Changement climatique: l’espoir républicain

Au cours de la campagne électorale, c'est un gros mot pour Mitt Romney: changement climatique. Il ne s'aventure jamais à le prononcer et préfère déclarer lors de ses meetings électoraux qu'il faut exploiter au maximum les ressources fossiles que sont le pétrole, le gaz et le charbon pour que l'Amérique conquiert son indépendance énergétique. Il n'hésite pas à décocher des flèches empoisonnées à l'encontre du président Barack Obama qui s'opposerait, dit-il, à relancer l'économie américaine grâce à un secteur énergétique en plein boom grâce notamment à la fracturation hydraulique.

Au sein du Parti républicain, le positionnement de Mitt Romney rejoint le profond scepticisme des conservateurs et des membres du Tea Party au sujet d'un possible réchauffement climatique. Les preuves scientifiques sont balayées sans réserve. Une grande majorité ne croit pas à cette théorie qui n'a pour but que de mettre des bâtons dans les roues de l'économie. Ils appellent à la suppression de l'Agence de protection de l'environnement (Environment Protection Agency).

Mais tous les républicains n'entonnent pas ce credo. Ex-élu à la Chambre des représentants pour la Caroline du Sud, Bob Inglis est persuadé que le réchauffement climatique, un problème réel à ses yeux, peut être combattu grâce à l'initiative privée. Ses convictions courageuses lui ont coûté son mandat au Congrès à Washington. Il fut battu par un représentant du Tea Party. Responsable de l'Energy and Enterprise Initiative à la George Mason University, il le dit sur NPR: "Nous pensons que la libre entreprise a la réponse (aux défis énergétiques) et (au problème) du climat." Bob Inglis propose de supprimer toute subvention ou crédit d'impôts pour des fabricants de panneaux solaires ou de voitures électriques, mais aussi pour les grandes majors de l'industrie pétrolière et gazière. Pour lui, il faut imposer une taxe carbone sur les énergies fossiles. Pour Bob Inglis, la société paie déjà un coût caché du statu quo: les émissions de gaz à effet de serre et la pollution détériorent la santé de la population et les émetteurs de gaz à effet de serre ne paient pas le prix de ces effets indésirables.

Voici le sujet traité par la radio publique nationale NPR:

 

Et les explications de Bob Inglis, responsable de l'Energy and Entreprise Initiative:

 

Romney et la camisole de force républicaine

Pourquoi Mitt Romney reste-t-il aussi vague dans ses propositions pour réduire le déficit budgétaire ou pour lutter contre l'immigration? FareedParce que le Parti républicain, sous l'influence du Tea Party et des ultra-conservateurs, l'a harnaché dans une espèce de camisole de force. C'est le sentiment que partage le commentateur vedette de CNN (GPS) Fareed Zakaria (photo Emmanuel Dunand/AFP) dans le "Washington Post".

Pour réduire le déficit de près de 1000 milliards par an, le candidat républicain à la Maison-Blanche reste vague. Il ne veut pas de hausse d'impôt, veut réduire les dépenses, sauf celles de la Défense. S'il déclarait, comme Ronald Reagan dans les années 1980 ou George H. Bush au début des années 1990, que parfois des hausses d'impôts sont nécessaires, il provoquerait une révolte interne chez les Républicains. Idem en matière d'immigration. Mitt Romney a soutenu les dures lois anti-immigration d'Arizona, s'est opposé au Dream Act permettant à des jeunes étudiants de talent issus de l'immigration illégale de poursuivre leur chemin aux Etats-Unis et a enfin plébiscité les "renvois volontaires" pour résoudre le problème des 12 millions de sans-papier. Pour Fareed Zakaria, les positions de Mitt Romney s'expliquent par un culte du politiquement correct de la droite de la droite au sein des républicains.

Le Parti républicain responsable du flou entretenu par Mitt Romney dans la campagne? C'est une manière de voir les choses. Mais au vu des nombreux retournements de veste dont s'est fait l'auteur Mitt Romney (l'art du flip-flopping), beaucoup se demandent si le candidat républicain à la Maison-Blanche a une vraie vision personnelle de ce qu'il ferait en tant que président.

La hausse des coûts de la santé continue

ObamacareEn 2008, le candidat Barack Obama avait formulé une promesse lors d'un meeting électoral en Virginie, mais aussi à plusieurs reprises au cours de la campagne: "Dans une administration Obama, nous abaisserons les primes d'assurance maladie jusqu'à 2500 dollars par famille par an.”

Les chiffres révèlent une réalité différente en 2012, deux ans après l'adoption de l'Affordable Care Act (photo Chip Somodevilla/AFP) qui est censé réduire les primes d'assurance, même si l'essentiel de la loi réformant le système de santé américain produira ses effets à partir de 2014. Les coûts de la santé ont augmenté de 4,6% en 2011, soit 4500 dollars en moyenne par personne, selon le Health Care Cost Institute, un organisme indépendant. Les primes d'assurance ont augmenté en moyenne de 3% en moyenne par personne, soit 186 dollars et 4% pour une famille, soit 672 dollars. Entre 2009 et 2012, ces primes ont augmenté de 2370 dollars par famille bénéficiant d'une assurance fournie par l'employeur. C'est plus qu'à l'époque de George Bush.

Pour Barack Obama, ce n'est pas une bonne nouvelle. Il doit toujours convaincre les Américains, d'ici au 6 novembre, que sa réforme de la santé, dénommée ObamaCare par ses détracteurs, va à terme réduire les coûts de la santé et les primes d'assurance maladie. Mitt Romney aurait cependant tort d'utiliser cet argument pour s'en prendre à son rival démocrate. Dans le Massachusetts, où le républicain a promulgué une loi similaire à l'ObamaCare, le RomneyCare, la réforme de la santé a permis d'atteindre une couverture santé quasi universelle. Mais elle ne prévoyait pas de maîtriser les coûts de la santé. De fait, les coûts ont explosé et les responsables politiques du Massachusetts se sont penchés à partir de l'an dernier sur la nécessité d'adopter une loi pour réduire les coûts.

Yom Kippour, les rabbins et l’Iran

Fox News n'a pas cessé de thématiser la venue de Mahmoud Ahmadinejad à New York. Le président iranien s'exprime aujourd'hui mercredi à la tribune des Nations unies dans un contexte moyen-oriental en ébullition. L''ennemi numéro un d'Israël a surtout été appeler à faire son discours le jour même de Yom Kippour, la fête la plus importante du calendrier juif.

Yom Kippour, c'est le jour du pardon, le jour du jeûne, le jour où chacun fait le bilan pour tirer les leçons qu'il juge nécessaires. La venue d'Ahmadinejad chamboule toutefois les habitudes et plusieurs rabbins orthodoxes se demandent s'il faut éviter de parler de l'Iran et rester dans un champ sémantique de recueillement ou s'il faut au contraire souligner la menace que représente la République islamique pour Israël.

Plusieurs organisations influentes de Juifs orthodoxes américains estiment que l'heure est suffisamment grave pour mélanger politique et religion. Le Conseil rabbinique d'Amérique (Rabbinical Council of America), qui représente une centaine de rabbins orthodoxes, exhorte à la prière pour éviter que l'Iran acquiert l'arme nucléaire synonyme de menace mortelle pour Israël.

Les propos durs de Barack Obama à l'ONU mardi contre l'Iran ne suffiront sans doute pas à faire disparaître la République islamique des sermons prononcés dans certaines synagogues. 

Susan Rice, la Syrie et sa future carrière

RiceA partir de mardi 25 septembre, Susan Rice (photo Stephen Chernin/AFP) joue gros. Ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU à New York, c'est à elle qu'incombe la tâche de défendre la position de l'administration Obama par rapport à la Syrie devant la 67e Assemblée générale des Nations unies qui s'ouvre ce mardi. Cette docteure en philosophie de l'Université d'Oxford doit tenter de justifier le fait que Washington n'entend pas s'engager militairement en Syrie alors que la pression internationale ne cesse d'augmenter en faveur d'une intervention.

Comme le raconte le Washington Post, Susan Rice s'était rendue au Rwanda à Thanksgiving l'an dernier pour y passer des vacances en famille, mais aussi pour prendre toute l'ampleur de ce que fut le génocide de 1994. A l'époque, elle avait trente ans et était dans le Conseil de sécurité nationale de l'administration de Bill Clinton. 1994, c'est un an après la désastreuse intervention américaine en Somalie qui avait poussé Bill Clinton a émettre la PDD 25, une décision présidentielle limitant l'intervention de GI sur des terres étrangères. Le Rwanda en a en quelque sorte fait les frais. Susan Rice a la réputation d'être une interventionniste. Mais face à la Syrie, sa position risque d'être très ambiguë. Directeur général de Human Rights Watch, Kenneth Roth le déclare: Susan Rice a une vision sélective des droits de l'homme: elle est dure quand il s'agit d'en exiger le respect dans des pays ennemis de l'Amérique. Elle l'est beaucoup moins dans les autres cas.

Sa prestation à l'ONU sera observée de près. Comme Hillary Clinton va sans doute quitter le Département d'Etat, même si Barack Obama est réélu en novembre, Susan Rice pourrait la remplacer. Elle a fait forte impression en jouant un rôle clé à l'ONU pour convaincre Russes et Chinois d'accepter une résolution pour intervenir en Libye, mais aussi pour imposer des sanctions contre l'Iran. Ses passes d'armes avec l'ambassadeur russe Victor Churkin sont parfois épiques.

 

Quand Fox News doit se défendre

Vendredi soir, sur Fox News, rencontre entre le présentateur vedette de la chaîne, Bill O'Reilly, et Ted Koppel, l'un des grands présentateurs de la télévision américaine après les Cronkite, Rather ou Brokaw. Ted Koppel, qui travailla longtemps pour la chaîne nationale ABC, estime que vu leur biais idéologique, Fox News (droite) et MSNBC (à gauche) ne font pas du bien au pays, contribuant à sa polarisation extrême.

Voici la leçon de journalisme de Ted Koppel.

Watch the latest video at video.foxnews.com

puis les exemples de journalisme militant:

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Romney, l’art difficile de la communication

C'est le geste qui laisse pantois tous ceux qui suivent la campagne électorale: vendredi, le candidat républicain Mitt Romney (photo Mangel Ngan/AFP) a
Romneympublié sa déclaration d'impôts pour 2011. Sous pression, il avait déjà dû publier celle de 2010 au cours des primaires républicaines. Qu'y apprend-on? Qu'il a été imposé à un taux de 14,1% et que s'il avait procédé aux déductions auxquelles il avait droit en versant plusieurs millions à des oeuvres caritatives, il aurait été soumis à un taux d'imposition inférieur à 10%. Rien de nouveau donc. La déclaration précédente révélait un taux d'imposition de 13,9%, soit à peu près la moitié moins que ce que paie l'Américain moyen.

Maisalors pourquoi la publier maintenant? Tout le monde avait plus ou moins laissé de côté le fait qu'il n'était pas prêt à publier les déclarations des huit dernières années à l'image de ce qu'avait fait son père en 1968 alors qu'il était candidat à l'investiture républicaine. Certains avancent que du moment que les commentateurs parlent des errances de Mitt Romney, autant donner toutes les mauvaises nouvelles maintenant. Mais l'argument est peu convaincant. Etait-ce une manière de détourner l'attention, de rebondir après les deux semaines calamiteuses qu'il a connues (déclarations intempestives sur les incidents du Caire et de Libye, vidéo réalisée en caméra cachée révélant que Mitt Romney n'a pas à se soucier des 47% d'Américains qui dépendent de l'Etat, qui sont des victimes et qui vont de toute façon voter pour Barack Obama)? Ce faisant, non seulement il n'empêche pas les médias et la campagne Obama d'exploiter encore et toujours les propos de la vidéo tournée lors d'une collecte de fonds à huis clos, mais il donne aussi aux démocrates le fouet pour se faire battre. Il montre une nouvelle fois qu'il est déconnecté de l'Américain moyen.

En termes de communication, Mitt Romney n'a pas été très habile non plus en utilisant un pourcentage (100%) pour dire à quel point il se souciait de toute l'Amérique. C'était une manière de répondre directement à sa gaffe des 47%. Quand à son équipe de campagne, divisée et dominée par Stuart Stevens aujourd'hui sous le feu des critiques, elle semble annoncer chaque semaine qu'elle va relancer la campagne. A force de la relancer toutes les deux semaines, le message essentiel du candidat républicain se perd. Au café près de chez moi à New York, un habitué, démocrate, juif new-yorkais, a tout déballé vendredi: "Mitt Romney n'a pas de colonne vertébrale. Il dira tout ce que son audience souhaite, quitte à dire exactement le contraire devant un autre public. C'est le plus mauvais candidat républicain depuis longtemps."

BarackPendant ce temps, le président Barack Obama tenait un meeting électoral à Milwaukee dans le Wisconsin. Beaucoup disent que la victoire le 6 novembre dépend de lui-même, de sa capacité à remobiliser les foules malgré certaines promesses non tenues. Samedi dans le Wisconsin, le démocrate (photo Scott Olson/Getty Images/AFP) a montré sans doute la meilleure facette de sa personnalité: son allocution était teintée d'humour, traduisait un populisme mesuré, était marquée par des piques bien choisies contre son adversaire et traduisait une aisance indubitable.

Visiblement, Barack Obama aime être en campagne électorale. Son discours à Milwaukee était meilleur que celui qu'il avait prononcé lors de la convention démocrate de Charlotte. A ce stade, il faudrait une très mauvaise nouvelle sur le front de l'économie ou de la politique étrangère pour que Barack Obama ne réussisse pas à conquérir un second mandat.

Matalin-Carville, le couple improbable

Mary Matalin, 59 ans, républicaine jusqu'au bout des ongles, travailla pour Ronald Reagan, puis fut vice-directrice de la campagne électorale de George Bush père qui convoitait un second mandat à la Maison-Blanche en 1992, puis conseilla George W. Bush et Dick Cheney. Elle fut même une collègue du stratège et Machiavel Karl Rove. James Carville, 67 ans, fut le directeur de la campagne électorale de Bill Clinton. C'est à lui qu'on attribue la fameuse expression "It's the economy, stupid" qui avait marqué la bataille entre ce dernier et George Bush père au profit de Clinton. Il reste un démocrate pur sucre.

Leurs avis politiques sont toujours radicalement différents. Mais ils ont des points communs. Ils sont mariés depuis 1993, ont eu deux enfants et ne cessent d'intervenir sur CNN à tour de rôle ou ensemble pour commenter la politique américaine. Près de 20 ans plus tard, ils vivent toujours sur le même toit à la Nouvelle-Orléans.

Quand les Américains observent avec consternation les blocages du Congrès déchiré entre démocrates et républicains, ils se demandent si le couple Matalin-Carville ne serait pas finalement l'exemple à suivre. Lors d'une interview, James Carville révélait la recette du couple, non sans ironie: capitulation et retraite. Mary Matalin était plus sérieuse, qualifiant son mari de vrai martyr, une caractéristique propre aux progressistes (liberal). Pour elle, la recette de cette union repose sur la foi, la famille et le bon vin. Mais tous deux ne parlent a priori pas de politique à la maison. Les débuts furent difficiles. Les deux consultants se rencontrèrent en 1991. Peu après, quand James Carville annonça à sa future épouse qu'il allait travailler pour Bill Clinton, la nouvelle la fit vomir.

Voici quelques vidéos illustrant la relation de ces deux figures médiatiques:

 

Les recettes du couple, malgré les divergences politiques:

 

 

Le souvenir de leur rencontre en 1991:

 

 

Le couple est si improbable qu'il intéresse les publicitaires:

 

Médias conservateurs: “Libérez Omar Abdel Rahman”

C'est apparemment de la pure propagande des médias conservateurs américains dont The Blaze, Breitbart et Glenn Beck. Le
Abdel Département d'Etat américain serait sur le point de transférer l'islamiste égyptien Omar Abdel Rahman (photo: manifestation au Caire avec la soeur d'Omar Abdel Rahman qui demande la libération du terroriste/Khaled Desouki/AFP) de sa prison de Caroline du Nord à une geôle égyptienne. Il répondrait ainsi à la requête faite peu après son élection par le président d'Egypte Mohamed Morsi qui plaidait pour ce transfèrement pour des "raisons humanitaires et de santé".

Dans la campagne électorale pour la présidentielle américaine, c'est le genre de nouvelle qui peut vite être exploitée. Mais elle semble non seulement improbable, mais aussi absurde dans le contexte des élections. On voit mal le président Barack Obama laisser Hillary Clinton libérer un terroriste qui a été condamné à la perpétuité pour avoir comploté dans le cadre de l'attentat contre le World Trade Center en 1993 et pour avoir fomenté plusieurs autres attentats à New York, dont l'un contre le président égyptien en visite Hosni Moubarak.

Pour un responsable du Département d'Etat parlant sous couvert d'anonymat en juin dernier, peu après la requête de Morsi, il "y a zéro chance" qu'il obtienne une réponse favorable pour le transfèrement de Omar Abdel Rahman, dénommé le cheikh aveugle. C'est d'autant plus vrai après l'assaut, par des manifestants salafistes, de l'ambassade américaine du Caire.

 

Immigration: la fausse promesse d’Obama

ObamaBExercice difficile pour Barack Obama (photo Brendan Smialowski/AFP) jeudi sur le plateau d'Univision, la chaîne de télévision en espagnol. Le président démocrate a dû expliquer pourquoi il n'avait pas tenu sa promesse de mener une profonde réforme de l'immigration dès la première année de son mandat à la Maison-Blanche. "J'accepte volontiers la responsabilité d'être naïf", a-t-il déclaré relevant que son premier mandat a été fortement perturbé par la crise économique qu'il a fallu gérer tant bien que mal.

"J'aimerais tout d'abord que vous admettiez que vous n'avez pas tenu votre promesse", a insisté le modérateur de Univision. Barack Obama a riposté: "C'était avant que l'économie ne soit sur le point de s'effondrer. Cela nous pris énormément de temps au cours de la première année."

La promesse non tenue irrite encore certains Hispaniques qui sont actuellement entre 60 et 65% à vouloir voter pour Barack Obama en novembre. La population latino, au même titre que les Afro-Américains, est beaucoup plus touchée par le chômage et des millions de jeunes Hispaniques sont sans emploi. Dans certains Etats indécis, leur vote pourrait être crucial. A la faveur du président, ce dernier a passé une réforme de la santé qui couvre désormais 9 millions d'Hispaniques supplémentaires. Il est favorable au Dream Act qui permet aux étudiants issus de l'immigration clandestine de poursuivre leurs études. Il a aussi contesté, par le biais de la Cour suprême, les lois de certains Etats comme l'Arizona et l'Alabama qui traduisent un très net durcissement en matière d'immigration. Enfin, avant l'été, il a adopté un décret présidentiel permettant aux étudiants accomplissant de brillantes études de les terminer même s'ils sont entrés aux Etats-Unis clandestinement. Une décision qui avait suscité l'ire du juge de la Cour suprême Antonio Scalia qui, deux jours avant que l'institution ne délivre son verdict sur la réforme de la santé, avait fustigé publiquement le président démocrate.

Aujourd'hui, l'immigration illégale est plutôt stable par rapport aux neuf dernières années. Mais 12 millions de sans-papier vivent toujours aux Etats-Unis après que George W. Bush, pour répondre aux besoins de l'économie, avait ouvert toutes grandes les vannes de l'immigration.

Ci-après, la promesse non tenue de Barack Obama: