Hashim Thaçi, nouveau président du Kosovo, ouvre un consulat en plein Iowa

C’était à la fin janvier. Hashim Thaçi, élu à la présidence du Kosovo le 26 février, était encore ministre des Affaires étrangères (il a occupé le poste de premier ministre pendant plusieurs années). Je l’ai rencontré avec une délégation kosovare à Des Moines, capitale de l’Iowa. Un lieu improbable pour un pays qui peine encore à s’extraire des difficultés de l’après-guerre (1998). Or une délégation kosovare est venue y inaugurer un consulat, le premier ouvert par un pays étranger. A cette occasion, Hashim Thaçi m’a accordé une interview  (il parle en albanais, son conseiller traduit en anglais) dans les bureaux du consulat peu après leur inauguration:

En fait, l’Iowa, Etat du Midwest américain et le Kosovo sont jumelés (sister states). Et ils coopèrent très étroitement sur le plan militaire. Des Moines est une base importante de la National Guard américaine, très impliquée dans la formation d’une armée kosovare digne de ce nom. Les contingents de la National Guard de l’Iowa sont déployés au Kosovo depuis 2004 dans le cadre de la KFor. En 2011, le Kosovo et les Etats-Unis ont conclu un partenariat sécuritaire. Pour le Kosovo, un tel partenariat est essentiel. Les Etats-Unis sont de loin le partenaire le plus important quand il est question de sécurité. Des dizaines et des dizaines de Kosovars viennent régulièrement se former auprès de la Garde nationale de l’Iowa afin qu’à leur retour, ils puissent contribuer à accroître les capacités de la future armée kosovare. “Les forces de sécurité kosovares sont, explique Hashim Thaçi, sur le point de devenir une vraie armée.”

Le consulat kosovar est installée dans une belle bâtisse de la Court Avenue au centre de Des Moines
Le consulat kosovar est installée dans une belle bâtisse de la Court Avenue au centre de Des Moines

Installé dans une belle bâtisse de la Court Avenue, au centre de Des Moines, le consulat devrait faciliter les échanges entre le Kosovo et l’Iowa. “C’est un bureau magnifique, mais dont le loyer, ici en Iowa, demeure très modeste. Rien à voir avec New York”, souligne Ardian Arifaj, conseiller politique d’Hashim Thaçi.

La sénatrice américaine de l'Iowa Jodi Ernst lors de l'inauguration (photo Astrit Ibrahimi )
La sénatrice américaine de l’Iowa Jodi Ernst lors de l’inauguration (photo Astrit Ibrahimi )
Hashim Thaçi en Iowa (encore en qualité de vice-premier ministre) photo Astrit Ibrahimi
Hashim Thaçi en Iowa (encore en qualité de vice-premier ministre) photo Astrit Ibrahimi

Rencontrée à sa descente d’avion, la sénatrice américaine Jodi Ernst m’a confié que l’ouverture du consulat kosovar était une très bonne nouvelle et qu’elle y était d’autant plus sensible qu’avant d’être une politique professionnelle, elle était elle aussi dans la Garde nationale. La coopération entre l’Iowa et le Kosovo devrait toutefois s’étendre au-delà des questions purement militaires. Il y a déjà une collaboration pour développer des bourses d’études, le commerce et surtout l’agriculture. L’Iowa a une très grande expertise dans ce domaine et pourrait en faire profiter le Kosovo.

Les sulfureux soutiens de Ted Cruz

Lors d’une conférence sur la liberté religieuse intitulée “Freedom 2015” à laquelle a participé en novembre en Iowa le sénateur et candidat présidentiel Ted Cruz, le pasteur Kevin Swanson n’y va pas par quatre chemins: les homosexuels doivent être exécutés:

Il y a un peu plus d’un mois, Ted Cruz n’a rien trouvé à redire quand il a obtenu le soutien de Mike Bickle, pasteur évangélique et fondateur de l’International House of Prayer à Kansas-City. Or dans une vidéo que MSNBC a diffusée cette semaine, ce sulfureux pasteur déclarait en 2011 que Dieu avait envoyé Hitler pour chasser les juifs car ceux-ci ne croyaient pas en Jésus en tant que messie. Visiblement, de tels propos n’ont pas indisposé le candidat Ted Cruz dont le site Internet a affiché le soutien de Mike Bickle. Pour rassurer, l’équipe de campagne de Ted Cruz a toutefois souligné que le sénateur du Texas a un bilan exceptionnel quand il s’agit de soutenir Israël.

 

Ce n’est pas tout. L’extrémiste de droite et accessoirement chanteur Ted Nugent, dont les propos au sujet du président Barack Obama sont outranciers, soutient également le candidat Ted Cruz. Or ces derniers jours, lui qui siège au sein du Conseil de direction de la National Rifle Association, a publié sur sa page Facebook une image antisémite présentant plusieurs figures juives de la scène politique américaine qui seraient derrière la volonté d’imposer une réglementation plus sévère en matière de contrôle des armes à feu. L’une d’elle montre l’ex-maire de New York Mike Bloomberg appelé dans l’image ci-dessous le “maire de Jew York”.

 

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Super Bowl: la puissance politique et marketing de la vidéo de Beyoncé

La performance de la chanteuse Beyoncé lors du Super Bowl le 7 février dernier n’en finit pas de provoquer des remous. Pour les uns, l’artiste a agi de façon scandaleuse dans la lignée des Black Panthers dont c’est le cinquantième anniversaire de la création cette année. Ils en veulent pour preuve le point levé par plusieurs artistes accompagnant Beyoncé dans le stade où se déroule le Super Bowl. Pour d’autres au contraire, elle a utilisé l’extraordinaire plate-forme de cet événement sportif et culturel américain pour véhiculer un message important à l’heure où les tensions raciales sont à nouveau fortes.

Dans une vidéo diffusée peu avant et pendant le Super Bowl, on la voit sur une voiture de police en partie immergée dans l’eau en référence à l’ouragan Katrina qui a dévasté la Nouvelle-Orléans, en particulier les quartiers noirs défavorisés. On voit aussi un jeune en capuche (hoodie), une référence au jeune Afro-Américain de 17 ans Trayvon Martin, abattu en février 2012 à Sanford, Floride, par un vigile volontaire alors qu’il n’était pas armé. On y voit aussi des jeunes, les bras levés. La scène rappelle le mouvement né après la mort d’un autre Afro-Américain, Michael Brown, à Ferguson, Missouri, abattu par un policier blanc. Le slogan du mouvement a fait le tour des Etats-Unis: “Hands up, don’t shoot”.

Dans un article intéressant, le Washington Post  souligne que Beyoncé n’est pas sans contradiction. Au moment où passe sa vidéo controversée, elle vend sur son site Internet des articles surfant sur le mouvement Black Lives Matter né de la multiplication des bévues de policiers blancs contre des Noirs. Le journaliste du WP le relève: “Beyoncé a attendu que les questions politiques relatives aux Afro-Américains soient devenues indéniablement commerciales pour qu’elle puisse y trouver un marché (pour ses produits dérivés). C’était un coup de génie. C’est une des raisons pour laquelle la chanson  (“Formation) a eu autant de succès. Son talent pour les affaires explique en partie pourquoi elle “percute” autant.” La critique est sans doute pertinente, mais elle n’enlève pas à Beyoncé son engagement sans doute sincère en faveur d’une meilleure égalité raciale.

Sur Fox News, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, de plus en plus réactionnaire, se dit scandalisé par l’attitude de Beyoncé:

Barack Obama appelle les partis démocrate et républicain à mettre fin à la guerre partisane

Il l’a exprimé lors de son dernier discours sur l’état de l’Union en janvier dernier. Barack Obama a un regret au sujet de ses deux mandats à la Maison-Blanche: il a échoué à tenir sa promesse de combler le fossé partisan entre démocrates et républicains.”Je regrette mon incapacité à réduire la polarisation et la dureté de la politique”, a-t-il déclaré à Springfield. Dans un discours mémorable qui le fit émerger sur la scène politique nationale lors de la Convention démocrate de Boston en 2004, il avait déclaé qu’il ne voulait plus voir une Amérique rouge (républicaine) et une Amérique bleue (démocrate), mais des Etats-Unis d’Amérique.

Il est bien sûr loin d’être le seul responsable de l’extrême polarisation de la scène politique américaine. Les républicains du Congrès ont livré au président démocrate une véritable guérilla parlementaire. Le chef de file des républicains du Sénat, Mitch McConnell avait déclaré dès le premier jour de la présidence Obama qu’il allait tout faire pour s’assurer que le démocrate n’allait remplir qu’un seul mandat à la Maison-Blanche.

Le lendemain de la victoire de Donald Trump à la primaire du New Hampshire, Barack Obama est retourné sur les lieux où il a lancé sa campagne électorale pour la Maison-Blanche en 2007 à Springfield, capitale de l’Illinois. Il a appelé les deux partis à davantage de raison pour le bien de la démocratie. Les cheveux de plus en plus gris, Barack Obama profite de sa dernière année au Bureau ovale pour mettre en garde les Etats-Unis contre toute dérive provoquée par un mouvement populiste qui saperait les fondements mêmes des institutions américaines et par une polarisation de la scène politique qui rendrait tout consensus, tout compromis, impossible. Fasciné par l’écrivaine américaine Marilynne Robinson qu’il avait mentionné lors de son fameux discours de Charleston après la tuerie ayant coûté la vie à neuf Afro-Américains en Caroline du Sud, il semble désormais animé par une foi dans la générosité des Américains. Il sent le besoin, comme le souligne l’écrivaine, que l’Amérique, en tant que première puissance mondiale, a une responsabilité à montrer l’exemple dans une éthique chrétienne.

 

 

Les démocrates prennent peur après la victoire de Donald Trump

Après la victoire du milliardaire new-yorkais Donald Trump dans la primaire du New Hampshire, mardi 9 février, le Parti démocrate a envoyé par courriel le message suivant laissant entendre que désormais tout était possible. Une manière de dire implicitement qu’il serait peut-être plus judicieux de soutenir Hillary Clinton plus à même, estime l’establishment démocrate, de battre Donald Trump. Pas sûr que la stratégie soit efficace…

New Hampshire Republicans have chosen Donald Trump.

One step closer to a President Trump -- load images.

Chris Christie juge urgent d’agir contre l’épidémie d’héroïne dans le New Hampshire

Chris Christie, qui joue sa survie dans la primaire d’aujourd’hui mardi 9 février dans le New Hampshire, a tenu son dernier meeting électoral (town hall meeting) dans un collège de Manchester, la plus grande ville de l’Etat. Répondant à un membre du public, il est revenu sur la mort d’un ami d’université qui a succombé à une overdose de Percocet, un opioïde puissant. Il dit aussi à quel point légaliser les drogues ne ferait qu’aggraver le problème

 

 

Chris Christie n’est pas toujours d’une grande finesse quand il remballe sans égards les journalistes ou des citoyens qui lui cherchent des poux. Il paraît aussi à côté de la plaque quand il dit être prêt à abattre un avion russe qui violerait une zone d’exclusion aérienne américaine en Syrie. Il n’est pas convaincant non plus quand il dit qu’il est favorable au libre-échange, mais qu’il ne peut pas faire confiance à la manière dont Barack Obama a négocié le traité de libre-échange avec onze autres pays de la région Asie-Pacifique connu sous le nom de Partenariat transpacifique. Son refus catégorique d’accueillir des réfugiés syriens, même pas “des enfants” de cinq ans, laisse entendre qu’il n’est pas capable de résister aux sirènes populistes de Donald Trump.

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L'épouse et les enfants de Chris Christie
L’épouse et les enfants de Chris Christie

 

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Là où Chris Christie est en revanche excellent, c’est dans le storytelling. Lundi soir 8 février, il a raconté l’histoire poignante de sa mère qui lui a toujours dit ce qu’il fallait faire, qu’il fallait toujours partager ses peines et souffrances en famille et immédiatement. Il a raconté les dernières heures aux côtés de sa mère mourante, victime d’un cancer des poumons, quand sa mère, à quelques heures de tomber dans un coma, lui avait demandé: “Quel jour sommes-nous? Vendredi – Et quelle heure est-il? Neuf heures trente.” “Mon fils, se souvient Chris Christie, tu dois aller travailler.” Le gouverneur du New Jersey a bien sûr refusé. Dans un premier temps. Puis il a compris qu’elle avait raison. Lui et sa mère s’étaient toujours tout dit tout de suite. A ce moment dramatique, ils n’avaient plus rien à se dire, sachant l’un et l’autre qu’ils s’aimaient. Dans un autre registre, il n’a pas manqué de souligner à quel point il admirait la démocratie américaine. Pour l’illustrer, il a évoqué son grand-père qui est né de parents ayant quitté la Sicile. Le grand-père maternel est né sur le bateau qui traversait l’Atlantique. Chris Christie s’est ainsi décrit comme l’incarnation même du rêve américain: son grand-père est né nulle part ou plutôt sur un bateau, est devenu Américain à Ellis Island et son petit-fils est actuellement dans la course à la Maison-Blanche.

Père de Chris Christie, Bill confirme le récit au sujet de la mère du candidat républicain. A un jour de la primaire, il est confiant et est convaincu que Chris Christie peut être élu à la Maison-Blanche.

Concord, New Hampshire: le candidat John Kasich à coeur ouvert lors d’un town hall meeting

John Kasich n’est pas un candidat (républicain) comme les autres. Il se refuse à attaquer ses rivaux pour l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine du 8 novembre 2016. Le gouverneur de l’Ohio, qui se targue d’avoir réduit un déficit budgétaire de 8 milliards de dollars à deux milliards d’excédent, n’a peut-être pas des formules aussi percutantes que le candidat Chris Christie ou que le milliardaire Donald Trump. Mais sa sincérité a manifestement un impact sur les citoyens du New Hampshire.

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Au collège de Concord (Concord High School), à deux jours de le la première primaire de la campagne électorale après le caucus d’Iowa, il est très personnel, ne cherche pas à tromper sur la marchandise. “What you see is what you get”, relève John, un habitant du New Hampshire.

 

 

 

 

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Suzanne Sokul, dans la soixantaine, hésitait avant le town hall meeting (meeting électoral au cours duquel le candidat répond aux questions du public). Sur son téléphone portable, elle montre un selfie d’elle et de Jeb Bush. Après le meeting de John Kasich, elle n’hésite plus. Elle votera pour le gouverneur de l’Ohio. “Je crois sincèrement qu’il se bat pour tous les Américains, même ceux qui sont enfermés dans des ghettos, dépendant de l’aide sociale et sans l’éducation nécessaire. Il fait parler son coeur. C’est rare dans cette campagne électorale.”

 

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Tim Adams s’est lui porté volontaire pour aider l’équipe de campagne de John Kasich: “C’est un rassembleur. C’est l’homme dont l’Amérique a besoin. L’heure à la division est passée.”

Après que le candidat Ted Cruz a déclaré en plein débat que la simulation de noyade n’était pas de la torture, contrairement aux avis de droit du Département de la justice sous Barack Obama, John Kasich a dû répondre à la question d’un citoyen du Newhampshire: “Pour vous, le “waterboarding” est-il de la torture ou non?” Le candidat de l’Ohio a eu de la peine à répondre sans ambiguïté à la question, relevant que la décision du Congrès d’interdire la torture était pertinente en ce moment. Mais il n’a pas exclu que l’Amérique soit un jour confronté à une situation à la “Jack Bauer”, le héros de la série “24 Heures Chrono” qui fait l’éloge de la lutte contre le terrorisme. Dans son échange, il parle d’une réunion qu’il a eue avec le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld au lendemain du 11 septembre 2001 en présence d’Henry Kissinger et de Zbigniew Brzeziński, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, ne manquant pas de faire de l’humour au sujet de Kissinger:

 

John Kasich juge nécessaire de montrer à Vladimir Poutine et à la Chine les limites à ne pas dépasser. Mais le candidat républicain refuse de provoquer une escalade de tensions avec Moscou et Pékin, se distinguant ainsi foncièrement des faucons Ted Cruz, Donald Trump, Marco Rubio, Chris Christie ou encore Jeb Bush.

John Kasich estime que le combat contre les djihadistes de l’Etat islamique prime la lutte contre le changement climatique. A ses yeux, à Paris, les leaders du monde auraient dû parler de la manière de vaincre Daech. Le candidat républicain relate une conversation qu’il a eu ces derniers jours avec un diplomate belge. “Comment va votre pays?” a demandé John Kasich. Le diplomate belge lui a confié qu’il ne s’attendait pas à voir un jour l’armée mener des patrouilles dans les rues (de Bruxelles).

 

George W. Bush et Barbara Bush font campagne pour Jeb. Est-ce le chant du cygne?

Bien qu’il ait dépensé des millions en Iowa et au New Hampshire, Jeb Bush peine à décoller. La primaire du New Hampshire, mardi 9 février est désormais une question de vie ou de mort politique tant l’ancien gouverneur de Floride est resté depuis des mois dans les tréfonds des sondages. Pour le républicain Jeb Bush, la question n’a cessé de le tracasser: faut-il se présenter comme un Bush, une dynastie connue dans toute l’Amérique ou faut-il éviter d’avancer ce patronyme étroitement lié aux années néoconservatrices et à la présidence de George W. Bush?

Jeb Bush a longtemps évité de jouer la carte familiale. Preuve en est son sloglan de campagne: “Jeb!” Aujourd’hui, en grande difficulté, il joue son va-tout familial. Sa mère Barbara est venue faire campagne dans cet Etat de la Nouvelle-Angleterre vendredi.

Dans une publicité diffusée par le Super-PAC soutenant la candidature de Jeb Bush, George W. Bush, vieilli, dit à quel point son frère est le leader dont l’Amérique a besoin. Un internaute commentant la vidéo s’interroge. Pour lui, c’est clairement de “l’anti-pub”.

Comprendre le souk démocratique du caucus (Iowa) en vidéos

C’est l’exercice démocratique le plus fascinant des élections américaines: le caucus. Celui-ci n’a rien à voir avec les primaires, classique vote  bulletin secret. Il s’agit au contraire d’un rassemblement de citoyens, de voisins souvent, qui se réunissent physiquement d’un côté de la salle ou de l’autre pour l’un ou l’autre candidat. Au Social Club de Des Moines, la capitale de l’Iowa, le caucus donne lieu à de vraies négociations pour rallier les électeurs d’un candidat non “viable” (Martin O’Malley n’a pas obtenu le quorum de 15% des personnes présentes). Certains trouvent l’exercice folklorique, d’autres au contraire le jugeant l’expression d’une démocratie de proximité, celle d’en-bas et non celle de l’oligarchie dominante.

 

 

 

 

 

 

Le compte final:

 

Impressions de campagne électorale en Iowa

 

 

DSC_0012 (cliquer sur les images pour les agrandir)

 

 

 

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Meeting électoral d’Hillary Clinton à Des Moines, Iowa

 

 

 

 

 

 

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Meeting électoral de Ted Cruz à Wilton en Iowa

 

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Meeting électoral de Ted Cruz à Wilton en Iowa

 

 

 

 

 

 

 

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Chanteur du groupe Foster the People lors d’une soirée intitulée “Bernie 2016”

 

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Chanteur du groupe Foster the People pour une soirée dédiée à Bernie Sanders

 

 

 

 

 

 

 

Des activistes à un meeting électoral de Marco Rubio qui n'aiment pas la presse de gauche
Des activistes à un meeting électoral de Marco Rubio qui n’aiment pas la presse de gauche

 

Au café Java, au centre-ville de Des Moines, MSNBC a installé ses quartiers pour ses émissions "Meet the Press" de Chuck Todd et "Hardball" de Chris Matthew
Au café Java, au centre-ville de Des Moines, MSNBC a installé ses quartiers pour ses émissions “Meet the Press” de Chuck Todd et “Hardball” de Chris Matthew

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Berniemania en action
La Berniemania en action

 

La Berniemania en action
La Berniemania en action

 

 

 

 

 

 

La Berniemania en personne
La Berniemania en personne

 

Bernie Sanders lui-même lors de son dernier meeting électoral en Iowa
Bernie Sanders lui-même lors de son dernier meeting électoral en Iowa

 

 

 

 

 

 

 

Le flux d'électeurs potentiels lors d'un meeting électoral
Le flux d’électeurs potentiels lors d’un meeting électoral

 

Des milliers de journalistes ont sillonné l'Iowa ces deux dernières semaines
Des milliers de journalistes ont sillonné l’Iowa ces deux dernières semaines

 

 

 

 

 

 

 

Un partisan d'Hillary Clinton
Un partisan d’Hillary Clinton
Meeting électoral de Bernie Sanders
Meeting électoral de Bernie Sanders

 

 

 

 

 

 

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