T’as joui ? T’as buzzé ?

La journaliste Dora Moutot, créatrice du compte Instagram T’as Joui ? Un compte aux 327 000 followers dédié aux questions de sexualité et d’orgasme féminin est invitée par La Haute école d’art et de design (HEAD) pour une conférence ce 14 mars 2019 à 18h. Ancienne rédactrice en chef de Konbini et chroniqueuse sur France 2, Dora Moutot reviendra sur son parcours de journaliste et sur les réseaux sociaux. En dialogue avec elle, Jean-Noël Lafargue, enseignant-chercheur spécialisé dans les nouvelles technologies, praticien au long cours des Internet.

 

Compte Instagram, T’as joui?

T’as joui ? Telle est la question que Dora Moutot voudrait que les hommes cessent de poser aux femmes encore trop nombreuses à simuler. Si aujourd’hui, la Haute école d’art et de design de Genève reçoit Dora Moutot, c’est à double titre : son engagement sur une question de société et la façon dont elle mène cet engagement sur les réseaux sociaux. Comment faire message aujourd’hui ? Comment infiltrer les réseaux sociaux ? Comment déclencher le buzz sur des problématiques de société ? Comment devenir viral ? Selon François Jost, sur les réseaux sociaux, l’individu est le centre de la médiation, le cœur du maillage : « Les blogs et les réseaux sociaux sont une nouvelle forme de cette sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part… » La viralité repose sur ce déplacement de centre à centre, de personne à personne selon une logique de rebond. Il faut que chacun puisse s’approprier le message.

Devenir porte-drapeau, s’exposer soi et s’exprimer en « je », trouver des accroches qui claquent, maintenir un flux régulier de messages et gérer les bonnes réactions comme les mauvaises, voire les violentes parfois. Visuels mordants ou décalés, phrases courtes, hashtags, les grandes questions sociales ou politiques sont parfois relayées par des astuces graphiques simples, des messages synthétiques et directs. Une autre pratique du journalisme ou simplement une forme d’activisme ? Forte de ses 327 mille followers et des centaines de messages qu’elle reçoit chaque jour, Dora Moutot fait écho, elle déclenche le buzz et recentre le débat de la sexualité féminine en s’appuyant sur les ressorts de la viralité. Autant de leçons qui viennent bousculer le designer dans ses certitudes et ses savoir-faire.

Son interlocuteur, Jean-Noël Lafargue, est un expert des nouvelles technologies et un praticien des Internet depuis 1995. Enseignant-chercheur à l’université de Paris 8, blogueur de la première heure, il a lui aussi pratiqué le buzz et parfois même la fake news. Il a notamment créé le site de canulars scientifiques Scientists Of America dont les articles ont été relayés entre autres par le journal Libération. Un moyen de parler de la crédulité journalistique face à l’autorité scientifique. Logique tactique ou stratégique, il faut, pour infiltrer les réseaux sociaux, recourir parfois à une forme de guérilla. Il faut savoir pirater le système. L’an dernier, nous lancions le Café Cunni avec les étudiant-e-s de la HEAD, un lieu supposé ouvrir à Genève et dédié comme son nom l’indique au cunnilingus et au plaisir féminin. Deux-cents mille visites en quelques jours et une rumeur diffusée au-delà de la ville elle-même. Sur les réseaux sociaux, nous agissions dans la clandestinité pour déclencher des débats sur l’égalité entre les hommes et les femmes, l’accès au travail du sexe ou sur le simple droit d’évoquer l’orgasme féminin.

Un langage franc et décomplexé chez Dora Moutot : des canulars, des fake news, quelles sont les possibles et les limites pour ouvrir un débat, là où il n’existe pas ? Comment faire exister « la bonne cause » au royaume des images de petits chats, des mèmes et des poupons ? La question reste ouverte. Mais il semble que la fin justifie les moyens. Parfois.

 

Caroline Bernard

 

 

 

 

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Conférence 
Dora Moutot, journaliste
Jean-Noël Lafargue, chercheur, expert en nouvelles technologies & 
Caroline Bernard, chercheuse art & design (expertise images)
Haute école d’art
et de design, Genève 
Jeudi 14 mars 2019, 18h 
Campus HEAD, bâtiment H, salle Design room, Av. de Châtelaine 7 – Genève

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Dora Moutot

Dora Moutot est une journaliste, blogueuse et activiste. Ancienne rédactrice en chef de Konbini, elle a aussi travaillé en tant que chroniqueuse sur France 2. Elle a écrit pour Le Monde, Glamour, Stylist, Usbeck et Rica etc. Très active sur Internet, Dora a monté de nombreuses communautés sur di érents thèmes. « La Gazette du Mauvais Gout », mais aussi « T’as Joui » ou « Comment Hacker ses Intestins ». Son premier livre qui sort au mois d’avril s’appelle « À fleur de pet » et parle de maladie chronique et d’intestins.

 

 

 

 

Jean-Noël Lafargue
Jean-Noël Lafargue, né en 1968, enseignant en design numérique à l’école d’art du Havre et à l’université Paris 8, blogueur, auteur d’ouvrages techniques sur la programmation, de deux bandes dessinées pédagogiques (Internet, avec Mathieu Burniat, et l’Intelligence artificielle, avec Marion Montaigne) ainsi que de quelques autres livres consacrés aux technologies ou à la culture populaire.

 

 

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Programme complet du colloque consécutif aux deux années de recherche:
Design viral, méthodologies pour un buzz citoyen – sous la direction de Jérome Baratelli

Buzz ou pas buzz? État des lieux de la viralité

COLLOQUE – Jeudi 14 mars 2019

Voir sur le site de la HEAD

Salle Design room Campus HEAD, bâtiment H, Av. de Châtelaine 7 – Genève

invité-e-s: Thierry Bardini, sociologue Ruedi Baur, designer, Demian Conrad, designer Anna Jobin, sociologue Jean-Noël Lafargue, chercheur Dora Moutot, journaliste Nicolas Nova, anthropologue

J’ai fait le buzz pendant deux ans

Je viens de passer deux ans à poster des photos de moi sur les réseaux sociaux, à m’exposer, à m’héroïser et ainsi raconter ma vie géniale… J’agissais en tant que chercheuse pour la Haute école d’art et de design de Genève, dans le cadre d’une recherche en design sur le buzz et la circulation des messages à caractère social, politique et citoyen. Le 14 mars 2019, La HEAD – Genève organise le colloque Buzz ou pas buzz à Genève pour revenir sur ces expériences et dresser un état des lieux de la viralité et des réseaux sociaux.

Dans le cadre du colloque Buzz ou pas buzz, état des lieux de la viralité
14 mars 2019, Salle Design room, Campus HEAD, bâtiment H, Av. de Châtelaine 7 – Genève

À l’automne 2016, je postais ma première photographie de profil, un grand sourire jouant sur les codes de la féminité. Les likes sont alors au rendez-vous. Ma première fois ! Je n’étais jusque-là qu’une observatrice plutôt passive des réseaux sociaux, avec une activité minimum qui consistait à relayer quelques articles sérieux sur le monde de l’art ou sur l’actualité. Mon influence était quasi-nulle.

Sur les réseaux sociaux aujourd’hui, des messages en très grande quantité sont partagés dans des proportions qui supplantent largement les moyens de diffusion traditionnels, on parle de viralité. Internet est également le lieu où la parole discriminatoire se banalise et on constate notamment un important déploiement de messages hostiles.

L’enjeu de notre recherche était donc de parvenir à faire le buzz avec des messages à caractère social, politique ou citoyen et de lutter dans une certaine mesure contre toute forme de messages politiquement et éthiquement irresponsables. Sur les réseaux sociaux, tout individu est un centre et son message est relayé de personne à personne. Il faut que chacun puisse se l’approprier. C’était un peu une gageure, en tant que chercheuse en design, de devoir s’exposer ainsi sur son propre terrain d’expérimentation : photographies de voyage, de ma vie personnelle et professionnelle. Car si l’on espère faire passer des messages depuissoi-même, alors ce « soi » doit devenir une vitrine, un canal ; il faut dégager la voie et devenir visible aussi bien que lisible. Même si je savais que je ne deviendrais jamais une vraie influenceuse, il me fallait pour autant augmenter mon aura virale.

Arpentant les rues avec ma cousine sur l’abstentionnisme, présidentielles françaises 2017 Vidéo en direct sur Facebook

J’ai, ainsi pendant deux ans, alterner les photographies personnelles et les expériences plus engagées, entraînant, entre autres, ma famille dans le débat sur l’abstentionnisme lors de la présidentielle française de 2017. J’ai alors arpenté les rues avec ma cousine qui, pour la première fois, avait choisi de s’abstenir à l’élection. Nous portions chacune un tee-shirt et un slogan différent : je vote, je ne vote pas. Notre démarche était alors relayée en direct par vidéo sur nos deux murs Facebook. J’ai renouvelé le format avec ma sœur abstentionniste suite à la défaite de Mélenchon, ou encore avec mon père, abstentionniste suite à l’échec de Fillon. L’expérience semblait relever de la thérapie familiale, mais avait l’intérêt de donner des visages à l’abstention. Des visages proches, ceux de ma propre famille. J’ai complété cette série par mon autoportrait décrivant mon angoisse toute personnelle devant le risque d’une victoire de Marine Le Pen au deuxième tour : « Mes nièces sont noires, je bosse dans la culture, ma meilleure amie s’appelle Lubna, je m’occupe de réfugiées, toi, tu peux t’abstenir mais moi je peux en crever ». Et le constat était là, plus je m’exposais personnellement et plus mon message était relayé. Ce serait simpliste d’affirmer que les individus ne likent que des photographies personnelles ; le plus difficile reste encore le filtrage des algorithmes de Facebook. Publier un portrait de soi, c’est augmenter ses chances d’apparaître sur les murs de ses amis et je viens par exemple de le faire pour promouvoir cet article.

 

 

Vidéo réalisée pendant l’entre-deux tours de la présidentielle française 2017. Voir la vidéo

Nous n’en sommes pas restés à ces aventures égocentrées. Avec l’équipe de recherche, nous avons mené d’autres types d’expériences, notamment en collectif avec les étudiants de la HEAD. En 2017, nous lancions le Café Cunni et annoncions l’ouverture prochaine d’un café dédié au cunnilingus et au plaisir féminin. La rumeur a ainsi permis d’ouvrir de multiples débats sur l’égalité homme – femme, sur l’accès au travail du sexe et de parler également des tabous qui demeurent encore sur la sexualité féminine. Nous avons poursuivi notre travail en nous penchant sur des thématiques plus complexes comme les conditions de détention dans les prisons, ou encore nous avons observé et travaillé avec les gilets jaunes. En regard de mes expériences d’héroïsation de soi, c’est ici la force du collectif qui a permis d’infiltrer les réseaux sociaux, nous étions parfois jusqu’à vingt personnes pour faire équipe et nous progressions en suivant des logiques de petite guérilla.

 

Café Cunni, fake news lancé à Genève 2017
HEAD

Le colloque qui réunit ce 14 mars 2019 à Genève des designers, sociologues et journalistes reviendra sur ces expériences et nous permettra de dresser un état des lieux du buzz et de la viralité. Comment se fabriquent les messages à caractère citoyen ? Comment circulent-ils ensuite ? Le visuel « Je suis Charlie », dont on connaît tous la portée internationale, a été créé par le designer Joachim Roncin. Mais il est aujourd’hui rare qu’un professionnel de la communication déclenche le buzz. Cela se passe autrement, et toutes les stratégies que nous avons employées sur ce projet nous le prouvent encore. Que faire face à l’hégémonie des images likées petits chats, des poupons, du spectaculaire ? Il n’est pas simple de faire une place à la « bonne cause » quand il faut encore pourfendre les filtrages des algorithmes. Il n’y a pas d’égalité face aux réseaux sociaux. Le designer doit ainsi revisiter en permanence ses propres codes et apprendre tous les jours de l’amateur. Et parfois, il ne lui reste qu’à allumer une bougie et prier pour que le message passe.

Caroline Bernard

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Programme complet du colloque consécutif aux deux années de recherche:
Design viral, méthodologies pour un buzz citoyen – sous la direction de Jérome Baratelli

Buzz ou pas buzz? État des lieux de la viralité

COLLOQUE – Jeudi 14 mars 2019

Voir sur le site de la HEAD

18 mois avec les camgirls de Roumanie

Voici 18 mois que Karim Bel Kacem et moi arpentons les studios des camgirls en Roumanie. Une camgirl est une femme qui offre des prestations sexuelles ou non, par webcam interposée, avec des hommes prêts à payer fort cher des shows privés. Oana, Perfect Lily, Sara, trois d’entre elles nous font le privilège d’être sur la scène du théâtre de Saint-Gervais à Genève jusqu’à ce dimanche 10 février 2019. Elles nous racontent leurs histoires et ce métier qui est une incroyable autant qu’improbable fenêtre sur le monde.

Bucarest est si bruyante, du bruit partout dans la ville. Les vitres tremblent au passage des camions. Le seul endroit calme c’est chez elles. C’est calme ce défilé de chambres avec chacune leur musique de fond. Chacune à parler à quelqu’un dans le monde, chacune à presque coucher avec quelqu’un dans le monde. C’est vraiment paisible. Elles laissent leurs talons aiguilles et prennent leur pause en pantoufles. C’est là que j’ai passé mon temps. Dans la salle de pause, pique-nique, café et retouche maquillage. Une autre planète pleine de la vapeur suffocante de leurs cigarettes. J’imagine tous ces hommes excités branchés sur la bande passante, bandante. Bande pensante. Tous ces hommes ici dans ces chambres depuis partout dans le monde.

Deux dollars, jusqu’à 7 dollars la minute parfois, selon la catégorie, la réputation, les pratiques sexuelles : « hot flirt », elle ne se déshabille que si elle veut, « girl » la presque assurance de la voir nue, « fétiche », le jeu de haute voltige. Elles sont en vitrine par centaine sur des sites Internet dédiés à appâter le membre. Elles travaillent depuis des studios très bien structurés qui les forment et leurs assurent la meilleure visibilité. À l’heure de la globalisation 2.0, elles cristallisent un état du monde, l’argent, le désir et le sexe à travers une machine de vision mondialisée, webcam face webcam. Les membres en oublient qu’ils sont en permanence observés par les détenteurs des sites et les managers des studios. Un réseau tentaculaire de relations intimes sous surveillance. Il y a presque vingt ans, un membre du gouvernement roumain a eu l’idée d’avoir la meilleure bande passante d’Europe, l’Internet le plus rapide, pour créer de l’emploi dans son pays… Et l’emploi que cela a créé, c’est ça… Un robinet à fric à sens unique qui coule à flots… Sans limite. Champagne ! Elles seraient 100 000 en Roumanie, capitale mondiale de ce business.

Elles viennent ainsi raconter leur histoire, leur parcours, la vie d’usine et puis la vie d’après, la vie de village et puis la vie d’après… Nous en avons rencontré une trentaine. On les a écoutées les yeux écarquillés ! Elles ont tout vu ! Ils sont 35 millions de membres connectés chaque jour sur Live Jasmin, prêts à payer beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent pour ne pas les toucher. « On nous juge, mais le monde entier a besoin de nous » me dit Annabelle. C’est comme les vierges sur les autels, on peut les prier, leur faire des offrandes… Mais elles restent intouchables. Elles écoutent, elles ont tout leur temps. Elles prennent soin. Elles prennent soin de ce monde. Elles équilibrent un système. C’est peut-être écœurant de se l’avouer ou au contraire, il est temps de l’accepter, de vivre avec. Elles sont à l’écoute du besoin d’un homme puis du suivant, puis de la masse de ces hommes, 1+1+1+1, paiement à la minute, en dollars, le métronome de la carte de crédit. Ils commencent par sortir leur pénis et puis parfois, souvent, très souvent, cela bascule dans autre chose. Je ne cherche même plus à comprendre pourquoi un membre paye 250 000 $ en un an pour regarder Lily dormir ou faire du thé, connecté six ou sept heures par jour. Mais qui peut perdre autant d’argent, me direz-vous ? L’erreur vient peut-être de penser que c’est du gaspillage. Vous pensez que ces hommes sont paumés en dehors de toute réalité ? Ils sont pourtant bien réels ces 250 000$. Ils expriment l’ampleur d’une addiction mêlée de sentiments qui tiennent parfois de l’amour fou… De fausses relations sexuelles pour de vraies relations sentimentales. C’est quoi une fausse relation sexuelle ? C’est quoi une vraie relation sentimentale ? Vous pensez toujours pouvoir faire la différence ? Venez parler avec Sara… La plus petite chose en ce monde peut devenir un fantasme puissant et démesuré. Les voies du sexe sont impénétrables. Son meilleur ami est un pseudonyme sans visage qui vient toutes les semaines depuis huit ans. La projection que l’on fait sur l’autre, son désir de l’autre est toujours une réalité. Rien n’est jamais vraiment faux.

Et leurs nécessités à elles ? Économiques bien entendu. Une impasse. Vite en sortir. Gravir les marches quatre à quatre pour les plus douées volontaires, talentueuses ou acharnées. Car même si tu restes collée au bas de l’échelle de cette industrie, c’est toujours mieux que de rester à crever et attendre qu’un autre truc se passe. C’est toujours mieux que de chercher un boulot de misère… Certains ingénieurs touchent 500€ par mois dans ce pays, un roumain sur cinq fait partie de la diaspora. Mais ce job est un sacerdoce, des jours, des mois, des heures et des heures à prendre la pause, à sourire, à avoir la répartie, à promettre, à montrer et à simuler, perfect make-up, perfect smile

Je les ai rencontrées par accident, je suivais un jeune rapper roumain pour un autre projet, une longue histoire, et on les a mises sur ma route*… Merci la chance. Je ne saurais dresser une typologie, un état réel de la profession, je ne fais pas d’apologie. Mais ce que nous pourrions penser être des femmes objets renversent la machine et reprennent le contrôle de leur vie. Ce boulot les aliène autant qu’il les émancipe. Non je n’ai pas de fascination pour un phénomène de foire mais ces derniers mois ont été une vraie claque ! J’avais des questions, elles ont des réponses… Et je ne parle pas de sexe, je parle de cette place dédiée aux femmes et de ce que nous avons à faire chaque jour pour nous en sortir. The bitches don’t exist. Elles montrent leurs seins et se masturbent, quoi d’autre ? Je souris tant parfois pour obtenir ce que je veux… Qui sait ? J’aurais pu être camgirl… En tout cas, la sœur de Sara, la manager fétiche m’attend, elle veut me former. Selon elle, je ne suis même pas trop vieille, elle me laisse dix ans pour la rejoindre, car dans ce métier, comme partout, si le corps a de l’importance, il faut surtout avoir un cerveau pour réussir !

Eromania (History X)
02 — 10.02.2019
Théâtre Saint-Gervais, Genève
Think Tank Théâtre/Karim Bel Kacem/Caroline Bernard
Dans le cadre du Festival Antigel (02-06.02)
plus de détails ici

* Voir L’urgence | At The End You Will Love Me
version Le Labo radio / version performance