Le mythique chanteur américain et auteur de "Born in the USA" Bruce Springsteen a volé au secours du président Barack Obama dans l'Etat indécis d'Ohio. Devant une foule de quelque 3000 jeunes, il a tenté de faire souffler à nouveau le vent d'optimisme de 2008. Mais cette fois, il y avait beaucoup moins de monde.
Sur scène, lle chanteur aurait été prêt à organiser une "jam session" avec l'ex-président Bill Clinton, dont on connaît les dons de saxophoniste depuis la campagne électorale de 1992. Pour Bruce Springsteen, l'objectif était de pousser les gens à se rendre aux urnes. Car pour lui, il y a encore une distance énorme entre "le rêve américain et la réalité américaine" et Barack Obama est le plus à même de combler cet écart. "Notre vote, a-t-il déclaré, est le principal moyen de déterminer cette distance et cette équation. Voter importe. Les élections importent."
Le Washington Post s'est demandé l'importance que pouvait avoir le soutien de Bruce Springsteen au démocrate Obama. Selon le quotidien de la capitale, il est relativement important, car le chanteur, aujourd'hui riche, est devenu "une figure culturelle, un porte-parole de l'ouvrier, une voix pour les sans-voix". Son apparition dans le devant de la scène politique (il avait déjà fait campagne pour John Kerry et d'autres démocrates) pourrait avoir un impact dans la Rust Belt, la ceinture de la rouille (industries obsolètes). Mais aussi sur l'électorat jeune que MItt Romney peine à capter malgré la perte d'enthousiasme de cet électorat pour Obama par rapport à 2008.
Sur son site Internet, Bruce Springsteen a justifié son soutien au président de la façon suivante:
“For me, President Obama is our best choice because he has a vision
of the United States as a place where we are all in this together. We’re
still living through very hard times but justice, equality and real
freedom are not always a tide rushing in. They are more often a slow
march, inch by inch, day after long day. I believe President Obama feels
these days in his bones and has the strength to live them with us and
to lead us to a country ‘…where no one crowds you and no one goes it
alone.’”