Texto, popcorn et cinéma, un cocktail mortel

C'est la dramatique histoire de Chad Oulson, 43 ans, qui a été abattu par un politicier à la retraite de 71 ans au moyen d'un pistolet automatique de calibre 380 dans un cinéma de Floride. Durant la séance de bandes annonces précédant la projection du film "Lone Survivor", le quadragénaire s'est permis d'envoyer un texto à sa petite fille de 3 ans. Une dispute éclata au cours de laquelle Chad Oulson jeta un cornet de popcorn au visage du policier à la retraite qui fit feu à bout portant. L'épouse du jeune homme a été blessée dans la fusillade. Elle était mariée à Chad Oulson depuis 2007. Ce dernier avait quant à lui posté 31 photos de sa fille sur Facebook la semaine dernière.

Argument invoqué par la défense du septuagénaire? Il s'est senti menacé dans son intégrité corporelle ou de mort. Il s'est dès lors senti en droit, en fonction de la loi "Stand your ground" en vigueur en Floride, d'invoquer la légitime défense pour justifier son acte. Le cas présent montre jusqu'à l'absurde l'extrême subjectivité d'une telle loi qui fut promulguée en 2005 par le gouverneur de l'époque Jeb Bush en présence de représentants de la National Rifle Association, le puissant lobby des armes aux Etats-Unis. Le policier à la retraite est cependant inculpé pour meurtre de second degré.

 

 

Les nuages s’accumulent sur le futur du gouverneur Chris Christie

Comme disent les Américains, il n'y a pour l'instant pas de "smoking gun", de preuve tangible démontrant que Chris Christie, le gouverneur du New Jersey, a orchestré, par le biais de son équipe, le blocage du point le plus fréquenté du monde, le George Washington Bridge qui relie Fort Lee dans le New Jersey à Manhattan au-dessus du Hudson afin de nuire au maire démocrate de cette petite ville du New Jersey. Mais la conférence de presse donnée la semaine dernière par le tribun républicain n'a pas suffi à lever les doutes. Bien au contraire.

Depuis la publication vendredi dernier de milliers de pages de courriels, il ressort qu'un nombre accru de personnes dans l'entourage de Chris Christie étaient au courant de la mesure de fermeture de plusieurs voies de circulation qui a provoqué un chaos pendant plusieurs jours. Désormais, plusieurs commissions d'enquête du parlement du New Jersey devraient tenter d'en savoir plus. Car aujourd'hui, peu sont ceux qui pensent que le gouverneur, qui a la réputation de s'impliquer dans le micro-management, n'était au courant de rien jusqu'à la semaine dernière alors qu'il était en pleine campagne pour se faire réélire gouverneur.

En ce début de semaine, deux autres nouvelles sont venues jeter une lumière encore plus crue sur le personnage de Chris Christie, un candidat possible à l'investiture républicaine pour la présidentielle 2016. La première concerne le maire de Jersey City, la deuxième plus grande ville de l'Etat. Steve Fulop a été élu à la mairie au printemps 2013. Peu après, l'office du gouverneur Christie n'a cessé de le solliciter pour lui demander s'il avait besoin d'aide, notamment pour la journée où il serait investi maire. Il a même proposé à Steve Fulop des rendez-vous avec plusieurs hauts responsables du cabinet de Chris Christie afin de discuter de plusieurs problématiques. C'est surtout Bridget Anne Kelly, la cheffe adjointe de cabinet du gouverneur qui s'est chargée de ces contacts. Elle a même proposé des heures possibles de rendez-vous. Tant d'honneur pour le maire fraîchement élu était bouleversant. Mais deux jours plus tard, le même office du gouverneur demande à Steve Fulop s'il peut soutenir Chris Christie dans sa campagne pour se faire réélire gouverneur. Démocrate, le maire de Jersey City refuse. Une heure après un tel refus, les rendez-vous avec les hauts responsables du cabinet Christie sont tous annulés. Steve Fulop propose à sa secrétaire de proposer d'autres dates. Rien à faire. L'intérêt du cabinet de Chris Christie s'est évanoui. Bridget Anne Kelly est précisément la personne qui a envoyé un email à un haut responsable de Port Authority (instance chargée de plusieurs infrastructures entre New York et le New Jersey), David Wilstein, relevant qu'il était temps de provoquer des problèmes de trafic sur le pont George Washington…

La seconde nouvelle du jour a trait à l'enquête lancée par le Department of Housing and Urban Development (Département fédéral du logement et du développement urbain) sur la manière dont 25 millions de fonds de secours attribués par Washington à l'Etat du New Jersey après la dévastation provoquée par l'ouragan Sandy ont été utilisés. Or il apparaît que Chris Christie a utilisé une partie de cet argent pour une publicité sur l'Etat du New Jersey. En soi, cela ne serait pas un problème si la publicité s'était contentée de faire de la publicité pour le New Jersey, le tourisme étant aussi une manière de reconstruire l'Etat dévasté. Mais elle met également en scène Chris Christie qui est en pleine campagne électorale.

Même sans preuve tangible, les dégâts d'image pour Chris Christie sont réels. Le commentateur conservateur George Wil vient ainsi de faire un parallèle, sur Fox News, entre l'abus de pouvoir de Nixon pour écraser ses adversaires démocrates et la manière dont le cabinet de Chris Christie aurait tenté de faire de même avec les maires démocrates du New Jersey. Le site d'information Salon a même soumis la conférence de Chris Christie au "détecteur de mensonge" en décryptant les excès d'excuse, le manque d'émotions pour des déclarations graves voire l'utilisation de détails inutiles.

L'affaire ne devrait pas pour l'heure empêcher Chris Christie, s'il le désire,  de convoiter l'investiture républicaine. Mais il ne faudrait pas d'autres révélations embarrassantes.

 Les explications de CNN sur l'utilisation de l'argent de Washington pour une pub:

Correspondance théologique de Khaled Cheikh Mohammed

155188275Le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed (dessin Janet Hamlin/AP/Keystone), 49 ans, correspond avec un travailleur social britannique. Thèmes débattus dans ces échanges épistolaires: la théologie et la philosophie. Selon the Observer, Rory Green, 25 ans, étudiait le sport à l'Université Wingate de Caroline du Nord quand il tomba sur un article parlant de KSM, détenu à Guantanamo depuis 2006 après avoir passé plusieurs années dans les prisons secrètes de la CIA où il a été soumis 183 fois à des simulations de noyade (waterboarding).

En 2011, le Britannique a soudain eu envie de correspondre avec l'un des terroristes présumés les plus connus du monde, en particulier aux Etats-Unis. Dans sa lettre, ce jeune chrétien précisait: "Je n'écrit pas pour vous tromper ou vous faire sentir plus mal que n'importe qui d'autre dans le monde. Il y a de l'espoir dans le pardon à travers Jésus-Christ." Deux ans plus tard, Rory Green a reçu une missive de 27 pages en guise de réponse. Les échanges épistolaires font la part belle au christianisme et à l'Islam. Khaled Cheikh Mohammed relève des parallèles entre la Bible et le Coran qui précisent que tuer quelqu'un, c'est comme tuer toute l'humanité.

Les lettres de KSM ont été écrites à la main avant d'être dactylographiées par ses avocats. KSM dénonce dans sa dernière lettre les retards des services postaux, relevant que parfois, de tels services étaient plus rapides au XVIIIe siècle…Plus loin dans le texte, le cerveau présumé du 11 septembre 2001 écrit: "Je crois que vous êtes un étudiant intelligent qui a lu l'Histoire de l'Europe (…) et l'histoire de Galiée quand l'Europe entière pensait que la Terre était le centre de l'univers." KSM ajoute que la Bible contient aussi des "histoires sexuelles vulgaires".

Rory Green a déclaré à the Observer qu'il n'était pas surpris par la lettre. "Je crois que c'est une lettre très plaisante et très polie. Il est de toute évidence un personnage éduqué, un intellectuel. Il doit se sentir tellement seul dans sa prison. J'ai juste eu de la compassion pour lui. J'ai pensé que cet homme a besoin de Jésus autant que n'importe qui d'autre." Pour Rory Green, si lui ne le fait pas, personne ne contactera ce prisonnier maintenu dans le camp secret 7 de Guantanamo.

Rory Green lève néanmoins toute ambiguïté: "Je pense que le terrorisme est dégoûtant et n'a pas de sens. S'il est coupable, je prie pour que justice soit faite. (…) Cet homme est dans une situation sérieuse où sa vie est menacée. Je souhaite juste établir une relation, être son ami et parler avec lui de sa foi."

 

Pour être millionnaire, mieux vaut devenir membre du Congrès

A l'heure où le Congrès américain (photo AFP) débat de la nécessité ou non de prolonger l'assurance-chômage pour les sans-emploi de longue 000_158600812 durée (plus de 27 semaines sans travail), de la nécessité de réduire de façon draconienne les montants alloués aux bons alimentaires (food stamps) dont dépendent des dizaines de millions d'Américains ainsi que du salaire minimum fédéral qui ne dépasse pas 7,25 dollars de l'heure, le Center for Responsive Politics a publié sa dernière étude sur la fortune des élus du Capitole. Il en ressort que sur 534 membres du Congrès, 268 affichent une fortune personnelle de plus d'un million de dollars. Par les temps qui courent, il fait bon être un élu au Capitole. L'an dernier, ils n'étaient que 257 à pouvoir se targuer d'être millionnaires.

Etre millionnaire au Capitole n'est pas l'apanage des républicains. Loin s'en faut. Le revenu médian des démocrates est légèrement plus élevé (1,04 contre 1 million) que celui des républicains. La fortune médiane des membres de la Chambre des représentants est de 896 000 dollars alors que la fortune médiane des membres du Sénat est de 2,7 millions.

Il fut un temps où ce fut John Kerry, actuellement secrétaire d'Etat, qui était le sénateur le plus riche avec 248 millions de dollars (2011). Aujourd'hui, c'est le républicain de Californie Darrell Issa qui l'a remplacé en tête des sénateurs les plus riches avec une fortune net de 464 millions de dollars en 2012. Le moins riche est aussi un républicain de Californie, David Valadao qui affiche une dette de 12,1 millions de dollars. Il a toutefois amélioré son statut, car sa dette contractée par le biais d'emprunts pour financer sa ferme, s'élevait à 19 millions un an plus tôt.

Les membres du Congrès ont investi les plus grandes sommes, par ordre décroissant, dans General Electric, Wells Fargo, Microsoft et Procter & Gamble.

Chris Christie, le scandale qui pourrait le faire tomber

000_187050432Au vu de l'état avancé de délabrement du Parti républicain écartelé entre le Tea Party et l'establishment, Chris Christie (photo AFP) est vite apparu comme la figure salvatrice d'un parti aux abois en se faisant réélire avec une écrasante majorité au poste de gouverneur du New Jersey. Beaucoup le voyaient déjà à la Maison-Blanche en 2017.

Or un scandale pourrait bien anéantir ses espoirs présidentiels. Courriels à l'appui en guise de preuve, des membres de son administration ont délibérément orchestré le blocage du pont le plus fréquenté du monde, celui de George Washington reliant le New Jersey à Manhattan. La cheffe de cabinet adjointe de Chris Christie Bridget Anne Kelly confirme dans un courriel daté du 13 août 2013 et envoyé à David Wildstein, un homme nommé par Chris Christie au poste de responsable des ponts à Port Authority, l'instance chargée de la gestion de plusieurs infrastructures à New York, qu'il était temps de provoquer des blocages du trafic sur le pont. On est à ce moment en pleine campagne électorale pour le poste de gouverneur du New Jersey. Or le maire de la ville de Fort Lee, de l'autre côté du pont George Washington, Mark Sokolich, un démocrate, avait refusé d'apporter son soutien à la campagne de Chris Christie. Certains ont vu dans la manoeuvre de blocage du trafic une vengeance du gouverneur.

L'incident n'est pas anodin. Des bouchons interminables se sont formés. C'était le jour de la rentrée scolaire. Bloquer le trafic volontairement sur le pont le plus fréquenté du monde aurait pu avoir des conséquences catastrophiques. De fait, il y a bien eu une catastrophe. Une personne âgée de 91 ans, victime d'une crise cardiaque, n'a pas pu être sauvée en raison des embouteillages dans lesquels l'ambulance a été bloquée. Finalement, contre l'avis de Briget Anne Kelly et de David Wildstein, des responsables de Port Authority ont décidé de rouvrir toutes les voies de circulation qui avaient, selon l'équipe de Christie, été fermées pour une "étude du trafic".

La question que les médias américains se posent aujourd'hui est de savoir si Chris Christie lui-même a donné l'ordre d'agir ainsi contre le maire démocrate de Fort Lee et sa population en guise de vengeance. Si c'est le cas, beaucoup s'accordent à dire que c'est la fin de la carrière politique du gouverneur du New Jersey. S'il n'a pas agi directement, il est toutefois troublant que la décision ait été prise par une membre de son cabinet et par un responsable de Port Authority nommé par Chris Christie. Pour un homme qui ambitionne un jour d'accéder à la Maison-Blanche, l'affaire est pour le moins embarrassante et traduit une bassesse décriée par tous les médias américains. L'intéressé nie toute implication et dit avoir été trompé par des membres de son équipe.

En réponse à une question d'un journaliste du New Jersey, Chris Christie s'était vite appliqué à ridiculiser l'homme de presse. Or c'est précisément l'opiniâtreté de Shawn Boburg, du quotidien local Bergen Record, qui a permis de révéler l'ampleur du scandale. Réputé pour faire du micro-management, mais aussi pour être un rouleau compresseur prêt à intimider ses adversaires, Chris Christie peut difficilement, estiment certains journalistes, ne pas avoir été au courant de l'affaire. Selon le démocrate du New Jersey John Wisniewski, c'est "le gouvernement dans ce qu'il fait de pire". A voir si l'étoile montante du Parti républicain sera finalement une étoile filante.

 

 

 

Des pubs pour Obamacare durant les Jeux de Sotchi

000_DV1589883Même si le site internet Healthcare.gov permettant aux Américains de contracter en ligne une assurance-maladie fonctionne mieux après un départ calamiteux, l'administration de Barack Obama entend lancer une offensive publicitaire massive durant les Jeux olympiques de Sotchi (photo AFP) qui se déroulent en Russie du 7 au 23 février prochains.

L'objectif est clair: toucher le jeune public américain susceptible de suivre de près les compétitions qui se tiendront sur les pentes du Caucase. Car l'administration démocrate a besoin de l'affiliation de 7 millions de jeunes Américains à une couverture médicale pour que l'Affordable Care Act soit un succès et permette de compenser les risques entre plus âgés (susceptibles d'être davantage malades) et plus jeunes.

Le calendrier antiterroriste

2014_Final_Cover_Boston-green-11389057491Depuis dix ans, le National Counterterrorism Center (NCTC) publie un calendrier sur la lutte antiterroriste menée par les Etats-Unis. Celui-ci est notamment distribué à ceux qui sur le terrain sont censés combattre des terroristes. Mais il peut aussi être acheté en ligne en version internet, même si le nombre d'exemplaires est limité.

Dans la version 2014 du calendrier antiterroriste figure en première page une image des explosions qui ont meurtri le marathon de Boston en avril 2013. Comme le relate le Washington Post, c'est un cadeau plutôt cynique à exposer au quotidien dans sa cuisine. Le calendrier fait aussi état des terroristes et des organisations terroristes les plus recherchés, à l'image d'Ayman al-Zawahiri, le co-fondateur d'Al-Qaida dont la mise à prix s'élève à 25 millions de dollars ou Abdul Rahman Yasin, impliqué dans l'explosion du World Trade Center en 1993 dont la tête n'est mise à prix "que" pour 5 millions de dollars.

Quant à l'Américano-Yéménite Anwar al-Aulaqi, il figure dans la section "capturé ou tué" et est décrit comme ayant été "tué par une explosion". Un euphémisme pour une attaque de drone américain.

Le fléau du chômage de longue durée

Le Sénat américain vient d'approuver une extension de l'assurance-chômage pour 1,3 million d'Américains dont les indemnités furent supprimées à la fin 2013. Au vu de l'hostilité républicaine pour toute intervention de l'Etat dans la sphère de l'individu, le vote fut non seulement une surprise, mais aussi une petite victoire pour les démocrates et l'administration Obama qui se sont engagés pour l'extension de cette mesure. Mais rien n'est joué. Le vote du Sénat doit être confirmé par la Chambre des représentants où les républicains dominent et ne sont pas prêts à des concessions de ce type à l'Etat social. 11-20-13ui-f3

Or comme le souligne Brad Plumer dans le Wonkblog du Washington Post, il y a actuellement 4 millions d'Américains qui sont sans emploi depuis 27 semaines et plus, un état considéré comme celui d'un chômeur de longue durée. Il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour trouver un chômage de longue durée aussi important. Et toutes les couches de la société sont concernés: les travailleurs éduqués ou non, mariés ou non, jeunes ou vieux.

Pour trouver un travail quand on est chômeur de longue durée, les chances sont maigres, selon le Wonkblog: elles se limitent à 12%… Il faut dire que bon nombres d'employeurs méprisent les CV envoyés par des sans-emploi de longue durée. Le chômage de longue durée a par ailleurs des effets fâcheux sur la santé des demandeurs d'emploi, sur les relations familiales. Le taux de suicide parmi cette catégorie de la population est aussi plus élevé.

La volonté de certains républicains du Congrès de ne pas prolonger l'assurance-chômage contredit la réalité suivante: il faut en moyenne 35 semaines pour trouver un nouvel emploi. Si le Congrès refuse l'extension, 5 millions de chômeurs de longue durée seront sans ressources. Or si les républicains du Capitole sont prompts à dénoncer la paresse de ceux qui sont au chômage pour une durée supérieure à 27 semaines, le Congrès lui-même ne fait rien pour aider ces mêmes chômeurs à trouver du travail. Pas de mesures incitatives auprès des employeurs qui engageraient de telles personnes, ni de programmes de partage du travail.

La persistance d'un chômage de longue durée aux Etats-Unis est, poursuit Brad Plumer, néfaste pour l'économie américaine qui perd en productivité.

 

 

Obama, son oncle et son risque de renvoi…

Barack Obama n'a jamais vraiment voulu l'avouer. Il a pourtant bien vécu pour une très brève période chez son oncle durant ses 194336972études à Harvard dans les années 1980. La Maison-Blanche a longtemps évité de répondre clairement à la question, laissant entendre qu'elle n'avait rien dans ses archives qui attestait d'une rencontre entre Barack Obama et son oncle.

Onyango Omar Obama (photo Steven Senne/Keystone) est le frère du père kenyan du président américain.Barack Obama ne l'a toutefois plus vu depuis près de 20 ans et ne lui a plus parlé depuis une décennie. Le président américain n'a pas vraiment connu son père qui l'a quitté quand il avait à peine un an. Il l'a néanmoins rencontré une fois dans son jeune âge. Omar Obama, lui, a toujours la nationalité kenyane et a été auditionné cette semaine par la cour fédérale en matière d'immigration de Boston après avoir conduit en état d'ébriété. Il a été autorisé à rester définitivement aux Etats-Unis bien qu'il n'ait pas respecté l'ordre de quitter le pays en 1970. Il était menacé de renvoi…

La Maison-Blanche s'est toutefois gardé d'interférer dans le dossier d'Omar Obama, ne souhaitant pas donner l'impression d'un pouvoir arbitraire.

 

La NSA récolte 5 milliards de données téléphoniques par jour

Les révélations du Washington Post basées sur les documents soumis au quotidien américain par le lanceur d'alerte Edward Snowden sont renversantes. L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) récolte cinq milliards de données par jour à partir de téléphones portables (photo Keystone) aux Etats-Unis ou ailleurs sur la planète. Ou 2000 milliards par année. Elle peut ainsi déterminer les va-et-vient de leurs utilisateurs. Pour ce faire, elle récolte les données sur les cables qui relient les opérateurs de téléphonie mobile. Des dizaines de millions d'Américains sont concernés par le programme de la NSA, car leurs déplacements à l'étranger sont également sous surveillance. 132982930

La NSA affirme ne pas collecter de telles informations de façon délibérée, mais incidemment. Un tel programme semble surpasser tous les autres activités de surveillance de l'Agence nationale de sécurité en termes de violation de la sphère privée. L'agence estime que le programme de collecte est tout à fait légal et qu'il n'est destiné qu'à identifier des cibles étrangères. Elle précise aussi qu'elle ne rassemble que des infos en gros et essaie de déterminer quels pourraient être les complices de cibles déjà connues des renseignements grâce à un instrument dénommé Co-Traveler. Grâce à la localisation des utilisateurs de téléphones portables, la NSA est à même de brosser un portrait des relations d'un utilisateur.

En termes de quantité, ajoute le Washington Post, la NSA collecte l'équivalent de deux fois tout le contenu des ouvrages imprimés de la Bibliothèque du Congrès américain, car elle ne sait pas quel sera le 1% des infos rassemblées dont elle pourrait avoir besoin.La NSA a d'ailleurs été dépassée par les événements, incapables de stocker et de traiter de telles données. Elle est passée à un système beaucoup plus puissant encore.