Pascal Geissmann rejoint la banque Bonhôte à Genève en qualité de gestionnaire senior

Banque Bonhôte Genève - Pascal Geissmann
Pascal Geissmann – banque Bonhôte Genève

Engagé au 1er octobre 2017 auprès de la succursale de Genève de la banque Bonhôte, Pascal Geissmann y travaille en tant que gestionnaire pour développer et servir la clientèle privée locale.

Pascal Geissmann (55 ans) est au bénéfice d’une longue expérience bancaire. Après avoir débuté sa carrière en 1986 comme trader,  il a exercé pendant 20 ans dans le trading directionnel actions et obligations internationales notamment au sein de la banque Paribas Suisse où il a dirigé les équipes de trading directionnel de 1990-2000.

Par la suite, il a réorienté sa carrière vers  la banque privée afin de mettre à profit sa longue expérience des salles de marchés à une clientèle de plus en plus sophistiquée. C’est donc tout naturellement que sa carrière de gestionnaire de fortune a pris son envol auprès de grands établissements bancaires genevois.

Selon Robin Richard, directeur de la clientèle privée : « Avec ce nouvel engagement, la banque Bonhôte poursuit son développement dans la région genevoise. Nous sommes très heureux de renforcer notre service à la clientèle privée par l’arrivée de Pascal Geissmann, figure bien connue dans le milieu financier romand. Il va permettre à la succursale de Genève de poursuivre son développement et de continuer à offrir à ses clients une expertise de pointe en gestion de patrimoine. »

Ayant son siège à Neuchâtel depuis plus de 200 ans et des succursales à Bienne, Genève, Berne et à Lausanne, le groupe Bonhôte se réjouit ainsi du développement de ses affaires.

 

Cliquez ici pour plus d’informations

La banque Bonhôte s’approche des 4 mrd de masse sous gestion

Yves de Montmollin - Banque Bonhôte
Yves de Montmollin – directeur général de la Banque Bonhôte & Cie SA

Neuchâtel (awp)

La banque Bonhôte s’apprête à franchir un nouveau palier dans son développement, avec des encours approchant les 4 mrd CHF. “Les engagements effectués ces derniers mois commencent à porter leurs fruits” a indiqué à AWP le directeur général (CEO) Yves de Montmollin. L’établissement neuchâtelois a relevé la tête au 1er semestre, après un exercice 2016 plombé par les investissements.

Avec la performance des marchés, la progression de la masse sous gestion depuis janvier s’inscrivait à fin octobre à 12%, contre +11,8% pour l’année 2016 dans son ensemble. Les afflux nets d’argent, non précisés, présentent 5,8% de cette hausse.

L’établissement basé à Neuchâtel se concentre essentiellement sur la clientèle domestique, avec une proportion de 85% de résidents en Suisse.

Lors des six premiers mois de l’année, le bénéfice net s’est envolé de 13,8% sur un an à 3,7 mio CHF, selon les chiffres fournis par la banque privée. En 2016, cet indicateur avait fondu de plus de 70%. M. de Montmollin qualifie l’exercice écoulé comme une “année d’investissements”.

Banque Bonhôte a pleinement profité de l’embellie sur les marchés financiers pour gonfler ses recettes au premier semestre 2017. Le produit des opérations de commissions et de prestations de services, principale source de revenus, s’est enrobé de 15,8% à 12,3 mio CHF.

Les opérations d’intérêt ont pris l’ascenseur (+57,7%), tandis que les autres activités accusent une baisse.

L’effectif s’est passablement renforcé l’année dernière, avec le recrutement de quatre conseillers à la clientèle venant compléter une équipe de 25 personnes, sur quelque 100 collaborateurs au total. En comparaison annuelle, les charges de janvier à juin ont pris de l’embonpoint (+8,5%) à 10,3 mio CHF.

Rentabilité améliorée

Les engagements vont se poursuivre, prévient M. Montmollin, quitte à peser sur la rentabilité. “Si je trouve les bonnes personnes, je ne vais pas faire la fine bouche. Même si ça doit un peu presser les marges”, explique-t-il. Au terme de l’exercice 2016, le ratio coûts/revenus avoisinait 80%, soit davantage que la moyenne des banques privées.

Le résultat opérationnel s’est inscrit à 3,9 mio, ce qui représente une hausse de 11,1%.

L’exercice en cours devrait boucler sur une rentabilité améliorée, mais légèrement. “Cela est dû à la structure de la clientèle domestique, qui est moins rentable en général. Les comptes sont plus petits, les marges sont moins fortes”, analyse le CEO, qui table sur la poursuite de la dynamique actuelle en 2018.

L’année 2017 aura été marquée par l’inauguration des nouveaux locaux lausannois. La région du chef-lieu vaudois est un pays de cocagne pour Banque Bonhôte, qui y enregistrait par le passé une croissance soutenue même sans y être physiquement. “Notre implantation confirme cette tendance et nous aide à progresser”, relève Yves de Montmollin, qui se réjouit de la “réputation romande” de son établissement.

Le CEO reste convaincu que c’est par la gestion active que Banque Bonhôte doit se démarquer. Il balaie d’un revers de main les critiques fréquentes autour des coûts engendrés par ce modèle de gestion. “Je préfère gagner un peu sur quelque chose que beaucoup sur rien”, image-t-il, pointant du doigt les risques liés à la gestion indicielle en cas de chute des marchés financiers.

Même avec plus de 200 ans au compteur, la banque reste attentive aux développements de la technologie. M. de Montmollin reste attaché à sa plateforme informatique maison et exclut toute externalisation. Les investissements IT représentent annuellement 10% des charges.

La banque pourrait avoir recours à des solutions de conseil automatisé (“robo advisors”) à l’avenir, mais uniquement pour assister les conseillers dans leurs tâches et non pour “remplacer les hommes”. “Les gens ne viennent pas chez nous pour ça. Au contraire”, souligne le directeur.

Fondée en 1815, Banque Bonhôte dispose de succursales à Genève, Lausanne, Bienne et Berne, en plus de son siège à Neuchâtel. Elle n’exclut pas une acquisition à l’avenir.

 

En savoir plus

Du platine, alors ?

 

Le platine, nommé platina par les Espagnols lors de sa découverte, soit littéralement «petit argent», se trouve en abondance dans la croûte terrestre. C’est un métal coûteux à extraire (la production cumulée est estimée à seulement 5% de celle de l’or) et généralement son cours est nettement plus élevé que celui de l’or, du fait de sa rareté.

Le platine se traite depuis 2015 avec une décote par rapport à l’or, malgré plusieurs années de déficit d’offre minière par rapport à la consommation. Nous estimons qu’il a un certain potentiel de rattrapage, bien que du point de vue fondamental, il aurait besoin d’une meilleure histoire pour atteindre un cours nettement plus élevé.

Du fait de ses propriétés physiques, le platine trouve de nombreuses applications industrielles. Sa densité est élevée ainsi que son point de fusion (1’768 degrés Celsius contre 1’064 pour l’or), il présente une excellente conductivité électrique et fait preuve de résistance à la corrosion.

Pour 2017, l’offre mondiale de platine est estimée à 7.7 millions d’onces, dont 5.9 millions de production nouvelle et 1.8 million de recyclage. L’essentiel de la production minière provient d’Afrique du Sud (70%) et de Russie (12%), des pays à risque géopolitique élevé. Les autres principaux producteurs sont le Zimbabwe (7%) et les Etats-Unis (11%). Au cours actuel, la production n’est pas soutenable car il est proche du prix de revient effectif. On peut s’attendre à terme à une baisse de l’extraction liée au moindre investissement en capacités de production. La demande globale de platine pourrait s’affaiblir en 2017 pour se situer vers 7.8 millions d’onces. Le marché se trouverait en situation de déficit pour la sixième année consécutive.

La mort du diesel va-t-elle causer la ruine du platine ?

Le principal utilisateur mondial de platine est l’industrie automobile qui se trouve en pleine mutation structurelle. Ce métal est aussi utilisé pour de nombreuses applications chimiques, dans l’électronique (téléviseurs, fibre optique) et, du fait de sa biocompatibilité, dans le secteur médical (pacemakers).

Doit-on craindre à terme, comme cela s’est passé pour l’argent qui a perdu son usage dans la photographie avec l’avènement du numérique, un effondrement de la consommation de platine ? La transition vers les voitures électriques présente sans doute le risque majeur à long terme.

Une particule de quelques dizaines d’atomes de ce métal, qui a une forte résistance à la chaleur, est mise dans les pots d’échappement catalytiques pour permettre une réduction des émissions de composés toxiques. L’essentiel de la baisse prévisible de la demande industrielle est lié au recul de la part de marché des véhicules diesel en Europe (de 55% en 2011 à 49% en 2016), suite à l’introduction de tests d’émission sur route plus exigeants. Mais la technologie SCR (Selective Catalytic Reduction) aux Etats-Unis utilise aussi du platine et la mise en place de standards plus stricts concernant les émissions polluantes en Chine pourrait stimuler son utilisation.

La production de joaillerie de platine en Chine, le principal client, pourrait aussi ralentir cette année. Une particularité est que ces produits y sont vendus au poids, en fonction du cours du marché auquel est appliquée une marge plus élevée que pour l’or. L’Inde reste un marché en forte croissance. Les producteurs de platine font depuis quelques années des efforts de promotion au niveau des consommateurs pour stimuler les ventes, ce qui devrait soutenir l’expansion.

Vers une réduction de la décote par rapport à l’or

Sur le graphique, on observe une corrélation entre l’évolution du cours de l’or et du platine. Le platine est sujet à d’amples fluctuations car son marché est plus étroit. Son prix est généralement mieux orienté en période de croissance économique soutenue. Ainsi, à la faveur du décollage industriel de la Chine, il a commencé à s’envoler vers 2004 pour atteindre un pic en mai 2008 à USD 2’170 l’once, avant de subir un violent recul suite à la crise financière. Son cours s’est retrouvé divisé par deux fin 2008.

La demande d’investissement pour l’or, qui a peu d’usages industriels, domine les variations du cours. Elle importe moins pour le platine qui, dans ce domaine, se trouve en concurrence avec l’argent.

La décote actuelle d’USD 330 l’once est la plus forte observée depuis 1982. Les banques centrales, qui ne détiennent pratiquement pas de platine, ont accru leurs réserves d’or de près de 6.5 millions d’onces depuis le début de l’année, et l’or se comporte généralement bien en période d’incertitude géopolitique.

Le marché à terme du platine est étroit, et l’on observe une normalisation en cours, avec une forte diminution des positions spéculatives à découvert (situées à un maximum historique de 2 millions d’onces à mi-juillet). Les investisseurs se préoccupent de la situation politique en Afrique du Sud et de la capacité financière des producteurs, et estiment qu’il y a un risque de réduction de la production de platine suite à ces contraintes. Ceci nous laisse envisager, à un horizon de douze mois, un potentiel technique d’appréciation dans la zone USD 1’230-1’250 l’once.

 

Fig. 1. Structure de la demande de platine (% minimum et maximum observés sur la période 2012-2016).

 

Fig. 2. Cours de l’or et du platine depuis 1987 (USD/once).

 

Cliquez ici pour plus d’informations.

L’indépendance des banques centrales : contre vents et marées

 

Au cours des trois dernières décennies, les pays du monde entier ont considérablement élargi les objectifs et les pouvoirs conférés aux banquiers centraux. Forts du principe d’indépendance et toutes voiles dehors, les instituts d’émission monétaire ont vu leur rôle s’étendre, et ce bien au-delà des actions traditionnelles du pilotage de la masse monétaire, du ciblage de l’inflation et de l’établissement du taux de référence.

Lorsque la crise financière se déclencha, les banques centrales furent contraintes de briser plusieurs de leurs tabous. Prenant le relais d’une politique fiscale essoufflée, elles firent preuve d’un activisme singulier, dont le but ultime était d’éviter un effondrement des marchés financiers similaire à celui des années 1930. Aujourd’hui, alors que le pire a été évité de justesse, ce sont les pressions politiques qui menacent un principe indispensable au bon fonctionnement de la politique monétaire : l’indépendance.

L’indépendance, sous sa forme actuelle, fait d’abord apparition en Nouvelle-Zélande en 1989, puis s’étend à l’Angleterre (1997), et se répand ensuite à l’Europe et à la Suisse (1999). Héritage de la période inflationniste des années 1970, le principe est considéré comme une réponse efficace pour contrôler le renchérissement. Aux États-Unis et en Allemagne, son apparition est toutefois plus ancienne. L’indépendance est établie en 1951 par le « Treasury Act », lequel marque la première séparation entre les autorités fiscale et monétaire.

Le retrait partiel de la responsabilité du gouvernement élu dans la gestion du cadre monétaire trouve sa justification dans l’observation des faits historiques. En effet, depuis l’apparition des monnaies nationales, les banques centrales ont souvent été transformées, de manière presque incestueuse, en bras allongé de l’État. Les gouvernements les ont d’abord utilisées pour mener des guerres onéreuses, telles que les guerres navales en Méditerranée du XVIII, les conquêtes napoléoniennes, ou encore pour se sortir de mauvaises passes économiques.

Les banques centrales ont ainsi conduit à la monétisation des dettes publiques, puis servi à maquiller les intentions gouvernementales en termes d’inflation dans le but de faire fondre l’endettement, lui-même devenu trop important suite à la conduite de politiques expansionnistes. A cet égard, la forte collaboration entre la Réserve fédérale américaine (Fed) et le Trésor américain a notamment permis le financement d’un déficit public annuel de plus USD 1’300 mrds entre 2009 et 2011, soulevant des interrogations quant à l’indépendance en temps de crise.

Afin de contenir un État tout-puissant, il apparaît primordial pour le bien-être public que la gestion de la masse monétaire soit préservée des ingérences politiques. A l’instar du raisonnement qui avait conduit au XVIIIe siècle à l’indépendance de la justice, une institution monétaire autonome est un avantage à bien des égards. D’une part, en garantissant de longs mandats à son gouverneur, elle permet la fixation d’objectifs à long terme libres de tactiques politiciennes ; et, d’autre part, elle assure une expertise technique qui permet d’atteindre de manière efficace les objectifs. Elle confère avant tout une forte crédibilité, essentielle à l’action de la banque centrale.

Les attaques, plus ou moins justifiées, à l’encontre des grands argentiers se sont considérablement accrues à la suite de décisions peu orthodoxes prises durant la crise financière. Plusieurs exemples tous azimuts : le gouverneur de la Banque de réserve de l’Inde, Raghuram Rajan, s’est fait évincer sur fond de désaccord avec New Delhi ; le plan d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne a été contesté devant les tribunaux allemands ; la Banque d’Angleterre s’est fait critiquer pour son évaluation du risque lié au « Brexit » ; et la Fed s’est dite « sous menaces » par deux projets de loi du Congrès visant à restreindre sa liberté d’action.

La Suisse, non plus, n’est pas à l’abri de cette menace : les vives réactions à la suite de l’abandon du taux plancher en sont la preuve. La Banque nationale suisse (BNS) a essuyé des critiques, tant au niveau national qu’international. Trois projets de réforme furent proposés dans la foulée, sans qu’aucun n’aboutisse finalement. Pourtant, le risque d’interférence subsiste : imaginons les convoitises que pourraient susciter pour le monde politique une forte appréciation de l’euro, menant au dégagement de plusieurs dizaines de milliards de francs de bénéfice de la BNS !

Quoique le bien-fondé du principe d’indépendance ne soit pas remis en question actuellement, ces critiques ne peuvent aucunement être ignorées. L’histoire nous rappelle que l’on n’empêche pas plus les politiques d’interférer avec les banquiers centraux que la mer de revenir au rivage. Pour le pêcheur, cela s’appelle la marée ; pour l’argentier la subordination.

Finalement, la légitimité de l’indépendance des banques centrales repose sur les actions des banquiers centraux. Trop souvent, peut-être, sous les projecteurs – car seuls face à la crise –, ces derniers doivent utiliser avec parcimonie les pouvoirs qui leur sont conférés. De surcroît, la justification de l’indépendance n’est plus entièrement la même dès que l’on décide d’accroître les responsabilités et les objectifs des banques centrales ; ceci d’autant plus en présence de fortes turbulences financières.

Face à la complexité du système financier international, l’étanchéité entre les décisions d’ordre monétaire et les répercussions d’ordre fiscale n’est plus complètement garantie et mène naturellement à plus d’interférences politiques. Afin de trouver le cap permettant de naviguer au mieux contre vents et marées, le dialogue avec les responsables politiques, mais aussi avec la population sera essentiel au maintien du principe. C’est ainsi uniquement qu’une politique monétaire indépendante continuera de contribuer au bien-être général.

 

Évolution des taux d’intérêt des obligations d’État à travers l’histoire (en %, maturité 10 ans).

Source : Global Financial Data, Homer (2005), Bloomberg, Banque Bonhôte & Cie SA

 

Plus d’informations

Le fonds Bonhôte-Immobilier continue d’innover et offre désormais le choix d’un dividende en titres pour ses investisseurs, une première !

Créé en 2006, le fonds Bonhôte-Immobilier est devenu l’un des plus importants fonds de placements immobiliers de Suisse romande avec un parc qui s’élève à ce jour à plus de CHF 900 millions. A l’occasion du bouclement de son 11e exercice, les investisseurs se verront proposer une offre particulièrement intéressante. Ils pourront choisir de percevoir leur dividende sous la forme de nouvelles parts plutôt qu’en cash comme c’est habituellement le cas. Ce choix sera détaillé lors de la publication du rapport annuel le 23 juin.

C’est une solution unique qui n’a jamais été expérimentée dans le domaine des fonds immobiliers. L’avantage principal pour le porteur de parts consiste à pouvoir réinvestir le dividende dans le fonds à des conditions uniques étant donné que la transaction se fait à la valeur d’inventaire et non à la valeur boursière.

 

 

Selon Jean-Paul Jeckelmann, directeur des investissements de la Banque Bonhôte & Cie SA : Nombreux sont les investisseurs qui souhaitent réinvestir leur dividende. Cette solution est donc particulièrement attractive pour eux car elle leur permet d’effectuer ce réinvestissement à la valeur d’inventaire, alors que les titres se traitent aujourd’hui avec une prime d’environ 20% par rapport à la valeur d’inventaire du 30.09.2016. La flexibilité du choix permet aussi à chaque investisseur de remplir plus facilement ces objectifs de gestion.

Pour le fonds Bonhôte-Immobilier, cette solution lui assure un flot de liquidités régulières lui permettant de continuer à investir dans un parc immobilier de qualité, reconnu pour sa stabilité et son excellente gestion.

Le rapport annuel ainsi que le dividende seront publiés le 23 juin 2017.

Plus d’informations.

La transmission d’entreprise, le défi des PME

 

 

 

 

 

 

Interview de Mélanie Zimet, experte fiscale diplômée – Bonhôte Services SA

 

Qui est concerné par cette question ?

Qu’il soit actionnaire/employé ou en raison individuelle, l’entrepreneur se trouvera un jour dans la situation de transmettre son entreprise. Si la majorité des successions d’entreprise s’effectue actuellement dans un cadre familial, la tendance va de manière croissante vers la transmission à un tiers (salarié de la société ou investisseur externe).

 

A quel moment envisager la transmission de son entreprise ?

Un entrepreneur actif au quotidien dans la gestion dans son entreprise aura tendance à se trouver « devant le fait accompli » à l’âge de la retraite. Il est cependant essentiel d’anticiper sa succession. Il s’agira notamment de discuter avec ses enfants et autres membres de la famille afin de déterminer si l’un ou plusieurs d’entre eux entendent s’impliquer dans l’entreprise à futur.

Il est aussi important de savoir qu’une transmission peut nécessiter une restructuration plusieurs années avant sa concrétisation afin d’éviter des conséquences fiscales négatives. Par exemple, la transformation d’une raison individuelle en société entraîne un délai de blocage de cinq ans durant lequel une vente des actions de la société sera fiscalisée chez l’entrepreneur. L’anticipation est dès lors la clé du succès d’une telle opération.

 

Quels sont les aspects successoraux à considérer en cas de transmission au sein de la famille ?

Si une transmission au sein de la famille présente des avantages tels que la confiance dans le repreneur, ou la continuité d’une éventuelle tradition, se pose la question de l’équité entre les héritiers. En effet, comment dédommager celui qui ne souhaite pas s’impliquer dans l’entreprise ?

Aussi, comment éviter les conflits entre eux, si certains souhaitent vendre leur part au contraire des autres?

Dans ce contexte, il est essentiel de discuter et planifier l’ensemble des aspects successoraux (compte tenu du domicile, statut marital, nationalité, etc.). Une analyse juridique approfondie est donc nécessaire.

 

Comment optimiser les aspects fiscaux dans le cadre de la transmission d’entreprise ?

Quelles aient lieu au sein de la famille ou non, la plupart des transmissions d’entreprise s’opèrent par le biais d’une vente. En cas de vente des actions de sa société, le gain en capital privé est en principe exonéré fiscalement chez l’entrepreneur. Il est toutefois nécessaire de prêter attention à la structure de la vente (vente à une société ou à une personne physique), ainsi qu’au libellé des contrats, afin d’éviter que le gain en capital ne soit requalifié en revenu soumis à l’impôt (immédiatement ou à futur).

Lors d’une vente au sein de la famille, la mise en place d’un holding d’héritiers s’avère en général judicieuse. Cette structure permet aux repreneurs de ne pas s’endetter personnellement afin d’acquérir la société. De plus, la mise en place d’une société envers laquelle l’entrepreneur cédant aura une créance permet, en grande partie, d’éviter le transfert de la charge d’impôt sur la fortune aux héritiers.

 

Comment Bonhôte Services SA peut-elle assister l’entrepreneur ?

En tant que conseillers et spécialistes dans le domaine juridique et fiscal, nous analysons la situation personnelle de l’entrepreneur puis lui faisons part de nos recommandations et conclusions sur mesure. Nous l’assistons ensuite dans la mise en place de l’option choisie étape par étape (ruling fiscal, contrats, etc.). Nous intégrons l’ensemble des aspects afin d’offrir un service complet aux entrepreneurs et assurer ainsi le plein succès de la transaction.

 

Plus d’informations

Pétrole : une histoire de canal…

 

Le pétrole entre dans une nouvelle ère. La redistribution des cartes géopolitiques et un changement de paradigme fondamental régissent désormais les fluctuations de son cours. Le pétrole s’installe pour longtemps dans une fourchette de prix dont les bornes USD 40 / 60 vont exercer des pressions majeures sur l’évolution de son cours.

Le marché a longtemps vécu dans l’attente du célèbre « pic de production du pétrole », ce moment central et insaisissable de son histoire à partir duquel l’offre devait commencer à régresser, ne couvrant dès lors plus la demande. Un nouveau paradigme émerge désormais : et si le pétrole était plutôt confronté à un pic de la demande ? Cette nouvelle donne a des incidences fondamentales sur le comportement des acteurs, bornant de facto l’évolution des cours du baril.

Le rapport de force entre les acteurs influents du marché a fortement évolué depuis les années 40. Principal producteur historique, l’Arabie saoudite a bénéficié dès 1945 de la protection des Etats-Unis. Cet accord signé lors du pacte de « Quincy » (du nom du porte-avion du même nom) a été reconduit en 2005. Les Etats-Unis ont ainsi sécurisé le principal canal d’approvisionnement mondial en échange du maintien au pouvoir de la monarchie wahhabite ainsi que d’un soutien militaire inconditionnel au régime saoudien. L’entente historique entre le plus gros producteur et le plus gros consommateur est aujourd’hui fragilisée.

Le perfectionnement des techniques de fracturation de la roche (pétrole de schiste) a permis aux Etats-Unis d’augmenter considérablement leurs capacités de production depuis 2010, rendant le pays moins dépendant du Moyen-Orient (figure 1). Leader incontesté de l’OPEP, l’Arabie saoudite doit aujourd’hui composer avec les Etats-Unis et la Russie, tous deux non-membres, chacun contribuant à 12% environ de la production mondiale. Cette redistribution des cartes réduit considérablement la capacité de l’Arabie à influer seule sur l’offre, alors même que les intérêts divergent. Pour la Russie et la monarchie du golf, les revenus du pétrole constituent une manne indispensable au fonctionnement de leur économie (figure 2), synonyme de stabilité du pouvoir, alors que pour les Etats-Unis le pétrole s’assimile à un coût de production qu’il faut compresser.

Fig. 1. Importation de pétrole aux Etats-Unis en provenance de l’Arabie Saoudite

Source : Bloomberg, Banque Bonhôte & Cie SA

 

Disparition programmée du pétrole

Plus important encore : si l’or noir satisfait aujourd’hui environ un tiers des besoins énergétiques mondiaux, la réduction de son importance relative et, à long terme, sa potentielle disparition sont d’ores et déjà programmées. Ceci induit un changement fondamental de comportement pour les producteurs qui se résume simplement par : « mieux vaut vendre aujourd’hui plutôt que demain ». Cette nouvelle donne réduit la capacité à maîtriser l’offre et favorise le principe du « chacun pour soi ».

L’Arabie saoudite nous donne la preuve de ce changement de perception en planifiant « l’après pétrole ». En 2018, elle devrait mettre sur le marché 5% du capital de son fleuron national, la société pétrolière « Saudi Aramco », levant ainsi USD 100 mrds, ce qui en ferait la première capitalisation boursière mondiale avec USD 2 trilliards (2.7 fois la taille d’Apple). Le produit de cette IPO permettra aux Saoudiens de préparer leur reconversion.

Même si la croissance mondiale constitue le principal moteur soutenant la demande, d’autres forces émergent pour la contenir.

Fig. 2. Déficit/surplus de l’Arabie Saoudite (en Millions SAR) prix du baril

Source : Bloomberg, Banque Bonhôte & Cie SA

 

Optimisation de la consommation

Le secteur des transports vit une phase de transition avec la montée en puissance des systèmes électriques et l’optimisation généralisée des consommations. La Chine, soumise à des enjeux majeurs de pollution, s’est fixée pour objectif un parc d’automobiles électriques de 40% à l’horizon 2030. Le secteur du chauffage évolue également, alors que l’Occident s’est astreint à des objectifs de limitation d’émissions de carbone et qu’il déploie d’importants efforts en matière d’isolation des bâtiments. Transports et chauffage représentent ensemble plus de 80% de la consommation de pétrole mondiale, et cette tendance à l’optimisation n’ira qu’en s’amplifiant.

Aujourd’hui, grâce aux techniques de fracturation, l’offre de pétrole est devenue sensiblement plus élastique au prix. Cette méthode d’extraction permet de relancer ou de stopper la production à la demande. Les fluctuations à la baisse du cours du baril sont désormais endiguées par la raréfaction de l’offre suite à l’arrêt des puits les moins rentables, alors qu’à la hausse, la réouverture des puits contient la progression des cours.

Sauf choc externe majeur, la fourchette de prix USD 40 / 60 devrait constituer la nouvelle zone de fluctuation du prix du baril. Au-delà d’USD 60 et dans l’optique de « l’après pétrole », la tentation pour les acteurs d’augmenter leur production devient trop grande, alors même que ces derniers sont de moins en moins solidaires. Comme dit l’adage : les Etats n’ont pas de principes, ils n’ont que des intérêts.

Plus d’informations

L’équipe de Bonhôte Fund Solutions se renforce avec l’arrivée de Gérard Sanz

 

Afin de développer le marché suisse alémanique, Gérard Sanz vient de rejoindre l’équipe de Bonhôte Fund Solutions. Cette cellule est dédiée à la sélection et au placement de fonds. M. Sanz travaille au développement des activités de cette plateforme communautaire exclusive.

S’appuyant sur un collège d’investisseurs romands, Bonhôte Fund Solutions, créée en 2016, poursuit son développement et réplique le même modèle outre Sarine. Un modèle d’affaire unique qui réunit des partenaires institutionnels sélectionnés avec lesquels l’équipe de Bonhôte Fund Solutions cherche à créer de la valeur ajoutée dans la sélection et le placement de fonds de niche, privilégiant ceux ayant une gestion active.

Steve Métrallet qui dirige cette entité commente : « Nous sommes heureux d’annoncer l’engagement de Gérard Sanz, 46 ans, en qualité de sous-directeur au sein de l’équipe de Bonhôte Fund Solutions. Sa grande expérience et son expertise reconnue va nous permettre de développer nos activités de conseil, notamment en Suisse alémanique. »

Gérard Sanz a étudié les Sciences politiques à l’Université de Genève. Il compte plus de 20 ans d’expérience auprès d’établissements financiers réputés, notamment en Suisse alémanique. Son parcours professionnel lui a permis d’acquérir des compétences dans l’analyse, la gestion et la distribution de fonds traditionnels aussi bien qu’alternatifs.

 

Plus d’informations

M. Christian Katz rejoindra le conseil d’administration de la Banque Bonhôte & Cie SA à Neuchâtel

 

L’ancien directeur général de 2009 à 2015 de la Bourse au sein du groupe SIX à Zürich, le Dr. Christian Katz, rejoint le Conseil d’administration de la bicentenaire banque privée neuchâteloise Bonhôte & Cie SA.  Doté de compétences spécifiques très pointues, Christian Katz est un spécialiste reconnu du fonctionnement des marchés financiers suisses et internationaux. Ses connaissances techniques hors pair bénéficieront à l’établissement spécialisé en gestion de fortunes privées et institutionnelles, à l’heure où les conseils d’administration bancaires se professionnalisent continuellement.

Monsieur Christian Katz est titulaire d’un doctorat de l’Université de St-Gall où il a suivi sa formation académique. Avant la Bourse au sein du groupe SIX, il avait dirigé la représentation suisse de Goldman Sachs et travaillé huit ans à Londres pour la banque J.P. Morgan. Il est notamment vice-président du conseil d’administration de la Saxo Bank à Zürich.

M. Jean Berthoud, président du conseil d’administration se réjouit de l’arrivée de cette personnalité d’envergure au sein de l’organe directeur de la banque : « Nous sommes très heureux d’accueillir parmi nous un nouveau membre de premier plan en la personne de M. Katz  »

De son côté, M. Yves de Montmollin, directeur général, déclare que le conseil pourra s’appuyer sur sa connaissance reconnue des marchés technologiques contemporains auxquels la banque est particulièrement attentive.

Ayant son siège à Neuchâtel et des succursales à Berne, Bienne, Genève et Lausanne, le groupe Bonhôte se réjouit ainsi du développement de ses affaires. La nomination de M. Katz sera présentée à l’assemblée générale des actionnaires en avril.

Plus d’informations sur bonhote.ch

La Grèce à nouveau sous l’épée de Damoclès?

Loin des projecteurs depuis presque deux ans, la Grèce revient sur le devant de la scène. A quelques heures du sommet européen des ministres des finances à Bruxelles, les conclusions du rapport sur la soutenabilité de la dette grecque par le Fonds Monétaire International (FMI), publié le 7 février 2017, viennent semer l’incertitude sur les marchés et créer la discorde au sein des créanciers de la Troïka. L’institution internationale basée à Washington D.C. est en désaccord avec ses partenaires européens et menace de ne plus participer au programme d’assistance, remettant ainsi en cause l’ensemble de l’accord découlant des fameuses négociations « marathon » de l’été 2015. La Grèce se retrouverait-t-elle à nouveau sous l’épée de Damoclès?

 

 

L’économie grecque a été au cœur des tourmentes de la crise de la dette de la Zone euro depuis maintenant déjà sept années. Balayant l’ensemble de l’échiquier politique jusqu’aux extrêmes, le peuple grec a élu cinq gouvernements différents, participé à trois programmes de sauvetage financier et subi de lourdes mesures d’austérité. Malheureusement, celles-ci n’ont pas produit les effets escomptés et ont mené ainsi à l’échec du premier plan de sauvetage en 2010. Dans le but de maintenir la stabilité de l’union monétaire, la Troïka – composée de la Commission européenne (CE), la banque centrale européenne (BCE) et le FMI – conclut un deuxième plan de secours d’une valeur de 130 milliards d’euros en février 2012. Dans le cadre de cet accord, les créanciers privés acceptèrent un abandon historique de 53% de la dette ainsi qu’une restructuration des échéances. En échange, la Grèce dut se soumettre à de nouvelles politiques d’austérité.

Malgré toutes les tentatives pour résoudre la crise, la situation économique et sociale de la Grèce ne s’améliora guère au cours des années suivantes. En janvier 2015, après six années de dépression, un taux de chômage supérieur à 25% et un effondrement d’un tiers de son économie, le peuple donna le pouvoir au parti d’extrême gauche, Syriza, dont le programme rejetait toute forme d’austérité. La crainte d’un Grexit devint pour la première fois plausible.

La crise atteignit alors son paroxysme lorsque la Grèce n’honora pas le paiement de sa dette auprès du FMI durant l’été 2015. Refusant une proposition de Bruxelles pour un troisième plan de secours, le premier ministre Alexis Tsipras se lança dans un ultime bras de fer avec ses créanciers internationaux et décida de s’en remettre aux urnes. Le référendum qui s’en suivit agaça les membres de la Troïka.La Grèce – dos contre le mur – fut contrainte d’accepter un plan encore plus sévère lors des négociations du sommet ô combien important de juillet 2015.

Aujourd’hui, il convient de tirer les leçons de l’ensemble des événements de la tragédie grecque. Avec la publication de son rapport sur la soutenabilité de la dette, le FMI est le premier créancier à mettre en garde contre le danger. Pour ce celui-ci, l’endettement du pays est trop grand et donc insoutenable.

Contrainte par ses statuts, l’institution de Bretton Woods est dans l’impossibilité d’apporter son aide à un pays lorsqu’elle juge que les risques de défaut de paiement sont importants. Le FMI pense également que le plan ne portera pas les résultats escomptés, car les demandes des pays européens, bien trop ambitieuses, sont irréalisables. En effet, l’analyse du Fonds montre que la dette publique atteindra bientôt 180% du PIB et qu’elle devrait s’établir à 265% du PIB d’ici 2060. De surcroît, il est difficile d’imaginer que le gouvernement Tsipras soit en mesure de dégager un excédent budgétaire primaire à hauteur de 3,5% du PIB sur les dix prochaines années, comme le stipule l’accord. Participer à un tel programme sans remise de dette serait comme verser du liquide dans le tonneau percé des Danaïdes.

La CE, quant à elle, voit d’un tout autre œil la situation et considère que le rapport du FMI met le feu aux poudres en accroissant la tension sur les marchés financiers. Bien que la Troïka ne s’accorde pas sur l’état de santé de l’économie grecque, le point d’achoppement principal réside dans les mesures visant à gérer l’endettement du pays. Comme ce-dernier atteint actuellement plus de 320 milliards d’euros, le FMI martèle qu’une participation n’est envisageable que s’il y a un abandon partiel de la dette publique.

Plusieurs pays de  l’Union européenne (UE), notamment l’Allemagne et la Finlande, refusent catégoriquement cette option. Pour eux, une remise ou un abandon constituerait un dangereux précédent mettant en question la stabilité de l’Union. L’UE se trouve désormais dans une situation délicate, car la plupart des pays ont conditionné leur prêt à la participation du FMI au programme. De plus, étant donné les déclarations du ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble, une sortie de la Grèce de la Zone euro devient de plus en plus probable.

Un retrait du FMI constituerait une réelle épée de Damoclès aussi bien pour la République hellénique que pour le futur de l’UE. Face aux mouvances populistes, un nouvel accord est d’autant plus crucial, que la fenêtre de négociation menace d’être fermée jusqu’à la prochaine échéance de juillet 2017. En cause,  le calendrier politique chargé des élections européennes, qui commence avec la Hollande, pour se poursuivre en France puis en Allemagne.

L’Europe saura-t-elle faire preuve de réalisme ? Saura-t-elle comprendre que la dette grecque ne pourra être remboursée sans arrangement, sous peine de plonger ce pays encore plus profondément dans la crise sociale économique et migratoire ?  Saura-t-elle admettre qu’une politique de relance doit prendre le relais de l’austérité ? Saura-t-elle éviter la tragédie grecque ou uniquement la reporter dans le temps ?

 

Nathaniel E. Burkhalter, économiste

 

Abonnez-vous aux publications de la Banque Bonhôte & Cie SA