Le ministre de la Justice du Texas, Greg Abbott (saluant le gouverneur texan, Rick Perry/photo Samantha Sais/Reuters), n'y est pas allé par quatre chemins. Il a récemment menacé les observateurs internationaux envoyés par l'OSCE dans le Lone Star State de les arrêter et de les juger s'ils violent la loi texane interdisant tout membre de parti et tout citoyen de venir à moins de 30 mètres du local de vote.
La menace est soutenue par le gouverneur du Texas, Rick Perry. Dans un éditorial, le Washington Post s'interroge sur cette manière d'interdire l'OSCE, une organisation créée sous l'impulsion des Américains pour diffuser la démocratie et la liberté dans le monde, de faire son travail. L'organisation internationale a pourtant déjà supervisé six élections aux Etats-Unis depuis 2002 et de nombreuses autres à travers le monde.
Le Washington Post y voit des pratiques qui rappellent celles de l'actuel président russe, Vladimir Poutine, ou du dirigeant kazakh Nursultan Nazarbaïev. C'est un cadeau, relève-t-il, aux autocrates du monde entier qui auront une magnifique occasion de se référer à l'exemple texan pour refuser le travail des observateurs de l'OSCE.
De fait, Greb Abbott est convaincu que les agents de l'OSCE veulent pervertir la loi texane imposant une carte d'identité pour voter. Une exigence que la NAACP (qui représente les gens de couleur) et Project Vote réfutent. Or les cinq à dix représentants de l'OSCE comptent rencontrer les représentants de ces deux organisations.