La Suisse, la mortalité et le Covid-19 en 2020: les premiers chiffres

En ce 5 janvier 2021, on dispose désormais des premières statistiques définitives concernant la mortalité hebdomadaire et annuelle en 2020, qui nous permettent de tourner un premier regard sur la question de la surmortalité due, ou pas, à la pandémie de Covid-19 que le monde continue à endurer. La question est en effet pertinente, tant on lit encore souvent (et pas plus tard que dimanche passé, par exemple, sous la plume de Pierre-Marcel Favre), que tout compte fait, la mortalité de cette année n’aurait rien d’extraordinaire. Qu’en est-il vraiment ?

Première statistique que nous consultons, la statistique hebdomadaire des décès. Si l’on se réfère à la somme des décès des 52 premières semaines, qu’on augmente d’un septième de l’effectif des décès de la 52ème semaine afin de modéliser le 365ème jour de l’année, on aboutit à un total de 73’829 décès en 2020. Il faut évidemment replacer un tel chiffre dans son contexte : quel est le nombre moyen de décès annuels que l’on enregistre habituellement en Suisse ? La réponse est accessible dans une base de données qui recense les décès annuels depuis 1871. Il en ressort que de 2015 à 2019, on obtient une moyenne des décès annuels qui s’établit à 66’882. Elle varie de 64’876 décès en 2016 à 67’780 en 2019. En clair : par rapport à la moyenne des cinq années qui ont précédé 2020, dont deux étaient des années de surmortalité grippale (2015 et 2017), on compte un excédent de 6’947 décès, soit plus de 10,4%. Est-ce exceptionnel? A l’échelle d’un quinquennat, c’est très clair, comme on vient de le voir, et ça l’est encore plus sur dix ans – mais à l’échelle d’un siècle et demi ?

Sur les temps longs, on constate premièrement que c’est la troisième fois seulement depuis l’établissement des mesures que le nombre annuel de décès dépasse les 70’000 en Suisse : la première fois remonte à 1871 et à l’épidémie de variole de cette année-là, qui provoqua un excès d’environ 14’000 morts pour un total de 74’002. La seconde, qui détient le record avec 75’034 décès dont plus de 22’000 excédentaires, remonte évidemment à la grippe espagnole de 1918. Bien entendu, les taux de mortalité de l’époque étaient tout autres, se rapportant à des populations d’à peine 2,7 millions d’habitants en 1871, et de 3,8 millions en 1918. Mais tout de même : malgré l’augmentation et le vieillissement de la population, en plus d’un siècle jamais plus de 70’000 personnes n’étaient décédées dans notre pays. De ce point de vue, l’événement de mortalité de 2020 est de fréquence centennale.

On s’en convainc d’ailleurs lorsqu’on cherche à retrouver un événement d’une telle ampleur dans cette statistique des décès : calculée tant en termes de surmortalité absolue (de l’ordre de 7’000 morts en 2020) qu’en termes relatifs (plus de 10%) par rapport aux cinq années qui précédèrent, on peine à retrouver des événements comparables ces cent dernières années.

Décès annuels en Suisse, 1871-2020

A cette aune, c’est un événement somme toute récent qui attire l’œil : l’épidémie de grippe de 2015, qui représenta une surmortalité de l’ordre de 4’000 personnes en moyenne quinquennale, soit de l’ordre de 6%. Avant cela, pas trace ou presque de la grande canicule de 2003, une trace assez modeste des grippes de Hong-Kong de 1968 et de 1956-1958, les deux avec des surmortalités de l’ordre de 4’000 personnes, mais étalées sur plusieurs années. Ce sont finalement des épisodes moins identifiés qui ont eu le plus fort impact, à l’image de 2015 : ainsi, une épidémie de grippe – probablement une récurrence de la grippe de 1956-1958 – a entraîné une surmortalité de 10’000 personnes répartie entre 1962 et 1963, ce qui reste l’événement le plus létal que la Suisse ait connu depuis 1918. Toutefois, on notera que 2020 a été nettement plus meurtrière que chacune des deux années concernées.

Autre source, le site dédié aux statistiques du covid-19 de l’OFSP. Au 31 décembre 2020, ce site faisait état de 7’082 décès attribués au covid-19. Ce chiffre est assez conservateur : il ne tient pas encore compte des décès qui vont être attribués au covid-19 par suite d’analyses encore en cours, les statistiques cantonales aboutissant d’ailleurs à un nombre de décès plus élevé d’environ 10%. Ce qui est intéressant ici est le constat que le nombre de décès attribués au covid-19 est presque exactement identique, à 150 unités près, à la surmortalité totale enregistrée en 2020. C’est dire que le covid-19 n’a pratiquement pas emporté de personnes qui seraient décédées en 2020 en son absence : les victimes du covid-19 en Suisse auraient dans leur immense majorité vu le jour de l’an 2021 si le virus n’avait pas écourté leur vie.

Il faudra toutefois confirmer cette hypothèse en 2021 une fois l’épidémie terminée: il reste possible qu’on enregistre à l’été et à l’automne une forte sous-mortalité, ce qui conforterait alors l’hypothèse voulant que les décès covid-19 soient avant tout le fait de personnes en toute fin de vie. Pour rappel, la médiane d’âge des décédés du covid-19 s’établit à environ 85 ans, ce qui à première vue confirme l’idée de personnes en fin de vie – et qui n’est pas exactement vrai: en effet, une personne de cet âge a en moyenne encore six ans de vie devant elle.

Il convient enfin de relever ici qu’en parlant de sous-mortalité, on a connu une superbe illustration de ce phénomène en début d’année 2020, avant l’irruption du covid-19 à fin février : sur les onze premières semaines de l’année, on a ainsi enregistré 700 décès de moins qu’attendu, ce qui a d’ailleurs permis à certains de dire durant tout l’été – et jusqu’à ces derniers jours! – que la pandémie n’avait eu presqu’aucun impact sur la mortalité générale du pays. C’est évidemment faux : la mortalité due au covid-19 s’est simplement superposée à une épidémie grippale exceptionnellement peu létale, ce qui a contribué à masquer quelque peu la gravité de la première. Si la grippe saisonnière avait été « normale », avant même qu’elle ne soit arrêtée net par les gestes-barrière et les mesures sanitaires, nous en serions probablement à parler d’une surmortalité de l’ordre de 8’000 personnes pour 2020.

Un surplus de décès de près de 8’000 personnes : voici une première indication du vrai bilan de la pandémie de covid-19 en Suisse en 2020: un événement exceptionnel, d’ampleur centennale. En attendant l’hiver et le printemps 2021.

Pierre Dessemontet

Pierre Dessemontet est docteur en géographie économique, syndic d'Yverdon-les-Bains, député au Grand Conseil vaudois, et vice-président du Parti Socialiste Vaudois.

71 réponses à “La Suisse, la mortalité et le Covid-19 en 2020: les premiers chiffres

  1. Intéressante analyse, merci!
    Peut-être y inclure l’augmentation de la population en 2020 pour mesurer le % de décès annuel
    Et aussi le fait que la population est vieillissante….donc plus sujette à décès?
    A suive…et bonne santé
    Michel

  2. L’analyse est bonne, juste dommage de vouloir amplifier encore le chiffre. Vouloir comparer à la moyenne des 5 dernières années n’est pas une bonne idée car les données ont un trend naturel dû au vieillissement de la population, en faisant une régression sur les 10 dernière dernières années on arrive à une surmortalité d’environ 5500 personnes. De même, ajouter les gens qui ne sont pas mort de la grippe implique que ceux-ci ne font pas parti des victimes du covid-19, ce qui est une hypothèse très discutable. Pour le reste, les études tendent à montrer que la mortalité réelle du covid-19 est de l’ordre de 0.3%-0.4% (en gros 2× la grippe) il n’est donc pas étonnant que la surmortalité soit celle de deux grippes. Si ce taux est juste et en inversant, on arriverait à 1.5 Mio de contamination, soit environ 20% de la population.

    1. Bonjour,

      Le problème avec la régression sur dix ans, c’est qu’elle incorpore deux années de surmortalité qui se présentent plutôt tard (en 2015 et 2019), et qui donc ont pour effet d’accroître la pente de ladite régression. Ce serait certainement intéressant de recalculer cette régression en retirant ces deux années du calcul, ce qui donnerait une pente “naturelle”, hors événements de surmortalité avérés.

      1. La pente est bien réele. 300’000 personne de plus en 5 ans cela représente quand même 2400 morts en plus avec un taux de décès de la population de 0.8%. De plus, la pyramide des âges est de plus en plus… âgée, ce qui induit plus de personnes à risque. Vous dites que 2015 et 2019 sont des valeurs aberrantes, c’est peut-être juste une nouvelle normalité, les épidémies de grippes trouvant plus de candidat à risque de plus de 80 ans. Pour avoir fait l’exercice, même en les enlevant la tendance reste très positive. En gros vous avez la surmortalité de deux grippes (6000 personnes) avec environ 20% de la population qui aurait été contaminée (le chiffre le plus difficile à estimer). Merci d’avoir écrit cette article mais essayez de ne pas faire dans le sensationnalisme, vous valez certainement mieux que ça. On est a des années lumières de la variole et vous êtes parfaitement conscient que vos comparaisons ne sont très peu rigoureuses. Je vous prends volontiers le pari que 2023 avec ou sans épidémie comptera plus de 70’000 décès ce qui semble être votre argument massue.

        1. Bonjour,

          Merci de votre appréciation quant à ma valeur – toutefois je n’ai pas le sentiment d’être polémique. J’ai juste voulu livrer ujne première analyse sur des chiffres très liminaires et provisoires, et en limitant mon propos sur la mortalité totale. Je ne cherche pas à faire dans le sensationnalisme – c’est, malheureusement, la situation qui est extraordinaire, “sensationnelle”, et je me suis juste permis de l’illustrer.

          Pour le reste, je maintiens que la hausse de la population actuelle ne joue pratiquement aucun rôle dans la hausse de la mortalité actuelle – en grande majorité meurent en effet des gens très âgés, qui ont participé certes à la hausse de la population, mais il y a cinquante ans. Les personnes qui participent aujourd’hui à la croissance démographique n’auront pas d’impact majeur sur la mortalité avant plusieurs décennies. Nonobstant, on observe bel et bien une hausse de la mortalité régulière depuis l’an 2000, due au fait que les générations du baby-boom arrivent désormais à l’âge de décès. Toutefois, cette hausse de mortalité est très modérée – on est passé de 60’000 décès en 2000 à environ 67’500 décès en année “normale” en 2020, soit une croissance des décès de l’ordre de 300 à 400 unités par an, soit en gros 0,5% de taux de croissance annuel des décès. Ca va effectivement accélérer ces prochaines années; l’OFS prévoit de passer les 70’000 décès en 2025, et les 75’000 en 2031. (https://www.pxweb.bfs.admin.ch/pxweb/fr/px-x-0104020000_106/-/px-x-0104020000_106.px/)

    2. Absolument d’accord avec ce commentaire, le journaliste ne fait que vouloir amplifier la surmortalité. Dans quel but, dramatiser encore plus, générer plus de nouvelles accrocheuses et anxiogènes?
      La Suisse a vu un vieillissement marqué ces 10 dernières années, soit 37% d’augmentation des plus de 90ans depuis 2010 et 30% d’augmentation chez les 70-79 ans sur la même période. Si on corrige pour le vieillissement, ça change l’analyse.
      Et si on va plus long que 5 ans en arrière, avec cette correction pour le vieillissement, vous remarquerez l’année 2012 aura été plus fatale que l’année 2020 dans toutes les classes d’âge, car les taux de mortalité respectifs y sont sans exception plus élevés.
      Covid-19: bilan préliminaire de la mortalité en 2020 (bonpourlatete.com)

      1. Monsieur,

        Outre que vous me prêtez des intentions cachées anxiogènes que je n’ai pas (je répondais via cet article à plusieurs personnes qui me prétendaient fin novembre 2020 qu’il n’y aurait aucune surmortalité constatée en 2020), vous me référez à l’article de bonpourlatete.com.

        J’ai ailleurs déjà répondu plusieurs fois par rapport à ce travail, auquel je fais deux critiques:

        1. Il se rend coupable de “cherry picking”: en choisissant 2012 comme année de comparaison, il choisit l’année qui l’arrange. S’il avait choisi 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 ou 2019 comme année de comparaison, la conclusion à en tirer n’aurait pas été la même.

        2. Il occulte la principale information de son tableau de chiffres, à savoir une baisse manifeste de la mortalité spécifique par âge à travers toutes les générations durant la décennie 2020, qui est due principalement à deux facteurs: l’amélioration des conditions sanitaires (progrès de la médecine, en gros), et amélioration de l’état de santé général des populations d’âge donné à travers le temps: un octogénaire de 2020 a eu, en moyenne, une vie plus saine, moins difficile et moins dangereuse qu’un octogénaire de 2010 et il est en meilleure santé.

        De ce fait, on se serait attendu qu’en termes de mortalité spécifique par âge, 2020 soit bien plus proche des années 2017, 2018 ou 2019 qu’à celles de 2010, 2011 ou 2012, et on conclurait à un excès de mortalité. Lequel est évidemment confirmé massivement par un excès de décès de 7’500 unités par rapport à la mortalité attendue pour l’année.

  3. En gros une année normale il y a 8.3 personnes sur 1000 qui décèdent et cette année il y en aura 9 sur 1000, c’est pas non plus ce que j’appellerai un game changer.

    1. Il faudrait aussi évaluer la baisse du nombre de morts par accidents lie aux restrictions qui masque du coup une partie de la hausse . Baisse sensible sur les tranches 18 35 ans

      1. Bravo, c’est juste. La baisse de la mortalité chez les 18/35 ans (moins d’accidents) signifie qu’en terme d’espérance de vie restante, 2020 est une très bonne année en moyenne pour la population !!! (pardon pour les personnes très âgées)

          1. Je l’avais lu ou entendu dans les médias suisses mais je ne sais plus lequel. Merci pour le tableau !

          2. Dommage que vous n’ayiez pas parlé de la distribution de cette surmortalité… il me semble qu’elle existe uniquement à partir de 75 ans.

  4. Merci pour votre étude. Dommage pour l’analyse un peu polémique (mais bon c’est la tendance de ces derniers mois). Il faut vraiment regarder les chiffres de manière rationnelle et arrêter de mettre en avant des chiffres/valeurs absolus. A quand le ratio des personnes décédés spécifiquement du Covid-19, malades (hospitalisés) vs. personnes contaminés vs. population globale?
    Merci et bravo pour les supers commentaires !

  5. Bonjour,

    je ne partage pas, pour l’essentiel, vos constats pour les raisons suivantes :

    1. Sans ajouter le chiffre pour prendre en compte les 365 jours, les chiffres de l’OFS indiquent 69’615 décès pour l’année 2020. Je vois mal comment on pourrait terminer sur une valeur de 73’829 décès pour l’année.

    2. Ensuite, il faut bien sûr tenir compte de l’augmentation de la population pour pouvoir comparer les ces chiffres. Entre 2015 et 2020 est l’est de l’ordre d’un demi million d’habitat quand même. Et bien plus encore si on regarde le temps long.

    3. L’espérance de vie enfin. Les chiffres de l’OFS indiquent aussi que pour les classes d’âge de 0-19 ans, 20-39 ans et 40 à 64 ans, il y a eu en gros 650 morts de morts de moins que les années précédentes, en moyenne. Ces chiffres tirent à la hausse l’espérance de vie plus que ce que perdent les personnes âgées quand elles décèdent en raison de leur espérance de vie fatalement réduite.

    4. Quand à la moyenne d’âge, votre argument est étonnant. Parce qu’il décède en moyenne à 85 ans. C’est plus que la moyenne des autres personnes qui décèdent en raison d’autres causes à qui, à 85 ans il reste aussi 6 années d’espérance de vie.

    5. Enfin, reste un problème majeur que votre article n’aborde pas : 85 % des personnes décédées statistiquement du COVID présentent d’autres pathologies lourdes : cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires,… Elles sont toutes estampillées COVID sans qu’on sache vraiment si elles sont mortes du COVID ou avec le COVID. Ceci pour dire que COVID ou grippe, la plupart de ces personnes étaient appelées à partir à la première complication venue.

    6. Tout compte fait, il y bel et bien un peu plus de décès en 2020 que la moyenne des années précédentes mais pas dans l’ampleur décrite. Reste encore à voir ce qui va se passer en 2021. Il n’es pas impossible qu’un lissage apparaisse plu rapidement que prévu en raison des décès déjà intervenus chez les personnes âgées. C’est encore à voir.

    66’882

    1. Bonjour,

      Merci pour votre message. En guise de préambule: lorsque vous contestez mes chiffres, merci de joindre vos sources, qu’on puisse vérifier. C’est ce que je fais dans mon article, en fournissant les liens de toutes les sources utilisées. Ceci étant:

      1. Non. Quelle est votre source? La mienne, citée (statistique des décès hebdomadaires) donne sans la correction le chiffre de 73’774 décès sur les 52 premières semaines de 2020. Je vous laisse vérifier.
      2. Non. De 2015 à 2019 la hausse est de 282’536 personnes (source: https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population/effectif-evolution.assetdetail.14407054.html). En outre, cette augmentation de population est très majoritairement le fait de personnes en âge de travailler et de leurs enfants, s’ils en ont. Ils ont très peu d’impact sur la mortalité.
      3. Non. Je vous réfère à la source citée par le lien, qui donne les tables d’espérance de vie par âge, à ne pas confondre avec la mortalité par âge.
      4. Non – l’espérance de vie dépend évidemment de l’âge. Si à la naissance elle est de 85 ans (hypothèse, on est plus bas que cela), cela ne signifie pas qu’à 85 ans l’espérance de vie restante est nulle. Cela signifie qu’à 85 ans, la moitié des personnes sera encore en vie. Cette population là a actuellement une espérance de vie restante de l’ordre de six années, c’est à dire que la moitié d’entre eux sera encore en vie à 91 ans. Cf. supra, tables d’espérance de vie par âge et sexe.
      5. Non. Si c’était vrai, il n’y aurait pas de surmortalité: on enregistrerait le même nombre de décès, le covid-19 prenant la place d’autres causes de décès. Mais ce n’est pas ce qu’on observe: le nombre de décès covid-19 est proche du nombre de décès surnuméraires. Les morts du cancer continuent à mourir du cancer.
      6. On attend vos chiffres. Pour l’instant, vous affirmez, sans prouver.

      1. Bonjour, voici les sources :

        1. Pour l’effectif de la population : fin 2019 : 8,606,033
        https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population.html

        Pour l’année 2020, j’ai repris le chiffre indiqué par worldometers.info

        Il y a donc bel et bien une augmentation de la population de pas loin d’un demi-million de personnes.

        2. Pour les décès : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population/naissances-deces/deces.assetdetail.15384454.html

        Sur ce point : mea culpa partiel : une formule était mal reportée.

        3. Dès lors, si on tient compte de l’augmentation de la population, les écarts sont donc beaucoup moins importants que dans votre constat.

        4. L’augmentation de la population doit être détaillée. Il y a aussi pas mal de retraités qui viennent s’établir. Mais il faut surtout aussi prendre en compte le vieillissement de la population avant de poser des constats définitifs

        5. Reste le fait que s’il y a eu moins de morts dans les classes d’ages jeunes, ils seront plus nombreux à pouvoir devenir âgés.

        6. Il n’en demeure pas mois que la moyenne d’âge des personnes qui décèdent du COVID est supérieure à celles qui décèdent d’autres causes.

        7. Ces chiffres sont en sortie d’un pic de l’épidémie. On verra bien après une année complète ce que les chiffres donneront et quelle sera l’évolution de la mortalité dans les mois qui viennent.

        1. Merci,

          1. Plutôt qu’utiliser worldometer, vous auriez pu trouver un chiffre officiel plus récent au 30 septembre ici: https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population/effectif-evolution.assetdetail.14941424.html qui donne 8’655’118 personne, soit une hausse d’environ 50’000 personnes sur neuf mois, probablement 60’000 à 65’000 personnes à la fin de l’année. Et donc on est très loin du demi-million d’habitants. On est plutôt autour des 330’000 en cinq ans. Et je vous passe le discours déjà répété à deux reprises ailleurs sur le fait que l’immigration de personnes en âge de travailler et de leurs proches n’a presque pas d’impact sur la mortalité.

          2. Et donc ça donne 73’694 décès sur 364 jours, probablement 200 de plus le dernier jour de l’an (on saura la semaine prochaine), ce qui est à quelques unités près le chiffre que j’ai donné dans mon article.

          3. Non, désolé, non. C’est faux.

          4. Non, il n’existe pas de migration de retour à la retraite en Suisse, au contraire, on a plutôt des migrations de départ d’anciens immigrés, et de retraités qui cherchent à profiter du franc fort ailleurs dans le monde. et à échapper aux hivers. Par contre oui, il faut prendre en compte le vieillissement de la population, qui se traduit par une hausse régulière du nombre de décès annuels de l’ordre de 300 à 400 par an depuis 2000. On est loin des 7’000.

          5. Non sequitur,

          6. Peut-être, mais ça ne signifie pas pour autant qu’ils n’aient pas perdu des années de vie à cause du covid-19. Cf. une étude récente du Pr. Wanner sur la chute de l’espérance de vie durant le paroxysme de la première vague, de l’ordre de six années (ce qui correspond à l’espérance de vie moyenne des personnes de 85 ans, l’âge moyen des décédés du covid-19). Lien sur sujet RTS: https://www.rts.ch/info/suisse/11817622-le-covid19-provoque-un-recul-de-lesperance-de-vie-en-suisse.html#:~:text=D'apr%C3%A8s%20son%20analyse%2C%20obtenue,les%20vagues%20de%20Covid%2D19.

          7. Oui, ça c’est juste.

          1. Désolé de vous contredire :

            1. Depuis 2015, année qui entrait dans votre analyse, cela fait effectivement pas loin d’un demi million de personnes en plus dans le pays : 8’655’118 (votre référence) – 8’156’286 (source OFS) = 498’832.

            2. Si on tient compte de ce demi-million d’habitant en plus, l’écart est beaucoup plus bas que décrit dans votre article. Je veux bien qu’une analyse plus poussée doit être faite (âge de la population migrante, vieillissement de la population) mais quand même. Des gens plus jeune meurent aussi (un peu plus de 10 %) et des personnes plus âgées s’établissent en Suisse aussi).

            Par ailleurs, si le vieillissement de la population entraîne 300 à 400 décès de plus par année, cela fait déjà entre 1’500 à 2’000 de plus depuis 2015. Cela fait déjà un bout du chemin.

            3. Je viens d’un canton où c’est les retraités d’autres pays et de Suisse qui viennent y passer leurs vieux jours.

            4. Si les personnes des classes d’âge plus jeunes que 65 ans sont moins mortes que les années précédentes, l’espérance de vie aura augment proportionnellement.

            5. Les personnes âgées décédées du COVID, même à 85 et plus, ont certes perdu des années de vie. Mais moins que les autres qui meurent pour d’autres causes.

          2. Je n’ai aucun problème à être contredit lorsque j’ai tort, mais dans cet échange j’ai le sentiment que vous inventez vos chiffres comme ça vous arrange plutôt que sur des sources fiables. Je commence un peu à soupirer, M. Luisier.

            1. au 31 décembre 2015, donc cinq ans avant le 31 décembre 2020, la Suisse comptait 8’327’126 personnes, pas 8’156’286 (lien: https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population.assetdetail.13707202.html). Et donc, bel et bien 328’000 personnes de plus. Un tiers de million, pas un demi.

            2. Cf. supra., plus mes commentaires précédents qui restent pertinents, et le fait que si les personnes en âge d’activité meurent aussi (pour 10% du total), une hausse de 0,8% de la population composée de cette population va participer pour moins de 0,1% à la hausse des décès – quelques dizaines par année, comme déjà dit plus haut.

            3. Les retraitées DE SUISSE. Ils étaient déjà comptés avant qu’ils émigrent dans votre canton. Je ne me prononce pas sur la mortalité en Valais. Je me prononce sur la mortalité en Suisse.

            4. Vous pouvez me montrer en quoi cela contredit de quelque manière ce que soit ce que j’écris?

            5. Mais ces autres causes ne sont pas épidémiques.

  6. Analyse fausse : vous comparez des nombres de morts à travers les années, c’est faux vu que la taille de la population change. Il faut comparer des pourcentages du nombre de morts pour 1000 habitants (par exemple).

    1. Certes, la population change de taille. Depuis 1871, cette variation n’a toutefois jamais dépassé les 1,8% annuels (au début des années 1960). Ces dernières années, on est autour de 0,6% à 0,8% annuels, au mieux (ou au pire selon les avis). Une hausse de 10% de la mortalité en une année ne saurait en aucun cas découler de cette croissance, ce d’autant plus qu’elle est le fait quasi exclusif, je l’ai déjà dit ailleurs, de personnes dans la force de l’âge et de leurs enfants – soit de personnes qui ne participent presque pas à la mortalité annuelle. Si on cherche une piste plus crédible à l’augmentation progressive de la mortalité dans notre pays, il faut la chercher ailleurs, notamment le vieillissement des générations du baby-boom. Mais même en tenant compte de cela, ça ne donne jamais qu’une augmentation annuelle de 0,5% de la mortalité “normale” (env. 60’000 décès annuels en 2000, env. 67’000 en 2020 hors événements de surmortalité). Bref – pas du tout suffisant pour expliquer le saut de 2020.

  7. Monsieur,

    Merci beaucoup pour votre travail d’analyse!
    J’ai bien compris que l’OFS mettra plusieurs mois à publier les interprétations.

    Mais arrivez-vous déjà à évaluer la surmortalité par classe d’âge? Spécialement pour les plus de 75 ans ?

    Si oui, vous confirmez ces données ?

    https://ourworldindata.org/grapher/excess-mortality-p-scores-by-age?tab=chart&stackMode=absolute&country=KOR-1~KOR-3~CHE-2~CHE-3~TWN-1~TWN-2&region=World

    https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps#excess-mortality

    https://www.economist.com/graphic-detail/2020/07/15/tracking-covid-19-excess-deaths-across-countries

    Et peut-on évaluer le nombre de personnes encore en vie grâce au confinement et aux autres mesures (pas infecté, télétravail qui lui a empêché un accident de la route, mari alcoolique qui est à court de bouteilles et va dormir plutôt que tuer sa voisine qui fait du bruit,…) ??

    1. La surmortalité est effectivement marquée chez les personnes âgées (65-79 ans) et encore plus chez les personnes très âgées (80 ans et plus). Pour le reste, c’est très tôt – je n’ai pas intitulé cet article “les premiers chiffres” pour rien. On en saura beaucoup plus dans quelques mois ou quelques années. Pour le moment on ne constate aucune surmortalité chez les personnes âgées de moins de 65 ans, mais cela ne signifie pas qu’iul n’y ait pas d’impact majeur du covid-19 en termes de mortalité chez ces classes d’âge: on pourrait avoir un effet bénéfique du confinement (accidents, etc…) contrebalancé par des décès directs de la maladie ou de ses effets socio-économiques. Pour le moment, on n’en sait rien, si ce n’est qu’il n’y a pas surmortalité.

        1. Je dirais cela autrement: pour l’instant, nous n’avons que des chiffres assez grossiers – en particulier, nous n’avons encore aucun chiffre sur les causes de la mortalité. Dans les semaines et mois qui viennent, on va progressivement pouvoir raffiner l’image qu’on se fait de la mortalité en 2020, alors que pour l’instant on reste sur des premières estimations. Mais cela ne signifie pas qu’on ne puisse rien dire sur ces premiers chiffres: l’excès de 7’000 décès cette année est solide, il ne sera pas démenti.

    1. L’anti-statistique, l’art de mentir ou de dire ce que l’on veut, mais sans chiffres…

      Il me semble au contraire que la statistique est la discipline qui cherche à éviter les biais et à tirer de la connaissance à partir du traitement des chiffres (de la mesure du réel). C’est plutôt quand on ne suit pas les statisticiens qu’on risque de mal comprendre ou manipuler les données.

  8. Aucun de ces commentaires hérissés de statistiques ébouriffantes ne présente le pourcentage de GUERISONS du Covid. Or le pourcentage de guérisons, en moyenne mondiale, n’a jamais cessé de varier entre 97 et 99 % . Pour l’obtenir, on divise le nombre de morts par le nombre de cas. Je calcule la chose depuis le début de la pandémie, calculette à la main, et le pourcentage, quel que soit le pays, n’est jamais sorti de la marge 97-99 %. Au reste l’AVS et les caisses de pensions se frottent les mains (avec pudeur et discrétion évidemment) , en voyant le nombre de morts chez les seuls retraités. Pourquoi ne parle-t’on jamais des guérisons ? Pour favoriser la dictature sanitaire et achever de ruiner l’économie. Mais je vais passer pour complotiste et coronasceptique, ce dont je me moque éperdument.

    1. Non le pourcentage de guérison ne se situe pas entre 97 et 99 %. Premièrement, vous confondez le fait de ne point en décéder et le fait d’être guéri. Deuxièmement, vous ne prenez en compte que les cas diagnostiqués. La létalité est nettement plus faible que celle que vous avancez.

    2. J’ai envoyé un post similaire il y a 2 jours, on ne l’a pas publié, pourtant il était très cordial et technique. Je crois de plus en plus que lorsque l’on met en doute un tout petit peu certaines affirmations on est directement considéré comme complotiste. C’est triste.

      1. Monsieur,

        Premièrement vous vous exprimez anonymement, ce qui est très désagréable, même si on n’a pas vraiment de mal à vous retrouver grâce à votre adresse mail. Deuxièmement, vous débutez votre message par “Cet article est encore une fois de l’enfumage”, ce qui démontre une conception très particulière de la cordialité.

        Sur ce, bien à vous.

  9. Bonjour, Merci pour vos chiffres.
    Sans remettre en cause la qualité de votre étude (je suis loin d’être un spécialiste) et tout en ne tenant pas compte de l’augmentation de la population, de la baisse des décès dus aux accidents de la route, etc….
    9’000 décès en plus, soit un décès par jour et par canton…(pour être froid).
    A mettre en balance avec les suicides des personnes qui n’ont pas supporté le confinement, des patrons d’entreprise qui ne pourront faire face aux délais et défis, aux décès dus aux maladies non soignées, des chômeurs qui vont mal se nourrir (pour des raisons budgétaires) et vont déclencher d’autres maladies… Je pense que nous sommes à la veille de se prendre en pleine figure les conséquences humaines, sociales , économiques de cette épidémie.
    Il faudra avoir le courage de faire le vrai décompte et dire la vraie raison de tout ce b…..
    (on paye depuis des lustres pour un système de santé qui au premier stress test, tombe!!!!! )

  10. Je remercie les autres commentaires qui ont déjà illustré le gros de mes pensées que cette surmortalité est très relative et s’explique par une multitude de facteurs, pas que avec ce virus. A part les chiffres, on ne se pose pas la question si d’autres mesures plus ciblées aurait permis de meilleurs résultats de protection des personnes qui sont le plus au risque. Plus de 60% des décès comptés pour Covid (en tout cas dans le canton de Vaud) ont eu lieu dans des EMS. Avec l’autre chiffre de moyenne de l’âge de 85 ans, on peut se demander pourquoi les mesures s’orientent vers toute la population et non pour protéger la population qui est effectivement à risque. La soit disant ‘distance sociale’ présente en fait une véritable déshumanisation de nos rapports socio-biologiques dont les effets à long terme sont impossible à évaluer, mais à mon avis au moins si dévastateurs que les effets économiques de court terme. Si la discussion de surmortalité est destiné à justifier les mesures, on ne pourra pas exclure toutes les conséquences des mesures dans leur effets globaux.

  11. Si l’on compare semaine par semaine 2019 et 2020, un surplus de mortalité en fin d’années 2020 par rapport à la fin d’année 2019 est flagrant. Ceci peut être due à l’effet long terme de confinement. Après 1 année à subir le matraquage médiatique et les mesures de confinement, les plus âgés, et fragiles, sont décédé en plus grand nombre en fin 2020 qu’en fin 2019. Cette hypothèse est supportée par le fait que la plus grande partie des décès lié au COVID ont eu lieu entre octobre et décembre 2020 (à peu près le double qu’en début d’année ou le confinement était encore plus facile à gérer).

    J’ai bien lu dans votre article que l’absence de surplus de mort en début 2020 par rapport au autres années, dont 2019, malgré la présence du COVID, serait du à une grippe exceptionnellement peu meurtrière.

    Et comme vous l’écrivez, “Il convient enfin de relever ici qu’en parlant de sous-mortalité, on a connu une superbe illustration de ce phénomène en début d’année 2020, avant l’irruption du covid-19 à fin février : sur les onze premières semaines de l’année, on a ainsi enregistré 1’700 décès de moins qu’attendu – soit exactement le bilan de la première vague selon l’OFSP“ Cependant si l’on regarde le tableau de l’OFSP, les année 2019 et 2020 compte toute deux un total d’aproximativement 1500 morts pour les 11 premières semaine de l’année, et les 1700 morts de décès de moins qu’attendu, ne figure pas sur le tableau de l’ofsp dans les 11 première semaines.

    Il me semble que les mesures de confinements, et la peur générer par les médias, chez ceux de plus de 85 ans, dont plus de 50% des morts du Covid font partie, ont joué un role majeur dans l’excès de mort en fin d’année 2020. La psychologie chez des gens en fin de vie joue un role majeur quand à leur espérance de vie. Le confinement et la certitude crée par les médias que si ils attrapent le Covid, ils vont surement mourir, à du les terroriser.

    Cela va sans compter que la dévastation économique engendré par le confinement, va faire sombrer dans l’extrême pauvreté des centaines de millions de personne à travers le monde. L’extrême pauvreté augmente tout les risques de décès.

    1. Juste une précision: le déficit de 1’700 morts mentionné pour le début de 2020 ne se calcule pas par rapport aux mêmes périodes des années précédentes, mais par rapport à la moyenne des décès attendus par la section démographie de l’Office Fédéral de la Statistique, qui est certainement plus compétent que moi pour établir ces moyennes attendues. On trouve ces moyennes attendues dans le lien suivant: https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/sante/etat-sante/mortalite-causes-deces.assetdetail.15384024.html

      1. Merci pour votre réponse,

        Si l’office fédérale de la statistique ne calcule par la moyenne de décès qu’elle attend pour une certaine période par rapport à la moyenne des années précédentes pour la meme période, sur quoi ce base t’elle? Je n’ai rien trouvé sur ce sujet dans le lien que vous m’avez fait parvenir.

        Et si le nombre de décès pour la dite période correspond à la moyenne de décès pour les autres années, comment peut on conclure à une sous mortalité pour la dite période?

        Cordialement,

        Nicolas

        1. L’OFS a une politique très transparente quant à la manière dont elle constitue ses statistiques, que vous trouvez de manière générale ici: https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/bases-statistiques/rapports-methodologiques.html

          Et de manière plus spécifique, ici, par exemple: https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/sante/etat-sante/mortalite-causes-deces.assetdetail.12967242.html

          La démographie est une branche scientifique assez mature, dont les fondements méthodologiques ont plus d’un siècle. C’est assez maîtrisé.

  12. Merci pour cet article précis et équilibré. On aurait besoin de plus d’interventions de cette qualité dans le brouillard actuel. Après le déni concernant le nombre de malades, puis des hospitalisations, puis des morts… la surmortalité restait l’argument massue du déni. Je constate, à travers certains commentaires, que malgré votre démonstration du caractère exceptionel de cette pandémie, certains continuent à relativiser et à douter.

    C’est inquiétant. D’une part, car nous sommes loin d’avoir maîtrisé la situation (le pire est devant nous d’après les épidémiologistes), d’autre part, parce qu’en reléguant son intelligence derrière son instinct, l’homme perd son principal atout pour assurer la survie de son espèce. C’est donc un mauvais pronostic pour la gestion d’autres défis majeurs dont dépendent le futur de l’humanité.

  13. Mais si votre base de donnée est correcte, encore qu’il manque la population au 31 décembre, la mortalité standardisée, celle qui représente au mieux la réalité est de 4% (par tranche d’âge de 20 ans tels que nous les fournit l’OFSP), 8% pour le taux brut, qui est largement imparfait puisqu’il ne tient pas compte des changements dans la population, particulièrement le vieillissement).
    https://www.cepidc.inserm.fr/principaux-indicateurs-de-mortalite
    C’est dire que, si on prend la population suisse au 1 janvier 2020, la mortalité est parfaitement similaire à 2015.
    Qu’en pensez-vous?

    1. Bonjour,

      Comme je le dis dans mon article, je me limite ici à une discussion sur la mortalité absolue, et n’entre pas encore dans la discussion sur les taux, pour les exactes raisons que vous mentionnez: les chiffres ne sont pas encore consolidés. Ceci dit, je serais intéressé à voir les vôtres, qui vous permettent d’égaler 2020 à 2015. De ce que j’ai, on a une surmortalité de 8% chez les 65-79 ans (par rapport aux chiffres 2015-2019), et de 15% chez les 80 ans et plus.

      1. C’est quatre pages de feuilles excel. En effet manque les trois derniers jours, on a donc soustrait aussi trois jours pour 2019. Je puis vous communiquer ce calcul établi par une de vos collègues si vous m’écrivez. [email protected]

  14. Monsieur Dessemontet,

    Vous dites dans votre article que « sur les temps longs, on constate premièrement que c’est la troisième fois seulement depuis l’établissement des mesures que le nombre annuel de décès dépasse les 70’000 en Suisse : la première fois remonte à 1871 et à l’épidémie de variole de cette année-là, qui provoqua un excès d’environ 14’000 morts pour un total de 74’002. La seconde, qui détient le record avec 75’034 décès dont plus de 27’000 excédentaires, remonte évidemment à la grippe espagnole de 1918. »

    Cela dit, en reprenant la même source que vous , je trouve non pas 27’000 décès excédentaires en 1918, mais 22’000 par rapport à 1917, ou 25’000 par rapport à 1916. En faisant la moyenne des cinq années qui précèdent 1918, c’est bien environ 22’000 décès excédentaires et non pas 27’000 comme vous l’écrivez.

    Source : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population/naissances-deces/deces.assetdetail.14367995.html

  15. Cher Monsieur,

    Auriez-vous quelques minutes pour expliciter les chiffres de la surmortalité ici:

    https://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2021/01/12/suisse-statistiques-de-mortalite-en-2020-et-comparaisons-ave-312053.html#c576676

    J’ai mal au coeur pour ces personnes retraitées qui sont tellement isolées qu’elles voient dans les chiffres de la surmortalité uniquement ce qui leur permettraient de retrouver leurs ami.e.s et leurs habitudes au thé-room, etc…

    Je pense que la présentation de l’article de Bon pour la tête est malheureuse car elle donne un faux sentiment de sécurité aux personnes les plus vulnérables… mais je n’ai pas vos compétences pour analyser ces chiffres…

  16. En admettant que chaque personne qui décède du covid perde 200 mois de vie, et que jusqu’à présent 1 personne sur mille en sur l’ensemble de la population est décédée, en moyenne, les Suisse ont perdu un millième de 200 mois, soit 0.2 mois, autrement dit 6 jours. (j’ai volontairement un peu gonflé les chiffres). 
    Cela entre en contradiction apparente, mais seulement apparente, avec les chiffres qui disent que l’espérance de vie a reculé de plus plusieurs années pendant les vagues de covid. Arrivez-vous à expliquer ce paradoxe?

  17. Cet article est une fois de plus de l’enfumage. Le graphique présenté est trompeur, car il prend les nombres absolus. En 1871 la Suisse comptait env. 2’600’000 d’habitants pour 74’000 décès (27.6 pour 1000). En 2020, 8’500’000 personnes vivent en Suisse et 74’800 personnes sont décédées (8.7 pour 1000). Dans une décroissance continue de la mortalité malgré une massive augmentation de la population il faut remonter à l’année 2000 pour trouver un chiffre de mortalité similare à celui de 2020. Donc si il y a une légère surmortalité cela est du à une correction d’un nombre disproportionné de personnes très âgées qui de toute façon devaient décéder, le covid a légèrement accéléré ce processus.
    Sur ce je prie les journalistes d’arrêter de semer la panique dans la population. Nous sommes fatigués.

  18. Bonjour, Comment expliquez-vous que l’OFSP n’ai toujours pas fourni le taux standardisé de mortalité? Selon nos calculs, elle est la même qu’en 2015…est-ce que la démographie devient une science disons “délicate”? Continuerons-nous à vivre dans la peur, tandis que en Espagne, théâtres, restaurants, etc. sont ouverts? Je maintiens mon chiffre, un delta de 4.7% par rapport à 2019. En terme d’espérance de vie reste à faire le calcul: trois mois de perdu? Loin des 10 ans de la grippe espagnole.
    Et vous, pouvez-vous confirmer mon chiffre? Merci. Cordialement.

    1. Bonjour,

      Je ne suis pas représentant de l’OFSP et n’ai pas à commenter leurs actes et publications – il faut pour cela que vous vous adressiez directement à eux. Concernant votre chiffre de 4,7%, comme je ne sais pas comment vous le calculez, il m’est difficile de le commenter.

    2. Bonjour,

      Je ne suis pas représentant de l’OFSP et n’ai pas à commenter leurs actes et publications – il faut pour cela que vous vous adressiez directement à eux. Concernant votre chiffre de 4,7%, comme je ne sais pas comment vous le calculez, il m’est difficile de le commenter.

        1. Pardonnez mon ignorance: auriez-vous l’amabilité de me développer votre calcul et les chiffres desquels vous le tirez?

          Avec mon infinie reconnaissance.

          1. Bonjour,

            Au risque de me répéter, je ne puis faire un couper-coller avec une fiche excel sur ce site! Je vous l’expédie sur votre mail de l’EPFL.

            Cordialement

  19. Bonjour Monsieur,

    Merci pour votre brillante analyse, x’est l’une des plus complètes que j’ai vue à ce jour. C’est fou le nombre de contradicteurs qui pullulent dans la discussion avec des chiffres tirés du chapeau et qui n’ont même pas la décence de citer leurs sources ! On arrive même à vous assimiler à un journaliste !

    Bonne continuation

  20. Quid de la mortalité CH en 2020 ?

    Voilà le résultat d’un travail de bénédictin réalisé durant ce w.-e. maussade à partir des dernières valeurs OFFICIELLES de l’OFSP (au 26.01.201).

    1/ Analyse de la SURMORTALITE en CH avant et après 65 ans;
    calcul du TAUX de MORTALITE ”Covid” y relatif, si celle-ci est entièrement attribuable à la Covid (hypothèse pessimiste).

    2/ Calcul du TAUX de MORTALITE en CH par classe d’âge pour la décennie (2010-2020);
    classement des taux 2020 p.r. à la décade.

    => La conclusion est sans appel :
    l’année 2020 est exceptionnellement PEU mortelle – même l’une des moins mortelles de la décade pour les 0-69 ans –
    à l’EXCEPTION notable des 80+ ans !

    Incroyable ?
    Alors faites comme moi, vérifiez mes calculs à partir des sources de l’OFS indiquées sur le document joint.

    Comment expliquer alors l’interprétation erronée et anxiogène de la narration officielle, largement répercutée par les médias mainstream ?
    Rasoir de Hanlon pour la RTS, mais pour nos ”autorités” c’est plus difficile à admettre.

    Quoiqu’il en soit, une explication de cet apparent paradoxe a déjà été fournie dans un de mes précédents messages :
    vieillissement de la pyramide des âges par les baby-boomers :
    https://youtu.be/8pA9pfFUSIk

    C’est d’ailleurs ce que rappelle – entre autres choses – le Pr. Raoult au tout début de sa récente interview :
    https://youtu.be/Bl3vxcSonEU

    Ouf respirons !
    Prenons soin de nous et de nos proches.
    Après la pluie, l’embellie …

    https://drive.google.com/file/d/1nBBLhK4PZULceE07keEJ-RkQ3FRD5iuq/view?usp=drivesdk

  21. Les chiffres étant consolidés depuis hier, allez-vous parler de la mortalité d’après les taux plutôt que de la mortalité absolue prochainement ?

    Je serais très intéressé de voir votre travail “complété”, on dirait que je ne suis pas le seul d’après la section commentaire.

    Merci pour vos éclaircissements et l’exactitude de vos propos.

  22. On ne peut pas s’attendre à autre chose d’un politicien qu’il prenne la défense des mesures prises par son parti ou plutôt Le Parti, étant donné que la politique du consensus est de fait une dictature sans opposition, et que l’auteur, qui se présente dans sa biographie comme un scientifique, mette en avant des données en valeur absolue entre des périodes séparés d’un siècle sans mettre aucune perspective pour y voir la réalité.

    Dieu merci, les commentaires sont autorisés et beaucoup ont su pointer la supercherie du politicien manipulateur et scientifique sans rigueur. Il accomplit à merveille son rôle et celui des médias : accroître la main mise de l’Etat sur nos vies, donner uniquement des informations en faveur de cet agenda politique et noyer le poisson de la vérité sous un flot de chiffres et de statistiques.

    Ceux qui ont goût à la liberté, malheureusement très rare en Suisse, se situe, encore malheureusement, loin de notre romandie, digne des régimes totalitaires de l’information, mais plutôt proche des cantons fondateurs de notre chère Helvétie. En espérant que bientôt chacun prendra de nouveau goût à la liberté face à un Etat totalitaire qui pour prétendument nous protéger (que fait-il contre les principales causes de mortalité ? Rien) supprime toute nos libertés en plus de nous forcer à nous vacciner. Nous sommes dirigés par la lie de l’humanité !

  23. On ne peut pas s’attendre à autre chose d’un politicien qu’il prenne la défense des mesures prises par son parti ou plutôt Le Parti, étant donné que la politique du consensus est de fait une dictature sans opposition, et que celui-ci, qui se présente dans sa biographie comme un scientifique, mette en avant des données en valeur absolue entre des périodes séparés d’un siècle sans mettre aucune perspective pour y voir la réalité. Dieu merci, les commentaires sont autorisés et beaucoup ont su pointer la supercherie du politicien manipulateur et scientifique sans rigueur. Il accomplit à merveille son rôle et celui des médias : accroître la main mise de l’Etat sur nos vies, donner uniquement des informations en faveur de cet agenda politique et noyer le poisson de la vérité sous un flot de chiffres et de statistiques. Ceux qui ont goût à la liberté, malheureusement très rare en Suisse, se situe, encore malheureusement, loin de notre romandie, digne des régimes totalitaires de l’information, mais plutôt proche des cantons fondateurs de notre chère Helvétie. En espérant que bientôt chacun prendra de nouveau goût à la liberté face à un Etat totalitaire qui pour prétendument nous protéger (que fait-il contre les principales causes de mortalité ? Rien) supprime toute nos libertés en plus de nous forcer à nous vacciner. Nous sommes dirigés par la lie de l’humanité !

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