Barack Obama II s’adresse à nouveau aux Iraniens pour Norouz

Il avait déjà tendu la main à l'Iran au Nouvel An en 2009, quelques mois après son élection historique à la Maison-Blanche. Lundi, Barack Obama a réitéré son message à l'intention des Iraniens à l'occasion de Norouz, le Nouvel An persan. Le geste du président américain ne manque pas d'audace, deux jours avant sa première visite présidentielle en Israël. La première tentative de 2009 avait largement échoué, le régime de Téhéran écrasant même peu après le Mouvement vert aspirant à des changements au sein de la République islamique. Lors de la dernière campagne présidentielle, Barack Obama a été fréquemment accusé par ses adversaires républicains, dont Mitt Romney, d'avoir cherché à dialoguer avec l'Iran et de n'avoir pas soutenu explicitement le Mouvement vert.

Les raisons qui expliquent cette nouvelle main tendue de la Maison-Blanche sont sans doute multiples. Mais l'une d'entre elles semble relever de l'impasse dans laquelle se trouve l'administration Obama. L'Iran continue d'enrichir de l'uranium à 20% en quantités qui dépassent largement les besoins dont parle Téhéran pour alimenter un réacteur à des fins médicales. Israël, par ailleurs, menace constamment d'intervenir militairement avant que l'Iran n'acquière la bombe. Pour Barack Obama, il est évident que résoudre le casse-tête nucléaire iranien par la diplomatie serait la porte de sortie la plus souhaitée. Car même s'il répète que toutes les options sont envisagées, beaucoup doutent de la réelle volonté du président américain de s'engager dans un nouveau conflit aux conséquences imprévisibles.

Dans son message aux Iraniens, Barack Obama a déclaré vouloir s'adresser directement au peuple d'Iran. Il a aussi invité le gouvernement iranien à "prendre des mesures immédiates et significatives pour réduire les tensions et œuvrer  à une résolution de la question nucléaire". La Maison-Blanche dit avoir conscience des difficultés accentuées par des décennies de méfiance réciproque. Elle estime que Téhéran n'a pas fourni les preuves de la nature pacifique de son programme nucléaire.

"L'isolement de l'Iran n'est pas une bonne chose pour le monde", a ajouté le président démocrate, qui estime que la planète ne peut que profiter des talents des jeunes Iraniens. Et Barack Obama de citer le poète persan Hafez pour conclure son intervention.

 

 

Sarah Palin oubliée? Non, star du week-end

Depuis l'échec du ticket John McCain-Sarah Palin face à Barack Obama et Joe Biden en 2008, l'ex-gouverneure d'Alaska avait réussi à se maintenir dans le flux quotidien des médias grâce notamment à son mandat de contributrice extérieure pour Fox News. Mais la chaîne, qui caresse la droite conservatrice dans le sens du poil (à l'image de ce que fait MSNBC avec la gauche), a pris congé de Sarah Palin.

Samedi, l'ex-candidate à la vice-présidence des Etats-Unis a fait un retour tonitruant dans une arène qui lui sied comme un gant: la Conservative Political Action Conference (CPAC). Cette réunion annuelle, qui a vu défiler des Mitt Romney, Rand Paul, Jeb Bush ou encore Marco Rubio, a été conquise par Sarah Palin, qui a décoché des flèches empoisonnées en direction du président démocrate Barack Obama. Elle a aussi emballé son public en moquant l'interdiction des boissons sucrées géantes décrétée par le maire de New York Michael Bloomberg (désavouée par une cour de New York) en sirotant en plein discours son immense soda. Elle a montré qu'en tant qu'égérie du Tea Party, elle n'avait peur de rien en s'attaquant directement à l'ex-stratège de George W. Bush Karl Rove, qui juge nécessaire de mieux sélectionner les candidats aux primaires pour être sûr de gagner. Une manière, pour ce dernier, d'écarter des candidatures "folkloriques" issues du Tea Party.

Sans vision, Sarah Palin est devenue la divertisseuse en chef du Tea Party et des conservateurs. Dotée d'un talent de communicatrice, elle a toutefois montré samedi qu'elle conservera sans doute ce statut et aura plus de peine à franchir le cap d'une nouvelle candidature d'importance au plan national.

Un extrait de sa prestation de samedi à la conférence CPAC à Washington:

 

La population de New York explose

26708481Le maire de New York, Michael Bloomberg, l'a annoncé fièrement jeudi. La ville de New York n'a jamais été aussi courue et aussi peuplée. La Grande Pomme a atteint un nouveau record de population, avec 8,3 millions d'habitants. Depuis les années 1950, New York (photo Mark Lennihan/AP) n'avait jamais eu un solde migratoire aussi positif.

Entre avril 2010 et juin 2012, relève NPR, la ville a gagné 161 500 habitants, selon les derniers chiffres du recensement. Brooklyn a la palme de l'explosion démographique, avec une croissance de 2,4% (60 900). Manhattan affiche une croissance de 2,1% (33 200), le Queens 1,9% (42 000), le Bronx 1,7% (23 400) et, enfin, Staten Island 0,4% (2000).

Les explications du maire Bloomberg, souligne la radio NPR, sont multiples. New York a un taux de criminalité qui a fortement chuté, l'espérance de vie et le niveau d'éducation y sont élevés et le marché de l'emploi y est dynamique. Le revers de la médaille est visible au niveau des loyers, qui ont explosé ces dernières années. Il est paradoxalement de plus en plus difficile de trouver un appartement abordable à New York.

En termes d'agglomérations, New York est la plus populeuse des Etats-Unis, avec 19,8 millions d'habitants, devant Los Angeles et Chicago. Selon le recensement, neuf agglomérations ont une population dépassant les 5 millions d'habitants et 52 en abritent au moins un million.

Le Tea Party et le combat de la Constitution

Jeudi, la Commission jucidiaire du Sénat a été le théâtre d'un très vif échange entre la démocrate de Californie Dianne Feinstein, qui défendait un projet de loi en faveur de l'interdiction des fusils d'assaut, et le nouveau sénateur du Texas Ted Cruz, fer de lance du Tea Party.

Depuis qu'il siège à Washington, Ted Cruz ne rate pas une occasion de se mettre sous les feux de la rampe. Lors des auditions pour la confirmation du républicain Chuck Hagel au poste de secrétaire à la Défense, il avait, ont dénoncé des républicains comme John McCain, dépassé les lignes rouges en laissant entendre que Chuck Hagel devait apporter la preuve qu'il n'avait pas reçu d'argent de régimes comme la Corée du Nord ou de l'Arabie saoudite.

Jeudi, Dianne Feinstein n'a pas supporté le paternalisme (patronizing) de Ted Cruz. Elle a remis le jeune sénateur dans le rang en expliquant qu'elle n'était pas une élève de sixième primaire et qu'en ving ans de pratique au sein de la Commission judiciaire, elle savait ce qu'était la Constitution. Ted Cruz,  pourtant diplômé en droit d'Harvard, a voulu montrer que la Constitution ne doit souffrir d'aucune exception, notamment le second amendement autorisant le port d'arme. Or, comme l'ont fait remarquer les sénateurs Charles Schumer de New York et Richard Durbin de Chicago, même les premier (liberté d'expression) et quatrième amendements (protection contre les saisies et perquisitions non motivées) souffrent d'exceptions.

L'échange a été diffusé sur C-Span:

 

L’interview donnée par Obama à la TV israélienne

A l'aube de son premier voyage officiel en Israël en qualité de président des Etats-Unis, Barack Obama a donné une interview à la télévision israélienne 2. Si la presse américaine se demande quel sera son agenda lors de son séjour de 48 heures dans l'Etat hébreu, à partir du 20 mars prochain, le locataire de la Maison-Blanche n'a pas cherché à excuser le fait qu'il n'avait jamais entrepris une telle démarche plus tôt alors qu'il avait tenu un discours remarqué au printemps 2009 au Caire.

Le président américain a relevé qu'au cours de son premier mandat, il a eu beaucoup de travail pour gérer la crise financière au plan intérieur. Il se réjouit désormais de se "connecter" directement avec les Israéliens, car "rien ne remplace" un tel contact direct. Interrogé sur l'Iran, Barack Obama a déclaré qu'il y avait encore une fenêtre d'opportunité pour résoudre la question nucléaire iranienne par des moyens diplomatiques. "C'est une solution plus durable", a-t-il déclaré.

"Y a-t-il une option réaliste, plausible, si tout échoue, que vous ordonniez une attaque sur les sites militaires américains?" a demandé la journaliste de la télévision israélienne. "Quand je dis que toutes les options sont envisagées, cela signifie que toutes les options sont envisagées. Les Etats-Unis ont assez de capacités pour le faire", a répondu le président.

Barack Obama a néanmoins avoué qu'il avait parfois une vision différente de certains milieux pro-israéliens aux Etats-Unis quant à la meilleure manière de préserver Israël comme démocratie, Etat juif dans un environnement "très difficile".

Voici l'interview:

 

Scott Prouty, l’homme qui a contribué à faire basculer l’élection présidentielle

Il était employé par une société chargée du service lors d'un dîner en guise de collecte de fonds auprès d'un riche Américain de Boca Raton, en Floride. Sa fonction: barman. C'est pourtant lui qui a contribué à faire basculer l'élection présidentielle américaine en faveur du démocrate Barack Obama.

Mercredi soir, en exclusivité sur le Ed Show sur MSNBC, l'homme s'est dévoilé. Dénommé Scott Prouty, cet Américain de Boston explique qu'il a pris sa caméra au dîner de Boca Raton au cas où Mitt Romney viendrait discuter avec le personnel chargé du service. Il n'avait pas prévu qu'il allait filmer les propos les plus controversés de la campagne qui allaient coûter au candidat républicain un précieux capital politique. Dans une vidéo diffusée par le magazine Mother Jones en septembre 2012, Mitt Romney explique à ses hôtes, qui ont payé 50 000 dollars leur présence au dîner, que 47% des Américains vont de toute façon voter pour Barack Obama, car ce sont des victimes qui vivent au crochet de l'Etat, des "assistés".

Ces propos produisent l'effet d'une bombe. Ils contredisent tout d'abord les discours que l'ex-gouverneur du Massachusetts a tenus en public. Ils confirment surtout des impressions que les électeurs commençent à avoir à son sujet: qu'il est capable de dire n'importe quoi à son auditoire et aux électeurs afin d'obtenir leurs faveurs.

Scott Prouty a longtemps hésité avant de diffuser son document explosif. Pendant près de deux semaines, il ne dort plus. Puis un soir, il se regarde dans le miroir et s'estime lâche de ne pas montrer aux Américains le vrai visage de Mitt Romney. Mais le Bostonien, qui est inscrit en tant qu'indépendant, mais qui a voté pour Barack Obama, a refusé d'apparaître au grand jour, lâchant plusieurs séquences de la vidéo par Twitter et Youtube. Par la suite, Scott Prouty entre en contact avec James Carter, un petit-fils du président Jimmy Carter, qui travaille pour Mother Jones. En septembre, il décide, après avoir entendu Mitt Romney à plusieurs reprises, de mettre en ligne l'intégralité de la vidéo.

Son coup de génie est de rester complètement dans l'ombre. Mercredi soir, l'ex-conseiller politique de Barack Obama, David Axelrod, l'a décrit ironiquement: "Il n'a certainement pas d'avenir en tant que barman, mais il pourrait avoir un grand avenir politique." Il est resté volontairement anonyme afin que les responsables de la campagne de Mitt Romney ne concentrent pas toutes leurs attaques sur sa personne afin de distraire les électeurs et de leur faire oublier le contenu de la vidéo. Comme l'a souligné Ryan Grim du Huffington Post mercredi soir, s'il était apparu en pleine lumière, il aurait pu être détruit par les millionnaires qui finançaient la campagne du républicain.

A la télévision, Scott Prouty est resté très modeste, s'excusant même auprès de la société qui l'employait comme barman de lui avoir causé du tort. "Mais la cause défendue était plus importante que mon emploi", a déclaré le vidéaste amateur. Aujourd'hui, en dévoilant son identité et son visage, il pourrait s'attirer des ennuis. Mais il a déjà l'intention de s'engager davantage en faveurs des travailleurs en col bleu et des droits de l'homme.

Dans l'interview d'Ed Schultz sur MSNBC, Scott Prouty avoue que ce qui l'a notamment poussé à publier la vidéo, ce sont les propos de Mitt Romney à propos d'une société en Chine dans laquelle la société que le républicain avait fondée, Bain Capital, avait investi. L'ex-gouverneur du Massachusetts en parle à ses richissimes hôtes de Boca Raton. Il leur explique que l'entreprise chinoise était entourée de fils de fer barbelés qui ne servaient pas à emprisonner les employés de la société, "mais à empêcher tous les Chinois qui souhaitent venir y travailler de pénétrer dans l'entreprise". Face à autant d'arrogance, Scott Prouty a jugé nécessaire de présenter le vrai Romney aux Américains.

L'impact de la vidéo au sujet des 47% "d'assistés" sera considérable, car le document est diffusé à un moment où Barack Obama est en vraies difficultés, ayant complètement raté son premier débat télévisé. S'il est difficile d'affirmer que la vidéo fut un élément déterminant dans la victoire du démocrate, elle a montré avec la plus grande clarté la différence entre les deux candidats présidentiels. Sur Twitter, le cinéaste Michael Moore le décrit comme "un héros américain qui mérite une médaille".

Voici l'interview de Scott Prouty par Ed Schultz:

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Le premier geste symbolique de Chuck Hagel: supprimer la médaille destinée aux meilleurs cyberguerriers

000_Hkg8366897Dans ses derniers jours à la tête du Pentagone, Leon Panetta décida de créer une médaille, la Distinguished Warfare Medal, pour récompenser les meilleurs pilotes de drones et autres cybersoldats. Mais ce faisant, il provoqua un tollé au sein de certains milieux du Congrès et de l'armée. De tels soldats ne sont pas soumis aux mêmes conditions que ceux qui bravent l'ennemi en direct, dans les collines d'Afghanistan. Les potentiels récipiendaires de ces médailles travaillent en effet depuis les Etats-Unis, notamment d'une base aérienne installée au milieu du désert du Nevada.

Pour les détracteurs de la récompense, celle-ci risquait de dévaloriser les médailles attribuées aux combattants du terrain, d'autant qu'elle avait davantage de valeur que deux distinctions pour les soldats engagés sur les théâtres d'opération les plus dangereux de la planète.

Vétéran du Vietnam, le nouveau patron du Pentagone Chuck Hagel (photo Jason Reed/AFP) sait de quoi il s'agit. Il a lui-même été décoré de deux "coeurs pourpres" (Purple hearts) pour sa bravoure sur le champ de guerre vietnamien. Il a entendu la plainte du Congrès et de vétérans et il a tranché. Il a interrompu la production de la médaille pour pilotes de drones.

Or il s'avère que les pilotes de drones basés notamment au coeur du désert du Nevada ne risquent pas de marcher sur une mine ou de tomber sous l'explosion d'un engin explosif au bord d'une route. Mais ils ne sont pas immunisés contre le stress. Selon une étude du Département de la défense, les pilotes d'avions sans pilote souffrent autant de dépression, d'anxiété et de stress post-traumatique que les pilotes d'avions de combats qui sillonnent les cieux d'Afghanistan et d'ailleurs.

Thomas Donilon: “L’Amérique doit coopérer avec la Chine au plan militaire”

Conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama, Thomas Donilon a donné lundi à l'Asia Society de New York la vision de l'Asie que défend désormais l'administration démocrate qui a fait de la région Asie-Pacifique l'une de ses priorités stratégiques.

Le haut responsable de la sécurité, qui devrait céder son poste d'ici à la fin de l'année (l'ambassadrice à l'ONU Susan Rice est parmi les favorites), a bien sûr parlé de la Corée du Nord et précisé que le Trésor était prêt à imposer des sanctions aux banques nord-coréennes. "Nous refusons de récompenser les comportements fautifs", a-t-il souligné. Il a aussi rappelé la première historique que fut la visite d'un président américain en Birmanie.

En termes de présence militaire, il a prédit que d'ici à 2020, 60% de la Flotte américaine serait concentrée dans le Pacifique. D'un point de vue économique, Thomas Donilon a relevé que la pierre angulaire du rebond économique des Etats-Unis est le Trans-Pacific Partneship, un traité multilatérale de libre-échange avec l'Asie. "Le TPP pourrait bientôt représenter 60% du commerce mondial." Enthousiaste à l'idée que l'Asie présente de nouvelles possibilités, le conseiller à la sécurité nationale n'a toutefois pas manqué de rappeler que sans la garantie de stabilité fournie pendant des décennies par les Américains, l'Asie ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.

La Chine occupa une bonne part de l'intervention de Thomas Donilon à l'Asia Society. L'orateur a jugé très positif et essentiel le dialogue stratégique et économique sino-américain. "Nous avons de très bonnes relations diplomatiques avec la Chine", a ajouté le conseiller de Barack Obama qui a des contacts réguliers avec les dirigeants chinois. Mais les relations entre Washington et Pékin souffrent toutefois d'un problème, admet-il. Les deux pays devraient coopérer au plan militaire et être beaucoup plus transparents afin d'éviter les erreurs de perceptions qui pourraient s'avérer dévastatrices.

Pour la première fois, l'administration Obama a appelé nommément la Chine, par la voix de Thomas Donilon, à prendre des mesures pour mettre fin aux cyberattaques chinoises contre les réseaux informatiques de l'Etat américain ou de sociétés américaines. Jusqu'ici, la Maison-Blanche s'était gardée de mentionner le nom de la Chine. "Les entreprises américaines expriment leur vive inquiétude au sujet du vol sophistiqué et ciblé de secrets industriels et technologiques par des cyberintrusions de Chine faites à une échelle sans précédent", a déploré le conseiller d'Obama.

Les propos de Thomas Donilon sur la Chine:

 

Visites de la Maison-Blanche victimes du couperet budgétaire

Pour les uns, c'est une manière efficace de faire prendre conscience des dérapages de la politique à Washington. Pour d'autres, c'est une manière populiste d'attirer l'attention sur les conséquences du "séquestre", les coupes automatiques de 85 milliards de dollars dans le budget de l'Etat américain. Depuis samedi, les visites touristiques et guidées de la Maison-Blanche sont supprimées pour une durée indéterminée.

Des dizaines de milliers d'Américains avaient pourtant déjà leur billet pour découvrir la résidence de leur président. Les républicains du Congrès ont fustigé cette mesure, estimant que les contribuables ont le droit de visiter la Maison-Blanche, qui, en fin de compte, leur appartient.

L'administration de Barack Obama estime que l'annulation des visites est une manière pédagogique de faire comprendre au pays les répercussions des blocages du Congrès. Elle relève qu'en supprimant les tours pour les 11 000 visiteurs qui se présentent chaque semaine, elle économise 74 000 dollars par semaine, soit deux millions de dollars d'ici à la fin de l'année budgétaire en septembre. De plus, cette mesure permettra de se passer de 37 agents de sécurité nécessaires pour garder la Maison-Blanche durant les visites.

Ironie de la situation: les billets pour visiter la Maison-Blanche sont distribués par des guichets du Congrès. Il incombe aux membres du Congrès d'expliquer la mesure d'austérité qui touchent directement les Américains désireux de visiter la résidence du 1600 Pennsylvania Avenue.

Voici ci-après le message de la Maison-Blanche annonçant l'annulation des visites:

 

La possible revanche de Susan Rice

L'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU à New York, Susan Rice (photo Spencer Platt/Getty Images/AFP) pourrait bien prendre sa revanche. L'automne
000_161592004dernier, elle fut humiliée par les républicains qui ne lui ont jamais pardonné ses interventions à la télévision. Elle n'avait pas qualifié d'acte terroriste l'attaque contre le consulat américain de Benghazi, le 11 septembre dernier qui fit quatre morts du côté américain. Or selon eux, il était évident que la tragédie portait la marque d'Al-Qaida ou celle de ses affiliés.

Fortement pressentie par Barack Obama pour devenir la nouvelle secrétaire d'Etat après Hillary Clinton, le président a dû renoncer à nommer sa candidate préférée à Foggy Bottom en raison du tollé républicain. Or elle est désormais la favorite pour succéder à Thomas Donilon au poste de conseiller à la sécurité nationale. Un poste majeur qui lui permettrait d'exercer une influence certaine sur la politique étrangère au sein de la Maison-Blanche. Susan Rice pourrait même limiter l'influence de l'actuel secrétaire d'Etat John Kerry.

Sa nomination n'a pas besoin d'être confirmée par le Sénat. Pour Barack Obama, ce serait également une belle revanche.