Chris Christie: l’acte chirurgical qui trahit…

Ces derniers jours, le gouverneur du New Jersey Chris Christie (photo Jeff Zelevansky/AFP) est apparu moins enrobé qu'à l'accoutumée. Il a de fait perdu 18 kilos (40
000_168254554pounds). Une telle prouesse n'est toutefois pas dû à sa capacité de réduire ce qu'il ingurgite, mais à une opération chirugicale restrictive de l'estomac qu'il a subie voici trois mois pour réduire son appétit. Le républicain n'a de cesse de répéter qu'il s'agit d'une démarche répondant à un impératif de santé personnelle. Ce sont des considérations familiales et non politiques qui l'ont conduit à cette décision alors qu'aucune autre méthode utilisée jusqu'ici pour perdre du poid n'a fonctionné.

Or de nombreux observateurs voient dans cette décision (chirurgicale) de perdre du poids un indice quant à ses ambitions présidentielles. Depuis l'an dernier, ceux-ci estiment que Chris Christie demeure un candidat sérieux dans la course à la Maison-Blanche pour 2016. Le personnage est charismatique, n'a pas peur de prendre des décisions parfois impopulaires et de s'afficher avec le président démocrate Barack Obama en pleine campagne électorale pour le féliciter de sa gestion de l'ouragan Sandy.

Même s'il a toujours nié voir un handicap dans son poids imposant (estimé entre 135 et 160 kilos), Chris Christie a toutefois été régulièrement l'objet de critique au sujet de son obésité, certainy y voyant un manque manifeste d'auto-discipline, d'autre le signe extérieur de son côté rouleau compresseur pas toujours subtil. Quelques voix plus cyniques ont cependant vu dans le gouverneur du New Jersey un représentant fidèle d'une Amérique où l'obésité fait des ravages. "Lui à la Maison-Blanche, ce serait une manière de représenter un tiers des Américains en surpoids", entend-on dire. Chris Christie a commencé à avoir des problèmes d'obésité à partir de la vingtaine et n'a jamais réussi à y faire face.

Comme le souligne le New York Times, les Américains n'ont pas élu un obèse à la Maison-Blanche depuis William Howard Taft, élu en 1980. Le républicain Mike Huckabee, qui anime une émission sur Fox News, a été candidat à l'investiture de son parti en 2008. Avant de faire acte de candidature, il a toutefois pris le taureau par les cornes et perdu 45 kilos.

Boissons sucrées à New York: l’industrie riposte

Soda banL'interdiction des boissons sucrées de plus d'un demi-litre, souhaitée par le maire de New York Michael Bloomberg, a été jugée illégale par une Cour de New York en mars dernier. De nombreux arguments juridiques ont été avancés pour démonter ce que de nombreux New-Yorkais ont considéré comme un acte suprême de paternalisme de la part d'un milliardaire qui n'a pourtant jamais cessé de plaider pour le libéralisme économique.

Ces jours, à Manhattan, malgré la victoire qu'ils ont obtenue d'un point de vue légal grâce la décision de la Cour suprême de la Grande Pomme, les distributeurs de boissons sucrées (sodas) ne désarment pas. Prenant pour référence la Statue de la Liberté, ils affichent à l'arrière de leurs camions de distribution des banderoles qui disent: "Ne laissez-pas des bureaucrates vous dire quelle taille de boisson acheter". Une manière de clouer une fois de plus le maire Michael Bloomberg au pilori.

Des Américains prêts à marcher sur DC avec des armes chargées

Adam Kokesh (photo Tim Sloan/AFP) n'a pas froid aux yeux. Ancien combattant en Irak et animateur d'une radio internet, il s'active pour organiser une marche "contre
000_Was2231675 la tyrannie" le 4 juillet prochain, jour de l'indépendance américaine. Il ne spécifie pas que la manifestation est destinée à réaffirmer les droits des propriétaires d'armes à feu. 2500 personnes ont déjà signalé leur volonté de participer à la marche avec des fusils chargés.

Les autorités de Washington en ont déjà froid dans le dos. Dans le district de Columbia, les habitants ont le droit d'avoir une arme sur leur propriété, mais ne peuvent pas la porter en public. Or le groupe d'Adam Kokesh prévoit d'accéder à la capitale en marchant sur le pont menant d'Arlington à la capitale, le Memorial Bridge. La police a déjà prévenu: elle sera de l'autre côté du pont pour les accueillir. Avec des armes chargées.

Le 2e amendement de la Constitution autorisant le port d'armes est en train d'être interprété de façon littérale. Celui prévoit que les citoyens ont le droit d'avoir des armes à feu pour combattre un gouvernement qui deviendrait tyrannique. L'argument a toujours été avancé par les puristes du 2e amendement, mais depuis quelque temps, la notion de tyrannie du gouvernement est devenue dominante.

Sarah Palin, ambassadrice de la NRA

A-t-elle rédigé son discours elle-même? Sarah Palin, l'ex-candidate à la vice-présidence des Etats-Unis aux côtés du candidat présidentiel John McCain en 2008 a tenu un discours truffé de références historiques  à Houston à la réunion annuelle de la National Rifle Association (NRA), le lobby des armes à feu. Elle a d'abord cité Shakespeare et Henri V, puis John Adams, sans oublier Margaret Thatcher qu'elle admire.

L'ex-gouverneure d'Alaska a aussi cité une autre personnalité américaine, Michael Bloomberg. Mais cette fois, c'était pour mieux fustiger son paternalisme visant à empêcher les jeunes de fumer en les exposant aux publicités et marketing de l'industrie du tabac. Pour rappel, Michael Bloomberg a aussi dépensé des millions de dollars en publicités pour inciter les citoyens à ne pas élire ou réélire des politiques qui ne souhaitent pas un minimum de contrôle des armes à feu.

Pour Sarah Palin, la liberté est codépendante de la moralité et de la religiosité. Or l'establishment de Washington, les "extrémistes de gauche" de New York, les médias vendus à la gauche, tous contribuent à saper la liberté, sans moral, ni religion.

Voici son intervention:

 

Le Maryland, 18e Etat à abolir la peine de mort

166317825C'est officiel. Le gouverneur du Maryland Martin O’Malley a promulgué jeudi 2 mai la loi SB 276 qui abolit la peine de mort. Cet Etat, qui entoure Washington et jouxte la Virginie est le sixième Etat en six ans à supprimer la peine capitale et le 18e au total. La tendance se poursuit, ce d'autant que la peine de mort n'est réellement appliquée que par quelques Etats. L’an dernier, 79% des exécutions ont eu lieu dans quatre Etats du Sud, le Texas, l’Oklahoma, le Mississippi et l’Arizona. En 2012 et 2011, les Etats-Unis ont exécuté au total 43 personnes. Elles étaient encore 85 en 2000. Depuis 1973, 142 personnes ont été extraites des couloirs de la mort après avoir pu prouver leur innocence.

Le Maryland a appliqué la peine capitale pour la dernière fois en 2005 et compte aujourd'hui 5 condamnés qui croupissent encore dans le couloir de la mort. Ils ne sont pas concernés par la nouvelle loi. Chercheur en droit pénal à Human Rights Watch, Alba Morales estime que le gouverneur O'Malley peut s'imposer en politique visionnaire en "commuant la peine capitale de ces cinq hommes" en prison à vie sans possibilité de remise de peine.

Jeudi, Vicki Schieber (au centre sur la photo, à côté de son mari, à gauche et de Kirk Bloodsworth, à droite/photo Patrick Semansky/AP) a crié victoire. Cette Américaine de 70 ans milite depuis des années pour l'abolition de la peine capitale. Or sa fille Shannon, qui étudiait dans l'une des meilleures facultés d'économie du pays à Philadelphie, a été tuée par un criminel en 1998. Quinze ans plus tard, en février dernier, elle se confiait au Temps: "«Ce n’est pas ce qui vous arrive dans la vie qui importe,
c’est ce que vous en faites. La soif de vengeance peut vous détruire et
le système exacerbe ce sentiment. On dit aux familles des victimes
qu’une condamnation à mort va les apaiser. C’est tout le contraire.
Elles attendent dix ou vingt ans avant une éventuelle exécution. En ce
qui me concerne, un criminel a tué ma fille, je ne le laisserai pas
détruire ma famille.»

Kirk Bloodsworth (en pull bleu sur la photo) a vécu cet événement avec émotion. En 1984, ce Marine était condamné à mort pour le meurtre d'une petite fille. A tort. Avec l'avènement des tests ADN, il fut reconnu non coupable en 1993 après avoir passé 9 ans en prison. Alors que sa mère était en train de décéder, il n'a eu que cinq minutes pour la voir. Voici son témoignage:

 

WTC One: à nouveau la plus haute tour de New York

C'était le dernier élément qui allait permettre au One World Trade Center, reconstruit sur le site de Ground Zero, de retrouver son statut de plus haut gratte-ciel de New York. Doté de sa flèche de 124 mètres, l'édifice longtemps appelé Freedom Tower, atteindra bientôt la hauteur de 1776 pieds (541 mètres). Une hauteur qui ne doit rien au hasard. 1776 est l'année de l'indépendance des Etats-Unis. Pour l'heure, la structure de 22 tonnes est placée sur une plate-forme provisoire.

Le One World Trade Center est haut de 104 étages. Conçu initialement par l'architecte Daniel Libeskind, il devait répondre à la Statue de la Liberté. En raison d'embrouilles, Libeskind s'est retiré du projet et c'est David Childs qui a pris le relais. Avec sa flèche, il sera vu de toute la région. "Une façon de dire que nous sommes de retour et meilleurs qu'avant", se réjouit Steven Plate, chef de la construction.

 

 

Anna Wintour: à défaut de Londres, Paris?

000_167224940La rédactrice en chef de Vogue, Anna Wintour (photo Dimitrios Kambouris/Getty Images/AFP), aurait aimé promouvoir la diplomatie américaine sur les bords de la Tamise. Mais le président américain, Barack Obama, semble lui avoir préféré Matt Barzun, responsable des finances de la campagne électorale du démocrate et ex-ambassadeur des Etats-Unis en Suède de 2009 à 2011.

Après le désistement du milliardaire Marc Lasry pour le poste d'ambassadeur à Paris, les actions d'Anna Wintour remontent. Apparemment, l'administration de Barack Obama chercherait en priorité une femme pour le poste. Si cela devait se confirmer, la rédactrice en chef de Vogue devrait renoncer à une promotion qu'elle vient d'accepter: directrice artistique du groupe Condé Nast.

Conseil de Mitt Romney aux jeunes étudiants: “Mariez-vous”

Le candidat malheureux à la Maison-Blanche Mitt Romney est peut-être moins engagé politiquement, mais il ne perd pas une occasion d'exprimer ses convictions profondes. Samedi dernier, le républicain prononçait le discours de la cérémonie de remise des diplômes de l'Université de Southern Virginia, une alma mater fréquentée avant tout par des mormons. S'adressant à des jeunes de moins de 20 ans, il a précisé que ce n'était pas une bonne idée d'attendre 30 voire 40 ans avant de se marier: "Je crains qu'ils vont manquer tellement de la vie", a-t-il déclaré à propos des jeunes dans la vingtaine qui ne sont pas près de se marier.

Le mormon Mitt Romney s'est référé à la Bible, qui prône le mariage. "Ecoutez", a demandé l'ex-gouverneur du Massachusetts, qui n'a pas raté l'occasion non plus de souligner à quel point il était enrichissant d'avoir des enfants. Les Américains avaient douté du conservatisme de Mitt Romney lors de la campagne présidentielle de 2012. Les voilà rassurés.

  

Intervenir en Syrie: le profond scepticisme du chef de l’état-major interarmées

000_Nic6210787Le général Martin Dempsey n'a pas envie d'inscrire son nom dans l'histoire des Etats-Unis, affublé du qualificatif de tête brûlée. Mardi, devant des journalistes rassemblés par le Christian Science Monitor à Washington, le chef d'état-major interarmées a été très clair: "Si j'ai été prudent à propos du recours à la puissance militaire, c'est parce que je me demande si une intervention militaire produirait le résultat que non seulement les membres du Congrès, mais aussi chacun de nous souhaiteraient, à savoir la fin de la violence, une certaine réconciliation politique entre factions et une stabilisation de la Syrie. A mes yeux, il n'est pas évident que cela produirait un résultat [probant]."

Martin Dempsey relève que, pour la Syrie (photo Miguel Medina/AFP), le Pentagone continue de travailler sur toutes les options possibles, mais reconnaît qu'aucune d'elles n'est vraiment souhaitable, qu'il s'agisse de troupes sur le terrain ou de l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne.

L’industrie automobile américaine prospère

Les trois géants de l'automobile aux Etats-Unis, General Motors, Ford (photo Scott Olson/Getty Images/AFP) et Chrysler ne se sont jamais portés aussi bien en même temps.
000_159535948Pour la première fois depuis près de vingt ans, les trois constructeurs automobiles de Detroit ont regagné des parts de marché face aux concurrents japonais Toyota et Honda.

L'une des raisons de ce renouveau porte un nom: qualité. Les trois multinationales ont accompli d'énormes efforts afin d'améliorer leurs véhicules, qui ne tenaient pas la comparaison par rapport à leurs concurrents. Ford est le plus prospère et n'a jamais été autant rentable que lors du premier trimestre de cette année. Ses ventes pour le seul mois d'avril ont augmenté de 17%. La croissance de ses parts de marché s'est chiffrée, lors des trois premiers mois de 2013, à 0,7 point, contre 0,5 pour GM et 0,2 pour Chrysler.

Les trois constructeurs détiennent désormais 45,6% du marché américain. Selon Bloomberg, on est loin des 74,3% détenus à l'époque de la présidence de Bill Clinton, mais c'est mieux qu'en 2009 (43,8%).

Des aspects conjoncturels ont joué un rôle dans la montée en puissance des "Américaines". Le Japon a été fortement touché par la catastrophe de Fukushima. Mais il pourrait retrouver un regain de compétitivité grâce à l'assouplissement monétaire massif que la Banque du Japon est en train de mettre en œuvre. Les constructeurs japonais pourraient en bénéficier à hauteur de 1500 dollars par véhicule.