Pour les uns, c'est une manière efficace de faire prendre conscience des dérapages de la politique à Washington. Pour d'autres, c'est une manière populiste d'attirer l'attention sur les conséquences du "séquestre", les coupes automatiques de 85 milliards de dollars dans le budget de l'Etat américain. Depuis samedi, les visites touristiques et guidées de la Maison-Blanche sont supprimées pour une durée indéterminée.
Des dizaines de milliers d'Américains avaient pourtant déjà leur billet pour découvrir la résidence de leur président. Les républicains du Congrès ont fustigé cette mesure, estimant que les contribuables ont le droit de visiter la Maison-Blanche, qui, en fin de compte, leur appartient.
L'administration de Barack Obama estime que l'annulation des visites est une manière pédagogique de faire comprendre au pays les répercussions des blocages du Congrès. Elle relève qu'en supprimant les tours pour les 11 000 visiteurs qui se présentent chaque semaine, elle économise 74 000 dollars par semaine, soit deux millions de dollars d'ici à la fin de l'année budgétaire en septembre. De plus, cette mesure permettra de se passer de 37 agents de sécurité nécessaires pour garder la Maison-Blanche durant les visites.
Ironie de la situation: les billets pour visiter la Maison-Blanche sont distribués par des guichets du Congrès. Il incombe aux membres du Congrès d'expliquer la mesure d'austérité qui touchent directement les Américains désireux de visiter la résidence du 1600 Pennsylvania Avenue.
Voici ci-après le message de la Maison-Blanche annonçant l'annulation des visites: