s’il vous plait ce postulat le temps de la réflexion pour la question) dans quelle mesure votre avis sur les “jeux” géopolitiques en cours changeraient et de quelle façon?
    D’avance merci pour votre réponse, votre avis m’intéresse.

    1. Bonjour Vik, je vous remercie pour votre commentaire. Les sanctions “dures” contre la Russie impacterait malheureusement l’économie européenne et celle de la Suisse. Qu’en pensez-vous de cette réaction américain de décider quel pays doit être sous sanction? Qu’en pensez-vous quand les Etats-Unis disent qu’il feront sortir la Russie du système international bancaire SWIFT?

      1. Entièrement d’accord, les sanctions seraient dramatiques en Europe (et c’était bien mon arguement, bien pire pour l’Europe que pour la Russie).
        Les américain se prennent pour les maitres du monde depuis trop longtemps et la difficulté de l’Europe de sortir de leur emprise est inquiétante car ils sont beaucoup de chose, mais bienveillants certainement pas.
        La politique étrangère des Etats-Unis a toujours été la même mais avec Trump nous avons enfin eu droit à un aveu : “America first”! Il s’agirait de le garder en tête.
        Les états n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts comme disait de Gaulle.
        Sortir du système bancaire actuel et de ses dérives me parait être une chose sensée et même nécessaire, que ce soit pour le climat ou l’indépendance des états nous devrons de toute façon passer par là puisque les banques universelles et leurs caprices sont actuellement nos seules maitres.

        1. Du coup? un update? une idée? à priori Nostradamus s’était endormis pour le premier poste 😉 mais se tromper une fois n’est pas synonyme de ne rien comprendre et ton avis m’intéresse toujours sur la suite des événements, en particulier en relation avec la dépendance énergétique de l’Europe (surtout l’Allemagne) à la Russie… j’ai l’impression que tu as une vision moins américaine que celle des médias traditionnels donc peut être apporter un point de vue auquel je n’ai pas pensé, je ne connais que mal la Russie…..

  10. C’est quand même comique…..encore une fois les US sont en train de créer des tensions dans une région du monde qui au final les renforces

    Je trouve la Russie nettement moins dangereuse pour le monde que les US…..qui à créer des conflits sur la planète ces 40 dernières années, qui est allez imposer sa vision du monde et l’imposer au reste du monde, d’où partent toutes les crises économiques mondiales, qui est prêt à défendre coute que coute un USD comme valeur de référence, qui se permet de dicter aux autres comment ils doivent fonctionner sans s’imposer les mêmes règles.

    Désolé mais les US ne me font pas rêver……et les européens stupides n’arrivent même pas à comprendre qu’ils sont une fois encore les dindons de la farce.

    D’ailleurs je propose que les Russes puissent installer des bases et missiles à Cuba……cela ne vous rappelle rien ? mais faire de même en Ukraine on trouve cela normal.

    PS: Suis de loin pas un amoureux d’une vision communiste….mais faut quand même pas prendre les gens pour des c….

    1. Bonjour Settler, je vous remercie pour votre commentaire. Je partage plus ou moins votre avis. Je commence à avoir peu des Etats-Unis. Ils créent des conflits, mais n’en supportent jamais les conséquences. Je parle des crises migratoires successives. C’est clair que eux sont protégés puisqu’un océan les partage de l’Europe et du Proche-Orient. Prenez l’exemple du secret bancaire! Ils ont mis une telle pression qu’il était impossible pour le Gouvernement suisse de résister. Ce même gouvernement préfère privilégier l’aspect économique. L’Europe est absente des grandes crises, ou plutôt elle attend les réaction de la Maison Blanche avant de décider quelque chose. Oui bonne idée, je dirais même au Mexique.

  11. Bliken et les USA sont des partisans de la guerre, pourvu qu’elle se situe loin de leurs frontières et qu’ils puissent continuer de vendre leurs engins de guerre comme le F35 à la Suisse et …. à la Finlande!
    Les Russes ne sont pas dupes des ces américains, ils ne se laisseront jamais marcher sur les pieds par cette bande organisée que seul le profit intéresse!
    On en a marre de ces americains!
    La Suisse comme la Finlande fait partie du groupe de pantins que les US dirigent!

    1. Bonjour Martin F, je vous remercie pour votre commentaire. J’ai toujours cru que les Républicains étaient plus va-t-en guerre que leurs collègues Démocrates. Je me suis bien trompé. Quelle honte cet achat des F35 par la Suisse. En tant que démocrate-chrétien, j’aurais préféré un choix français ou européen. Il y en marre de cette menace de sanctions dès que cela ne plaît pas aux Etats-Unis.

  12. Convention de Vienne sur le droit des traités
    Article 52
    CONTRAINTE EXERCÉE SUR UN ETAT PAR LA MENACE OU L’ EMPLOI DE LA FORCE
    Est nul tout traité dont la conclusion a été obtenue par la menace ou l’emploi de la force en violation des principes du droit international incorporés dans la Charte des Nations Unies.

  13. Trump me manque.

    Il nous a donné les vaccins, la prospérité et la paix.

    Bide n’a pas investi dans la nouvelle génération de vaccins, a causé une inflation qui va nous ruiner et parle de guerres trois fois par semaine au moyen de fakenews…

    Avec Trump, nous avions de l’espoir pour l’avenir. Avec Biden, on nous promet la fin du monde chaque semaine..

    1. Bonjour, je vous remercie pour votre commentaire. En quoi Trump vous manque. Sur quels sujets internationaux précisémment?

    1. Bonjour Wlad, je vous remercie pour votre commentaire. Malheureusement, j’ai mal analysé et je vous prie de m’en excuser. Comme la plupart des chefs d’Etat occidentaux, hormis Biden.

      1. Je plaide aussi coupable. Pas davantage que vous je n’ai cru à une invasion générale de l’Ukraine par les forces russes. Cela dit je ne retire rien de ce que j’ai écrit quant à la volonté de M.Poutine de voir à Kiev un pouvoir russophile, à la manière d’un Yanoukovitch (l’homme renversé par la Révolution orange). La question que j’aurais dû me poser est quant à la manière d’installer un tel pouvoir à Kiev, surtout qu’il ne bénéficierait d’aucune assise populaire et serait perçu comme une sorte de Vichy ukrainien (avec encore moins de soutien que celui apporté par les Français vaincus au maréchal) à la botte de l’homme de Moscou. Il ne tiendrait sans doute qu’avec une présence de troupes russes stationnant à long terme dans le pays.

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