Loi CO2

Aïe ! 51,6% de non.

La situation, tout le monde la connaît même si beaucoup n’y croient guère. Le fait est que la Terre est malade. Elle a déjà pris un gros degré et la fièvre augmente de plus en plus vite. Les docteurs disent que, sans soin vigoureux, elle sera bientôt prise de tremblement nerveux, puis sa survie même sera menacée. Que dit alors la majorité de ceux des citoyens qui ont voté ? « Bof, elle n’a pas si mauvaise mine, et puis un degré, mon Dieu, ce n’est pas terrible ; d’autre part, le médicament coûte, pas bien cher, mais quand même ! »

Forte pensée appuyée vendredi passé par le Tribunal fédéral qui confirme la peine des joueurs de tennis du Crédit suisse au motif qu’il n’est pas vraiment urgent de sauver le climat. C’est la façon de penser de la personne tombant du 7e étage constatant que tout va bien en passant au sixième.

Malheureusement, il faut dire que la loi était bien triste. Elle n’offrait qu’une thérapie : payer pour des médicaments probablement peu efficaces. Mais pourquoi donc négligeons-nous la cure d’air pur et d’eau claire ? Pourquoi ne soignons-nous pas la Terre en cultivant joyeusement la Nature ?

Jacques Dubochet

Jacques Dubochet, professeur honoraire à l'UNIL. Il a développé, dans les années 80, les fondements de la cryo-microscopie électronique qui lui ont valu un prix Nobel de chimie en 2017. Citoyen actif, il est préoccupé par l’impact de la science sur la société. Il croit que c'est la jeunesse qui surmontera la crise du climat et de la vie.

38 réponses à “Loi CO2

  1. Cette votation c’était la fin du mois contre la prétendue “fin du monde”. J’ai choisi la fin du mois et j’ai voté NON à cette loi inique fait pour des bobos qui ont les poches bien remplis qui vont écouter sainte Greta. Il y a d’autres solutions pour luter contre le C02 mais les bobos préfèrent payer pour se donner bonne conscience. Je paie donc j’ai le droit de polluer. Ecoeurant !

    1. Exact Redel, les monstrueux 4X4 pourront continuer à sillonner nos routes, avec des astucieux calculs magiques de l’Etat pour les laisser polluer pas cher (surtout pas toucher aux primes, ca ferait chuter les ventes)!
      Pas grave, on achètera des certificats CO2 sur le marché européen pour la bonne conscience, idem pour les paquebots qui inondent la planète avec toutes sortes de gaz (à part le CO2).
      Grosse farce….!

    2. Très typique du vrai bobo en pleine réactance, petit bourgeois, toujours et encore en train mettre le pied au mur pour défendre sa vie nul. Il préfère foutre tout en l’air que faire un petit effort.

  2. Comme quoi, les activistes du climat et leurs méthodes n’ont absolument rien fait bouger dans leur sens, bien au contraire. Et ce n’est pas faute de vous l’avoir signalé. Vous ne pouvez donc vous en prendre qu’à vous-même.

    1. Réponse à Nicolas Nicolas Besson (14 06 21)
      Désolé, Monsieur Besson, j’ai raté votre propositon de méthode efficace et civile propre à
      résoudre ce réchauffement climatìque dont, selon vous, je serais contributeur, moins
      par mes abus inconscients de CO2 que par mon suivisme imbécile des Dubochet,
      et autres activistes du climat, et ceci en dépit de vos pourtant nombreux et si sages
      avertissements.
      J’espère que vous nous le pardonnerez et mettrez, rapidement, en oeuvre ces aimables
      solutions dont vous connaissez évidemment l’urgence.
      Merci de votre précieuse contribution à l’harmonie dans laquelle nos enfants élèveront
      enfin les leurs.
      Georges Perrin, Grand Parent pour le Climat

    2. Bonjour Nicolas,

      Vous êtes le reflet de la vrai problématique: le déni et la complaisance. Pointer du doigts des activistes au lieu de pointer du doigt le réchauffement climatique et ses conséquences afin de pouvoir réfléchir à des solutions. Le comble est d’en plus ramener la faute sur une infime partie de la population comme s’ils étaient responsables de cette situation. Si nous ne faisons pas parti de la solution nous faisons parti du problème.

    3. @Georges.W.Perrin, Fabien et Koller.

      En tant que simple citoyen qui n’a signé aucune des 2 initiatives ni les 3 référendums, je n’ai absolument aucun compte à rendre à qui que ce soit. Par contre, quand on me demande de voter, je vote.
      S’il n’y avait pas eu de référendum sur la loi CO2 dont certains activistes ont contribué, elle aurait simplement été appliquée. Et ce sont pourtant bien les députés pour qui j’ai voté qui avaient conçu la loi CO2.

      Si vous pensez réellement que le citoyen est le problème (et que donc la démocratie directe est le problème), alors la moindre des choses, c’est de ne pas soutenir ceux qui lancent les référendums.

      Comme j’ai l’impression que ça vous fait plaisir, vous pouvez continuer de tenir des propos irrespectueux à mon encontre, bien que je n’ai fait que décrire des faits que vous refusez d’admettre. La remise en question c’est donc bien de votre côté qu’il faut la faire. Mais c’est à vous de voir.

  3. La violence des extinctions rebellion, squatters, … m’ont convaincu de voter contre. Je ne soutiendrai jamais le camp qui promeut la violence.

    1. La violence de l’industrie automobile, la violence de l’extraction du pétrole, la violence du refus d’admettre qu’on a une crise climatique m’ont convaincu de voter pour. Je ne soutiendrai jamais le camp qui promeut la violence…

      Si vous vous caché derrière cette argumentation, vous n’avez pas encore compris le problème qu’on a. Si même la petite Suisse, pays le plus riche du monde, ne veut pas changer, on est foutu.

    2. Et bien justement, Rebecca, en votant non à la loi CO2 vous soutenez ceux-là même que vous critiquez pour leur “violence”. Ce sont les militants pour le climat et l’UDC, qui soutenaient le référendum, et aucun autre parti. En votant non, vous avez refusé loi loin de résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes tous confrontés, mais un compromis acceptable pour début vers la diminution de la pollution carbone.

  4. Tout le monde comprend, parce que c’est très simple à comprendre, que des chantiers d’infrastructure de même nature dégagent des masses de CO2 proportionnelles à leurs coûts. Si le tunnel ferroviaire A coûte deux fois plus que le tunnel B, les chantiers du tunnel A dégagent deux fois plus de CO2 que ceux du tunnel B.

    A Genève, deux concepts pour résoudre le problème de capacité du nœud ferroviaire de Genève s’opposent. Le coût du concept adopté pour le moment par les administrations en charge des transports est évalué à 5 milliards. Le coût de l’autre concept, dit “la boucle de l’aéroport”, qui résout aussi bien le problème de capacité du nœud ferroviaire de Genève, est évalué à un milliard.

    En masse de CO2, ce n’est pas rien : l’ordre de grandeur du dégagement de CO2 est de l’ordre de 270 grammes de CO2 par franc, ce qui fait que les chantiers du concept des administrations dégageraient 1’350’000 tonnes de CO2, ceux de la boucle 270’000 seulement.

    Pas un instant les administrations en charge des transports n’ont-elles évoqué cet aspect. Elles s’en sont fichu. Elles continuent obstinément à s’en ficher, témoignant de l’importance qu’elles attachent à cette question.

  5. Le monde dans lequel nous évoluons est très fortement influencé par le pouvoir et les critères économiques et financiers, le productivisme et les retours sur investissements. Le vivant est devenu soumis à l’économie. Cherchez l’erreur.

  6. Cher Jacques Dubochet,

    Le métier de prophète est difficile. Prédire l’avenir est incertain. Je vous propose d’être plus modestes – et de nous atteler à améliorer ce que nous pouvons. Bcp de petites choses peuvent être faites.
    La loi CO2 était injuste pour les régions périphériques – elle a été refusée par la population suisse et je m’en réjouis. Le G7 se préoccupe maintenant du climat. Cela devient grotesque. Croyez-vous sincèrement que le G7 s’intéresse à l’économie durable?
    C’est une imposture.
    Donc parfois, mieux vaut changer de médecin!
    La terre souffre du G7, du G20, de tous ces organismes qui prétendent l’aider à mettre des emplâtres sur des jambes de bois de notre humanité.
    Oui, bcp de choses doivent être changées. Elles le seront. Mais nous sommes fatigués des imposteurs. Nous voulons des acteurs sincères, qui soient vraiment proches des gens et de leurs problèmes, pas le green washing des banques, des GAFAM et autres multinationales – qui soutenaient la loi CO2!
    Avec de tels amis, pas besoins d’ennemis.

    1. “Prédire l’avenir est incertain” Non, l’avenir est certain! Le réchauffement climatique va se produire inévitablement, inexorablement. Même si un pays a un comportement vertueux sur ce problème, d’autres comme la Chine, les US, l’Europe réagissent insuffisamment. Bientôt, nous aurons le couteau sur la gorge. Lorsque les glaces des pôles auront totalement disparu (l’évaporation produit du froid) les choses s’accélèreront. Pour ma part, je reste persuadé que seule une attitude active comme limiter la quantité de rayons solaires atteignant la terre peut nous sauver, pas une auto-restriction. Quant à penser que nos actions sont de peu d’importance par rapport à la puissance de la nature, c’est de l’aveuglement.

      1. Méfiez-vous des faux prophètes… Donc vous préconnisez la géo-ingéniérie du climat, affolé par les prophéties.
        Désolé, mais c’est de la pure folie!
        L’être humain s’est toujours adapté, avec bcp moins de moyens qu’aujourd’hui. Plutôt que de jouer à l’apprenti sorcier, l’être humain ferait mieux de revenir à la simplicité et sobriété – diminution de la pollution (du sol, de l’eau et de l’air), consommation rationnelle des ressources. Et surtout solidarité humaine (meilleure distribution des richesses et des ressources entre les population).
        Ce monde devient fou – au lieu de régler les vrais problèmes, il va foncer tout droit dans un précipice, sous prétexte de science.
        Or cela n’est pas de la science, c’est de la folie et une fuite en avant, comme celle du Dr Jekyll.

    2. Je n’arrive pas à vous suivre. Vous vous réjouissez que la loi CO2 a été refusé, mais vous vous moquez de la tentative du G7 de s’en occuper? Même chose pour les GAFAM?

      Si vous pensez que le climat a un problème (j’en suis convaincu), alors il faut se réjouir de tous les efforts de résoudre ce problème, aussi petit soit-il. Mais pourquoi voter “non” et se moquer des petits efforts? Ca ne donne pas de sens pour moi…

      1. Le G7 nous ayant mené là où nous sommes depuis 50 ans, je souhaite travailler avec d’autres acteurs.
        Si vous voulez continuer à suivre des imposteurs et manipulateurs qui nous ont mené à la ruine, et bien libre à vous.
        Quand au fond du problème, cela n’est pas le climat (qui varie et a toujours varié), mais l’adapation humaineà un changement important. Et comment s’y adapter intelligement et durablement.
        Pour que cela soit durable, il faut de la justice et solidarité. Or imposer les petits et laisser tranquille les grands, je n’appelle pas cela un changement durable.

  7. Ce qui frappe en lisant les blogs de l’illustre prix Nobel Dubochet, c’est le ton aimable et badin, légèrement ironique. Plutôt agréable en comparaison avec le ton hystérique et la crampe fanatique ridicule des autres réchauffistes.

    Mais voyons, avec tout le respect qui vous est dû, vous pensez vraiment que cette loi, qui aurait pourri la vie à tous ceux qui ont besoin de leur bagnole pour travailler, aurait eu le moindre effet, même infinitésimal, sur le faux problème dont on nous parle? Et s’agissant des juges de Monrepos, ne pensez-vous pas qu’ils ont simplement fait leur travail, car si on les paye, c’est pour appliquer la loi, non?

    1. Personnellement je crois que la loi était pas assez forte, mais j’ai quand même voté oui. Parce que c’était un pas dans la bonne direction. Pensant que chaque Suisse produit jusqu’à 14 fois plus de CO2 que la terre peut supporter, il n’est plus question de garder notre mode de vie. Il faut le changer. ça va faire mal. Mais je pense qu’en Suisse nous sommes assez bien placés pour réduire notre confort.

  8. C’est une très mauvaise lecture de la décision du Tribunal fédéral que vous faites là. Il y a des lois, et tout le monde doit les respecter.
    On ne peut pas se cacher derrière l’état de nécessité sous des prétextes fallacieux. L’état de nécessité implique un danger imminent (dans les heures à venir) et surtout le danger doit être impossible à détourner autrement.
    Malgré toute mon imagination, je ne vois pas comment le fait d’envahir une banque peut sauver le climat.
    La décision du TF est juste. Tout comme l’était celle du Tribunal cantonal.

  9. Je constate que comme en France la moindre atteinte à notre confort de vie est inacceptable.
    que la situation réelle de notre planète est délicate et que tous les outils rationnels (scientifiques) que nous avons à notre disposition nous prédisent que nous allons percuter le mur.
    requiescemus in pace !

  10. Dans le texte de la loi le mot taxe a été utilisé des dizaines fois. La loi était mal-équilibrée car on savait clairement combien on allait payer de plus, mais non-pas comment les émissions allaient baisser. Si on demande à la suisse un effort de taxer tous les adultes de mille francs par an, et en contrepartie tous les transports publics & les trains deviennent à la charge de la Confédération et gratuitement pour la population, je pense que 60% adhérerait et peut-être plus, et la voiture sera strictement utilisée pour des missions impossibles en transport commun. Le problème de ce saint homme Dubochet et qu’il défend, sans le savoir, une ligne politique voulant affaiblir notre pays pour faciliter sa fusion avec un corps malade, géré à Bruxelles dans les apparences, mais en réalité depuis Berlin !

    1. Le but de la loi était de laisser les Suisses décider par eux-mêmes comment ils veulent gérer le CO2, mais en montrant combien les différentes actions pèsent sur le climat, à travers le porte-monnaie. Ceci paraît le seul langage que les Suisse comprennent.

      Donc refuser la loi parce qu’elle parle notre langage montre bien combien les gens n’ont pas compris l’urgence dans laquelle nous nous trouvons.

      Aussi, les attaques ad-hominem n’avancent pas vraiment la discussion…

      1. L’argumentum ad hominem « s’écarte de l’objet purement objectif pour s’attacher à ce que l’adversaire en a dit ou concédé ». Je ne vois pas le pbl, mais soit !
        Dire de quelqu’un “saint homme” est élogieux me semble-t-il, du moins cela fut mon intention. Je constate votre amertume et je compatie. 650 mille pauvres en Suisse selon M. Berset, un million selon d’autres sources, oui il est légitime de ne pas signer un chèque en blanc de 800 à 1’500 francs par an et par famille pour faire plaisir aux “verts” quand on a du mal à joindre les 2 bouts.

  11. Vous ne croyez pas qu’un docteur de chimie avec un prix Nobel a fait ses propres recherches ? Par ailleurs en lisant votre article 30 Secondes le premier graph est déjà incomplet, la concentration moyenne de co2 actuelle est de 418 PPM alors que sur votre graph elle ne dépasse jamais 300. C’est facile de n’utiliser que les données qui vous arrange, faire une vrai recherche nécessite un peu plus de temps que de choisir un article qui dit ce qu’on veut dire

  12. Ce n’est pas en présentant une courbe complètement fausse , limant les pics de 1940-44 (moyenne globale ) que l’on peut faire de la bonne information !
    Revoyez d’abord les vraies valeurs et confrontez-les aux variations naturelles , vous verrez que LaNina a fait baisser les températures mondiales de 0.4°C ce printemps …
    Votre théorie qui voit monter la température de manière exponentielle ne tient pas la route , elle ne repose sur aucune théorie physique :
    Je rappelle que le climat est d’abord un équilibre d’énergie qu’il faut comprendre avant d’ameuter la planète … Le forçage radiatif anthropique , faisant partie de l’équation, ne pèse que 3 watts/m2 par rapport aux 150 watts/m2 de l’ensemble des GES naturels et qu’il progresse de 1 watt/m2 sur 30 ans ( chiffres du NOAA) .
    Avec ces données, la planète ne va pas bouillir de si tôt ( les océans se sont réchauffés de 0,07°C en 20 ans ) !!!
    La loi sur le CO2 n’aurait pas corrigé ces chiffres d’un iota , parce que premièrement , la Suisse compte à peine 1/1000 dans la balance et qu’elle ne faisait que brasser des taxes sans se soucier des technologies !
    Il faut au contraire se concentrer uniquement sur les technologies et remplacer les vieux équipements trop gourmands en fossiles . Ce renouvellement selon un cycle économique normal serait suffisant pour atteindre les objectifs de Paris , sans tomber dans la paranoïa climatique !
    Les consommateurs n’ayant pas beaucoup le choix , c’est l’industrie qui doit se montrer pionnière dans la transition énergétique ( elle est déjà au rendez-vous) . La politique doit fixer des règles strictes , mais elle préfère punir les travailleurs que de priver quelques privilégiés de leurs monstres à 4 roues motrices !
    Ce n’est pas en s’attaquant aux plus faibles que le CF va convaincre !!!

    1. Selon la définition de l’émission, on a différentes version de combien la Suisse produit:

      – émis dans le pays même: 1/1000 de l’émission CO2 mondiale – avec un population à peu près 1/1000 on est donc dans la moyenne
      – émis par les produits importés: 2/1000 de l’émission CO2 mondiale
      – émis par les actions détenues par les banques en Suisse: 14/1000 de l’émission CO2 mondiale

      Donc je pense il faudrait compter au moins les produits importés, ce qui nous fait 3 fois la moyenne mondiale. Oui, la Suisse est petite. Mais chaque individu est encore plus petit. Donc si chacun se dit qu’il n’a rien à faire, on ne va pas changer. Seulement si tout le monde se met ensemble peut-on résoudre cet énigme gigantesque!

  13. Je vois que sur ce blog fort respectable, il y a beaucoup d’éléments interressant d’un coté comme de l’autre.
    Les valeurs défendues par XR ou la Grève du climat sont légitime car de plus en plus de trés jeunes en sont sensibles.
    Mon fils de 13 ans est un supporter de la lutte pour la sauvegarde de la planète que nous lui laisserons dans un piteux état comme tout le monde en conviendra.
    Il me demande si depuis ce matin il peut être soupçonné de vouloir aller contre l’état si il télécharge ou regarde votre blogs, ou celui de XR ou de la grève sur le climat ?
    Il est tétanisé d’avoir appris que s’il garde des textes de ses deux organisations sur son natel il pourra subir l’article 23 de cette loi.
    Donc depuis ce WE nous avons un problème de lire, de downloader les pages de ce site puisque nous pourrions donc être soupçonné d’acte contraire à l’état de droit.
    Est-ce que quelqu’un a une réponse ?

    1. Pas de réponse, mais le même souci! La définition dans cette loi du terrorisme est vraiment pourri. D’ailleurs plusieurs personnes politiques ont déjà demandé de donner des précision sur la définition du mot “terrorisme”:

      https://www.fedlex.admin.ch/eli/fga/2020/2004/fr
      FF 2020 7499, article 23e.2: Par activités terroristes, on entend les actions destinées à influencer ou à modifier
      l’ordre étatique et susceptibles d’être réalisées ou favorisées par des infractions
      graves ou la menace de telles infractions ou par la propagation de la crainte.

      Donc si on dit: “la crise climatique va tous nous tuer” on propage de la crainte. Si en plus on dit: “il faut changer notre mode de vie”, et propose de changer l’ordre étatique. Donc je suis un terroriste 🙁

    2. Votre crainte révèle peut-être une autre : avez-vous peur que XR ou la grève du climat se radicalise un jour ?

      La réponse à cette question vous aidera certainement dans votre réflexion.

  14. Le secteur financier suisse, responsable de plus de 95 % des émissions de CO2 du pays, n’était pas du tout concerné par cette loi. Elle ne visait qu’à réduire le petit pourcentage des émissions du pays produit par ses habitants. Cette loi n’aurait donc eu que peu d’incidence sur le climat et le terme « loi sur le CO2 » est abusif et trompeur. Pour agir en faveur du climat, la Suisse devrait commencer par légiférer sur le secteur responsable de l’écrasante majorité des émissions.

    1. Juste pour quelques chiffres:

      – émis à l’intérieur de la Suisse: 1/1000 du CO2 produit mondialement
      – émis par les produits importés: 2/1000 du CO2 produit mondialement
      – population de la Suisse: à peu près 1/1000 du monde

      Donc si on réduit nos émissions, et qu’on suppose que tout le monde va faire de même que nous, ça aura un changement énorme. Effectivement, dans un deuxième temps il aurait fallu aussi prendre le secteur financier en compte.

    2. “Est responsable” si Le secteur financier suisse est le seul au monde à financer et exclusivement ..95%….C’est un marché ouvert et l’argent coule à flot partout. Si les banques suisses arrêtent de financer le coût du financement sera plus élevé et le consommateur occidental paiera plus pour son carburant et laissera profiter les moutons noirs à l’international. La Suisse restera libre et son économie aussi, sinon la Suisse en sa forme actuelle n’existera plus.

  15. Le manque de soutien du mouvement pour le climat a possiblement fait pencher la balance.

    L’enquête post-électorale de Tamedia montre que le refus le plus élevé se trouve parmi les jeunes. Un pourcentage impressionnant de 58% des 18-34 ans a dit Non au projet de loi, soit le taux le plus élevé de toutes les catégories d’âge.

    … la violence ne convainc jamais, nul part.

  16. La loi CO2 est morte, vive la loi contre le gaspillage énergétique!
    Ce fatras était une insulte aux jeunes qui méritent mieux et aux pauvres, seuls exclus du droit à gaspiller. Ces mesures étaient simplement destinées d’une part à faire payer par la collectivité l’isolation d’immeubles locatifs négligés par les milieux immobiliers (vieux serpent de mer), à réserver le gaspillage aux plus riches et finalement à se donner bonne conscience en achetant des droit de polluer à de plus pauvres, comportement colonialiste dans le meilleur des cas, bis repetita d’une grosse arnaque dans le pire. La Suisse ne changera pas à elle seule le pourcentage de CO2 dans l’atmosphère, mais elle peut inspirer une norme morale sur le gaspillage énergétique. Je prétends qu’en faisant la guerre au gaspillage, on peut à moyen terme diviser par 2 voire par 3 la consommation énergétique globale sans atteinte notoire à notre mode de vie. Mais, il faudra se montrer directif, ce qui peut déplaire aux milieux libéraux qui ne veulent pas règlementer les importations ou les produits.
    L’écologie politique s’est prise un claque, excellente opportunité pour évoluer. Après les gilets jaunes, on peut dire qu’il est dur d’apprendre. Mais l’écologie est d’abord une science. La politique, c’est d’abord servir. Donc, il serait bon de venir devant le peuple avec des mesures pragmatiques aux effets mesurables avant de vouloir lui faire les poches.

  17. À l’avenir de leurs enfants et petits enfants, les Suisses ont préféré continuer de polluer avec leur SUV 4×4. Pas le moindre respect de la vie et même pas une petite pensée aux générations suivantes. C’est honteux et désespérant.

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