Le dirigeable, la nouvelle arme de l’armée américaine

L'armée américaine va déployer, à partir d'octobre prochain, deux immenses "aérostats", des espèces de dirigeables qui auront pour mission de détecter d'éventuels missiles de croisière ou avions ennemis volant dans l'espace aérien entre Raleigh en Caroline du Nord au lac Erie en passant par Boston. Les dirigeables vont rester stationnaire, au-dessus du Maryland, à une altitude de 10 000 pieds (3300 mètres). Dotés d'une technologie ultra-sophistiquée, ils vont servir de radars très performants. En Afghanistan par exemple, ce genre d'appareil a permis d'identifier Robert Bales comme le responsable de la mort de 16 civils afghans à Kandahar en mars 2012.

Après le scandale de la National Security Agency, certains Américains s'inquiètent toutefois de la protection de leur sphère privée. Car le dirigeable va permettre d'identifier beaucoup de choses au sol avec grande précision.

Le Washington Post soulève quelques questions quant à l'utilisation de cette nouvelle arme par l'armée américaine:

 

Etats-Unis-Russie: une coopération olympique

Lundi, le Pentagone a déclaré que les Etats-Unis étaient prêts à mettre à disposition des autorités russes deux navires de guerre 000_Par1403469mouillant en mer Noire ainsi que des moyens aériens, selon John Kirby, porte-parole du Pentagone. Cette proposition est intervenue le jour même, explique le Guardian, que la diffusion d'une vidéo où deux islamistes annonçaient à Vladimir Poutine qu'ils réservaient un "cadeau" au président russe lors des Jeux olympiques de Sotchi (photo AFP).

L'offre est généreuse, mais historiquement, les autorités russes ont toujours été très rétives à laisser des forces militaires étrangères intervenir sur son territoire même en guise d'aide.

Ce que vous n’avez jamais su sur Martin Luther King

000_464113931Lundi, c'était jour férié pour les Américains, un jour de vacances dédié au révérend noir Martin Luther King (photo David McNew/Getty Images/AFP). Des rassemblements ont eu lieu en plusieurs endroits du pays en honneur du leader de la lutte pour les droits civiques, notamment au Mémorial portant son nom, en marge du National Mall à Washington.

Quelques faits au sujet de Martin Luther King, assassiné dans un hôtel de Memphis en 1968, restent toutefois peu connus. Ainsi, raconte le Washington Post, MLK avait chanté à 9 ans dans le choeur d'une Eglise d'Atlanta à l'occasion de la présentation de la première de "Autant en emporte le Vent". L'une des stars du film, Hattie McDaniel, refusa de participer à l'événement, car le Loew's Grand Theatre avait des sections séparés pour les Blancs et les Noirs. On était, il est vrai, en 1939…

A 13 ans, MLK admit auprès de ses camarades de classe qu'il ne croyait pas dans la résurrection (matérielle) de Jésus. Il ne se privait pas de se vanter de ses exploits rapides avec les femmes. Ainsi, quand il rencontra Coretta Scott quand il étudiait à la Boston University's divinity school alors qu'elle était à la New England Conservatory of Music, il aurait dit, se rappella Coretta Scott, qu'il avait l'habitude de "conclure" en dix minutes. Mais avec Coretta Scott, cela ne prendrait que sept minutes…

En 1958, alors qu'il dédicaçait un livre à Harlem, il fut poignardé par une femme noire dans la cage thoracique. Il fut sévèrement blessé, mais s'en sortit.

En 1960, Martin Luther King aurait presque voté pour le candidat républicain Richard Nixon. Comme les pasteurs noirs du Sud, il éprouvait un certain scepticisme envers le catholique John F. Kennedy. Mais quand celui-ci appela Coretta Scott King alors que MLK venait d'avoir été arrêté lors d'une manifestation à Atlanta, MLK changea d'avis. Il aurait aussi voté pour lui en 1964.

Robert Kennedy, ministre de la Justice, ordonna au FBI d'effectuer des écoutes téléphoniques pour surveiller Martin Luther King, soupçonné d'être un élément communiste au sein de la lutte pour les droits civiques. Il procéda à cette mesure quelques semaines avant l'assassinat de JFK en novembre 1963.

En 1963 toujours, peu avant la Marche sur Washington et le discours "J'ai un rêve" de MLK, Malcom X avait qualifié cette volonté d'harmonie raciale une "farce". La Nation de l'Islam interdit ses partisans de participer à la manifestation.

 

Ferdinand Hodler fait son entrée au Metropolitan Museum of Art

168351930Le peintre suisse Ferdinand Hodler (1853-1918) fait son entrée au Metropolitan Museum of Art (MET) (photo Keystone), le prestigieux musée new-yorkais de l'Upper East Side avec son tableau "le Rêve du Berger" réalisé en 1896. Selon le New York Times, cela faisait des années que le directeur du Département de la peinture européenne du MET, Keith Christiansen, espérait mettre un jour la main sur une oeuvre incarnant le symbolisme pratiqué par l'artiste suisse.

Keith Christiansen a d'emblée envoyé à Zurich l'une des curatrices de l'art moderne du MET, Sabine Rewald, sachant qu'une vente aux enchères allait être organisée (en décembre) par Christie's. Cette dernière est tombée d'admiration devant la toile qui était exposée dans le foyer marbré du Credit Suisse à la Bahnhofstrasse. "Cest magnifique", a-t-elle raconté à son patron via courrier électronique.

Il n'en a pas fallu davantage pour convaincre Keith Christiansen qui accepta finalement de payer "Der Traum des Hirten" 3,25 millions de dollars alors que le tableau était estimé à 1,7 voire 2,25 millions de dollars par Christie's. Il a déjà été installé la semaine dernière dans la galerie des peintures du XIXe siècle, explique le NYT, aux côtés d'oeuvres de Gustav Klimt et Maurice Denis.

Hormis son exposition dans le foyer du Credit Suisse en décembre, la peinture n'avait pas été présentée au public depuis 1943, lors d'une exposition tenue à la Kunsthalle de Bâle. A propos de Ferdinand Hodler, Keith Christiansen nuance néanmoins: "Hodler n'est pas régulier. Mais quand il est grand, il est inoubliable, surtout si l'on pense à la manière dont il appréhende ses peintures, le jeu de l'espace, la surface et la profondeur. Avec cette peinture, nous avons l'artiste au sommet de son art."

Snowden aurait agi avec l’aide de Moscou

000_DV1578703Les présidents des commissions des renseignements du Sénat et de la Chambre des représentants, Dianne Feinstein et Mike Rogers, sont persuadés que l'ex-analyste de la National Security Agency, l'agence nationale de sécurité (NSA), Edward Snowden (photo AFP), n'a pas agi tout seul, mais qu'il a eu l'aide de la Russie. Pour les deux membres du Congrès, ce n'est sans doute pas un hasard si le lanceur d'alerte ou le traître, c'est selon, s'est réfugié à Moscou. Pour Mike Rogers, il est étonnant que l'ex-collaborateur de la NSA ait récolté autant d'informations militaires.

Or un responsable du Federal Bureau of Investigation a rappelé dimanche que l'enquête menée par le FBI n'a dévoilé aucune preuve attestant une telle hypothèse. Pour l'heure, le FBI estime qu'Edward Snowden a agi seul. Quant à Barack Obama, il souligne dans un très long article publié dans le New Yorker qu'Edward Snowden n'a révélé aucun acte illégal de la part de l'Amérique, qu'il a suscité un débat nécessaire mais qu'en agissant ainsi, le lanceur d'alerte a causé des dommages inutiles.

Le vrai bilan d’Hillary Clinton?

Depuis les conclusions d'un rapport du Sénat sur l'attentat sur le consulat américain de Benghazi en Libye, le 11 septembre 2012, 000_Was8200337relevant qu'une telle tragédie aurait pu être évitée, le tout-Washington se demande ce qu'est finalement le vrai bilan de l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton (photo Saul Loeb/AFP).

Pour Fox New, il ne faisait aucun doute: le rapport du Sénat marque la fin des espoirs de l'ex-patronne de la diplomatie américaine dans l'optique d'une éventuelle candidature à l'investiture démocrate. Dimanche, le pourtant très critique Newt Gingrich disait douter que l'affaire de Benghazi puisse mettre un terme aux ambitions d'Hillary Clinton, déjà sur la scène politique nationale depuis les années 1970. Aux yeux de l'ancien président républicain de la Chambre des représentants, ce qui peut saper les chances de l'ex-First Lady, c'est Obamacare, la réforme de la santé et sa proximité de l'actuel président démocrate.

Afin de faire taire ses critiques, Hillary Clinton est, dit-on, en train de se dépêcher d'achever ses Mémoires pour établir "son" bilan à la tête du Département d'Etat (de 2009 à 2013). Car les républicains sont déjà en train de faire campagne pour brosser un portrait peu reluisant de la démocrate. Le sénateur Marco Rubio ne s'est ainsi pas privé de souligner que dans l'affaire de Benghazi, Hillary Clinton était en fin de compte responsable de la mort de quatre Américains et que cela allait peser sur la campagne si Hillary Clinton devait se lancer dans la présidentielle 2016.

Les préoccupations démocrates découlent aussi d'un autre constat: l'actuel secrétaire d'Etat John Kerry est actif sur tous les fronts "difficiles": le nucléaire iranien, la Syrie, le conflit israélo-palestinien. Certains observateurs se demandent dès lors qu'elle est le principal accomplissement d'Hillary Clinton et disent ne pas trouver.

Une exécution capitale s’éternise en Ohio

Dennis McGuire a violé et tué une femme enceinte de 22 ans en 1994. En guise de punition pour ces tragiques faits, il a été exécuté  par injection létale jeudi matin dans une prison de Lucasville, en Ohio. Normalement, la présente législation impose que de telles peines capitales soient effectuées sans… souffrances inutiles. Or de nombreux Etats, à court de produits qui ne sont plus produits par des entreprises pharmaceutiques européennes, expérimentent. C'est ce qui s'est passé jeudi. L'Ohio a expérimenté et l'affaire a mal tourné.

Alors que le condamné à mort, 53 ans, semblait tranquille après s'être vu administrer deux produits, il a commencé à connaître des convulsions pendant près de dix minutes, cherchant désespérment de l'air, a expliqué sur CNN un journaliste sur place. La perception de l'événement diffère toutefois d'une personne à l'autre. D'autres l'ont simplement entendu émettre des ronflements pendant dix minutes.

L'épisode promet toutefois de soulever une nouvelle controverse sur la peine de mort aux Etats-Unis qui tend d'ailleurs à reculer même si toujours près de 60% des Américains s'y disent favorables.

Bruce Springsteen ironise à propos de Chris Christie

Le chanteur Bruce Springsteen, qui est du New Jersey et qui vient de sortir un nouvel album, a toujours été très engagé. On l'a beaucoup vu durant la campagne présidentielle, intervenant régulièrement en faveur des démocrates et du candidat Barack Obama. Aujourd'hui, il s'est permis, lors d'un show télévisé de Jimmy Fallon sur NBC, d'ironiser sur Chris Christie et sa manière de créer des embouteillages…

Voici la scène:

 

La photo qui trahit Chris Christie

000_461566327Le gouverneur du New Jersey Chris Christie est encore loin d'être sorti des problèmes dans l'affaire de la fermeture de voies de circulation sur le pont George Washington (photo AFP) reliant Fort Lee dans le New Jersey à Manhattan orchestrée par des responsables de l'administration du républicain en septembre 2013. Une photo publiée par le Wall Street Journal montre Chris Christie en présence de David Wildstein, l'un des responsables de Port Authority manifestement impliqué dans le scandale. Or lors de sa conférence de presse où il s'est répandu en excuses, le gouverneur du New Jersey avait explicitement expliqué qu'il avait bien été dans la même école, dans les années 1970, que David Wildstein, mais qu'il l'avait perdu de vue. Ce n'est que bien plus tard qu'il l'aurait revu. Chris Christie a vite refusé le qualificatif de "vieux amis".

La date de la photo est aussi importante: 11 septembre 2013. Cela faisait trois jours que les voix de circulation du pont George Washington étaient fermés. Beaucoup s'étonnent dès lors que Chris Christie, qui avait approuvé la nomination de David Wildstein à Port Authority, n'ait pas été mis au courant de la mesure de circulation qui fait scandale aujourd'hui. Sur une autre photo, publié sur le blog du journaliste Ted Mann, qui effectue un excellent travail d'enquête sur le dossier pour le Wall Street Journal, Chris Christie apparaît également le 11 septembre 2013 aux côtés de David Samson, le président de Port Authority qui jure aujourd'hui n'avoir pas été au courant de la mesure de fermeture avant d'avoir reçu un courriel d'un autre haut responsable de Port Authority, ainsi qu'aux côtés de Bill Baroni, qui a dû gérer l'impact des bouchons provoqués sur le pont George Washington.

Aujourd'hui, plusieurs documents ont déjà dû être publiés. Il ressort ainsi d'un courriel de David Wildstein que "David Samson est prêt à aider en guise de représailles". Ce type de phrase pourrait coûter cher à David Samson, considéré comme la personnalité, après Chris Christie, la plus influente du New Jersey.