Affaire Trayvon Martin: le problème Skittles

Ces derniers jours, la friandise Skittles (photo Allison Joyce / Getty Images North America/AFP) a été vue partout, en Floride lors de rassemblements de plusieurs milliers de personnes Skittlesdénonçant la justice à deux vitesses dans l'affaire Trayvon Martin, ce jeune Noir de 17 ans tué par balle le 26 février dernier par un jeune Blanc de mère hispanique, George Zimmerman. On l'a aussi vue lors de manifestations à New York. La société Rashaun Collin, qui fabrique des T-shirts, met un paquet de Skittles dans chaque commande, rapporte le New York Times. A l'Université Spelman d'Atlanta, longtemps fréquentée par des Afro-Américaines, les étudiants ont acheté en masse des Skittles pour les revendre un peu plus cher et verser le bénéfice à la famille de Trayvon Martin.

Wrigley, qui fabrique Skittles, aurait de quoi se frotter les mains. Les ventes de Skittles explosent. Or tout n'est pas si simple. Les responsables du marketing ont décidé de garder profil bas afin de ne pas donner l'impression de profiter du malheur des autres. Mais cela n'a pas suffi. Sur Twitter, des messages laissent entendre que Wrigley profite de la mort de Trayvon Martin et qu'elle doit contribuer à soutenir la lutte contre le racisme et la pauvreté. Le retour de flamme est déjà une réalité dans certains milieux. Certains Afro-Américains demandent déjà de boycotter Skittles tant que Wrigley ne fait pas un don pour la cause.

En bref, Wrigley est dans une impasse. Si elle fait un don, il ne sera peut-être jamais suffisant. Si elle parle, elle pourrait vite laisser croire qu'elle profite de l'affaire Trayvon pour favoriser ses ventes.

Il est des événements dont l'impact est décidément inattendu.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *