Barack Obama n’en est pas à son premier coup. Il s’était déjà adressé aux Iraniens à l’occasion de Norouz, le Nouvel An perse en 2009. A l’époque, son administration était encore contrainte de briser la glace avec Téhéran, même si quelques diplomates iraniens et américains s’étaient brièvement rencontrés à la fin de la présidence de George W. Bush. (suite…)
La malédiction des Kennedy: Caroline menacée de mort
“Je vais tuer l’ambassadrice Kennedy”. L’appel téléphonique, en anglais, à Caroline Kennedy, la fille du président assassiné JFK, secoue les milieux diplomatiques au Japon et aux Etats-Unis. Les menaces de mort étaient également adressées à un diplomate américain. (suite…)
La chute du congressman Aaron Schock: de Downton Abbey à la Roche tarpéienne
Aaron Schock, 33 ans, a été l’étoile montante du Parti républicain au Congrès. Elu en 2008 à la Chambre des représentants, il avait, disait-on, l’étoffe d’un futur chef de file du parti. Séducteur, il a même fait la Une du magazine “Men’s Health” en mettant bien en évidence sa musculature abdominale. Mardi, le destin de l’élu républicain a toutefois basculé. Cet élu de l’Illinois a pris au fil des ans de mauvaises habitudes. (suite…)
John Kerry à bicyclette à travers Lausanne
Ce n’est pas Alceste à bicyclette, mais le secrétaire d’Etat américain qui est en train de négocier l’un des accords les plus difficiles et ambitieux avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. Lundi, les discussions au Beau-Rivage Palace à Lausanne ont duré cinq heures. Mardi, elles devraient reprendre tôt pour tenter de lever les points de désaccords qui empêchent encore les six puissances négociatrices (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne, groupe 5+1) et l’Iran de conclure leurs pourparlers dont l’échéance est prévu à la fin mars.
31 000 dollars pour un mariage aux Etats-Unis
C’est un signe manifeste de la santé économique retrouvée des Etats-Unis. Les Américains déboursent en moyenne 31 000 dollars pour leur mariage (photo Paul Sancya/Getty Images/Keystone): la cérémonie, les réceptions et repas, la robe de mariée à l’exception de la lune de miel. Au cours de la Grande Dépression de 2009-2010, les couples qui ont décidé se se marier ont réduit leurs dépenses de mariage. En 2008, de telles dépenses se chiffraient en moyenne à plus de 32 000 en tenant compte de l’inflation. En 2011, elles se situaient à peine au-dessus de 28 000 dollars.
Nucléaire iranien: la citation qui tue
La lettre ouverte adressée le 9 mars aux autorités iraniennes par 47 républicains n’en finit pas de faire des vagues aux Etats-Unis. Parmi les signataires, certains émettent déjà quelques regrets face au choc qu’a provoqué la missive. John McCain est l’un d’eux. (suite…)
Ferguson: l’onde de choc du rapport de la Justice fédérale
Certains observateurs américains s’étaient offusqués en constatant que le Département fédéral de la Justice (DoJ) avait renoncé à poursuivre le policier blanc Darren Wilson, qui avait tué, le 9 août 2014, Michael Brown, un Afro-Américain non armé à Ferguson, dans le Missouri. Pour qu’une plainte fédérale pour violations des droits civiques aboutisse, la barre est toutefois placée très haut.
Lettre des républicains à l’Iran: l’ire des éditorialistes
Le Département d’Etat américain a recensé plusieurs éditoriaux et tribunes de personnalités en vue en matière de politique étrangère. Le document montre à quel point la missive en question est en train d’éclabousser ses signataires. Les 47 républicains ayant signé la lettre ouverte adressée le 9 mars dernier aux autorités iraniennes voulaient informer Téhéran (photo: le président iranien Hassan Rohani devant un schéma d’installation nucléaire/AFP) qu’il était presque inutile de négocier un accord avec le président Barack Obama, car après 2017, ce n’est plus luui qui présidera aux destinées des Etats-Unis.
La controverse autour d’Hillary Clinton n’est pas terminée
C’est devant le logo du Conseil de sécurité des Nations unies qu’Hillary Clinton a rompu le silence mardi au sujet de la controverse qui la poursuit depuis une semaine autour de la messagerie privée qu’elle a utilisée en tant que secrétaire d’Etat de 2009 à 2013. C’est là qu’en tant que cheffe de la diplomatie américaine, elle tenait parfois de brèves conférences de presse au “stake out” du Conseil de sécurité.
Le mal nommé pont Edmund Pettus
Selma a été le théâtre, le week-end dernier, d’une forte mobilisation pour commémorer le 50e anniversaire de la marche Selma-Montgomery du 7 mars 1965, le fameux “Bloody Sunday” qui poussa le président américain Lyndon Johnson à forcer l’adoption du Voting Rights Act, de la loi sur le droit de vote. Durant deux jours, le nom du fameux pont, sur lequel l’élu démocrate du Congrès John Lewis fut sévèrement battu par les forces de l’ordre, a été prononcé des centaines de fois. L’infrastructure, qui traverse la rivière Alabama, a même été classé monument national en 2013. (photos Keystone)
Or beaucoup jugent la persistance de ce nom totalement déplacé. Edmund Pettus n’était en rien un leader des droits civiques. Quand le pont fut construit, en 1940, l’Etat d’Alabama appliquait les infâmes lois Jim Crow instituant la ségrégation raciale. Il fut baptisé du nom du général des Confédérés Edmund Pettus, un suprémaciste blanc et sénateur au Congrès ainsi qu’un grand dragon au sein de la hiérarchie du Ku Klux Klan.
Une pétition de jeunes étudiants circule pour rebaptiser le pont du nom, par exemple, de John Lewis, l’une des figures encore vivante du mouvement des droits civiques. L’historien David Brinkley exhorte les autorités de Selma et d’Alabama voire même Barack Obama à redonner à l’Edmund Pettus Bridge un nom qui rende justice à l’un des mouvements les plus puissants de l’histoire des Etats-Unis.

