Les dérapages verbaux de Joe Biden, possible candidat à la Maison-Blanche

000_455257314On a parfois exagéré avec la propension du vice-président américain Joe Biden (photo Chip Somodevilla/AFP) à faire des gaffes. Sur certains dossiers, il s'est montré particulièrement pertinent. Potentiel candidat à l'investiture démocrate si Hillary Clinton ne devait convoiter la Maison-Blanche, le démocrate a toutefois été l'auteur de trois dérapages verbaux dérangeants mercredi.

Alors que le président Barack Obama s'évertue à souligner que les Etats-Unis ne mèneront pas de combats terrestres en Irak pour combattre l'Etat islamique – il l'a répété à McDill Air Force Base mercredi, Joe Biden a laissé entendre, raconte le Washington Post, qu'il n'était pas impossible que les Etats-Unis envoient des soldats sur place comme l'a déclaré le chef de l'état-major Martin Dempsey.

En rencontrant l'ex-premier ministre de Singapour, Lee Kuan Yew, le vice-président américain a rangé ce dernier parmi les hommes les plus sages "d'Orient". L'usage du terme Orient fut très mal reçu par les Américains d'origine asiatique et les alliés asiatiques. Il renvoie aussi à un passé impérialiste.

Troisième gaffe et non des moindres: lors de la conférence organisée à l'occasion du 40e anniversaire de la Legal Services Corporation, il a fustigé ces "Shylocks" qui ont profité des soldats en mission à l'étranger pour leur accorder de mauvais prêts et de mauvaises hypothèques. Or le terme "Shylocks", tiré du Marchand de Venise de Shakespear, renvoie aux pires clichés sur les Juifs. Joe Biden s'en est excusé auprès de la communauté juive dont il est jugé pourtant proche.

Pour Bill Clinton, Netanyahou n’est pas apte à faire la paix

En visite en Iowa, Bill Clinton a répondu à un interlocuteur qui suivait un aréopage de personnalités dont le sénateur Tom Harkin d’une manière qui pourrait porter préjudice à son épouse Hillary Clinton, candidate potentielle à la présidentielle de 2016.Poussé par un membre du public à répondre à la question de savoir si le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou était l’homme pouvant conclure la paix entre Israéliens et Palestiniens, l’ex-président des Etats-Unis a lâché qu’il “était d’accord” avec ce dernier: Bibi Netanyahou n’est pas l’homme capable de conclure la paix.

Quand on sait qu’Hillary Clinton a indirectement critiqué même le président Barack Obama pour ne pas soutenir suffisamment Israël, on peut imaginer les dégâts que ce type de déclaration est susceptible de causer. L’ex-secrétaire d’Etat et ex-sénatrice n’a jamais laissé de doutes quant à son approche du conflit israélo-palestinien, soutenant sans réserves Jérusalem. L’épisode d’Iowa, où Hillary Clinton avait subi une cuisante défaite face à Barack Obama lors des primaires de 2008, pose quelques questions sur l’impact de Bill Clinton sur une éventuelle candidature d’Hillary Clinton. En 2008, les observateurs sont presque unanimes pour dire qu’il n’avait pas aidé son épouse par son attitude et ses remarques (liability).

 

La réalité (afro-américaine) à Ferguson

Après les graves émeutes raciales de Ferguson provoquées par la mort de Michael Brown, un jeune Afro-Américain criblé de balles par un policier (blanc), la situation s'est stabilisée, mais les problèmes de fond demeurent. Un journaliste du New York Times, Brent McDonald, a suivi un Afro-Américain qui tente de se débarrasser du cercle vicieux des amendes qu'il accumule…

 

 

Et cette vidéo qui confirmerait que la victime avait bien les mains levées avant de s'écrouler sous les tirs d'un policier:

 

“Camp X-Ray”, le premier film sur la prison de Guantanamo

La prison de Guantanamo suscite davantage de réactions virulentes en Europe et ailleurs dans le monde qu'aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la perspective de fermer la prison qui détient encore près de 80 détenus accusés de rien et 70 prisonniers dit "dangereux" semble s'éloigner en raison d'un Congrès américain hostile à une telle mesure et d'une relance de la guerre contre le terrorisme (Etat islamique). Barack Obama aimerait supprimer ce symbole qui sape les valeurs de la démocratie américaine. Mais il fait face à des obstacles pour l'heure insurmontables.

Peter Sattler a sans doute conscience de ces contingences. Réalisateur d'un film, "Camp X-Ray" qui porte le nom du centre de détention utilisé en 2002 dès l'arrivée des premiers terroristes présumés en provenance d'Afghanistan et qui est aujourd'hui abandonné à la dense végétation de Cuba, il a accordé une interview à Télérama peu après la présentation du film au festival de Deauville:

Pourquoi ce silence du cinéma sur Guantanamo ?
Il y a une réalité économique. C’est difficile de monter un projet comme ça. Guantanamo est un sujet très délicat, je le savais dès le début. Cela n'allait certainement pas être un film qui allait intéresser les grands studios. Les Américains ont passé tellement de temps à l'ignorer, qu'il est difficile de les convaincre de prendre un peu de leur vendredi soir pour aller regarder frontalement cette situation créée par leur propre pays. Mais fort heureusement, le cinéma indépendant aime prendre des risques. Et les acteurs aussi : je pense que c'est une des raisons pour lesquelles Kristen Stewart voulait faire ce film : c'est un rôle en dehors de sa zone de confort.

Pourquoi un film sur Guantanamo ?
J'ai toujours été fasciné par Guantanamo. Cette situation est très étrange, même absurde, elle m'a toujours interpellé. L'idée même que ce lieu existe ressemble à un mauvais livre de science-fiction. En tant que réalisateur, j’aime les idées simples. Alors quand j’ai compris que les gardiens et les détenus étaient coincés là-bas et pouvaient se parler, j’ai trouvé l’idée de mon film : quelles conversations pourraient avoir un détenu et son geôlier ? Ça m’a permis en tant que réalisateur d'aborder la problèmatique de Guantanamo sans faire un film disant aux gens quoi penser. Je ne voulais pas faire un film de propagande. Pour moi, c’était une façon de parler de Guantanamo, presque sans en parler.

Comment avez-vous travaillé ?
J’ai fait des heures, et des heures, et des heures de recherches. J’ai lu tous les livres que je pouvais lire, regardé tous les documentaires possibles, consulté quantité d’articles de presse, regardé des milliers de photos. Beaucoup de soldats et de détenus ont écrit des mémoires. Une des sources fiables sur lesquelles on pouvait s’appuyer, c’est Wikileaks. Ils ont diffusé un document sur la procédure élémentaire de vie dans le camp. C’est un document énorme, fait par le gouvernement, sur la façon dont le camp doit être géré. Dedans, il y a tous les détails – comme le font les militaires – sur la nourriture autorisée, les brosses à dents qu’ils doivent utiliser… et c’est ce que je voulais montrer : les détails précis de la détention.


Que savez-vous de la situation à Guantanamo aujourd’hui ?

Guantanamo a été construit sur les cendres du World Trade Center. Ils ont commencé à y détenir des gens cinq mois après le 11-Septembre. C’était le Far West. Aux Etats-Unis, tout le monde souffrait d’un choc psychologique : la blessure d’avoir été attaqué et de se sentir si vulnérable. En me documentant, j’ai vu que oui, il y avait eu des tortures abominables là-bas. Des choses atroces s’y sont produites. Mais ce que j’ai trouvé plus intéressant, c’est qu’aujourd’hui, rien de tout cela ne se passe. Dans cette situation très bizarre, sans issue, tout le monde attend. La « banalité » de la vie là-bas aujourd’hui me fascine. C’est facile de faire un film sur Guantanamo et montrer un soldat qui torture un détenu. Instantanément, le public se dit : c’est le soldat le méchant, le détenu la victime. Admettons que Guantanamo soit aujourd’hui un endroit très agréable où tout le monde est traité avec respect. N’est-ce quand même pas une mauvaise chose que de les garder là-bas, sans leur donner de réponse, ou de moyen de penser à leur avenir ?  Obama veut fermer Guantanamo. Mais le Congrès a voté une loi disant que les détenus ne pouvaient pas être accueillis sur le sol américain. Ils ne peuvent donc pas être jugés après un vrai procès, qui les conduirait dans une prison normale, s’ils sont reconnus coupables. Et certains pays refusent aussi de les accueillir. C’est une situation inextricable.

Quelles ont été les réactions dans la presse américaine après la projection de Camp X-ray à Sundance ?
On a eu toutes les réactions. Certains ont dit qu’on était trop sympathique avec les détenus, avec « les terroristes ». D’autres ont dit que nous ne l’étions pas assez. Qu’on devrait aller plus loin et châtier l’armée américaine pour ce qu’elle fait. Ou encore, qu’on avait raté l’opportunité de faire passer un message définitif. Seulement moi, je ne sais pas ce qu’on doit faire avec Guantanamo. C’est un problème aux réponses infiniment complexes. Le message que je voulais faire passer, c’est que ces détenus, quoiqu’ils aient fait, sont des êtres humains, et ont des droits. Sur Internet, il y a eu beaucoup de commentaires sur la bande-annonce. Des gens qui n’ont pas vu le film ! On m’a accusé d’être trop libéral. Puis trop conservateur. Ces réactions montrent à quel point le sujet est sensible. Mais moi, je ne veux exclure personne. Que tu sois républicain ou démocrate, tu fais partie de la conversation. Et je veux que chaque camp puisse regarder le film sans se sentir accusé.

Un extrait du film:

 

Les milléniaux renoncent à la carte de crédit

000_Par7466093Qui a dit que les jeunes n'étaient pas toujours responsables financièrement? Un récent sondage réalisé par Bankrate auprès de 1100 "milléniaux" (jeunes de la génération Y nés entre 1980 et 2000) révèle que 63% d'entre eux refusent d'utiliser des cartes de crédit (photo AFP). Or ils ne sont que 35% les Américains de plus de 30 ans à avoir la même attitude.

Le nombre de jeunes Américains sans carte de crédit a doublé de 2007 à 2012. Les raisons de la réticence à utiliser de l'argent plastique relèvent de l'économie dont la reprise est modeste, des dettes énormes que les étudiants ont accumulées (plus de 1000 milliards de dollars) et d'une législation passée en 2009 dénommée Card Act qui rend plus difficile pour les jeunes d'acquérir une carte de crédit. Pour certains milléniaux, il importe de changer d'attitude par rapport à leurs parents qui ont dépensé sans compter quitte à se mettre dans une situation financière précaire. Parmi les milléniaux qui ont une carte de crédit, le remboursement des dépenses est plutôt médiocre: 40% d'entre eux seulement paient leur dû dans les délais chaque mois.

Pour la société américaine qui a longtemps vécu à crédit, c'est plutôt une bonne nouvelle. Mais pour les milléniaux "abstinents", il sera plus difficile de contracter un emprunt ou d'obtenir un prêt pour l'achat d'une voiture. Aux Etats-Unis, la "credit history", le comportement du citoyen par rapport aux dépenses, est un facteur qui pourrait compter pour ouvrir un compte bancaire ou acquérir un bien plutôt onéreux.

Parabole américano-cubaine

Lizbet Martínez avait douze ans. Elle étudiait le violon au conservatoire de musique Alejandro García Caturla à la Havane. Elle y apprit le Star-Spangled Banner, l'hymne national américain pensant qu'il s'agissait d'un morceau religieux. Son oncle la mit au parfum, soulignant la réelle signification du morceau de musique. Il y a vingt ans toutefois, dans une vague d'immigration considérable de balseros, de Cubains émigrant vers les Etats-Unis, elle s'est embarquée, explique le Miami Herald, sur un radeau avec ses parents et quelques autres compagnons de voyage pour traverser le détroit séparant Cuba de la Floride. Une fois arrêtée par les gardes-côtes américains, ces derniers menacèrent de tout jeter ce qui avait été embarqué sur le radeau, notamment le violon de Lizbet Martinez. Parlant mal l'anglais, celle-ci les a implorés de ne pas le faire, lâchant "Wait, wait". Puis elle entonna l'hymne national américain avec son instrument.

Le moment fut magique. Elle enchanta les autorités côtières américaines. Le capitaine du bateau des gardes-côtes fut si impressionné qu'il transmit l'hymne exécuté par Lizbet Martinez sur la radio. Puis en 1995 à Tallahassee, la capitale de la Floride, elle joua le même morceau devant …Bill Clinton, président des Etats-Unis. Les politiques de Floride ont même décrété le 29 mars comme étant la "Journée Lizbet Martinez". Aujourd'hui, la violoniste est diplômé de l'Université internationale de Floride (FIU) et a enseigné la musique. Amoureuse du compositeur hongrois Bela Bartok, elle a conservé le violon qui lui a valu une notoriété nationale aux Etats-Unis. A Cuba en revanche, son histoire n'est pas connue.

 

Combattre l’Etat islamique: la stratégie étrange du Département d’Etat

Contrer l'attrait que peut exercer la brutalité sauvage de l'Etat islamique (en Irak et au Levant, EIIL) par des images violentes pour dissuader de jeunes Occidentaux à se laisser entraîner dans la dynamique nihiliste des djihadistes. C'est, souligne le Washington Post, le pari que relève le Département d'Etat américain en diffusant de nombreux contre-messages sur les réseaux sociaux, mais aussi cette vidéo qui ne peut être visionnée qu'à partir de 21 ans selon YouTube:

 

Pour le Département d'Etat, il importe de saper la propagande de l'EIIL que tous les experts considèrent comme étant d'une rare efficacité. Jamais jusqu'ici Al-Qaida n'avait réussi à diffuser son message nihiliste avec un tel impact. Des milliers de combattants européens se sont ralliés à la cause de l'Etat islamique et plus d'une centaine d'Américains. Les images de la présente vidéo sont d'une grande violence et interroge sur la stratégie poursuivie par le département de John Kerry. Car les vidéos diffusées jusqu'ici par le groupe djihadiste avaient précisément pour objectif de choquer par leur extrême violence voire, paradoxalement, d'attirer de nouveaux combattants étrangers. En utilisant la même méthode, il n'est pas sûr que la diplomatie américaine emprunte le meilleur chemin pour atteindre ses fins.

Cette stratégie n'est bien sûr pas unique. Washington va multiplier les démarches pour combattre la propagande de l'Etat islamique. Ce mercredi, relève le Washington Post, Barack Obama va annoncer sa propre stratégie. Et le 25 septembre prochain, le président américain présidera une session du Conseil de sécurité des Nations unies qui abordera la question des combattants étrangers ralliant le groupe djihadiste

 

 

Ferguson, Missouri: la désinformation sévit

Les émeutes raciales de Ferguson, Missouri, provoquées par la mort du jeune Afro-Américain Michael Brown, tué par un policier dans des conditions non encore élucidées, appartiennent désormais au passé. Mais l’affaire est loin d’être terminée. Le Département de la Justice vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête fédérale sur les événements et notamment sur l’attitude de la police composée presque exclusivement de Blancs.

Au cours de la semaine qui s’achève, la désinformation a toutefois sévi. Un pompier de Chicago, Kevin O’Grady, a partagé mardi sur sa page Facebook une image qu’il disait être de Darren Wilson, l’officier de police qui a tué Michael Brown. L’image montre son visage gravement blessé et tuméfié. En quelques jours, elle a fait le tour de la blogosphère et des réseaux sociaux, étant présenté comme la preuve que la victime Michael Brown n’était pas aussi net et gentil qu’on a bien voulu le présenter. et que l’attitude du policier était finalement justifié. Sauf que la personne sur l’image n’est pas Darren Wilson, mais un champion de motocross, Jim McNeil qui a perdu la vie lors d’une compétition au Texas.

En août, raconte le Huffington Post, un autre policier du Kansas a aussi publié une image qui était censé représenter Michael Brown avec un pistolet pointant vers le photographe. Or là encore, ce n’était pas Michael Brown, mais un jeune criminel accusé d’avoir tué sa grand-mère.

Manifestement, les problèmes qui sous-tendent les événements de Ferguson ne sont pas réglés. La question raciale aux Etats-Unis demeure très sensible et le rôle pernicieux des réseaux sociaux est aussi en cause.

 

Hillary Clinton, sujet de plusieurs séries dramatiques à la TV

Si elle n'a pas encore décidé de se porter candidate à la présidentielle 2016, Hillary Clinton pourrait trouver sur CBS et NBC, deux grandes chaînes de télévision nationales une aide inattendue. La première va diffuser cet automne une série dramatique intitulée "Madam Secretary" où la protagoniste, Téa Leoni, incarne l'ex-secrétaire d'Etat démocrate et ex-First Lady. Plusieurs scènes ont lieu dans la West Wing de la Maison-Blanche avec l'héroïne, Elizabeth McCord, esquivant les attaques d'un chef de cabinet du président qui ressemble apparemment à l'ancien vice-président Dick Cheney. La seconde en fera de même avec la série "State of Affairs", où l'actrice Alfre Woodard incarne, presque de manière prophétique, la personne d'Hillary Clinton dans la fonction de président des Etats-Unis.

Dans ces deux séries TV, Hillary Clinton est présentée sous un jour favorable. Elle donne son aval à des opérations commandos au Moyen-Orient. Une telle scène rappelle celle de la Situation Room, le 1er mai 2011, où l'on voit une Hillary Clinton apparemment effrayée par ce qu'elle voit. On saura après coup que la cheffe de la diplomatie américaine avait réagi au crash d'un hélicoptère au début de l'opération à Abbottabad au Pakistan pour capturer/tuer Oussama ben Laden.

Comme le souligne le New York Times, mettre en scène des femmes en politique n'a pas souvent constitué une recette efficace pour les télévisions américaines. Une série au sujet de la femme d'un gouverneur, "The Good Wife", sur CBS, fut l'exception. Sur NBC, la série "Commander in chief", avec Geena Davis incarnant la première femme présidente des Etats-Unis, fut finalement annulée. Le quotidien new-yorkais s'étonne d'ailleurs de voir Hillary Clinton dépeinte en termes aussi positive dans une ère politique où tous les coups sont permis à Washington.

Ces séries ne laissent pas les républicains indifférents. L'an dernier, ajoute le New York Times, le Comité national républicain a exercé un lobbying intensif pour empêcher NBC de passer une mini-série au sujet d'Hillary Clinton. CNN renoncera également à réaliser un grand documentaire sur la démocrate. Les républicains sont allés jusqu'à menacer de boycotter les débats organisés par les chaînes incriminées si elles conservaient ces séries hagiographiques au sujet d'Hillary Clinton.

La vidéo diffusée par le NYT:

 

 

L’image du jour: six secrétaires d’Etat pour inaugurer un centre

Ils se sont mis à six pour montrer aux yeux des Américains l'importance de la diplomatie. John Kerry, secrétaire d'Etat actuel et ses prédécesseurs Hillary Clinton, Colin Powell, Madeleine Albright, James Baker et Henry Kissinger ont symboliquement apporté leur contribution à la construction du futeur centre de diplomatie au sein du Département d'Etat qui servira à montrer les vertus de la diplomatie et ce qu'elle a permis d'accomplir au fil de l'histoire (photo Chip Somodevilla/Getty Images/AFP). C-Span a diffusé les discours de John Kerry et des cinq ex-secrétaires d'Etat.

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