Agriculture, énergie: pénurie ou heure de vérité?

Depuis la guerre menée par Poutine contre l’Ukraine, plus personne ne peut nier la nécessité de revoir les circuits d’approvisionnement. La pandémie du Covid en avait déjà donné un aperçu et on s’était rendu compte à quel point le libre-échange avait un coût non seulement écologique et social, mais aussi géopolitique. La situation actuelle ne fait que le confirmer.

Il reste toutefois incertain que la volonté politique d’un rééquilibrage entre libre-échange (et donc de notre dépendance du bon fonctionnement des relations internationales) et résilience locale soit durable, tant les vertus supposées intrinsèques du libre-échange se sont inscrits dans l’ADN des décideurs des pays industrialisés. Adapter un corpus doctrinal à la réalité est toujours douloureux, on l’a vu avec la chute de l’URSS. Mais ne pas le faire est bien plus douloureux encore.

La pénurie questionne la demande, et pas seulement l’offre

Un autre enjeu est la manière de considérer la pénurie. Et à cet égard on note un parallélisme parfait entre les enjeux énergétiques et ceux de la production agricole. Alors que, en particulier sous l’angle des risques climatiques croissants – que nos étés toujours plus chauds viennent souligner – on avait déjà commencé à questionner les choix privilégiant les perspectives quantitatives, la guerre devrait être l’occasion d’un changement de cap, en prenant le meilleur du passé et du présent pour imaginer un futur à la hauteur de nos attentes…

En effet, la notion de pénurie n’est pas une réalité univoque. En matière agro-alimentaire, elle suppose qu’il est normal que les pays du Sud, en particulier en Afrique, aient négligé leur production agricole vivrière, leurs sortes traditionnelles sélectionnées durant des millénaires pour leur résistance aux conditions locales, et se soient rendus autant dépendants du blé importé.

Elle suppose qu’il est normal que l’on doive satisfaire dans les pays industrialisés une moyenne calorique de 3100 kcal/jour/personne, alors qu’elle dépasse nos besoins nutritionnels d’un tiers. Et qu’elle est obtenue par une course au productivisme qui nivelle les campagnes, les goûts et les sortes, et finalement les paysans eux-mêmes, dont le nombre est en diminution constante, réduisant d’autant nos capacités d’autonomie locale.

Qu’il est normal de dépendre massivement d’intrants importés et polluants, au risque de lourds impacts écologiques. Qu’il n’est pas grave que le monde dépende pour les deux tiers de sa nourriture de 9 espèces végétales, car on a tout sacrifié à une vision purement financière et court-termiste de la rentabilité. Ni qu’on assiste à la perte d’un tiers, entre « la fourche et la fourchette », de la nourriture produite… Tous ces points étant autant de leviers d’action à mettre rapidement en oeuvre!

Quelle stratégie agro-alimentaire pour la résilience des territoires ?

A l’examen, c’est bien la stratégie de « verdissement » de l’agriculture qui nous libère des dépendances, bien plutôt que l’accélération de la fuite en avant. Pourtant c’est cette dernière option que le lobby de l’agrobusiness, incapable de se remettre en question, tente de faire passer, profitant de l’inquiétude ancestrale ne pas avoir assez à manger que le terme pénurie suggère. Et on oublie que le secteur agro-industriel mondial émet 25 à 33 % de tous les gaz à effet de serre anthropogènes. D’ailleurs, la FAO prône aujourd’hui l’agroécologie comme seule façon de nourrir une humanité en nombre croissant sans détruire les sols ni la condition paysanne.

En matière énergétique, le schéma est exactement le même. Alors que depuis un demi-siècle (première crise du pétrole 1973), on connaît les risques géopolitiques et écologiques de notre dépendance du fossile, ce n’est que très progressivement et par à-coups qu’on a valorisé les ressources que nous avons dans notre environnement direct : géothermie, bois, biogaz, eau, vent, soleil, chaleur de l’environnement, qui ne font actuellement à peine que le quart de notre approvisionnement – alors qu’elles sont les plus sûres et les moins polluantes.

Energie : prendre au sérieux les économies possibles

Quant aux mesures pour agir sur la demande, elles sont connues de longue date : chauffer moins en hiver, rouler moins vite, redéployer les transports publics, réduire la place de l’aviation, notamment. Et chaque petite action pour concrétiser cette liste est un combat, qu’on se rappelle des discussions en France sur l’aviation courte distance – et la mise dans un grand tiroir des propositions de la convention citoyenne du climat, malgré l’engagement de Macron de les suivre quasiment à la lettre…

Là aussi la pénurie doit d’abord être l’occasion de redéployer tout l’arsenal du questionnement de la demande, et surtout pas, comme l’UDC vient de le faire sur le mode démagogique qu’on lui connaît, de renoncer aux mesures climatiques et de relancer l’atome. Car si des panneaux solaires ou des éoliennes s’implantent techniquement en peu de mois, prôner le nucléaire ne fait que repousser les échéances d’au moins une décennie. Et pendant ce temps, on ne ferait rien ?

Raser gratis, c’est la promesse des démagogues de toujours, mais on connaît le prix des lendemains qui déchantent. Et dire que d’aucuns continuent à refuser les éoliennes, soit 7% de notre production électrique disponible en peu de temps si les opposants voulaient bien retirer leurs objections d’enfants gâtés. Une chose est sûre : les réponses communes aux risques climatiques et aux risques de dépendance géopolitique existent, à nous de les mettre en œuvre.

René Longet

Licencié en lettres à l’Université de Genève, René Longet a mené en parallèle d’importants engagements, dans le domaine des ONG et du monde institutionnel, pour le vivre-ensemble ainsi qu'un développement durable. Passionné d’histoire et de géographie, il s’interroge sur l’étrange trajectoire de cette Humanité qui, capable du meilleur comme du pire, n’arrive pas encore bien à imaginer son destin commun.

91 réponses à “Agriculture, énergie: pénurie ou heure de vérité?

  1. Je suis pour le nucléaire mais comme vous le dites, il est illusoire de penser pouvoir continuer notre folle course en avant avec ou sans ce dernier. Ceux qui font de cette énergie la panacée et pensent pouvoir éviter les pénuries grâce à lui sont des aveugles qui ne comprennent pas les ordres de grandeur des changements nécessaires.
    La biodiversité se meurt et le climat n’est pas (encore) responsable, c’est notre mode de vie destructeur qui l’est. Les conséquences du réchauffement climatique ne sont qu’à leur balbutiement, les conséquences visibles aujourd’hui sont infimes.
    Nous refusons d’apprendre à vivre avec moins mais n’ayons pas de doutes, notre monde va se charger de nous donner des cours de rattrapage.

  2. « on connaît le prix des lendemains qui déchantent »

    A votre place je ne me réjouirai pas trop vite des pénuries qui s’annoncent car les écologistes pourraient bien être les premiers à payer.

    L’écologisme pourrait se retrouver en première ligne et devoir gérer un gros dilemme moral et politique : laisser les gens crever littéralement de chaud en été faute de possibilité de se rafraichir et de froid en hiver faute de pouvoir se chauffer parce qu’il faut économiser l’énergie et / ou sauver la planète. Dans l’esprit de tous ceux qui en seront victimes, les effets des pénuries et la volonté politique de certains partis vont vite ne faire plus qu’un.

    Je ne saurais trop vous recommander d’élaborer un discours extrêmement solide et convaincant, sans quoi le prix politique, voire plus (cf. les gilets jaunes en France), pourrait être très lourd.

    1. Cher Monsieur Caillet
      Je ne me réjouis aucunement des difficultés présentes et à venir. Je cherche juste les bonnes sorties de crise, et il n’est pas question de séparer l’habitabilité future de la planète et les fins de mois difficiles des personnes et des entreprises d’aujourd’hui. C’est en les séparant comme on ne le fait que trop que les populations paieront le prix fort. Il s’agit donc de définir des scénarios qui répondent aux besoins du présent ET à ceux de l’avenir. Des solutions qui aggravent les problèmes ne sont pas des solutions! Je ne vois pas ce que j’aurais dit d’autre?

      1. Pour une fois je vous rejoins complètement sur les principes.

        Par contre, en attendant de trouver des solutions à large échelle et de transformer la théorie en pratique, les problèmes vont devenir très concrets pour nous tous dans les 3 à 12 prochains mois. C’est à ce (très) court terme que je pense et à la qualité de sa gestion et du discours qui l’accompagnera qui pourrait bien déterminer la tournure que prendra la suite des évènements.

    2. Vous vous trompez d’ennemis. La volonté politique de certains, c’est précisemment ça dont il est question. La volonté de ceux qui connaissent les enjeux mais qui, pour un profit court-termiste, font la sourde-oreillet et prônent le business as usual en sachant pertinemment les conséquences de ce laisser faire.
      Les écologiste n’ont, malheureusement, jamais été au pouvoir. Un peu facile aujourd’hui de les juger coupable d’un tel crime alors qu’ils sont les seuls à avoir osé jouer les oiseaux de mauvaise augure depuis plus de 20ans, période durant laquelle la totalité des autres partis ont continué à prôner le libre-échange. Si on les avait écouté nous aurions peut-être pu gérer cette crise.
      Ne faites pas l’enfant, les scientifiques nous ont prévenu il y a bientôt 50ans maintenant des conséquences de nos actes, nous avons fais le CHOIX de ne pas en tenir compte (et continuons de le faire) alors ayons au moins la décence de ne pas feindre la surprise quand arrive l’addition (et elle n’est pas là, ce n’est qu’un avant-gout tout au plus).
      Sur le dernier point, j’espère que vous avez raison et que le peuple aura la bonne idée de faire payer rapidement les coupables afin de mettre fin à cet immobilisme. Toutefois, que des personnes soient assez ignardes pour penser à blâmer les écologiste ne donne pas beaucoup d’espoir en l’avenir.

  3. Ah ah ah, vous commencez enfin à vous soucier du sort de nos agriculteurs. Cela paraît tellement opportun politiquement 😆😅🤣😂😂

    Votre gauche est magnifique.
    Vivement les élections de 2023, qu’on puisse enfin exprimer notre pensée profonde sur quels partis sont responsables de notre délabrement.

    1. Cher.e courageux/se “NoBillag” là vous tombez franchement mal, cela fait depuis des décennies que je soutiens une agriculture durable, c’est-à-dire écologiquement, socialement et économiquement viable.

        1. Oui en effet pas courageux du tout de rester anonyme et peu intelligent de faire croire que tout se résume à de l’électoralisme. Sur le fond de la question, je vous l’apprends puisque vous semblez l’ignorer: comme les autres milieux d’ailleurs, le milieu agricole n’est ni homogène ni unanime sur les chemins à prendre, depuis des décennies il y a débat sur les stratégies d’avenir pour l’agriculture, au sein de la paysannerie elle-même, depuis le plus petit hameau jusqu’aux organismes internationaux tels la FAO.

          1. Désolé je n’ai aucune leçon à recevoir de vous, je connais suffisamment de paysans d’obédience diverse et les respecte tous, et vice-versa. Donc merci de cesser de me donner vos conseils parfaitement inutile.

  4. Ah! Comme il est difficile de sortir de ses biais cognitifs. J’en fais l’expérience tous les jours. L’accolement des blogs de MM. Longet et Genoud, publiés à quelques minutes d’intervalle, ce dernier traitant du bullshit, est à cet égard assez savoureux.
    Toujours les mêmes insinuations climat-canicules. Le même procès fait au Nord d’imposer au Sud sa politique agricole. Les mêmes généralisations sur le régime alimentaire des nantis. L’impossibilité “du lobby de l’agrobusiness de se remettre en question”. (N’y aurait-il que lui?). Rien sur la crise au Sri Lanka?
    Et si l’on osait dire que les NER représentent moins du quart de nos besoins en raison de leurs défauts, et non pas à cause des “oilgarques”?
    Non, l’UDC – qui n’est pas mon parti – ne fait pas de démagogie à propos du nucléaire. C’est le seul groupe politique, avec quelques associations et quelques individus isolés, qui ont mis en garde contre les conséquences de l’abandon de la filière, que nous allons bientôt expérimenter à nos dépens. Non, les opposants aux éoliennes ne sont pas des enfants gâtés. Leur détermination repose sur des arguments très solides.
    L’article finit en apothéose par un cas d’école typique de l’inversion accusatoire*: rendre ses adversaires responsables de l’échec de ses propres visées doctrinaires.

    * Merci à fch de m’avoir éclairé sur l’emploi de la technique

    1. Permettez-moi d’ajouter un petit correctif:
      Je suis tombé dans le piège: les NER ne représentent environ en fait que 10% de nos besoins, et non le quart, en tenant compte de l’hydroélectricité courante disponible de longue date.

      1. Je ne parle pas des NER mais de toutes les énergies renouvelables, dont l’hydraulique est bien sûr la plus importante. C’est par contre du côté des NER qu’il y a le plus grand potentiel de développement, la force hydraulique étant largement exploitée déjà.

  5. Parlons plus précisément des éoliennes !
    Le but des “Perspectives énergétiques 2050+” de la Confédération est d’arriver à produire 4,3 TWh par l’éolien. Notons en passant que ce chiffre est exactement celui des pertes actuelles du réseau électrique, les fameux 7% de la consommation mentionnés ci-dessus ! On peut aussi calculer, avec un facteur de charge favorable de 20%, qu’il faudrait disposer de 2,45 GWp de puissance-crête éolienne installée, soit aussi de 490 grandes éoliennes de 5 MWp chacune. Dans les 28 années qui nous séparent de 2050, cela représenterait devoir inaugurer une éolienne toutes les trois semaines… non-stop !
    L’éolien n’est donc certainement même pas une partie de la solution en Suisse.

    1. Non cher Monsieur 7% ce n’est pas rien, à moins que vous nous certifiez que les anti-éoliennes accepteraient des centrales nucléaires dans leur environnement, là il y aurait une certaine crédibilité. Sinon c’est juste du NIMPY, not in my backyard, et puis on y va sur le mode quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la gale, tous les arguments sont bons pour éviter une solution qui fonctionne bien dans le monde entier. La Suisse serait-elle le seul pays à refuser l’éolien? On est déjà en queue de peloton.

      1. Il semble que vous ne m’ayez pas lu jusqu’au bout.
        L’allusion aux 7% de pertes du réseau était là pour faire la comparaison, car c’est plus parlant que 4,3 TWh.
        Si l’on vous suit, on devra se préparer à une fête d’inauguration d’une éolienne toutes les trois semaines. C’est cela que je ne crois pas être réaliste en Suisse.
        J’aurais aussi pu parler du photovoltaïque (PV).
        Pour assurer l’approvisionnement électrique de la Suisse d’ici 2050, M. Roger Nordmann pense à installer 50 GW-crête de PV en Suisse, cela fait 250 km2. Ici aussi un simple calcul montre la non-faisabilité : en 28 ans d’ici à 2050, il faudrait inaugurer chaque jour, non-stop, une puissance-crête de 4,9 MWc, soit aussi 24’500 m2, ou l’équivalent de 490 installations domestiques de 50 m2 ou de 10 kWc. Ne pas oublier que les quelque 3 GWc de PV installés à ce jour (donc en plus de 30 ans depuis 1990) n’existeront plus dans 30 ans. Tout est donc encore à faire.

        1. Toujours facile de critiquer, merci de proposer vos solutions pour sortir du fossile et du fissile, énergies non disponibles chez nous et les plus polluantes de toutes.

          1. Ce n’est pas une critique, mais un simple constat de bon sens.
            Nous avons un besoin de garantir un ruban de 5 GW aujourd’hui, probablement 7 GW demain. Là est le problème à considérer et non pas des TWh produits par telle ou telle technologie aléatoire au 31 décembre pour montrer fièrement une belle statistique.

        2. Monsieur De Reyff ne critique pas, il expose des faits, dûment chiffrés qui plus est. Qu’avez-vous à y répondre? Car ce qui n’est à l’évidence pas possible, ne l’est pas, point. Donc il faut chercher, et espérons-le trouver, d’autres solutions. Pour cela, il faut commencer par poser un diagnostic correct, ce que fait très justement Monsieur De Reyff.
          Quant aux combustibles fissiles non disponibles chez nous (il y a néanmoins beaucoup d’uranium dans les Alpes par exemple!), il faut quand même noter que, contrairement aux combustibles fossiles, il est très facile de stocker sur site le combustible nucléaire permettant le fonctionnement d’une centrale nucléaire pour plusieurs années, ce qui permet de “voir venir”.

          1. Alors OK messieurs les anti-éoliens dites clairement que vous êtes 1) pour le nucléaire et 2) que vous acceptez que les installations liées à ce mode de production d’électricité soient prévues près de chez vous.

          2. Mais bon dieu ! Monsieur Longet, Monsieur de Reyff n’est pas contre les éoliennes.
            Il dit simplement que pour atteindre les objectifs auxquels vous aspirez « dans les 28 années qui nous séparent de 2050, cela représenterait devoir inaugurer une éolienne toutes les trois semaines… non-stop ! ».

            Il essaie simplement de vous faire comprendre que, comme dit le proverbe, « neuf femmes ne peuvent pas faire un enfant en un mois ».

          3. Une tous les trois semaines, pourquoi pas, si elles sont prêtes dans les temps, même une par jour, la comparaison avec la gestation humaine est absurde. Ici tout dépend des capacités techniques de fabrication et d’installation.

          4. @René Longet: Je crois être resté absolument poli et courtois dans mes commentaires (et Monsieur De Reyff aussi d’ailleurs). Ce serait bien que voue en fassiez de même! Ou aurais-je parlé des éoliennes pour être traité de “Monsieur anti-éolien”?!! Cela dit, puisque vous évoquez la question, je préférerais effectivement avoir près de chez moi une centrale nucléaire de nouvelle génération plutôt qu’un parc éolien de puissance égale! De toute façon, cette “pique” est très mal venue car vous avez vous même souligné qu’ “AUCUNE production d’énergie n’est sans nuisance”. Donc QUELLE QUE SOIT la technologie de production envisagée, évidemment que si vous demandez aux gens directement impactés s’ils sont “heureux” d’avoir cette installation dans leur voisinage, ils répondront que non, mais il faut bien construite de telles installations quelque part.

          5. Pour ma part je ne vois pas en quoi j’aurais été impoli de vous considérer comme anti-éolien, votre message montre que j’ai touché juste. Oui aucune production d’énergie n’est sans nuisance, mais il y a des gradations dans la nuisance. Une éolienne mal placée est assez vite démontée, une centrale nucléaire ça prend des années, voire des décennies.Vous devriez être fier d’avoir dans votre voisinage une installation qui capte une énergie de proximité, produite sur place. Ce n’est le cas ni du fossile ni du fissile, de plus leurs effets négatifs sont là pour des siècles. Changement irréversible du climat pour le fossile, déchets radioactifs et risques divers pour des millénaires pour le fissile. Merci néanmoins d’avoir la cohérence d’écrire que vous préférez avoir dans votre voisinage une centrale nucléaire de “nouvelle génération” (attendons donc que cela existe, pour l’instant ce n’est qu’une promesse) plutôt qu’un parc éolien de même capacité de production (notons toutefois qu’il serait bien plus décentralisé et s’étendrait sur une surface bien plus grande, ce qui est logiquement la caractéristique de toute production décentralisée). La centralisation fait partie des risques d’ailleurs…ce qui est décentralisé est par nature bien plus résilient.

      2. Etes-vous déjà allé près d’une de ce grandes éoliennes (5MW, pas les petites de 1 ou 2 MW) et ressenti le bruit sourd qu’elles engendrent ? N’imaginez pas habiter à moins de 10 km d’une d’elle pour ne pas les entendre en basses fréquences. Quand à la pollution visuelle, allez faire un tour en France et admirez le saccage des paysages et de certains monuments/chateaux qui donnent maintenant sur des champs d’éoliennes dont beaucoup sont à l’arrêt faute de vent.
        En France, on a construit des éoliennes dans des endroits pas spécialement ventés car leur production importe peu, c’est l’avantage fiscal qui a motivé leur construction…

        1. Oui en effet aucune production d’énergie n’est sans nuisance. Quand il a fallu construire les grands barrages on a totalement transformé les paysages, pensez au lac de Gruyère. Et si on ne l’avait pas fait, où en serions-nous aujourd’hui? Il faut bien faire quelque chose: des économies d’énergie, du nucléaire, du pétrole, des énergies renouvelables, faites votre choix mais arrêtez de vous bercer de l’illusion que tout se fera dans la facilité et sans aucune nuisance pour personne. Par ailleurs je ne connais pas d’éolienne qui ait été installée là où il n’y a pas de vent, merci de m’éclairer si vous avez des exemples concrets.

          1. C’est bien connu que l’est de Paris mité par les éoliennes est une zone très ventée, passez régulièrement et comptez celles qui tournent ce sera plus facile que celles qui ne tournent pas!

          2. Plus vague on meurt. Des lieux précis et des mesures du vent, svp c’est la moindre des choses quand on polémique que d’assurer ensuite derrière. Sinon c’est du Fake et de la désinformation irresponsable.Et à la base de l’exploitation de l’énergie du vent: il faut qu’il souffle et il ne souffle pas toujours. C’est bien pour ça qu’on appelle l’éolien, comme le solaire, des énergies intermittentes. Heureusement, elles se complètent: en général quand le vent souffle le plus fort, le soleil est au plus faible.

          3. Ah oui, le vent souffle la nuit quand le solaire ne produit rien!!!!
            Ouvrez les yeux, l’Allemagne est devenu le plus gros pollueur d’Europe depuis qu’ils ont fermé leurs centrales nucléaires car l’explosion des ENR en Allemagne les a obligés multiplier l’ouverture de centrales à charbon et gaz pour compenser l’énorme variabilité de leur production ENR. Beau programme…,
            1 réacteur nucléaire c’est au bas mot 8000 belles éoliennes de 1MW à implanter. Pour information il y a 2200 communes en Suisse, donc tout le monde en Suisse devra supporter les nuisances sonores et visuelles des éoliennes sans exception. Un réacteur nucléaire ne fait aucun bruit et n’est pas visible….
            Le vent n’est significatif que le long des côtes maritimes, ailleurs c’est un investissement avec pour seul but un avantage fiscal, de nombreux rapport le mettent bien en évidence, mais vous ne voulez pas voir les réalités ni les ordres de grandeur en face et restez enfermés dans votre doctrine.

          4. OK vous préférez le nucléaire à l’éolien alors dites-nous clairement qui va financer le développement du nucléaire, ce que ça va coûter, quand ça va pouvoir (techniquement j’entends, pas politiquement) se faire, et surtout où. Et arrêtez de faire croire qu’on n’a dans le renouvelable que l’éolien et le solaire, dont l’intermittence n’est aucunement contestée. Que faites-vous de l’hydraulique, du biogaz, de la géothermie, pour ne parler que de cela? Et de l’immense gisement de la sobriété énergétique??

          5. Le problème c’est que vous ne répondez pas à une question et sautez à un autre sujet.
            La question n’est pas de préférer A ou B, la question c’est la faisabilité des solutions proposées. Or visiblement vous manquez totalement de compétences pour comprendre les impératifs de la production et distribution d’électricité, la variabilité de ces derniers leurs contraintes et surtout leurs ordres de grandeur.
            Allez passer quelques jours près d’une éolienne et vous comprendrez qu’elles sont loin de faire l’unanimité, mais encore faut-il que vous ayez l’esprit suffisamment ouvert pour accepter les points de vue de ceux qui en savent un peu plus que vous sur le sujet !

  6. Il faut partir du principe que l’humain fonctionne selon les contraintes et nécessités.
    Seuls les moines et militants vont se la jouer frugale, mais pour des raisons différentes.

    Si des pays africains décident de repenser leur agriculture, c’est que la dépendance alimentaire n’est plus acceptable.
    L’indépendance voulu en Europe et le renforcement stratégique avec le reste des alliés occidentaux est une nécessité et non une réponse écologique.
    En fait dans ces changements, l’écologie n’est pas suivi, ce sont les nécessités qui recouvrent en partie l’idéologie écologique. D’ailleurs, l’Angleterre, les pays scandinaves vont construire des centrales nucléaires.

    Vous dîtes qu’on absorbe trop de calories, et alors diront certains ? Manger n’est pas qu’un acte de survie mais aussi de plaisir. Donc l’idée de diminuer les calories restera dans l’imaginaire des écologistes sauf période de famine, ça toujours été comme ça. Ce qui veut dire que pour le moment, le tout bio est un rêve.

    Il faut donc aussi se concentrer sur l’adaptation et non seulement sur la capacité que l’humain devienne moine.
    S’adapter, c’est mieux cultiver, c’est mieux gérer l’eau, etc…

    Pour donner une image, la frugalité à autant de chance que l’arrêt du bétonnage dans les villes. Le béton, c’est beaucoup de CO2, des îlots de chaleurs, et pourtant.
    La gauche qui se dit écologique favorise ainsi une des plus grande pollution de co2 avec le béton, conséquences de leur politique de bétonnage dans les villes.

    Vous voyez, même ceux qui font de la morale écologique ne sont pas cohérent.

    En résumé, il faut avoir une idée d’ensemble parce que tout le monde fait ce qui l’arrange. Au niveau Suisse, un certain niveau d’indépendance et un frein au béton sont incompatibles avec la croissance de la population. Il faut réguler la population en limitant l’installation d’entreprises qui demandent beaucoup de main d’œuvre.

    Bref, une partie de l’idéologie de gauche (immigration,…) comme à droite est incompatible à l’écologie. Il faut être cohérent pour convaincre la population de faire des efforts :
    L’obsession anti-voitures avec l’obsession de bétonner, ça ne passe pas.

    Chaque camp doit regarder la bûche qu’il a dans l’œil.

      1. L’écologie n’est pas une idéologie mais une science. Les premiers lanceurs d’alerte? La biologiste américaine Rachel Carson, avec son best-seller de 1964 Le Printemps silencieux et le biologiste français Jean Dorst avec en 1965 Avant que nature meure. Et que disaient les marxistes de l’époque, par exemple le Parti communiste français? ce sont des ennemis du progrès, il faut au contraire libérer les forces productives entravées par les lois de la rentabilité capitaliste. Avant de dire n’importe quoi dans le style de certains tweets aussi démagogiques qu’infondés, relisez vos classiques. On peut changer les lois faites par les hommes mais pas les lois de la nature. On doit faire avec et pas contre elle.

        1. L’écologie est une science.
          L’écologisme est une idéologie, essentiellement de gauche mais pas que, qui utilise certains aspects de la science de l’écologie dans le but de transformer la société sur la base de critères moraux et sociétaux (ne parle-t-on pas « d’éco-féminisme » par exemple ?).

          Toute la stratégie des écologistes politiques est de faire en sorte que l’idéologie et la science ne fassent plus qu’un dans l’esprit des gens.
          Le problème est que cette propagande qui consiste à entretenir une certaine forme de confusion ne sert ni les intérêts de votre cause, ni l’acception par les peuples de mesures pour lutter contre la destruction de la planète.

          1. Alors cher Monsieur oubliez ce que vous appelez l’écologisme ou l’écologie politique et tenez-vous-en à ce que dit la science, c’est déjà suffisamment éclairant, cf le GIEC ou l’IPBES pour la biodiversité.

          1. Désolé Casper, c’est totalement hors sujet. Bientôt vous allez prétendre que l’Accord de Paris et l’Agenda 2030 qui l’a précédé de quelques mois est l’expression la plus achevée du communisme … Merci de me dire ce que vous proposez au lien de jouer à ce jeu des amalgames absurdes et qui ne mènent à rien.

  7. Ce qui me fait rigoler c’est l’aplomb de tous ceux qui veulent des mesures drastiques en Suisse… 8 millions d’habitants face à 1,6 millards de Chinois, 1,4 milliards d’Indiens, deux pays en plein développement qui ouvrent une centrale à charbon par semaine pour répondre à la demande d’électricité de leur population.
    Chine+Inde+USA = 80% des émissions de CO2 mondiales, Suisse 0,1%, France 1%, Allemagne 6%…
    Il faut replacer l’église au centre du village et regarder la question globalement. Vous pouvez vous exciter autant que vous voudrez en Suisse, même en étant à zéro CO2 cela n’aura jamais aucun impact sur le climat.
    Choisissez les bonnes priorités, le climat de regarde que le CO2 mondial, pas la bonne conscience ou l’exemplarité de pays sans impact.

    1. Merci de me dire ce que sont “les bonnes priorités”. Les leviers d’action de la Suisse sont multiples. D’une part, les émissions de CO2 générées ailleurs dans le monde par notre consommation sont deux fois plus importantes que celles partant de notre territoire, les effets de nos investissements hors de nos frontières environ 10 à 20 fois plus importantes encore. D’autre part nous ne sommes aucunement le seul pays à vouloir agir, au niveau international nous concluons des alliances avec d’autres Etats et faisons tout ce que nous pouvons pour peser dans la bonne direction dans les réunions internationales sur le climat. Si vous pensez que tout ça ne sert à rien, quelle est votre solution?

      1. Allez d’abord prêcher en Chine et en Inde ensuite seulement venez prêcher ici..,,
        Si vous ne changer rien aux 80%, vos efforts sur le 0,1% n’ont aucun sens.

        1. Le ridicule ne tue pas… Chacun a à balayer devant sa porte, devenez-vous un escroc parce qu’il existe des escrocs qui réussissent à passer entre les mailles du filet? Pensez-vous l’emporter en plaidant que d’autres que vous aussi enfreignent la loi? Vous mettez-vous constamment au niveau le plus bas possible? Si on veut être crédible il faut donner l’exemple.Et curieusement, en Inde et en Chine on développe aussi l’éolien et le solaire…

          1. 80% face à 0,1% et vous voulez changer le Climat en vous attaquant aux 0,1% …
            Je crois que tout est dit…,

          2. Vous vous obstinez à ne pas vouloir comprendre, j’ai clairement exposé que notre part est bien plus grande que ces 0,1% et que notre action ne se limite pas à notre territoire mais à participer aux dynamiques internationales en vue de solutions globales, par exemple en ayant contribué à la mise au point de l’Accord de Paris.

          3. Et on ouvre une centrale à charbon par semaine, mais c’est vrai le charbon n’émets pas de CO2, les écolos allemands ont décrétée cela et remplacé leurs réacteurs nucléaires par des centrales à charbon. Deux réacteurs ont été arrêtés en Allemagne en février dernier alors que la guerre en Ukraine venait de commencer… Génial comme timing.

          4. Sortons de cette logique binaire où on n’aurait le choix qu’entre la peste (le fossile) et le choléra (le fissile). Personne de responsable n’a envie de réouvrir ou de continuer à exploiter des centrales au charbon de gaîté de coeur alors ne caricaturez pas les propos du ministre vert allemand de l’économie, il a dit tout le mal qu’il pensait de la décision que la situation lui imposait, dans l’espoir que ce ne soit que provisoire. Personne n’a jamais dit que ces centrales au charbon n’émettaient pas de CO2.

  8. Article intéressant et révélateur de notre monde. Personne ne veut réduire son train de vie. Ni vous, ni moi. La population augmente et nous demandons toujours plus à notre bonne vieille terre. Donc plus la population augmente plus la pollution et la consommation augmentent. Effectivement à quoi ça sert d’économiser et de restreindre nos trains de vie de 50% si la population triple. Le problème ce n’est donc pas notre mode vie mais la quantité de gens qui la pratique. CQFD

    1. Merci pour votre appréciation. Vous avez peut-être vu les dernières évaluations internationales sur la démographie mondiale, on s’attend un pic à quelque 10 milliards d’ici 30 ans (soit quelque 2 milliards de plus que maintenant), puis une descente relativement lente mais constante. La population est donc loin de tripler. Par contre oui généraliser notre mode de vie gaspilleur c’est cela le problème. Et donc c’est bien sur ce facteur qu’il faut agir et c’est bien le sens de la transition vers un usage plus responsable des ressources, par l’économie circulaire, les économies d’énergie, la sobriété dans nos modes de vie. Aucun geste dans ce sens n’est inutile, nous ne sommes pas les seuls au monde à nous poser ces questions.

  9. Merci M. Longet pour votre très bon post qui permet de confronter la notion de pénurie. En effet, elles se regardent avec différentes lunettes selon où l’on se trouve et ce que l’on a à manger dans son assiette.

    Bien que’elles seront difficiles à mettre en oeuvre, les recherches et les solutions existent et sont largement étudiées et documentée. Il sera certainement difficile de trouver des points d’entente, comme le montre les questions climatiques, mais il sera encore plus difficle à maintenir un dialogue constructif entre des groupes et des opinions qui s’éloignent de plus en plus. Sans cela, il sera impossible d’aborder les enjeux cruciaux qui s’annoncent, et là, le scénario catastrophe est garanti d’arriver. Comme on le voit aux Etats-Uni autours de la dernière élection ou en France avec les Gilets Jaunes, le risque de polarisation et de conflit social majeur est très important.

    Quelles sont les pistes pour éviter cela? Laisser la place à d’autres domaines? Philo, sciences sociales, art, groupes citoyens, manifestes idéologiques, etc?

    1. Je crois qu’on a suffisamment de programmes concrets, chiffrés et étudiés de près. Il faut travailler maintenant à réduire les inégalités, à restaurer la confiance dans l’action des pouvoirs publics, et réviser notre concept du progrès, fondé sur le “enrichissez-vous” sans dire si c’est matériellement, spirituellement, socialement, culturellement ou humainement… Apprendre que nous ne pouvons que réussir avec la nature, et pas contre elle, distinguer l’usage de la nature de sa destruction, passer de la prédation à la gestion, prendre acte de notre succès dans la bataille contre la nature, se garder de la gagner car ce serait notre perte.

      1. « Réduire les inégalités, » c’est le programme d’une gauche radicale, cela ne devrait pas être dans les thèmes de l’écologie. Cela prouve bien que l’écologie actuelle est minée par le communiste marxiste.

        1. Réduire les inégalités est proclamé par l’ensemble des forces politiques et est au coeur de l’Agenda 2030 des Nations Unies réclamant de “ne laisser personne de côté”. Les inégalités minent la confiance que chaque personne doit pouvoir avoir de pouvoir améliorer son sort et de pouvoir satisfaire ses besoins de base, comme le logement, une couverture sociale, un revenu et un travail décents, un accès à la formation et aux soins… l’égalité de chances et de droits est aujourd’hui refusée à une bonne partie de l’humanité. Selon la Banque mondiale, près de la moitié des humains doivent se contenter d’un revenu de moins de 5,5$/jour, on ne va pas loin avec ça, pendant que d’autres accumulent les richesses bien au-delà du raisonnable.

          1. « Selon la Banque mondiale, près de la moitié des humains doivent se contenter d’un revenu de moins de 5,5$/jour, on ne va pas loin avec ça, pendant que d’autres accumulent les richesses bien au-delà du raisonnable. »

            Vous avouerez qu’il y a une contradiction entre votre volonté de sauver la planète de la pollution excessive engendrée par les activités humaines et permettre à plus de la moitié de l’humanité d’améliorer son sort.

            Même si les plus riches diminuent drastiquement leur train de vie (ce qui est encore loin d’être acquis), l’amélioration, même modeste, du sort matériel des milliards d’humains qui y aspirent compensera largement la diminution des nuisances des riches. C’est d’ailleurs ce qu’il se passe avec la Chine dont la classe moyenne émergente et sans cesse grandissante fait de ce pays le plus gros pollueur mondial, avant les Etats-Unis.

            Pour avoir vécu dans ce pays qu’est le Nigéria, j’ai pu constater les besoins gigantesques en infrastructures de toutes sortes. On peut facilement extrapoler ces besoins à l’ensemble des pays en développement sur le continent africain (2 milliards d’habitants prévus pour la fin du siècle) ou asiatique.
            Il faudra du ciment, du plastique, de l’énergie, des machines de chantiers, des camions et des porte-containers pour livrer le matériel destiné à la construction des routes, des bâtiments, des installations électriques et de communication.

            Allez, soyons fous et imaginons que d’ici là nous ayons trouvé des méthodes de construction et de fabrication plus légères, plus locales et moins polluantes, il faudra quand même de la matière première (du bois, du sable, du ciment, de l’énergie, etc.) et il faudra nourrir toutes ces populations.

            Ne nous voilons pas la face : au mieux arriverons-nous à ralentir un peu le processus. Et encore, ça n’est pas sûr.

            Quant à l’argument de la diminution prévue de la population humaine, il ne tient pas compte de la durée. En effet la population mondiale va commencer à diminuer … dans 50 ans au mieux. D’ici là, le pompage des ressources aura largement eu le temps de tout éliminer.

            Je n’ai malheureusement pas votre optimisme (ou votre sensibilité morale) ce qui me fait penser qu’il n’y a pas de solution à portée humaine.

          2. Vous décrivez très bien le pari de la durabilité. Je ne suis ni optimiste ni pessimiste mais désireux de pouvoir concilier les besoins de développement et donc une accessibilité aux droits fondamentaux comme ceux à un toit, à la formation, à des soins appropriés, à un emploi décent, etc et les capacités de production de ressources et d’absorption des rejets de la nature. Cela passe par deux voies complémentaires: les améliorations dans l’efficience de l’utilisation des ressources: comme déjà signalé on sait faire des véhicules très économes, des bâtiments positifs, on peut réparer, réutiliser et recycler bien plus. Et la lutte contre les comportements gaspilleurs, ce qui est un combat de tous les jours. Si évidemment, comme divers de mes correspondants,on affirme que personne ne va faire ni l’un ni l’autre, il n’y a en effet pas de solution, mais il serait infiniment mieux de participer au mouvement de la durabilité plutôt que de rester en observateur mi-ironique mi-cynique. Je ne sais pas si nous aurons le coeur et la raison pour gagner ce pari mais il vaut la peine d’essayer. L’océan est fait d’une myriade de petites gouttes d’eau et chacun peut balayer devant sa porte. Quant à la diminution de la population, je signale que selon l’ONU elle commencera dès la moitié de ce siècle. Et elle a déjà commencé dans certains pays, comme la Russie ou le Japon – qui s’en inquiètent d’ailleurs… Consommer et gaspiller toujours plus n’apporte rien à personne! Sauf à certains lobbies du court terme et qu’il faut contrer et cadrer, c’est tout l’enjeu du Pacte vert de l’UE ou de l’Agenda 2030 des Nations unies.

  10. Monsieur Longet, pourquoi ne voulez-vous pas regarder les choses en face ?
    Inaugurer une éolienne toutes les 3 semaines, ou installer 25’000 m2 de PV chaque jour sont bien des choses irréalistes.
    Comme déjà dit, la Suisse a besoin d’une garantie de puissance de 5 à 7 GW, nuit et jour, été comme hiver. N’oublions pas qu’une installation comme celle du Nant-de-Drance assure un pompage-turbinage de 0,9 GW sur 20 heures, donc un jour sur deux et qu’elle a coûté 2 milliards. La Grande-Dixence peut assurer 2 GW de turbinage sur 40 jours. Vous pouvez facilement estimer combien il faudrait de ce genre d’installations de stockage pour assurer le pompage par un excès de production estivale de PV pour le turbiner en hiver.
    Actuellement ce ruban de 5 GW est calmement et régulièrement assuré par 2 GW de centrales hydrauliques au fil de l’eau et par près de 3 GW de centrales nucléaires. Que ferait-on d’une soudaine irruption de 50 GW de PV en plein midi en été. Ni le réseau. ni les solutions de stockage ne pourraient jamais encaisser une telle surpuissance.
    Quant au nucléaire, j’habite dans le premier rayon d’alarme de Mühleberg et cela ne m’a jamais inquiété, car je savais que la centrale était encore plus sûre à la fin de son activité que le jour de son inauguration, étant donné qu’elle avait été régulièrement mise à niveau par les progrès acquis en matière de sûreté. Et je n’ai jamais rencontré sur mon chemin la moindre trace de résidus nucléaires radioactifs issus de nos réacteurs, sachant aussi qu’ils sont soigneusement confinés dans les « castors » du Zwilag et, par là, déjà totalement isolés de l’environnement en attendant leur stockage en profondeur.
    Il faut aussi rappeler que, après plus de 1’200 TWh heureusement produits en 50 ans, ce ne seront que 3’600 tonnes de combustible usé radioactif à gérer, soit aussi un volume de 330 m3 (un cube de 7 m de côté !), soit 40 cm3, ou 430 g, par habitant. Si l’on dissolvait cela dans une matrice de verre à 4% de dilution, cela ferait moins de 1 L par habitant à gérer et confiner. Ce n’st donc pas la mer à boire, comme on dit.
    Je parle de résidus et non pas de déchets, car seuls 5% seraient à gérer (22 g ou un dé à coudre par habitant !) et 95% en seraient valorisables si l’on se donnait la peine de procéder à leur retraitement (séparation chimique, puis valorisation), chose actuellement interdite par la loi, car impliquant une exportation. D’où l’obligation de la seule solution du stockage en profondeur dans le sous-sol du pays. Mais les lois peuvent être changées…

    1. Dites-nous clairement ce que coûte tout cela, qui va le faire, quand et comment. Par ailleurs vous minimisez largement les risques, dès lors qu’il faut multiplier par un facteur 5 ou 10 le nombre des réacteurs, actuellement de quelque 450 au monde.

    2. Si vous ne le connaissez pas déjà, je vous recommande le superbe documentaire « Into Eternity » qui part du site de stockage permanent de déchets nucléaires « Onkalo » en Finlande et qui nous emmène vers une réflexion métaphysique sur la notion de futur et d’avenir de l’Humanité.

  11. Monsieur René Longuet et les pommes

    La première loi de la nature est de favoriser la prospérité et l’équilibre dans le monde des êtres vivants en donnant la force de se reproduire en grand nombre aux plus faibles, et le moyen de dévorer ceux-ci pour les moins nombreux. Comment vous situez-vous sur cette échelle de la force du nombre et celle des dents pour combler votre appétit naturel ? Vous avez certainement la sensation d’être en accord avec la nature quand vous croquez votre pomme bio qu’aucun pommier sauvage n’a posée sur votre table en allongeant l’une de ses branches à travers la fenêtre ? Les lois de la nature prévoient plutôt que vous alliez vous-même à la recherche de votre pomme dans la forêt, et qu’un gorille vous donne un coup sur la tête pour l’avoir en premier. Pour vous éviter cette épuisante et dangereuse aventure écologique, la Migros a changé les lois de la nature en se faisant complice de tous ces acteurs sans scrupule qui vous font souffrir, du fabricant de tracteurs, de camions, de machines à emballer, jusqu’au cabas en plastique qui pollue, en tissu qui dévaste les surfaces cultivables, ou en papier qui abat les arbres. Et au passage les comptes en banque remplis d’une mauvaise énergie dont vous ne supportez pas l’odeur, différente de celle que dégage votre portefeuille.

    L’écologie à outrance, la vôtre, est effectivement en accord avec les lois de la nature afin que vous nourrissiez les champignons avec votre corps, et non les lecteurs avec votre esprit. Si vous alliez jusqu’au bout de vos idéaux, ces champignons bio de bonne qualité nous pourrions au moins les manger, avec légère tristesse quand même…

    1. Je suis atterré de la caricature que vous donnez de l’écologie et de ce vous pensez de ce que j’en pense – dont apparemment vous ne savez absolument rien. Renseignez-vous avant d’écrire n’importe quoi sur ma personne car là ça frise l’insulte. Vous n’avez visiblement même pas la capacité de comprendre que les lois de la nature ne sont pas les nôtres, que ce n’est pas nous qui en sommes maîtres mais que si nous voulons survivre et vivre bien sur cette Planète il faut partir de ces réalités, ce qui ne veut pas dire les faire nôtres pour nos modes de vie à nous.

      1. Vos raisonnements montrent un serpent qui se mord la queue après avoir décrit de multiples boucles. Ce que vous peinez à comprendre, je l’ai déjà exposé dans mon commentaire, il me semble assez clairement : l’être humain survit en s’opposant aux lois de la nature qui lui sont défavorables. Ce que je sais de vous ? Rien ?.. Mais si, vous possédez « un diplôme en Lettres de l’Unvivesité de Genève », vous propulsant dans la sphère scientifique pour nous expliquer que l’écologie est une science, sans avoir jamais étudié au moins l’une des sciences sans lesquelles l’écologie ne parlerait de rien. Les élans de l’idéologie permettent effectivement de parler de tout : économie, problème climatique, production, techniques agricoles, besoins physiologiques alimentaires, limites et dangers des centrales nucléaires, magie des éoliennes si évidente qu’il serait inutile de vouloir s’attarder à en faire la critique d’un point de vue… non littéraire. Quant à la « caricature », c’est un langage auquel j’ai eu recours pour qui ne parvient pas à raisonner dans le monde réel qu’il vous est difficile de connaître, malgré une certaine richesse acquise par de nombreuses lectures dédiées à la science.

        1. Cher Dominik puisque vous le demandez gentiment, je vous donne ci-dessous quelques étapes dans mes engagements qui vous permettront de mieux me situer et de ne pas rester sur l’idée fausse que ma licence en lettres qui date d’il y a plus de 40 ans serait ma seule référence. Signalons toutefois que l’étude de l’histoire est un bon point d’appui pour ne pas se faire trop d’illusions sur la nature humaine.Voici donc quelques-uns de ces engagements et j’ose dire avec une certaine fierté que les personnes concernées se sont toujours montrées très satisfaites de mes activités:
          • Membre de l’exécutif de la Ville d’Onex (GE), 1999-2011, député au Grand Conseil genevois, 1993-1999, conseiller national 1982-1991 ; Administrateur provisoire de la Ville de Vernier (membre de l’exécutif) juin-octobre 2018.
          • Membre des délégations officielles suisses aux Sommets mondiaux du développement durable de 1992, 2002 et à 2012.
          • Membre du Conseil d’administration d’Alpiq, 3e producteur d’électricité suisse, 2013-2020.
          • Membre du Conseil de Fondation Pro Juventute Genève, 2000-2018 et responsable romand de la Fondation suisse 2012-2015.
          • Président de la Commission d’information et de suivi de l’assainissement de la décharge industrielle de Bonfol (JU), 2001-2019.
          • Président de la Fédération genevoise de coopération, 2013-2022.
          Je suis actuellement vice-président des Services industriels de Genève (SIG), président de la commission consultative de la diversité biologique du canton de Genève et ambassadeur de l’association des Cités de l’Energie, nous remettons les diplômes lors des certifications des collectivités publiques membres de l’association (regroupant quelque 500 communes de Suisse avec quelque 60% de la population).

          1. Donc aucune formation scientifique ni mathématique, ce qui explique vos lacunes sur les ordres de grandeur des sources d’ENR et les contraintes d’un réseau électrique. Vous utilisez bien le discours politique, mais êtes incapable d’entrer dans une discussion plus technique sur ces sources d’énergie…

          2. Votre raisonnement ne tient pas la route, et qui êtes-vous pour proférer de tels jugements? Si vous pensez que seuls les scientifiques et les mathématiciens peuvent se prononcer sur les sujets de société, alors suivez au moins ce que disent les experts du GIEC et de l’IPBES et renoncez à toute autre digression. Et que savez-vous de ma manière de tirer des conclusions à partir de faits démontrés et ceux qui ne le sont pas? De plus ce raisonnement est totalement antidémocratique, seuls auraient la parole sur chaque sujets les spécialistes du sujet, et encore, à condition qu’ils soient d’accord.

          3. Sérieux?
            Vous n’avez jamais eu un vrai emploi (c’est-à-dire autre que électif) en 40 ans ? jamais un patron? des objectifs? un cahier des charges? une évaluation? un risque de licenciement…

            Vous êtes mon champion !! 😍😍😍

          4. Vous rigolez? J’ai donné un extrait des responsabilités que j’ai exercées et qui m’ont été confiées et je vous rappelle qu’un mandat électif, surtout dans un exécutif, est un vrai emploi, avec un risque réel de licenciement par les électrices et électeurs tous les 4 ans. Qui êtes-vous pour me parler ainsi? Je n’ai pas à publier ici mon CV mais sachez que j’ai en parallèle de mes mandats électifs été durant 16 ans directeur romand d’une ONG avec toutes les conditions du salariat que vous évoquez, et que j’ai à l’inverse été le “patron” à de nombreuses reprises d’équipes les plus diverses, avec – moi comme les autres – cahiers de charges, objectifs, évaluations et tout ce qui s’ensuit. J’ai aussi travaillé à mon compte et cherché les fonds nécessaires aux organisations pour lesquelles je travaillais, donc j’ai une connaissance directe et précise tant du public que du privé, de l’économique que de l’associatif. A bon entendeur salut.

          5. La « gentillesse » est donc constructive dans les désirs d’échanges d’avis, et a certainement autant d’importance que les plats de biscuits posés sur la table durant les discussions. Le bon goût de ces petites choses tient à leurs ingrédients, mais la boîte n’est pas à côté pour que l’on s’en assure.

            Je vous remercie donc d’avoir fourni la composition de votre savoir afin de rassurer, mais aussi d’accueillir de pauvres personnes qui ne connaissent pas les recettes du bien vivre durable. Quoi qu’il en soit, vos articles ont leur place, et je ne dis pas cela par gentillesse, ce n’est que de la sincérité brute.

          6. Pour vous le GIEC est la bible qui ne doit pas être remise en question !!!!
            Mais savez-vous seulement que le GIEC n’est pas son vrai non, mais IPCC (International Panel on Climate Change), à savoir un PANEL et pas un groupe d’expert. Cela change tout car tout le monde peut y participer, des ONG écolo au vrais experts et c’est tout le problème.
            Pour leur rapport résumé (pas le gros qui reprends toutes les positions, sérieuses et farfelues) il faut arriver un consensus, à savoir on fait la moyenne de 1° des experts et des 8° des ONG écolos et on donne 4° comme valeur de consensus.
            Eh oui, l’IPCC marche comme cela (je pense que vous découvrez cela). Au passage, il a fallu virer un rapporteur qui avait caché les fait qu’il appartenait à une ONG écolo bien connue et avait déclaré des diplôme qu’il n’avait jamais eu…
            Enfin, pour comprendre comment fonctionne une centrale nucléaire et ses caractéristique, performance et les volumes de déchets ridicules en jeu, il faut un minimum de connaissance physique.
            Vous n’allez pas demander à des non spécialistes non médecins s’il faut vous opérer ou vous administrer un traitement si vous être malade, alors pour l’énergie, faites de même et laissez le sujet à ceux qui savent de quoi il en retourne.

  12. Je pense que le problème n’est pas le libre-échange, bien au contraire. Le libre-échange est une solution. Le problème est le dumping écologique provoqué par un prix des énergies bien trop bas par rapport à leur coût réel. Le libre échange ne fait qu’exploiter le chemin à court terme le plus avantageux. Il avait été question il a quelques années, si je me souviens bien, de supprimer tous les impôts et les taxes pour n’en laisser qu’une: une taxe sur l’énergie fossile. Appliquée au niveau mondial, je pense que notre société trouverait rapidement une voie vers un futur quasiment sans carbone fossile.

      1. Je ne parle pas uniquement des coûts comme l’extraction, le transport, le raffinage et la distribution, je parle de prendre aussi en compte les aspects écologiques et les subsides directs à ou indirects comme des armées et des guerres.

        1. Exact ! Par ailleurs, on sait très bien que l’externalisation des coûts est un moyen bien “pratique” pour parvenir à cela (prix de vente < coût réels).

  13. Effectivement, demain on ne rasera pas gratuit. Dans aucun domaine, vu que l’énergie sera plus chère.
    Mais il y a aussi des avantages – notamment de stimuler l’intelligence à réparer et utiliser moins d’énergie, favoriser les circuits courts.
    La question est donc – comment nous adapter intelligemment, en tenant compte des sensibilités et des territoires, et d’un minimum de justice sociale?
    A ce que je vois, il y a du travail, car la société est très divisée. Or si le sujet devient polémique, cela n’a aucun intérêt.
    Pour le reste, je crois aussi que le gros éolien n’est pas la solution à privilégier pour la Suisse. Il faut d’abord viser à économiser l’énergie, en tenant compte des sensibilités. Il y a aussi du potentiel avec le solaire (thermique et photovoltaïque).
    D’autre part, les gros acteurs – doivent fournir un gros effort – pas uniquement les petits. Quand on voit à quel point les importations sont privilégiées dans la vente (car plus lucratives), on se dit qu’il y a du chemin à faire pour les gros poissons. Je refuse de me serrer encore plus la ceinture, si les gros importateurs ne jouent pas le jeu!
    Quand on entre dans un supermarché, l’immense majorité des choses viennent de l’autre bout du monde! STOP à cette folie.
    Exemple: si j’envoie un paquet en Amérique, je dois payer des taxes et frais énormes. Où sont les taxes pour les gros importateurs, ou pour Amazon? C’est là que cela ne joue pas!
    Il faut arrêter l’hypocrisie.

  14. Bonjour Monsieur Longet,

    Dans les grandes lignes, j’approuve votre post et loue vos efforts pour « sauver » notre planète et en même temps notre civilisation. A ces mots positifs, je voudrais ajouter quelques bémols :
    1 le GIEC, n’est pas une voix sacrée. Il est l’héritier du Club De Rome qui prévoyait qu’il n’y aurait plus de pétrole en l’an 2000.
    2 Il me semble que votre position systématique contre le nucléaire relève de l’idéologie et hélas, vous pousse dans les rangs des radicaux et diminue l’impact positif de vos positions écologistes. Je pense que beaucoup de gens aimeraient voter « écolo » mais s’en détournent car ils ne voient dans leur excès qu’un moyen de « faire» du buzz et surtout des voix. Leurs excès en Allemagne ont conduit à l’abandon du nucléaire pour le charbon.
    3 Au lieu de penser long terme, les verts ont forcé l’abandon du nucléaire sans savoir vraiment comment le remplacer. Je crains fort que dans le chaos énergétique d’aujourd’hui ils vont de nouveau pousser vers des solutions hasardeuses sans savoir où elles vont nous mener.
    4 Vous avez 100 % raison. La diminution de la demande est cruciale. Pour y parvenir un changement radical de nos comportements est nécessaire. Cependant, je me vois mal renoncer à ma voiture, à mon ordi, mon portable, aux vacances, même modestes, à la mer à la montagne, à la clim, etc. Il faudrait aussi manger local mais beaucoup plus cher Personne d’autre qu’un dictateur pourra imposer ces changements qui semblent pourtant indispensables.
    5 La fusion nucléaire pourrait peut-être nous sortir de l’impasse énergétique mais pas de la détérioration de la planète.

    Merci de votre blog toujours intéressant.

    1. @Giletjaune (quand aurez-vous l’honnêteté de vous exprimer avec votre vraie identité, comme je le fais?)Je n’ai pas pour habitude de donner à travers mon blog de la visibilité à des thèses, encore moins s’il s’agit de vidéos, qui sont pour moi fantasmagoriques et de pure propagande. Mais ici cette vidéo et les suivantes, sur vos deux autres commentaires plus bas, sont tellement illustratrices du procédé qu’elles méritent d’être mises en lumière aux fins de démasquer la falsification du propos. Prenons quelques exemples. Les routiers qui ont bloqué toute une ville au Canada au début de cette année? Croyez-vous vraiment que ce mode de transport énergivore a un avenir? Qui se soucie de ce que ces routiers deviendront alors? Les paysans des Pays-Bas en révolte parce que leur gouvernement veut faire respecter des normes visant à limiter la destruction des eaux et des sols par un excès d’engrais? N’avez-vous pas compris que la fuite en avant dans le productivisme tue en tout premier les paysans? Même en Suisse, le nombre d’exploitations a été divisé par deux en 40 ans. La chute du kleptocrate à la tête du Sri Lanka due à son aberrante décision d’interdire l’importation d’intrants agricoles, vu qu’il avait vidé les caisses à son profit? Toute conversion au bio, aussi souhaitable soit-elle car elle ménage l’autonomie du pays et la vie des sols, prend plusieurs années. Ces vidéos illustrent parfaitement l’opposition entre une vision hystérico-mythologique qu’elles véhiculent et une vision prospective et humaniste dont je vous propose un exemple ici:https://www.overshootday.org/newsroom/visuals/#videos Et si les fameuses “élites” avaient la réduction de l’empreinte écologique dans leur programme cela se saurait et se verrait…

  15. Et celle-ci elle vaut le coup d’oeil aussi:

    https://www.youtube.com/watch?v=_lleLDOO-Jk

    La réalité vous échappe mesdames messieurs les écolos gauchistes menteurs. C’est fini le délire, maintenant on va être confrontés avec des réalités de survie. Il y a la guerre en Europe. On n’aura pas de quoi se chauffer cet hiver. On ne peut plus s’occuper de vos chichis.

    Et pendant ce temps, les patrons de Klaus Schwab et ceux qui veulent nous stériliser avec leurs vaccins, achètent de la terre. Chercher l’erreur !

  16. Donc, vous trouvez ça normal de condamner à la mort économique des catégories sociales entières tels que les agriculteurs et les routiers (on pourrait ajouter les cafetiers restaurateurs, les petits commerçants, etc., qui ont été persécutés pendant le covid dans le but évident de les mettre à mort) et vous justifiez cette épuration socio économique brutale par le fait que ces catégories sont un obstacle à la réalisation du projet démentiel de l’agenda 2030, c’est à dire aussi du great reset et du great narrative du fou de Davos.

    Vous répliquez à mes arguments, qui ne sont pas seulement ceux d’un citoyen isolé, mais commencent à se diffuser dans l’opinion publique au point de devenir majoritaires (leur expression seulement est minoritaire, car les gens n’osent pas dire ce qu’ils pensent), par un discours d’autosatisfaction basé sur la doxa habituelle. Inuitile de démonter cette doxa point par point, plus personne n’y croit. On a compris que c’est du bidon. Bien sûr qu’il y a des accommodations à trouver pour que les engrais polluent moins, mais il est insensé de dire comme vous que ce n’est pas possible parce que ça durerait plusieurs années. Donc vous n’acceptez pas de prendre quelques années pour permettre à l’agriculture de se réorganiser. Vous voulez que les paysans et les routiers crèvent la bouche ouverte immédiatement. Je ne vous conseille pas d’aller exposer vos idées à un parterre d’agriculteurs.

    Je vous conseille de lire le géographe Christophe Guilluy. Et vous comprendrez que vos désidératas s’opposent à l’intérêt de la masse. Or il n’y a jamais eu au cours de l’histoire une seule politique qui ait réussi si elle s’opposait aux intérêts de la masse. Vous êtes un porte parole profesionnel au service d’une infime élite financière mondialiste qui depuis l’époque du Club de Rome a élaboré divers concepts dans le but de réduire la productivité et même la population mondiale, et qui croit avoir aujourd’hui un pouvoir suffisant pour imposer au forceps ses délires. (Je crois que je vous ai mis un vidéo de votre maître à penser Dennis Meadows expliquant tout tranquillement qu’il fallit réduire la population huimaine à environ un milliard d’individus. Vous n’avez pas réagi sur ce sujet. Etes vous d’accord avec Dennis Meadows?)

    Les prochaines années vont démontrer l’impossibuiluité de réaliser les objectifs de tous ces dangereux frapadingues. Ce qu’ils veulent est impossible. Vous allez bien être obligé de le constater. Tout cela va échouer immanquablement.

    On en viendra à une forme d’écologie et de respect de l’environnement bien sûr car cela est désiré par tous, Mais il faudra le faire raisonnablement en permettant aux paysans et aux routiers de survivre, et non en les condamnant à mort ou au revenu de base minimal inconditionnel, c’est à dire à la misère et l’esclavage dans un enfer socialiste, ni par des vaccinations forcées qui donnent des troubles menstruels à 42% des femmes qui les subissent et font mourir les gens de myocardites et de thromboses comme des mouches. Toutes ces vérités se diffusent et sont désormais connues. Bientôt les partisans de l’agenda 2030 et les pro vaccins n’oseront plus sortir de peur d’être lynchés.

    Pourquoi ne soutenez-vous pas le proposition de l’UDC de nommer d’urgence un général de l’énergie pour établir un rapport présentant les diverses solutions, avec avantages et inconvénients, pour éviter qu’on doive rationner l’électricité en Suisse.

    Sachez que le ,peuple suisse n’acceptera pas une réduction drastique (30%, 40%, 50%, dites nous svp combien de % sont nécessaires pour atteinde l’agenda 2030).

    J’espère que l’UDC va faire sa campagne sur ce sujet, ainsi elle aura un raz de marée aux prochaines élections fédérales et on pourra mettre à la porte la charmante Simonetta Sommaruga et la remplacer par Margarita Martullo-Blocher, qui est moins jolie mais plus intelligente et plus réaliste.

    1. @Martin Gilet Jaune. Votre texte manque singulièrement de rigueur intellectuelle, ce qui n’est guère rassurant pour vos lecteurs. Ainsi alors que j’ai expressément écrit: “Toute conversion au bio, aussi souhaitable soit-elle car elle ménage l’autonomie du pays et la vie des sols, prend plusieurs années.” vous me faites dire l’exact contraire: “Bien sûr qu’il y a des accommodations à trouver pour que les engrais polluent moins, mais il est insensé de dire comme vous que ce n’est pas possible parce que ça durerait plusieurs années. Donc vous n’acceptez pas de prendre quelques années pour permettre à l’agriculture de se réorganiser. Vous voulez que les paysans et les routiers crèvent la bouche ouverte immédiatement. Je ne vous conseille pas d’aller exposer vos idées à un parterre d’agriculteurs.” On a le droit de polémiquer mais pas celui de faire dire à son interlocuteur l’exact contraire de ce qu’il a dit! Autre souci d’inquiétude quant à la fiabilité de vos propos: vous persistez à dénigrer et à considérer quasi comme une oeuvre diabolique l’Agenda 2030, qui cherche à harmoniser les enjeux écologiques, économiques et sociaux de notre temps, précisément pour faire que la nécessaire transition vers une production et une consommation responsables se fasse dans des modalités économiquement et socialement positives, sans avoir jamais pris la peine de même en prendre connaissance…

  17. C’est dans une perspective différente des propos qui précèdent que je me situe.
    Cela concerne la pénurie.
    Assurément, tous les mammifères sont hantés par la peur du manque, et l’être humain ne fait pas exception.
    Mais lorsque nous redoutons des pénuries, nous devrions garder à l’esprit les éléments suivants:
    Nous surconsommons toutes sortes de biens qui deviennent dès lors nocifs pour notre santé (par exemple, nous ingérons environ 1/3 de calories en trop).
    En outre, nous gaspillons énormément de biens précieux (eau, nourriture, énergie etc).
    Nous devons apprendre à être des consommateurs responsables qui peuvent largement restreindre leur consommation sans se priver.
    D’autre part, si nous regardons au-delà du confort matériel que connaissent la plupart des Suisses, nous découvrons le vrai sens du mot pénurie: la situation de ces centaines de millions de prsonnes qui,manquent de tout.
    Que faire, si si on ne veut pas se contenter de déplorer passivement cette situation?
    Parmi de nombreuses pistes possibles, voici une démarche (que j’ai initiée il y a 6 ans):
    “Offrez des Calories pour la Vie!” .
    Il s’agit d’inviter les personnes à renoncer à un repas par semaine, et à verser l’argent ainsi économisé à une oeuvre de leur choix luttant efficacement contre la faim.
    Cette démarche permet tout à la fois de lutter contre la faim et de se porter mieux. Elle permet de sauver des vies sans dépenser un franc de plus que d’ordinaire!
    (Voir “Le Temps”, 18.05.2022 , page 2).

    1. Un grand bravo cher Marc pour ton action, c’est très clair, cohérent, didactique, mobilisateur et à la portée de toute personne qui veut ainsi démontrer sa solidarité avec les plus de 800 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim, alors que trois fois plus de personnes dans le monde mangent trop et mal. Une belle contribution pour souligner le droit “à une alimentation saine, nutritive et suffisante” proclamé par les Nations Unies (Agenda 2030, Objectifs de développement durable, cible 2.1.) et le faire connaître!

  18. Qu’est-ce qui vous permet de dire que je n’ai pas pris connaissance de cet agenda? Vous prenez les gens pour des imbéciles ou quoi? Tout le monde peut le consulter sur internet. Tout le monde sait de quoi il s’agit. Tout le monde connait ces 17 objectifs bidon. Evidemment c’est un verbiage dégoulinant de mensonges, de faux-semblants et de leur baratin habituel. A priori ça a l’air sympa, mais tout le monde décode. On connait leur matrice. On sait ce qu’ils veulent. Et nous, on n’en veut pas. C’est tout.

    1. @Martin. Vous ne voulez pas comprendre. Bien entendu l’Agenda 2030 est consultable sur internet. C’est vous qui prenez vos lecteurs pour des imbéciles car vous vous montrez totalement incapable de faire une analyse précise des contenus ce qui vous permet de tout rejeter en bloc sans jamais entrer dans la thématique. Stratagème connu. Et “ils” et “leur matrice”, cela veut dire quoi? Vos certitudes “Tout le monde sait, connaît, décode” ne sont que des rodomontades qui n’impressionnent personne. Ce qui m’impressionne par contre est votre refus d’articuler des solutions concrètes et sensées aux crises actuelles, qui s’empilent et demandent des réponses concertées, globales, nationales et locales. Je crains que ce soit ainsi parce qu’une réflexion autour des actions à mener vous conduirait à devoir imaginer des réponses… qui sont celles de l’Agenda 2030.

  19. Je ne crois pas au réchauffement climatique anthropique. Est-ce clair?

    En revanche je suis partisan d’une politique beaucoup plus respectueuse de l’environnement à condition de refuser des accords hypocrites et inutiles comme l’accord de Paris.Ce genre d’accord ne servent à rien et n’ont pour seul but que de faire progresser la matrice dans laquelle on veut nous enfermer pour un gouvernement mnondial.

    Nous devons rejeter par principe tout ce qui va dans le sens mondialiste.

    Je ne pense pas que vos internautes attendent de moi que je présente un programme détaillé. Ce n’est d’aillerus pas mon rôle. Mais puisque vous insistez tellement, OK je vais vous dirre ce que je pense:

    Je pense que les moteurs à combustion ont été beaucoup améliorés et ne polluent plus que très peu. En tous cas beaucoup moins que eels batteries à lithium ion et autres saloperies qu’on veurt nous imposer à la place. On augmentera la pollution en abandonnant le moteur à combustion pour le remplacer par des moteurs électriques. Il faut conserver les véhicules actuellement en service et ne forcer personne à en changer. Il serait très funeste d’encourager les gens à passer à la voiture électrique. D’ailleurs, d’où viendra l’électricité? On n’en a pas assez pour les besoins de l’industrie ni des ménages, avec votre politique stupide de sanctions qui est une trahison de la neutralité.

    D’autre part, je pense que l’on pourrait construire encore un ou deux barrages hydrauliques en Suisse.

    Bien entendu, il faudra que l’Union Européenne achète de nouveau le gaz russe et mette en fonctionnement le gazduc Northstream II.Le plus tôt sera le mieux et il faudra dire aux politiciens que s’ils ne s’engagenet pas à le faire, on ne votera pas pour eux aux prochaines élections. Ces sanctions sont une imposture. Elles sont illégales n’ayant pas été sanctionnées par les Nations Unies. Elle pénalise les pays occidentaux et leur économie. Ert elles bénéficient fiancièrement à la Russie en facilitant le financement de son effort de guerre. il faut arrêter ça immédiatement.

    Pour la Suisse ça va de soi que nous devons défendre une politique de non sanctions, seule conforme à notre intérêt et à notre neutralité. Nous devons revenir à la neutralité intégrale permanenete et armée.

    Et bien entendu, il faudra construire de nouveaux des centrales nucléaires. La technologie nucléaire est sûre, propre, sans empreinte carbone, et le retraitement des déchets peut être maitrisé.

    D’ailleurs je vous signale que maintenant l’Allemagne a décidé de relancer le nucléaire et je crois même que les Verts allemands sont d’accord avec 4a. Ca nous montre bien quels faux-culs ce sont ces verts et qu’iils nous ont menti comme des arracheurs de dents depuis quarante ans. Ca prouve qu’ils n’ont jamais cru à ce qu’ils nous disaient quand ils voulaient supprimer le nucléaire.

    Il est sidérant de voir comment, la guerre en Ukraine fait apparaître au grand jour les mensonges de la politique et d’abord ceux des verts. Voir l’Allemagne revenir au charbon et envisager de relancer le nucléaire, alors qu’il y a une coalition gouvernementale avec les Verts !!!! Ils sont tout nus. Leurs mensongges sont exposés au grand jour et leur crédibilité es tombée à zéro. A mon avis la vaguelette verte a atteint son étiage. Déspormais les verts vont reculer. Ils ne représentent plus qu’une bande de gauchistes, ridicules.

    Leur légère progression aux dernières électionsqui avait été uniquement la conséquence de l’opération Greta, propagande risible organisée par le Forum Economique Mondial à Davos, dans le but d’allumer un contre feu contre la progression des populistes anti immigration. Ca a été un demi succès c’est à dire un demi échec. Mais à l’avenir je pense que l’imposture écolo n’a plus d’avenir, pas plus que l’imposture du groupe pour une Suisse sans armée. La guerre en Ukraine a àété un révélateur qui a chassé els impostures.

    C’est ce qui s’appelle la pédagogie des catastrophes. maintenant on va avoir aussi la pédagogie des catastrophes concernant le covid au fur et à mesure qu’il ne sera plus possible de cacher la vérité, c’est à dire que plus les gens sont vaccinés plus ils contractent les nouveaux variants et plus ont constatera, dans toutes les familles, que beaucoup de gens meurent, deviennent stériles ou souffrent d’atteintes graves à leur santé à cause de cet emposonnement obligatoire. J’esplère que les responsables qui ont interdit de soigner la maladie avec les médiacemantes ayant fait leurs preuves devront répondre de leurs crimes devant les tribunaux.

    Pour revenir à la politique zéro carbone des verts, de toute façon, maintenant tout ce bidule n’est plus crédible. Vous allez voir que les vertes vont perdre du terrain. ce sera un bon débarras.

    Bon, pour terminer, je pense que dans le genre anecdotique, les panneaux solaires ne nuisent pas beaucoup. On peut en mettre quelques uns sur les toits à conditions qu’on réussisse à faire des panneaux solaires couleur de tuiles, parce qu’il n’y a aucune raison de bousiller nos paysages en polluant visuellement l’image de nos villages qui ont des toits de tuiles, surtout pour une energie cucu qui ne sert à quasiment rien, n’a aucun rendement et est intermittente.

    Les éoliennes c’est encore pire. il ne faut pas les encourager. ça tue des oiseaux et leur construction gâche les sols, à cause de ces socles en béton qu’il sera impossible d’enlever, ou aolors à prix d’or, quand la mode des éoliennes aura passé. Pour moi les éoliennes sont une arnaque complète qui a été inventée par des margoulins avec des complicités poélitiques qui réussissent à avoir des subventions et s’en mettre plein les poches, alors que cela n’apporte aucune solution au prpoblème énergétique. Je pense que c’est un complot européen avec l’appui de l’Allemagne, dans le but de couper les ailes à la France et de la priver du bénéfice de son excellent programme de construction de centrales nucléaires qui avait été la grande contribution de M. Valériy Giscard d’Estaing à son pays.

    Derneir point: peut-être que le géothermie est intéressante. Mais je ne peux pas me prononcer. Il faudrait être un spécialiste.

    Bon voilà, j’ai ,mproposé une politique alternative raisonnable. Pour commencer je pense qu’il faudrait suivre le conseil de l’UDC c’est à dire nommer de toute urgence un ou une général de l’énergie pour faire un rapport genre rapport Wahlen examinant la faisabilité de TOUTEDS les options, avec avantages et inconvénients et ensuite on mettra en place une politique rationnelle et non fumiste.

    Mme Sommaruga devrait démissioner car elle a échoué et elle a prouvé son incompétence crasse. Je propose de la remplacer par Mme Martullo-Blocher. Elle est moins jolie mais plus intelligente et surtout elle sait de quoi elle parle.

  20. Mes idées vous choquent, mais vous seriez étonné. Je pense qu’elles sont partagées par une majorité. Les gens ne veulent plus avaler votre pilule bleue. Tous ces mensonges se démasquent eux-mêmes depuis quelques temps.

    1. Je ne partage pas vos idées.
      Pas celles de M. Longet non plus.

      Et je ne représente pas davantage la minorité silencieuse.

      Essayez l’humilité, c’est l’adopter.

Répondre à martin Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *