Les délégués font la fête dans le Tampa Bay Times Forum:
Les délégués font la fête dans le Tampa Bay Times Forum:
A la convention républicaine de Tampa, l'orateur qui a le plus fait parler de lui est sans aucun doute Clint Eastwood. Le réalisateur-acteur a suscité une vague de critiques de la part des médias et de stars d'Hollywood qui ont porté préjudice au message que le candidat républicain Mitt Romney a souhaité véhiculer lors de son discours d'investiture.
Clint Eastwood est un réalisateur, mais aussi un acteur. Personne dans l'équipe de campagne de Mitt Romney n'a osé trop le cadrer. On lui a donné quelques données à intégrer dans son discours (comme le nombre de sans-emploi qu'il a donné de façon imprécise) et un temps de parole limité à 5 minutes. Malgré les lumières rouges qui se sont allumées, Clint Eastwood a poursuivi sa prestation qui dura au total 12 minutes, effrayant ainsi les organisateurs de la convention à quelques minutes de l'allocution très attendu de Mitt Romney.
Au sein du camp républicain, les responsables se renvoyaient la balle quant à ce fiasco. Clint Eastwood a aussi improvisé son "show" avec la chaise vide (Obama) à la dernière minute, sans expliquer aux organisateurs à quoi elle allait servir.
Voici 3 vidéos prises dans l'arène du Tampa Bay Times Forum, à quelques mètres du réalisateur de "Million Dollar Baby":
Prises depuis le parterre, au milieux des délégués et à deux pas de la scène, ces vidéos illustrent le discours du candidat républicain à la Maison-Blanche dans les domaines de la politique intérieure et étrangère, de la religion et de l'avortement. Elles montrent aussi la volonté de Mitt Romney de "restaurer l'exceptionnalisme de l'Amérique".
Mitt Romney sur la politique étrangère et l'Iran:
Mitt Romney se veut l'héritier de Truman et de Reagan:
Mitt Romney caresse les conservateurs dans le sens du poil en réfutant des hausses d'impôt et en dénonçant l'avortement:
Le candidat républicain veut restaurer l'exceptionnalisme des Etats-Unis:
Et enfin Mitt Romney accepte son investiture devant les délégués de la convention républicaine:
Quelques photos prises lors du discours d'acceptation de Mitt Romney tenu dans une ambiance surchauffée:
Cliquez sur les photos pour les agrandir
Les démocrates accusent les républicains d'avoir déclaré la guerre aux femmes. Ici, une femme prouve qu'on peut être femme et voter républicain
L'écrasante majorité des membres du Parti républicain sont Blancs
Jusque dans les années 1980, la foi et la religion n'occupaient que peu de place sur la plateforme électorale du parti. Désormais, c'est un élément central. Ici, les délégués prient à l'écoute du cardinal Timothy Dolan
Le président de la Chambre des représentants John Boehner, toujours très émotif, se recueille au moment de la prière prononcée par le cardinal de New York Timothy Dolan
A la fin du discours de Mitt Romney, 120 000 ballons ont été lâchés dans le Tampa Bay Times Forum
Revivez la Convention républicaine de l'intérieur. En me glissant avec un badge provisoire sur le parterre du Tampa Bay Times Forum, j'ai pu prendre le pouls du Parti républicain. Puis, peu avant l'arrivée de Clint Eastwood, je me suis enfilé dans l'aire des photographes. Voici en plusieurs épisodes un retour imagé sur l'un des rendez-vous majeurs de la campagne électorale républicaine en vue de la présidentielle américaine du 6 novembre 2012. Commençons par des photos (avant les vidéos):
Cliquez sur les photos pour les agrandir.
Le candidat à la Maison-Blanche Mitt Romney durant son discours d'investiture
Le Bostonien, qui n'est pas connu pour être un bon orateur, a esquivé toutes questions politiques de fond, mais il a tenté de présenter un visage plus humain aux Américains
Mitt Romney, son épouse Ann, le fils Josh Romney et son épouse
Les petits-enfants du candidat républicain à la Maison-Blanche
Le regard admiratif d'Ann Romney à son mari
Le ticket républicain pour battre Barack Obama et Joe Biden: Mitt Romney et Paul Ryan
Paul Ryan est marié et à trois enfants. Sa définition du mariage, qu'il aimerait voir ancrer dans la Constitution, est celle d'un homme et d'une femme. Il est aussi opposé à l'avortement en toutes circonstances, même en cas de viol et d'inceste
Janna Ryan alias Little. Etudiante à la prestigieuse université de Wellesley à Boston (celle d'Hillary Clinton et de Madeleine Albright), Janna Little était très progressiste (gauche). Depuis qu'elle est mariée au candidat à la vice-présidence des Etats-Unis, elle a tourné sa veste pour devenir une conservatrice "raisonnable"
Tout le monde l'attendait. Invité surprise de la Convention républicaine, Clint Eastwood n'a convaincu personne. Peinant à s'exprimer, alignant des propos à peine compréhensibles, parfois incohérents, il a été l'objet de très sévères critiques des médias américains. Ceux-ci se demandent ce que le réalisateur faisait sur la scène de la convention peu avant que le candidat républicain Mitt Romney n'accepte son investiture.
Recourir à Hollywood pour dynamiser sa campagne électorale n'est pas forcément une bonne idée. Ce soir, Clint Eastwood s'est fait l'auteur d'un navet qui restera dans les mémoires… A mille lieues de ses chefs-d'oeuvres genre "Million Dollar Baby". De son côté, Barack Obama doit prêter garde. Il a lui aussi des soutiens à Hollywood. Il devra se méfier lui aussi.
Mercredi soir, le colistier de Mitt Romney, Paul Ryan, a tenu un discours qui a enflammé le Tampa Bay Times Forum en Floride lors de la convention républicaine. Dans le feu de l'action, les commentateurs ont été plutôt élogieux. Mais avec le recul, l'allocution du candidat à la vice-présidence des Etats-Unis était pleine de grossières erreurs. Cela paraît invraisemblable. Le discours a sans doute été lu, relu et encore relu par une foule de responsables du Parti républicain. Or ces filtres n'ont servi à rien. Paul Ryan a avancé des vérités qui n'en n'étaient pas. En campagne électorale, les petits mensonges (white lies) sont monnaie courante aussi bien chez les démocrates que chez les républicains. Mais quand Paul Ryan accuse Obama de ne pas avoir tenu sa promesse de tout faire pour qu'une usine de General Motors dans le Wisconsin ne délocalise pas, il s'est trompé de cheval. A l'époque, Barack Obama n'était pas président, ni même élu. C'était George W. Bush qui régnait à la Maison-Blanche.
Certains démocrates ont sans doute eu de la peine à ne pas ressentir ce que les germanophones appellent de la "Schadenfreude" en voyant l'ouragan Isaac perturber la convention républicaine de Tampa et contraindre ses organisateurs à annuler la première journée de l'événement.
Les Américains ont une expression pour qualifier l'effet de cette Schadenfreude: "What goes around, comes around", soit "Qui sème le vent, récolte la tempête". Les prévisions météorologiques pour la convention démocrate de Charlotte, qui se tient en Caroline du Nord du 3 au 6 septembre, ne sont pas très bonnes. De la pluie et des orages sont posibles le soir même où le président Barack Obama tiendra un discours capital dans le stade Bank of America de Charlotte.
J'ai rencontré Lindz Sangalli, 50 ans, dans les coulisses du Tampa Bay Times Forum. Elle portait son diadème de Miss Conservative US 2012. Durant les jours de convention républicaine, elle accompagne notamment le président de la Chambre des représentants John Boehner. Ces prochains jours, elle sera aussi amenée à accompagner des membres du Congrès à Washington. Elle-même devra aussi entonner le credo conservateur sur la nécessité d'appliquer à l'administration américaine un plan d'austérité draconnien.
Ne devient pas Miss Conservative qui veut. Lindz Sangalli, qui fut adopté et qui a adopté deux enfants, a tout d'abord été élue Miss Texas, puis a pris part à une compétition et écrire une dissertation pour évaluer ses valeurs conservatrices, sa position sur les questions féminines, sociales et budgétaires. Puis elle prit part à une compétition nationale à l'issue de laquelle elle a été désignée Miss Conservative.
"Je suis pour la réduction de la taille de l'Etat. Mais je suis aussi une conservatrice en matière sociale. Si vous observez un peu autour de vous, les animaux sont toujours des êtres qui suscitent la passion. On fait tout pour les protéger. Pourquoi autoriserait-on dès lors à tuer nos enfants; ça n'a pas de sens."