L’indépendance des banques centrales : contre vents et marées

 

Au cours des trois dernières décennies, les pays du monde entier ont considérablement élargi les objectifs et les pouvoirs conférés aux banquiers centraux. Forts du principe d’indépendance et toutes voiles dehors, les instituts d’émission monétaire ont vu leur rôle s’étendre, et ce bien au-delà des actions traditionnelles du pilotage de la masse monétaire, du ciblage de l’inflation et de l’établissement du taux de référence.

Lorsque la crise financière se déclencha, les banques centrales furent contraintes de briser plusieurs de leurs tabous. Prenant le relais d’une politique fiscale essoufflée, elles firent preuve d’un activisme singulier, dont le but ultime était d’éviter un effondrement des marchés financiers similaire à celui des années 1930. Aujourd’hui, alors que le pire a été évité de justesse, ce sont les pressions politiques qui menacent un principe indispensable au bon fonctionnement de la politique monétaire : l’indépendance.

L’indépendance, sous sa forme actuelle, fait d’abord apparition en Nouvelle-Zélande en 1989, puis s’étend à l’Angleterre (1997), et se répand ensuite à l’Europe et à la Suisse (1999). Héritage de la période inflationniste des années 1970, le principe est considéré comme une réponse efficace pour contrôler le renchérissement. Aux États-Unis et en Allemagne, son apparition est toutefois plus ancienne. L’indépendance est établie en 1951 par le « Treasury Act », lequel marque la première séparation entre les autorités fiscale et monétaire.

Le retrait partiel de la responsabilité du gouvernement élu dans la gestion du cadre monétaire trouve sa justification dans l’observation des faits historiques. En effet, depuis l’apparition des monnaies nationales, les banques centrales ont souvent été transformées, de manière presque incestueuse, en bras allongé de l’État. Les gouvernements les ont d’abord utilisées pour mener des guerres onéreuses, telles que les guerres navales en Méditerranée du XVIII, les conquêtes napoléoniennes, ou encore pour se sortir de mauvaises passes économiques.

Les banques centrales ont ainsi conduit à la monétisation des dettes publiques, puis servi à maquiller les intentions gouvernementales en termes d’inflation dans le but de faire fondre l’endettement, lui-même devenu trop important suite à la conduite de politiques expansionnistes. A cet égard, la forte collaboration entre la Réserve fédérale américaine (Fed) et le Trésor américain a notamment permis le financement d’un déficit public annuel de plus USD 1’300 mrds entre 2009 et 2011, soulevant des interrogations quant à l’indépendance en temps de crise.

Afin de contenir un État tout-puissant, il apparaît primordial pour le bien-être public que la gestion de la masse monétaire soit préservée des ingérences politiques. A l’instar du raisonnement qui avait conduit au XVIIIe siècle à l’indépendance de la justice, une institution monétaire autonome est un avantage à bien des égards. D’une part, en garantissant de longs mandats à son gouverneur, elle permet la fixation d’objectifs à long terme libres de tactiques politiciennes ; et, d’autre part, elle assure une expertise technique qui permet d’atteindre de manière efficace les objectifs. Elle confère avant tout une forte crédibilité, essentielle à l’action de la banque centrale.

Les attaques, plus ou moins justifiées, à l’encontre des grands argentiers se sont considérablement accrues à la suite de décisions peu orthodoxes prises durant la crise financière. Plusieurs exemples tous azimuts : le gouverneur de la Banque de réserve de l’Inde, Raghuram Rajan, s’est fait évincer sur fond de désaccord avec New Delhi ; le plan d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne a été contesté devant les tribunaux allemands ; la Banque d’Angleterre s’est fait critiquer pour son évaluation du risque lié au « Brexit » ; et la Fed s’est dite « sous menaces » par deux projets de loi du Congrès visant à restreindre sa liberté d’action.

La Suisse, non plus, n’est pas à l’abri de cette menace : les vives réactions à la suite de l’abandon du taux plancher en sont la preuve. La Banque nationale suisse (BNS) a essuyé des critiques, tant au niveau national qu’international. Trois projets de réforme furent proposés dans la foulée, sans qu’aucun n’aboutisse finalement. Pourtant, le risque d’interférence subsiste : imaginons les convoitises que pourraient susciter pour le monde politique une forte appréciation de l’euro, menant au dégagement de plusieurs dizaines de milliards de francs de bénéfice de la BNS !

Quoique le bien-fondé du principe d’indépendance ne soit pas remis en question actuellement, ces critiques ne peuvent aucunement être ignorées. L’histoire nous rappelle que l’on n’empêche pas plus les politiques d’interférer avec les banquiers centraux que la mer de revenir au rivage. Pour le pêcheur, cela s’appelle la marée ; pour l’argentier la subordination.

Finalement, la légitimité de l’indépendance des banques centrales repose sur les actions des banquiers centraux. Trop souvent, peut-être, sous les projecteurs – car seuls face à la crise –, ces derniers doivent utiliser avec parcimonie les pouvoirs qui leur sont conférés. De surcroît, la justification de l’indépendance n’est plus entièrement la même dès que l’on décide d’accroître les responsabilités et les objectifs des banques centrales ; ceci d’autant plus en présence de fortes turbulences financières.

Face à la complexité du système financier international, l’étanchéité entre les décisions d’ordre monétaire et les répercussions d’ordre fiscale n’est plus complètement garantie et mène naturellement à plus d’interférences politiques. Afin de trouver le cap permettant de naviguer au mieux contre vents et marées, le dialogue avec les responsables politiques, mais aussi avec la population sera essentiel au maintien du principe. C’est ainsi uniquement qu’une politique monétaire indépendante continuera de contribuer au bien-être général.

 

Évolution des taux d’intérêt des obligations d’État à travers l’histoire (en %, maturité 10 ans).

Source : Global Financial Data, Homer (2005), Bloomberg, Banque Bonhôte & Cie SA

 

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Le fonds Bonhôte-Immobilier continue d’innover et offre désormais le choix d’un dividende en titres pour ses investisseurs, une première !

Créé en 2006, le fonds Bonhôte-Immobilier est devenu l’un des plus importants fonds de placements immobiliers de Suisse romande avec un parc qui s’élève à ce jour à plus de CHF 900 millions. A l’occasion du bouclement de son 11e exercice, les investisseurs se verront proposer une offre particulièrement intéressante. Ils pourront choisir de percevoir leur dividende sous la forme de nouvelles parts plutôt qu’en cash comme c’est habituellement le cas. Ce choix sera détaillé lors de la publication du rapport annuel le 23 juin.

C’est une solution unique qui n’a jamais été expérimentée dans le domaine des fonds immobiliers. L’avantage principal pour le porteur de parts consiste à pouvoir réinvestir le dividende dans le fonds à des conditions uniques étant donné que la transaction se fait à la valeur d’inventaire et non à la valeur boursière.

 

 

Selon Jean-Paul Jeckelmann, directeur des investissements de la Banque Bonhôte & Cie SA : Nombreux sont les investisseurs qui souhaitent réinvestir leur dividende. Cette solution est donc particulièrement attractive pour eux car elle leur permet d’effectuer ce réinvestissement à la valeur d’inventaire, alors que les titres se traitent aujourd’hui avec une prime d’environ 20% par rapport à la valeur d’inventaire du 30.09.2016. La flexibilité du choix permet aussi à chaque investisseur de remplir plus facilement ces objectifs de gestion.

Pour le fonds Bonhôte-Immobilier, cette solution lui assure un flot de liquidités régulières lui permettant de continuer à investir dans un parc immobilier de qualité, reconnu pour sa stabilité et son excellente gestion.

Le rapport annuel ainsi que le dividende seront publiés le 23 juin 2017.

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La transmission d’entreprise, le défi des PME

 

 

 

 

 

 

Interview de Mélanie Zimet, experte fiscale diplômée – Bonhôte Services SA

 

Qui est concerné par cette question ?

Qu’il soit actionnaire/employé ou en raison individuelle, l’entrepreneur se trouvera un jour dans la situation de transmettre son entreprise. Si la majorité des successions d’entreprise s’effectue actuellement dans un cadre familial, la tendance va de manière croissante vers la transmission à un tiers (salarié de la société ou investisseur externe).

 

A quel moment envisager la transmission de son entreprise ?

Un entrepreneur actif au quotidien dans la gestion dans son entreprise aura tendance à se trouver « devant le fait accompli » à l’âge de la retraite. Il est cependant essentiel d’anticiper sa succession. Il s’agira notamment de discuter avec ses enfants et autres membres de la famille afin de déterminer si l’un ou plusieurs d’entre eux entendent s’impliquer dans l’entreprise à futur.

Il est aussi important de savoir qu’une transmission peut nécessiter une restructuration plusieurs années avant sa concrétisation afin d’éviter des conséquences fiscales négatives. Par exemple, la transformation d’une raison individuelle en société entraîne un délai de blocage de cinq ans durant lequel une vente des actions de la société sera fiscalisée chez l’entrepreneur. L’anticipation est dès lors la clé du succès d’une telle opération.

 

Quels sont les aspects successoraux à considérer en cas de transmission au sein de la famille ?

Si une transmission au sein de la famille présente des avantages tels que la confiance dans le repreneur, ou la continuité d’une éventuelle tradition, se pose la question de l’équité entre les héritiers. En effet, comment dédommager celui qui ne souhaite pas s’impliquer dans l’entreprise ?

Aussi, comment éviter les conflits entre eux, si certains souhaitent vendre leur part au contraire des autres?

Dans ce contexte, il est essentiel de discuter et planifier l’ensemble des aspects successoraux (compte tenu du domicile, statut marital, nationalité, etc.). Une analyse juridique approfondie est donc nécessaire.

 

Comment optimiser les aspects fiscaux dans le cadre de la transmission d’entreprise ?

Quelles aient lieu au sein de la famille ou non, la plupart des transmissions d’entreprise s’opèrent par le biais d’une vente. En cas de vente des actions de sa société, le gain en capital privé est en principe exonéré fiscalement chez l’entrepreneur. Il est toutefois nécessaire de prêter attention à la structure de la vente (vente à une société ou à une personne physique), ainsi qu’au libellé des contrats, afin d’éviter que le gain en capital ne soit requalifié en revenu soumis à l’impôt (immédiatement ou à futur).

Lors d’une vente au sein de la famille, la mise en place d’un holding d’héritiers s’avère en général judicieuse. Cette structure permet aux repreneurs de ne pas s’endetter personnellement afin d’acquérir la société. De plus, la mise en place d’une société envers laquelle l’entrepreneur cédant aura une créance permet, en grande partie, d’éviter le transfert de la charge d’impôt sur la fortune aux héritiers.

 

Comment Bonhôte Services SA peut-elle assister l’entrepreneur ?

En tant que conseillers et spécialistes dans le domaine juridique et fiscal, nous analysons la situation personnelle de l’entrepreneur puis lui faisons part de nos recommandations et conclusions sur mesure. Nous l’assistons ensuite dans la mise en place de l’option choisie étape par étape (ruling fiscal, contrats, etc.). Nous intégrons l’ensemble des aspects afin d’offrir un service complet aux entrepreneurs et assurer ainsi le plein succès de la transaction.

 

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Pétrole : une histoire de canal…

 

Le pétrole entre dans une nouvelle ère. La redistribution des cartes géopolitiques et un changement de paradigme fondamental régissent désormais les fluctuations de son cours. Le pétrole s’installe pour longtemps dans une fourchette de prix dont les bornes USD 40 / 60 vont exercer des pressions majeures sur l’évolution de son cours.

Le marché a longtemps vécu dans l’attente du célèbre « pic de production du pétrole », ce moment central et insaisissable de son histoire à partir duquel l’offre devait commencer à régresser, ne couvrant dès lors plus la demande. Un nouveau paradigme émerge désormais : et si le pétrole était plutôt confronté à un pic de la demande ? Cette nouvelle donne a des incidences fondamentales sur le comportement des acteurs, bornant de facto l’évolution des cours du baril.

Le rapport de force entre les acteurs influents du marché a fortement évolué depuis les années 40. Principal producteur historique, l’Arabie saoudite a bénéficié dès 1945 de la protection des Etats-Unis. Cet accord signé lors du pacte de « Quincy » (du nom du porte-avion du même nom) a été reconduit en 2005. Les Etats-Unis ont ainsi sécurisé le principal canal d’approvisionnement mondial en échange du maintien au pouvoir de la monarchie wahhabite ainsi que d’un soutien militaire inconditionnel au régime saoudien. L’entente historique entre le plus gros producteur et le plus gros consommateur est aujourd’hui fragilisée.

Le perfectionnement des techniques de fracturation de la roche (pétrole de schiste) a permis aux Etats-Unis d’augmenter considérablement leurs capacités de production depuis 2010, rendant le pays moins dépendant du Moyen-Orient (figure 1). Leader incontesté de l’OPEP, l’Arabie saoudite doit aujourd’hui composer avec les Etats-Unis et la Russie, tous deux non-membres, chacun contribuant à 12% environ de la production mondiale. Cette redistribution des cartes réduit considérablement la capacité de l’Arabie à influer seule sur l’offre, alors même que les intérêts divergent. Pour la Russie et la monarchie du golf, les revenus du pétrole constituent une manne indispensable au fonctionnement de leur économie (figure 2), synonyme de stabilité du pouvoir, alors que pour les Etats-Unis le pétrole s’assimile à un coût de production qu’il faut compresser.

Fig. 1. Importation de pétrole aux Etats-Unis en provenance de l’Arabie Saoudite

Source : Bloomberg, Banque Bonhôte & Cie SA

 

Disparition programmée du pétrole

Plus important encore : si l’or noir satisfait aujourd’hui environ un tiers des besoins énergétiques mondiaux, la réduction de son importance relative et, à long terme, sa potentielle disparition sont d’ores et déjà programmées. Ceci induit un changement fondamental de comportement pour les producteurs qui se résume simplement par : « mieux vaut vendre aujourd’hui plutôt que demain ». Cette nouvelle donne réduit la capacité à maîtriser l’offre et favorise le principe du « chacun pour soi ».

L’Arabie saoudite nous donne la preuve de ce changement de perception en planifiant « l’après pétrole ». En 2018, elle devrait mettre sur le marché 5% du capital de son fleuron national, la société pétrolière « Saudi Aramco », levant ainsi USD 100 mrds, ce qui en ferait la première capitalisation boursière mondiale avec USD 2 trilliards (2.7 fois la taille d’Apple). Le produit de cette IPO permettra aux Saoudiens de préparer leur reconversion.

Même si la croissance mondiale constitue le principal moteur soutenant la demande, d’autres forces émergent pour la contenir.

Fig. 2. Déficit/surplus de l’Arabie Saoudite (en Millions SAR) prix du baril

Source : Bloomberg, Banque Bonhôte & Cie SA

 

Optimisation de la consommation

Le secteur des transports vit une phase de transition avec la montée en puissance des systèmes électriques et l’optimisation généralisée des consommations. La Chine, soumise à des enjeux majeurs de pollution, s’est fixée pour objectif un parc d’automobiles électriques de 40% à l’horizon 2030. Le secteur du chauffage évolue également, alors que l’Occident s’est astreint à des objectifs de limitation d’émissions de carbone et qu’il déploie d’importants efforts en matière d’isolation des bâtiments. Transports et chauffage représentent ensemble plus de 80% de la consommation de pétrole mondiale, et cette tendance à l’optimisation n’ira qu’en s’amplifiant.

Aujourd’hui, grâce aux techniques de fracturation, l’offre de pétrole est devenue sensiblement plus élastique au prix. Cette méthode d’extraction permet de relancer ou de stopper la production à la demande. Les fluctuations à la baisse du cours du baril sont désormais endiguées par la raréfaction de l’offre suite à l’arrêt des puits les moins rentables, alors qu’à la hausse, la réouverture des puits contient la progression des cours.

Sauf choc externe majeur, la fourchette de prix USD 40 / 60 devrait constituer la nouvelle zone de fluctuation du prix du baril. Au-delà d’USD 60 et dans l’optique de « l’après pétrole », la tentation pour les acteurs d’augmenter leur production devient trop grande, alors même que ces derniers sont de moins en moins solidaires. Comme dit l’adage : les Etats n’ont pas de principes, ils n’ont que des intérêts.

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L’équipe de Bonhôte Fund Solutions se renforce avec l’arrivée de Gérard Sanz

 

Afin de développer le marché suisse alémanique, Gérard Sanz vient de rejoindre l’équipe de Bonhôte Fund Solutions. Cette cellule est dédiée à la sélection et au placement de fonds. M. Sanz travaille au développement des activités de cette plateforme communautaire exclusive.

S’appuyant sur un collège d’investisseurs romands, Bonhôte Fund Solutions, créée en 2016, poursuit son développement et réplique le même modèle outre Sarine. Un modèle d’affaire unique qui réunit des partenaires institutionnels sélectionnés avec lesquels l’équipe de Bonhôte Fund Solutions cherche à créer de la valeur ajoutée dans la sélection et le placement de fonds de niche, privilégiant ceux ayant une gestion active.

Steve Métrallet qui dirige cette entité commente : « Nous sommes heureux d’annoncer l’engagement de Gérard Sanz, 46 ans, en qualité de sous-directeur au sein de l’équipe de Bonhôte Fund Solutions. Sa grande expérience et son expertise reconnue va nous permettre de développer nos activités de conseil, notamment en Suisse alémanique. »

Gérard Sanz a étudié les Sciences politiques à l’Université de Genève. Il compte plus de 20 ans d’expérience auprès d’établissements financiers réputés, notamment en Suisse alémanique. Son parcours professionnel lui a permis d’acquérir des compétences dans l’analyse, la gestion et la distribution de fonds traditionnels aussi bien qu’alternatifs.

 

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M. Christian Katz rejoindra le conseil d’administration de la Banque Bonhôte & Cie SA à Neuchâtel

 

L’ancien directeur général de 2009 à 2015 de la Bourse au sein du groupe SIX à Zürich, le Dr. Christian Katz, rejoint le Conseil d’administration de la bicentenaire banque privée neuchâteloise Bonhôte & Cie SA.  Doté de compétences spécifiques très pointues, Christian Katz est un spécialiste reconnu du fonctionnement des marchés financiers suisses et internationaux. Ses connaissances techniques hors pair bénéficieront à l’établissement spécialisé en gestion de fortunes privées et institutionnelles, à l’heure où les conseils d’administration bancaires se professionnalisent continuellement.

Monsieur Christian Katz est titulaire d’un doctorat de l’Université de St-Gall où il a suivi sa formation académique. Avant la Bourse au sein du groupe SIX, il avait dirigé la représentation suisse de Goldman Sachs et travaillé huit ans à Londres pour la banque J.P. Morgan. Il est notamment vice-président du conseil d’administration de la Saxo Bank à Zürich.

M. Jean Berthoud, président du conseil d’administration se réjouit de l’arrivée de cette personnalité d’envergure au sein de l’organe directeur de la banque : « Nous sommes très heureux d’accueillir parmi nous un nouveau membre de premier plan en la personne de M. Katz  »

De son côté, M. Yves de Montmollin, directeur général, déclare que le conseil pourra s’appuyer sur sa connaissance reconnue des marchés technologiques contemporains auxquels la banque est particulièrement attentive.

Ayant son siège à Neuchâtel et des succursales à Berne, Bienne, Genève et Lausanne, le groupe Bonhôte se réjouit ainsi du développement de ses affaires. La nomination de M. Katz sera présentée à l’assemblée générale des actionnaires en avril.

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La Grèce à nouveau sous l’épée de Damoclès?

Loin des projecteurs depuis presque deux ans, la Grèce revient sur le devant de la scène. A quelques heures du sommet européen des ministres des finances à Bruxelles, les conclusions du rapport sur la soutenabilité de la dette grecque par le Fonds Monétaire International (FMI), publié le 7 février 2017, viennent semer l’incertitude sur les marchés et créer la discorde au sein des créanciers de la Troïka. L’institution internationale basée à Washington D.C. est en désaccord avec ses partenaires européens et menace de ne plus participer au programme d’assistance, remettant ainsi en cause l’ensemble de l’accord découlant des fameuses négociations « marathon » de l’été 2015. La Grèce se retrouverait-t-elle à nouveau sous l’épée de Damoclès?

 

 

L’économie grecque a été au cœur des tourmentes de la crise de la dette de la Zone euro depuis maintenant déjà sept années. Balayant l’ensemble de l’échiquier politique jusqu’aux extrêmes, le peuple grec a élu cinq gouvernements différents, participé à trois programmes de sauvetage financier et subi de lourdes mesures d’austérité. Malheureusement, celles-ci n’ont pas produit les effets escomptés et ont mené ainsi à l’échec du premier plan de sauvetage en 2010. Dans le but de maintenir la stabilité de l’union monétaire, la Troïka – composée de la Commission européenne (CE), la banque centrale européenne (BCE) et le FMI – conclut un deuxième plan de secours d’une valeur de 130 milliards d’euros en février 2012. Dans le cadre de cet accord, les créanciers privés acceptèrent un abandon historique de 53% de la dette ainsi qu’une restructuration des échéances. En échange, la Grèce dut se soumettre à de nouvelles politiques d’austérité.

Malgré toutes les tentatives pour résoudre la crise, la situation économique et sociale de la Grèce ne s’améliora guère au cours des années suivantes. En janvier 2015, après six années de dépression, un taux de chômage supérieur à 25% et un effondrement d’un tiers de son économie, le peuple donna le pouvoir au parti d’extrême gauche, Syriza, dont le programme rejetait toute forme d’austérité. La crainte d’un Grexit devint pour la première fois plausible.

La crise atteignit alors son paroxysme lorsque la Grèce n’honora pas le paiement de sa dette auprès du FMI durant l’été 2015. Refusant une proposition de Bruxelles pour un troisième plan de secours, le premier ministre Alexis Tsipras se lança dans un ultime bras de fer avec ses créanciers internationaux et décida de s’en remettre aux urnes. Le référendum qui s’en suivit agaça les membres de la Troïka.La Grèce – dos contre le mur – fut contrainte d’accepter un plan encore plus sévère lors des négociations du sommet ô combien important de juillet 2015.

Aujourd’hui, il convient de tirer les leçons de l’ensemble des événements de la tragédie grecque. Avec la publication de son rapport sur la soutenabilité de la dette, le FMI est le premier créancier à mettre en garde contre le danger. Pour ce celui-ci, l’endettement du pays est trop grand et donc insoutenable.

Contrainte par ses statuts, l’institution de Bretton Woods est dans l’impossibilité d’apporter son aide à un pays lorsqu’elle juge que les risques de défaut de paiement sont importants. Le FMI pense également que le plan ne portera pas les résultats escomptés, car les demandes des pays européens, bien trop ambitieuses, sont irréalisables. En effet, l’analyse du Fonds montre que la dette publique atteindra bientôt 180% du PIB et qu’elle devrait s’établir à 265% du PIB d’ici 2060. De surcroît, il est difficile d’imaginer que le gouvernement Tsipras soit en mesure de dégager un excédent budgétaire primaire à hauteur de 3,5% du PIB sur les dix prochaines années, comme le stipule l’accord. Participer à un tel programme sans remise de dette serait comme verser du liquide dans le tonneau percé des Danaïdes.

La CE, quant à elle, voit d’un tout autre œil la situation et considère que le rapport du FMI met le feu aux poudres en accroissant la tension sur les marchés financiers. Bien que la Troïka ne s’accorde pas sur l’état de santé de l’économie grecque, le point d’achoppement principal réside dans les mesures visant à gérer l’endettement du pays. Comme ce-dernier atteint actuellement plus de 320 milliards d’euros, le FMI martèle qu’une participation n’est envisageable que s’il y a un abandon partiel de la dette publique.

Plusieurs pays de  l’Union européenne (UE), notamment l’Allemagne et la Finlande, refusent catégoriquement cette option. Pour eux, une remise ou un abandon constituerait un dangereux précédent mettant en question la stabilité de l’Union. L’UE se trouve désormais dans une situation délicate, car la plupart des pays ont conditionné leur prêt à la participation du FMI au programme. De plus, étant donné les déclarations du ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble, une sortie de la Grèce de la Zone euro devient de plus en plus probable.

Un retrait du FMI constituerait une réelle épée de Damoclès aussi bien pour la République hellénique que pour le futur de l’UE. Face aux mouvances populistes, un nouvel accord est d’autant plus crucial, que la fenêtre de négociation menace d’être fermée jusqu’à la prochaine échéance de juillet 2017. En cause,  le calendrier politique chargé des élections européennes, qui commence avec la Hollande, pour se poursuivre en France puis en Allemagne.

L’Europe saura-t-elle faire preuve de réalisme ? Saura-t-elle comprendre que la dette grecque ne pourra être remboursée sans arrangement, sous peine de plonger ce pays encore plus profondément dans la crise sociale économique et migratoire ?  Saura-t-elle admettre qu’une politique de relance doit prendre le relais de l’austérité ? Saura-t-elle éviter la tragédie grecque ou uniquement la reporter dans le temps ?

 

Nathaniel E. Burkhalter, économiste

 

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Interview de Pierre Lombard, directeur de la nouvelle succursale de la banque Bonhôte à Lausanne

 

Pour quelle raison la banque Bonhôte a-t-elle décidé d’ouvrir une nouvelle succursale à Lausanne ?

Créée en 1815, la banque Bonhôte a de tout temps connu un développement régulier, grandissant au fur et à mesure de la confiance placée en elle par ses clients. Partant de son siège de Neuchâtel, elle a ensuite répondu à l’essor de sa clientèle suisse alémanique par l’ouverture d’une succursale à Bienne en 2002, puis à Berne quelques années plus tard. La banque est également active à Genève depuis 2009. Avec le développement de nombreuses relations d’affaires dans le canton de Vaud, il a dès lors semblé naturel de se rapprocher de ces clients lémaniques avec l’implantation d’une nouvelle succursale à Lausanne, renforçant ainsi sa présence en Suisse romande.

Depuis combien de temps êtes-vous présent dans la capitale vaudoise ?

La succursale de Lausanne a ouvert ses portes en octobre dernier au n° 34 de l’avenue du Tribunal-Fédéral. L’emplacement est calme, facile d’accès et nos clients bénéficient de places de parc devant le bâtiment. Celui-ci est toutefois provisoire. En effet, après plusieurs mois de recherche, nous avons trouvé des bureaux exceptionnels au cœur de la cité. Notre succursale lausannoise prendra dès lors prochainement ses quartiers définitifs dans les murs de l’ancienne et prestigieuse banque privée Bugnion au 5, rue du Grand-Chêne, à deux pas du Lausanne Palace.

Combien de gestionnaires et de collaborateurs du groupe seront actifs à Lausanne ?

Dans un premier temps, huit places de travail seront aménagées pour autant de collaborateurs du groupe. Outre mon assistante Tânia Ribeiro et moi-même, deux de nos collègues de la gestion institutionnelle feront partie de l’équipe initiale.

Etant donné la localisation parfaitement centrée de Lausanne par rapport à notre siège neuchâtelois et à nos autres succursales, plusieurs directeurs et collaborateurs profiteront de nos bureaux vaudois pour accueillir leurs clients et leurs partenaires dans des bureaux entièrement rénovés.

Pour quelle raison avez-vous rejoint la banque ?

La banque Bonhôte accorde un soin particulier à ses clients, ceci à tous les niveaux de l’entreprise. En ma qualité de gestionnaire de fortune très orienté vers la satisfaction de ma clientèle, ce critère était pour moi primordial. J’ai également été séduit par le côté avant-gardiste de la banque et par sa capacité à se projeter sereinement dans l’avenir sans renier son histoire et sa tradition bicentenaire.

Son positionnement axé sur la clientèle suisse et sa croissance régulière et sans démesure depuis 200 ans sont pour moi autant de signes de qualité et de pérennité. De quelques employés seulement en 1991, elle compte désormais une petite centaine de collaborateurs, dont un bon quart est directement dévolu aux clients.

Quelle place souhaite occuper la banque Bonhôte sur le marché vaudois de la gestion de fortune ?

Grâce à sa structure flexible, la banque Bonhôte offre une alternative aux grands groupes financiers dont l’approche est de plus en plus standardisée. Sa taille lui permet d’offrir une large gamme de services exclusifs à sa clientèle privée et institutionnelle ainsi qu’une relation de confiance sur le long terme. Chez Bonhôte, on ne pense pas en trimestres, mais en générations.

 

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La Chine affirme ses ambitions planétaires

Avec près d’un milliard et demi d’habitants, la Chine ne cesse d’accroître sa présence dans l’économie mondiale. Elle affirme notamment ses ambitions planétaires en multipliant les investissements directs à l’étranger. L’Europe, dont la Suisse, figure parmi ses cibles privilégiées. Par son ampleur et selon la lecture que l’on en fait, cet engagement international inquiète ou rassure.


Avec ses investissements extérieurs massifs la Chine est en passe de devenir un exportateur net de capital. En 2016, pas moins de USD 234 mrds ont été investis à l’étranger par des entreprises chinoises pour des acquisitions ou des prises de participation. Un montant record dix fois supérieur à celui enregistré en 2007 (Fig. 1).

 

Fig. 1. Opérations de fusions et acquisitions chinoises à l’étranger (en USD mrds)

 

Plusieurs raisons expliquent cette frénésie d’achat. Les acteurs publics et privés chinois sont aujourd’hui face à un ralentissement des exportations et de l’activité économique domestique. Pour y remédier, les entreprises du pays multiplient les acquisitions internationales, afin d’acquérir de nouvelles capacités de production pour se transformer ou s’adjuger un avantage concurrentiel. Il s’agit aussi pour elles de diversifier les risques financiers face à la dépréciation du yuan.

Une présence globale

En acquérant le savoir-faire des marques étrangères, les sociétés chinoises gagnent rapidement en notoriété, évitant de devoir construire une marque internationalement reconnue, opération coûteuse et chronophage. Par ce biais, elles peuvent également atteindre une position concurrentielle dans des secteurs où la barrière d’entrée est élevée, à l’image du secteur allemand des machines-outils où de nombreuses acquisitions ont été effectuées.

Les autorités chinoises veulent que leur pays assure une présence globale. Avant 2013, les acquisitions étaient menées par des consortiums semi-étatiques – ChemChinas, Cnooc ou CNNC – qui rachetaient des multinationales dans les secteurs comme les matières premières, l’énergie ou l’agro-alimentaire. Entre-temps, la stratégie s’est sophistiquée. Avec l’émergence de la classe moyenne, la Chine veut axer son économie sur la consommation. Aussi, les investissements se font-ils dans le domaine de la haute technologie, de l’automobile, de l’immobilier, des réseaux de distribution ou encore des loisirs.

L’Europe en point de mire

Le marché américain a plus d’une fois été choisi pour les investissements chinois. Toutefois, les mesures protectionnistes prises par les Etats-Unis incitent désormais les Chinois à se tourner vers l’Europe, qui est ainsi devenue une destination favorite d’acquisitions (Fig. 2). En 2015, USD 20 mrds ont financé une palette d’achats tous azimuts: dans l’immobilier, en particulier des hôtels (Louvre Hotels Groups) et des bureaux, l’assurance (SNS Reaal Insurance), les banques (Espirito Santo), le tourisme (Club Med), les clubs de football (AC Milan). Les investisseurs ont ciblé des entreprises en difficulté financière du secteur automobile comme Volvo ou Pirelli, ou des sociétés avec un savoir-faire telles que le fabricant allemand de machines-outils KraussMaffei.

 

Fig. 2. Répartition sectorielle des acquisitions en Europe 2014-2015

 

La Suisse n’a pas échappé à l’appétit des investisseurs chinois. L’OPA en cours, à USD 43 mrds, lancée en février 2016 par ChemChina, premier groupe chimique chinois, sur le semencier suisse Syngenta est la plus grosse opération de rachat menée par une entreprise chinoise à l’étranger. Les acquisitions dans le secteur agro-alimentaire revêtent une importance stratégique pour Pékin qui veut se garantir les moyens de subsistance alimentaire. Mais d’autres achats ont aussi concerné des entreprises suisses : Eterna et Corum (horlogerie), Palace Luzern (hôtellerie), Gate Group Gourmet (restauration).

Intégrer l’économie mondiale

Ces importants investissements chinois ne manquent pas d’inquiéter. Certains craignent qu’en absorbant les technologies clef et le savoir-faire, les entreprises chinoises finissent par détruire la base industrielle de leurs concurrents. Anticipant ce danger, certains gouvernements bloquent les acquisitions susceptibles d’affecter la sécurité du pays. On peut cependant aussi voir cette démarche sous un autre angle en relevant tout d’abord que, contrairement aux acquisitions faites par les fonds d’investissement américains dans le but d’une revente, la plupart des entreprises passées en mains chinoises ne sont pas restructurées et ne perdent pas d’emplois. Mais ce qu’on peut surtout percevoir à travers ces offensives, c’est le signe positif que la Chine entend s’intégrer dans l’économie mondiale.

 

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« Notre plate-forme collaborative est en phase avec l’environnement actuel »

La Banque Bonhôte & Cie SA, à Neuchâtel, a mis en place une plate-forme d’investissement et d’échange d’informations consacrées aux fonds de placements. Steve Métrallet, son coordinateur et initiateur, explique le fonctionnement et les objectifs de cette nouvelle entité dénommée Bonhôte Fund Solutions (BFS).

Steve Métrallet, quels sont les objectifs de la plate-forme Bonhôte Fund Solutions ?

En activité depuis une année, cette plate-forme réunit un pool de partenaires institutionnels désireux d’échanger des informations et des opinions sur les marchés, les fonds de placement, mais surtout sur leurs besoins d’allocation. C’est une approche collégiale, une mise en commun de ressources intellectuelles et de capital d’investissement.

Quels problèmes cherchez-vous à résoudre ?

Nous cherchons principalement à identifier les meilleures opportunités d’investissement et, in fine, à en faire profiter les clients de nos établissements. Nous soutenons également certains gérants de fonds dans le développement de leur activité. Par son mode de fonctionnement, notre plate-forme répond aux besoins des investisseurs, car ses participants sont en contact direct avec les clients finaux.

Quels sont les critères de sélection de vos fonds ?

 Nos paramètres de sélection sont à la fois quantitatifs et qualitatifs avec une emphase sur ces derniers. Nous avons également de fortes exigences pour ce qui est de la transparence du portefeuille et de l’accessibilité du gérant.

De quelles compétences dispose cette plate-forme ?

Les participants à BFS sont des organes décisionnaires de banques, tiers-gérants et family offices, avec de fortes compétences en investissement et dans la sélection de fonds. C’est dans le collectivisme que la plate-forme trouve sa valeur. Les membres se retrouvent trois ou quatre fois par année. Le reste du temps, nous travaillons sur différents projets par équipe de deux à trois personnes. Nous avons une approche multi-sources où chacun peut contribuer aux flux d’information et nous  communiquons de manière très réactive et directe dans un groupe de discussion réservé aux membres du pool.

Le cercle est-il complet ?

Afin que la plate-forme puisse développer et perdurer l’esprit de partage et de cohésion qui la caractérise, nous avons délibérément limité le cercle à une douzaine de participants. Gérant collectivement une fortune de près de 25 milliards de francs, ceux-ci se connaissent bien et ont du plaisir à se trouver pour échanger. Comme ils représentent des établissements financiers de taille moyenne, ils peuvent prendre des décisions rapidement. Les quelques sièges encore vacants seraient plutôt destinés à de grands partenaires institutionnels.

Et vous n’êtes présents qu’en Suisse romande ?

Pour l’instant en tout cas, mais nos premiers succès nous laissent penser qu’il y a le même potentiel en Suisse alémanique. Le défi, c’est de trouver la personne susceptible de fédérer suffisamment de participants. Nous sommes entrés dans l’ère du partage, et notre plate-forme collaborative est en phase avec l’environnement actuel.

Avez-vous déjà obtenu des résultats, et si oui, comment les mesurez-vous ?

Nos résultats se mesurent par le capital qui est investi dans les différents projets. Notre premier succès a été la participation au lancement, en collaboration avec Bordier FinLab, le laboratoire d’idées de Bordier & Cie, du fonds Sectoral Biotech Opportunities, qui approche aujourd’hui les 100 millions de dollars.

Comment définissez-vous votre catalogue d’activités ?

En début d’année, nous définissons les directions dans lesquelles nous entendons investir et fixons les priorités en termes d’allocation. Pour l’heure, nous finalisons  deux transactions pour la fin de l’année, et 2017 se présente sous les meilleurs auspices. Nous sommes en présence d’un nouveau paradigme lié à un environnement de hausse des taux. Il va donc falloir se tourner vers des solutions innovantes pour compenser l’absence de rendement sur la partie obligataire. De quoi trouver de nombreuses opportunités d’investissement en dehors des sentiers battus.

Malgré un choix rigoureux de ces fonds, vous n’êtes pas à l’abri d’un mauvais pas. Quels sont les pièges que vous devez éviter ?

L’analyse collégiale que nous portons sur chaque dossier minimise grandement le risque d’écueil. En croisant, par exemple, les regards d’un expert en investissement direct, d’un sélectionneur de fonds traditionnels et d’un spécialiste en placements alternatifs, notre spectre d’analyse est plus complet et notre risque d’erreur est réduit.

Quels sont les secteurs les plus porteurs pour les fonds de placement ?

Nous avons ici une attitude assez agnostique. En fait, c’est la qualité du gérant qui prédomine et non un biais sectoriel. La présidence de Donald Trump pourrait  favoriser les projets de développement des infrastructures aux Etats-Unis. Nous n’allons cependant pas courir tête baissée à la recherche de fonds d’infrastructure. En revanche, nous chercherons le bon gérant qui saura sélectionner les meilleures opportunités qui s’offrent actuellement sur le marché nord-américain.

Quels sont les fonds qui présentent aujourd’hui les meilleures chances de développement ?

On a tiré à boulets rouges sur les hedge funds. Il y a cependant, dans ce domaine, des stratégies pertinentes qui ont la flexibilité nécessaire pour profiter d’un environnement de taux difficile ou d’une volatilité accrue sur les marchés.

La réglementation européenne en matière de gestion collective de fonds se renforce sans cesse. Quelle influence cette modification a-t-elle sur les activités de BFS ?

Ces changements n’ont généralement pas trop d’incidences. Ils resserrent un peu notre champ d’application, car ils restreignent le nombre d’investisseurs susceptibles d’accéder aux produits. Aussi, essaie-t-on d’avoir les produits les plus normalisés possibles, les plus en ligne avec les réglementations en vigueur. Dans cet esprit, nous facilitons l’accès au marché européen à des gérants non-européens. Une SICAV luxembourgeoise, société d’investissement à capital variable, a, par exemple, été créée pour un gérant américain.

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