L’outrage à Barack Obama lors d’une parade du 4 juillet

Difficile d'être président des Etats-Unis ces jours-ci. L'Etat islamique ou l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) poursuit ses avancées en Irak? C'est la faute de Barack Obama. L'économie n'est pas aussi florissante qu'à l'époque de Bill Clinton bien que le taux de chômage américain (6,1%) est le plus bas depuis 2008, l'opinion publique américaine n'approuve pas, à 54%, la politique économique de la Maison-Blanche. Plus de 50 000 enfants du Honduras, du Salvador et du Guatémala ont franchi illégalement la frontière américaine, c'est encore la faute de Barack Obama qui a non seulement permis aux enfants d'immigrés illégaux étant venus aux Etats-Unis avant 2011 de rester dans le pays (un décret qui reprend les termes du Dream Act, un projet de loi qui a échoué au Congrès), mais ce faisant, il a attiré des milliers d'illégaux. Or ce sont des passeurs sans scrupule qui ont vendu cette thèse qui ne correspond en rien à la réalité. Si aujourd'hui les enfants sont encore sur territoire américain, c'est que les Etats-Unis doivent remplir leurs obligations en vertu du droit international. Mais même des ténors républicains jugent le président laxiste.

Dernier épisode: le 4 juillet dernier, pour la parade de Norfolk dans le Nebraska à l'occasion d'Independence Day, la fête nationale américaine, un char tiré par une voiture présentait Barack Obama devant des toilettes extérieures dont les parois affichaient "Librairie présidentielle: Obama". La scène a visiblement plu à de nombreux spectateurs de la parade, mais a provoqué l'ire des démocrates du Nebraska et de certains spectateurs, dont une Afro-Américaine et sa fille qui parlent:

 

L’orgie alimentaire s’invite à la fête du 4 juillet

Tribunes dans les journaux pour expliquer les tenants d'Independence Day, la fête nationale américaine, pour dire où en est l'identité de la première puissance mondiale. Feux d'artifices aux quatre coins du pays. A Coney Island vendredi, l'Amérique a toutefois renforcé les clichés que les Européens peuvent avoir à son sujet.

Comme chaque année s'est tenue à Brooklyn, en bord de mer, une compétition que la First Lady doit sans doute réprouver: le Nathan's Hot Dog Eating Contest. L'épreuve consiste à manger le plus possibles de hot dogs en dix minutes. Alors que Michelle Obama s'évertue de promouvoir de meilleures habitudes alimentaires et de l'exercice par le biais du mouvement Let's Move, plusieurs compétiteurs ont ingurgité des dizaines de saucisses et de pains. Le vainqueur, Joey Chestnut a avalé 61 hot dogs en dix minutes. Ce n'est même pas son record. L'an dernier, il avait atteint la barre des 69. Aux Etats-Unis, où l'obésité et le surpoids concerne près d'un tiers de la population, la compétition de Coney Island apparaît comme l'exemple à ne pas suivre.

 

Sondage: Obama, le pire président depuis la Seconde Guerre mondiale…

000_Was8791716Vraiment? L'Institut de sondage Quinnipiac n'a pas manqué de défrayer la chronique mardi aux Etats-Unis en publiant le résultat d'un sondage réalisé auprès de 1446 personnes entre le 24 et le 30 juin selon lequel Barack Obama (photo Mandel Ngan/AFP) est le pire président des Etats-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale. Si on peut s'interroger sur la pertinence de la question, on peut aussi s'interroger sur la mémoire des Américains. Selon Quinnipiac, 33% des Américains pensent que Barack Obama est le pire président depuis 1945. Il est suivi de George W. Bush (28%), de Richard Nixon (13%) et de Jimmy Carter (8%).

Comme le souligne Aaron Blake dans son blog The Fix (Washington Post), en 2006, le même sondage plaçait George W Bush au rang de pire président (34%) devant Richard Nixon (17%), Bill Clinton (16%) et Jimmy Carter (13%). En 1999 et 2000, Gallup posa la même question. En 1999, Nixon était le pire président (28%) suivi de Bill Clinton (21%) qui était encore en fonction, de Jimmy Carter (11) et de Ronald Reagan (11%). Même ordre en 2000. En 1998, un autre sondage mettait parmi les pires présidents des Etats-Unis quatre des six derniers locataires de la Maison-Blanche. Nixon était alors à 23% alors qu'il est aujourd'hui à 13%. Reagan était jugé le pire président par 17% des interrogés contre 3% aujourd'hui. Bill Clinton quant à lui, était le plus mal noté par 21% des Américains en 1998. Aujourd'hui, seuls 3% pensent qu'il a été le pire président depuis 1945.

Que faut-il en conclure? Pas grand-chose pour ce qui est des sondages. Mais tout de même. Il ne fait aucun doute que Barack Obama n'est pas populaire aux Etats-Unis tant au niveau de sa politique économique, étrangère ou intérieure. Un vrai paradoxe pourtant. Les Américains sont largement favorables à un durcissement de la législations sur les armes que le président démocrate a promue mais qui fut refusée par le Congrès. Ils plébiscitent aussi une réforme de l'immigration prônée par Barack Obama. Ils jugent aussi nécessaires des investissements dans les infrastructures pour relancer l'économie américaine et surtout pour maintenir des conditions-cadres permettant à cette même économie de prospérer à l'avenir. Barack Obama lance des appels dans ce sens depuis plusieurs années, en vain. Plus de 70 000 ponts à travers le pays sont considérés comme étant en mauvais état.

Si Barack Obama a une vraie vision des Etats-Unis et de la direction dans laquelle ils doivent aller, il est vrai que lui, l'excellent orateur, est un piètre communicateur. Pour expliquer le décalage entre la politique qu'il promeut, qui semble répondre aux désirs des Américains, et sa popularité, une phrase suffit: il lui manque un fil narratif (narrative), essentiel en Amérique pour convaincre. Prenons l'exemple de l'Internal Revenue Service (IRS). Le fisc américain est actuellement au milieu d'une grave crise. Accusé d'avoir ciblé arbitrairement des groupes proches du Tea Party, il a dû se défendre de toute négligence après avoir perdu de nombreux courriels en raison de plusieurs plantages informatiques. En l'occurrence, Barack Obama s'est contenté de dénoncer les attaques bassemeent politiciennes des républicains. Il aurait dû pourtant expliquer que l'IRS connaît de gros problèmes de gestion depuis des décennies. Avec l'évolution informatique, aucune directive contraignante ne requiert de l'IRS d'avoir des copies de secours. On lui demande simplement d'imprimer des courriels jugés importants et nécessaires à long terme. Ce faisant, le président aurait désamorcé en partie ce qui est perçu par les républicains, mais aussi par une partie de la population comme un complot contre les milieux conservateurs. Même avec la réforme de la Santé et la mise en oeuvre de l'Affordable Care Act, Barack Obama a été insuffisamment présent dans les médias pour expliquer la réforme, ses bienfaits et sa raison d'être.

Il reste que les sondages sont parfois bien trompeurs. Ainsi, l'opinion publique américaine, fatiguée par une décennie de guerres désastreuses et onéreuses, souhaitent que l'Amérique ne s'implique plus dans des guerres. Dans le même temps, elle fustige Obama pour ne pas mener une politique plus agressive en Syrie et en Irak. Remarquez qu'elle n'est pas la seule à être contradictoire. Les Européens qui fustigeaient en 2003 l'invasion injustifiée de l'Irak appellent aujourd'hui les Etats-Unis à intervenir et à mettre fin à la boucherie qui se déroule dans ces deux pays du Moyen-Orient.

Hillary Clinton payée pour parler dans des universités, même publiques

A l'heure où la dette des étudiants américain dépasse les 1100 milliards de dollars et que les frais universitaires ont augmenté de façon dramatique au cours des dix dernières années pour atteindre dans bon nombre d'alma mater les 50 000 dollars par an, Hillary Clinton (photo Robyn Beck/AFP) s'est fait l'auteur d'une vive controverse. Au cours des neuf derniers mois, soulève le Washington Post, elle a tenu plusieurs discours dans des universités moyennant une grasse rémunération. Même des universités publiques ont payé de gros cachets à l'ex-secrétaire d'Etat.

L'Université du Connecticut, par exemple, qui vient d'augmenter ses frais d'inscription de 6,5%, a versé l'impressionnante somme 000_Was8737815de 250 000 dollars à la possible candidate à l'investiture démocrate en 2016. L'Université de Californie à Los Angeles l'a rémunérée à hauteur de 300 000 dollars. Comme elle est habituellement payée au moins 200 000 dollars pour ses allocutions, au cours des neuf derniers mois, Hillary Clinton pourrait avoir été rémunérée pour plus de 1,8 million de dollars pour ses seuls discours dans les universités américaines.

Ce constat s'ajoute à la remarque maladroite que l'intéressée avait livrée à la journaliste d'ABC Diane Sawyer en rappelant qu'en quittant la Maison-Blanche en 2001, les Clinton étaient "complètement fauchés". Depuis qu'elle est en tournée pour vendre son livre "Hard Choices" qui se vend mal, Hillary Clinton a vu sa cote de popularité plonger. Ce test grandeur nature pour mesurer ses chances d'être un jour élue à la Maison-Blanche l'a convaincra-t-elle de relever le défi électoral ou fera-t-il office de repoussoir? Il faudra sans doute attendre l'automne 2015 pour en savoir plus.

Série “House of Cards”: le niet de Moscou

000_Was1064696Le Kremlin compte encore sur les Nations unies comme acteur pour résoudre les crises internationales. C'est ce qui semble ressortir du "niet" de Moscou à la demande du producteur de la très populaire série diffusée par Netflix "House of Cards". Le producteur Frank Underwood aurait aimé tourner deux épisodes de la série dans la salle du Conseil de sécurité de l'ONU à New York (photo Stan Honda/AFP). Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait pourtant donné son feu vert, voyant dans l'affaire une manière de faire de la publicité pour son organisation qui n'est pas toujours en odeur de sainteté aux Etats-Unis. C'était sans compter avec le refus de Moscou qui, selon Foreign Policy, estime que la salle du Conseil de sécurité doit rester disponible au cas où l'urgence d'une crise internationale devait en requérir l'utilisation.

Auteur des “mémos” sur la torture et promu par l’Université de Californie

Kenneth Roth, directeur général de Human Rights Watch, s'en offusque sur Twitter. L'Université de Californie, Berkeley, vient d'octroyer à John Yoo une chaire dans la faculté de droit pour sa contribution à l'enseignement du droit et à la recherche. Or John Yoo fut l'adjoint au vice-ministre américain de la Justice au sein de l'administration de George W. Bush et fut co-auteur des documents connus sous le nom de "torture memos" qui justifiaient la restriction des libertés individuelles garanties par la Constitution au vu de la guerre contre le terrorisme que menait l'Amérique. Les documents rédigés ont, estiment les experts, dû servir à l'établissement du Patriot Act, la loi qui a permis au gouvernement américain de limiter certains droits en vertu de la lutte contre le terrorisme.

La décision de l'université va sans doute provoquer un nouveau tollé. En 2008, le Conseil municipal de Berkeley avait déjà voté à une large majorité pour exiger de l'alma mater qu'elle mette un terme aux rapports de travail avec John Yoo. Les étudiants en ont fait de même à plusieurs reprises, notamment lors de la cérémonie de remise des diplômes en 2012. Les universitaires fustigent par ailleurs l'inconsistence du professeur Yoo qui, à l'époque de Bill Clinton, rédigeait un commentaire pour dénoncer les pouvoirs excessifs exercés par le président démocrate. Quelques années plus tard, il rédigeait les mémos sur la torture qui ont sans doute débouché sur l'un des chapitres les plus noirs de l'histoire américaine de ces dernières décennies.

Les néoconservateurs américains et Ahmed Chalabi, le retour des va-t-en-guerre

000_WAS2004012026634La boucle paraît bouclée. Les néoconservateurs américains, qui ont provoqué le chaos en Irak en envahissant le pays en mars 2003 pour renverser le tyran Saddam Hussein, sont omniprésents dans certains médias américains pour dire à l'administration de Barack Obama ce qu'il faut faire en Irak face à la montée du groupe djihadiste l'Etat islamique en Irak et au Levant qui souhaite désormais s'appeler l'Etat islamique. Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Paul Bremer, Donald Rumsfeld. Tous y vont de leur recette. Comme s'ils n'avaient aucun compte à rendre.

Comble d'ironie: en Irak, l'un des "leurs" est pressenti pour succéder au premier ministre Nouri al-Maliki dont la politique d'exclusion et les purges des sunnites de l'administration irakienne ont fortement contribué à la violente guerre interconfessionnelle qui fait à nouveau rage en Irak. Ahmed Chalabi (photo Tim Sloan/AFP), 69 ans, dont le parti en exil, le Congrès national irakien, avait été financé par la CIA, est cité comme un premier ministre possible. Comme al-Maliki, il est aussi chiite. Mais il a surtout un lourd passé derrière lui qui ne laisse pas les Américains indifférents. Il fut, comme le rappelait récemment James Bamford, grand spécialiste du renseignement outre-Atlantique, celui qui vendit des fausses informations aux Américains en leur jurant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive et qu'il entretenait des liens avec Al-Qaida. L'administration de George W. Bush était persuadée qu'il allait s'imposer comme le Charles de Gaulle de l'Irak. Il a récemment été reçu à l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad. C'est aussi Ahmed Chalabi qui a dirigé la Commission nationale suprême de débaassification du régime prônant une politique de purges des anciens du régime (surtout sunnites) calquée sur la dénazification de l'Allemagne. Cette politique fut un vrai désastre et contribua au chaos qui perdure aujourd'hui.

Le foot, la décadence morale de l’Amérique

168483190Les Etats-Unis affrontent aujourd'hui au Brésil l'équipe de Belgique dans le cadre de la Coupe du monde de football. En cas de victoire, ils obtiendraient un résultat jamais obtenu à un tel niveau de la compétion. Les résultats sportifs de l'équipe américaine suscitent une vague d'enthousiasme à travers le pays. Certains espèrent que cette fois, le parcours des Etats-Unis au Brésil permettra au soccer, au football, d'enfin devenir un sport majeur en Amérique. Pour l'heure, ce sont toujours le football américain, le baseball, le  basketball et le hockey qui dominent largement la scène sportive outre-Atlantique. Dans les bars de New York ou de Brooklyn, de Los Angeles ou de Chicago, les Américains vibrent à la vue de la jouerie des footballeurs américains entraînés par l'Allemand Jürgen Klinsmann.

Le phénomène ne semble pas toucher la commentatrice politique ultra-conservatrice Ann Coulter, (photo J. Scott Applewhite/AP/Keystone) qui ne rate jamais une occasion de provoquer. Selon elle, l'intérêt croissant des Américains pour le football (soccer) est un "signe de décadence morale". La réussite individuelle, selon elle, "n'est pas un facteur important" dans ce sport collectif. Il n'y a pas de héros, ni de compte à rendre, ni de perdants. Les fautes sont diluées dans le collectif. Il manque aussi de masculinité, entendez par là de testostérone pour exprimer une violence feinte ou assumée. Pour Ann Coulter, la "perspective d'une humiliation personnelle ou d'une blessure majeure est nécessaire pour que la discipline en question compte pour un sport". Elle se fait un plaisir de citer Margaret Thatcher, l'ex-premier ministre britannique qui aurait déclaré, après un match ponctué par une victoire de l'Allemagne contre l'Angleterre, que cela importait finalement assez peu étant donné que "deux fois au cours de ce siècle (le XXe), nous les avons battus dans leur sport national (la guerre)".

Pour Ann Coulter, le soccer est donc un sport de gauche qui affranchit ceux qui le pratique de leur responsabilité individuelle. C'est l'exemple d'un socialisme à l'européenne qu'elle exècre. C'est aussi une forme de gouvernance à la Obama. Pour la contrer, il suffit de demander aux grandes stars actuelles du football, les Messi, Ronaldo ou encore Neymar ce qu'elles gagnent: des millions. Une preuve de réussite individuelle indéniable. De fait, Ann Coulter est à l'image du Tea Party. Pour elle, l'effort collectif ou le compromis est synonyme de faiblesse, de reddition.

Or Washington n'a jamais aussi bien fonctionné que lorsque le "bipartisanisme", l'esprit de collaboration entre démocrates et républicains, était prisé. A l'heure actuelle, à observer l'incapacité du Congrès d'approuver une réforme de l'immigration que le Sénat avait pourtant adoptée et que le président Barack Obama appelle de ses voeux, on se dit que davantage d'esprit footballistique au Capitole ne ferait pas de mal.

Les Etats-Unis craignent à nouveau une attaque terroriste

Aux Etats-Unis, la montée en puissance de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui vient changer de nom pour s'appeler l'Etat islamique, provoque des débats enflammés au sujet de la menace terroriste. Les radios conservatrices et religieuses consacrent des émissions entières à l'islam, se demandant si les musulmans peuvent être modérés. Fox News dédie des émissions aux islamistes radicaux qui "sont en marche".

Les récits rapportant que des Américains et des Européens vendent leur passeport une fois en Syrie inquiètent les autorités européennes et américaines. Dimanche, le président américain Barack Obama s'en est fait l'écho, relevant que les Etats-Unis ne se sont pas libérés de la menace terroriste. Le spectre du 11-Septembre hante à nouveau les discussions dans le pays.

 

Quand Hillary Clinton défendait un violeur qu’elle savait coupable…

En 1975, alors qu'elle venait de se marier avec Bill, Hillary Rodham Clinton avait été désignée par un juge de la Cour d'Arkansas pour défendre Thomas Alfred Taylor, un homme de 41 ans accusé d'avoir violé une fille de douze ans. L'exercice fut difficile pour elle qui n'arrivait pas à croire à l'innocence de son client en dépit d'un test réussi au détecteur de mensonges. Les preuves étaient par ailleurs accablantes pour le client, notamment un sous-vêtement qui avait été présenté lors du procès. Aujourd'hui, la victime de l'époque avoue que l'avocate Hillary Clinton lui a fait vivre un "enfer". Elle lui reproche de n'avoir pas agi dans son intérêt et de n'avoir pas défendu la cause d'une femme en devenir. Dans son livre "Living History", précise le site Politico, Hillary Clinton mentionna l'épisode de ce jugement et le fait qu'elle avait poussé à créer une hotline pour les personnes violées.

Voici l'interview radiophonique réalisée dans les années 1980: