L’American Freedom Defense Initiative, un groupe de pression pro-israélien, n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il diffuse depuis mercredi dans les bus de la Southeastern Pennsylvania Transportation Authority, la compagnie de transport de Philadelphie, 84 publicités montrant notamment Hitler à côté d’un nationaliste palestinien arabe, Hajj Amin al-Husseini.
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Le message du groupe de pression est lapidaire: “Haine des Juifs: c’est dans le Coran.” Les publicités ont pu être diffusées après qu’un juge fédéral eut délivré une autorisation pour le faire. Mardi soir dernier, le maire Michael Nutter, explique The Guardian, a participé à une soirée anti-exclusion et anti-raciste avec des représentants de différentes religions pour protester contre ce message d’exclusion.
Ronald Reagan, élu en 1980 à la présidence des Etats-Unis qu’il a conservée jusqu’en janvier 1989, dut se rendre à l’évidence en 1994: ses médecins lui ont diagnostiqué la maladie d’Alhzeimer. Le 40e président américain en subit les conséquences durant une décennie, jusqu’à sa mort en 2004. Il avait alors 93 ans. (suite…)
Matthew Duss est président de la Foundation for Middle East Peace et Michael Cohen est chercheur à la Century Foundation. Tous deux le soulignent dans une tribune libre publiée dans le Washington Post. La solution à deux Etats, Israël d’un côté et la Palestine de l’autre a toujours été un principe fondamental de la politique étrangère américaine depuis deux décennies.
Photo: Majdi Mohammed/AP/Keystone
A leurs yeux, il devient impératif que les Etats-Unis reconnaissent l’Etat de Palestine. L’appel semble irréaliste tant Washington s’est évertué à exhorter les parties au conflit israélo-palestinien à négocier une telle question et à bloquer toute tentative de l’éluder aux Nations unies. Matthew Duss et Michael Cohen en sont pourtant persuadés. Une reconnaissance de l’Etat de Palestine permettrait à l’Amérique de mieux défendre ses intérêts dans la région, car elle enlèverait une source de ressentiment à l’égard des Etats-Unis. Cela faciliterait, poursuivent-ils, les relations avec la Turquie, la Jordanie, l’Arabie saoudite et l’Egypte, des pays qui semblent approuver la vision stratégique d’Israël, mais refusent la manière dont les Palestiniens sont traités. Cela montrerait aussi que les Etats-Unis savent agir en toute indépendance même quand cela peut froisser un proche allié (Israël). Les deux analystes relèvent par ailleurs qu’au vu de l’impossibilité apparente d’une solution à deux Etats avec Benyamin Netanyahou comme premier ministre, les Etats-Unis doivent emprunter un autre chemin.
Au vu de cette réalité, il paraît inutile à Matthew Duss et Michael Cohen d’entamer un nouveau round de négociations entre Israéliens et Palestiniens. En reconnaissant l’Etat de Palestine, expliquent-ils, les Etats-Unis établiraient toutefois les conditions pour entamer de nouvelles négociations sur de nouvelles bases. Ce serait une leçon pour les Israéliens à payer pour leur “récalcitrance continue”. Surtout, cela renforcerait le rôle de l’Amérique en tant que médiateur dans des négociations où la “dramatique asymétrie de pouvoir” (entre Israéliens et Palestiniens) a d’emblée condamné le processus de paix. Une reconnaissance de l’Etat palestinien aurait aussi pour effet de montrer aux Palestiniens l’importance de la diplomatie par rapport la force des armes.
En conclusion, Matthew Duss et Michael Cohen sont catégoriques: un tel geste des Américains serait tout à fait cohérent avec les valeurs régulièrement défendues par l’Amérique en matière de politique étrangère: le soutien à l’auto-détermination des peuples et à l’indépendance. “Ce sont précisément ces valeurs qui ont sous-tendu la décision des Etats-Unis de reconnaître Israël en tant qu’Etat indépendant en 1948, soulignent les deux Américains qui ajoutent: “Nous devons rejoindre les 130 pays qui ont déjà reconnu la Palestine.”
Le 16 mars dernier, un avion de chasse F-15 américain a largué près de 60 000 tracts de propagande en Syrie, notamment au-dessus de la ville de Raqqa, bastion des djihadistes de l’Etat islamique. Comme le raconte le dessinateur Michael Cavna, (auteur de la bande dessinée Riffs”), le dépliant montre deux militants de l’Etat islamique en train de recruter de nouveaux combattants. Ces derniers passent toutefois directement dans une vaste machine, un moulin à viande pour être transformés en produits de boucherie.
Le largage de ces tracts s’inscrit dans un effort de propagande menée par l’unité “Military Information Support Operations” de la coalition internationale mise sur pied par les Américains. Ces tactiques se dénomment les “psyops”, les opérations psychologiques. Pas sûr qu’il s’agisse ici de la meilleure psychologie.
Image mise à disposition par le Département américain de la défense
Si on devait expliquer en une phrase la raison de la notoriété soudaine du sénateur texan Ted Cruz, elle se résumerait à cela: son opposition véhémente et systématique à Obamacare, la loi promue par l’administration de Barack Obama imposant à tout Américain de contracter une assurance-maladie. Il est allé jusqu’à provoquer la fermeture partielle de l’administration américaine pour tenter de faire abroger l’Affordable Care Act, la loi en question.
Hillary Clinton s’y était aventurée en 1993 quand son mari et président Bill Clinton lui avait confié le dossier de la réforme de la Santé, un dossier épineux aux Etats-Unis. Ce fut un cuisant échec. En tant que secrétaire d’Etat de 2009 à 2013, elle n’a en revanche cessé de soutenir l’Affordable Care Act, la réforme menée par l’administration Obama baptisée par les républicains “Obamacare”.
Lundi, l’ex-cheffe de la diplomatie américaine était l’invité du président américain à la Maison-Blanche où tous deux se sont entretenus pour plus d’une heure sur divers sujets d’actualité. Ils ont surtout célébré les 5 ans de l’Affordable Care Act dont la loi fut promulguée par Barack Obama le 23 mars 2010.
#ACA@5: 16m covered. Young ppl. Preexisting conditions. Women get better coverage. Repeal those things? Embrace them! pic.twitter.com/OI1m2VxD4W
Aujourd’hui, le candidat à l’investiture républicaine Ted Cruz promet de tout faire pour abroger la loi. Le leader républicain du Sénat Mitch McConnell disait la même chose lundi, soulignant que l’ACA ou Obamacare était un échec qui avait poussé des millions d’Américains à abandonner leur assurance-maladie pour en contracter une autre et qui aurait fait explosé les primes maladies. La réalité est tout autre. La progression des coûts de la Santé a été “la plus faible depuis cinquante ans”, a relevé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison-Blanche. Il a ajouté que la famille moyenne qui bénéficie d’une couverture médicale fournie par l’employeur a pu économiser 1800 dollars par an grâce à la réforme. Josh Earnest a ainsi voulu battre en brèche l’idée selon laquelle les personnes déjà assurées n’auraient trouvé aucun bénéfice dans la réforme.
Elle passe en prime time le samedi soir sur Fox News. La “juge” Jeanine Pirro qui anime l’émission “Justice with Judge Jeanine”, a parfaitement intégré la manière de s’adresser aux téléspectateurs de Fox News. Sa méthode: rhétorique incendiaire, demi-vérités voire mensonges et surtout la crédibilité d’une ancienne juge de district pour le comté de Westchester dans l’Etat de New York.
Le résultat est édifiant même si l’émission elle-même, en raison d’un taux d’audience faible, a failli être supprimée. Elle fut récupérée de justesse après qu’elle gagna un prix, le Daytime Emmy Award for Outstanding Legal/Courtroom Program. Sauf qu’en l’occurrence, l’émission n’a bien souvent rien à voir avec une session d’une cour de justice. La dernière en date, qui a été diffusée le 21 mars, se résume bien davantage à un réquisitoire sans concession contre le président Barack Obama. La “juge” Jeanine le répète à haute voix: “En réalité, vous haïssez Netanyahou.” Pour enfoncer le clou, elle le martèle. Netanyahou est un “vrai homme d’Etat et un leader”.
Difficile après cet exercice de ne pas saisir pourquoi une bonne partie de l’Amérique considère encore l’Iran comme le diable incarné. On n’a pas de peine à imaginer l’effet que produit la vidéo de Barack Obama à l’intention de la jeunesse iranienne sur le public de Fox News…
Nombreux sont les Américains qui ont cru qu’il allait le voir un jour se balader à travers l’île d’Oahu à Hawaï au volant d’une Ferrari, qu’il allait porter une moustache et une chemise hawaïenne et qu’il allait faire garder sa propriété par deux chiens très mythologiques: Zeus et Apollon. “Il”, c’est Barack Obama. (suite…)
“Je vais tuer l’ambassadrice Kennedy”. L’appel téléphonique, en anglais, à Caroline Kennedy, la fille du président assassiné JFK, secoue les milieux diplomatiques au Japon et aux Etats-Unis. Les menaces de mort étaient également adressées à un diplomate américain. (suite…)
Certains observateurs américains s’étaient offusqués en constatant que le Département fédéral de la Justice (DoJ) avait renoncé à poursuivre le policier blanc Darren Wilson, qui avait tué, le 9 août 2014, Michael Brown, un Afro-Américain non armé à Ferguson, dans le Missouri. Pour qu’une plainte fédérale pour violations des droits civiques aboutisse, la barre est toutefois placée très haut.