La guerre en Irak était prévisible

IRAKJ'ai rencontré récemment dans un avion un collaborateur d'une société basée aux Etats-Unis spécialisée dans la production de piles et de batterie. Les produits de cette entreprise sont très pointus. Au fil de la conversation, il nous arrive soudain de parler de la guerre en Irak (photo Roberto Schmidt/AFP), un gouffre financier pour l'Amérique.

Pour le collaborateur en question, l'invasion de l'Irak n'était en réalité pas une surprise. Des semaines avant le fameux 20 mars 2003, sa société a vu son carnet de commandes exploser. L'armée américaine avait besoin de ce matériel en grande quantité. Conclusion: avant d'interroger des spécialistes de géopolitique pour savoir quand un pays s'engagera dans une guerre, il vaut mieux observer l'évolution du carnet de commandes de sociétés qui fournissent les armées.

Les femmes font leur pub contre Romney

Pour le candidat républicain Mitt Romney, conquérir l'électorat féminin sera un défi. Bien qu'il fût favorable à l'avortement dans les années 1990, il y est aujourd'hui fortement opposé. Il laisse par ailleurs les plus conservateurs de son parti imposer aux femmes des ultrasons intravaginaux pour les forcer à prendre conscience de ce qu'elles font quand elles avortent.

Autre victime de la campagne du ticket républicain: Planned Parenthood, une organisation qui fournit de l'aide en matière de santé à des millions de femmes. L'organisation lance dès lors une vaste campagne de 3,2 millions de dollars contre Mitt Romney en Ohio et en Virginie. Voici sa publicité:

 

Campagne: quand Romney copie Obama

Le site Internet de la campagne du républicain Mitt Romney, accusé de plagiat, a dû faire marche arrière. Il avait copié le même texte que celui figurant sur le site de la campagne de Barack Obama invitant les internautes à faire des dons pour soutenir le candidat. Le texte figurait sur le site, mais aussi dans les courriels et sms envoyés par l'équipe Romney. Le site Buzzfeed a constaté l'abus et l'équipe du candidat républicain à la Maison-Blanche a corrigé le tir.

 

Volte-face de Romney sur l’Obamacare

Le discours de Mitt Romney (photo: Kayana Szymczak / Getty Images North America/ AFP) depuis qu'il est candidat à la Maison-Blanche (primaires républicaines y compris) était univoque: dès le
Romneycare premier jour à la Maison-Blanche, s'il est élu, il abrogera l'Affordable Care Act, la réforme du système de santé du président Barack Obama. "I will repeal Obamacare on Day One", assène-t-il régulièrement sur les chaînes de télévision nationales.

Or dimanche lors de l'émission Meet the Press sur NBC, le républicain de Boston, qui a promulgué une loi similaire dans le Massachusetts quand il en était gouverneur en 2006, a fait volte-face. Il reconnaît que tout n'est pas à jeter dans la réforme. Mitt Romney conserverait ainsi la clause interdisant aux assureurs maladie de refuser un patient parce qu'il a déjà une maladie préexistante.

Certains ont déjà voulu voir un assouplissement des positions de Mitt Romney, qui, jusqu'ici, a entonné le credo de la droite dure, du Tea Party et des conservateurs les plus endurcis. Motif? tenter de séduire les électeurs du centre. C'est d'ailleurs souvent là que se gagnent les élections américaines. Le geste est séduisant, mais il pourrait aussi desservir le Bostonien en montrant une nouvelle fois qu'il change de position sur un sujet majeur. Il a déjà changé d'avis sur les droits des homosexuels et sur l'avortement.

11e anniversaire de 9/11: les mots d’Obama

Le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 avait donné lieu à de multiples célébrations et à un nombre incalculable de documentaires. Les cérémonies avaient lieu quelques mois seulement après la mort d'Oussama ben Laden, le leader d'Al-Qaida, l'organisation terroriste à l'origine des attaques contre les Etats-Unis.

Cette année, tout est apparemment beaucoup plus discret. Lle président Barack Obama demande néanmoins de ne pas oublier:

 

Obama prend de la hauteur en Floride

Entamant les deux derniers mois de campagne électorale, le président Barack Obama s'est rendu en Floride, l'un des Etats les plus disputés et plus importants de la présidentielle 2012. La bataille entre lui et son rival républicain Mitt Romney demeure très indécise.

Dans son tour de Floride, Barack Obama a voulu honorer le propriétaire d'une pizzeria, Scott Van Duzer, très actif pour faire la promotion des dons de sang dans le pays. Il a aussi une particularité: il est enregistré auprès des républicains, a voté cependant pour Barack Obama en 2008 et compte en faire de même en novembre. Scott Van Duzer  est un costaud qui n'a pas manqué de surprendre le président quand il le souleva en plein restaurant devant une escouade de journalistes.

Une grosse bavure du service de sécurité? Apparemment non. Scott Van Duzer avait assuré ses arrières en demandant à l'un des gardes du corps de Barack Obama s'il pouvait tenter de soulever le président.

 

Charlotte: Michelle, Barack et Bill

Même si elle a été un peu ternie par les chiffres du chômage qui ont été publiés un jour après sa clôture, la convention démocrate de Charlotte fut un événement sans fausse note. Si on la compare avec la convention républicaine de Tampa, les démocrates gagnent largement aux points. Mais cela va-t-il se répercuter dans le bond que pourrait faire Obama dans les sondages? Pour Mitt Romney, le sursaut fut minimal.

Voici pour conclure des vidéos de trois protagonistes: Michelle Obama, Barack et Bill Clinton.

 

 

 

 

 

La convention démocrate en photos

Après trois jours de discours, de votes et de débats, la convention démocrate s'est achevée jeudi soir avec le discours de Barack Obama. Dans la Time Warner Cable Arena, pleine à craquer, le président noir a affirmé que l'élection du 6 novembre mettra les Américains devant le "choix le plus clair" de cette génération.

Auparavant, les délégués et sympathisants démocrates dans la ville de Charlotte, en Caroline du Nord:

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

La révérence de Bill Clinton devant Barack Obama:

Convention DNC 021

Puis l'accolade…

Convention DNC 023

 

Elizabeth Warren, ex-membre de l'administration Obama et candidate au Sénat contre le républicain Scott Brown. Son discours était moyen, mais elle a eu droit à une ovation de la salle:

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Bill Clinton sur l'écran géant:

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Et la star du début de la convention, la First Lady Michelle Obama à côté des frères Castro, grands espoirs démocrates et le vice-président américain à sa droite Joe Biden

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Et les délégués dans toute leur diversité:

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Des musiciens de rue…

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et des marchands ambulants de produits dérivés…

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Le révérend Jesse Jackson à l’interview

Dans la Time Warner Cable Arena de Charlotte, dans le cadre de la convention démocrate, le révérend Jesse Jackson se confesse. Figure mythique de la lutte en faveur des droits civiques dans les années 1960, il était dans le parking devant la maison où Martin Luther King fut assassiné en 1968. Candidat à l'investiture démocrate dans les années 1980, il reste aujourd'hui une figure respectée du parti.

 

Une présidente démocrate en perdition

C'est souvent en période de crise que se révèlent les bons présidents. L'actuelle présidente du Comité national démocrate, Debbie Wasserman Schultz, n'appartient manifestement pas à cette catégorie. De façon générale, sa défense du bilan démocrate n'est jamais très bien articulée ou est excessive.

A Charlotte, en Caroline du Nord, où les démocates sont réunis en convention, Debbie Wasserman Schultz a sombré dans l'affaire de Jérusalem. Le Parti démocrate avait initialement enlevé de sa plateforme électorale (2008) la référence à Jérusalem comme capitale d'Israël. Mardi dernier, le président Barack Obama serait intervenu et les délégués ont voté par acclamation. Il y avait de fait autant de délégués contre que pour un retour de la référence dans le document. Mais le président de la convention a arbitrairement décidé que le "oui" l'avait emporté.

Invitée sur CNN jeudi matin, Debbie Wasseman Schultz s'est défendue, mal, très mal. Selon elle, si la référence ne figurait plus dans la plateforme du parti, c'était en raison d'une "omission technique". Les délégués n'ont d'ailleurs, selon elle, pas du tout discuté de la question. Sachant l'ultra-sensibilité de la question de Jérusalem, elle donne aux démocrates soit une image de parti désinvolte, soit de parti tellement confus qu'il ne sait plus quelle position adopter par rapport à Israël. Selon les médias américains, la présidente du Parti démocrate ne devrait pas prolonger son mandat. Le parti n'en sera pas forcément perdant.