Usage excessif de la force: la vidéo choquante de policiers de l’Indiana

 

Lisa Mahone et Jamal Jones ne portaient pas leur ceinture de sécurité un jour de septembre dans leur voiture sur les routes de Hammond dans l'Indiana. Ils ont été arrêtés par la police. Ce couple d'Afro-Américains se rendaient à l'hôpital car selon Lisa Mahone, la mère de cette dernière était sur le point de décéder. "Mes enfants sont dans la voiture, a-t-elle d'emblée déclaré aux policiers. Ma mère est en train de mourir. Peut-on régler ça au plus vite. Voici nos informations. Peut-on aller à l'hôpital?" Lisa Mahone donna son permis de conduire. Quant au passager, Jamal Jones, on lui demanda aussi son permis. Même s'il n'était en rien obligé de le faire, il chercha une attestation prouvant qu'il n'avait momentanément pas de permis car il avait un problème d'assurance.

A l'arrière du véhicule, les deux enfants de Lisa Mahone suivent la scène. Le fils, 14 ans, semble pressentir quelque chose. Il filme tout avec son téléphone portable. La fille, 7 ans, assiste aux événements, terrorisée. Puis les choses s'accélèrent. Un policier fait voler en éclats la vitre de la voiture et utilise un taser pour immobiliser le passager. Il aurait craint que Jamal Jones saisisse un pistolet alors que le passager cherchait l'attestation prouvant qu'il n'a momentanément pas de permis de conduire.

Jamal Jones est arrêté pour résistance aux forces de l'ordre. La fille de Lisa Mahone est traumatisée et en partie blessée par les éclats de verre. Durant la scène, Lisa Mahone a appelé le numéro d'urgence 911 pour demander l'aide d'un responsable de la police sur place. La police estime avoir agi correctement afin de se protéger. Le couple afro-américain a déposé plainte auprès des autorités judiciaires fédérales. La vidéo de la scène a été diffusée sur YouTube et suscite l'indignation aux Etats-Unis. Beaucoup se demandent: à quoi joue la police alors qu'elle est censée résoudre pacifiquement les problèmes sur la voie publique? Quant à la teneur raciale de l'incident (deux Afro-Américains face à des policiers blancs), elle est pour l'heure considérée avec la plus grande circonspection même si une série impressionnante de cas impliquant des Afro-Américains et des policiers blancs ont défrayé la chronique au cours du mois dernier en raison de l'usage apparemment disproportionné de la force. Selon le sociologue Max Weber, l'Etat doit avoir le monopole de la violence. A la lumière de ces faits, on est soudain pris par le doute.

 

Mexican Coke, la saveur de la “branchitude” de Brooklyn

Brooklyn a la réputation d'être l'endroit le plus branché de New York. Un exemple? Depuis quelque temps, les Brooklynites, comme 190972565on les appelle, ne jurent plus que par le Mexican Coke ou MexiCoke (photo Ric Feld/AP/Keystone). Apparemment, la boisson, importée du Mexique, a un effet caféiné beaucoup plus puissant que le "Coke" américain. Il a aussi et surtout une autre vertu: il contient non pas du sirop de maïs qu'on trouve un peu partout dans les denrées alimentaires des Etats-Unis, mais du sucre de canne. Selon le New York Times, le MexiCoke est doublement authentique: il rappelle l'aspect nostalgique du Coca et surtout il contient des ingrédients plus sains.

Le soda fait fureur auprès des noctambules qui, sous son effet, ne s'endorment pas avant l'aube, mais aussi auprès des musiciens de hip-hop. Ainsi, souligne le NYT, le duo Leather Corduroys vient de publier une nouvelle chanson intitulée "Mexican Coke". Face au phénomène, Coca-Cola a commencé à l'importer au Texas, puis ailleurs aux Etats-Unis à partir de 2005 pour couper court aux canaux illégaux d'importation. Selon une porte-parole de la multinationale d'Atlanta, la croissance des ventes du MexiCoke dépasserait les 10%.

Le MexiCoke est une allégorie de la "branchitude" de Brooklyn qui se décline par de vrais mouvements innovateurs et futuristes, par une vie culturelle riche, mais aussi par des étiquettes. Les Américains parlent de "label". Or le Mexican Coke a certes l'exotisme du Mexique où il est produit, mais il reste surtout du Coca-Cola, une boisson dont les vertus diététiques sont très éloignées des valeurs biologiques vantées sur certains marchés branchés de Brooklyn. MexiCoke reste un beau subterfuge commercial.

Ben Bernanke, un coordonnier très mal chaussé…

000_Was8250328Ben Bernanke (photo Saul Loeb/AFP) fut, jusqu'à la fin de l'année dernière, le patron de la Réserve fédérale américaine. Il avait ainsi la haute main sur les taux d'intérêts américains. En les maintenant à un bas niveau, il a permis au secteur immobilier de redémarrer après la grave crise des subprime. Mais, comme nous l'apprend le New York Times, il possède une maison sise à proximité du Capitole à Washington évaluée à 815 000 dollars. Il a récemment voulu refinancer son hypothèque, mais la banque lui a refusé un nouveau prêt.

C'est d'autant plus étonnant que Ben Bernanke n'a peut-être plus le salaire du président de la Banque centrale de la première puissance mondiale, mais il gagne régulièrement 250 000 dollars par discours et vient de conclure un contrat pour la publication d'un livre que le NYT estime à sept chiffres. Difficile d'imaginer ce dernier dans l'incapacité d'honorer le paiement des intérêts d'une nouvelle hypothèque.

Les raisons avancées pour expliquer un cas aussi choquant relèvent de procédures automatisées. Ben Bernanke a changé d'emploi et les modèles informatiques des banques considèrent une demande de refinancement plus risquée dans de tels cas. C'est à Chicago, lors d'une conférence, que l'ex-patron de la Fed a révélé l'anecdote qui, à ses yeux, est révélatrice des conditions encore trop strictes pour l'octroi d'une hypothèque sur le marché américain.

A Ferguson, la question raciale reste centrale

Difficile de savoir ce qu'en aurait pensé Brahms. Samedi dernier, lors d'une représentaton du Requiem du compositeur allemand, 23 personnes se sont levées en plein concert pour chanter le "Requiem pour Mike Brown" du nom du jeune Afro-Américain tué de plusieurs balles par un policier blanc à Ferguson, Missouri. Le Département américain de la Justice dirigé par le démissionnaire Eric Holder est en train de mener une enquête sur les circonstances exactes de cette tragédie.

L'Orchestre symphonique de St-Louis a dû interrompre sa prestation. Mais parmi ses musiciens, certains n'ont pas hésité à applaudir l'initiative des protestataires. Dans le public, les applaudissements étaient plus clairsemés.

 

Quand CNN paie pour la chambre d’hôtel de George Zimmerman

Le 17 février dernier, révèle Politico, CNN a diffusé une interview avec le vigile volontaire George Zimmerman, 30 ans, qui a tué le jeune Afro-Américain de 17 ans Trayvon Martin. Lors d'un procès retentissant l'an dernier, George Zimmerman fut acquitté sur la base de la loi de légitime défense "Stand your Ground". Le vigile volontaire était armé alors que sa victime Trayvon Martin ne l'était pas.

Or CNN a payé pour deux chambres et trois nuits au Ritz-Carlton de Miami pour George et son frère Robert Zimmerman. Durant son séjour à l'hôtel avec son frère, George Zimmerman a vidé le minibar de sa chambre, a recouru abondamment au nettoyage à sec de l'établissement pour ses habits, s'est rendu plusieurs fois aux bains, a invité près de dix personnes au restaurant du Ritz-Carlton. Ce train de vie a eu un coût: 3600 dollars. Le gérant de l'hôtel présenta la facture aux Zimmerman, mais ceux-ci appelèrent CNN pour que la chaîne prenne en charge la facture. Le producteur de l'émission de CNN s'emporta. Robert Zimmerman commença à paniquer dans sa chambre. Après moult péripéties, CNN finira par régler la lourde ardoise. Quant aux Zimmerman, raconte Politico, ils seront à même de restituer seulement une bouteille d'eau de Cologne et un porte-monnaie griffé Ritz-Carlton.

Depuis son acquittement, George Zimmerman a multiplié les scandales dont certains étaient liés à l'usage menaçant d'une …arme à feu.  Le personnage est aujourd'hui sujet à tellement de controverses aux Etats-Unis que certains médias peu scrupuleux ont laissé courir une fausse rumeur selon laquelle l aurait été arrêté à Ferguson, dans le Missouri, là même où éclatèrent des émeutes raciales après qu'un Afro-Américain, Michael Brown, fut abattu par un policier blanc.

Neil Young chante pour dénoncer le projet d’oléoduc Keystone XL

Le mythe vivant américain (d'origine canadienne) du folk et de la country Neil Young n'a pas perdu sa capacité de mobilisation. Samedi dernier, à Neligh, dans le Nebraska, il a chanté pour protester contre le projet de construction d'un oléoduc, le Keystone XL, censé relier l'Alberta au Canada au Texas pour y transporter le pétrole extrait des sables bitumineux.

Le projet suscite l'ire d'habitants et d'agriculteurs du Nebraska ainsi que d'environnementalistes qui estiment que l'écosystème du lieu pourrait être détruit. Pour l'heure, le président Barack Obama n'a toujours pas tranché et a déclaré, l'an dernier, qu'il n'autoriserait le Keystone XL que s'il a la preuve que le projet ne générerait pas davantage d'émissions de gaz à effet de serre. Quand Hillary Clinton dirigeait encore le Département d'Etat, une étude avait conclu que le pipeline n'aurait pas un impact environnemental important. Elle fit scandale. La Maison-Blanche n'entend pas trancher avant les élections de mi-mandat, où plusieurs sénateurs démocrates sont en danger de perdre leur siège au Congrès.

 

L’aveu d’Obama, les mauvaises conclusions de Bernard Guetta

L'interview de Barack Obama dans l'émission "60 minutes" sur CBS a suscité un tonnerre de réactions en France et dans l'espace francophone. Le président démocrate y admet que les Renseignements américains ont sous-estimé la menace de l'Etat islamique et surestimé les capacités de l'armée irakienne à combattre le groupe djihadiste qui contrôle des portions de territoires aussi bien en Irak qu'en Syrie.

Il n'en fallait pas plus pour déclencher une vague de réactions françaises sur le ton "On vous l'avait dit". En conférence de presse la semaine dernière aux Nations unies à New York, le président François Hollande l'a répété. La France était prête à bombarder le régime de Bachar el-Assad aux côtés des Américains pour punir Damas après les attaques à l'arme chimique perpétrées dans la Ghouta orientale qui auraient fait près de 1400 morts. Elle était d'autant plus déterminée à le faire que tout indiquait qu'elles étaient imputables au pouvoir syrien. Mais au dernier moment, Barack Obama, qui avait maladroitement tracé une ligne rouge à ne pas franchir par Damas, s'était rétracté, préférant conclure un accord avec Moscou pour évacuer l'arsenal de 1200 tonnes d'armes chimiques que Damas avait déclaré avoir en sa possession.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius l'a lui-même martelé la même semaine au Council on Foreign Relations. Sans nommer les Etats-Unis, il laissait entendre que l'Amérique aurait bien fait de suivre les conseils de la France. Le pouvoir de Bachar el-Assad aurait été ébranlé et l'Etat islamique n'aurait sans doute pas vu le jour. Si les bombardements avaient eu lieu en septembre 2013, "la situation serait très différente en Syrie et par rapport à Daech (Etat islamique) voire même par rapport à l'Ukraine", a souligné Laurent Fabius.

Le commentateur politique français Bernard Guetta, généralement très pointu sur l'actualité internationale, a tiré les mêmes conclusions, donnant l'impression de s'aligner sur le Quai d'Orsay. Son interprétation de l'interview de Barack Obama est audacieuse: le président américain avoue avoir commis une "grave erreur", celle de ne pas avoir bombardé Damas à la fin de l'été 2013 et de ne pas avoir armé les rebelles syriens modérés entre 2012 et 2013. "Ce serait la défaite des courants démocrates de l’insurrection, disait la France", rappelle le journaliste.

Ce n'est pas la conclusion que tire le président américain. Selon ce dernier, la montée en puissance de l'Etat islamique a effectivement surpris. Mais elle a sans doute surpris tout le monde. Qui aurait pu imaginer que le groupe djihadiste allait fédérer des anciens éléments de l'armée de Saddam Hussein et des sunnites modérés fatigués par la politique sectaire menée par le gouvernement chiite irakien de Nouri al-Maliki? Bombarder les positions de l'Etat islamique dès le mois de janvier 2014 quand il s'avéra que ce dernier commençait à faire des avancées inquiétantes en Irak et après qu'il eut pris le contrôle de Mossoul? Les Américains n'avaient pas les renseignements nécessaires pour le faire.

L'attitude de la Maison-Blanche a changé quand elle a constaté que l'Etat islamique était un groupe djihadiste dont la menace commençait à aller au-delà de la guerre civile syrienne et des combats internes à l'Irak. Les propos parfois légers de Barack Obama minimisant ce printemps la menace de l'Etat islamique n'ont sans doute pas aidé à comprendre la retenue américaine. Mais le mantra qui consiste à affirmer sans nuance qu'armer les rebelles syriens modérés et bombarder Damas auraient permis d'éviter le chaos actuel relève de prédictions dignes de diseuses de bonne aventure. Il faut se méfier des effets mécaniques dans un théâtre moyen-oriental aussi délétère que complexe. Peut-être qu'une telle politique aurait produit des effets positifs, mais qui peut décemment en avoir la certitude? Elle aurait aussi pu entraîner avec elles d'autres effets fortement indésirables dont une implication croissante de l'Iran pour qui Damas est un allié essentiel. Elle aurait pu entraîner l'Amérique dans une guerre civile syrienne où sa présence n'aurait en rien aider à trouver une solution au conflit.

Aujourd'hui, la logique des frappes aériennes menées en Syrie se comprend. On pourrait difficilement s'en prendre en Irak sans attaquer les positions des djihadistes dans leur fief du nord syrien. La coalition de quelque 60 pays que les Etats-Unis ont réussi à mettre sur pied révèle à quel point la menace de l'Etat islamique est prise au sérieux. Ce d'autant que plusieurs pays européens craignent le retour de leurs ressortissants qui sont allés combattre aux côtés des djihadistes en Irak et en Syrie de peur qu'ils commettent des actes terroristes.

Cette compréhension pour l'offensive américano-arabo-européenne ne signifie pas que la stratégie de Washington est une garantie de succès. Sa faiblesse consiste précisément à compter sur des acteurs locaux pour faire le travail de terrain sous la protection des missiles de la coalition. Or en Irak, un nouveau gouvernement affiche sa volonté d'être plus inclusif et d'intégrer davantage d'éléments sunnites et kurdes dans l'administration et surtout l'armée. Mais rien ne dit que les efforts seront à la hauteur du défi. Et sans armée reconstituée, l'Irak sera incapable de résister et de combattre l'Etat islamique. En Syrie, la stratégie américaine souffre d'une plus grande faiblesse encore. Les acteurs locaux sur lesquels veut s'appuyer l'Amérique ne sont pour l'heure pas prêts. L'Arabie saoudite devrait former quelque 5000 rebelles syriens modérés sur son sol au cours des dix-huit prochains mois. Autre défi: cette même opposition syrienne modérée ne peut avoir pour seul objectif de vaincre l'Etat islamique. Son ennemi numéro un reste Bachar el-Assad. Or pour l'heure, les frappes de la coalition sont plutôt de nature à renforcer le président syrien.

Les leçons de la France faites à l'Amérique sont étonnantes. Voici onze ans, c'est Dominique de Villepin qui, à l'ONU à New York, brandissait avec fierté et raison le refus de Paris de mener une campagne militaire contre l'Irak de Saddam Hussein au nom d'un mensonge, la supposée présence d'armes de destruction massive. Aujourd'hui, la France dit rester cohérente. Or à entendre Laurent Fabius au Council on Foreign Relations à New York, on est pris de quelques doutes. Interrogé par un journaliste du New York Times, le ministre a tenté d'expliquer pourquoi la France était prête à mener des frappes en Irak et non en Syrie. En Irak, cela semblait clair. L'intervention serait basée sur l'article 51 de la Charte des Nations unies autorisant la légitime défense. Le gouvernement irakien lui-même avait demandé une telle aide. "Ce n'est pas la même chose en Syrie", a précisé Laurent Fabius. "Est-ce dire que ce n'est légalement pas possible d'intervenir en Syrie?", ajoute le journaliste. "Légalement, je crois que c'est possible, rétorqua finalement le chef de la diplomatie française. Mais la France ne peut pas tout faire." Voici quelques jours, l'AFP a annoncé un début de volte-face française: "Si la question d'un engagement français en Syrie était au départ écartée par Paris, de l'aveu même du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, elle est désormais posée".

Les erreurs américaines, il y en a certainement eues et il y en aura encore. Le ton péremptoire des Européens pour dénoncer le manque de courage de l'administration américaine d'intervenir au Moyen-Orient a quelque chose de surprenant. Ce sont eux qui furent les plus critiques de l'interventionnisme arbitraire et absurde de l'administration de George W. Bush. Ce sont aussi les Européens qui ont le plus coupé dans leurs budgets militaires, ne répondant bien souvent pas, malgré l'insistance de Washington, aux exigences de l'OTAN selon lesquelles chaque Etat membre doit consacrer au moins 2% de son PIB aux dépenses militaires.

 

Bernard Guetta rappelle aussi l'argumentaire de Paris par rapport à l'opposition syrienne que les démocraties ont refusé de soutenir, en particulier les Américains: "Ce serait la défaite des courants démocrates de l’insurrection, disait la France, et c’est exactement ce qui s’est passé." A en croire un expert américain des questions militaires, qui s'est rendu régulièrement en Turquie pour rencontrer l'opposition syrienne dite modérée, "il n'était pas si simple de décider d'armer l'opposition syrienne modérée".

Aujourd'hui, Barack Obama n'est il est vrai pas épargné par ses propres contradictions. Voici quelque temps, il considérait que l'opposition syrienne modérée n'était pas à même de combattre des mouvements djihadistes, avançant de façon un peu arrogante que des "médecins, agriculteurs, pharmaciens" n'étaient pas formés pour se battre face à des ex-membres de l'armée de Saddam Hussein. Aujourd'hui, il a décidé d'armer ces mêmes rebelles modérés. Aux Etats-Unis, dans son livre "Hard Choices", l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton a critiqué le choix de la Maison-Blanche de ne pas armer les rebelles. Mais, même si cela a moins été rapporté dans les médias, elle a aussi avancé qu'elle ne savait pas si une telle stratégie aurait fonctionné…

Intrus à la Maison-Blanche (suite)

000_Was8867212L'intrusion de l'ex-combattant en Irak Omar Jose Gonzalez dans le périmètre sécurisé  de la Maison-Blanche (photo Mandel Ngan/AFP) vendredi dernier n'en finit pas de provoquer des vagues. Selon les premiers éléments de l'enquête, le fait que le jeune homme de 42 ans, armé d'un couteau, a pu franchir la barrière protégeant la pelouse nord de la Maison-Blanche et se rendre jusqu'à la porte d'entrée de l'auguste bâtisse continue d'interloquer. Aucun agent des services de sécurité (Secret Service) n'a réussi à l'arrêter alors qu'un dispositif en plusieurs étapes est censé stopper tout intrus le plus rapidement possible.

Le plus inquiétant est ailleurs. Omar Jose Gonzalez avait déjà attiré l'attention de la police à deux reprises cette année. Cet été, il fut arrêté pour une infraction à la circulation routière en Virginie. La police découvrit plusieurs armes dans sa voiture, dont des fusils d'assaut et à pompe, des pistolets. Il avait aussi apparemment près de 800 cartouches. Elle découvrit même une carte indiquant la Maison-Blanche. Les autorités ne jugèrent pas son attitude menaçante pour le président et ne décelèrent pas en lui de problèmes psychiques. A la fin août, un agent des services de sécurité le vit devant le portail sud de la Maison-Blanche avec une hache à la ceinture. Là aussi, pas de raison selon l'agent d'arrêter une personne qui ne représente a priori aucune menace.

L'incident paraît anodin, mais il révèle de graves lacunes dans le service de sécurité du président de la première puissance mondiale.

Intrus à la Maison-Blanche: David Axelrod choqué

000_Was8080658L'ancien conseiller de Barack Obama David Axelrod (photo Brendan Smialowski/AFP) n'en croit pas ses yeux. "Même dans mes pires rêves, je n'aurais jamais imaginé que quelqu'un puisse faire ce que cette personne a fait." L'ex-éminence grise de l'administration Obama pense à l'intrus, un ancien combattant américain en Irak, qui s'est introduit sur la pelouse de la Maison-Blanche en franchissant la barrière et qui a réussi à aller jusqu'à la porte d'entrée (North Portico) de l'auguste bâtisse.

"C'est totalement choquant", estime David Axelrod, un ami de l'actuel président qui n'arrive toujours pas à réaliser que la sécurité de la famille présidentielle ait pu être mise en danger. Il exige du coup que les services de sécurité (secret service) fassent l'objet d'une révision complète. Il est vrai qu'ils ont été auteur, ces dernières années, de multiples incidents, notamment avec des prostitués en marge d'un sommet en Colombie auquel participait le président Barack Obama.

Parmi les explications données par quelques commentateurs pour expliquer cette grave défaillance de la sécurité, certains relevaient que le président et ses deux filles venaient de prendre l'hélicoptère présidentiel Marine Force One et que le gros des agents de sécurité étaient concentrés sur la pelouse sud de la Maison-Blanche. Un peu léger comme explication…

New York se mobilise pour le climat

IMG_2966Plus de 100 000 personnes dans les rues de Manhattan pour se mobiliser en faveur du climat. La Marche du peuple pour le climat a connu un succès retentissant dimanche en présence de l'acteur Leonardo Dicaprio, messager de la paix de l'ONU en faveur du climat ainsi que différentes personnalités dont l'ex-vice-président américain Al Gore et les ministres français Laurent Fabius et Ségolène Royal.

La manifestation, qui s'est déroulée le long de Central Park pour descendre vers Midtown, entendait faire pression sur les 125 chefs d'Etat qui se réunissent mardi à New York pour le Sommet sur le climat de l'ONU.

IMG_2960

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG_2963 IMG_2984