L'industrie automobile et la Chine sont deux thèmes ultra-sensibles de la campagne électorale américaine. Récemment, pour répondre aux multiples attaques des démocrates qui accusent l'ex-gouverneur du Massachusetts d'avoir délocalisé des emplois en Chine, le camp de Mitt Romney a riposté. Le candidat républicain s'est emparé d'une nouvelle de l'agence Bloomberg pour lui faire dire que le constructeur automobile Chrysler entendait délocaliser sa production de jeeps en Chine.
Le sang du patron de Chrysler, l'Italien et ex-Genevois Sergio Marchionne, n'a fait qu'un tour. Dans un courriel adressé à ses employés, le PDG de la société américaine, laquelle a été sauvée de la faillite par l'administration Obama, nie toute volonté de délocaliser la production de jeeps.
Pour Mitt Romney, cette remise à l'ordre intervient à un moment où le républicain tente le tout pour le tout pour rattraper son rival Barack Obama, toujours très légèrement en tête dans les sondages en Ohio. L'Etat est crucial. Aucun républicain n'est devenu président des Etats-Unis sans gagner l'Ohio.
La publicité de la campagne de Romney diffusée à la radio: